All language subtitles for La.Crim.S03E05

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Original subtitles

Alors,

à l'hôtel ? Ça arrivait trop tôt, tout ça. Pourquoi ? T'étais sur le point de

clore l'enquête ? Non, mais on n'a moins touché à rien.

Un avocat dessoudé dans son lieu de travail, c'est intouchable de chez

intouchable. C'est pas compliqué.

Tant que le bâtiment n'est pas arrivé, on n'a pas le droit de déplacer un poil

de cul. Et en parlant de poil de cul, moi, ça fait une heure que je reconnais

les girafes. Je suis blasé.

Bref, t'as rien branlé, tu te casses, quoi.

Heureusement que t'es pas payé au rendement.

Oh, maintenant, maintenant.

T'en es des mecs, oh.

Depuis votre standard, vous ne voyez pas qui rentre et qui sort ? Non, c'est fait

exprès. Beaucoup de clientes, sans se faire annoncer, n'ont pas envie d'être

vues. Alors j'entends la porte s'ouvre quand je sais la photo copieuse.

Ouais, ici c'est comme un moulin, quoi.

Allez, on embarque.

Non, ce n'est pas possible.

Vous ne pouvez pas prendre l'agenda.

Maître Levaux, vous devez nous laisser faire notre travail, s'il vous plaît.

Commandant, il y a des noms et des téléphones sur cet agenda qui ne

concernent rien le meurtre de Lydia. Je m'y oppose formellement.

Commence.

Eh bien, on va attendre monsieur le bâtonnier. Vous le connaissez

certainement. C'est un de nos plus brillants pénalistes, maître Christian

Chotan.

Je le connais, en effet.

Oui, moi aussi je le connais.

Fracture de la voûte crânienne dans la région pariétale capitale.

Droite fracture du rocher.

Les coups mortels ont vraisemblablement été portés par un objet contondant d'une

largeur de 3 cm environ et de masse volumique peu importante.

Bon, on est bien d'accord, Maître Damboc. Vous avez entendu la

standardiste hurler dans le couloir et vous vous êtes précipité.

Auparavant, vous n'avez rien entendu.

Ni intercassions, ni cris.

Non, rien.

L'isolation entre les bureaux est excellente quand les portes sont

fermées.

Bon, c'est clair, on a eu par surprise.

Pas de traces de lutte, rien de cassé, rien de renversé.

On a trouvé sous les bureaux de la victime un maillet de commissaire,

plusieurs d'une longueur d'environ 25 à 30 centimètres, portant sur l'une de ses

extrémités des traces de sang ainsi que des cheveux.

collé de la même couleur que ceux de la vitre. S'il vous plaît.

Allez, allez, on remporte.

Ça vous dit quelque chose, ça ? Mon Dieu, oui, ce maillet, on s'en servait

tous. C'était un objet fétiche au cabinet.

Fétiche ? Un porte-bonheur, si vous préférez.

C'était un cadeau d'un client de Drouot à Maître Levrault.

C'était tantôt dans son bureau ou dans le mien.

Oui.

Et dernièrement, vous l'aviez vu où, ce porte-bonheur ? Je n'ai pas fait

attention.

Des rapages, bavures, morpures de rouge à lèvres tout autour

de la bouche.

Traces de rouge à lèvres de couleur identique sur le sein droit, précisément

autour du mamelon.

Cherchez la salive résiduelle afin de déterminer l'ADN de l'auteur de ces

attouchements buccaux.

Et vous pensez qu'elle a été violée ? On verra ça à notre psy.

Vous connaissiez des ennemis à Maître Lydia Garrel ? Écoutez, je n'ai pas tout

ce que je peux pour vous aider, mais pour l'instant, j'ai besoin de réfléchir

avant d'impliquer qui que ce soit dans cette horreur.

Vous savez, Maître Garrel était pour moi plus qu'une simple collègue.

Vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait que de la trouver comme ça, ici, morte.

Mes hommes doivent travailler, je ne peux pas attendre une minute de plus.

Je sais.

Ah, Monsieur le bâtonnier.

Commandant. Monsieur le bâtonnier, on vous attendait.

En train de vous revoir. Bonne journée.

Allons-y.

Nous espérons ne pas devoir subir trop d'entrave à notre enquête, monsieur le

bâtonnier. Michel, avez-vous besoin de l'approbation de monsieur le bâtonnier ?

S'il vous plaît.

Je vous en prie. Auriez-vous l'extrême obéissance de bien vouloir examiner tous

les objets posés sur ce bureau et de nous dire si nous pouvons les confier à

nos scientifiques ou si nous touchons là aux droits fondamentaux de la défense ?

Je veillerai personnellement.

Croyez-moi, monsieur le bâtonnier, s'il n'y ait aucun vice de forme dans cette

procédure, j'y veillerai.

Je me sens moi-même le garant des droits de la défense et des victimes.

Merci.

Non, pas ceci.

Ces magazines portent sans doute les empreintes de clients que je me dois de

protéger d'investigations abusives. Voleurs, violeurs, braqueurs.

