All language subtitles for Paris.Police.1910.S01E04.FRENCH.AD.2160p.WEB.SDR.H265-THESYNDiCATE

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Original subtitles

...

- Madame Marguerite Steinheil !

- Vous ne m'avez pas crue ! J'ai fait la liste des bijoux.

Voulez-vous

celle de mes amants ?

- Un voleur est chez vous.

- "Ma chérie.

"Votre récit du crime

"n'est pas vraisemblable."

- Couillard nous l'a vendue.

- "Lavez-vous de tout soupçon."

Et c'est signé "B". - Dans cette affaire,

il y a deux suspects.

- C'est elle ou toi.

- Cette perle

était sur un bijou.

- Couillard est un voleur. Prévenez la police.

Brouhaha - Je suis innocent !

- Piéger le valet : une erreur.

Vous allez chuter.

- J'avais dit à Joseph :

"Pas cette femme."

- T'as balancé

ton propre fils ! - C'est ton ami.

Il nous aide.

- Les lévites existent.

Volées par Julien. Il a une copine.

Rousse.

- "Irma Barbey,

"14, rue Rampon."

- A la Une. Six colonnes.

Musique grave

Mort en héros.

...

Monsieur Cochefert a été tué...

hier.

Tragédie

rue de la Folie-Méricourt.

Hier soir, le nom de Cochefert

est venu s'ajouter à la liste des victimes.

...

Il a été abattu par un malfaiteur qu'il venait arrêter.

...

L'inspecteur Antoine Jouin

a été blessé en voulant désarmer l'assassin.

Le meurtrier, dont on ignore encore

le nom exact, a été

retrouvé mort, lui aussi.

Voici les faits.

...

- Battue à mort, puis égorgée.

Regardez la main.

On lui a brisé les doigts.

L'appartement a été retourné. Là, on est à mi-chemin

entre la mise à sac et la perquisition de police.

Je ne sais pas ce que l'assassin cherchait, mais...

je pense qu'il l'a trouvé.

- Elle vivait seule ? - La plupart du temps, oui.

Je l'ai vue plusieurs fois avec un jeune homme.

Oui.

Explosion du flash

- J'ai un signalement, monsieur. Un homme a quitté l'immeuble,

la nuit dernière, vers 23 h.

Environ 40 ans. Barbu,

cheveux bruns. Il portait un carton à chapeau.

- Fiersi.

C'est un tueur. Nous sommes bien placés pour le savoir.

Vous avez tardé à m'avertir.

Ceci...

est le résultat de vos atermoiements.

- S'ils ont touché à son fils...

- Il va tuer dans tout Paris.

D'abord la rouquine, puis les lévites.

Il faut les rafler avant lui.

Quemener !

Appelez le juge.

Il a des mandats à nous délivrer.

Un : Delaunay Eugène, rue de la Folie-Méricourt.

Deux : Chevillard Albert, rue Saint-Honoré.

Pour ces deux-là, le mobile est le même : cambriolage.

- Bien, monsieur.

- Trois !

Fiersi Joseph, rue de Savoie.

Et un mandat de perquisition à Elégance et Tradition.

- Le mobile : cambriolage aussi ?

- Meurtre.

Sur la personne d'Irma Barbey ici présente.

- Laissez-moi y aller. Fiersi... - Non !

Vous, vous venez avec moi.

Delaunay habite à 5 minutes. Avec un peu de chance,

il sera encore en vie.

- Je les ai bien entendus.

Cochefert était furieux. Oh là là !

Monsieur le préfet a la merde au cul.

Ses jours sont comptés.

Je me demande si son concours aura lieu cette année.

Ou alors...

le concours Bertillon.

Pourquoi pas ?

- Vous avez fait un travail remarquable. Vous voyez,

je dis toujours qu'il nous faut des talents jeunes

pour parler au public moderne.

- Tous les jeunes n'ont pas le talent

de Marcel.

- Vous êtes là depuis quand ? - Six ans.

