All language subtitles for La.Crim.S03E06

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Original subtitles

Oui,

oui.

Je crois qu'il voulait me couper tôt.

C'est vrai que t'as pas très bonne mine.

Ah, c'est un pas, dis donc.

Faut arrêter de faire les polis de ton corps, hein.

Bonsoir. Bonsoir, commandant.

Le médecin pense qu'elle va s'en sortir.

Qui est-ce ? Léa Dussault.

La fille du joaillier Patrick Dussault.

Elle a été poignardée au ventre par quelqu'un qui entrait dans leur

appartement. Une effraction ? Non.

Apparemment, le tueur avait les clés.

Et ses parents ? La mère est en voyage d'affaires en verre, mais le père a été

tué. Et c'est leur deuxième enfant, Simon, qui a découvert le drame.

Le professeur l'a joué au téléphone après son agression. Mais Patrick

Dussault, c'est bien le bijoutier des stars, non ? Des stars, oui.

et de quelques personnalités du monde politique.

Madame, le garde des Sceaux serait elle-même une fidèle cliente.

Vous voyez ce que je veux dire ? Parfaitement.

Il vaudrait mieux boucler le dossier avant demain matin, c'est ça ? Tout à

fait.

Bon courage, commandant. Bonne journée.

Ah, Scandella, ça va ? Salut. T'as vu, c'est joli, hein ? Viens voir là-haut,

savoir que t'avais du gâteau pour.

Ces cons de l'IG qui bloquent l'ascenseur.

Putain, pourquoi les gens se font pas buter au rez-de-chaussée ?

Prends le plus grand bien, Folon.

Arrivé sur le lieu du crime, 0h16.

Bon, ben voilà, qu'est-ce que j'ai dit ? Ces deux caméras sont branchées de nuit

tous les jours.

Aurélie a une société de surveillance.

Les mecs, ils arrivent avec la cassette dans 10 minutes.

Il n'y a plus qu'à regarder qu'il n'y a plus de coups. Même pour la crime, ça

devrait pas être tant qu'il y a de difficiles, les mecs.

S'il te plaît, Maton, pente chez toi.

On ne voudrait pas gâcher ta soirée. Déjà que tu as coupé le dernier maigret.

Euh, non, c'est pas grave, c'est là que j'ai enregistré.

Bien, constate ton supplé dorsal provoqué par l'arme blanche. Une

superficielle dans la région cardiaque supérieure, synchro, inférieure, plus

pénétrante et en atteinte. Le cœur est provoqué d'une hémorragie interne. L

'arme. Un couteau à bord franc, lame effilée, vraisemblablement un

couteau du genre couteau de cuisine.

S'occuper.

Il soit du vouloir appeler au secours et c'est la culture à frapper.

Simon, vous étiez où quand votre père vous a appelé ? À mon entraînement de

boxe, à tout près d'ici.

Et le sang sur vous, c'est parce que vous avez touché les corps ? Oui, oui,

oui. En arrivant, j'ai touché ma sœur.

Pour vérité, je la croyais morte.

Après, j'ai vu mon père, j'ai essayé de le réanimer.

Jean-Louis, j'ai... Il y a quelque chose.

Allez, ça va.

C'est pas grave.

Diamants International Awards, Lauréat 2000, Patrick Dussault.

Diamants International Awards, Awards, Awards.

C'est dans ta patrie qu'il y a des codes sans diable, Jean-Lapin Diana ? Oui, au

lieu de raconter des conneries.

Regardez-moi ça, la môme là.

C'est pas Léa, la fille du bijoutier ? Oui.

N'oublie pas par terre, c'est un article sur le Lauréat des DIA 2000, Patrick

Dussault. Waouh ! Eh bien, le jour où un mec m'offrira un bijou pareil, bonne

main la veille.

Allez, il faut toujours espérer. Regarde, moi, je vais m'être avec Mario,

il est prêt à t'aider à m'offrir la lune.

On entend ? Sharma ! Le loquet ferme de l'intérieur.

Donc, vous avez défoncé la porte ? Oui.

Je l'ai fait rater, j'ai l'inconscient, je suis arrivé.

J'ai été enfermé dans sa chambre, sans doute pour échapper au tueur.

J'ai découvert cela sur le lit.

J'ai dû s'emparer tout sur le ventre.

Et après, vous avez fait quoi ?

Je suis allé dans le bureau de mon père, j'ai découvert le mort.

Et à quel moment vous vous êtes rendu compte que votre soeur était encore en

vie ? Eh bien, j'étais dans le bureau, j'ai entendu gémir et je suis allé

auprès d'elle.

Après, j'ai appelé la police.

Est-ce que Léa vous a décrit son agresseur au téléphone ? C'est l

'enregistrement des caméras de surveillance.

Mais quelles caméras de surveillance ? Là, on voit le mec qui sait très bien où

sont les caméras.

Et surtout,

Qui a les clés ? Certains complétés pas parés depuis longtemps.

Voilà. C'est fini.

Près sont les hommes de la DPJ qui arrivent.

Mathieu, comment c'est-il que vous n'étiez pas au courant pour les caméras

de surveillance ? Je ne vis plus chez mes parents depuis que je fais mes

titres. J'ai pris un studio il y a deux ans. Mon père a dû installer les caméras

dernièrement. Sûrement à cause de l'heure dernière qu'on brûlait l'âge, c

'est Léa qui m'en avait parlé.

Ah, Léa.

Galio.

Alors, comment elle va ? Merci, on arrive tout de suite.

C'est l'hôpital.

Votre soeur a repris connaissance.

Elle va beaucoup mieux.

Vous voulez venir avec nous ? S'il vous plaît.

Elle a eu beaucoup de chance.

Le coup porté n'a touché aucun organe vital. Il a fallu que la profuser.

