All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S14E09.Dreams.Deferred.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

HISTOIRE FICTIVE, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT FORTUITE

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs

qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite

appelée unité spéciale pour les victimes.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Voici leurs histoires.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Amen.

Que la paix soit avec vous.

Et avec votre esprit.

La messe est dite.

Allez en paix. Aimez et servez le seigneur.

Merci mon dieu.

Oui, Beth ?

Non, je n'ai pas oublié.

Eh bien tu peux dire à ta mère...

Non rien.

Dis-lui que j'arrive.

Tu es encore en retard, Craig.

Beth ne t'a pas appelé ?

Tu sais, je ne te comprends pas.

C'est quand même pas trop te demander...

Bonne soirée, Al.

Toi aussi, Jeannie. Prends soin de toi.

Craig ?

Qu'est-ce que tu fais là ? Et où maman ?

Je l'ai appelée...

Ah !

Craig, non !

Salut.

Tu es trop belle, Jeannie.

Superbe. C'est du lapin ta veste ?

30 dollars, c'est du faux.

Sam ?

Bah, je vois aucune marque de rouge à lèvres sur ma tasse.

Tu dois attendre quelqu'un.

Intéressant.

File-moi ton sac.

Donne-le-moi !

C'est l'heure d'aller dormir, mamie.

- Jeannie. - Salut, chéri.

Hey, c'est toi.

Je t'avais pas reconnu.

Où est ta voiture ?

Monte.

Bébé, ça va ?

Tout va bien.

Monte.

Tu m'as manqué.

Allons nous amuser.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Le tireur, Craig Rasmussen,

se dirigerait vers le Bronx.

Toutes nos ressources

sont mobilisées, NYPD, police d'état et FBI.

On se relayera toutes les 12 heures.

Aucun jour de repos pour le moment.

L'agent Cantwell va nous briefer.

Merci.

Rasmussen était chauffeur de bus.

Il a été licencié au début de l'année.

Il y a à peu près cinq heures,

il a tué sa belle-mère, sa femme

et deux de ses collègues.

Il a volé une voiture et se dirige vers le sud.

Il y a trois heures, il a tué l'employé

d'une station-service.

Et notre unité là-dedans ?

Le portable de Rasmussen n'émet plus,

mais il a passé deux appels à Jeannie Kerns,

une prostituée de Hunts Point.

Liv, tu te souviens d'elle ?

Je devrais ?

En 1992, tu es intervenue lors d'une dispute

entre elle et John.

Je l'ai fait des milliers

de fois quand je patrouillais.

Mais ce John, ce n'était pas n'importe qui,

c'est notre tueur.

Ça peut pas être la même,

- c'était il y a 20 ans. - Si, c'est bien elle.

Elle se prostitue depuis les années 80.

79 arrestations en 25 ans.

Et d'après ses relevés, Rasmussen

l'appelle régulièrement depuis 20 ans.

Elle est vivante ?

On ne sait pas.

Elle n'est pas chez elle et ne répond pas.

L'unité spéciale va quadriller cette zone,

il faut la retrouver.

Selon le rapport balistique,

il a utilisé trois armes,

y compris un calibre 7.62.

Son relevé indique aussi

qu'il s'est rendu à Scranton

pendant une immense foire aux armes.

Des agents sont partis montrer sa photo aux vendeurs.

Donc vous nous mettez en première ligne ?

C'est le FBI qui a décidé.

Une unité d'assaut

de la police et du FBI vous protégera.

Très bien.

Si vous la trouvez, vous l'arrêtez

et récupérez son portable.

Si vous le trouvez, n'agissez pas seuls.

Appelez des renforts.

Pensez à mettre vos gilets pare-balles.

Contre un AK-47 ?

Portez-les, ne jouez pas les héros.

La patience, la distance et la prudence sont de mises.

EAST BAY AVENUE ET FAILE STREET VENDREDI 9 NOVEMBRE

Vous connaissez Jeannie Kerns ?

