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Original subtitles

- On va gagner. - RĂŞve pas.

- Pourquoi je fais ça ? - Devoir paternel.

J'avais oublié.

Allez, Ă  fond !

Attendez-moi.

Ă€ toi, Denise.

Épatant.

T'as une chouette famille.

T'es verni.

C'est pas faux.

Rapprochez-vous.

Maman, il voulait venir jouer.

Excusez-moi un instant.

Brian, non.

Pauvre Starbuck, il adore la fĂŞte de quartier.

Il est trop foufou. Avec papa, on avait dit non.

Non, papa était d'accord.

Starbuck,

écoute-moi.

Tu peux rester si tu es sage.

Ne mords pas, ne creuse pas, ne chaparde pas.

Il a compris.

Lancer de bombes Ă  eau

Tu fais quoi, après le lycée ?

Ma mère va m'obtenir un poste aux télécoms. Et toi ?

Si j'avais les moyens, j'irais Ă  Cornell.

LĂ  oĂą enseigne Carl Sagan.

C'est qui, Carl Sagan ?

Tu connais pas son Cosmos ?

Non, c'est de la science-fiction ?

Non, il est astronome.

Il voit les ĂŞtres humains

comme des papillons éphémères qui se croient éternels.

C'est déprimant, non ?

Je trouve pas.

Katie.

Je suis contente de te voir ! T'es en avance.

Tu me manquais.

Audrey, attention !

Attrape.

Bon chien.

J'ai presque fini.

Désolé, je pourrai pas faire les grillades.

- Pourquoi ? T'avais promis. - Je dois assurer des livraisons.

Tu devais arrêter les extras, une fois réembauché chez Chrysler.

Ça fait de l'argent en plus, où est le problème ?

On avait prévu cette journée en famille,

et tu nous plantes.

On avait prévu de laisser Starbuck, et tu dis à Brian de l'emmener.

Ça lui fait du bien d'être avec son chien.

Tu peux venir ?

Papa et maman s'engueulent encore.

Tu crois

qu'ils risquent de div…

Non.

Ils feraient jamais ça.

On va éviter le sujet longtemps ?

- On pourrait profiter du week-end ? - Ça marche pas.

Les enfants le sentent, Brian déconne.

- C'est un ado de 13 ans. - ArrĂŞte.

- Quoi ? - De faire l'autruche.

Belle journée, non ?

En effet.

Je dois y aller.

Ă€ ce soir.

Lance Parrish a frappé deux coups sûrs,

mais les Tigers ont perdu face aux Rangers.

Dans d'autres sphères,

la NASA surveille encore d'étranges ondes de choc spatiales,

après une vague jamais vue d'éruptions solaires.

Cette activité…

Vous avez parlé de votre livre à votre mari ?

Non.

Ça ne lui plairait pas.

Quel dommage !

J'adore votre texte, jusqu'ici.

Merci.

J'ai du mal à décrire combien ça m'a surprise.

Je n'aurais jamais imaginé un récit d'une telle intensité.

Vous savez, je ne parle pas de moi, c'est une fiction.

J'aime beaucoup certains petits détails.

Comme le fait qu'elle garde sa valise jaune sous la main,

prête à partir pour New York dès qu'elle en aura le courage.

Et la scène

oĂą elle serre la valise dans ses bras en pleurant,

tandis qu'elle regarde ses enfants jouer dehors,

est déchirante.

Et magnifiquement écrite.

Merci.

J'ai hâte de lire votre prochaine mouture.

Vous m'avez déjà consacré

un temps précieux.

Denise, j'ai publié mon mari quarante ans durant,

sans rien en retour.

Je suis ravie de conseiller quelqu'un qui m'écoute.

Merci mille fois, je vous suis très reconnaissante.

Vous auriez une minute ?

Bien sûr.

J'ai quelque chose Ă  vous montrer dans le jardin.

C'est curieux, n'est-ce pas ?

Ă€ votre avis, c'est quoi ?

Aucune idée.

Je peux emprunter un manuel de botanique pour voir.

Je me demande comment ça a pu pousser aussi vite.

Je suis certaine qu'il n'y avait rien avant-hier.

C'est sorti de terre en deux jours ?