C'est pas trop longtemps et elle est ici en deux heures.

Elle n'a pas encore dit un mot, elle ne sait pas quoi s'en faire.

Avant de vous laisser la voir, on doit lui poser quelques questions.

Vous comprenez, c'est la procédure blanque.

On n'en a pas pour longtemps.

Pas très la nuit ici, les fois que tu aurais envie de terminer le boulot.

Bonsoir, Léa.

Je suis le commandant Gallio.

Voilà mon adjoint, le capitaine Scandella.

Nous sommes de la brigade criminelle.

Police ? Mais pourquoi ? Est-ce que vous vous rappelez

votre agression ? Votre frère, Timon,

vous l'avez appelé au secours après qu'on vous ait...

Vous ne vous rappelez pas d'avoir passé un coup de téléphone ? Écoute Léa, on ne

va pas t'embêter longtemps.

Ce qu'on veut, c'est vite rattraper le type qui a fait ça.

L'ennui, tu comprends, c'est qu'on ne voit rien sur les vidéos.

On ne voit pas le visage de ton agresseur.

Et toi, tu as dû le voir certainement.

C'est vrai que j'ai agi comme un con, mais je ne mérite peut-être pas la mort.

En tout cas, tu ne mérites pas de foutre les pièges chez moi.

Françoise, je m'excuse.

Vraiment.

Tu t'excuses ? Je t'excuse et tu

penses que ça suffit ? Tu me sautes en espérant glaner des infos sur une

enquête en cours pour un torchon à scandale. Non, je te drague en espérant

glaner des infos sur une enquête en cours pour un torchon à scandale.

C'est après que je te saute.

Comme tu dis.

Excuse-moi Lionel, mais au bout du compte, je vois pas la différence.

La différence, c'est que... C'est que j'avais pas prévu qu'on fasse l'amour.

Comme j'avais pas prévu de tomber amoureux de toi.

Voilà, alors dans deux jours, je me barre aux Philippines couvrir un conflit

et... Et avant de partir, je vais te dire... Pour que je t'aime.

T'es pas seule ?

Excuse-moi, je... Je voulais pas te déranger.

Bonne nuit, Françoise.

Excuse-moi, j'étais un peu fatiguée, alors je me suis allongée.

C'est pas grave.

Comment va Romain ? Ça va, il dort.

De toute façon, je l'aime pas.

C'est pas... Il est pas top.

Puis noir, c'est mieux. Ça fait plus mariage, noir.

Écoute, moi, celui que je préfère, c'est blanc cassé ici. Avec ça, ça fait

vraiment maillot.

Maillot, c'est maillot.

Mais il a raison pour le blanc, il est plus classe.

Si tu mets le blanc, tu peux pas mettre cette cliquette bleue. C'est pas parce

qu'il ne se va pas avec.

Non, la blanche. Je mets la blanche.

Ouais, la blanche. Ouais, c'est bien. Je mets la blanche.

Des cons ! Disco.

Elle m'a embrassé.

Si j'avais su que t'étais gueulée comme ça. Elle m'a embrassé. Je te jure, je t

'aurais invitée à dîner.

Oh là là, qu'elle est mignonne ! Ouais, ça va, ça va. J'ai fait quand de rêve.

Eh non.

Je vais t'emmener à l'IG pour relever quelques emprunts. Je vais te mettre des

emprunts, moi. Allez, sortez ! Allez, sortez ! Allez, allez, allez ! 40, 46,

85, 24, je sais ! Allez, voilà ! Putain !

Vous êtes des cons, vous êtes des cons. Qu'est-ce que tu t'emmerdes ? Vas-y, à

poil à ton mariage. T'es sûr de pas te gourer comme ça ? Hein, Polo ? Oh oui, c

'est bien comme ça.

Lieutenant Siskowski, je reviens du vestiaire et j'ai des rumeurs qui

circulent dans les couloirs qui concernent notre plastique

irréprochable, notre finesse virile, notamment émanant des officiers de l

'agent de Faradine. Je suppose que cet article de sous-vêtements au fil des

cosses vous appartient.

Oui, merci Michel.

Étant dit, je ne voudrais pas m'immiscer dans le choix de votre tenue

vestimentaire, mais étant donné l'humeur festive qui va régner lors de votre

mariage, je doute fort que ce sinistre gris-souris soit sur vous des plus

saillants. En revanche, je suppute qu'un ensemble dans les crèmes serait de bien

meilleur à l'oie.

Bon, ce suffit maintenant.

On aura tout le temps plus tard de supputer sur la tenue de mariée de

Cisco. Maintenant, j'aimerais qu'on suppute sur notre affaire, s'il vous

plaît.

Polo.

Bon, alors le voisinage n'a rien donné. Par contre, je viens d'avoir le

commissariat du 8e.

Il est arrivé un truc très con à notre bijoutier. Il y a une dizaine de jours,

il a perdu ses clés au bistrot qui est juste à côté de sa boutique.

Alors il se peut très bien que quelqu'un ait ramassé ses clés, les suivi, il a

repéré les lieux avec les caméras, ensuite il s'est pointé chez lui.

En fait, ça me paraît beaucoup plus simple. Je pense que le type est venu

uniquement pour voler Dussault.

Regardez ces trois photos.

Là, c'est le bureau de Dussault, l'endroit où il examine ses pierres

précieuses. Vous voyez le coffre-fort, le coffre-fort qui...

commencé à rester fermé. En fait, il est tombé sur la fille d'abord, à qui il

demande d'ouvrir le coffre.

Et la fille lui échappe, la chanteuse. En fait, quand il repart, il revient

dans le bureau, il tombe sur Dussault, à qui il demande à lui aussi d'ouvrir le

coffre. Sauf que Dussault prend un téléphone pour appeler au secours.

Il bute Dussault.