J'ai commencé crieur. Je suis passé par l'impression.

Maintenant, rédaction, reportage.

- Vous avez gravi les échelons un à un,

encore mieux. Vous n'êtes pas syndiqué,

au moins ? - Non, monsieur !

Je ne l'ai jamais été.

- M. Bunau-Varilla et moi

réfléchissons à la façon de te récompenser.

Evidemment, il y aura une prime.

Mais nous avons le sentiment que tu mérites plus.

- N'écoutez pas les sirènes de la concurrence.

Pensez au long terme.

- Rédacteur adjoint, peut-être ?

- Mmh... Faut y réfléchir. C'est encore un peu tôt.

L'affaire Steinheil n'est pas finie.

Il nous faut une chute, une apothéose.

- Eh bien, nous avons identifié un amant, monsieur.

Maurice Borderel. - Ah !

N'allons pas dans des histoires de cornecul.

Nos lecteurs haïssent les complications.

A ce stade, ce qu'ils attendent,

c'est un événement. Une belle arrestation.

- Réfléchis bien, Marcel.

Ma question déterminera la suite

de ta carrière.

C'est elle qui a mis la perle dans le portefeuille ?

Elle a piégé le valet ?

C'est bien ça ?

- Ben oui, c'est ce que je pense.

- Tu l'as vue le faire ?

- Non, pas exactement.

- Tu l'as vue le faire.

Musique douce

...

- Oui.

- Alors tu dois aider la justice.

- Et puis il faut sauver cet innocent.

Comment s'appelle-t-il ?

- Couillard. Bunau-Varilla rit.

- Voilà ! C'est ça.

Sauvons Couillard !

Brouhaha de la rue

Musique grave

... ...

- M. Delaunay ? Il est là, oui.

- Il est seul ? - A cette heure,

il y a la femme de ménage, Mme Tellier.

Vous l'arrêtez ? Ca m'étonne pas.

Il a de l'argent, mais pas de métier.

Et que ça voyage ! On sait jamais quand.

Alors je lui ai dit, à ma femme : "Ca doit être un espion."

Hein, que je t'ai dit ?

Musique de suspense

...

- L'un d'entre vous a-t-il une arme ?

- Je peux aller en chercher une.

Cochefert grogne.

Ce crime

est lié au meurtre de la rue Rampon.

Il s'agit de la même bande criminelle.

J'étais aux côtés de M. Cochefert,

quand nous sommes allés au domicile d'un des suspects.

Explosion du flash

...

Des pas approchent.

- Oui ?

- M. Delaunay, s'il vous plaît.

- Il est en train de dîner.

- Police.

Musique grave

...

- Le patron m'avait ordonné

de passer la salle à manger à la paille de fer.

J'étais encore là, quand ils ont sonné.

Monsieur était en train de dîner.

J'ai proposé d'ouvrir, mais il m'a dit de pas bouger.

...

Des pas approchent.

...

- Quoi ?

- M. Delaunay ? - Parfaitement.

- Si j'avais su, j'aurais quitté plus tôt.

Coup de feu et chute

Gémissements d'effort

Cri de douleur

Gémissements d'effort

Gémissements de douleur

Cris de douleur dans l'appartement

- Faut l'aider !

... Faut aider le commissaire !

Plus vite. On va le perdre !

- Jouin !

Il faut aider Jouin ! - Il dit quoi ?

- J'entends pas. Cri de douleur

- Quemener.

- Oui, monsieur ?

- Vous êtes un con.

- Quelles ont été ses dernières paroles ?

- C'était plus qu'un chef.

C'était une légende.

Un modèle.

Et pour nous, un ami.

Il était pour moi comme un mentor.

Brouhaha de la rue

Musique grave

... ...

Police ! Ouvrez !

On a un blessé !

- Ecartez-vous. Ecartez-vous. Ecartez-vous.

- Appelez des renforts. Le forcené est armé.

Il s'est enfermé avec l'inspecteur Jouin.

