All language subtitles for La.Crim.S04E08

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Original subtitles

Pas ici.

Bonjour.

C'est l'employé de la fourrière qui a prévenu la DPJ, mais vu le caractère

inhabituel de l'affaire... Bonjour.

Bonjour. J'ai préféré saisir la cripe.

Berger, 45 secondes de retard. T'as arrêté le PO, toi.

Vous leur montrez ? Merci.

Excusez-moi, j'ai ni le temps ni l'envie de revoir ça.

Vous me tenez au courant ? Oui ? C'est effrayant l'odeur chez vous.

Ça c'est rien, c'est l'usine à côté.

Personne n'était venu réclamer la voiture.

J'étais venu la vider pour l'amener à la casque, comme on fait d'habitude, quoi.

Je me suis arrêté au premier carton.

Moi, à votre place, je me mettrais un apnée parce que c'est... Ça fait combien

de temps qu'il est en pension chez vous ? Un mois et demi. Ah, d'accord.

Quelqu'un en veut ? Ouais.

Putain, ici, avec l'odeur, tu peux crever tranquille.

Personne ne se rendra compte de rien.

Un cadavre dans une bagnole, il n'y a pas mieux. Comment tu y voles ? Une

chine, un demi-euro pièce, un camelot de bazar.

Non, de marché.

C'est l'étiquette placement, ça. Un marché de Saint-Cloud, Romainville.

Placement.

Bien, ne nous plaignons pas.

La fermeture quasi hermétique de ce véhicule, ainsi que la froidure

exceptionnelle de ces deux derniers mois.

vont nous éviter les désagréments liés aux manipulations d'un cadavre en voie

de liquefaction. Voyez-vous ? C'est une femme.

Oui, on est peu de choses, hein ? Bon, personne n'a essayé de récupérer cette

camionnette ? Négatif. Si j'avais encore mon chien, j'aurais vite repéré votre

macabre. Un flair incroyable. Mais un cancer l'a emporté l'autre jour.

Bon, hé, elle a été embarquée où, cette voiture ? Ah oui, voilà, voilà, voilà.

Le 14 février. Non, où ?

À 18h45, rue Carnot à Pantin, stationnement Génant. Là-bas, c'est un

enlèvement à la minute, ça part dans le passé.

Vous pouvez en prendre deux ? Bien, le corps

est en phase de presquélitisation.

Nous notons au niveau, à la hauteur, sous-scapulaire, droite, un, deux, trois

déchirures dans le blouson, ainsi que du sang séché.

Elle a été poignardée ? Oui, c'est probable, mais à l'extérieur, étant

donné les traces de poussière terreuse bien visible sur son pantalon, on l'a

ensuite enveloppée dans cette bâche avant de la déposer à l'intérieur de ce

coffre où elle se sera vidée de son sang.

Bingo ! Alors, Laurence Aubin, 22 ans,

1m71, née à Épinay-sur-Seine.

Bon, en tout cas, on n'a pas tué pour voler sa quincaillerie, hein ?

Ni son blé.

C'est bien elle, même chevelure, même grain de beauté sur la joue.

Reste, c'est plus qu'un souvenir. Tiens.

Bien, je vais faire emmener le véhicule directement à l'IML. Je voudrais pas

abîmer le corps en le déplaçant manuellement.

Tu m'étonnes que personne n'ait réclamé. C'est sa bagnole.

Ouais. Non, c'est son corbillard.

Bien.

Laurence Aubin a été assassinée il y a six semaines, plus précisément le 14

février. Ah, sympa comme Saint Valentin.

Entre 15h31 et 18h45.

Vous avez interrogé les mouches, le marchand ? Non, capitaine Scandella,

nous n'avons pas eu besoin de recourir au témoignage des arthropodes

nécrophages, voyez-vous.

Plus prosaïquement, nous avons découvert cette facturette de carte bancaire dans

une poche de Laurence Aubin.

Il correspond à un plein d'essence effectué à 15h31 dans une station

-service d'un hypermarché de la banlieue Est. A 18h45, la voiture de Laurence

Aubin était enlevée par la fourrière.

La mort a donc eu lieu dans ce laps de temps. Et la cause de la mort a été

précisée ? Oui, la victime a reçu dix coups de couteau, sept autoraxes, dont

un en plein cœur et trois dans le dos, ce qui dénote un certain acharnement.

Bon, alors en ce qui concerne Laurence Aubin, c'est pas une voix blanche, hein

? En 10 ans, 3 séjours à l'ombre pour vol. Le dernier, il y a un an et demi.

Complicité de vol à ma armée pour des braquages de station-service.

Elle a pris 10 mois ferme. Son complice, 3 ans.

Évidemment, c'est lui qui tenait le flingue.

Il ne pourra pas aller en enterrement, il est encore à la santé. Voilà.

Mais putain, j'ai demandé ça en maillot, ils font chier.

Pompolo, à part votre cholestérol, quoi de neuf ? J'ai eu Cisco et Verger.

Ils sont au foyer où j'ai au bain.

Il paraît qu'elle était discrète et pas très causante.

Et puis, elle n'avait aucune fréquentation connue. Oui.

Qui, ma fille ? Vous l'avez foutue en garde à vue ? J'arrive.

C'est Nat.

Ils nous ont arrêtés. Oui, vas-y Jean-Louis, vas-y.

Monsieur et madame Aubin sont là.

Merci. Paulo, vous direz à Cisco et Berger de s'occuper du complice. Le

jeudi, Laurence Aubin était à Colombes. Vous ferez le marché avec Scandella, s

'il est revenu d'ici là. Oui, ok.