Ouais. Enfin, pour tenter un coup pareil, il fallait que le type sache

combien d'argent il y avait chez le bijoutier.

Quelqu'un de son entourage, un des employés peut-être, pourquoi pas.

La dernière personne que Dussault a appelée hier soir, c'est un certain

Winsman, un diamantaire.

Il n'est ni chez lui, ni à son bureau, mais je continue.

L'adolescente a miraculeusement échappé d'elle les coups reçus par Dussault. Si

le légiste et la firme ont été donnés avec une extrême violence.

Je m'étonne en revanche que ce assainé à sa fille n'ait pas eu la même force.

Peut-être que l'intention du tueur n'était pas de voler Dussault, mais

juste de se tuer.

La gamine s'est tombée sur le passage, elle a pris un tel coup, puis voilà.

Bon.

Berger Cisco, archives et DPJ.

Voyez les fichiers concernant les cambriolages avec ce mode opératoire.

Jean-Louis, tu me convainques de ce que tu m'aimes.

Faut creuser du côté de la famille.

Dussault est riche, convoité.

C'est très bien d'être une relation des enfants, par exemple.

Moi, je suis à l'abri, c'est pas une fun.

Merci, ne risquez pas de me ramener un mec pour me piquer mon prignon.

Le jour où on te ramène un mec, c'est juste pour faire chier.

Merci.

Sandra Dussault est arrivée.

La femme du joaillier.

Nous aimerions d'abord éclaircir un détail. Ça n'a peut-être aucune

importance, on ne sait jamais.

Nous avons trouvé cette feuille de magazine froissée par terre dans le

bureau de votre mari.

Savez-vous ce qu'elle faisait là ? Non.

Elle provient sans doute d'un magazine spécialisé que je ne connais pas.

En revanche, je connais cet article.

Mon mari a conçu ce bijou, le serre-tête, pour le Diamond

International Award, qui est le concours de joaillerie le plus important au

monde.

Il est allé à Milan avec notre fille Léa pour y recevoir son prix.

Mme Dussault, votre mari avait-il des ennemis dans son métier ou dans son

entourage ? Connaissez-vous des gens qui lui en voulaient ? Franchement, je ne

vois pas, non.

Pas ce Belge-là.

Ce Belge ? Quel Belge ? Le fils de mon banquier envers toi.

Un dessinateur de bijoux.

Un certain Yann Van Der Poel. Pourquoi ce Van Der Poel en voulait à votre mari

? Eh bien...

Yann, dans le passé, a fait un stage de création chez nous.

C'était un type bizarre, agressif, paranoïaque. Il prétendait que mon mari

lui volait ses dessins pour confectionner ses bijoux. Tout ça était

devenu ridicule. J'ai fini par le mettre dehors.

Les alliations de ce monsieur Van Der Poel, quel qu'en fût la teneur,

injurieuse, n'en feront pas nécessairement un meurtrier, madame.

Bien sûr, mais hier, à Anvers, mon banquier m'a dit que Yann avait été

interné récemment pour des problèmes psychiatriques.

Je viens de prétendre qu'il est la victime d'un complot ourdi par les

joyeux du monde entier. Tous, d'après lui, voudraient lui voler ses idées.

Est-ce qu'il a menacé concrètement votre mari ? Depuis quelque temps, mon mari

recevait des lettres anonymes en provenance de Belgique. Des lettres où

on le traitait d'escroc, de voleur.

On menaçait de le tuer.

Il y a un mois, tout s'est arrêté.

Et vous avez parlé de ces lettres à la police ? Non, nous n'y prétions pas d

'importance.

Aurais-je pu savoir ? Vous pouvez nous faire parvenir ces lettres ? Moi, tu

sais ce qu'on fait, là ? Jouer dans ta nuit privée, puis celle de ta sœur.

C'est juste pour écarter les fausses pistes, hein.

Tu comprends ? Ouais, ouais, je comprends.

Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, là ? Ma vie, c'est la fac de

médecine et la boc.

Bon, les filles, ça va, ça vient, mais j'ai pas vraiment le temps.

Quand tu dis pas, je vais travailler le soir dans un snack, comme ça, un peu

dans le ventre.

Attends, avec une famille aussi riche, t'as besoin de travailler ? Non, mais...

Après mon studio, j'ai des idées toutes infumées, alors... Putain, si ma fille

pourrait en faire autant... À cette fois.

Bien. Nous recherchons également un Terta Wiedemann.

Votre diamantaire.

Vous savez où il se trouve ? Non, je ne sais pas.

Enfin, je ne sais plus.

Wiedemann n'est plus notre courtier. Depuis peu, sa femme l'a quitté en

vidant ses comptes en banque. Et depuis, Wiedemann avait perdu pied. Il

commençait à vendre ses pierres nettement trop chères. Je... Je vais

donc remercier.

Mme Dissot, quel rapport entretenez-vous avec vos enfants ? Mes rapports sont

très bons, pourquoi ? Connaissez-vous leur fréquentation, leurs amis ?

Écoutez, cher monsieur, ce genre de détraqué n'existe pas dans le monde dans

lequel nous vivons, les enfants et moi.

Je suis désolé, chère madame, on risque de vous contredire.

Notre douloureuse expérience d'officier judiciaire nous le fait constater chaque

jour. La bavette et l'ignominie ne sont pas le monopole des pauvres. bien au

contraire.

Je me fasse bien comprendre.

Mon fils a 20 ans.

Il est en troisième année de médecine. C'est un garçon sérieux. Ses amis, qu

'ils soient de la fac, ceux avec lesquels il boxe, ne sont que des gens

de très bonne famille.

Quant à ma fille Léa, elle est dans la meilleure institution privée où la

mixité y est encore interdite.

Alors, si vous ne voulez pas que j'en réfère à votre divisionnaire, avant d

'aller plus haut, je vous prierai, monsieur, d'arrêter ces assignations.