Oui, je connais cette vieille peau.

Elle ne travaille pas pour vous ?

Ni moi, ni personne.

Vous l'avez vue ce soir ?

- Oui, comme tous les soirs. - Voici ma carte.

Écoutez, on n'est pas là pour vous.

On a des questions à vous poser.

On vous a pas sonné.

Vous la connaissez ?

Elle a des problèmes ?

Vous savez où elle est ?

Non. Elle est partie en voiture.

À quelle heure ?

Il y a deux heures.

Avec cet homme ?

C'est possible.

Un de ses clients l'a appelée.

- Il a fait quoi ? - On veut la retrouver.

Elle peut se débrouiller toute seule.

Elle arrive. Jeannie !

N'avancez-pas. Reculez.

On l'a. Angle sud-ouest de Faile.

Le suspect conduit un minivan bleu.

- Il se passe quoi ? - Écartez-vous du véhicule.

Les mains en l'air !

Sortez du véhicule.

On n'a rien fait.

- Exécution ! - À terre !

Ce n'est pas Rasmussen.

Les mains derrière le dos.

Des sièges-auto.

- Jeannie Kerns ? - Oui...

Il me raccompagnait juste.

Vous l'avez vu ce soir ?

Mais qu'est-ce qui se passe ?

Vous allez venir au poste

répondre à nos questions.

J'irai où vous voulez.

On se connait.

- Vous m'avez déjà arrêtée ? - Non.

Il y a 20 ans, un certain John vous maltraitait

dans sa voiture et vous n'avez pas porté plainte.

C'était le même homme.

Si vous le dites.

J'aime pas qu'on frappe mon visage

ou mes beaux yeux.

Après on voit trouble, c'est l'horreur.

Vous avez rien de plus fort ?

Je répète la question.

Vous l'avez vu ce soir ?

Je ne sais pas.

J'ai beaucoup d'amis.

Je le connais pas si bien.

Craig Rasmussen ?

Il vous appelle toutes les semaines

depuis 25 ans.

Vous savez tout alors.

Pourquoi m'interroger ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

On n'envoie pas tant de flics pour un client.

Jeannie.

Il est suspect dans...

J'adore votre collier. D'où vient-il ?

Oh, votre client ?

C'est un tueur en série.

Quoi ? C'est n'importe quoi.

Il a tué cinq personnes.

- Peut-être plus. - Quoi ?

Il a perdu son job, s'est mis à boire,

- il est parti en vrille. - Non !

C'est un chauffeur de bus.

Il a été viré il y a neuf mois.

Vous êtes sûrs ? Il venait

tous les jeudis et payait.

Il voulait sauver les apparences.

Mais il ne peut plus.

Il est violent quand il boit.

Il puait l'alcool ce soir.

Il était de mauvaise humeur.

C'est elle ?

Sa femme, oui.

Où est-il ?

Je ne sais pas.

Mais vous l'avez vu ce soir ?

Oui

Il est venu me chercher à East Bay.

Mais ce n'était pas sa voiture.

C'était une Honda.

Couleur ? Heure ?

10h, 10h30.

Grise, je crois.

D'habitude on reste dans la voiture

mais là, il voulait un hôtel.

Où ?

Le Yankee Motor Inn, à la sortie du Bronx.

Et que s'est-il passé ?

Rien. On a pris une chambre.

Là il a dit qu'il avait que 20 dollars

et qu'il me payerait plus tard.

Ça ne marche pas comme ça.

Pour 20 dollars, t'as le minimum

et c'est un prix d'ami.

Ça l'a mis en rogne.

Il était vraiment de mauvaise humeur.

Je suis juste partie.

Il est resté dans la chambre ?

Il s'est sûrement masturbé.

J'aurais dû prendre l'argent.

Il n'a pas dormi.

Il y est peut-être encore.

YANKEE MOTOR INN VENDREDI 9 NOVEMBRE

Le réceptionniste dit qu'il n'a pas rendu les clés.

