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Original subtitles

Messieurs, les armes ont été vérifiées par vos témoins.

Dos à dos.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,

10, 11, 12, 13, 14, 15, feu !

Ça ne peut plus durer, ce matin encore.

En prenant leur service, les employés de la morgue ont trouvé deux cadavres qu'on

avait déposés devant la porte.

L'un était mort d'un coup de sabre et l'autre d'une balle de pistolet. Depuis

le début de la semaine, ça porte à neuf le nombre de victimes de ces combats

absurdes. Il faut faire quelque chose, Vidocq.

D'accord, mais quoi, monsieur le préfet ? Ça, j'en sais rien.

Mais le ministre est formel. Il faut que cesse cette hécatombe.

Le ministre propose-t-il une solution ? Non.

Une fois pour toutes, Vidocq, le rôle d'un ministre est de donner des ordres,

pas d'avoir des idées. Je vous ai transmis cette directive, à vous de vous

débrouiller.

Bon, messieurs, messieurs, nous allons prendre la semaine écoulée comme point

de référence.

Sur sept victimes, quatre s'en barrent.

Quatre étaient des bonapartistes notoires.

Une était un ancien immigré dont les opinions royalistes n'échappent à

personne. Quant aux opinions politiques des deux autres, elles ne sont

parfaitement inconnues. Tout ce qu'on sait, c'est qu'ils venaient de province.

Ils n'étaient pas à Paris deux jours avant.

Voir Paris et mourir.

Je peux poser une question ? Mais, vous avez la parole, Marquis. Y a-t-il un

lien entre ces sept hommes ? Enfin, quelque chose qu'ils auraient eu en

commun ? Question stupide.

Question essentielle, Flambard.

Que tout bon policier devrait se poser.

Il y a des questions qui restent toujours sans réponse.

C'est parce qu'on cherche mal.

Bien.

En fait, si on considère bien ces sept cas attentivement, on s'aperçoit que

quelque chose les relie.

Le palais royal.

Regardez. Ici, le café d'Elysse. Notre royaliste y avait ses habitudes. La

veille de sa mort, il y est venu.

Et qu'est-ce que cela coûte ? Une seconde ! De l'autre côté des jardins,

le café des souvenirs. Un café que fréquentaient nos quatre bonapartistes.

La veille de leur mort, ils sont venus y consommer leur dernier chocolat.

Ben oui, mais ils restent les deux provinciaux. L'un venait de Langres et l

'autre de Pau. Leur cas est sans rapport apparent avec celui des autres victimes.

M. Vidocq va nous prouver que si.

Exactement, Flambard.

Car le premier est descendu dans un hôtel de la rue de Beaujolais et le

second a pris pension dans un meublé de la rue Montpensier.

Et voilà.

Mais qu'est-ce que t'en déduis, toi ? J'en déduis qu'au palais royal se

promènent quelques fiers abras qui veulent provoquer plus faible queue.

Un duel est une affaire privée.

Si ces gens-là sont d'accord pour se battre, nous n'avons pas le droit de les

en empêcher. Il nous reste un devoir, Flambard, c'est de les calmer.

Vive le roi ! Le tigre révolutionnaire n'est pas mort ! Il est tapis

dans l'ombre et compte sur notre faiblesse pour nous dévorer ! N'oublions

pas les leçons de l'expérience, messieurs ne cédons rien, exigeons tout

! Et d'abord, la reconstruction de la Bastille ! C'est là que nous jetterons

les anciens laquais de l'usurpateur ! Ceux du moins que nous n'aurons pas fait

fusiller !

Puis de connaître bonne.

Autant arrêter des chevaux emballés. Mon cher, j'ai fort apprécié votre discours.

À l'exception toutefois du mode de conjugaison.

Vous parliez au futur ? Moi, quand la même dément, je n'aime pas attendre au

lendemain pour me gratter.

Hélas, la bonté du roi nous interdit de lui prouver sur l'heure notre fidélité.

Mais patience.

Non, fille, le vilain mot. Quand je pense à ces tracailles là-bas qui nous

narguent. Oui, mais que faire ? J'ai une idée.

la bouche quand on braille.

Et de mauvaise manière, tu vas finir par nous faire repérer. Tu parles. Il n'y a

pas d'agitateur ici.

Il perd son temps.

Regarde donc ce qui vient d'entrer.

Garçon, du vin et du meilleur.

Dans ce cas, je proposerai à ces messieurs ce Chambertin 1805.

Une année exceptionnelle.

C'est pourtant une année qui ne m'a laissé aucun souvenir.

Voyons, messieurs, 1805, Austerlitz.

Non, mon ami et moi préférons ce vin-ci, grave, 1815.

Ah, une année qui a tenu ses promesses.

Celle de Waterloo.

Que diriez-vous d'une partie de carte, mon cher?

Oui, mais alors une bataille. C'est un jeu qui me plaît.

