All language subtitles for 18.Ans.apres.2003.FRENCH.1080p.WEB.x264-FW

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

T'inquiète, je la réveille. Je vais chercher les croissants.

Laisse-la dormir encore un peu.

Je le traque.

Qu'est-ce qu'il fait Michel ? Il est parti aux croissants.

Je vais quand mĂŞme prendre deux brioches en plus. Vous avez du monde aujourd'hui

? Non, c'est Marie qui passe son bac.

des brioches, j'ai fait des tartines. On la réveille ou pas ?

Marie ? Je suis en retard.

Merde, merde, merde, mon trésor.

Bon courage, mon trésor.

Tu veux pas une brioche pour la poudre ? Non, non, c'est bon.

Je reviens tout Ă  l'heure.

Et voilĂ .

VoilĂ  quoi ? VoilĂ , c'est fini, c'est tout. Qu'est-ce qui est fini ? L

'enfance, c'est fini.

Pourquoi c'est toujours moi ? Parce que ça arrange Jacques.

Mais pas du tout, c'est parce que c'est toi qui as parlé avec Sylvien. Oui, mais

enfin, c'est toi le père.

Comment ça, c'est lui le père ? C'est ça, pour les emmerdements, c'est moi le

père, mais pour les anniversaires, c'est vous. Oui, ben, entrez ou sortez, mais

restez pas planqués comme ça, c'est ridicule.

Ah, voilĂ .

Je ferme la porte, Ludovica.

Non, non, c'est bon, il y a Marie qui arrive tout de suite.

Bonjour, monsieur.

Je suppose que vous ĂŞtes le papa de Marie ? Oui, enfin non, je suis son...

si, je suis son... enfin son... Est-ce qu'elle vous a prévenu ? Prévenu ?

Oui, on a un problème de local et Marie nous a proposé de... Non, elle ne m'a

rien dit.

Et ça vous dérange si on se réunit ici ce soir ? Pas du tout, pas du tout. Et c

'est quoi comme réunion ? Elle ne nous en a pas parlé.

Bonjour.

Tu ne nous avais rien dit pour ce soir ? Oui, pardon, j'avais oublié de te

prévenir. On a eu une galère de local.

Quel local ? Non, c'est rien, c'est une réunion politique.

Oui, mais tu ne vais pas travailler ton violon ce soir ? Tu as ton audition dans

trois jours. Oui, oui, je vais travailler.

Mais tu fais partie d'un mouvement politique maintenant ? Oui, pourquoi ? J

'ai pas le droit ? Ah si, t'as tous les droits.

C'est quoi ton mouvement ? Écolo et anti-mondialisation.

Ta mère a appelé aujourd'hui.

Ah, elle arrive quand ? Après-demain, mais elle sera pas seule. Elle vient se

marier avec son associé, John machin chose.

Ils ont voulu une villa dans le midi pour leur lune de miel.

Bah et moi ? Toi, tu passes l'été avec elle, comme prévu dans la villa. Quand

je dis avec elle, ils seront cinq.

Comment ça, cinq ? Ah oui, le John truc, il vient avec ses deux fils.

Mais ça fait quatre, ça.

Mais en plus, il y aura une gouvernante pour tenir la maison et faire les repas.

Je suis John, le mari de Sylvia. Je suppose que tu es le père de Mary. Non,

non, je ne suis pas son... Je suis son... Enfin, son... C'est moi le père.

Et en fait, on est tous les trois son... Bonjour, monsieur. Je suis Michel, le

troisième, justement.

Je te présente mes fils.

Hi, Jack.

Hi. Et Arthur.

Hi. Hi.

Viens que je te présente John et ses fils. Viens.

Marie, John, Jack et Arthur.

Non, mais qu'est

-ce

que c'est que ce cratin qu'elle est allée chercher ? Pierre, attention ! T

'inquiète, il comprend sûrement pas le mot de français.

C'est ce que j'attends.

Vous voyez, le poisson est aussi ma spécialité. C'est juste que je ne sais

pas comment le présenter comme ils le font ici en France. Excusez-moi.

Je ne comprends pas un mot de ce qu'il me dit. Mais dis-le lui, ça fait une

heure qu'il me parle, il va se vexer.

Regarde, que ce soit en anglais ou en français, il parle tout seul, de toute

façon. C'est ça, oui, la rue Vieille du Temple, vous la prenez par la rue de

Bretagne, par le marais. Oui,

c'est B9753, le code.

Oui, je descends tout de suite et je vous attends dans la porte.

Oui, on vous aidera pour les bagages.

C'est la gouvernante qui arrive. Tu veux pas descendre m'aider pour ses bagages ?

Bonsoir, madame. Je suis madame Dixon.

Bonsoir, madame. Bonsoir, monsieur Dixon.

Ah, non, c'était pas mon mari. C'est le père de ma fille. Enfin,

je l'ai pas faite avec lui.

Enfin, ils sont trois.

Enfin, c'est complexe. Vous voulez bien me suivre ? J'ai quelques bagages. Je m

'en charge.

Ah, d'accord.

Voilà, je vous présente Julie.

Bonsoir. Julie, je vous présente John Dixon, mon mari.

Bonsoir. Michel, le père de ma fille.

Bonsoir. Jacques, le père de ma fille, enfin le vrai.

Bonsoir. Arthur, le fils de mon mari, qui n'est pas mon fils. Arthur.

Jacques, son frère, et Marie, ma fille.

Ma vraie fille.

Complexe, hein ? Pierre.

Pierre. OĂą est-ce qu'on va la mettre ? Ben, allĂ´, votre hĂ´tel ?

On l'a pas réservé pour elle, on a pensé que... Qu'elle dormirait dans la chambre

de Marie ? Ou la tienne ? Sylvia, c'est pas ma femme.

Son mec, c'est pas mon copain.

Les fils de son mec, c'est pas mes enfants.

Marie, c'est pas ma fille. Et l'espèce de gouvernante montée sur échasse qui

nous a collés sur le dos, c'est pas la mère.

Tu peux m'expliquer ce que je fais dans ce canapé ? Marie, c'est quand même un

peu beaucoup ta fille. Michel.

Oui ? Je peux pas aller me chercher un verre d'eau, s'il te plaît, là ? Bien

sûr.

T'es pas obligé de rester ici à me surveiller, tu sais, je l'ai fait, mes

gammes. Je te surveille pas. J'ai plus 12 ans, tu sais. Je sais.

En tout cas, c'est la dernière année que je la passe, cette purée d'audition de

violon. Je sais.

J'aime pas le violon. Je sais. Alors pourquoi j'en fais ? Dans un mois, tu as

18 ans, dans un mois, tu feras ce que tu voudras.

Purée, je le crois pas.

Je vous dérange.

Mais pas du tout, pas du tout.

Écoutez, j'aime tellement le violon. Mais oui, oui, je vous en prie. Moi, j

'aime le rock et la salsa.

Vous avez des partitions ? Oui, je les ai. Vous savez, il n'y a rien d

'intéressant à voir. Je joue comme ça, vous feriez mieux d'aller vous promener.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Je suis désolée de prendre votre chambre. J'espère que ça ne vous dérange

pas trop. Non, pensez-vous pas du tout.