La Honda est là. On y va.

Il était montés depuis cinq minutes.

J'ai vu la pute revenir,

elle voulait un taxi.

Un mec l'a emmenée, je me suis endormi.

C'est la chambre 206.

Police ! On a un mandat !

Fin.

- Appelez une ambulance. - Unité pour centrale.

Et de deux, il en faut deux.

J'ai plusieurs victimes.

Envoyez deux ambulances.

Il y a un troisième.

Restez calme, d'accord ?

L'ambulance arrive.

Il nous a dit qu'on faisait

trop de bruit et a commencé à tirer.

Ne parlez pas, d'accord ?

Dites rien à ma mère.

Des tirs et vous n'appelez pas ?

Je n'ai rien entendu.

J'avais mes écouteurs.

Je dormais.

Personne n'est venu me prévenir.

Vous ne vouliez surtout pas

que la police vienne fouiner.

Et c'est ce qu'on va faire.

On veut les vidéos des caméras

du parking, de la réception et des couloirs.

Il a volé leur voiture.

Quel modèle ? Ils ont l'immatriculation ?

Vous avez demandé ?

Il a quitté l'hôtel dans une Subaru.

Il serait parti vers Hunts Point.

Il y retourne pour Jeannie ?

Elle l'a envoyée bouler

et on a trois morts sans portefeuille.

Rasmussen travaillait en ville ?

On surveille la gare routière.

On protège ses anciens collègues

- et ses deux ex. - Des enfants ?

Non. Et pas d'amis non plus.

- Il a juste le gérant du bar. - Et Jeannie.

Il a gardé contact alors qu'il s'est marié.

Il comment cinq meurtres.

Elle le dégage. Il ne lui fait rien.

Mais s'acharne sur les voisins.

On va l'interroger et voir

s'il lui a dit des choses

ou où il allait.

Sans vouloir vous vexer,

elle serait plus à l'aise

en parlant avec moi.

On parle à ces victimes tous les jours.

Elle n'est pas victime.

C'est une prostituée.

- Vous rigolez ? - C'est le protocole.

Chacun ses méthodes.

Conduisez-vous comme ça

et elle ne vous dira rien.

Elle veut déjà partir, on va pas la retenir.

Il suffit de l'arrêter ?

Elle ne coopérera donc jamais.

M. l'agent, mes subordonnés ont un contact avec elle.

Ils obtiendront les informations.

Vous ne pouvez pas fumer.

On ira prendre l'air après.

Après ? Je dois partir.

C'est vendredi. Je dois travailler.

Vous savez combien je perds là ?

Si vous y retournez, Craig sera là

et on n'y pourra rien.

Je me protège seule

depuis 25 ans, vous n'étiez encore qu'un gamin.

Ça ira, même face à Craig.

Comme il y a 20 ans,

- quand il vous a cassé le bras ? - Je me souviens.

C'était une dispute. J'ai retiré ma plainte.

Il pleurait comme un gosse.

Ce n'est plus le même Craig.

- Il a craqué. - Vous vous trompez.

Après avoir quitté l'hôtel,

il a tué trois autres personnes.

Non.

Non !

C'est Yvette.

Vous la connaissiez ?

Oui, ce n'était qu'une enfant.

Vous ne pouvez pas me mettre ça sur le dos.

Ce n'est pas ce qu'on fait.

Je peux pas travailler comme ça.

Il faut que je gagne ma vie, que je paye mes factures.

Attendez, on pense qu'il vous cherche.

On l'a vu retourner à Hunts Point.

Des clients m'ont attaquée

avec des rasoirs, des pieds de table.

Je vais à la messe tous les jours.

Dieu vous protège vous,

mais qu'en est-il d'Yvette ?

De vos amis à Hunts Point ?

Vous voulez que je culpabilise.

Non, mais vous avez peut-être des infos

qui pourrait nous aider,

même si ça vous paraît insignifiant.