Mais que faites-vous là ? J'écarte les as.

C'est une carte usurpatrice qui a la prétention de battre le roi. Oh, mais

voilà un crime qu'il convient de punir.

Force reste au roi.

Grave 1815.

Permettez-moi de vous l'offrir.

Votre choix m'étonne car je trouve cette année désastreuse.

Votre avis ?

Encore un peu ?

Il ne faut pas abuser des meilleures choses, monsieur.

Mais vous-même, vous ne buvez pas ?

Ce 1815 est insipide, sans gloire et sans panache.

Une année pour les rats !

Votre politesse en vaut une autre, monsieur.

Et puisque vous semblez être un habitué de cet endroit qui est triste à mourir,

acceptez pour le décorer ce modeste présent.

Oui, 18.

Capet.

Allez me chercher le gros Louis.

Gros Louis.

Et voilà comment ça s'appartient, messieurs.

Des pleutres, messieurs. Des moutons dont on peut sans danger aller tondre la

laine. Voilà tout ce qui reste de la grande armée de Napoléon.

Demain, nous nous munirons de gros de peinture. Et nous couvrirons leur mur de

fleurs de lys.

Pour leur prouver que leur roi est partout chez lui.

Enfin, pourquoi partir ? Il faut savoir finir une enquête.

Ça commençait enfin à devenir intéressant.

Pour vous, peut-être, parce que vous êtes une brute. Moi, j'ai horreur de la

violence. Alors, qu'attendez-vous ? Regardez la jeune femme, là-bas.

Je la connais, moi.

Voici le palais royal.

Construit en 1621 par Le Mercier pour le comte de Richelieu.

C'est pourquoi il porte d'abord le nom de palais cardinal.

Comme vous êtes savant. Oh, non.

C'est une science que l'on peut obtenir pour un tiers de lui.

C'est le prix du guide de la capitale que j'ai acheté ce matin.

Nous sommes mariés depuis moins d'un mois et j'ai l'impression d'avoir plus

appris avec vous qu'en dix années de pension chez les bonnes femmes. Ah, j'en

suis fort heureux, mon ami, mais vous allez profiter de votre premier séjour

dans la capitale pour apprendre bien d'autres choses encore.

Quoi donc, mon ami ? Eh bien, l'usage des dentelles intimes, des chemises

vaporeuses, des lingeries fines.

Ne protestez pas, mamie. Il est grand temps pour vous d'oublier la trop sage

éducation du couvent. Venez.

Ma femme désire renouveler son trousseau.

J'aimerais que vous lui montriez votre dernière collection.

Certainement, monsieur.

Jeanne, voulez-vous vous occuper de madame ? Prenez tout le temps de

choisir, Sophie.

Je vous ferai un tour dans le jardin en vous attendant.

A tout à l'heure, mon ami.

Madame, j'aimerais vous demander une faveur.

J'aurais besoin d'une épingle.

Quelle sorte d'épingle ?

Une épingle de deuil.

Comme celle-ci.

La voici.

J'apporte le courrier du Rouag.

C'est bon, il sera transmis. Mais ce n'est pas tout. J'ai un rapport à faire

d'urgence au colonel. Il faut que je lui parle de vive voix.

Le connaît-il ? Non.

Mais lorsqu'il aura vu le contenu de mon sac, il me recevra.

Allez attendre café d'hélice.

Pourquoi faire ? Ce sont les ordres. La suite ne me concerne pas.

Le parti de l'usurpateur est comme un ver de terre. Coupez-le en morceaux, il

se tortille encore.

On ne vient à bout de cette vermine qu'en écrasant soigneusement chacun des

anneaux. Tant qu'il restera un bonapartiste en vie ou en liberté, il ne

sera là pour ni des injures ni des affaisons. Un café.

Puisque la police ne fait pas son devoir, c'est à nous messieurs de sauver

l'honneur du roi. Il faut faire place nette, messieurs. Il faut chasser cette

canaille hors du palais royal.

J'ai demandé un café.

Vous avez la voix forte, monsieur.

C'est celle qui convient pour se faire entendre.

Très bien, ce café ! Je vois que vous venez de province.

Peut-être ignorez-vous nos usages.

C'est fort possible, monsieur.

Mais je sais ceux des cabarets.

On s'y assied quand on a soif et on commande à boire.

Un instant, s'il vous plaît. Vous buvez à la santé de qui, monsieur ?

À la mienne, si vous le permettez. Ah non, ici l'usage ne le permet pas.

Eh bien donc, je boirai à la santé de personne.

Alors vous ne boirez pas.

Ici, quand on lève son verre, c'est toujours à la santé du roi.

Mais peut-être n'approuvez-vous pas notre usage.

Je le trouve excellent.

Messieurs, à la santé du roi de Rome.

Bienvenue à Paris, monsieur Chaloux.

Et d'abord, qui êtes-vous ? Je m'appelle Cabas.