C'est une chambre très agréable. Oui. Et vous partez quand dans le midi ? D'ici

trois ou quatre jours, je suppose.

Ah, quand mĂŞme.

Ce qui peut m'énerver, c'est que Jack colle à Marie, c'est pas croyable.

C'est plutĂ´t Marie qui le colle.

Laisse-la vivre, elle a bien le droit de flirter.

Flirter, flirter, tu lui en as parlé toi de la contraception ? Non, je suppose qu

'elle a dû voir ça avec sa mère. Tu sais ou tu supposes ? Je suppose, j'ai dit.

De toute façon, c'est pas en roulant à côté de lui en vélo qu'elle va tomber

enceinte. Tu crois ?

Je suis trop fatigué.

Allez, allons-y.

Oh, oui.

Vous comprenez le français, Arthur ? Non, pas du tout.

C'est vrai.

C'est vraiment vrai.

Je vous prie de pardonner.

C'est l'avortement américain, la crevette, Arthur.

Je comprends pas ce qu'il me dit.

Tu te retrouves un peu avec la ville, tu es toute seule avec toi-mĂŞme. C'est un

moment

magnifique.

Tu peux pas imaginer la beauté de la lavande.

Ça sent bon, cette episode. Elle est complètement dingue, cette Julie. T'as

vu le poids de ses bagages ? Non mais pèse un coup.

Elle part pour acheter un jeu de souris en mer, ma parole.

Mais qui est-ce qui lui porte ses bagages ? C'est toi.

Bingo !

Allez, calme-toi. Dans une demi-heure, tu le verras plus.

Oh là là, il est toujours énervé comme ça, ton père ? J'en

peux plus, Pierre.

Oui, mais t'es pas le seul.

Avance. Oui.

J'en peux plus, Jacques.

Merci, Pierre. Laissez, laissez.

Arthur m'aidera. On va les mettre dans le porte-bagages collectif. Euh,

collectif ? Quand on a remis vos bagages dedans, il ne sera plus tellement

collectif qu'au porte-bagages. Comment ? Rien, rien.

Papa ? T'as pas de temps au vent, hein ? Oui.

Oui, oui, oui, yes, thank you.

Marie, j'ai mis ton viol en-dessus de ta place.

Je suis en vacances.

Bon, Jacques, dis-moi qu'il faut qu'elle travaille son violon.

Marie, il faut que tu travailles ton violon.

Ne vous inquiétez pas, Pierre, je veillerai à ce qu'elle travaille son

violon. C'est tellement beau quand elle joue.

Il me saoule avec son train.

Je comprends pas ce qu'il me dit.

Attention, le train va partir, vous allez vous faire trancher.

Je pense que vous devriez lui dire de sortir du train.

Enfin seul ! AllĂ´ ma Zouzou, t'es libre ce soir ? Youhou !

Mon

Michel,

mon amour, ma chérie ! Ma Zouzou, comment tu vas ma Zouzou ? Comment tu

vas mon trésor ? Non mais est-ce que t'es belle ma Zouzou ? Non mais comment

tu vas pour ĂŞtre si belle ma Zouzou ? Oh, toujours aussi sexy !

Pourquoi avez

-vous

mis ces pierres dans vos sacs ?

Chef, je te présente ma sœur, Hélène. Bonjour.

Mon beau-frère, Jean-René.

Très heureux. Bonjour, monsieur.

Et voilà, Anne-Françoise, Jeanne-Sophie. Bonjour, monsieur. Pierre-Emmanuel,

Charles-Edouard, Marc-Antoine et Marie-Odile. Bonjour, monsieur. Vous

passez prendre le thé tout à l'heure ? D'accord.

À tout de suite. À tout de suite. À tout de suite.

Six enfants, dis donc.

Ils sont très croyants.

Et tous avec des lunettes.

Où trouvent-ils ces tailles ? J'adore ce que ces endroits décorent.

Je ne crois pas que tu sois la meilleure.

Ok, écoute, avant de vous montrer qui va où, allons-y avec sa bague. Une

bague par personne, allons-y.

Merci beaucoup, excusez-moi.

Elles sont un peu lourdes.

Merci Marie.

Il y en a encore deux.

Très bien madame, au revoir.

Julie, est-ce que tu peux t'arrĂŞter dans 15 minutes pour faire les achats ? Les

achats ? D'accord.

Ça grimpe et ça gale. La violence n'est pas envers Versailles.

La violence et Versailles ne vont pas ensemble. Pas encore, Dieu merci.

À Versailles, on est un peu épargné. Mais jusqu'à quand ? C'est un problème d

'éducation, de respect. Mais moi, je ne la supporte plus, cette violence.

C'est pas compliqué, je ne la supporte pas. C'est intolérable.

Même pour faire du vélo au parc de Versailles, j'ai ma bombe lacrymogène

dans ma banane.

Ça devient suffocant, je suffoque. Il y a une limite.

Vous comprenez ?

Une saturation.

Ça grimpe, ça gagne, on le sent. Moi je le sens dans mon appartement, je le

sens.

Retournez dans votre chambre, Marie-Odile. Je m'en fous, je vais

dévoser sa radio, je le déteste ! Marie-Odile, vous vous calmez

immédiatement ! Ça suffit, les enfants ! Les enfants... Vous savez ce que c'est ?

Vous avez des enfants, Pierre, je crois.

Oui, j'ai une fille.

Enfin, elle n'est pas de moi, mais c'est pratiquement la mienne, parce que...

Vous viviez avec sa mère ? Non, avec le père. D'ailleurs, je vis toujours.

Enfin non, je ne vis pas avec le père.

Mais la petite est arrivée chez nous, toute petite.

Enfin, on est trois garçons, je veux dire célibataires.

Attendez, je ne vous suis pas très bien.

C'est une famille recomposée, Jean-René, c'est tout.

Ah non, non, recomposée, non, pas vraiment, parce qu'elle n'avait jamais

été composée avant, vous voyez.

Ni recomposée, d'ailleurs, forcément.

Tu t'embrouilles, mon chéri.

J'ai adoré ce film. Ah oui, c'était chouette.

Adoré. Très chouette. Les acteurs, la mise en scène, l'histoire, j'ai adoré.

Très chouette.

Qu'est-ce qu'on fait ? Comme tu veux. Oh, j'ai une faim.

Bonjour Jacques, je suis en retard.

Non, pas du tout.

Ma réunion s'est éternisée.

On mange bien ici ?

En plus, ça ne veut pas rien d'ailleurs, pour voir mon fils, elle avait peur de l

'avion. Je lui ai dit, vous ĂŞtes une... Vous connaissez Isabelle, non ? C'est

peut-ĂŞtre la prochaine Isabelle.

On va voir.

Elle est un peu molle de mer aussi.

C'est très très bon ça.

Tu ne manges pas mon coco ? Si, si.

Excuse-moi, je reviens tout de suite.