Il le tient en otage.

- Ils se battaient.

L'inspecteur, je l'ai vu, il se défendait pas mal.

Bouillonnement ...

Mais le patron...

Cet homme-là...

Il était comme un boeuf.

Gémissements d'effort

Ah !

...

Musique grave

...

...

Delaunay a du mal à respirer.

... ...

Jouin et Delaunay crient.

Chute

Bouillonnement

Et ils sont passés

par la fenêtre.

Explosion du flash Ah !

Musique de suspense

...

Gémissements de douleur

Toux

Gémissements de douleur

... ...

Jouin crie de douleur.

...

...

...

Coup de feu

Hennissement

- Ils m'ont amené M. le commissaire à 17 h 10.

Je venais de fermer.

Ils m'ont demandé si je pouvais faire quelque chose.

Je suis qu'un pharmacien, moi.

Je fais pas de miracles.

Vous voulez quoi ? Des pansements ?

Musique grave

Brouhaha de la rue

... ...

- Inspecteur.

...

- C'est des espions, je vous dis.

Tous des espions.

Les policiers sont pas de taille.

...

Ils étaient pas pressés de sauver leur collègue.

Ils ont attendu les renforts. Il a fallu

que je leur prête un matelas.

Ils avaient peur de se faire tirer dessus.

...

Ils crient.

Pendant qu'ils enfonçaient

la porte à l'étage, les espions étaient déjà en bas.

Vous voyez ce que je veux dire ?

- Il y en avait un qui était plus dégourdi que les autres.

- Il y avait un plus dégourdi.

Gémissements d'effort

Musique grave

Hennissement

... ...

Gémissements d'effort

... ...

Hennissements

Gémissements de douleur

... ...

Cri

Coup de feu

Musique grave

...

Gémissements de douleur

...

Delaunay arme le pistolet.

Gémissement de douleur et coup de feu

Musique grave

Gémissements de douleur

... ...

- Chut. Chut !

Delaunay arme le pistolet.

Jouin tousse.

Coup de feu et cri

Chute

Gémissements de douleur et toux

...

Une porte s'ouvre. Brouhaha de la rue

Jouin tousse.

Brouhaha de la rue

...

- Avec toute cette panique, moi, j'ai oublié...

mon tablier et mes sandales.

Ils sont à moi.

Et puis...

Monsieur m'avait donné un morceau de lard.

J'espère qu'il va pas se perdre.

Il allait me payer, quand ils sont arrivés.

Téléphone

...

- Oui, Chandrot.

Brouhaha

...

Mon Dieu.

Musique grave

... ...

Hé, les gars.

Oh ! Les gars !

Devinez qui s'est fait descendre.

- Allez-y doucement avec mon épouse.

Elle est fragile.

Les enfants...

ils sont grands.

Je vais sans doute leur manquer un peu.

Enfin j'espère.

Mais bon.

Ils s'y feront.

Ils s'y feront.

Ne soyez pas tristes.

Je vais enfin savoir.

Tous les "non résolus".

Je vais...

savoir.

Musique grave

...

Une cloche sonne.

...

- Les policiers sont des gens admirables.

Ce pauvre commissaire...

On l'a regardé se vider de son sang comme un poulet.

On n'y pouvait rien.

Mais il a gardé toute sa connaissance

jusqu'au bout.

Musique grave

...

- Quelqu'un est au courant qu'il n'est pas mort ?

Eh bien, j'étais rue Rampon, sur une scène de crime.

Quand j'ai appris le drame, je me suis précipité.

J'étais à cinq minutes. Heureusement, d'ailleurs.

Sans moi, ils auraient laissé crever l'inspecteur Jouin.

Ouais...

Explosion du flash Petit rire de Bertillon

La photo. Voilà. Sirène

Brouhaha de la foule

... ...

Sirène

- L'emploi que vous recherchez

est un poste de combat.