Mais... Le colonel m'a chargé de vous accueillir.

Il n'y avait pas meilleur lieu de rendez-vous que ce repère de royalistes

? Pour un premier contact, rien ne vaut celui-là.

Je ne vous comprends pas.

Ma foi, on ne vous connaît pas.

Il faut se méfier des agents provocateurs.

Et qui vous prouve que je n'en suis pas un ? Le café d'Elysse nous paraît une

épreuve suffisante.

Je ne vous comprends pas.

Les mouchards sortent tranquillement par la porte.

En revanche, je dois toujours brosser nos amis.

Et maintenant, écoutez-moi.

Nous allons aller dans le café qui est derrière moi.

On va à la cave.

Est-ce que vous remarquez quelque chose d'anormal ici ? Oui.

C'est aussi le point de vue de la police après trois perquisitions.

Maintenant, regardez.

Par chance, les policiers n'ont pas reçu de leçon d'architecture.

À chaque fois, ils trouvent confianceusement l'immeuble.

Mais ne pense pas consulter les plans.

Adjutant Leblanc.

Chaleux. Je viens de compter les fonds que vous nous avez fait parvenir. La

recette est magnifique.

Quand pourrais-je voir le colonel ? Tout de suite.

Il désire vous féliciter.

Je suis heureux de vous connaître, Chaloux.

Tant que la province donnera des hommes comme vous, nous ne serions désespérés

de la France.

Vous faites trop d'honneur, mon colonel.

En son ensemble, le midi a vite fait de se ranger dans le camp royaliste.

Je suppose que votre tâche n'est pas facile.

En effet, mon colonel, le temps efface bien les souvenirs. Et beaucoup ont déjà

oublié ce qu'ils devaient à l'empereur.

Vous n'en avez que plus de mérite, Chaloux.

En dépit de l'activité croissante de la police...

Vous avez vu sur pied un réseau remarquable.

Le meilleur de tous les départements.

Grâce.

L'édifice se lézarde, mon colonel.

Mais il est encore solide.

Votre dernière collecte le prouve.

Ne vous faites pas d'illusions, mon colonel.

Les fonds rentrent beaucoup moins facilement qu'auparavant.

Pour faire payer les sympathisants, nous avons parfois été obligés d'user d

'intimidation. Vous avez bien fait. N'hésitez pas à frapper fort.

Faites un exemple s'il le faut.

Comment ça, un exemple ? Ceux qui refusent de leur contribuer à notre

cause se conduisent comme des déserteurs. Traitez-les comme tels.

Mais ce serait un meurtre. Application du règlement, rien de plus.

Nous formons une armée secrète, mais une armée de guerre.

Nous ne chasserons les Bourbons qu'en respectant strictement la discipline

militaire.

Mes âmes étaient prêtes à se battre et à mourir pour notre cause, mon colonel.

Mais le temps passe et rien ne vient.

Ils en ont assez d'attendre. Ils attendraient moins s'ils collectaient

davantage d'argent.

Tout passe par l'argent. J'en suis conscient. Mais ce n'est pas moi qu'il

faut convaincre.

Mes hommes commencent à douter de l'efficacité de leur action.

Ils se demandent si l'argent qu'ils collectent est bien employé. C'est ça,

ils voudraient des comptes peut-être. Ils n'en demandent pas, ils en exigent.

Nous en sommes là, mon colonel.

C'est ce que je suis venu vous dire.

Eh bien, ce n'est là qu'une...

Une nouvelle manifestation de la méfiance que la province a toujours

éprouvée à l'égard de Paris.

Mais je comprends vos hommes, Chaloux.

Je dirais mieux, je les approuve.

Leur préoccupation n'est pas celle de mercenaires, mais celle de citoyens.

Mais mon colonel... Le contrôle de l'action de chacun par tous est la base

même de la démocratie.

Nous devons nous y soumettre, Leblanc. Comment cela ? Vous remettrez à M.

Chaloux toutes les pièces.

qui permettront à ses camarades de juger de notre action.

Excusez-moi, mais la chose est impossible.

Pourquoi ? La sécurité d'une organisation clandestine interdit d

'avoir une comptabilité régulière. Et les contrebandiers d'armes ne délivrent

pas de factures.

Je me contenterai d'un rapport donnant l'état des stocks et le détail des prix.

Établir un pari document serait d'une imprudence folle.

Je m'y refuse.

Faire la guerre, c'est prendre des risques, le Blanc.

Vous établirez cet état.

C'est un ordre.

Vous avez ruiné mon ami, vous m'en avez fourni l'excuse.

On ne laisse pas si longtemps une femme aux prises avec les contractions.

Où étiez-vous ? Le hasard m'a fait rencontrer de vieux camarades.

Encore vous, monsieur. Ah, cette fois, ce n'est trop.