Ok.

Merci d'être venu, je vous en prie, asseyez-vous.

Ce ne sera pas nécessaire.

Nous ne pouvons pas vous aider.

Vous savez, à ce stade de l'enquête, la moindre information nous est très très

précieuse. La femme qui a été assassinée est une inconnue pour nous.

Comment Marie veut dire, c'est que nous avons élevé Laurence de notre mieux.

Elle n'a jamais manqué de rien, mais... Elle a choisi une vie que nous

condamnons. Nous n'avions plus rien à voir avec elle. Vous voulez dire que

vous n'aviez plus aucun contact ? Aucun.

Maintenant, si vous voulez bien nous excuser...

Et le corps de votre fille vous sera rendu dès que l'institut du collégal en

aura terminé. Ne vous donnez pas cette peine.

Quoi ? Vous voulez pas récupérer le corps ? Non.

Notre fille est morte il y a 11 ans.

Au revoir, commandant.

Mère de leur propre enfant ! Le fossé des générations, le manque de

communication, l'absence de langage ont vraisemblablement gangréné ce noyau

familial. J'espère simplement que le capitaine Scandella soit renoué le

dialogue avec sa fille.

Criminel, je suis attendu.

On a embarqué Boulevard Joffre.

Elle est aussi butée que toi, Jean-Louis.

Elle voulait pas dire son nom.

Quand j'ai vu ses papiers, j'ai préféré t'appeler.

Elle avait de la drogue, sur elle ? Non, mais les types avec qui elle craignait,

oui.

Avec un casier en prime.

Il va mieux éviter que ce genre de hasard ne se renouvelle.

Bon, et à part toi, Pierre, il y a quelqu'un d'autre ici qui est au courant

? T'inquiète, ça restera entre toi et moi.

Merci.

Allez, c'est bon, vous pouvez sortir.

Venez. J'ai pas dû être clair.

Tu sors.

Eux, ils restent avec nous.

On a encore des choses à se dire.

S'ils restent, moi je reste avec eux.

Arrête tes conneries maintenant, c'est sûr. Papa, t'as pas le droit de me

forcer. T'as pas le droit, je suis majeure.

Aïe ! Merci.

Arrête. Lâche-moi.

Bonjour. Bonjour.

Vous connaissez cette personne, s'il vous plaît ? Ça m'a vu ? Bien sûr.

Merci. Bonjour. Bonjour, madame, police.

Est-ce que vous avez déjà vu cette personne ? Non.

Merci bien. Merci.

Bonjour, monsieur. Bonjour, police.

Voilà. Est-ce que vous avez déjà vu cette personne ici ou ailleurs ? Merci.

Merci.

Bonjour, madame. Madame, bonjour. Police.

Police.

Pareil pour vous.

Vous avez déjà rencontré cette personne ? On ne peut pas vous dire, mais vous ne

l'avez jamais vue ? Monsieur ? Monsieur, police.

Cette personne, vous l'avez déjà vue ? Non, désolé.

Non, ça ne vous dit rien ? Certain ? Oui, je suis sûr.

Bonjour madame.

Voilà, est-ce que vous... Prolo.

Est-ce que vous connaissez cette personne, s'il vous plaît ? Non ? Vous

ne l'avez pas vue ici ? Les cheveux longs non plus, ça ne vous dit rien ?

D'accord. Merci.

Je vois du mariage, quoi.

La femme ferme sa boîte.

On a 200 000 euros de dette de jeu.

La joie à la maison. C'était une solution, d'ailleurs.

Je sais pas, jouer au loto ? Ou alors faire un casque, déjà de flingue. Ça

vous a pas surpris que Laurence Aubin disparaisse comme ça, du jour au

lendemain ? Vous savez, dans le métier, ça vient.

Et puis, on tourne entre les marchés.

Déjà, qu'elle ait tenu six mois avec sa cacaillerie, c'était miraculeux. Elle n

'était pas fainéante, non, mais faire l'article, c'est tout un art.

On n'est pas trop de quatre.

Parce que ça blablate, ça blablate.

Ça va, Nat ? Ta fille, ça va ? Oui.

Bon, on a vu le complice d'Aubin à la santé.

Il n'a aucune idée de qui aurait pu la tuer.

Il l'a vue il y a six mois et elle lui a dit qu'elle allait faire le marché.

Et elle avait un contact, un certain Pamiatis.

Ah, monsieur Pamiatis, ça vous dit quelque chose ? Oui, Pamiatis, c'est une

grande gueule, il a un stand de cassettes, vidéos et de CD.

On peut le trouver où ? Demandez à Julie, ils étaient encore ensemble il n

'y a pas si longtemps.

C'est laquelle, Julie ? Le stand de chemise, là.

Il y va ? Oui, merci.

Alors, elle n'est pas bonne, ma tombe ? Non, ça va, ça va.

Pourquoi tu fais la gueule, toi ? Ça fait chier, demain, je dois voir mon

psychiatre, je ne sais pas quoi lui dire.

Tu vas voir un psy, toi ? Je dois voir un psy ? Putain de merde, c'est toi qui

m'as dit d'aller voir un psy. T'as même fait le cul que je te bassine dans mes

histoires, alors, à cause de toi, je veux voir un psy, voilà.

Pamiatis ?

Je sais pas où il est, il m'a pas laissé d'adresse.

Fumier.

Deux ans qu'on était ensemble, il se barre en me laissant en claques.

Et il est parti quand ? Le mois dernier, sans prévenir.

C'est ça les mecs, quand les choses deviennent sérieuses, y'a plus personne.