Non un combat guerrier,

où, les armes à la main,

on peut devenir un héros en une heure de gloire,

mais un combat sans gloire,

lent,

patient,

soutenu.

Un combat de tous les jours et de toutes les heures,

fait de fatigue morale et physique,

de dévouement,

de finesse,

de ruse, même.

(- Monsieur le Préfet. Cochefert est mort.)

Musique grave

- Messieurs, la cérémonie est reportée.

...

- Quel soulagement, l'arrestation de Couillard.

*- Oui, oui. Ca l'est. Après...

ces calomnies, retrouvez mon honneur

et surtout celui de ma fille, c'est...

C'est comme la fin d'un cauchemar.

*- J'en suis ravi, Mme Steinheil.

Je dois cependant vous informer

que notre reporter Marcel Hutin est actuellement devant M. le juge.

- Pardon ?

- Hutin vous a vue piéger le valet.

*"Le Matin" ne peut pas se rendre complice d'un crime.

Musique grave

Vous avez un commentaire à faire ?

...

- Vous n'allez pas faire ça.

- C'est déjà fait, madame. C'est à la une

de l'édition de ce matin.

Pour la peine, nous avons monté le tirage à 900 000.

Pour vous, des suites judiciaires sont à craindre.

- Oh...

*- Vous devriez en parler avec votre avocate.

...

- Vous êtes fière de vous ?

"Pompe funèbre, ce surnom

"est injurieux."

Non, mais vous l'avez vue ?

Elle a un panneau "coupable" au-dessus de la tête !

Tout Paris est au courant, sauf vous !

Cette garce vous a bernée.

Et ce journaliste vous a roulée dans la farine.

Vous avez l'air d'une idiote. La risée de la profession.

Pourquoi y a-t-il peu de femmes avocates ?

Ben... voilà la réponse.

Un homme ne s'y serait jamais laissé prendre.

Ah, la salope ! La putain ! Et il va falloir que je la défende.

- Rien ne vous y oblige.

- Vous le faites exprès ?

Si elle change d'avocat ou si je refuse l'affaire, ce cabinet

est fini !

Vous aurez coulé ma réputation ! En même temps que la vôtre !

Quoi ? Vous n'allez pas pleurer,

tout de même. Vous n'êtes pas émotive à ce point.

Notez bien que...

si j'arrive à la faire acquitter, alors là...

Là, ça sera historique.

Mon téléphone sonnera pendant 30 ans

et vous serez là pour y répondre.

Weidmann s'éloigne et sort.

Il claque la porte.

Brouhaha de la foule

Musique grave

... ...

- Qui était avec eux ? - Berthier et Quemener.

- Qu'on les interroge.

Je veux une enquête ordinaire, comme un crime quelconque.

Compte-rendu sur mon bureau, demain matin, 9 h.

...

- Une des balles a traversé la pointe du coeur.

Après, c'est une question de minutes.

...

- Mon pauvre ami.

...

- Cochefert ? - Folie-Méricourt.

Un de ses inspecteurs serait mort. Juin ou Jouin. Je sais pas.

- Envoyez Goulet rue de la Folie-Méricourt.

Prévenez Melon.

Nécrologie : Cochefert Armand,

commissaire principal.

- C'est facile. On l'appelait "Sherlock Holmes".

Musique angoissante

...

- Il s'appelle Jouin.

Il est encore en vie.

- Ca ajoutera de la tension.

Musique de suspense

Quel hôpital ? - Salpêtrière.

...

- Mais quelle semaine de rêve ! Quelle semaine de rêve !

...

- L'inspecteur Antoine Jouin... On tape à la machine.

... a été blessé en désarmant l'assassin.

...

Le meurtrier,

dont on ignore encore le nom exact,

a été retrouvé mort aussi.

Voici les faits.

...

M. Cochefert était né à Paris,

en 1859. Ancien élève

du lycée Saint-Louis, il était licencié en droit.

C'était un fonctionnaire modèle,

dans la véritable acception du mot.