Mais nous n'insinuons rien, madame.

Nous n'insinuons rien, nous nous renseignons. C'est tout.

Dis-moi, tu la connais, la copine de ta sœur ? Vous savez, ma sœur, c'est une

adolescente sans histoire.

Elle est en troisième dans un cours qu'appelait Coutrin-Sélect.

En troisième ? Presque 17 ans ? C'est vrai, elle a un peu de retard, mais ça

va s'arranger. C'est une fille très timide, c'est tout.

Elle prend des cours de théâtre, d'ailleurs, pour soigner ça.

Tu sais si elle a un petit ami ? Oui, elle en a un.

Elle l'a rencontrée dans ce cours, justement.

Comment s'appelle-t-il ? Martin, il s'appelle.

Gus ? Gus Martin.

Commandant, un courrier pour vous.

Vous croyez trop, François. Vous devriez avoir trop ça à faire.

Ça vous va bien de dire ça, monsieur.

Oui, mais moi, je n'ai que ça à faire.

Véritablement.

Donc le personnel, les clients, tout le monde adorait M. Dussault.

Oui. C'était un homme généreux, sensible, très gentil avec nous.

Oui, lui, c'était vraiment quelqu'un de bien.

Quand vous dites lui, ça veut dire qu'avec sa femme, c'était différent ?

Non, mais tout ça, bien sûr, restera entre nous.

Vous savez, si M.

Dussault était le créateur, c'est elle qui tient l'entreprise.

C'est une femme forte et autoritaire.

Et ici, il faut filer droit.

C'est comme pour ses enfants.

Avec Simon, ça va, parce que c'est un gros travailleur. Mais avec Léa, qui a

plus de mal, elle est dure. Elle ne lui passe rien.

Et... Il s'attendait comment avec ses gosses ? Bien.

Enfin, lui, bizarrement, c'était plutôt l'inverse.

Il était assez distant avec son fils.

Mais Léa, il l'adorait.

Il lui passait tout.

Vous voulez un renseignement, lieutenant ? Oui, euh...

C'est-à-dire que je vais bientôt me marier et je vais garder la paire d

'Allianz à 30 000.

Bon, moi, porter un picot, ça serait ridicule, mais je pensais que pour ma

chance, ça serait peut-être... Vous avez le goût sûr, lieutenant.

Je vous en prie.

L'Allianz du Sceau est un vivant raffiné et très élégant.

Ouais.

Je ne voudrais pas abuser de ma fonction d'officier de police, mais si...

Si je m'engageais à vous faire sauter toutes vos prunes, à vie, est-ce que

vous consentiriez à me faire une petite remise ? Je peux bien sûr, lieutenant,

vous faire un petit quelque chose, mais 30 000 francs, ce n'est pas le prix des

deux alliances, mais d'une seule.

Oui, tu vois, moi j'en suis un.

Et pourtant, ça m'empêche pas d'être bien élevé et de répondre poliment aux

questions qu'on pose.

Bon alors, Léa Dussault, c'était ta gonzesse, oui ou merde ? Mais oui, je

sortais avec cette bourse de Léa et alors ? Ça faisait deux mois que c'était

fini.

C'est elle qui t'a quitté ou toi ? Moi.

Parce que son enfoiré de père me faisait suivre.

J'ai eu des petits problèmes étant jeune avec la brigade des mineurs.

Enfin, rien de bien grave, mais quand Léa l'a appris...

Mademoiselle, je suis venu avec une petite cuillère en argent dans le cul. C

'est mis à me faire la morale.

Et ça, tu ne l'as pas supporté.

Moi, je signe toute la nuit dans une boîte pour me payer mes cours de

théâtre. Parce que j'ai la rage et que je veux y arriver.

Je ne suis pas comme cette petite pute qui a qu'à ouvrir le bec pour que ça lui

tombe tout cuit.

Je vois bien cet acteur de mes deux.

Il prend peut-être pour rempart de Niro, mais ici, t'es qu'une merde.

Alors tu vas nous dire tout de suite ce que tu cloutais hier soir. Et vite !

Hier soir, c'était mon jour de repos. J'ai passé la soirée chez moi à répéter

un rôle.

Et il y avait quelqu'un pour te donner la réplique ? Non.

J'étais seul.

J'ai parlé à la petite Léa à l'hôpital.

Elle a retrouvé la mémoire.

Elle dit qu'hier soir, elle lisait dans sa chambre quand elle a entendu s'ouvrir

la porte d'entrée.

Elle a fait un coup d'œil et elle a vu un homme dans le couloir.

Le type l'a frappé juste avant qu'elle s'enferme dans sa chambre.

Mais elle est sûre qu'elle ne l'a jamais vu.

Merci. Le petit Gus, il aurait fait un suspect idéal.

Je suis au mineur pour vol et agression.

Dussault le faisait suivre, alors le mot me haïssait.

Le problème, c'est qu'il venait de larguer Léa.

Alors je la vois mal couvrir un ex qui aurait voulu la buter en plus. Certes,

capitaine, cette remarque est à frapper au point du bon sens.

À moins que, bien sûr, cette séparation ne soit qu'un leurre et que Léa ne soit

l'accomplice des bus.

Expliquez-vous, Michel.

Je vais au moins interroger le médecin qui s'occupe de Léa. Elle est très

intriguée par la blessure au ventre. D'après lui, l'arme serait enfoncée.

dans le gras de l'abdomen, puis serait ressorti et déplacé de quelques

millimètres pour s'enfoncer de nouveau, créant ainsi une seconde blessure

parallèle à la première.

Et ça veut dire quoi tout ça ? Je peux vous leur dire que celui qui a frappé

Léa ne l'a pas fait franchement.

Il aurait hésité avant de s'y reprendre à deux fois.