Vous faites erreur, messieurs. C'est vous qui m'avez bousculé. Charles ! Vous

nous avez traité de menteurs. Il n'a pas dit ça ! Cela revient au même, et nous

ne sommes pas de ceux qui acceptent les excuses.

Eh bien, chaloux, j'arrive à point.

Je crois que ces messieurs veulent se battre.

Que décidez-vous ? Nous nous battrons.

Il est 2 heures du matin.

Vous ne pouvez pas parler plus tôt ? Ça me gênait de vous dire que j'étais cocu.

Qu'est-ce

que vous faites maintenant ? Je vais faire comme vous, Flambard. Je vais

dormir. C'est impossible.

Jusqu'à midi encore.

Monsieur Vidocq.

C'est sur votre demande expresse que j'ai accepté de vous décharger des

tâches administratives.

Eh bien ? Nous sommes demain le 16, et chaque mois, le 16 à 11 heures, je dois

remettre mes états au contrôleur.

Qui vous en empêche ? Mais vous, M.

Vidocq, car voici trois jours que je vous réclame en vain mes justificatifs.

Écoutez, Flambard, j'ai dû les oublier dans une poche. Quelle poche, M.

Vidocq ? Je ne sais pas, une poche d'un de mes manteaux. Un manteau qui bloque

les rouages à la machine administrative. Je ne plaisante pas, il me faut ce

manteau.

de faire votre devoir. Où m'emmenez-vous ? Chez moi.

Vous aurez l'occasion d'arrêter mon manteau et vous aurez le reste de la

nuit pour interroger ses poches.

Vous avez toujours eu cette fâcheuse habitude.

Chaque fois que je venais vous arrêter, j'arrivais toujours à bout de souffle.

Et toujours pour rien.

Et toujours filé par les trois.

Bonsoir, François.

Quatre ans.

Soyez gentil, Flambard, ne me dérangez pas.

Vidocq.

Tu vas quitter Paris ?

Non, non.

Tu restes ? Oui.

Définitivement ? Oui.

Qu'est-ce que tu vas faire ? Je fais déjà quelque chose.

Je suppose que tu vas m'en parler.

Viens, t'assois près de moi.

On a cru bon de me confier la responsabilité d'un service.

Et tout ce que je peux te dire, c'est que c'est précisément le genre de

service dont on ne parle pas.

Secret. Voilà.

Puis que je te connais, je te vois dans des logis médiocres.

Oh, mon Dieu.

Médiocres.

Través par des rapports et des notes de frères, étranglés par l'administration.

Imaginez ce que tu pourrais faire si tu avais les mouvements libres.

Libre, François.

Plus un service est secret, plus il est riche.

Alors, pourquoi ne pas travailler ensemble ? Hein ? La main dans la main.

Je me purerai sur toi.

Non ? Non.

Pourquoi ? Parce que je préfère être étranglé par l'administration que libre

avec toi. Je te connais.

J'ai changé.

C'est dommage.

Tu m'aimes quand même.

Je préfère ça.

Sophie, mais qu'est-ce que tu fais là ? Je t'attendais, monte !

Il y a un temps fou que je t'ai pas eu. Ça fait trois mois, six

mois ? Deux ans.

Qu'est-ce que t'es devenue ? Je me suis rangée.

Toi ? En province.

À Paris, j'étais trop connue.

T'avais trop bon cœur.

C'est fini, je ne me partage plus.

C'est pas possible.

J'ai trouvé un homme bon, naïf.

Je lui ai dit que j'étais orpheline. Il m'a cru.

Et voilà, je suis mariée.

Félicitations. C'est une chance que je ne retrouverai pas deux fois. Faut que

tu m'aides.

À quoi ? À ne pas devenir veuve.

Mon mari doit se battre en duel demain.

J'ai très peur.

T'as essayé de l'en dissuader ? J'ai tout dit, tout essayé.

C'est un homme d'honneur. Je connais ce genre d'homme.

S'il a vraiment envie de s'abattre, qu'est-ce qui peut l'en empêcher ? Toi ?

Moi ? Tu inventes un prétexte et tu le fais arrêter. Tu n'as pas dit...

En plein cœur, vos tirs sont magnifiques.

Je n'ai pas trop perdu la main.

Il y a dix ans, je ne visais pas mieux, mais je tirais plus vite.

Vous étiez dans quel corps ? Dans la garde.

J'entraînais au tir les hommes chargés de la sécurité de l'Empereur. S'il avait

su que votre adversaire aurait hésité avant de se frotter à vous, pour moi, c

'est déjà un homme mort.

Je n'ai pas l'intention de le tuer. Erreur, mon cher. Quand on trouve un

obstacle sur sa route, la sagesse, c'est de... Que personne ne bouge ! Lequel d

'entre vous le nommait chaloux ?

Nous ne saurions répondre à des questions incomplètes, monsieur. Que lui

voulez-vous ? J'ai un mandat contre lui.

On le recherche pour créance impayée.

C'est impossible.