Est-ce que j'ai sommeil ? Non, mais qu'est-ce que je peux avoir sommeil ?

Mon Dieu, si vous existez, donnez-moi deux minutes de sommeil avant de payer l

'addition, je vous en supplie.

Attends une seconde, je vais écouter mes messages.

Installe-toi.

Est-ce qu'elle me casse ? Qui ? Non, rien, la femme de ménage.

Je lui avais dit de faire les vitres. Regarde-moi ça, elle n'a rien fait.

Non, ça, c'est vraiment le genre de choses qui me met, mais hors de moi.

Je te promets.

Tu manques mon cœur.

Écoute, il faut que je sois raisonnable. Je me lève à 6h demain.

Et demain soir, je te promets.

Je monte ? J'ai très envie, mais... Quoi ? Il faut que je t'avoue une chose.

Oui ? Moi aussi, je suis très croyante.

Et alors ? Dieu n'est pas contre ? Je voudrais savoir oĂą on va, nous deux. Si

c'est du sérieux ou pas.

Il faudrait comprendre comment tu vis. Ta fille, lĂ , ces hommes avec qui tu

habites, ça me tire le pied.

Vous n'allez pas courir ?

C'est trop froid.

Et toi ? Je n'aime pas les lumières dans la plage.

Ah, quelle soirée. Ah oui, quelle soirée. T'étais avec Zouzou ? Oui, la

folie, la folie complète. Je suis crevé. Et moi non.

Je croyais pas que vous aviez passé l'âge de ce genre de bouffonnerie.

De quoi ? Attends, je la connais ta Zouzou. À chaque fois que tu la vois, tu

t'évanouis de sommeil et tu te sauves avant de la toucher. Ça c'est vrai.

Comment ça c'est vrai ? Tu m'as parlé, Pierre. Ça fait six mois que tu essayes

de sauter ton abat-jour. Quel abat-jour ? Ta barbara naptala pur jus pur fruit.

Purthala quoi ? Non, mais parle français, je te comprends pas. N'a pour

Neuillotoypasi, Thala pour Vontalamès, Purjus pour Purjuchipurjus, Abajur pour

Red comme un pince-lacé, ou Rabajo, si tu préfères, une fille top de chez top,

quoi. Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Attends, je le crois pas, mais pourquoi

tu lui tailles une costard comme ça ? Moi non plus, je comprends pas comment

tu peux courir après cette meuf.

Parce que tu crois que moi, je comprends ce que tu fais avec ta planche Ă 

repasser, pure plastique, inoxydable, intouchable.

Intouchable toi-même ? De toute façon, je suis le seul de nos trois qui a baisé

hier soir, alors... Oui, et sûrement celui qui a passé la plus mauvaise

soirée. Peut-être, mais j'échangerai pas

Mais enfin, quand il y a le plus marrant en plus, c'est pas mal.

Tu n'apprécies les femmes qu'horizontalement. Peut-être, mais toi,

tu les rĂŞves, les femmes.

Au fond, ce qu'il te faudrait, c'est une statue.

Tu vivrais très heureux avec une statue.

Ah oui ? On la transporterait sur une petite bouette Ă  pneus. Non, mais quel

connard ! Mais oĂą va-t-on ? C'est vrai, une statue, c'est pratique.

Ça parle pas, ça pense pas.

C'est éternellement jeune.

Attends, moi, je vais t'en élever une statue. Celle du plus grand connard que

la terre ait jamais portée.

Tu devrais pas commencer avec des insultes, Pierre. Ça prouve qu'on est

mis dans le mille. Ah oui, les insultes, c'est pas cool. Non, c'est vrai, c'est

pas cool, les insultes. D'ailleurs, je trouve que t'as exagéré l'autre jour,

Jacques. Quoi, l'autre jour ? Mais oui, quand tu m'as dit que le vrai problème

de Michel, c'était une immaturité chronique doublée d'un narcissisme

proche de délire mégalomaniac.

Il a dit ça ? Oui, il a dû piocher ça dans la page psy d'un magazine chez son

dentiste. T'as dit ça ? Mais j'ai jamais dit ça. J'ai dit que t'avais pas réglé

tes problèmes avec ta mère et je trouvais ça pathétique qu'à ton âge, tu

crois encore que t'étais le centre du monde. C'est tout ce que j'ai dit.

T'

Je crois pas du tout que je suis le centre du monde. Parce que s'il y a un

centre, c'est qu'il y a quelque chose autour. Mais moi, je pense qu'il n'y a

rien autour.

Rien. Il n'y a que moi. Je suis le monde. Tu vois ? Tu vois, Jacques ? Tu

vois, Jacques ?

Sous-titrage Société Radio-Canada

Oui, c'est écrit en noir et blanc.

Vous voulez du jus d'orange ? J'ai tout, Marie.

Merci,

je suis au régime.

Sylvie, il y a beaucoup de musées incroyables.

Je n'ai pas vu le jardin, mais il est joli, non ? Très joli. Et très original.

Vous avez vu l'espèce de construction un peu abstraite en pierre devant votre

fenĂŞtre, Julie ? Oui, oui.

Mais il y a ce genre de pierres étranges devant la fenêtre de Julie.

Ok, comment on va s'organiser ici ?

C'est incroyable, je n'ai jamais vu quelque chose comme ça. C'est

incroyable, je n'ai jamais vu quelque chose comme ça. C'est

incroyable,

je n'ai jamais vu quelque chose

comme

ça.

Tu veux une glace ? Non je suis au régime !

Il est jamais fatigué, ce mec.

Jamais.

T'as besoin de rien.

T'as rien oublié à Paris.

Si t'avais oublié quelque chose, je pourrais te l'apporter.

Ce week-end, par exemple.

Tu viendrais ce week-end ? Yes, je vais le dire Ă  maman.

Maman ?

Ça ne te dérange pas si Pierre vient ce week-end ? Pas du tout. Au contraire, il

y a plein de chambres. D'ailleurs, il y a Michel qui veut venir aussi. Ah bon ?

Il vient de m'appeler, il s'ennuie Ă  Paris.

Yes ! Hi John, it's Jacques.

Yes.

Do you mind if I come this weekend ? Je peux venir ? Oh, thank you.

Don't say anything to Marie.

Je vais lui faire une surprise.

Je ne suis pas lĂ  ce week-end.

Moi non plus.

Moi non plus.

Bon, je vois que tout le monde a retrouvé le moral, les affaires

reprennent. Alors elle va passer Ă  la casserole, ton abat-jour.

Tout ce qu'il y a de casserole, mon petit loup. Et ta zozo, elle a pas la

frire ? Je sais pas la frire, je me bourre de café en avant.

Et toi, tu vas réussir à la réchauffer, ta planche à repasser ? J'ai mis le feu

au fer.

Bonjour Marie, voilĂ  le breakfast.

Merci beaucoup Julie, mais je suis au régime. Pourquoi t'es au régime ? Je

suis grosse.

T'es pas grosse, c'est ronde. Merci, vous ĂŞtes gentille, mais je sais que c

'est pas vrai.

En tout cas, je peux te dire qu'il y en a un ici qui te trouve très belle. Qui

ça ?