Alors, si on comprend bien, vous n'étant pas atténués, le mec en affaire sur la

vidéo, c'est Gus.

Donc Léa s'est fait planter par son propre ex, exprès. C'est très moche,

Joyeux Noël, ce que vous avez accroché, lieutenant Siskowski.

C'est une hypothèse, capitaine Siskowski, une hypothèse.

Léa hérite d'un pacte considérable.

Elle a peut-être envie de le partager avec son jeune amant.

Putain, le marchand, je vous croyais givré, mais à ce point-là, Machiavel, à

côté de vous, c'est Bambi.

Oui, tant que vous dites, le frère aussi est dans le coup.

Ben oui, il fait médecine et il saurait où frapper sa soeur pour la tuer.

C'est vrai ça.

Nos trois autres cartes seraient servies de la cassette pour se foutre de notre

gueule. C'est parfait.

Non, t'as pas compris.

T'as pas compris.

En même temps, Gus serait allé dans la chambre de la fille, puis il serait

caché dans la chambre de la fille, puis il serait ressorti de la chambre de la

fille. Là, Simon serait rentré, il aurait planté le père. Il aurait planté

la fille, j'avais pas y pensé.

Bon, ça suffit maintenant.

Michel, là, j'avoue que je vous suis pas très bien.

Il fallait voir Timon à l'hôpital pour comprendre qu'il est incapable de faire

le moindre mal à sa sœur, même calculé.

Et la petite Léa, elle est trop fragile pour monter un coup pareil.

Moi, j'ai du concret.

J'ai trouvé la trace de Jan van der Poel, le belge, dans un petit hôtel

redonnant, à deux pas de la bijouterie.

Très bien, Paul.

Dites-le-moi le cahier demain matin, alors.

Le Wittmann ? Toujours rien.

On dirait qu'il est disparu.

Eh bien, retrouvez-le, merde ! Et pas tous les jours.

Bon. J'y vais, je suis fatiguée.

À demain.

Viens, Mimi.

Il y a encore un fleuriste ouvert.

Qu'est-ce que tu fais, là ?

Je te quitte, Polo.

Maintenant que je sais que tu m'as trompée, je vois plus de raison de

rester. Mais moi, je t'aime, Myriam.

Oui, mais moi, Polo, je t'aime plus.

Il a fallu que tu me dises ça pour que je m'en aperçoive.

Mais que je te dise quoi ? C'était des conneries, Liliane.

Putain, j'ai fait une connerie en 30 ans de mariage. Une ! Je suis désolée, Polo.

J'ai toujours été là pour toi, mais maintenant, je suis fatiguée. Il faut

que je pense un peu à moi.

Tu ne peux pas tout casser comme ça.

Et puis la famille, ça compte plus pour toi, la famille ? Ah, la famille !

qui sont fiancées à des types que tu ne supportes pas, alors laisse-moi vivre !

Non, mais tu t'étonnes.

Dis-donc.

Je vais dormir chez mon amie Solène. Je viendrai prendre le reste de mes

affaires de nuit.

Mireille !

C'est la seconde de moi qu'il y a, c'est pas mal. Enfin, pour nous, hein.

Parce que ton vieux... C'était idéal, là. Quand je vais jouer au surf, putain.

Je vais crever.

Je peux y aller ? Oui, s'il te plaît.

Oui, s'il te plaît, oui.

Si tu veux.

Oui ? Ok.

Elle s'habille, elle te rejoint.

Mais non, on n'est pas chez moi, on est au bois.

Bon, t'arrêtes de me faire chier, d'accord ? Ok, salut.

J'ai manqué de neuf. Cisco t'attend à la bijouterie.

Je vous en fais, par ici.

Carrel, vous recevrez Maître Daumier. La parure de Tapan est prête.

J'ai trouvé ce brillant dans le coffre de l'appartement.

Il a apparemment été expertisé par l'IGI, International Gemological

Institute, qui est la référente mondiale et inconductée en matière d'expertise.

Ouais.

Il est magnifique, n'est-ce pas ? Et pourtant, ce caillou ne vaut rien. C'est

un oxyde de zirconium, autrement dit, c'est un faux.

Vous voyez ?

Quand on le pend jusqu'à 90 degrés, il devient transparent comme un bout de

verre. Alors que le diamant, lui, ne l'est jamais.

La lumière est toujours réfléchie par ses facettes.

Excusez-moi, ça veut dire que le certificat d'expertise lui aussi serait

faux ? Oui.

C'est ça qui est incroyable.

C'est-à-dire qu'on a été vendu par notre ancien diamantaire Wiesmann à un de nos

bons clients.

Celui-ci a cru faire une affaire en lui achetant un million de francs sous le

manteau. Comment cette pierre a atterri dans votre coffre ?

Ce client a eu vent des problèmes de Wiesmann et il avait décidé de le faire

contre-expertiser par mon mari.

Ce qu'il a dû faire l'autre soir, un peu avant ta mort.

Wiesmann apprend que Dussault va expertiser Zircon.

Alors, hormis la taule pour être recrée, il sait qu'il va être expulsé de sa

bourse diamantaire d'Anvers ainsi que des 21 autres bourses diamantaires dans

le monde.

Autrement dit, Wiesmann n'aura plus exercé son boulot.

Alors, il vole les clés de Dussault, il attend le moment idéal pour se poitrer

chez lui, espérant renforcer le coffre, mais là, c'est trop tard.

Dussault se rend compte qu'il est de croquerie, alors il appelle Wiesmann

pour lui demander des comptes.

Wiesmann débarque chez Dussault pour récupérer le zircon.

Le collier tombe sur la fille, il panique, il la frappe. Le père, quand on

s'en veut appeler les flics, il perd la tête et il tue le bijoutier.

Et il est où, ce Wiesmann ? Justement.