Ce n'est pas à nous d'en juger, mais au tribunal de sa province. Mais il n'y a

pas de...

Si

tu as fait une bêtise, camarade, il faut payer.

C'est vous, Chaloux ? Je suis votre homme.

Embarquez-le ! Messieurs ! Je ne peux plus accepter ! Vous le devez ! Demain,

6h, vous avez rendez-vous sur le pré. Mais l'homme accusateur est la justice !

La justice, elle attendra l'honneur à priorité ! Qu'est-ce que

tu voulais qu'on fasse ? Quand l'homme a décliné sa véritable identité, il n'y

avait plus qu'à le relâcher.

Une fois de plus, Flambard s'est fait avoir comme un enfant. Ça m'apprendra à

faire des promesses. Qu'est-ce que tu veux y faire ?

Chaloux se battent sans plein gré. Le duel a lieu sur un terrain privé.

Nous n'avons aucune façon de droit d'intervenir.

Oui, je sais, mais je veux quand même vérifier que le combat est régulier.

Messieurs, les armes ont été vérifiées par vos témoins.

Je compterai 15 pas et vous vous arrêterez.

Vous retournerez quand je crierai feu.

Messieurs, dos à dos.

Allons, viens.

Le combat s'était roulé régulièrement, nous n'avons plus rien à faire ici.

J'ai entendu qu'un seul coup de feu.

C'est bien.

C'est pas bizarre ? Pourquoi bizarre ? L'adversaire de Chaloux était plus

jeune, il avait des réflexes plus rapides que lui, voilà tout.

Chaloux est donc mort sans avoir tiré un coup de feu.

Comme ça, il n'a pas souffert.

Je peux pas rentrer.

Allons, Sophie.

C'est la loi.

Il faut reconnaître le corps.

Courage.

Arrête-toi d'ici.

Je vous dirai bon, M. Midoc.

Fais l'autopsie du corps comme vous me l'aviez demandé, la balle a frappé en

plein cœur.

Seulement... Seulement quoi ? Regardez.

C'est pas une balle d'arme de duel.

Elle est au moins deux fois plus grosse.

Voilà une balle d'arme de duel.

Ça veut dire que ? Ça veut dire que votre homme n'est pas mort d'une balle

de pistolet.

On l'a tué avec un fusil de guerre.

Je le vengerai, François. Que tu m'aides ou non, je le vengerai.

Oh, mais dis pas de bêtises, tu sais bien que tu peux compter sur moi.

Seulement, moi, je le connaissais pas, ton bonhomme.

Il aimait la politique.

Il souhaitait la chute du roi.

Je suis sûre que ce sont les royalistes qui l'ont tué.

Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Non, ma cocotte, ce qu'il me faut, c'est des noms, des faits, des lieux.

Je sais pas grand-chose.

J'ai trouvé ça dans ses papiers.

Un rapport d'activité.

Il était très méticuleux.

Pas prudent.

Il raconte tout.

Pour un policier qu'à l'aumène.

Je t'ai apporté ces papiers en confiance, François.

Promets-moi de ne pas en abuser.

Trouve ses assassins, mais ne porte pas tort à ses amis.

Je t'aime bien, Sophie.

Je te promets.

En tout cas, ça a l'air de marcher son histoire.

Regarde-t-il est à l'aise, François. Je serais habillé comme lui, moi.

Je serais mort de honte.

Avec lui, ça va, on y croit.

C'est un don de porter le costume.

Vidocq va tout gâcher par ses extravagances.

Dites une sortie, Flambard. Vous croyez que dans cette tenue de cirque, on va le

prendre au sérieux ?

Coulez-moi, flambard.

Pendant 20 ans, j'ai vécu l'escroquerie.

Alors croyez-en mon expérience. La seule façon d'être cru, c'est de faire un

mensonge très gros.

C

'est

ce que je vous disais. Il vient de réussir la deuxième épreuve.

Nouvelle Orléans, je vous l'ai déjà dit.

Mais il y a beaucoup de patriotes là-bas.

Oui, les ponts rouges, ça c'est des vrais américains.

Vous me comprenez mal.

Pour moi les patriotes ce sont les partisans de l'empereur. Ah, non ça il n

'y en a pas du tout.

Bah tout de même, la Lousiane était d'une terre française.

Malheureusement Bonaparte l'a cédé en 1803 et la population faisait partie du

lot alors.

Et il nous a vendus comme nous on vend nos nègres.

Ça rafraîchit les sentiments.

Dans ce cas que venez-vous faire ici ? C'est un secret que je réserve au

colonel.

C'est pas le comique que je suis venu voir, mais le patron.

Il va vous recevoir, venez.

C'est la curiosité qui me fait vous recevoir, monsieur.

Ma retraite est clandestine.

Et pour parvenir jusqu'à moi, il faut un mot de passe.

Qui vous l'a donné ? Un ami commun.