Aidez-nous, s'il vous plait.

S'il vous plait.

J'y gagne quoi, moi ?

On trouvera un accord.

Je veux un diner d'abord.

Et pas un pauvre sandwich.

Je veux un steak.

- Ça peut s'arranger. - Et des pommes au four.

Avec des épinards et un petit café ?

- Merci, chéri. - Pas de souci, ma belle.

Je m'en charge.

Il fait toujours ce que vous demandez ?

Non, nous sommes partenaires.

Vous êtes la patronne.

Avec des épinards.

Pourquoi pas un dessert et un bain ?

Au moins on avance.

- Pas assez vite. - Sérieux ?

Nick.

Je me souviens de vous.

Oui, votre agression.

Non. Il y a dix ans.

Vers la gare, un violeur s'attaquait aux prostituées.

Ma copine Darla avait été bien amochée.

Elle vous aime bien.

Je me demandais.

Depuis combien de temps voyez-vous Craig ?

Les choses sérieuses reprennent.

Je venais juste de commencer.

Mon copain m'avait quitté. J'avais un bébé à nourrir.

Craig a été l'un des premiers clients.

Le soir où les Mets ont gagné le championnat.

- Il y a... - 26 ans.

C'était le bon temps.

Les hommes étaient contents et généreux.

Vous le fréquentez depuis plus longtemps que ses femmes.

Il était différent avant.

Il avait la rage mais il s'est calmé.

Où je me suis peut-être habituée.

C'est ce que mon psy m'a dit.

- Votre psy ? - Un juge me l'a imposé.

Une vraie perte de temps.

Rien que je ne sache déjà.

Jeannie.

Vous n'aviez peut-être pas le bon psy.

Je ne sais pas pourquoi on les paye.

Prenez un chien et voilà.

Je connais des gens avec qui

vous parleriez, sans jugement.

Ce serait gratuit.

Vous pouvez pas continuer.

Répondez.

Je connais pas ce numéro.

- Répondez. - Qui êtes-vous ?

L'agent Cantwell est du FBI.

Vous êtes sur écoute.

- Faites-le parler. - Je dis quoi ?

Ne lui dites pas que vous savez

et que vous êtes au poste.

- Il n'est pas stupide. - Vous non plus.

- Inspecteur. - Allez-y.

Allo ?

Hey, bébé.

Salut, je suis contente de t'entendre.

Je sais.

Je suis désolée pour ce soir.

Où est-tu ? Je veux te voir.

Je le veux aussi.

Non, j'ai pas allumé la télé.

Je travaillais.

Ma tête va exploser.

- Je dois y aller. - Non, attends.

Tu as la migraine ?

Attends, parle-moi.

Tu me manques.

Tu me manques aussi.

Je vais passer te prendre. On va faire une virée.

Dans tout le pays.

On pourrait aller à Vegas et se marier.

On en avait parlé.

C'est vrai. Mais ça sera

difficile puisque tu es déjà marié.

Commence pas avec ça.

Calme-toi.

Tu sais que je plaisante.

En partant maintenant,

on y serait dans deux jours.

Je divorce vite fait et on se marie.

Tout ce que tu veux.

Je veux ton bonheur.

Tu as toujours la migraine ?

Euh ?

Parle-moi. Ne raccroche pas.

Bébé ?

- Super. - Vous avez été parfaite.

Il n'est plus là. On l'a loupé.

Il a tué un garde et un employé.

Quoi ?

Je croyais que vous protégiez son lieu de travail.

Oui. La gare et le bureau.

Mais pas le garage ?

J'ai fait tout ce que vous vouliez.

Il m'a raccroché au nez.

On ne vous reproche rien.

Je dois y aller, c'est samedi.

Ma mère doit faire ses courses.

Restez là. On peut vous protéger.

Non, j'y arrive très bien toute seule.

Vos mains tremblent.

Vous êtes en manque ?

Je peux vous aider.

Je peux me débrouiller toute seule.