Retrouvez-le.

On tient la trompe.

On s'est trouvé ça dans la cuve de Van Der Poel.

Veste et capuche.

Vu à la télé.

Alors toi, qu'est-ce que tu foutais ?

Il m'a quitté.

Merde.

Bon ouais.

Ça va ? Allez.

Allez.

Monsieur Van Der Poel. Vous êtes donc venu à Paris pour y passer des vacances.

Oui.

Paris m'inspire.

C'est ici que j'ai donné naissance à mes plus belles créations.

Notez ça un fois, s'il vous plaît.

J'aimerais enfin que le monde le sache.

Je le note.

Je le note, M.

Overpool. Dites-moi, à propos de création, ne noyez-vous pas profiter de

cette délégature pour rendre une petite visite de courtoisie à votre ex

-employeur, M. Patrick Tussauds ? Vous vous plaisantez, j'espère.

Je ne rends plus visite aux escrocs.

Dussault était un bandit.

Mais il m'a volé mes dessins en 96.

Vous savez son succès, hein ? Eh bien, il met le doigt.

Notez ça, s'il vous plaît. Merci.

Oui, je le note. Je le note.

Si vous étiez la poule aux oeufs d'or, pourquoi est-ce qu'il vous a renvoyé ? C

'est une très bonne question.

Et je réponds.

Parce que Dussault et sa femme savaient que je n'étais pas dupe.

Elle est en peur que j'appelle la police.

Vous voyez ? Et vous ne l'avez pas fait ? Mais je l'ai fait une fois, bien sûr.

Oh, mais seulement personne ne m'a cru.

Personne jamais ne me croit.

Ça, vous pouvez le noter aussi, s'il vous plaît.

Mais moi, je vous crois, monsieur Van Der Poel, je vous crois. Ah.

Je crois qu'il sera usurpé votre talent.

Je crois que vous lui avez témoigné votre ressentiment en lui envoyant ces

lettres de Belgique.

Vous attendiez de sa part un meilleur coup de pas, bien légitime, qui n'est

jamais venu.

Alors vous avez décidé de le tuer, n'est-ce pas ? Dites

-moi, monsieur Van Der Poel, j'ai bien ce que je dois noter.

Une souris, non, non, non.

Non, non, ce n'est pas moi.

Nous avons votre veste.

Si nous y trouvons la moindre trace de flanc, vous êtes cuit.

Sans compter le témoignage de la fille de Dussault, qui moquera pas de vous

reconnaître.

Meurtre avec préméditation.

Si vous n'allez pas rapidement, vous aurez du mal à assimiler la folie devant

un jury d'assises.

Et croyez-moi, monsieur Van Der Poel, la prison est un lieu d'hébergement bien

plus inhospitalier qu'un asile psychiatrique.

Ah non, non, non, non.

Cette fois-ci, vous ne m'aurez pas, hein ? C'est un complot, allez, hein ? C'est

vous qui l'avez tué ? Allez, c'est vous, hein ?

Bon, allez, ceux qui n'ont pas goûté le poisson, goûtent la viande et vous

inversez, goûtez tout.

Non, moi, si possible, non, je ne suis pas... ça ne m'emballe pas. Le patron,

vous n'avez pas la viande ? Si, si, c'est... Bonjour.

Alors,

de l'avoué formel, il n'y a aucune trace de sang sur la veste. Et vu la trace qu

'il y a dessus, elle n'a pas été lavée depuis très longtemps.

Alors, il y aurait quand même une possibilité. C'est que Van Der Poel, le

fou à poil, bute du seau et ensuite, il sera bébé.

Mais à ça, il croit.

Pardon, Polo.

Tu vois, je suis en train de préparer mon mariage, j'ai choisi mon traiteur.

Tu peux goûter ça, s'il te plaît ? Non, j'ai pas faim. Tu vas me goûter ça, s'il

te plaît ? En tous les cas, Wiesmann ne prenait pas d'un coup. J'ai retrouvé sa

trace à Roissy, il partait pour la Nouvelle-Zélande. Alors, après l'appel

de Dussault, il s'est dit qu'il fallait mieux pas rester dans le coin.

A l'heure du crime, il était dans l'avion.

Ça nous ramène à l'hypothèse du trio meurtrier.

Ah non, vous avez pas recommencé le marchand ? Si, Capitaine Scandella, bien

sûr que si.

J'ai vérifié avant de vidéo.

Au soir du meurtre, Simon n'avait pas les clés de l'appartement de

Sa sœur est soi-disant enfermée dans sa chambre et son père est probablement

mort. Comment aurait-il pu espérer pénétrer dans l'appartement si le toit

avait fermé la porte en sortant ? À moi qui n'ai su que son complice avait lui

laissé la porte ouverte.

Franchement, Michel, j'ai du mal à croire à cette hypothèse sordide.

Mais enfin, on ne peut rien négliger.

Il faut réinterroger Simon et Gus.

Délicieux, c'est ce con.

Vraiment. C'est vous qui êtes délicieux. Ah ben, c'est moi.

C'est vrai, je n'avais pas décrit, mais bon, je ne sais pas, je n'ai pas

réfléchi, je me suis affolé.

Ma soeur me disait qu'elle allait mourir, vous comprenez ça ? Il paraît

que ton père était dur avec toi.

Pourquoi ? On ne s'est jamais vraiment bien entendu.

Attendez, pourquoi vous me posez toutes ces questions ? Bien, d'après nos

raisonnements, on sait que ton père vous a laissé un gros bâtol à ta soeur et à

toi, ta soeur chérie, ta soeur adorée. Est-ce que tu n'y aurais pas monté le

bourrichon par hasard ? Vous êtes malade, on n'aura jamais tué mon père

pour de l'argent.

Une chose est sûre, jeune homme.