Gardez plutôt celle-là, ça doit être votre tour de coup.

Je vous laisse réfléchir. Très bien, merci.

Quoi vous voulez voir, Pamiatis ? Apparemment, vous connaissez la victime

d'un meurtre sur lequel nous enquêtons.

Une femme qui vendait sur les marchés, une certaine Laurence Aubin. Vous

connaissez ? Ouais, un peu.

Eh, à 38 euros, je vous ferai les 2 pour 60.

Allez. Ça marche ? Allez.

Je sais plus comment il l'avait rencontré.

Ce que je sais, c'est qu'il l'avait mis en contact avec un type.

Voilà, merci.

Qui vendait son stack.

Il en a aidé à se débrouiller avec les placiers, ce genre de choses, quoi.

Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Elle a été poignardée.

On a retrouvé son corps dans une voiture à la fourrière.

C'est moche.

Vous vous voyez souvent avec Aubin ?

Oh bah écoutez, je la croisais sur les marchés, mais à part ça... Vous croyez

que Pamiatis a quelque chose à voir avec sa mort ? Et vous ? Écoutez, Pamiatis, c

'est peut-être un vrai pourri.

Vous pouvez m'aider ? Faut que je sois honnête.

C'est pas le genre à buter quelqu'un.

Pas le genre, hein ? Lutter, tuer, vous sortez d'où, vous ?

Sont-ce les effets personnels de la victime ? Si on veut... 7

000 euros en petites coupures.

Moi, j'appelle ça une caisse noire. Je n'aurais jamais imaginé que la vente de

colis fichés fût aussi rémunératrice.

On pourrait peut-être ouvrir un stand, tous les deux.

Les nœuds papillons, ça pourrait être un créneau, non ? Surtout que vous devez

avoir du stock.

Bon, trêve de plaisanteries.

J'ai l'impression que la petite avait replongé.

Oui, oui, je le crains. Moi aussi. Regardez.

Le légiste a noté la présence d'une plaie en voie de cicatrisation au niveau

de la cuisse gauche de la victime. Il fait remonter cette plaie à quelques

jours avant la mort. C'est une blessure provoquée par un projectile d'arme à feu

et soignée de façon sommaire.

Si Aubin avait pris soin d'éviter l'hôpital, c'est que devait y avoir une

raison.

C'est sûr, Laurent, je me la serais bien branché.

Moi, il y en a un, je l'ai kiffé qu'à partir de 30 balais, alors.

Bon, vous avez essayé, vous êtes pris une veste, quoi.

Pas disponible, elle m'a dit, nuance.

De toute façon, le grec était sur le coup.

J'ai pas résisté, hein.

J'ai pas envie de finir en moussaka, moi.

Non, mais attendez, le grec, ça serait pas Pagnatis, par hasard ? Ouais.

Il était tout le temps fourré chez Laurence.

Je sais pas ce qu'il allait trouver, hein.

Et en plus, il est pas clean.

Ça veut dire quoi, pas clean ? Bah, vous voyez ce que je veux dire. Dans le

genre, tomber du camion.

Vous achetez une cassette, à Miati, ils vous vendent le scope avec.

Sous la table, prix d'usine, pas de TVA, tout bénef pour lui.

Ok, merci.

Putain, Chotan, c'est pas vrai. Elle est mazo ou quoi ? Non, elle le voit pour l

'affaire de sa mère. Allez.

Regarde-le, il en est déjà aux dommages et intérêts. Vous êtes lourd, lourd,

lourd. Allez, allez.

Tiens.

Je l'ai prévenu, il attend ton appel.

Tu verras, c'est un excellent avocat.

Et ta mère a toutes ses chances.

Merci.

Vraiment. Bon, merci pas.

J'aurais fait n'importe quoi pour renouer avec toi.

Renouer ? Tu me rends un service et tu me vois déjà dans ton lit ? T'as peur de

rien, hein ? Ah, c'est ça le problème avec moi.

Dans mon métier, les mots, je les manie pas trop mal. Mais alors, pour parler d

'amour, dis donc, c'est autre chose que de plaider.

Avec moi, t'as déjà voulu parler d'amour ? Justement, je voulais t'en parler.

Fabienne, ça fait des mois que je voulais te rappeler. Oh, écoute, arrête

ton cirque.

Laisse-moi une chance de m'expliquer.

On dit l'ensemble, ce soir ? C'est moi qui appelle.

Je te flique pas, Nat. Je veux savoir comment tu vas.

Ça n'a rien à voir.

Tu peux me permettre de t'appeler de temps en temps pour savoir... Écoute,

après ce que vous avez traversé, c'est pas forcément évident. Laisse-lui le

temps. Sois patient.

Bien, à défaut de Tamiatis en chair et en os, j'ai retrouvé sa trace dans les

fichiers. Alors, c'est un Grec naturalisé français. Il y a un an, il a

été accusé d'avoir fourgué des cartes téléphoniques volées. Mais il y a un

tout petit peu mieux. En février, il a été introduit dans une affaire de

braquage de...

D'entrepôts, une forte présomption sur lui, mais pas encore de preuves.

Qu'est-ce qu'il a volé ? Les ordinateurs portables. Ce n'est pas très

intéressant. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils étaient deux.

Et le vigile qui les a surpris a fait qu'ils ont des garpilles plutôt prévues,

sauf que le gardien en a blessé un des deux.

La cuisse gauche.

Oui, comme Laurence Aubin, il ne faisait peut-être pas que les marchés avec

Pamiatis.

En six mois, nous avons trois cambriolages du même style, toujours

deux individus cagoulés qui interviennent dans des entrepôts de

transport en Seine-Saint-Denis.