Non, non, non.

Bonjour. Bonjour. Vous parlez anglais ? Oui.

J'ai besoin d'apprendre le français rapidement.

D'accord.

D'accord.

Donc, 40 leçons pour parler français.

Bien.

Le nouveau français avec les... Oui.

Les herbes.

Hum ? Euh, utiliser le niveau avancé français.

Bien. Le français pour la vie quotidienne.

Le langage français d'aujourd'hui, 90 leçons.

Le meilleur pour moi.

Je pense que je vais en prendre tous.

Non !

Marie

! Oui ? Ce soir, il y a un

concert de guitare classique dans une église romane.

Je ne vais pas Ă  ce concert. Il n'y a pas moyen. J'en ai marre des concerts.

Je pense

que c'est pour toi.

Oui, merci.

C'est un beau jeune homme.

Je ne comprends pas comment tu peux vivre avec un mec saoulant comme ça.

Écoute, il est très gentil. Je préfère un mec un peu saoulant qui bosse plutôt

qu'un génie qui ne piche rien.

Je ne crois pas.

Tu en connais beaucoup, toi, les mecs qui font la bouffe, les courses, qui

organisent tout.

Je te jure, c'est reposant. Mais il veut tout commander, il est gavant.

Il ne commande rien du tout. Je le quitte demain si je veux. Eh bien,

quitte-le.

Une fois ou l'autre, peut-ĂŞtre.

Ce n'est pas de l'amour, ça.

Je ne sais pas.

Tu peux vivre avec quelqu'un que tu n'aimes pas ? Oui.

Pour toujours ? Pourquoi pas ? Alors tu ne connaîtras jamais l'amour.

Je l'ai connu. Ah bon ? Je le connais encore.

Le vrai, le grand amour ? Celui qui chamboule tout, pour toujours.

Et c'est qui ton grand amour ?

Papa, qu'est-ce que tu fais lĂ  ? Je vais vous faire une surprise.

Alors, John vous a dit que je venais ? Non, il vous a rien dit.

Alors, pourquoi vous ĂŞtes lĂ  ? Au lieu de chercher Pierre et Michel.

Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? C'est ma mère qui n'était pas là, alors

Jacques m'a proposé de... Elle m'a demandé de venir quelques jours ici avec

son petit frère. C'est un peu rock'n'roll dans sa famille en ce

moment. Mais bien sûr ! Alors,

qu

'est-ce que tu fais lĂ  ? Et toi ?

Oui, non, c'est pas Jacques que je vois lĂ -bas.

Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Ben ? Qu'est-ce que vous faites lĂ  ? Ben et

toi ? Je m

'occupe de la chambre des enfants.

Blabou !

Je vais l'étrangler. Qui ça ? Il me saoule, il m'énerve, il me va sous les

ongles. Qu'est-ce qu'elle peut lui trouver, maman, Ă  ce mec ? Je sais pas.

Peut-ĂŞtre qu'elle le trouve beau.

Et alors ? Peut-ĂŞtre qu'elle l'aime.

Non, elle l'aime pas, elle me l'a dit.

Peut-être qu'elle fait ce qui lui plaît et que ni toi ni moi n'avons rien à voir

lĂ -dedans.

Elle dit qu'elle a un grand amour. Moi, je crois que c'est toi son grand amour.

Moi, je crois pas.

Pourquoi vous êtes pas restés ensemble ? Mais on est restés ensemble.

MĂŞme sans ĂŞtre ensemble.

Comment ça ? Parce qu'elle et moi, on avait le même grand amour.

De quoi ? Alors elle m'a dit, voilĂ  300 euros.

Je reviens dans quelques jours, fais ce que tu veux. C'est ton père ? Oh lui, il

plane. Il a toujours plané.

À part pour le spermato du début, j'ai jamais trop compris à quoi il servait.

Moi j'en ai quatre sur le dos, on peut partager si tu veux. Quatre quoi ? Père.

Sylvia !

Il y a un concert de guitare classique dans une église romane ce soir. Ça doit

être chouette, ça. Ben oui, justement, on voulait y aller avec John.

I just love classical guitar.

Et je suis sûr que Marie, elle adorerait ça. Oui, demande-lui.

Marie ? Marie ? Tu veux pas aller au concert de guitare classique ce soir ?

Ça a l'air formidable comme programme.

Oh yes ! J'adore la guitare classique. C'est chanmé, hein ? C'est pas vrai, je

suis cernée.

Je conduis tous les jeunes dans le 4x4.

Je sais pas comment on dit. Vous, les vieux, vous prenez la voiture.

Mais

Julie,

il était vert, le feu.

Ça y est, on les a paumés, hein, non ? Pourquoi elle va... Pourquoi elle tourne

Ă  droite ? Don't worry, it's a m'accourci. I know the city very well.

Et voilĂ , tout le monde descend.

Mais attends, c'est quoi, ce plan-là ? C'est là, le concert ? Non, ça, c'est

une boîte de salsa tenue par des amis à moi.

Qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont pas tarder.

Tant pis, on entre.

On leur laisse l'articule entrée.

J'ai l'air ridicule quand je danse. Moi aussi.

Mon frère est un très bon danseur. Mon frère aussi.

Salsa. Vous allez prendre un cours de salsa ? Oui.

Et... Muscles.

Muscles ? Oui.

Un, deux, trois, sans cisser.

Un, deux, trois, sans cisser. Et un, deux, trois, sans cisser.

1, 2, 3, allez, les épaules.

1, 2, 3, 5, 6, 7. 1, 2, 3, 5, 6, 7. Et 1, 5, 6,

7. 1, 2, 3 et 5, 6, 7.

1, 2, pause, 5, 6, pause.

1, 2, 3 et 5, 6, 7. 1,

5, 6, 7.

Ah ah !

Quoi ? Tu veux aller au musée, Jack

?

Non merci !

Moi, j'irai bien, moi.

Ah bon ? Mais tu crois pas que tu ferais mieux de te reposer ? Pourquoi ? J'ai l

'air fatigué ? Non, mais tu sais, se traîner comme ça dans la chaleur... Il

va faire très très chaud cet après-midi, ils ont dit. Qui ça ? Aux nouvelles, ils

ont annoncé de très grosses chaleurs aujourd'hui. Ah ouais ? Terrible comme

chaleur.

Alors, je vais peut-ĂŞtre rester.

J'ai des dessins Ă  finir.

Bon, alors on y va ? Ouais, ouais.

Ouais, pas mal cette Julie, finalement.

Elle est bonne ? Très bonne.

C'est pour ça que je suis à deux milles.

Oh, mais non, deux milles ! Vous savez combien c'est, deux milles ? Beaucoup.

Beaucoup.

Vous êtes très fort, hein ? Je suis bien.

Mais vous êtes très fatigué aussi.

Exhausté.

C'est clair, ça doit être ouvert. Les apprentis ont fait de la sieste. Je vais

prendre

quelques dépliants et le

catalogue de l'expo. Vous gardez tout. Au revoir.

Oh, c'est beau.