La vidéo montrant que vous n'êtes jamais ressorti de l'appartement. Si vous êtes

coupable, cela prouve que l'arme du crime est encore dans les lieux. Après

perquisition, nous serons fixés.

D'aucuns vous diront, jeune homme, qu'un impugnant systémat de notre piètre t'est

à obtenir la vérité fraude, parfois l'acharnement.

Que voulez-vous qu'il fasse ? Je suis comme je suis.

Si je vais trouver votre soeur à l'hôpital, je doute fort qu'elle a pour

enfant un faible lipart, faible essuie.

La taille de questions ne contiennent...

Bien longtemps, César.

Bon, merde, François, arrête ça.

Non.

Non, arrête. D'accord.

J'ai du nouveau.

Il se pourrait bien quand même que le marchand soit dans le vrai.

Tiens, j'ai trouvé ça chez toi.

C'est une lettre que la petite Léa Dussault a envoyée.

Elle est datée du 4 de ce mois, il y a à peu près trois semaines.

Café de la croix de faisanfois.

Tu veux que je te lise le contenu ? M'embranle. Je vous dis que je l'ai

plaqué il y a deux mois.

Ecoute-moi ça.

Gus chéri, mon amour. Je suis désolé, mon père m'a toujours fait suivre.

Simon a raison.

C'est un salaud, je le déteste.

Reviens-moi mon amour, je ferai tout ce que tu voudras. Je t'aime plus que tout

au monde.

Je t'aime. C'est des mots tout ça, ça veut rien dire.

À 17 ans, au contraire, ça veut dire beaucoup de choses.

Léa est une jeune fille fragile et influençable, perdue dans ce monde de

riches. Elle étouffe.

Avec un père surprotecteur et une mère qui ne la comprend pas.

Elle a besoin de liberté et d'amour.

Je ferai ce que tu voudras.

De là à te retrouver complice du meurtre de ton propre père, il n'y a qu'un pas.

Mais vous êtes dingue ! Je ne l'ai pas tué, Dussault. Ce n'est pas moi qui l'ai

tué. Je n'ai pas dit que c'était toi.

Bon alors Simon, le frère de Léa, tu étais pote avec lui ? Oui, un peu.

On se voyait quand j'étais avec Léa.

Lui non plus, il n'avait pas l'air d'aimer beaucoup son vieux.

Quand tu t'es remis avec Léa, c'est lui qui a décidé de buter papa, ce n'est pas

vrai ? Mais non, mais qu'est-ce que vous racontez ?

Mais dis-le que c'est Simon, l'instigateur d'humeur. Dis-le qu'il a

frappé sa soeur et tué son père.

Mais nom de Dieu, c'est ton seul moyen pour t'en sortir.

Charge-le.

Dis-le que c'est Simon.

Mais merde, elle a accepté parce qu'elle t'aimait.

Mais en fait, c'est Simon... Mais merde, puisque je vous dis qu'elle ne m'aimait

pas.

C'est moi qui l'aimais.

Salope, elle s'envoyait la terre entière.

Que qui vous fait dire ça ? Un jour, j'ai... J'ai découvert un test de

grossesse dans sa poche.

Cachez bien son jeu, la carte.

Alors que moi, moi je faisais toujours gaffe avec elle.

Je la respectais.

Commandant, je peux ouvrir un autre temps ? Terminé pour moi.

C'est l'article que j'ai du tour, il vient d'un journal belge, bijoux

magazine, un magazine même pas distribué en France.

C'est le musée là, il était très clair.

Nous avons dans nos murs Van Der Poel, un malade mental qui a déjà été interné.

Il se demande ce que nous ne vous demande plus.

Il exige que nous libérions le fils du sceau et le jeune comédien. Non, j

'attends d'abord les résultats de la perpétuation.

C'est un ordre qui semble-t-il bien du préfet.

Non, ben j'ai pas le choix alors.

Cisco, libérez-les.

Bien, je me charge de faire craquer Van Der Poel.

Sur un poil.

J'ai l'impression qu'il y a quelque chose de grave à me dire.

J'ai l'intention de te retrouver à mon tour.

Provois-toi.

Je t'appelle quand j'arrive à Meunier.

Monsieur Bravo, c'est lui ! C'est lui, le tueur ! J'étais reconnu, tata ! Ah, j

'ai revenu ! Tu crois que j'ai peur de toi ? On se retrouvera, Jean-Thomas ! On

se retrouvera ! C'est qualificatif, mais on doit se dire qu'il me semble

néanmoins quelque peu excessif.

Alors, c'est lui ? Je ne suis pas certain.

Il a avoué le vol des clés, son passage chez Dussault, si bien lui sur la vidéo.

Il prétend que le trophée dédié à 2000 lui revenait de plein droit. Mais si ses

intentions étaient belliqueuses, il a bien menacé de tuer Dussault avec un

révolver, pas avec un poteau.

Et elle est où, cette arme ? Peut-être l'avoir achetée dans les poubelles de l

'hôtel. J'ai envoyé une équipe. On vient de la retrouver.

Mais pourquoi il n'a pas tiré ? Dussault lui aurait dit que la vidéo était reliée

à la police depuis le vol des clés.

Elle a pris peur.

Elle s'est fait enfuir.

Et après tous ces efforts pour en arriver là, ça ne vous paraît pas un peu

irrationnel, ce départ précipité ? Non, pas vraiment. Pas en regard de sa

pathologie psychiatrique.

Évidemment.

Elle est très belle.

Juste en été jusqu'en 2034, mais... C'est bon, le coup, quand même.

Je requière une petite seconde de votre attention.

Voici l'arme du crime.

Retrouvée à sa place habituelle dans un tiroir de la cuisine de l'appartement

des Dussaults.

Toute propre.

A ceci près que quelques gouttes de sang se sont infiltrées dans le manche au

niveau de la garde.