Il se fit remarquer de ses chefs

et prit bientôt direction des enquêtes criminelles.

Son flair légendaire,

allié à un sens logique imparable,

lui valut bientôt le surnom de "Sherlock Holmes parisien".

Incapable d'une compromission de conscience,

il laisse des regrets...

Quelqu'un crie au loin.

- Où est le rédacteur de ce torchon ?

- Vous vous croyez où ? C'est quoi, ce ton ?

- Où est Labruyère ? - Madame ! Calmez-vous !

- Asseyez-vous.

- Oui... Oui, il faut que je m'assoie, bien sûr.

L'usage.

Espèce

de faux cul !

Oh !

Vous êtes un malade.

- Madame, j'imagine que vous êtes venue nous voir

pour une raison précise.

Je ne joue pas. Je n'ai pas de temps à perdre.

- Je démentirai tout. Tout !

Vous m'entendez ?

- C'est très bien.

Qui vous croira ?

Couillard est innocent.

Hutin vous a vue.

- Mais c'est un menteur.

- Non. C'est un jeune reporter digne de foi.

Vous serez condamnée

pour faux témoignage. Vous irez en prison.

- Non. - Et vous savez le plus beau ?

Quand vous serez en cellule, nos lecteurs liront les souvenirs

de vos amants.

- Quoi ? - Vous voulez un extrait ?

Bien sucré.

Ce n'est

qu'une emmerdeuse. Elle s'est collée à moi

comme une sangsue. Au fond, elle me fait pitié.

- Ca suffit !

- Vous allez devenir très célèbre.

- Arrêtez.

- Madame, vous n'empêcherez pas "Le Matin" de paraître.

- Stop ! - Borderel.

- Arrêtez. - Lépine.

- Arrêtez.

- Joseph Fiersi.

- Assez !

Musique grave

- Qui était

avec vous ?

...

Qui vous a aidée à tuer ?

...

Les conversations reprennent.

... ...

Musique angoissante

...

- Je voudrais parler au préfet Lépine.

Je m'appelle Joseph Fiersi.

Je suis venu me rendre à la justice.

- Pour quel motif ?

...

- Meurtre.

Musique de suspense

...

Brouhaha de la rue

... ...

- Ecartez-moi tous ces vautours.

Interdiction d'entrer. Interdiction de lui parler.

... ...

Dans le cas

où l'inspecteur Jouin reprendrait connaissance,

il sera interrogé par moi personnellement

ou par M. le juge.

C'est tout.

Les journalistes lui posent des questions.

- Du calme !

...

Téléphone

- Cabinet Weidmann... et Chauvin.

- C'est Marcel, du "Matin". Vous êtes au courant ?

- Du fait que vous êtes un sale petit fouille-merde

qui accuse les gens sans preuve ? *- Non.

C'est votre ami.

*Jouin.

- Non. - C'est Mme Jouin.

Explosion du flash

- C'est Mme Jouin.

Passez.

- Tenez-le bien.

Craquement

- Où est mon mari ? - L'opération n'est pas terminée.

- Je veux le voir. - Encore quelques minutes.

On vous informera. - Si les services d'un religieux

s'avèrent nécessaires, je connais M. Jouin.

Je suis là,

si on a besoin de moi.

Musique de suspense

...

- Je vous adresse mes respects au nom de toute la préfecture

et de la ville de Paris.

- Il est mort ? - Je ne sais pas. Ils l'opèrent.

D'après les rapports, votre mari a fait preuve

d'un courage exemplaire.

Il recevra les honneurs qui lui sont dus,

bien sûr. - Bien sûr.

- Si vous voulez bien m'excuser,

je dois aller rendre mes hommages à Mme Cochefert.

...

Brouhaha de la rue

...

- Il va s'en sortir.

- Allez vous faire foutre ! - Il y a un malentendu.

Je... - Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous voulez un commentaire pour votre article ?

Je viens de le faire. - Ecoutez.

J'ai fait... - Votre travail, bien sûr.