Et voilĂ .

Vous avez 30 minutes pour regarder ça et l'attendre.

Parce que maintenant, il va falloir en parler de cet expo. Alors, c'était

comment ce musée ? Ah, je crois qu'ils ont beaucoup aimé, beaucoup.

Alors, il y avait quoi comme peinture ? Il y avait des bateaux.

J'ai adoré les bateaux. On a adoré les bateaux. Des bateaux comment ? Des

natures mortes, des très belles natures mortes. Did you like it ? I loved it.

Fabulous. Vous ĂŞtes formidables. Je dis, je ne sais pas comment vous faites, mais

moi j'ai un mal poil, on est au musée. Oh, arrêtez, je vais finir par me sentir

très mal avec tous ces compliments.

Ben ouais, vous allez vous sentir très mal.

Ce soir, je vous préviens, on fait chorale. Je vous apprends l'alphabet de

Mozart.

Et vous ne m'écoutez pas.

Deux, trois.

La note de départ.

Non, non, non, attention.

Un temps pour rien au début.

Vous ĂŞtes avec moi.

C'est une mesure, c'est une mesure. Oui, oui, une mesure pour vous.

Une mesure pour vous.

Bravo, bravo Julie.

Bon, s'il vous plaît.

S'il vous plaît. En français, en français.

On va le refaire après.

Pas grave.

Attention. Un, deux, trois.

A, B, C, D, E, F, G, H, I, C, D, A,

L, M, N, O, L, L, L, M, N, O, P, L, L, L, M, N, O, P, Q,

L...

Un,

deux, un, deux. Plus rapide que ça. Et un, deux, un, deux.

Et un.

Plus rapide.

Exactement, ce n'est pas

évident.

Tu le trouves pas beau toi ? Jack, il fait couverture de magazine quand mĂŞme.

Ah ouais, tu trouves ? Tu vas pas tomber amoureuse d'une couverture de magazine.

Je suis tombée amoureuse de lui, tu veux dire carrément même.

Bah pas moi.

T'es amoureuse de qui toi ? Moi ? De Pierre.

Je le trouve trop sexy.

Pierre, mon père ? Tu dis rien, je te tue.

Attends, je le crois pas, mais c'est un vieux. Et alors ? J'ai fait un

cauchemar. Allez, viens.

On va être recouchés. Oui, oui. Mais amoureuse, amoureuse, tu veux dire ?

Oui, amoureuse, amoureuse. Il sait qu'amoureuse, amoureuse.

Amos, va te coucher, tu nous laisses parler tranquille maintenant ? Moi, je

sais qui c'est qui a mouru de Marie.

Qui c'est qui a mouru de Marie ? Je le dirai pas.

Allez, dis-le ! Et je sais que Julie, elle a mis des pierres dans ses valises.

C'est Arthur qui me l'a dit. Mais on sait pas pourquoi.

Mais comment il a pu dire ça, Arthur ? Il parle pas français. Maintenant, il

parle français parce qu'il apprend avec la 6000.

Et en plus, il prend des cours de salsa.

Arthur ? Ouais, il me l'a dit.

Et je sais pourquoi, mais je ne le dirai pas. Maman, si tu vas te coucher

maintenant, je me fâche. J'aime, tu aimes, il aime, nous aimons.

Nous aimons, on. We don't pronounce yes.

I don't know how to talk to her.

En français.

Elle pas regarde moi.

Je ĂŞtre, je suis. Je suis depressed.

Déprimé. Déprimé. Et ben voilà, ça avance.

J'ai fait un cauchemar. Oh lĂ  lĂ , voilĂ  qui me fait un cauchemar, celui-lĂ .

Allez, viens.

Qu'est-ce que je peux faire pour qu'elle te

remarque ? C

'est une bonne idée.

Bonsoir, Amos.

Dors bien.

Moi, je sais pourquoi t'as mis des pierres dans tes valises.

Ah bon ? Pourquoi ? C'est toutes les gens qui sont morts que tu transportes

avec toi. Comment tu sais ça, toi ?

Moi aussi, j'en étais mort. Tout le monde en a.

C'est qui, toi ? Toutes mes grand-mères.

T'en avais combien ? Quatre, parce que ma mère, elle a eu beaucoup de mari.

Et toi, c'est qui que t'as perdu ? Mon fils, il y a longtemps.

Ah.

Qu'est-ce qu'il a dit ? Il a dit que malgré qu'on l'ait pas invité ici ce

soir, il veut que je lui apprenne Ă  jouer du violon.

Who told you there was a party organized ? On n'a pas organisé de fête, I swear

we didn't organize any party. And if we had, you would have been invited, I

swear.

Je te dérange ? Non.

J'ai pas sommeil.

Qu'est-ce que t'as ? Je sais pas, je me sens pas bien.

Ah zut.

Elle s'en fout de nous, hein.

Complètement.

Un peu pour son Jack, lĂ .

T'as vu comment il le regarde ? J'ai vu.

Je sais pas ce qu'elle lui trouve.

Franchement, il a rien, quoi.

Ah si, quand mĂŞme, il a quelque chose.

Quoi ? Il est jeune et beau.

Et alors ? C'est déjà pas mal. Qu'est-ce qu'il a fait pour être jeune et beau ?

Rien. Il a aucun mérite.

Aucun ? Je vous dérange ? Non.

Je me sens pas très bien.

Qu'est-ce que t'as ?

Je sais pas, y'a des jeunes qui font la bamboula, ils se baladent dans les

couloirs, j'arrive pas Ă  dormir.

Franchement, je comprends toujours pas ce qu'elle lui trouve, Marie, elle se

dit, Ă  part qu'il est jeune et beau, il a vraiment rien, quoi.

Absolument rien.

Mais il est jeune et beau.

Mais il a rien.

Mais il est jeune et beau.

Mais il a rien, hein. Tu te fous de ma gueule, c'est ça ? Moi, jamais.

La parole,

ils ont décidé de la démolir cette maison ou quoi ? Il est vexé ? Pourtant

il est jeune et beau.

c'est vrai

C'est comme ça.

Ok.

Et tu vas mettre ta main ici.

Non, non, non.

C'est comme ça.

T'essayes de jouer.

C'est comme ça.

Tu es toujours lĂ .

Amos, tu veux prendre un coca dans le frigo ? Non merci, on est contre la

mondialisation, ma sœur et moi.

Quoi ? Ma sœur, elle est à attaque, elle veut pas que je boive du coca. Ah bon ?

Et pourquoi ? Si tout le monde arrête de boire du coca, ça fera chier les

Américains qui veulent pas réduire l'effet de serre. Amos, je te signale qu

'il y a quand même trois Américains à cette table.

Non, je trouve ça très intéressant ce qu'il dit.

Ça vous intéresse la politique, Pierre ? Oui, beaucoup.

Moi, je vis pour la politique.

Elle vit pour la politique, elle.

C'est quoi déjà un TAC ? C'est le mouvement pour la taxe taubine contre la

mondialisation capitaliste. C'est quoi la taxe taubine ? C'est une taxe pour

les pauvres. On taxe les pauvres ? Non, on taxe les riches.