Jamais très gourmands, pas plus de 20 pièces à la fois et toujours des

lecteurs de CD et des magnétoscopes.

Et comme par hasard, Pamiatis vend des CD et des vidéos.

Apparemment, il a disparu au moment où Aubin s'est fait assassiner. Alors le

braquage, il a lieu dans la nuit du 9 au 10 février.

Ok, Aubin est blessé, elle quitte le foyer, elle se planque.

Pamiatis est interrogé par la DPJ le 13.

Et Aubin est assassiné le 14.

Le break a été embarqué aussi à deux pas de chez Julie Brunet. C'est vérifié.

Ça plus les paluches du grec dans la bagnole et sur la basse, moi je vote

pour lui.

Et puis s'il a disparu, c'est qu'il n'a pas que le braquage sur la conscience.

Ok, alors c'est quoi son mobile ? Une querelle entre complices qui tournent

mal. Leur cours raté, la blessure d'Aubin, la convoque à la PJ.

Ils mettent sur les nerfs. Ou alors ils sont juste engueulés pour une question

de pognon. Enfin, leur braquage, c'est pas les cases du siècle.

Si c'était un crime passionnel, Pamiatis et Aubin sont amants, Julie Brunet est

en cloque, elle tue sa rivale.

Ah oui, d'accord, bien sûr. En fait, elle continue à faire ses marchés alors

qu'elle sait qu'elle a un cadavre en transit à la fourrière.

C'est très logique. Non, moi, ce que je pense, c'est qu'elle couvre Pamiatis.

D'ailleurs, elle a fourni un alibi parfait pour le soir du braquage.

Et je pense que leur rupture n'est qu'une mise en scène.

Ce n'est pas le sentiment que j'ai eu. Moi, je l'ai trouvé très remonté contre

son ex.

Toi aussi, il n'y a pas longtemps, tu étais très remonté contre Chotan et

puis... Je t'emmerde.

Scandella. Ce n'est pas beau.

Ben voilà.

0553 93 52.

Correspond au numéro de série de votre ordinateur.

Et alors, j'ai gagné quoi ? Le gros lot.

Un aller pour le 36.

Votre bécan a été volé le 9 février dernier, lors d'un braquage à

Gennevilliers. De quoi vous parlez, là ? Mais ça va pas.

C'est l'autre, c'est pas Mertis qui me l'a offert pour mon anniversaire.

J'ai pas demandé la facture pour une fois qu'il se fendait de quelque chose.

Dis donc, c'est un vrai foutoir, la cave.

Il m'a fallu prévenir, j'aurais fait le ménage. Ah non, ça aurait été dommage.

Regarde ce que j'ai trouvé.

Tu vois, c'est quand même bizarre.

Il y a l'emplacement pour 5 ciseaux, mais il n'y en a que 4.

On dirait des ciseaux de charpentier. Et où est le dernier ? On sait rien, j'ai

jamais vu cette boîte.

Ça doit être à Pamiatis.

Ah oui ? Et il est parti sans l'emporter ? Bah ouais, il n'y a pas que ça qu'il a

oublié.

Comment je dois vous le dire ?

Je sais pas où est Pamiati, je le protège pas.

Vous savez pas grand-chose, hein ? Vous savez rien des braquages, vous avez

jamais vu le couteau, qui est sûrement l'âme du crime.

Vous connaissez la peine au bain, quoi. Vous voulez que j'invente, c'est ça ?

Merci.

En aucun cas.

Madame Brunet, il était suffisant.

Quand avez-vous vu Laurence Aubin pour la dernière fois ? J'ai pu.

C'était... début février.

Il marchait de Saint-Cloud, mais j'en suis pas sûre.

Oui, votre incertitude est somme toute très logique, puisque le véhicule de

Laurence Aubin a été vu en bas de votre domicile le 10 février, c'est-à-dire peu

de temps après le braquage.

Sauriez-vous nous donner une explication à sa présence ? Non.

Première nouvelle, je suis pas au courant.

Oh, il y a pourtant une explication, tout à fait cartésienne, à la présence

de Laurence Aubin à votre domicile.

Oui, bien sûr.

Juste après le braquage, Pamiatis l'a ramenée chez vous afin qu'elle puisse se

remettre de sa blessure. Non mais c'est quoi ce délire ? Laurence est peut-être

passée à la maison voir Pamiatis, je sais pas moi.

Justement, on se demandait.

Côté braquage, ils étaient plutôt sur la même longueur d'onde.

Ça les a rapprochés, côté plumard ? Ouais, je voulais que je vous le dise.

Vos hypothèses à la con, vous pouvez vous les mettre où je pense.

Justement, parlons-en du cul de Laurence Aubin.

Imaginons que Pamiatis se le tape.

Imaginons, simplement.

Simple hypothèse.

Vous le découvrez, ça vous rend dingue, vous l'habitez, voilà.

Mais arrêtez avec ça, il n'y avait rien entre Pamiatis et Laurence.

Quelle injustice.

Comment supporter une telle trahison ? Laurence Aubade est tournée Pamiatis du

droit chemin.

Elle le force à vous abandonner alors que vous êtes enceinte.

Allez-y, allez-y.

Allez-y, dites que j'ai tué Laurence.

Un faux prétexte, un petit tour en bagnole, un arrêt impromptu sur un

terrain vague, et hop !

L'affaire est dans la bâche.

Je vous emmerde, je n'ai pas tué Laurence.

Je vous en prie, calmez-vous.

Ne vous énervez pas. Pensez à votre petit.

Oui, qui est à l'origine de toute cette histoire.