Son nom ? Accepteriez-vous de parler avec un homme qui livre ses

informateurs, colonel ? Que voulez-vous ? Gagner d'argent.

Mais oui, je ne suis pas un idéaliste, colonel. Je suis un homme d'affaires.

Je crains, monsieur, que vous vous soyez trompé d'adresse.

Je suis sûr du contraire.

Vous avez besoin de ce que je peux vous fournir. Et vous ne le trouverez nulle

part ailleurs.

Que proposez-vous ? Du crédit.

Expliquez-vous.

Quand on veut réussir dans les affaires, colonel, il faut être joueur.

Sinon, on reste épicier toute sa vie.

Le groupe que je représente se spécialise dans les placements

financiers.

Et de ce point de vue-là, qu'est-ce qu'une révolution, colonel ? Rien d

'autre qu'une spéculation.

Continuez. Nous avons eu vent de... votre affaire.

Il me reste à l'étudier.

Si je juge que vous avez des chances réelles de prendre le pouvoir, nos

crédits vous seront ouverts.

Oui, bien entendu, l'intérêt du capital sera proportionnel aux chances que vous

avez de gagner ou de perdre.

Et quels pourraient être eux ?

Le montant de votre crédit ? Nous travaillons à l'échelon international,

colonel.

Si vous nous donnez des garanties suffisantes, le

crédit sera... illimité ? Alors, colonel

? Une telle proposition est si inattendue.

Je vous demanderai quelques jours pour réfléchir.

Je suis un homme très occupé, colonel, et le temps est le capital dont je

dispose le moins.

Il existe beaucoup d'autres révolutions du Parlement, vous savez, sans parler de

celles que je suis chargé de susciter. Vous hésitez ? Tant pis pour la France.

Attendez un peu.

Impossible. D'ailleurs, je ne crois pas beaucoup pour votre affaire. Je suis

venu vous voir uniquement par routine.

Mais l'empereur étant mort, comment l'Empire peut-il exister ? Il le pourra,

monsieur.

Et je vais vous le prouver.

Si on me sauverait sa vie, je craindrais rien !

Et voilà comment nous procéderons pour enlever le roi de Rome.

En votre mise en scène, tout se passe très bien, mais la réalité est peut-être

différente.

Vous m'avez bien dit être joueur, monsieur.

Est-ce que vous avez déjà vu quelqu'un perdre la partie en ayant tous les as en

main ? Certes non, mais dans cette partie, quels sont vos as ? Avant tout,

la surprise.

Nous savons parfaitement quand l'attaque se produira. L'ennemi ne soupçonne rien

de nos plans.

Je vous l'accorde.

Et ensuite, la connaissance du terrain.

Nous avons reconstitué scrupuleusement la partie du parc de Schönbrunn où l'on

promène l'enfant.

Il ne manque ni un arbre, ni un massif.

Depuis six mois, les volontaires chargés de l'enlèvement s'entraînent chaque

jour.

Une autre bonne carte.

Mais la route est longue d'Autriche en France.

Il ne suffit pas de sauter le mur de Schönbrunn pour se retrouver sur le

trône impérial.

Nous avons tout prévu.

Relais, fausses pistes, déguisements.

Tous les moyens vont être mis en œuvre.

Pour égarer la police autrichienne.

Et lui faire croire qu'il cherche à traverser l'Allemagne.

C'est la route logique.

Donc la mauvaise.

Nous traverserons les Alpes par des chemins de contrebandiers.

Une fois parvenu en Italie, le jeune Napoléon II embarquera. Et c'est par mer

qu'il gagne la France.

Et vous comptez débarquer où ? A Golfejvan.

Comme son père quand il revint de l'île d'Elbe pour reconquérir la France.

Les circonstances diffèrent.

Un seul peloton de gendarmes suffit à vous arrêter.

Rassurez-vous, à une heure précise, nos partisans contrôleront cette partie de

la côte.

Nous aurons vite fait de soulever toute cette région.

Le roi dispose de trois armées contre vous.

Elles se rallieront toutes les trois.

Qu'est-ce qu'il prouve ? Ceci.

Regardez le roi de Rome.

L'innocence et la pureté sont le meilleur des drapeaux, monsieur.

On peut toujours s'opposer à un homme, mais qui pourrait tirer sur un enfant

? Mon colonel, je vous trouve très imprudent.

Il y avait sur cet homme un pari à faire, Leblanc.

J'ai parié.

Pourquoi si vite ? Parce que nous n'avons pas le choix.

Le temps travaille contre nous, Leblanc.

Les réseaux s'effritent.

Les bonnes volontés se lassent, les lents se dissoutent.

L'argent de cet Américain peut ranimer les braises d'un foyer qui n'a déjà plus

de flammes.

Voyons, mon colonel, jusqu'à présent, vous n'avez jamais manqué d'argent ? Que

voulez-vous dire ? J'ai dû renier sur les achats d'armes, c'est vrai.