Il faut la protéger.

C'est une cible. Elle va y retourner.

Super. On pense que c'est le meilleur moyen de le piéger.

Elle sera votre appât ?

On écoute son portable. Elle ne risque rien.

Vous la surveillez aussi.

- Si elle ne coopère pas ? - On la gardera comme témoin

et elle ne touchera rien.

Vous la renvoyez directement

à l'abattoir.

On a besoin d'elle pour le coincer.

Elle loue ses services. On la payera.

Elle sera notre informatrice, je lui ferai signer

les papiers plus tard.

- Vous m'arrêtez ? - Non.

On vous engage.

Bienvenue à la NYPD.

200 $. Je dois faire quoi ?

Porter un micro, un GPS.

Porter un micro ? Où ?

Ce crucifix, vous le portez tout le temps ?

- Oui. - On échange ?

Tu es en retard !

Je suis désolée, ok ?

C'est pas comme si tu étais pressée.

J'avais des trucs de prévus.

Désolée, maman. Je suis là.

De toute façon, j'ai pas besoin de toi.

- Donne-moi ça. - Maman !

- Allez. - Arrête.

Tu ne peux pas le pousser.

Elle ne mentait pas à propos de sa mère.

Maman, s'il te plait.

- Calme toi. - Qu'est-ce qu'elle fait là ?

Tu m'as dit qu'elle était pas là.

Angela. Rebecca ! Ma petite-fille !

Vas t'en avec ta cigarette.

Je l'éteins.

Tu empestes la clope.

Oh !

Je veux la prendre dans mes bras.

Ne la touche pas.

Ne fais pas de scandales.

Pas devant la petite.

Allons faire tes courses.

Je peux y aller, je suis là.

On se débrouillera.

Rentre à la maison.

Tu es fatiguée.

EAST 132ÈME RUE ET LINCOLN AVENUE SAMEDI 10 NOVEMBRE

La Dodge appartenait au vigile

du dépôt de bus.

On l'a trouvé il y a 20 minutes,

rien dans le coffre.

- Il a pris l'arme. - Il a pas pu aller loin.

Si. Il n'est pas à pied.

Il a braqué un taxi clandestin.

On a alerté tout le monde. Il y a des barrages partout.

Il y a 34 ans que je ne me suis pas confessée.

Bienvenue chez vous.

Pourquoi êtes-vous là ?

Je veux confesser mes péchés au cas où je meurs.

Je vois.

J'ai beaucoup péché.

J'ai juré.

Et j'ai abusé des drogues et de l'alcool.

J'ai fait du mal à ma famille.

J'ai vendu mon corps à des inconnus.

Vous avez enfreint les commandements.

Je sais.

Et la loi.

Ma propre fille

ne veut même pas que je m'approche de sa fille.

J'ai menti à mon fils.

Il croit que je suis respectable.

Êtes-vous prête

à réparer vos erreurs ?

Je veux essayer.

Vous allez réciter 20 je vous salue Marie

et 10 actes de contritions.

Et jeûner pendant cinq jours pour vous purifier.

Bien. Merci, mon père.

Dieu vous pardonne.

Il est à vos côtés aujourd'hui, comme toujours.

Je peux vous aider ?

Vous la surveillez.

Je suis de la police.

Jeannie...

Elle est en danger ?

Si vous voyez cet homme,

en train de la suivre par exemple.

Appelez-moi.

C'est l'homme des infos.

Oui.

Je prierai pour son âme.

Et celle de ses victimes.

Merci, mon père.

Hé, écoutez.

Si quelque chose m'arrive, il y a plein de jouets ici.

Ils sont pour ma petite-fille.

Merci.

J'ai entendu pour les jouets.

Si vous avez peur,

n'y retournez pas. Quoi ? C'est samedi soir.

À une époque, j'aurais assez gagné

pour toute la semaine.

Vous auriez dû voir cet endroit avant.

Et me voir moi. J'avais du succès.