Bien, Madame Brunet, nous avons retrouvé vos empreintes à l'intérieur du véhicule

de Laurence Aubin. En particulier sur le volant.

Pourriez-vous trouver une justification à cette présence ? Mais alors ?

Quand on est occupé au stand qu'il faut déplacer la bagnole, on se donne un coup

de main.

Regardez dans ma camionnette, il n'y aura pas que mes empreintes.

Vous fêtez quelque chose ? Oui, on n'a retrouvé pas Myatis.

Il est au Mans.

Des collègues du SRPJ ont appelé Cisco pour dire qu'il l'avait chopé pour excès

de vitesse à 82 km heure en pleine ville.

Neuf jours après la mort de Laurence Aubin.

Cisco et Polo sont partis le cueillir.

Qu'est-ce qu'il y a ? C'est encore votre maman qui vous cause du souci ? Non, c

'est mon concours.

Votre concours ? En fait...

J'avais prévu de vous en parler.

Voilà, j'ai décidé de faire le concours pour l'école de commissaire.

Ah ! C'est bien ! Oui ? Oui, c'est très bien, Berger. Mais

vous avez conscience que la prépa est difficile quand on travaille à plein

temps. Oui, mais ça va, ça n'affecte pas mon travail.

Ok, très bien.

Je vais vous aider.

Pour vos cours par correspondance ? Je vais vous aménager les heures. Mais

tâchez aussi de vous aménager du temps pour vous.

Il faut décompresser, sinon vous allez droit dans le mur.

Vous me permettez d'en parler à l'équipe ? Bien sûr.

Nat, t'as vu l'état du frigo ? Il nous reste souhait ce pizza.

Jambon, fromage, peperoni, comme d'hab ? Ouais, comme d'hab.

Ce matin, j'avais laissé 50 euros sous le bloc avant de partir.

C'est pas toi qui les a pris ? Non.

Attends, je suis pas fou.

Bon, papa, j'ai dit non. Si tu me crois pas, t'as qu'à me faire une fouille à

corps.

Bon, d'accord, j'ai dû les foutre ailleurs.

Ça fait cette pizza ?

Toi si tu veux, moi j'ai plus envie.

Sur votre visage, cette jubilation habituelle quand on appréhende un

suspect ? Selon vous, commandant, combien mesure le capitaine Moreau ?

Écoutez, Michel, Poulon n'est pas vraiment mon genre, mais je dirais qu'il

n'est pas très grand. Pourquoi ? Un mètre soixante-dix, environ. Or, la

fiche signalétique de Pamiatis indique un mètre quatre-vingt-trois.

Vous en déduisez ?

Soit que les fils sont erronés, ce qui me paraît absolument impossible, soit

que le capitaine Moreau a eu une brusque poussée de croissance pendant la nuit.

Mais je ne revendiquerai pas cette hypothèse absolument irréelle. Non, je

crains fort que cet homme ne soit pas Pamiatis.

Bravo.

Bravo.

Putain de merde. Merde ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Dis donc, si tu veux, moi je peux vous parler, Anath.

C'est quand même une vétromôme, donc.

On a vu ce que ça a donné, hein.

Ouais.

Merci.

C'est très fin, ça.

Pardon. Excuse-moi, j'aurais pas dû dire ça, voilà.

J'ai fait l'autruche pendant des années.

Mes problèmes, c'est à moi de les régler maintenant. Si moi je te disais ça, c

'était parce que je pensais que peut-être je pouvais t'aider.

Mais si tu le... Bonjour, berger.

Bonjour.

Alors, Valon nous a dit pour ton concours. Bravo. Ouais.

Enfin, merde, surtout.

Merci. Tiens, des croissants. Non, merci.

Hé, commissaire.

Croissant.

Croissant.

Bon. Alors ? Alors, le marchand avait raison, hein.

Notre homme est bien un imposteur. Il s'appelle Eddy.

Eddy, euh... Eddy comment ? Eddy, euh... Eddy rien du tout, en fait. C'est un nom

de code.

Numéro d'identification.

Y-154-34-59.

Il a été arrêté pour vol à la roulotte l'année dernière et défaut de papier

aussi. On va jamais s'en sortir, ça va traîner ! Bon allez, arrête maintenant !

Arrête, Polo ! Vraiment ! Putain, entre toi qui m'as bassiné tout le voyage et l

'autre con de barbu qui répétait en boucle « j'ai pas tué, j'ai pas tué »,

vous m'avez fait la tête comme une enclume ! Ok ?

Bon alors,

c'est quoi ? Il vient d'où, là, ce Eddy ? Il vient d'ex-Yougoslavie ou d

'Albanie, alors...

Dans le doute, on n'a pas pu le renvoyer chez lui. On l'a placé en centre de

rétention.

Et il s'est échappé il y a 8 mois.

Après, on perd sa trace et on le retrouve à Aumans, sous le nom de

Pamiatis. Lui, l'oiseau, ça va être coton de savoir comment il a pu avoir

les papiers du grec, celui-là. T'inquiète pas, on va lui faire changer

de refrain.

On va lui faire changer de refrain, je m'en occupe.

J'ai acheté les papiers dans un café à Pigalle.

Et je suis parti pour Aumans.

Je me fais pousser la barbe et avec les lunettes, je suis Pamiatis.

Plus clandestin, la police me laisse tranquille.

Le nom du café ? Le grand café, je ne me rappelle plus.

Bon, celui du fourgue alors.

Le nom de la personne qui vous a rendu les papiers. Je ne me rappelle plus non

plus. Tu l'as vu pourtant ce mec-là, il était comment ? Petit, grand, blond,

bras vert, comment ? Je n'ai pas beaucoup vu, c'était la nuit.