Mais pour votre usage personnel, vous disposez toujours des mêmes fonds

secrets ?

Voici ce qui vous revient sur la contribution des réseaux du Sud-Ouest.

Il y a des moments où je vous hais, le Blanc.

Signature, mon colonel, s'il vous plaît.

Eh bien, quand prendrez-vous votre décision ? J'hésite encore, colonel.

Mais cette fois, c'est moi qui vous demande un délai pour réfléchir quelques

jours.

J'en suis d'autant plus ravi que cela me permette de vous faire les honneurs du

palais royal.

Ah, Paris, Paris.

La plupart des lieux de plaisir sont sous la surveillance de la police.

La prudence me les interdit.

Dommage. Mais rassurez-vous, il existe un Paris secret qui procure de façon

intime les mêmes distractions. Vous allez voir.

Puisque vous êtes joueur, apprêtez-vous à jouer gros.

5. Impaire et rouge.

Messieurs, faites vos jeux.

Je traverse une mauvaise passe depuis quelque temps.

Vous n'avez pas encore joué.

Je ne joue jamais la première fois que je mets les pieds dans une maison de

jeu. Que faites-vous ? Observe. Et qu'avez-vous observé ? Vos jeux sont

faits, messieurs.

Rien ne va plus.

Personne ici n'a l'air de s'amuser vraiment.

On ne vous a jamais frappé.

Si, mon cher, mais je n'ai Dieu que pour cette petite poule.

22, père et noir.

C'est terminé pour ce soir, venez.

Le dernier coup de la soirée. Rien ne va plus.

Le 22, père et noir.

Le fralala, mais...

Qu'est-ce que c'est ? Voilà comment on vous vole, colonel.

Partez, faut pas que la police nous voie ici.

Je suis.

Mon père, je voulais... Vous êtes sans doute trompé de porte, mon fils.

Le secrétariat de la paroisse est au fond. Si vous voulez vous inscrire...

Non, non, merci. Je voudrais simplement vous demander un renseignement.

Vous arrive-t-il de louer cette salle pour... Oui, chaque fois qu'on nous le

demande. Mais à des associations pieuses, exclusivement.

Pieuses.

Merci, mon père.

Vous ne venez pas chanter avec nous ? Pas ce matin, non.

Je suis en Rouée.

Et voilà l'Américain curieux.

On peut t'en débarrasser, si tu veux. Pas de ça.

La méthode habituelle a fait ses preuves.

Il y a tant d'imbéciles qui se font tuer pour l'honneur qu'un crime déguisé en

duellétation et impunité.

Allez-y.

Range ton surin et relève la tête.

Nous sommes payés pour avoir de la tenue.

Un instant, monsieur.

La prochaine fois que vous croiserez une personne de qualité, passez à l'ombre,

je vous prie.

Pourquoi, s'il vous plaît ? Vous avez un habit qui rutile.

Au soleil, il éblouit.

J'en suis navré, messieurs.

Vous n'en avez pourtant pas l'air. En parlant, vous avez souri.

C'était par courtoisie, messieurs.

Qui donc vous permet ces familiarités, monsieur ? Nous n'avons que faire des

politesses d'un homme qui est vêtu comme un singe à la foire.

Puisque vous insultez au bon goût, sachez que j'en prends la défense.

Que se passe-t-il ? Rien.

Une petite discussion à propos de mode.

Monsieur voit les choses d'une façon qui ne me plaît guère.

Et je lui en demande raison.

Vous n'avez plus le choix maintenant. Il faut vous battre.

Vous croyez ? Puisque vous ne connaissez personne en France, je vous servirai de

témoin.

Eh bien, c'est entendu, messieurs. Demain, nous nous battrons.

Comme des femmes, pour des histoires de chiffon.

Messieurs, les armes ont été vérifiées par vos témoins.

Je compterai quinze pas et vous vous arrêterez.

Vous vous retournerez quand je crierai feu.

Messieurs, dos à dos.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.

Vous êtes fermé.

Allez, bouclez-moi tout ça.

Un instant, s'il vous plaît. J'ai commis une erreur, ne faites pas la même.

Ce que je viens de découvrir change tout.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Nous sommes du même bord, mon cher collègue, même si

nous appartenons à des services différents.

C'est assez bien trouvé, le Blanc.

Mais ta ruse est inutile, je ne marche pas. Pas de bêtises, renseignez-vous.

Mon chef vous confirmera qui je suis et la régularité de ma mission.

Et qui est ton chef ? La baronne de Saint-Gélie.

Je te l'ai toujours dit, François, tu perds ta vie à courir après les voleurs.

La police politique est la seule qui donne de vraies joies. Vous procédez

sans criminel.

Au niveau où je la pratique, la police est un des beaux-arts, mon cher.

Je faisais de la peinture, mais feriez-vous le reproche de me salir les

doigts ? Mais ces demi-sols sont des rêveurs sans moyens et sans troupes,

sans aucun danger pour le régime.