Je prendrais bien un peu de salade. Il y a José Bové dans un TAC. Il les a bien

niqués le G7 à Seattle, José Bové. Julie, vous voulez pas porter la salade

s'il vous plaît ?

J'ai été à Seattle, j'ai été dans des démonstrations.

Arthur, si j'étais toi, je n'aurais pas été si fier d'avoir été à Seattle.

Je suis tellement fatigué de te dire ce que je devrais ou ne devrais pas être

fier de, père.

Qui veut de la salade ? Moi.

Mais maman, tu nous gonfles avec ta salade. On ne parle pas de salade, lĂ .

Marie. Non, mais c'est vrai, dès qu'on parle de choses intéressantes, on se

fait couper la parole.

Arthur, ne me parle pas dans ce ton de voix. Je ferai ce que je veux.

C'est chaud, ouf.

Ils sont fous, ces Américains !

Je vous remercie beaucoup pour ces petites vacances, c'était trop sympa ! C

'était vraiment génial.

Oui, ça nous a fait du bien à tous.

Finalement, ils étaient gentils, ces Américains ! Je te dis pas comment ça va

ĂŞtre mortel sans vous.

On se reverra, Julie.

Bien sûr qu'on se reverra. On ira encore au cinéma et on boit danser la salsa.

Quelle salsa ? Quelle salsa ? Vous avez été au cinéma, vous ? On me dit jamais

rien, moi.

Vous voulez dire au musée.

On ira encore au musée.

Vous les avez emmenés au cinéma, Julie ? Comment ?

Vous m'avez très bien entendu, Julie.

Euh, oui, je vous ai très bien entendu. Non, non, non, je sais pas, non, non,

non.

Montez, Julie.

Euh, oui, oui.

Et la salsa, alors ? C'était quoi, la salsa ? Un, deux, trois, cinq, six,

sept. Un, deux, trois, cinq, six, sept.

Au revoir, Jacques.

Tu donnes des nouvelles, hein ? Elle est revenue, ta mère, tu crois ? Je sais

pas, mais c'est pas grave, on se débrousera.

Si t'as un problème, t'appelles. Merci beaucoup, Pierre.

Si ça va pas, tu viens chez nous avec Amos, on lancera tous la salsa.

Youhou ! Non, mais ça va, Michel, n'en rajoute pas.

Et on ira tous au cinéma ? Youhou ! Bon, ça va, Jacques, n'en rajoute pas.

OK, between three laps, loser gets a punch.

Like this ? No, like this. Ready ? One, two, three. Oh, yeah ! Come on !

Je crois que je ne connais rien de plus pathétique. De quoi ? Ça, cette

compétition permanente. Si tu savais comme j'en ai marre.

Regarde, ma petite mère.

Je déteste mon frère. Tu es un chouin ami.

J'écorce les haricots.

Écoche ? Tu écorces les haricots ? J'écorce les haricots. Je trouve Sylvia

nice. Gentille ? Gentille. Je veux tuer mon père.

On ne veut quand mĂŞme pas tuer, quand mĂŞme.

I'm joking.

Je, un petit peu, veux tuer mon père.

Je suis dans l'amour avec Marie.

Non, non, je suis amoureux de Marie.

Je suis amoureux de Marie.

Mais non, elle s'en fout pas.

Je suis crucifié.

Ah non, on dit pas crucifié, plutôt déchiqueté.

Je suis déchiqueté.

Pourquoi t'es déchiqueté ? Parce que I'm madly in love with you.

Elle est excellente.

C'est mon amie.

Elle s'en foutre complètement.

Oui.

Mesdames, messieurs, bonjour.

Bienvenue Ă  la veine-grotte de Marsal.

Nous allons commencer la visite par la descente de la veine, 59 mètres à la

verticale. Alors en passage, je vous invite Ă  prendre une lampe de poche ici.

Je vous rappelle que la visite est déconseillée aux personnes cardiaques et

claustrophobes.

Une petite paillette pour refléter un peu.

Monsieur Dapte, vous ĂŞtes toujours dans la partie d'attention.

Faites de l'attention, il est volant.

Mesdames, messieurs, nous arrivons à la fin de la visite. Pour la remontée, vous

prendrez cet escalier que nous avons placé dans une cheminée naturelle.

Pour les personnes cardiaques, je leur conseille de remonter tranquillement.

Nous sommes en vacances.

Comme le veut la tradition, n'oubliez pas le guide. Merci.

Ça

va

ĂŞtre dur.

Vous allez y arriver, je dis.

Sous-titrage Société Radio

-Canada

Salut, père.

Un état de coeur ? Pas vraiment.

Pas vraiment.

Tu veux dire que j'ai presque mort ? Tu es bien maintenant.

Tu avais l'honneur d'avoir un médecin là-bas. Je suis venu comme un fou pour

avoir de l'aide.

Jack ! C'est Arthur qui est venu. Arthur ? Tu devais avoir peur Ă  la mort.

Je l'étais.

Tu devrais mettre les gros sacs dans le tronc d'abord. Oui, papa.

Tu devrais les mettre aujourd'hui.

Non, merci, je suis bien. Dis-donc, il n'y a plus la sculpture dans le jardin.

Quelle sculpture ? Tu sais, devant la chambre de Julie, elle a disparu.

Ah.

Est-ce qu'elle va dire le jour immobilier ? Pourquoi pas ?

Nous

devons parler.

Oui, mais quand ?

Ben Julie, ils sont vides vos bagages.

Oui, oui, j'ai fait un tri.

C'est plus un tri, ça, c'est une élimination massive.

Oui, oui, c'est Amos qui m'a aidée.

Allez, allons-y.

Arthur, allons-y. Bonjour.

Oh merde, j'ai oublié mon verre.

Je reviendrai.

Juste un instant.

Mais qu'est-ce qu'elle a ? Qu'est-ce qu'elle veut ? C'est son Jack pourri,

lĂ , qui lui manque.

Ou sa mère.

Tu crois qu'elle veut partir là-bas ? Non, elle n'en a jamais parlé.

Ou alors elle veut partir habiter dans un studio.

Qu'est-ce qu'elle ferait toute seule dans un studio ? Elle le ferait comme

tout le monde, elle quitterait ses parents.

D'accord, Ă  quelle heure ? 10 heures.

Oh, ça va, ça va.

Tu veux des toasts ? Ouais, merci, laisse, je les fais.

Non, non, c'est moi, c'est moi.

Il va peut-ĂŞtre pleuvoir aujourd'hui.

Ah oui ?

On

va peut-ĂŞtre acheter du beurre ?

Bah vas-y, de ce qui se passe, ça suffit maintenant ! Ça fait deux mois que tu

fais la gueule, ça va à quoi ? Moi ? Oui, toi, toi ! On n'en peut plus, nous,

qu'est-ce qu'on t'a fait ? Mais rien, je fais pas la gueule ! Tu fais pas la

gueule, tu fais porte de prison ! C'en est au point oĂą on se dit qu'il vaudrait

mieux que tu quittes la maison, parce que lĂ ... Moi je veux bien la quitter la

maison, je peux habiter lĂ -haut dans la chambre de bonne si vous voulez.