Une belle brochette déjà fichée, certainement.

Cette enquête doit aboutir, maître.

Et notre salle d'attente n'est pas un sanctuaire.

Dites-moi, tout à l'heure, pendant le meurtre, vous étiez ici, dans votre

bureau ? Oui, ici, oui, avec un client. Nous sommes restés une heure environ.

Et il s'appelle comment, votre client ? Etienne Ferrani, restaurateur.

Et cette porte-là, c'est dans lequel bureau ? C'est dans le couloir qui mène

au bureau de Maître Levrault.

Et là, euh...

Et cette porte-là, elle donne sur le bureau de Maître Lydia Garel ? C'est ça,

oui.

Vous avez parlé de quoi avec cet honorable aubergiste ? De l'avenir du

bœuf mirenton devant la concurrence des brochettes japonaises ? Écoutez,

capitaine, les affaires dont nous parlions ne concernent que mon client et

moi. Je suis désolé, mais je devrais m'abstenir de répondre à vos questions.

Je me dois de respecter la déontologie du baron.

Oui, mais Stéphane Ferrani, c'est bien le propriétaire d'un rat d'apégale, je

crois, non ? Il ne serait pas un peu proxo après le coucher du soleil,

monsieur ?

Oui, mais ça n'a jamais été prouvé.

Bien sûr.

Quelqu'un s'est-il absenté pendant cet entretien ? Oui, mon client est allé aux

toilettes.

Il est passé par cette porte qui mène au standard.

Et il s'est absenté pendant combien d'années à peu près ? Je ne sais pas, je

n'ai pas fait attention.

J'imagine quelques minutes.

Alors moi, j'ai consulté un dossier, mais je n'ai pas regardé ma montre.

Ferragni, vous connaissiez bien ? Maître Garrel ?

Bon, écoutez, vous l'apprendrez tôt ou tard, effectivement, Ferragni avait eu

affaire à Lydia Garrel comme adversaire.

Elle défendait la compagne de Ferragni.

Elle avait porté plainte pour coups et blessures volontaires.

Il l'avait frappée violemment.

Il lui avait pris combien pour ça, l'aubergite ? Six mois, ferme,

correctionnelle.

Ça fait un sacré mobile, non ? La vengeance.

La vengeance.

C'était il y a cinq ans.

Oui, maître, vous savez mieux que moi que la vengeance est un plat qui se

mange. Non, Ferragni n'est pas un assassin, vous verrez.

À sa sortie de prison, il est venu ici dans le cabinet pour nous prendre comme

avocat.

Il ne voulait plus avoir affaire à Lydia comme adversaire. Vous comprenez bien

que me prendre comme avocat, ça le préservait.

Pour être condamné pour coup et blessure, il faut que la victime ait

passé plus de huit jours à l'hôpital, c'est ça ? C'est exact, capitaine.

Et maître Lydia Garrel vient d'être frappée très violemment.

Non.

Non, ce n'est pas Ferragni.

Je le connais bien.

Ce n'est pas lui.

Est-ce qu'on est un salaud quand on défend un salaud ? Maître Damboc.

Alors écoutez-moi bien, capitaine.

Et soyez certain d'une chose.

Je ne défendrai jamais le meurtrier de Lydia.

Vous travaillez ici depuis combien d'années, par exemple ?

C'est vrai qu'elle était en retard, mais elle avait quand même pris la peine d

'acheter du chocolat pour Cecilia.

Cecilia, c'est votre fille ? Oui.

Quand elle est arrivée, son client l'attendait.

Elle lui a demandé de patienter encore, c'est ça ? Thierry Lanz vient d'être

libéré.

Il a été condamné pour viol et il a fait quatre enfermes. Oui, Lydia Garrett

disait que c'était un obsédé, il a un regard de malade. C'est lui qui l'a tué,

c'est évident.

Taisez-vous, Myriam.

Vous faites pression sur elle alors qu'elle est sous le coup de l'émotion. C

'est intolérable. Mais je ne fais aucune pression sur ce témoin.

Pression ne veut pas dire violence, lieutenant.

On peut très bien manipuler et faire pression par les sentiments, n'est-ce

pas ? Je ne doute pas de votre expérience en la matière, monsieur le

bâtonnier.

Commandant, est-ce que je peux vous parler en particulier ? Oui, bien sûr.

Je vous rejoins.

Les deux suspects sont comme nous, ils passent pas la nuit chez eux.

Introuvable à leur domicile.

Bonsoir. Avis de recherche pour Lance et Ferrani.

Michel, vous pensez toujours que Thierry Lance doit être notre priorité ? Franck

Fillon, montant prognate, le garçon à la physique qui parle contre lui.

J'aurais appliqué certaines règles. Il tombait depuis fort longtemps en

désuétude. C'est pas une délite, c'est le gueule, c'est les marchands. En tout

cas, il serait raisonnable d'ajouter un passé de violeur et un rapport trouble

avec la victime qui, rappelons-le...

a subi des attouchements à caractère sexuel post-mortem.