Les mecs attendaient en double file au milieu de la rue.

J'avais plein d'argent.

C'était le bon temps.

Le bon temps ?

Même avec les dents cassés ou la vue brouillée ?

C'était pas grave,

on m'offrait des cuissardes,

des limousines et plein de maquillage.

- Aujourd'hui... - Ah oui ? Arrêtez, Jeannie.

C'était dangereux et ça l'est toujours.

J'ai de bons souvenirs.

Vous savez ce qui nous a ruiné ?

C'est internet. Les services d'Escort.

Faut vraiment être en bas de l'échelle

pour se taper une meuf sur un parking.

D'accord.

Décrochez.

C'est mon fils.

C'est mon fils, Johnny.

Il est dans l'armée. Fort Jackson.

Je suis pas si nulle comme mère.

Je peux ?

Bien sûr.

Salut, Johnny.

Salut.

Sois prudent.

J'ai vu ta nièce Rebecca aujourd'hui.

Elle est si belle.

Le taxi a été retrouvé à l'aéroport de Laguardia.

Et Rasmussen ?

Ils vérifient les caméras.

C'est lui.

Il y a une demi-heure. Il a déjà filé.

La voiture à un pass télépéage.

Il va vers le Bronx.

Très bien. Je t'aime.

Je t'aime très fort.

Sois prudent. Je prie pour toi.

Je t'embrasse.

Il a été vu dans une voiture noire.

S'il se pointe, on vous protégera.

Surtout gardez vos distances

et ne montez pas dans sa voiture.

C'est pour moi.

Je sais quoi faire

quand une voiture s'arrête.

Je vous crois.

Jeannie.

Quoi ?

Une dernière chose.

Faites attention à vous.

Allez, concentre-toi. Tu y es presque.

J'ai pas toute la nuit.

25 ans à faire ça ?

À peu près.

Voilà, c'est ça.

C'est ça. Tu as assuré.

Tu me plais. J'espère te revoir.

- Je suis là tous les soirs. - À plus, poupée.

Salut, tu veux venir ?

Non merci.

- Salut, bébé. - Tu travailles ?

Je pensais à toi justement.

Oui, je travaille.

J'ai du fric et tu m'en dois une.

Quand tu veux. Je suis là.

Vous avez entendu ?

C'était lui.

Dans une voiture noire.

Bon, c'est pas lui.

Tu veux t'amuser ?

Monte.

Donne-moi une seconde.

- Monte, maintenant. - D'accord.

C'est lui. On le tient.

Nissan blanche, à l'angle de East Bay et Faile.

Ne tirez pas. Elle est dans la voiture.

Ne fais pas ça.

La ferme. Me dis pas ce que je dois faire.

Tout le monde me dit tout le temps...

Ne tirez pas !

Il a une otage !

Jetez votre arme. Mains en l'air !

Il a une otage !

Ne tirez pas !

Je ne voulais pas le faire.

Elles se la fermaient jamais.

Je voulais juste qu'elles...

arrêtent de crier.

Toi tu cries pas.

Tu sais quand il faut te taire.

Si seulement elle avait fermé...

je l'aurais pas tuée.

Posez votre arme.

Ouai.

Je veux que tout le monde se...

Ah !

Le suspect est neutralisé.

C'est fini.

Je suis là.

Je suis là.

Je suis là.

Comment ça va ?

Ça ira.

Je suis passée au resto récupérer votre manteau,

apparemment vous aimez la soupe à l'oignon.

J'ai pas faim.

Vous n'allez pas jeûner pendant cinq jours ?

Vous avez entendu ça aussi ? Super.

Vous savez quoi ?

Je vais demander qu'on prie pour Craig.

Il n'était pas un monstre.

J'aurais pu le convaincre

de poser son arme.

Peut-être.

On était amis.

Pas toujours.

Il vous a frappé.

C'était ma faute.

Il était en colère. J'aurais dû le voir venir.

J'ai suivi des cours de coiffure

à la Wilfred Academy.