Ou alors quelqu'un s'est amusé à le planter.

Je ne vois pas en quoi c'est drĂ´le.

Je vous l'arrache ?

Je veux bien.

Passe-moi la flasque. Une gorgée, pense aux autres.

T'as parlé à tes parents ?

Non.

Tu flippes pas un peu ?

Un peu, si.

Si ça se trouve, ils le sauront pas.

Bien sûr que si.

Le grand frère de Tucker va te tomber dessus.

Tu lui as pété le bras, Brian, il va pas oublier.

- C'était un accident. - Mon cul !

T'as lancé un bâton dans sa roue, t'imaginais quoi ?

Qu'il décollerait comme Superman.

- Ça a marché. - Un beau vol plané.

T'as du bol qu'il ait survécu.

Dès que son frère te verra, il va te tuer.

Littéralement te tuer.

- J'ai mon arc. - Ça va te servir à quoi ?

À lui planter une flèche.

Regardez.

C'est la nouvelle.

Baissez-vous.

Elle est jolie.

Il paraît qu'elle va dans le privé.

Elle fait pas riche.

Pas besoin d'être riche pour ça,

il suffit d'ĂŞtre catho, je crois.

Je songe Ă  me convertir.

Ta gueule, Fergus, t'es con.

Denise !

Mel, ça va ?

Votre chien est revenu dans mon jardin.

Navrée.

Vous êtes navrée, super.

Ses aboiements m'ont réveillé, j'ai pas dormi de la nuit.

Brian a vu des ratons laveurs,

Starbuck doit les chasser.

Je m'en fiche pas mal.

Il a fait un trou sous ma clôture et chié dans mon jardin,

j'en ai ma claque.

Je veillerai Ă  le tenir en laisse, le temps qu'on rebouche le trou.

Très bien.

Mais je vous préviens,

si ce chien revient dans mon jardin,

je lui tire dessus.

Écoutez, Mel.

Mon mari est trop gentil pour vous dire ça,

mais pointez une arme sur mon chien et je crame votre baraque.

Ă€ demain.

Salut.

Brian, tu me files un coup de main ?

Oui, papa.

Tout va bien ?

J'ai eu de bons pourboires.

J'ai de la pizza pour le dîner.

Cool, j'ai la dalle.

Il y a de quoi manger.

Pourquoi faut enlever ça ? Ce serait plus simple de le laisser.

Ça fait honte à ta mère.

Tu vas arrĂŞter la cigarette, OK ?

Je fume pas.

- Me mens pas. - Je te jure.

L'odeur te trahit.

Pardon, papa.

- À quoi tu joues ? - À rien.

Tu veux impressionner quelqu'un ?

Ton papi y a laissé ses cordes vocales.

T'as envie d'avoir un cancer ?

Mettons cette saleté dans le garage, que ta mère la voie pas.

C'était quoi ?

Va savoir.

Mel devient embêtant. Il a menacé le chien, aujourd'hui.

Qu'il touche pas Starbuck.

Personne lui fera de mal.

Starbuck, voilĂ  la tĂŞte de Mel. Tu mords ?

Pas sa tĂŞte, ses boules.

Oui, Starbuck.

Les testicules de Mel !

- Tu veux ? - Chope ses boules !

Il mâchouille, faudra qu'il fasse pareil !

Qu'il ferme la bouche en mangeant, c'est dégueu.

Parle pas la bouche pleine, Brian !

Maman, il a toujours été crade. Et le coup du caca dans le bain ?

C'était un petit caca.

Non, pas du tout.

Je confirme, c'était énorme.

Et alors ? J'avais même pas quatre ans…

L'interview de Playboy Amber la playmate

Mon pauvre, t'es trempé.

Bon chien.

T'as vu quoi ?

Qui a vu la lumière bizarre

dans le jardin, hier soir ?

Quelle lumière ?

Je sais pas d'où ça venait,

mais Starbuck aboyait partout.

C'est bien le moment.

Ça ressemblait à quoi ?

La lumière entrait par la fenêtre,

très forte, irrégulière,

et là, le vent s'est levé d'un coup,

puis ça s'est arrêté.

C'était peut-être un hélico.

Ou un ovni.

Des extraterrestres.