Les sangs mêlés de Patrick Dussault et de sa fille Léa.

Moi, cette nuit, j'ai épluché l'agenda de la petite.

Puis j'ai trouvé un numéro que je connaissais. C'est celui d'une

association où Mireille, elle, travaillait avant comme bénévole.

Mais là, ça t'attends de quoi ?

C'est un truc qui s'occupe d'enfants, enfants battus et enfants victimes d

'inceste. C'est peut-être l'explication de la double entaille courante d'après

le légiste dans les cas de suicide.

Léa a pu se frapper toute seule.

Elle veut mourir, mais la douleur l'empêche d'accomplir son acte jusqu'au

bout. Elle doit s'y reprendre à deux fois.

Vous vous souvenez de ce qu'a dit Gus ? Que Léa avait peur de tomber enceinte.

Alors de qui ? De son père ?

Léa n'en peut plus. Elle appelle son frère pour lui noter son suicide.

Il débarque juste après le départ de Van Der Poel. Il défonce la porte de la

chambre de la fille. Il voit le carnage.

Le père qui attend ça fonce dans la piaule.

Simon prend le couteau. Il poursuit du saut dans le bureau.

Et le tue.

Simon est à l'hôpital avec Léa. On y va, Jean-Louis.

Vous allez devoir m'en suivre.

Mais pourquoi ? Mon frère n'a rien fait.

Ainsi, ils m'ont rien fait.

Dileur, fais-le toi.

Dileur ! Fais courage, je vais te le faire, d'accord ? Mais

c'est le rocher qui l'est ! Allez, calme-toi.

Léa, s'il te plaît, calme-toi. Non, c'est mon frère ! Calme-toi, s'il te

plaît.

Ce soir-là, Léa m'a appelé vers 11h.

Elle était désespérée.

Depuis toute petite.

Mon père a dû s'aider.

Elle n'en pouvait plus, elle voulait mourir.

Je l'ai supplié de rien faire avant que j'arrive. C'est elle qui aurait dû

mourir. Et le hasard a mis Yann Van Der Poel sur votre route.

Vous voyez la porte ouverte. Elle était dans l'appartement. Vous précipitez dans

la chambre de votre soeur.

Oui.

Elle était pleine de sang.

Elle venait de s'ouvrir le ventre avec un couteau de cuisine.

Moi j'ai crié, je la croyais morte.

Là, votre père vous entend et vous rejoint dans la chambre.

Quand il l'a vue, il a commencé à gémir.

Ma petite fille, ma petite fille qui disait.

Quand il s'est approché d'elle, je l'ai repoussée et je lui ai dit qu'il la

toucherait plus jamais, salaud. La vision de votre soeur morte, vous êtes

insoutenable. Vous saisissez d'un couteau, menacez votre père avec et le

poursuivez jusque dans son bureau.

Je l'ai frappé quand il a décroché son téléphone.

Il est tombé.

Il a pété les halles.

Alors je l'ai frappé.

Je l'ai frappé et je l'ai encore frappé. Mais votre soeur n'est pas morte.

Et vous l'entendez se plaindre.

Alors vous allez chercher du secours.

Et vous appelez la police.

La police qui vous racontait un mensonge.

Sachant que vous allez être inculpé, vous nettoyez le couteau, le rangez,

puis ne connaissant pas l'existence des caméras, vous inventez dans l'urgence

cette histoire d'agression, en espérant la raconter plus tard à votre soeur

quand elle se réveillerait.

C'est pour ça qu'en nous voyant, elle n'a pas réagi tout de suite.

Depuis quand saviez-vous, Simon ? Depuis deux ans.

Léa m'a effigéré d'en parler à personne.

Elle.

Elle pensait qu'il finirait par s'arrêter un jour.

Et votre mère ? Vous lui en avez jamais parlé ? Il y

a un an, j'en pouvais plus, je lui ai craché le morceau.

Elle m'a giflé.

Elle m'a dicté des histoires que Léa a été dérangée.

Mais en fait, elle le savait.

Elle l'a toujours su.

Mais vous comprenez, Dussault, c'est une famille de joailliers, d'irrespectables.

Il ne faut surtout pas faire de vagues.

Vous n'avez prévenu personne d'autre ? Non.

J'ai tenu ma promesse à Alia.

Et je lui ai dit à ma mère que je finirais par tuer mon père.

Emmenez-le au dépôt.

Je vous ordonne de libérer mon fils sur le champ.

C'est fini, madame. Simon a avoué.

T'inquiète pas mon chéri, ils veulent nous briser mais ils n'y arriveront pas.

Maître Tangeman va te tirer de là.

Il prouve pas que vous lui avez extorqué les aveux par la porte.

Bon arrête, c'est bon arrête.

Françoise, maintenant qu'ils me disent qu'il va pas, ou je te prends en salle d

'interrogatoire ?

Je

suis enceinte.

Quoi ? Ben, je croyais que tu pouvais pas... De qui ?

De Yonem.

Qu'est-ce que tu vas en faire ? Tu vas lui dire ?

Je ne sais pas.

Alors ? Tu ne lui as rien dit à Lionel ?

Bon bébé, tu fais quoi ?

Michel,

je cherche partout.

Venez, on va être en retard.

Tenez-les dedans.

Avant d'aller céder votre union, je tenais à vous offrir un modeste présent.

Si je t'ai oublié, je m'appartenais à une amie très chère qui,

malheureusement, n'est plus.

J'aimerais que vous en fassiez bon usage.

Les femmes de qualité ont le goût de l'épistolaire et Mario était une femme

remarquable.

Et n'oubliez pas dans vos écrits.

Je n'oublierai pas.

Je vous remercie.

Allez, allons-y, sinon ça doit être en retard, l'exactitude et la politesse des

rois.

Ça donne envie, hein ?

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