Et vous êtes content de vous ?

Vos patrons vous ont félicité ?

Ils ont augmenté le tirage. Vous avez eu de l'avancement.

"Si je me farcis l'idiote d'avocate en prime, ça fera ma semaine."

- Je n'ai jamais... - Si j'avais dit oui,

vous n'auriez pas couché dans la baignoire.

Les autres hommes rient.

...

- Mme Jouin ? - Oui ?

- Il y a une chance. C'est moins grave que nous ne le supposions.

L'arme est de petit calibre. La balle n'a pas touché le coeur.

Son état est encore critique, mais ses jours ne sont pas en danger.

- Merci, docteur.

Musique grave

...

Je vais dire à Angèle que son papa est en vie.

C'est un héros.

Elle sera fière de toi.

...

(Monsieur le curé va prier pour toi.)

(Moi, je ne peux pas.)

(Si je priais, ce serait pour que tu meures.)

(Et ce ne serait pas chrétien.)

...

- Comment va-t-il ?

...

- Je suis désolé.

...

- Moi aussi.

- J'ai reçu un appel

de notre cliente préférée. Elle est en pleine panique.

Une foule devant chez elle menace de la lyncher.

Je vais aller la voir, mais je voulais vous prévenir.

Je suppose que vous préférez attendre ici.

- Je viens. - Vous n'êtes pas obligée.

- J'ai rien à faire, ici.

- J'ai tué Irma Barbey.

Elle était dans une bande avec laquelle je suis en affaire.

Elle, c'était les repérages.

Delaunay et Chevillard faisaient les coups.

Le 3e homme était mon fils Julien.

Et moi, j'écoulais la marchandise.

- On peut transporter

beaucoup de choses, dans un carton à chapeau.

- Je suis allé voir cette garce, parce que je cherchais mon fils.

D'abord, elle a pas voulu me répondre, alors...

je l'ai questionnée.

C'est... quelque chose que je fais assez bien.

Elle a fini par tout m'avouer.

Mon fils est mort.

Elle et Delaunay,

ils l'ont tué.

Elle m'a dit qu'ils l'avaient découpé en morceaux

et balancé à la Seine.

Alors ouais,

je me suis occupé d'elle.

Oui, et comme il faut.

- Elle avait 22 ans.

- Julien, il en avait 17.

Je me serais occupé de Delaunay, si j'avais eu le temps.

Les poulets l'ont eu avant moi.

Son vrai nom, c'est Emile Corbin,

un ancien bagnard.

S'il a tué le commissaire Cochefert, ça me surprend pas.

C'était pas le genre à se laisser prendre vivant.

Cris d'une foule au loin dans la rue

...

- Madame, vous allez être arrêtée.

Votre seule chance est de tout avouer.

Dites-nous la vérité sur cette perle, ce bijou.

- Remy Couillard est innocent.

...

C'est moi qui ai mis la perle dans le portefeuille.

- Pourquoi ?

...

- Je n'ai pas dit la vérité.

Les bijoux n'ont pas été volés. Seul l'argent a été pris.

- Pourquoi faire accuser un innocent ?

- Pour détourner les soupçons. - Au profit de qui ?

- Ne me le demandez pas. Je ne peux pas le dire.

...

- Madame,

la foule cerne la maison. Ecoutez-les.

...

Ils vous appellent "la veuve sanglante".

...

- Tuez-moi. Tuez-moi !

Donnez-moi de la strychnine. - Un nom,

madame !

...

- Joseph Fiersi.

C'est lui.

Rossignol. Le mouchard de la préfecture.

C'est lui qui a tué.

Musique grave

...

- Ni moi...

ni mon fils...

ni Delaunay...

n'avons à voir avec le crime de l'impasse Ronsin.

La nuit du 30 au 31 mai, j'étais chez moi.

A 23 h, je suis descendu au café d'en face.

J'attendais un appel.

Delaunay. Il était avec mon fils.

Ils ont cambriolé un notaire à Orléans.