ArrĂŞte, papa.

Il a aboyé longtemps ?

Assez pour me réveiller.

- Mel, quoi de neuf ? - Rien de bon.

Vos gosses se sont encore illustrés.

- Quoi ? - Ils ont rien fait.

Venez voir. J'en ai pour la journée.

Mel, c'est quoi, cette histoire ?

Venez voir ça, Greg.

D'accord.

Merde, alors.

C'est le cas de le dire.

Une centaine de kilos de fumier.

Ce serait mes enfants ?

Soit eux,

soit votre femme.

Allons, Mel, sérieusement ?

J'en étais sûr, c'est eux !

ArrĂŞtez de rire.

Ça les amuse

parce que c'est…

Croyez-moi, on y est pour rien.

S'il vous plaît.

Si c'est pas eux, c'est qui ?

Les autres voisins sont adorables.

Aucune idée.

Mais si je peux aider à nettoyer, n'hésitez pas.

Brian participera.

Quoi ?

- Merci, Greg. - Allez.

C'est gentil.

Quel plaisir !

Plaisir partagé, Mme Valcourt.

J'ai besoin de votre aide.

Bien sûr, à quel sujet ?

Mme Huddleston

a trouvé ça dans son jardin et on se demande ce que c'est.

Dans ces livres, rien ne correspond.

Vous auriez une idée ?

C'est marrant, ça ressemble aux Pleuromeia.

C'est quoi ?

Impossible, pourtant.

Cette espèce est éteinte depuis 200 millions d'années.

200 millions d'années ?

Ça va plaire à Mme Huddleston.

Désolée, mais je sèche.

J'adore ton vélo.

Merci. Le guidon est classe, je l'ai customisé.

Le mien est tout noir, je veux le changer.

Celui-ci est rouge.

- Et bleu. - Tu me le conseilles ?

Il devrait te plaire.

Brian, c'est Kaden Tucker.

- Les boules. - On se tire !

Brian Platt, viens là, je vais te défoncer !

T'es mort !

On se le fait !

- Chopez-le ! - Vite !

T'es oĂą, Brian ?

Pas la peine de te cacher.

Amène-toi, Brian !

Montre-toi, morveux.

T'as pété le bras de mon frère,

tu perds rien pour attendre !

On va t'attraper !

Allez, sors de ta cachette !

T'es cuit, Platt.

Ă€ gauche, on va le trouver.

À côté de sa main.

Buvons-la.

Ouais, soûlons-nous.

On se soûle pas avec une bière.

Maman, papa ?

Encore une coupure de courant.

C'était quoi, ce bruit ? J'ai les tympans éclatés.

Denise ? Les enfants ?

La foudre a pu toucher un transfo, je sais pas.

L'horloge s'est arrêtée juste après 23h.

- Vous allez bien ? - Oui.

- Vous avez vu cet éclair ? - Ouais, un gros flash.

Tout le ciel s'est illuminé.

- OĂą est maman ? - Je sais pas.

- Denise, t'es en bas ? - Oui !

Me voilĂ .

- Tout le monde va bien ? - Ça va, juste un peu secoués.

Tu faisais quoi en bas ?

La lessive, je lavais tes slips sales.

Très drôle.

J'ai mal aux oreilles comme dans l'avion.

Moi aussi.

C'est pas normal.

Pourquoi la pression varierait ?

Tout le quartier est dans le noir.

Plus de téléphone.

- Merde. - Sois polie, Audrey.

Maman, j'ai faim. Je peux prendre un truc ?

Oui, mais dans le placard.

On n'ouvre pas le frigo, je veux pas devoir tout jeter.

Vous avez remarqué ?

La pluie s'est arrêtée.

Le tonnerre aussi.

Oui, c'est calme.

Essayons de dormir.

Au réveil, l'électricité devrait être rétablie.

- C'était quoi, ça ? - Silence.

Quelqu'un est blessé.

Brian, la torche.

- Attends, papa. - Quoi ?

- N'y va pas ! - Quelqu'un est en détresse.

Restez à l'intérieur.

Y a quelqu'un ?

Vérifie que c'est fermé derrière.

Va voir le chien.

Il se passe quoi ?

J'en sais rien. Restons Ă  l'abri jusqu'Ă  demain.