Je sais faire parler les clients.

Ils viennent pas écouter tes problèmes,

ils en ont assez à la maison.

J'ai parlé à Cantwell.

Ils veulent pas me payer ?

C'est ça.

Ils ne proposaient pas de récompense officielle.

On va essayer de vous décrocher

quelques centaines de dollars.

Vous vous foutez de moi ?

Quelques centaines ?

J'étais dans sa caisse !

Son cerveau a fini dans mes cheveux.

Vous avez agi en héro.

La presse veut vous parler.

Non.

Mon fils ne sait rien de tout ça

et ne saura jamais rien.

On est désolés pour la récompense.

Mais vous savez quoi ? On peut

vous aider autrement.

- Comment ? - Un suivi.

Vous pourriez changer de vie.

Je ferai quoi alors ?

Je vais marquer quoi sur mon CV ?

Trottoir ?

Vous avez étudié la coiffure, non ?

On peut passer quelques coups de fil.

J'ai pas été au bout.

On trouvera quelque chose.

Mais, vous l'avez échappé belle aujourd'hui.

Vous auriez pu mourir.

À cause de vous.

Ok, écoutez.

Vous êtes dans la rue depuis trop longtemps,

il est temps de changer de vie.

Vous savez quoi ? J'aime mon job.

Je suis ma propre patronne.

Je choisis mes horaires.

C'est bon, ça suffit.

Ça ne peut pas durer.

Vous travaillez depuis aussi longtemps.

Vous y avez gagné quoi ?

Vous proposez quoi ?

Un suivi ? Non, merci.

Et tant qu'on y est.

Je vous rends ça. Je préfère le mien.

Il me protège mieux.

Félicitations.

Beau travail.

Mes supérieurs prennent tous les lauriers pour Rasmussen.

Mais au moins ils travaillent.

Super, mais on l'a coincé

grâce à Jeannie.

Oui, il faut le reconnaitre.

Mais le FBI trouve ça gênant

qu'on ait coopéré avec une prostituée.

Donc quoi ? On l'oublie ?

On l'utilise et on la jette.

On la traite comme ses clients.

Elle est sur le trottoir depuis 25 ans.

C'est trop tard.

C'est triste mais c'est son choix.

On peut l'aider à soigner

son choc post-traumatique.

Elle faisait le trottoir avant qu'on ait nos plaques.

Elle arrêtera pas comme ça.

Alors on la laisse crever dehors ?

On peut l'embarquer pour l'en empêcher.

On l'a entendue coucher avec un client.

Le procureur ne marchera pas.

Elle travaillait pour nous.

On a qu'à aller jusqu'au bout.

On la fouille, trouve la drogue

et là on l'arrête.

Sauf si elle accepte un suivi.

Elle a de la famille ?

Oui, mais sa fille ne lui parle pas.

J'appelle le procurer, embarquez-la.

Oui ?

Que voulez-vous ?

On vous arrête.

Pourquoi ? Pour vouloir ma récompense ?

Je dois aller bosser.

Pas ce soir, Jeannie.

Quoi ? Pourquoi ?

Je vais tous vous coller un procès.

J'ai failli mourir hier soir.

On va s'assurer que ça n'arrive plus.

On y va.

Vous êtes sûre

de ne rien vouloir manger ?

Non. Dans trois jours j'aurai l'absolution.

Prenez au moins ça, ok ?

J'ai parlé au procurer.

Il m'a demandé si c'était une blague.

Il va recommander sa libération.

On a trouvé de la cocaïne dans son sac.

Et des calmants sans ordonnance.

Il a regardé son casier et

ne voit pas l'intérêt de l'inculper.

Elle a pas à le savoir.

On la relâche, Liv.

Il est tard.

Ça peut pas attendre demain ?

Tu crois qu'une nuit fera la différence ?

Peut-être.

Une nuit.

Bonjour, Jeannie.

Allez vous faire voir.