Bon, la camionnette de Pamiatis, celle que tu as revendue, tu ne l'as pas

trouvée sous le pied d'un cheval ? Jean-Louis !

Ok, j'ai pas dit vrai. J'ai volé la camionnette et les papiers dedans,

derrière le... Le pare-soleil.

Oui, le pare-soleil.

Dites-moi, en fait, vous essayez de nous faire croire que vous avez volé la

voiture d'un homme qui, par le plus grand des hasards, vous ressemble

étrangement.

N'auriez-vous pas plutôt repéré avant, par exemple, disons, sur un marché ?

Non, non, c'est pas vrai.

Avant de le tuer pour emprunter son identité.

Très bien, Cisco.

D'accord, on refait le voisinage avec Berger. Ok, à tout à l'heure.

Bien, d'après ton ami Crémier, Eddy était un habitué des marchés. Il aidait

un peu à droite à gauche, et en particulier Julie Brunet.

Ah oui ? Oui, elle lui laissait même tenir le stand.

J'ai l'impression que, que ce soit pour le meurtre d'Aubin ou la disparition de

Pamiatis, Julie Brunet est aux premières loges.

Allô, la terre ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Écoute, je comprends que tu sois

préoccupée avec Nat, mais tout à l'heure, t'as failli y péter les plombs,

et là, t'es aux abonnés absents.

Qu'est-ce que je vais faire si elle se défonce, moi ? Je vais quand même pas la

balancer au stup'. Je devrais peut-être aller voir le psy de Polo, le frère

Pilgrim.

Ça te fait rire ? Non.

De quoi souhaitez-vous parler, M. Moreau ?

Nous

avons tout notre temps.

Je l'ai déjà vu chez Julie.

La dernière fois, c'était le 15 février.

Ah ben, venez-moi.

J'ai aucun mérite. C'était le lendemain de la Saint-Valentin.

La veille, mon mari m'avait emmené au restaurant dîner. C'est notre petit

rituel, à nous.

Et ce matin-là, il sortait de la maison et plutôt discrètement.

J'ai d'abord cru que c'était Pamiatis qui avait rasé sa barbe. Bon, entre

nous, hein.

Julie avait raison d'aller voir ailleurs parce que son grec, dans le genre

caractériel... Ben, Henri !

la glacière, elle ne va pas rentrer toute seule.

Entre Julie Brunet et Pammiati, ce n'était pas franchement le grand amour.

C'est souvent qu'il y avait du grabu chez eux. Et tout le monde en profitait,

croyez-moi. D'ailleurs, le soir de la Saint-Valentin, quand on partait au

restaurant, ils ont remis ça.

Julie passait un sale quart d'heure. Il la traînait dans la maison.

Par hasard, vous n'auriez pas entendu ce qui se disait ? Pas très bien.

J'ai cru comprendre que Julie voulait s'en aller et que Pammiati n'était pas d

'accord.

Après ça, on ne l'a plus jamais revu, le grec.

Mais si vous voulez mon avis, ce n'est pas dommage.

S'il vous plaît.

Est-il besoin de vous présenter votre ami, monsieur Pamiatis ? Vous me prenez

pour une conne ou quoi ? C'est Eddy, lui.

Eh oui, c'est ce brave Eddy, qui est toujours chez vous, qui vous aide sur

les marchés, qui se trimballe avec les papiers de votre ex.

Il est devenu présent dans votre vie, Eddy.

Il m'a rendu service deux, trois fois, pas trois fois été un chat.

Oh, qui vous blâmerait de préférer à Pamiatis ?

Un homme attachant, comme Eddy, dont la situation précaire vous a certainement

ému. Pour m'émouvoir, il est en faux.

En la vie, c'est chacun sa mère. Désolé, jamais rien eu entre Eddy et moi.

Tiens, pas même le cadavre de Pamiatis.

C'est ça, en plus du cadavre d'Aubin, vous voulez me coller celui de Pamiatis.

Bah oui, bah voyons. Le plan que vous avez élaboré en compagnie d'Eddy était

intelligent, habile.

Oui, les deux hommes se ressemblent.

Étrangement, vous décidez donc de supprimer Pamiatis. Pour lui, voler ses

papiers.

Vous faites ainsi d'une pierre deux coups.

Eddy cesse d'être incandestin alors que Pamiatis continue de voir une existence

officielle. Un crime parfait, en somme.

Des voisins nous ont dit que vous aviez eu une altercation très violente avec

Pamiatis ce soir de la Saint-Valentin.

Pourquoi ? Ça vous arrive jamais à vous de vous engueuler avec votre mec ? Parce

qu'il avait compris que ce bébé n'était pas de lui ? Que c'était le bébé d'Eddy,

c'est ça ? Mais merde, je vous dis que c'est Pamiatis le père ! Et oui, sa

réaction violente vous a obligé à mettre en œuvre...

Le plan.

Votre plan plutôt que prévu.

D'où la présence dédiée à votre domicile le lendemain. Vous n'avez qu'à me faire

faire des tests si vous ne croyez pas. C'est Pamiatis, le père de mon gosse, c

'est lui qui m'a fait ça.

Pourquoi vous acharnez sur moi ? C'est vrai, merde, j'ai tué personne.

C'est quand même pas un hasard si Laurence Aubin et Pamiatis ont disparu à

24 heures d'intervalle.

Certes, mais la rage que met Julie Brunet...

à essayer de nous convaincre du bien-fondé de sa descendance me laisse

perplexe, voyez-vous.