Des câbles ont pu tomber, qui sait.

Et les gens qui criaient, faut pas les aider ?

Je sais pas qui c'est, la police va venir.

C'est fermé, Starbuck dort.

Pourquoi on entend pas de sirènes ?

- Tu veux faire peur à ton frère ? - Non, pas du tout…

Prenez des oreillers et des couvertures.

On va dormir dans le salon.

- Bonne idée. - Tous ensemble.

Prenez vos affaires.

Une soirée pyjama, quoi.

- Je prends Ă  manger. - Moi, des couvertures.

Toujours pas de jus ?

Non.

C'est nul.

Je voulais regarder MTV.

Ça va pas tarder.

Il fait super chaud.

J'ouvre les fenĂŞtres.

Greg.

Starbuck s'est encore enfui.

Il a dû défaire sa laisse et creuser sous la clôture.

- Je vais le chercher ? - Non, pas tout de suite.

Des câbles électriques sont peut-être au sol.

Je suis pas débile, je vais pas y toucher.

On boit le lait avant qu'il tourne ?

- Céréales pour tout le monde ? - Oui.

Tu restes, aujourd'hui ?

Non, je vais commencer plus tard.

Avec la coupure, ils comprendront.

Je vais chercher Starbuck.

Et contrôler les dégâts de l'orage.

Mel lui a rien fait, j'espère.

Il doit ĂŞtre chez les MacAllister Ă  fricoter avec leur teckel.

C'est crade, papa.

Je t'accompagne.

Pour voir si Mme Huddleston va bien.

Faisons comme ça.

Attendez-nous à l'intérieur.

Kaden Tucker est passé, hier.

Il te cherchait.

Je suis pas lĂ .

L'eau est coupée.

Sûrement la canalisation, vu la force de l'orage.

La liste continue ?

Non, on a fait le tour.

Cool.

Ferme bien à clé.

D'accord, maman.

Il fait chaud.

Starbuck ?

Tu entends ?

Ça explique qu'on n'ait plus d'eau.

Non, je crois pas.

C'est pas une canalisation.

Cette eau est bouillante.

Je passe par les jardins pour voir si l'autre rue a du jus.

Je suis sûr que Starbuck est chez les MacAllister.

On se retrouve Ă  la maison.

Premiers sur la Lune

Mme Huddleston ?

Vous ĂŞtes lĂ  ?

Mme Huddleston ?

C'est quoi, ce délire ?

Brian ?

Brian, ramène-toi, vite !

Starbuck ?

Mme Huddleston ?

Mon Dieu, Mme Huddleston !

Brian, magne-toi !

Pourquoi tu hurles ?

J'ai vu un truc. Énorme.

- C'était quoi ? - Il venait vers nous.

- C'était un animal ? - J'en sais rien !

Un éléphant échappé du zoo ?

C'était pas un éléphant !

T'es sûre de toi ?

- Arrête, j'ai pas rêvé ! - Tu me fous les jetons.

Viens, on bouge.

On se tire !

Il nous rattrape !

Vite, Denise !

C'est quoi ?

Rentrez chez vous !

- Rentrez ! - C'était un coup de feu ?

Audrey, ouvre la porte !

Brian !

Audrey, dépêche !

Maman, regarde !

Punaise !

Brian, Audrey, ouvrez !

Mon Dieu, c'est quoi ?

Vite !

Grouillez-vous !

Brian !

C'est quoi ?

C'est quoi ?

Maman !

Papa ?

Je crois qu'ils sont partis.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je sais pas.

C'était quoi, à la porte ?

Il faut partir.

Prenons la voiture, allons chez mes parents.

On va mourir ?

Personne ne va mourir, ça va aller.

Rassemblez des affaires, on dégage.

Prenez quelques trucs.

Audrey, Brian,

baissez-vous, ne regardez pas dehors.

On va pas chercher Starbuck ?

Il craint rien.

C'est trop risqué, on le retrouvera au retour.

Merde.

Pourquoi on s'arrĂŞte ?

On va prendre Gladwin Street.

Y a bien une sortie.

C'est de la folie.

On est oĂą, bon sang ?

T'inquiète pas.

Maman ?

Papa ?