Attends, Jackie disait ça comme ça, faut pas prendre ça au sérieux. Mais si, je

prends ça très au sérieux, je peux m'installer demain même ! Ça se trouve,

ce sera beaucoup plus sain pour tout le monde, hein !

Je vais s'en chercher quelques trucs de cuisine.

D'accord, on ne laisse plus que du casserole. D'accord.

Amène la table si tu veux.

C'est malin, c'est ça que tu voulais.

Quoi ? Non mais tu vois ce qu'elle va vivre ici.

Qu'est-ce qu'elle va vivre ici ? Dans l'état de dépression où elle est, tu

crois que c'était le moment de la virer de la maison.

Mais je ne vais pas virer de la maison. Tu l'as virée en bonne et due forme.

Mais pas du tout, c'est elle qui a proposé de partir. C'est toi qui lui a

proposé de partir.

Alors dis-lui d'arrĂŞter ses bĂŞtises, il me fatigue.

Bon, Michel, arrĂŞte tes bĂŞtises, il me fatigue. Non, je n'arrĂŞterai pas, moi je

ne m'en fous pas de cette gosse. Parce que nous on s'en fout. Oui,

quand elle laisse partir. C'est toi qui es en dépression parce qu'elle part. Moi

en dépression ? Moi qui rêve de vivre selon mes horaires à moi depuis des

années. Et ben voilà, tu l'as ton rêve. Papa ? Oui ? Tu peux prendre la

bouillère électrique ? Oui, oui.

Oh Michel, mon tout douce, que c'est bon de te revoir. Ça fait 20 minutes que je

t'attends. Oh, mais il était pas cher mon cher et juste parce que c'est Zouzou

qui t'a fait du portant.

Écoute Zouzou, on va arrêter de se parler comme si on avait 5 ans. Moi j'en

ai 45, toi 38, ça commence à bien faire les Zouzouapis.

Mais quoi ? Les Zouzouzois vrillent. Tu veux que je te dise la vraie vérité

vraie ? Je m'embĂŞte avec toi, je me meurs d'ennui, je m'endors sur place. Tu

me gonfles, tu m'agaces, tu m'énerves, tu me complaires. J'en ai plein d

'autres, ta tĂŞte de courge, de ta voix de fillette et de tes enthousiasmes Ă  la

gomme. Voilà, je t'ai tout dit. Et moi, tu veux que je te dise la vraie vérité

vraie ? Tu devrais te mettre au Viagra. Ça changerait ta vie et celle de tes

petites amies aussi.

Ciao !

Ça va,

toi

? Ouais.

Ma mère, elle a encore un nouveau mec.

Ah, il est sympa ? Un jour dans la télé au chômage, scotché dans la télé du

matin au soir.

En fait, le problème, c'est que je peux plus bosser à la maison, il y a trop de

bruit. Et elle dit rien, ta mère ? Tu sais comment elle est, elle est pas là,

elle bosse. Et Amos ? Lui, je te raconte mĂŞme pas.

Il rentre de plus en plus tard, il fout rien en classe, il mange n'importe quoi,

il dort dans le salon.

C'est du délire total.

Ah bon, mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Je sais pas, rien.

Laisse tomber.

Et toi ? Moi, rien, j'ai le cafard.

Ah bon, pourquoi ? Je sais pas.

Il a bien, Pierre.

T'es toujours Ă  Grenly ? Bonjour, madame. Bonjour, vous allez bien

? Oui.

Je voudrais un renseignement pour un ami, Jacques, vous voyez qui c'est. Oui,

oui. VoilĂ .

Il voudrait savoir comment ça marche le Viagra et tout ça.

Alors, le Viagra, d'abord, il a quel âge ? Ah bon, il faut savoir son âge ? Oui,

parce que c'est pas le même dosage suivant l'âge, vous comprenez ?

Ah, d'accord.

Je pense qu'il a dans les 45 ans. Il est pas un peu plus âgé ? Il a bien dans les

55 ans, non ? Oui, oui, dans les 55.

Alors, est-ce qu'il a des antécédents cardiaques ? Ah bon, pourquoi ? Alors,

il faut savoir que le Viagra a des effets secondaires. Ah oui ? Et quels

effets secondaires ? Alors, les effets secondaires du Viagra sont les suivants.

Alors...

Qu'est

-ce

que tu fais ? Rien, rien.

Tu viens ? J'arrive, oui.

Pierre, il faut qu'on se parle sérieusement.

Pierre ? Ma fille va pas très bien, je manque d'avoir une

seconde. Ah bon, alors finalement c'est ta fille ? Écoute, c'est un peu

compliqué pour que je lui explique ça maintenant.

Excuse-moi Pierre, j'estime que j'ai le droit de connaître ta situation

familiale avant de m'engager avec toi.

Dis-moi, est-ce qu'un seul jour dans ta vie tu t'es demandé ce que ressentaient

les êtres humains qui vivaient à côté de toi sur cette planète ? Pardon ? Tu me

parles de s'engager, mais moi je veux pas m'engager avec toi.

Moi, je veux te sauter une fois ou deux, c'est tout, point barre, ça va pas plus

loin et ça n'ira jamais plus loin. J'ai pas envie de vivre avec un cul de

bénitier qui me casse la tête avec sa morale.

J'ai pas envie de ta sœur, de son mari caporal, de leurs 18 enfants

insupportables. J'ai envie qu'on me fiche la paix, moi. Et ma façon de

vivre, s'il te plaît pas, va voir ailleurs.

Quant Ă  ma fille, qui est pas ma fille, mais que j'aime comme ma fille, figure

-toi que c'est ce que j'ai de plus précieux dans la vie. Alors tu vas pas

me gâcher ça avec tes questions de bonne sœur. D'ailleurs, telle que tu me vois,

je monte la voir, lĂ , maintenant.

Et ta tête de nœud qui se croit irrésistible, je l'ai assez vue.

Alors dégage ! La porte, c'est par là.

Sans problème, je dégage.

Si jamais tu changeais d'avis, n'appelle pas, tu tomberais sur un os.

Là où je me suis gourée, c'est qu'il ne faut pas s'approcher des gens à la

retraite.

J'ai peut-être une tête de nœud, mais moi, je peux encore en faire des projets

de vie avec quelqu'un.

Ciao.

Je te fais des pâteaux pistou.

Ah, merci, j'adore.

Tiens, serre-toi.

T'as du boulot ? Rien. Tu sais, les vieilles comme moi, plus personne n'en

veut. Je peux prêter un peu d'argent, si tu veux. Mais non, je me débrouille très

bien. Je te dois bien ça, tu m'as pris chez toi pendant trois mois. Et toi, ça

va ? Tu t'en sors ? La fac, ça marche bien.

Je fais des petits boulots, j'ai trouvé une chambre, ça va.

Tu devrais tout de même appeler ton père, il doit se faire un centencre.

Non. Et Marie ? T'as des nouvelles de Marie ?