Maître Bauberot.

6, rue des Mésanges.

Vous trouverez les titres qu'ils ont volés chez Delaunay.

Des pas approchent.

- On a arrêté Chevillard.

Il confirme les cambriolages, mais nie toute participation

à un meurtre.

Il est terrifié, monsieur.

Il a peur de celui-ci.

Une porte s'ouvre.

- Le juge Leydet vous attend dans son bureau.

Mme Steinhel est avec lui.

Il paraît qu'elle vient faire ses aveux.

- Oui, elle est chez le juge.

Sa fille pleure. Je crois que c'est bon.

Ah ! Et je vois le préfet qui arrive.

Elle est cuite.

Et n'oubliez pas :

Q, u, e, m, e, n, e, r.

N, e, r.

- Madame, nous vous écoutons.

- Je suis venue vous dire, cette fois...

la vérité.

Joseph Fiersi, connu de vos services sous le surnom

de Rossignol,

est l'auteur du crime.

C'est lui qui a tué ma mère et mon mari.

- C'est maintenant que vous le dites ?

Et les trois lévites ? La rousse ? Les bijoux volés ?

- Tout est faux. J'ai menti.

Mais ne me croyez pas coupable.

Ce n'est pas moi. C'est Fiersi.

- Joseph Fiersi était votre amant ?

- Non. Je le jure.

- Pourquoi n'avez-vous pas parlé ?

- J'avais trop peur de lui.

- Maître, pouvons-nous confronter

votre cliente à la personne qu'elle accuse ?

C'est facile,

il est en cellule.

- Allons-y.

Qu'on en termine.

- Oui, je confirme. Ils sont en train de l'interroger.

D'après ce que j'ai compris, elle accuse la terre entière.

Peu importe, elle est trop sale pour qu'on la croie.

Je vous rappelle plus tard.

Musique de suspense

...

Brouhaha

... ...

- Arrêtez tout !

Tout le monde se tait.

Ils viennent d'arrêter la mère Steinheil.

- Alléluia !

Cette fois, on tient le million.

- A la une, portrait de la Steinheil.

Gros titre :

"Arrêtée."

Musique mystérieuse

...

Allez, tous au boulot !

Brouhaha

... ...

- Oui.

C'est lui. - Je ne connais pas cette personne.

Le valet de chambre, puis moi. Elle dit n'importe quoi.

Va falloir qu'elle en convienne. - Il ment.

C'est lui.

La police le protège : c'est un informateur.

Rossignol.

J'ai menti

au sujet des lévites, parce que j'avais peur de lui.

- Qu'avez-vous à répondre ?

- J'ai à dire que c'est faux d'un bout à l'autre.

J'ai avoué un meurtre.

Quoi que je dise, mon compte est bon.

Pourquoi je mentirais ?

- Je...

Je peux bien avouer le but

que poursuivait M. Fiersi

en se glissant dans ma chambre.

Il voulait abuser de moi !

Fiersi rit.

- Mon Dieu.

En voilà une autre, maintenant.

Pour une tranche de cette morue, je me serais fait assassin ?

Je n'ai

aucune envie de vos faveurs, moi !

Vous pouvez les garder pour d'autres.

- Je jure devant ma fille

que je n'ai rien à voir avec les meurtres. C'est lui l'assassin.

Joseph Fiersi !

- Dans quel but ?

Il n'y a pas eu de bijoux volés.

Le cambriolage a été simulé. Vous l'avez vous-même reconnu.

- Oui, oui, oui, c'est vrai.

Mais lui et ses complices ont pris 5 000 francs.

- Des complices ! De nouveau.

En quoi étaient-ils déguisés, cette fois-ci ?

Rire gêné de Mme Steinheil

- Mais je...

Musique grave

- On a fini ?

...

- Monsieur le juge, elle est à vous.

...

- Je suis innocente.

N'est-ce pas, vous savez que je suis innocente ?

Je dis la vérité.