Bon, mais si elle est innocente, dans ces cas-là, on reviendrait à un

règlement de comptes entre complices. Mais alors où est Pamiatis ? Hein ?

Madame Aubin ? Bonjour.

Excusez-moi, je voulais savoir s'il est encore possible... Je souhaite que ma

fille ait une vraie sépulture.

Bien sûr, Madame Aubin. Vous pourrez récupérer le corps...

Dès que nous aurons le permis d'inhumer.

Merci.

Vous savez, il faut comprendre mon mari.

Il aimait Laurence et... Il n'a pas accepté qu'elle gâche sa vie.

Je sais qu'il souffre.

J'avais tellement espéré qu'il lui pardonnerait.

Vous aviez gardé des contacts avec elle, c'est ça ? Oui.

Je suis allée la voir en prison.

Je m'arrangeais.

Et puis elle m'appelait une fois ou deux par an pour mon anniversaire.

La dernière fois que je lui ai parlé, elle m'a dit qu'elle allait au Canada

refaire sa vie.

J'ai cru qu'elle était partie.

Pardon.

Qu'on disait ? Oui.

Je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis mis à chialer comme un moune, quoi.

Je ne pouvais plus rien dire.

Bonjour, la séance.

Je paye 75 euros pour avoir l'air d'un con, franchement.

C'est que t'avais des choses à lâcher.

Moi,

je peux te dire qu'en ce moment, j'en aurais besoin.

Ok.

J'ai cherché Pamiatis dans les fichiers des cadavres non identifiés.

Ça n'a rien donné.

Et côté vivant, personne n'a vu danser Sirtaki récemment.

Il y a quand même un truc qui m'étonne. La gynéco a toujours vu Julie Brunet

seule.

Et elle lui a jamais parlé d'un père.

Reprenons les choses chronologiquement.

Le premier meurtre, c'est celui de Laurence Aubin.

On sait qu'elle voulait refaire sa vie au Canada.

Alors, avec qui ? Peut-être avec Pamiatis ? Oui, t'as raison,

commissaire. Ils ont passé leurs dernières vacances ensemble.

Un aller simple pour l'enfer.

Et il serait où le cadavre de Pamiatis ? De toute évidence, Julie Brunel nous

cache quelque chose. Moi, je suggère que nous y retournions.

On est déjà allé, on a tout fouillé, on n'a rien trouvé.

C'est pourtant là que Pamiatis a été vu pour la dernière fois. Si Eddie et Julie

Brunel ont effectivement tué, je pense qu'ils n'ont pas dû prendre trop de

risques pour se débarrasser du corps.

Bien, on se retape une perquise totale demain. On fouille le jardin, la maison.

On se fait ça à l'aube. J'appelle le procureur.

C'est la première qu'on attend maintenant, il y en a marre ! Putain, tu

vas te tuer, mais tu restes là, hein ! C'est bon, c'est bon, c'est bon ! Tu vas

t'en prendre une patin !

Papa ! Ça

fait deux heures que je te cherche partout.

Qu'est-ce que t'as dans le... Arrête ! Putain, tu comprends rien ! Tu veux

retourner en cabane, c'est ça ? Allez, lâche-moi ! Eh oh, connard ! T'as

entendu un petit... Espèce de petite enculée ! Elle, c'est ma fille, tu

comprends ? Ok, la prochaine fois que tu te revois avec elle, je te fais bouffer

ta cam' jusqu'au dernier gramme, t'as compris ? T'as compris ?

Monte dans la bagnole. Allez, monte ! Monte !

Donne

-moi.

Quoi ? Arrête de te foutre de ma gueule. Le pognon que tu m'as piqué hier, c

'était pour de la canne. Arrête ! Non, papa, s'il te plaît, arrête ! Donne-moi

ça. Papa ! Putain, j'en ai besoin, tu peux pas me faire ça.

Arrête ! Papa, j'en ai besoin, putain ! Papa ! J'en reprendrai plus, je te jure,

c'est fini.

Donne. Papa.

Aïe ! Ah, putain, j'ai gerbé.

Ah,

c'est pas bien.

Mange-toi.

Non. Non.

Papa. Papa, je te jure, j'en reprendrai pas.

Papa. Papa, s'il te plaît.

S'il te plaît, papa.

Je peux pas, Nath.

Je peux pas !

Nat ? Nat, réveille-toi.

Nat ! Nat ! Je t'en prie, réveille-toi.

Merde.

Ça va aller.

T'inquiète pas, je suis là, ça va aller.

Oui.

Vite, c'est pour une urgence.

On a trouvé le corps de Palmiatis derrière la maison. Ça devient une

habitude, les cadavres périmés chez nous.

Jean-Louis, des nouvelles ? Il m'a appelé tout à l'heure de l'hosto.

Nat va mieux, mais il la garde en observation.

Je lui ai dit de rester avec elle.

Vous observez les terribles phénomènes de dégradation d'un corps ayant séjourné

sous terre.

Je vous en prie.

Le corps d'un homme préalablement égorgé et abandonné dans un linceul de fortune.

Et voici l'arme du crime.

Je devrais plutôt dire des crimes que nous avons retrouvés près du corps.

La reconnaissez-vous ? Ce fameux petit ciseau de

charpentier.

Une arme magnifique, non ? Demande-moi une préhension parfaite.

Tenez, prenez-le.

Je vous en prie, prenez-le.

Qu'est-ce qui vous fait peur, monsieur Eddy ?

Dites-moi, qu'est-ce qui vous fait peur ? Montrez-nous comment vous avez fait.