Non.

Je la vois souvent, mais je me cache.

J'ai peur.

De quoi ? Je l'aime trop, c'est bĂŞte.

J'ai peur qu'elle s'en fiche de moi.

Mais comment tu veux savoir ce qu'elle pense si tu lui parles pas ? Je t'ai

fait des pâtes, c'est tout ce que j'ai. C'est super.

Alors ça va, ton amoureuse ? J'ai lourdé, c'est fini.

Ah bon ? Quand ? Hier soir.

Pourquoi ? C'est pas de mon âge, la jeunette.

Mais qu'est-ce que tu racontes ? T'es vachement jeune.

Oui, bien sûr.

Et toi, les amours ? Moi, rien. Pas d'amour.

Qu'est-ce qu'il y a à mon cœur ? Tu pleures ? C'est rien.

Ben, va pas pleurer, mon trésor.

Dis-moi ce qui va pas.

C'est un chagrin d'amour ? Oui.

C'est ton Jack, lĂ  ? Non, je m'en fous de Jack.

Ah bon ? Alors, c'est qui ? C'est Arthur.

Bonjour, madame.

Bonjour, monsieur. Vous allez bien ? Très bien, merci.

On part au Seychelles demain. On voudrait une crème solaire ultra, ultra

protectrice. Indice 12, écran total et tout le bazar.

Alors, les crèmes solaires. Vous avez cette marque.

Ou alors celle-là, un peu plus chère, je vous la conseille pas.

Et puis vous avez ça, que j'ai pour moi quand je vais au Maroc. Une obiole

excellente. Je vous laisse regarder.

Oui ? Pendant ce temps, je vais vous chercher votre commande de Viagra.

Mais il faudra m'apporter l'ordonnance si possible avant votre départ.

Quel Viagra ? Quelle ordonnance ? Tu marches au Viagra, toi ? Michel

? T'es là, Michel ? Oui, qu'est-ce qu'il y a ? C'est toi le con qui a passé une

commande de Viagra pour moi chez la pharmacienne ? Moi ?

Alors, si t'as besoin de viagra, mon p'tit loup, tu te le commandes Ă  ton

nom. Parce que moi, c'est pas mon problème, le viagra. Ok ? Tu prends du

viagra, toi ? À qui tu demandes ça ? Bah, je sais pas, à toi. C'est Michel

qui prend du viagra. Tu prends du viagra, Michel ? Mais pas du tout, pas

du tout, pas du tout. Je prends pas de viagra du tout, moi.

Mais tu t'es oĂą pendant tout ce temps ? Ici, Ă  Paris.

Depuis le départ de papa et Jack.

J'ai été voir Julie.

Elle m'a logé chez elle le temps que je m'organise.

Voilà. Ça fait un an que t'es là et tu m'as jamais fait signe. J'avais beaucoup

de choses Ă  faire.

Continuer mes études, gagner ma vie, apprendre le français.

Tu veux que je te dise une chose, Arthur ? T'es vraiment un connard d'Américain.

Pas ça alors, Ramos.

Bonjour Julie, ça va ? C'est gentil de me rendre visite.

Allez, entre.

Alors Padmé, je me suis barrée de chez moi depuis deux jours.

Bonjour Pierre, Ludovica n'est pas lĂ  par hasard.

Je ne sais pas, elle est peut-ĂŞtre avec Marie dans sa chambre.

Mais qu'est-ce que vous faites lĂ  ?

Amos, qu'est-ce que tu fous là ? Il a fugué depuis deux jours, faut faire

quelque chose. T'as fugué depuis deux jours ? Toi aussi t'as fugué depuis

trois jours, alors t'as rien Ă  dire, hein ? Moi j'en ai marre Ă  la maison, y

'a personne.

Y'a que le nouveau mec de maman qui regarde la télé et qui m'engueule. Faut

trouver une solution pour ce gosse, il lui faut un environnement convenable.

Bah vous avez qu'Ă  venir vous installer tous les deux dans ma chambre en bas.

Attendez, attendez, c'est pas si simple.

Ils ont une mère ces enfants, et moi je vis pas tout seul dans cette maison.

Alors là je vous préviens, il est pas question, mais pas question, une

seconde, que qui que ce soit vienne s'installer ici.

Ça fait 18 ans qu'on boupponne. Maintenant qu'on est enfin tranquille,

on va pas se faire envahir. Juste quelques jours.

Remarque, il y a 18 ans aussi, c'était juste pour quelques jours. Non et non. C

'est non, c'est tout.

Tu ne verras pas que tu pars au Seychelles. Je ne pars plus au

Seychelles. Ah bon, pourquoi ? Parce que Lydia m'a quitté.

Ah oui, pourquoi ? Parce qu'elle a eu peur que je lui claque dans les bras

pendant une extase au Viagra.

Sans blague, tu prends du Viagra ? Sans blague ! Elle a vraiment pas d'humour,

cette meuf. Moi non plus ! Oui, mais ça, je le savais.

Oh Dieu, mon, je dégorge.

Michel, reviens-le ou il dégorge ? Vous comprenez, je ne sais plus quoi faire.

Moi, avec Amos et Ludovica, je n'en sors pas. Dans ma boîte, si vous voulez

rester cadre, on vous demande de bosser 24 heures sur 24.

Derrière moi, il y a 10 personnes qui sont prêtes à me démolir à la moindre

défaillance. Moi, je m'accroche, je m'accroche. Qu'est-ce que je deviens si

je suis licenciée ? Je sais bien que les gosses ont besoin de moi, mais si je ne

gagne plus de salaire, comment on fait ? Et le père, il n'aide pas ? Vous rigolez

ou quoi ? Ça fait 13 ans qu'on ne l'a plus revu, le père. Et le type avec qui

vous vivez, lĂ  ? Il faut que je le vire, c'est un pique-assiette C'est dur quand

mĂŞme. J'en ai assez, je ne peux pas vous dire. Je vis dans un stress, mais

permanent. Une demande d'ĂŞtre superwoman 7 jours sur 7, mais j'ai que deux bras,

moi. Vous devriez vraiment le virer, votre gars, là. Ça, oui.

Si je pouvais trouver un type gentil, un bosseur comme moi, qui aime mes gosses.

Ça, il faut dire qu'ils sont drôlement mignons, vos gosses.

Ah oui, vous trouvez ?

Je m'en sors pas, surtout avec Amos, il lui faudrait un père, mais les mecs, ils

sont tous tellement nuls de nos jours.

Ils sont pas tous nuls, quand mĂŞme.

Si, si, toutes mes copines, elles ont le même problème. Avant, ils étaient

machos, mais maintenant, ils sont paumés. Je sais pas ce qu'est le pire.

Bonjour, Marie.

Bonjour, Arthur.

Bonjour, Ludovica.

Je peux te voir un moment ? Pourquoi tu m'as pas appelé pendant un an ? Parce

que je pensais que tu t'en foutais de moi.

Je pense toujours ça. Tu devrais pas trop penser, Arthur.

Pourquoi ? Parce que tu penses mal.

On y va !

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.