Je sais que vous ne mangez pas

mais prenez au moins un café.

Pourquoi c'est si long ?

Vous auriez déjà dû me relâcher.

La paperasse.

Suivez-moi.

Maman ! Merde ?

Excusez-moi, mon père.

J'ai rien mangé depuis deux jours.

Ça ne fait rien.

J'ai bu du café et de la vodka.

Oh, Jeannie.

Avec du jus d'orange.

Que font-ils ici ?

Les services du procurer doivent voir

que vos proches peuvent vous aider.

Ou vous irez en prison.

Parfait.

Maman, dis-leur que tu es de mon côté.

Non.

- Excuse-moi ? - Répétez-lui

ce que vous m'avez dit.

Je n'en peux plus de tout ça.

Chaque nuit, je prie pour toi.

Je ne dors pas.

Vous jouez à quoi ?

Vous voulez que je change de vie ?

J'ai pas assez de problèmes ?

Envoyez-moi au tribunal !

Vous n'irez nulle part pour l'instant.

Non. Je viendrai pas.

C'est une alcoolique qui ne changera jamais.

Votre mère a besoin de vous.

J'en ai plus rien à faire.

Les drogues, les mensonges.

C'est une putain de prostituée.

C'était pour vous nourrir

et que vous dormiez au chaud.

Vous avez quel âge ?

- 27. - Vous avez jamais fait le calcul ?

Sa première condamnation remonte à 26 ans.

Au moment où votre père est parti

et l'a laissée seule.

Elle a fait de son mieux.

Vous avez eu une belle enfance.

Vous êtes allée à l'école.

Qui a payé selon vous ?

Ça ne changera rien.

Tentez le coup.

Essayez au moins.

C'est sa dernière chance.

J'ai pas besoin de vous.

J'ai fait ça toute ma vie.

C'est pour ça que toutes les infirmières

connaissent votre prénom ?

- Arrêtez. - Vous êtes allée

à l'hôpital des dizaines de fois.

Vous avez eu deux commotions.

Des dents arrachées.

Trois coups de couteaux, des MST.

Oh mon dieu.

Vous sortez ça devant elle ?

Maman.

Que fais-tu là ?

Je veux que tu te fasses aider.

Tu t'en fous de moi.

Parlez à votre mère, Angela.

Je ne t'ai pas traitée comme il faut.

Je suis désolée.

Mais ça ne peut plus continuer.

Ça peut pas continuer.

On doit tous changer. Nous tous.

C'est un peu tard pour ça.

Non. Vous pouvez repartir à zéro.

Tu nous a porté toute ta vie sur tes épaules.

C'est à nous de t'aider.

Non. C'est pas à toi de m'aider.

Tu dois t'occuper de ta fille.

Rebecca va très bien. On va s'occuper de toi.

J'ai pas envie qu'on s'occupe de moi.

Je suis une grande fille. Ne me mettez pas la pression.

Je peux me débrouiller.

Maman.

Non, Johnny.

Il faut qu'il parte.

- Tu dois partir. - Je sais tout.

- Non, tu dois partir. - Je suis au courant.

Je le sais depuis longtemps.

Quoi ?

Ta sœur te l'a dit ?

Non, je te jure.

Elle n'a rien dit.

C'est les enfants à l'école.

Je voulais pas les croire.

Puis un soir, je t'ai suivie.

Oh mon dieu.

Tout va bien. Regarde-moi.

Tu as donné ta vie pour nous.

C'est terminé. C'est notre tour.

Jeannie, tu peux le faire.

Je veux que ma fille ait une grand-mère.

Et j'ai besoin de ma mère.

Oh.

Oh.

D'accord.

Je vais essayer.

Oh.

D'accord.

Vous êtes contente ?

J'ai une place ?

Oui, Jeannie.

Je pourrai fumer ?

Demandez-leur,

mais ce ne sera pas facile.

Rien ne l'est.

HISTOIRE FICTIVE, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT FORTUITE

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