Ça, bien sûr.

Quand je pense au mal que j'ai eu à la grouper.

Mon cher, c'est l'ABC du métier.

La meilleure façon de contrôler un réseau politique, c'est de le créer.

En adhérant au mouvement, les opposants se dénoncent eux-mêmes à la police.

Ah, quel gain de temps ! Et le but ? Nous avons un roi faible, François. Trop

bon, trop doux.

Il faudrait être un prétexte pour qu'il abandonne sa politique libérale.

La révélation d'un complot va l'obliger à contresigner les lois répressives que

nous voulons.

Ce n'est pas la peine, François.

Ne cherche pas à prévenir le colonel.

Je t'aime comme tu es.

Généreux, imprudent.

Vraiment. Je ne t'ai fait des confidences que parce que j'étais sûre

que mon plan ne risquait plus rien.

Le piège est déjà fermé.

Les demi-sols sont déjà arrêtés.

Ils le seront ce soir, dans une assemblée qui me les livrera tous.

Le palais royal est déjà investi par mes hommes.

C'est maintenant une nasse dans laquelle on entre.

Mais dont on ne sort pas.

Le chocolat ?

Tu

ne peux rien faire pour eux, François. Pense à autre chose.

Impossible.

J'ai juré à Sophie de les sauver.

Entrez.

Mon camarade commence à arriver, mon colonel. C'est bon.

Faites-les entrer tous.

Au fait, où est le blanc ? Je n'ai toujours pas vu, mon colonel.

Espérons que la police ne l'a pas arrêté.

Alors ? Ils sont foutus.

Le café du souvenir est complètement cerné.

Mais de conspirateur, ça prévoit ce genre de choses. Il y a sûrement une

issue secrète, une sortie de secours. Mais les surveillants aussi.

C'est le Blanc lui-même qui mène l'opération.

Ça, faut se faire une raison.

Ils sont faits comme des rats.

T'as bien dit comme des rats ? Oui.

Mais ça, c'est très bien s'enfuir, des rats.

Comment ça ? Par des galeries souterraines creusées à l'avance.

Sous le palais royal, y'a que des égouts et des catacombes, un vrai gruyère.

Et voilà leur chance, les égouts.

Va me chercher plein des égouts.

Messieurs, c'est aujourd'hui le septième anniversaire de la bataille de Waterloo.

Nous sommes de ceux qui considérons cet événement comme une péripétie de l

'histoire, et non pas comme une défaite définitive.

Notre espoir est fragile, mais il est vivant.

Il se nomme Napoléon II.

Ce soir, nous communirons ensemble.

dans le souvenir du passé avec la même ferveur et la même reconnaissance.

Observons une minute de silence à la mémoire de celui que nous pleurons tous,

le premier empereur des Français.

S'il vous plaît, mon colonel, le Blanc nous a trahis.

Non, non, par l'autre porte.

Attendez, attendez, attendez.

Il faut voir s'il est libre d'abord.

Allez, toi, viens avec moi.

Qu'attendez-vous pour donner l'assaut ? On a le temps, il peut y avoir des

retardataires. Qu'importe les comparses. Il me les faut tous. Encore une demi

-heure. La porte elle aussi gardée, nous sommes cernés.

Messieurs ! Écoutez-moi, le seul responsable c'est moi. Je suis joueur. J

'ai perdu des sommes importantes qui appartiennent au mouvement et que je n

'ai pas pu rembourser. Le blanc le sait.

Je comprends maintenant son jeu.

Présenter le mouvement bonapartiste comme une gigantesque escroquerie, et

ça, il ne le faut à aucun prix.

Messieurs !

On ne chiche pas les morts ! Mon colonel ! Allons-y ! Chaparral, il ne nous reste

plus qu'à vendre chèrement notre pot pour l'empereur et pour le roi Drum !

Ne tirez pas ! Allez, vite, c'est dégoumé dans la salle, vite ! Allez,

allez-y, vite ! Allez, dépêchez-vous, dépêchez-vous ! Allez, allez, allez !

Allez, file ! Mais le colonel ! Oui, oui, on s'en occupe, allez, tire-toi !

Ils ont saboté le mécanisme de la porte ! Enfoncez-la, c'est une fausse paroi !

Rendez-vous ! Quoi ?

Qu'est-ce que vous faites ici ? Où sont les conspirateurs ?

Quels conspirateurs ? On nous a dit qu'il y avait une explosion dans les

égouts. Un homme a été tué. On vient dégager son corps.

Un modeste ouvrier, victime du devoir.

L'explosion a dû être terrible.

Dommage. Bel homme pour un égouttier.

Qu'est-ce que ça veut dire, Leblanc ? C'est une plaisanterie ? La partie n'est

pas jouée, Vidocq ! Gendarme avec moi !

La voûte s'est écroulée et le blanc est mort.

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