Vous avez pitié de moi, non ? - M. le juge.

- Ne m'arrêtez pas.

Je vous en supplie !

Je vous en supplie, ne m'arrêtez pas.

Faites-le pour ma fille, si ce n'est pour moi !

- Marguerite Steinheil,

je vous inculpe de complicité de meurtre par aide et assistance.

- Louis, je peux pas aller en prison.

J'en mourrais, et Marthe aussi. - Assez !

Nous estimons que par vos mensonges et vos réticences,

vous avez égaré la justice

et empêché l'arrestation des assassins.

- En vertu

de l'article 60 du Code pénal "seront punis comme complices

"d'une action qualifiée de délit

"ou de crime..."

- Levez-vous.

- "... aidé ou assisté l'auteur

"ou les auteurs de l'action dans les faits

"qui l'auront préparée ou facilitée..."

- Inutile de vous donner en spectacle.

- Au nom de la loi, je vous arrête

et vous place sous mandat de dépôt.

- Prévenez Saint-Lazare et emmenez-la. Il serait temps

de relâcher Couillard, vous ne croyez pas ?

Musique douce

...

- Je suis arrêtée.

- Maman, c'est très bien.

Tu seras au calme. Maître Chauvin te fera sortir.

Maman,

il faut que tu dises la vérité, sans rien cacher.

- C'est ce que j'ai toujours fait.

...

Ambiance festive

...

- LE MILLION ! LE MILLION !

...

- Regardez ça ! Regardez-les !

Ils s'agitent comme à Rome ! Du pain et des jeux !

- Il faudrait que je vous dise quelque chose.

...

- Cette affaire a de l'avenir.

Lépine ou Borderel ?

Deux amants, deux carrières. Préfet ou sucre ?

A vous de choisir.

- Nous sommes prêts pour Borderel. Des amis sont prévenus.

Les ordres ont été placés. Le cours peut chuter.

- Il continuera d'acheter nos pages pour y coller ses réclames.

- "Douceur, volupté, blancheur." Ca vous rappelle rien ?

Rire moqueur

Cris des détenues

- Donnez-la-nous,

qu'on lui règle son compte, à cette morue !

...

- Regardez la putain !

- A mort, la morue ! A mort !

...

Un homme rit.

- Et pour Lépine ? - La petite mort.

On publie rien, mais on fait savoir.

Personne n'a rien contre lui.

C'est un grand policier. Il est mûr pour la retraite.

- C'est un fantôme. Au Panthéon, il avait l'air malade.

On dit qu'il a la syphilis. Savez-vous qui lui a refilé ?

Ils rient.

- ELLE EST A SAINT-LAZARE !

A PRESENT LE PUBLIC

NE BLAGUE PLUS LES FLICS IL ETAIT TEMPS

MAIS CE SERA BIEN BIZARRE

ENFIN, CA Y EST ELLE EST A SAINT-LAZARE

A PRESENT LE PUBLIC NE BLAGUE PLUS LES FLICS

IL ETAIT TEMPS MAIS CE SERA BIEN BIZARRE

SI L'ON APPREND TOUT CAR IL Y A QUELQUE CHOSE DESSOUS

Cris des détenues

- Salope !

- Il avait une grosse queue, le Président !

- Les hommes, tu les étrangles par le haut ou le bas ?

- Sale putain !

Ambiance festive

...

Cris des détenues

...

- Bienvenue dans ton palace, morue !

- Sale blonde !

- Sale bourgeoise ! - La putain !

...

- A PRESENT LE PUBLIC NE BLAGUE PLUS LES FLICS

IL ETAIT TEMPS MAIS CE SERA BIEN BIZARRE

SI L'ON APPREND TOUT CAR IL Y A QUELQUE CHOSE DESSOUS

Cris de joie et rires

...

Ambiance festive

...

Musique lancinante

...

Petits gémissements

... ...

SOUS-TITRAGE TELETEXTE : Claire-Gabrielle Robert

pour LYSI MEDIA

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