Qu'est-ce qu'on va devenir ?

Vas-y.

Tu sens le whisky.

Tu as bu ?

Possible.

Une petite gorgée.

Pour me calmer.

Tu le sens ?

Tu pourrais éviter de boire. Surtout maintenant.

- J'ai besoin de toi. - C'est dur à gérer.

Greg, ça date d'avant, sois honnête avec moi.

J'ai été licencié récemment.

J'essaie de me débrouiller, je fais des petits boulots.

Fallait m'en parler.

OĂą est l'autre marteau ?

Tu nous laisses un instant ?

Je voulais pas t'inquiéter.

- C'est idiot. - Non.

Je suis aussi solide que toi,

sinon plus.

- T'as trouvé ce marteau ? - Non.

Dans le garage, avec un manche jaune.

Audrey, descends les provisions au sous-sol.

Tout ?

Oui, on va y dormir, c'est l'endroit le plus sûr.

Papa ?

On fait quoi, pour Starbuck ?

Mon bonhomme.

On peut rien faire pour l'instant.

Mais il est très intelligent,

il va s'en sortir.

Tu sais qu'il t'aime plus que tout.

Il saura rentrer, crois-moi.

Papa ?

Le sous-sol est inondé.

Et merde.

On va se rabattre sur l'étage.

- Fait chier. - Maman.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien.

Dis-moi.

J'avais un truc important.

- C'était quoi ? - Peu importe.

Tenons la porte fermée en espérant que l'eau ne monte pas.

- Je suis désolée. - Merci.

Après, on n'a plus de lait.

Autant le terminer.

On en reverra jamais.

Ne dis pas ça.

Les dinosaures en font peut-ĂŞtre.

Sois pas débile.

Je trouve pas une seule station.

Merci d'avoir essayé.

Maman ?

C'est la fin du monde ?

Non.

Pas du tout.

Alors c'est quoi ?

Je crois que notre quartier,

notre rue…

Tout s'est déplacé.

Je crois…

que notre maison

se trouve ailleurs, désormais.

OĂą ?

On est dans le passé.

Pas vrai ?

Comment c'est possible ?

J'en sais rien.

C'est les lumières.

Quoi ?

Les lumières qui ont fait aboyer Starbuck.

Elles nous ont aspirés.

C'est possible.

Sagan parle bien de trous de ver.

Des brèches par où les choses se déplacent dans le temps.

La plante chez Mme Huddleston ?

Ou la bouse chez Mel.

Les lumières les auraient déplacées du passé vers le présent.

Et nous, vers le passé.

Comment ?

Ces brèches seraient des prémices,

à peine perceptibles au début,

des échanges de micro-parcelles entre époques.

Et après les prémices,

le séisme est arrivé

et a emporté notre quartier.

Si c'est vrai,

ce serait un moyen de rentrer.

Donc on va attendre ici ?

Oui.

On va survivre.

Les lumières nous ramèneront,

voilĂ  le plan.

Comment tu peux le savoir ?

- On n'en sait rien. - J'en suis sûr.

Pourquoi ?

Je le sais.

Parce que…

Dieu va pas nous abandonner.

Greg !

Une messe par an, et tu sors ça…

Et ces gens qui se font dévorer par des animaux ?

Je crois papa.

Tant mieux.

Si ça te rassure, crois-le.

Moi, j'ai peur.

Je veux pas vous mentir.

Torosaurus : parmi les plus gros crânes des cératopsiens…

… extinction… fort effet de serre…

Tu voulais rassurer les enfants, mais on risque de mourir ici,

tu sais ?

- Je refuse d'y croire. - Bien sûr, mais…

on peut pas rester cloîtrés indéfiniment.

On doit trouver à manger, à boire…

On se fera dévorer si on sort, tu y es prête ?

On n'est pas tout seuls.

D'autres veulent survivre, les plus malins feront des stocks :

eau, nourriture, armes, munitions…

Attendons quelques jours, pour voir.

On peut…

C'est quoi ?

- Maman ? - Ça va aller.

- Il se passe quoi ? - C'est rien.

Baissez-vous, restez au sol.

- C'est flippant ! - Ça va ?

C'est ma maison !

C'est Mel !