Montrez-nous ! Non, c'est elle qui a voulu ! Elle a payé pour les tuer !

Remenez-la à l'intérieur.

Racontez-nous ce qui s'est passé.

Julie, elle vient me voir.

Elle a l'œil, il l'a frappé.

Elle me dit, si je ne tue pas Myatis, j'ai les papiers et l'argent.

On va dans sa maison, il dort, il l'a troubu.

Alors je fais comme elle veut. Vous voulez dire que vous avez tué pour

quelques centaines d'euros et des papiers d'identité ? Mais j'ai besoin de

papiers pour rester ici.

Si je rentre dans mon pays, je suis mort. C'est la mafia, je dois beaucoup d

'argent à eux.

Je ne peux pas payer.

Ici, avec un nouveau nom, je recommence tout.

Et Laurence Aubin, c'est aussi Julie Brunet qui vous a demandé de la tuer ?

Non, ce n'est pas moi, je ne l'ai pas tuée.

Je ne sais rien, il faut me croire.

Ah putain, Jean-Louis répond toujours pas.

Il a dû couper son téléphone portable.

Il nous aurait appelé s'il y avait un problème.

Les micro-traces de sang relevé sur le manche du couteau appartiennent à deux

groupes différents.

Ceux de Pamiatis et de Laurence Aubin. En ce qui concerne les empreintes,

seules celles dédiées ont été relevées.

C'est marrant, j'avais l'impression que ses aveux étaient sincères.

En avouant un seul crime, il risque moins.

Je ne vois pas faire ce genre de calcul.

Quelque chose me trouble, voyez-vous. Le couteau, si l'arme est la même, Pamiatis

l'a été égorgé.

d'un seul coup, net et précis, alors que Laurence Aubin a été poignardée de

manière désordonnée, et ce, à dix reprises.

C'était aussi une question de circonstance.

Alors quoi, Julie Brunet tue Aubin, qui est blessée, mais par contre, elle a

besoin de Lady pour liquider le grec ? Bon, retour à la case départ.

Mobile passionnelle.

OK.

Laurence Aubin allait bien partir au Canada. Je viens d'avoir l'agence de

voyage qui s'occupait des billets d'avion.

Des billets ? Pourquoi ? Quelqu'un devait partir avec elle ? Julie Brunet.

Ah !

Parce que vous se serez trompé de couple.

Nous vous devons toutes nos excuses, mademoiselle Brunet.

Mais nous avons mis en doute chacun de vos propos.

Nous avions tort.

En réalité, vous étiez sincère.

Comme vous nous l'assuriez, il n'y a jamais rien eu entre Laurence Aubin et

Pamiatis, ni entre Eddy et vous.

En fait, à chaque fois, vous nous avez dit la vérité.

Enfin, pas vraiment toute la vérité.

Le Canada.

Deux billets pour Montréal le 26 février dernier, pour Julie Brunet et Laurence

Aubin. Ça vous dit quelque chose ? Ah, un bien beau pays pour refaire sa vie.

Vous avez vous-même annulé les billets une semaine après la mort de Laurence.

Oui, si Laurence a participé au bagage en compagnie de Pamiatis, c'était

vraisemblablement pour vous offrir le voyage et votre installation là-bas, n

'est-ce pas ? Pamiatis a découvert votre relation et il a tué la femme que vous

aimiez.

Laurence. J'ai connu que des machos du calibre de Pamiatis.

Faut croire que je les attirais.

Avec Laurence, pour la première fois, je me sentais bien.

Ensemble, tout était possible.

Oui.

Sauf... un enfant.

Faire avec Pamiatis, c'était plus simple. Mais il aurait jamais dû le

savoir.

Vous devez partir avant qu'il s'en rende compte.

Oui, ce n'est qu'après.

Le braquage, que Pamiatis a compris votre projet.

Ensuite, que s'est-il passé ? Je suis rentrée du marché et je l'ai vue à la

cave en train de nettoyer le couteau.

J'ai tout de suite compris.

J'ai voulu partir, il m'a empêchée.

Mais là, ça a été les coups, les injures.

Puis il s'est saoulé.

Alors j'ai eu l'idée d'aller chercher Edith parce que je ne pouvais pas la

tuer moi-même.

Pourquoi vous n'avez pas prévenu la police ? Il m'a dit que jamais il me

laisserait partir avec son enfant.

Alors... Il était allé à la mairie, faire une reconnaissance en paternité.

Il me l'a montré, il me narguait avec.

Je ne pouvais pas le laisser.

La Miatis n'avait aucun droit sur lui.

Cet enfant l'a voulu ensemble, c'est moi.

C'était notre enfant.

Jean-Louis ? C'est Hélène, je voulais avoir des nouvelles.

Merci.

Elle a été agitée toute la journée.

Elle a eu à peine de s'endormir.

Qu'est-ce que tu comptes faire ?

Je ne sais pas.

Il y a un programme de désintox qui commence dans une semaine. Je pense que

j'aurai une place.

Pour l'instant, je vais rester avec elle.

Je ne veux pas te foutre dans la merde.

Je vais prendre mes vacances en retard ou un congé sans solde.

Tu n'auras qu'à me remplacer dans le groupe.

Ne dis pas de conneries. On se débrouille rare.

Tu n'arrêtes pas de penser à ce que j'ai fait ou à ce que je n'ai pas fait.

Je ne sais pas.

Ça ne sert à rien de culpabiliser.

On peut pas revenir en arrière.

L'important, c'est que tu sois là maintenant quand elle a besoin de toi.

Je sais pas si je serai assez fort.

Tu peux compter sur moi, Jean-Louis.

...

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