Il est sur son toit, avec une arme.

Il vise les dinosaures ?

- C'est bien, ça va les chasser. - Ou les énerver.

Quel crétin !

Je vous vois !

Je vais vous renvoyer Ă  l'extinction !

Éloignez-vous !

Planquez-vous !

C'est ma maison, sales pourritures !

Au secours !

Greg ?

On va faire quoi ?

On peut pas vivre comme ça.

Il y a forcément une issue, il suffit qu'on reste ensemble.

T'en sais quoi ?

Rien, mais je le sens.

T'arrĂŞtes avec ton optimisme ?

On va pas s'en sortir.

Je fais quoi, alors ?

Admets la réalité,

on est coincés ici pour le restant de nos jours

et on doit avouer Ă  nos enfants

ce que ça veut dire.

Quoi que je fasse, j'ai tort.

Depuis le début de l'année, je nous porte à bout de bras,

et tu veux nous détruire.

Comment tu peux dire ça ?

Tu refuses de parler, d'affronter les choses, tu bois,

tu mens sur ton travail.

T'appelles ça nous porter ?

Tu mens aussi.

Sur quoi ?

Tes heures de machine à écrire.

J'ai lu ton livre, Denise !

Tu veux nous abandonner depuis longtemps,

les gosses et moi.

C'est pas vrai !

Non, c'est une fiction.

Pompée sur notre vie !

Tu comprends rien…

C'est trop pour toi ?

Tu craques ? Et moi, alors ?

Et les gamins ?

- T'as cessé de nous aimer quand ? - Tais-toi !

Tu m'écoutes jamais.

Starbuck ?

Tu penses qu'Ă  toi, Ă  ce que tu veux,

à ton bonheur…

Brian !

Starbuck !

Audrey ?

Ils sont allés où ?

J'en sais rien. Mais on va les retrouver.

Comment ils ont pu faire ça ?

Les enfants ?

C'est quoi ?

Je fais quoi ?

Avance, ils vont s'écarter.

- Ils bougent pas. - Bon Dieu.

J'essaie de les contourner ?

Klaxonne.

Pour rameuter tous les autres ?

Dans ce cas,

passe sur l'herbe.

Marche arrière !

Faut dégager.

Vas-y !

Il revient, attention !

Denise…

Mon Dieu, Greg, sors !

Ça t'amuse de cogner mon frère ?

De lui péter le bras ?

ArrĂŞte !

Tu vas le tuer !

Il t'a pété le bras.

Je voulais pas.

C'est bon, tant pis !

On s'en fout, maintenant. Je t'en supplie !

Je vais me le faire !

Arrête, ça suffit, laisse-le tranquille !

Laisse-le !

Pardon.

Punaise, je suis désolé.

Je déraille.

On va devenir quoi ?

Viens, on bouge.

Essayons de retrouver maman.

Viens, s'il te plaît !

Bordel.

Allez, suis-moi.

On y va.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

T'as la tête en purée.

Fiche-moi la paix.

Je veux pas en parler.

Pourquoi t'es parti ?

J'ai vu Starbuck.

Devant la maison, mais il est reparti.

Où ça ?

Je sais pas, je le retrouve pas.

Tu sais qu'il risque d'être…

Dis pas ça.

Lève-toi.

Au secours !

Fous-lui la paix !

Va-t'en !

Par ici !

Aidez-moi !

OĂą tu vas ?

Attends !

Reviens !

Laissez-moi tranquille.

On te veut pas de mal.

Tu vas bien ?

Non.

Tu es seule ?

Tes parents ?

Désolée.

Je suis désolée.

Comment tu t'appelles ?

Jeannette.

Moi, c'est Audrey.

C'est mon frère, Brian.

Salut.

Tu peux venir avec nous.

On se mettra Ă  l'abri.

Merci.

T'inquiète pas, on va les retrouver.

Sains et saufs.

Dépêche !

C'est quoi, ce truc ?

La lumière dont Brian nous a parlé.

C'est peut-ĂŞtre notre billet retour

vers notre époque.

Trouvons les petits et revenons en vitesse.

Passe Ă  travers, toi.

Comment ça ?

On te retrouve de l'autre côté.

C'est ensemble ou pas du tout.

Je veux te sauver.

Je refuse d'être séparée de toi et des enfants.

On est chez qui ?

Je sais pas, mais j'ai trouvé du mercurochrome et des pansements.

Jeannette ?

C'est comment, l'école privée ?

J'ai jamais connu le public, donc je vois pas la différence.

On prie pas, à notre école.

On peut prier oĂą on veut,

ça regarde personne.

C'est pas faux.

Audrey, tu crois en Dieu ?

Pas vraiment.

Moi, si.

Parfois, moi non plus.

Ça fait mal ?

Oui, un petit peu.

Pardon.

C'est pas grave.

Il va falloir qu'on rentre.

Les parents vont criser.

Chut.

Il y a des gens.

Maman !

Papa !

Mon chéri.

On vous aime tant !

Pardon, maman, excuse-moi.

Je suis tellement soulagée !

Venez.

- Papa ! - Fiston.

Je vous aime.

Maman, papa,

voici Jeannette.

Bonjour, Jeannette.

Elle est toute seule.

- Il faut l'aider. - On peut l'accueillir.

Évidemment.

- On s'occupera de toi. - Merci.

Bon sang.

Greg,

on doit passer par lĂ  pour rentrer.

Je sais.

Retournez nous attendre Ă  l'abri.

On sécurise les lieux.

- Vous êtes sûrs ? - Filez.

Merde, ils font crac-crac.

Tu trouves ça drôle ?

Quand même…

Regarde son…

T'es trop bĂŞte.

Je veux te prendre en photo.

Quoi ?

Devant eux.

Tu te rends compte du risque qu'on prend ?

Tu prendrais la pose ?

Je veux immortaliser

ce moment improbable et grotesque.

Bon, fais vite.

Prends ta photo démente.

Souris.

On peut y aller ?

Par le jardin des Samuelson, ça serait plus court.

Non, c'est mieux par ici.

Fais confiance à ton père.

Regardez ça.

D'oĂą vient l'incendie ?

- C'est notre faute ? - Peut-ĂŞtre.

On doit partir.

Trouvons une autre brèche.

Mais où ? C'est aléatoire.

Ce soir, mettons-nous en hauteur pour repérer la lumière.

Je réfléchis à un endroit.

Maman, papa !

Ă€ l'aide !

Ă€ l'aide !

Brian !

Par ici !

Viens, dépêche-toi.

Toi, laisse-les tranquilles !

Sauve-toi, vite !

Planque-toi !

Ça va, ma chérie ?

Ne regardez pas.

Maman.

L'incendie.

Qu'est-ce qu'on va faire ? Tout va cramer.

Ça va atteindre la maison.

Une fois lĂ -bas, je trouverai une solution.

- Et si la maison prend feu ? - Lâche-moi une seconde !

T'as vu comment a fini ton père ?

Oui.

Excuse-moi.

Pardon.

Les enfants !

Au secours !

Maman, aide-moi !

Brian !

T'es vivant ?

Maman,

on va aller oĂą ?

Là où on sera en sécurité.

On le sera nulle part.

Vous avez vu ?

Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?

LĂ -bas.

En haut de la colline.

C'est la lumière qui effrayait Starbuck.

On l'a vue avec votre père, hier soir.

Elle pourrait nous ramener.

Vraiment ?

Trouvez de quoi vous défendre.

On va partir d'ici.

La voilĂ .

C'est pas chez Mme Valcourt ?

- La bibliothécaire ? - Oui.

On va devoir traverser la maison.

Un, deux, trois, quatre,

cinq, six, sept, huit.

Il va falloir viser juste pour traverser.

J'y vais d'abord ?

- Quoi ? - Pas ensemble ?

C'est plus sûr un par un.

On sait pas si ça marche.

J'essaie de trouver la méthode la moins dure.

Maman, je veux passer premier.

Toi ?

Ta sœur ou moi, d'accord ?

On se retrouve lĂ -bas.

Maman, tu la vois ?

Je vois rien.

Tu veux vraiment y aller ?

- Vise bien ton créneau. - Je sais.

- Je t'aime, Brian. - Moi aussi.

Courage.

On saute juste après toi.

Un, deux, trois, quatre…

Quatre, cinq, six, sept, huit…

Ma jambe !

Maman, aide-moi !

Fous le camp !

- J'ai mal. - Je sais.

On y est presque, allez.

Lève-toi.

Ils arrivent, venez.

On va oĂą ?

Dès qu'ils m'attaquent, montez et sautez.

Pas question !

Te sacrifie pas !

Pardonnez-moi, je vous aime.

Je vous aime.

Laissez-les tranquilles !

On va sauter ensemble.

Audrey !

Brian !

Maman !

Vous ĂŞtes entiers ?

Que fichez-vous dans ma piscine ?

Désolée.

Sortez fissa !

On est oĂą ?

Quoi ? Dans mon jardin !

En quelle année ?

C'est quoi, cette question farfelue ?

On est en 1982, pardi !

- Y a des dinosaures ? - Quoi ?

Vous avez vu des dinosaures ?

Fichez-moi le camp.

Vous êtes cinglés.

Maman ?

On est tirés d'affaire ?

C'est fini !

C'est fini.

Je t'aime, mon Starbuck.

OĂą est Jeannette ?

Elle doit ĂŞtre ailleurs, on va la trouver.

Elle est passée où ?

Vous avez réussi !

Suivez-moi, vous devez voir ça.

C'est… ?

C'est notre quartier.

Il est intact.

Attendez.

Maman, on est le 11 juillet !

Le soir où c'est arrivé.

Quelle heure est-il ?

Regarde, 22h45.

La brèche, c'était à 23h05.

On n'a que 20 minutes.

Je vais voir mes parents.

Non, attends !

Je vais les emmener ici.

Ne la suis pas. Audrey, je refuse de te perdre.

On est lĂ -bas ?

Sous une autre forme ?

J'en sais rien.

Tous ces gens, on doit les prévenir.

C'est trop tard.

Ils nous croiront jamais.

Reste ici avec ton frère, d'accord ?

Tu promets de m'obéir ?

D'accord.

Restez lĂ .

1492, OK.

Maman, t'as appelé qui ?

Audrey, fais-moi confiance.

C'est quand que tout disparaît ?

BientĂ´t.

Tu me dis ce qui se passe ?

Écoutez.

C'est quoi ?

Maman.

C'est papa.

C'est lui !

Papa !

Denise ?

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Il se passe quoi ?

On est tellement heureux de te voir.

Tu m'en veux pas de faire des livraisons ?

Fais ce que tu veux, peu importe.

Je t'aime.

- Nous aussi, papa. - Très fort.

Je vous aime aussi, mais pourquoi vous ĂŞtes ici ?

On a beau avoir nos soucis, Greg,

je ne rĂŞve que d'ĂŞtre ici avec toi.

C'est vrai ? Sincèrement ?

J'ai tant de choses Ă  te raconter.

L'horreur.

C'est quoi, ce bazar ?

Putain, c'est un dinosaure ?

Oui, papa.

Je confirme.

Il y a deux ans jour pour jour,

le quartier de Flowervale disparaissait en pleine nuit,

laissant place à un cercle de 3 km de forêt préhistorique.

Spécialistes et militaires ont bouclé la zone,

capturant ou tuant

des dizaines d'animaux préhistoriques.

De nombreux survivants

doivent la vie à la réaction d'une habitante, Denise Platt,

depuis une désormais célèbre cabine téléphonique.

Denise m'a appelée en PCV

et m'a suppliée de monter sur la colline.

Dieu merci, je l'ai écoutée.

Mon mari l'a crue folle

de nous appeler en pleine nuit,

mais le ton de sa voix m'a convaincue.

J'ai un grand respect pour elle.

On a eu quelques différends, mais…

je lui dois la vie.

À ce jour, le phénomène reste inexpliqué,

bien que l'on parle de plus en plus de trous de ver spontanés

permettant des échanges de matière entre présent et passé.

LA FIN D'OAK STREET L'incroyable histoire vraie

Maman, c'est prĂŞt, si t'as faim.

Papa a fait des grillades.

Je descends.

Société astronomique de Cornell

LA FIN D'OAK STREET

LA FIN D'OAK STREET

Ce film est dédié à mon père

À la mémoire de

Sous-titres : Quentin Rambaud

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