Néanmoins, quelque chose m'étonne, lieutenant Siskowski.

Vraiment. Il est étonnant qu'un maître Garrel se soit laissé surprendre par

Thierry Lanz.

Elle se méfiait de lui.

Logiquement, elle aurait paré le coup.

Demain, Jean-Louis va interroger un compagnon de cellule de Lanz à Frennes.

On va peut-être savoir où il se cache.

Mais Lanz ne l'a jamais tué.

C'est une brute, un costaud, peut-être même un violeur.

Mais moi, j'y crois pas, Alain.

La plupart des violeurs tuent à un moment donné. Les truands aussi, d

'ailleurs.

Retrouvez-moi, Ferrati. Cisco,

tu es avec nous ou tu es déjà en ligne de mienne ? Techniquement, il y a aussi

l'avocat. L'avocat d'Ambok. Il a très bien pu passer ici, par les bureaux

contigus. Regardez, porte communicante entre les deux bureaux. Puis, par le

couloir. Il avait donc tout à fait le temps de tuer Maître Garrel pendant qu

'il y en était aux toilettes.

Il m'a faut que t'arrêtes de jouer au pudeau, toi.

Qu'elle serait le mobile, lieutenant ?

Vous savez, commandant, les rapports entre collègues t'avèrent parfois

beaucoup de surprises, n'est-ce pas ? Vous avez du nez.

Maître Damboc a eu une relation avec sa collègue, Maître Lydia Garrel. Ils ont

été amants pendant un an.

C'est ce qui m'a confiante au tête-à-tête tout à l'heure.

Ça lui a fichu un coup, cette mort, hein ? Il avait du mal à cacher son émotion.

D'après ce qu'il m'a affirmé, il est retourné avec sa femme depuis quelques

mois. Donc, vous me la convoquez, elle aussi.

Zico, vous avez vérifié les allées et venues dans l'immeuble avec Berger ?

A part le mot tard, rien n'intéresse moi. Rien d'autre.

Rien.

Mario ? Excuse-moi, je suis en retard.

Désolée, ce n'est que moi.

Ma mère est au dîner des femmes chefs d'entreprise.

Elle ne vous l'avait pas dit ? Non.

Mais on n'avait pas décidé de se tutoyer, Mathieu ?

Vous ne pensez pas qu'il serait souhaitable pour un temps de maintenir

le vouvoiement ? Comme ça, on ne croira pas que ma mère se marie à l'un de mes

copains.

Non, c'est la trêve, alors.

Quand on épouse quelqu'un, on épouse la famille aussi.

Faut faire avec.

L'OTAN appelle ça des deux matchs collatéraux.

Bien.

On boit un verre ? Avec plaisir.

Y'a...

Pas de pastis, pas de gros rouges et pas de bière.

Qu'est-ce qu'on peut offrir d'autre à un flic ? Un conseil, là, Mathieu.

Tu vas me lâcher maintenant, OK ? Moi, quand je tends la main à quelqu'un, j'ai

horreur qu'on me crache à la gueule.

En d'autres termes, dites-moi de ce qui te regarde.

T'es majeur, tu vis ta vie et tu laisses ta mère vivre la sienne.

Et si t'es pas content, tu vas vite vivre ailleurs, vite.

Et maintenant, tu me sers un verre.

T'as peur de quoi, Ferdinand ? Que Lanz revienne te casser la gueule ? Je n'ai

pas peur, même pas de balancer.

Thierry Lanz a tué la femme qui le battait le plus pour le droit des

détenus.

Elle ne vous révolte pas, monsieur Ferdinand ? C'est un pointeur, une sous

-merde.

Tu fais jouer la loi du silence pour cette enculée ? Elle ment au lien de

morale.

Il en pensait quoi, Lanz, de mettre Lydia Garel ? Français.

En français, c'est un peu élevé pour Lance.

Se masturber devant sa photo.

Photo découpée dans un canard. Rien que la tête en noir et blanc.

Il s'était inventé tout seul une petite histoire d'amour.

C'est très émouvant, ça.

Il était obsédé. Il lui écrivait. Il comprenait pas quand elle venait voir d

'autres détenus que lui.

Il voulait se marier avec elle.

Parler de sa petite chose qui voulait le protéger.

Mais voilà ce qu'il lui a fait, des choses.

Je ne sais pas où il peut cracher.

Il n'est pas à l'adresse qu'il a laissée.

J'espère qu'il va écoper du max.

Il y a un atelier de mécanique à Courbevoie où il comptait bosser.

Alors, il a essayé de fuir ?

Affirmatif. Il est excellent au sang, mais de ton client, il est pas mauvais à

la boxe. Je sais pas ce que je fous, là. En tout cas, vous y êtes pas allé mollo,

hein. Vous avez une très mauvaise mémoire, hein.

Vous l'avez pas rendu amnésique, j'espère ? Vous allez venir avec nous,

des fois que monsieur soit claustrophobe ? Ah,

monsieur Laurence.

Nous désespérions.

Je vous en prie.

Non, vous voyez tout de travers. Ce n'est pas moi. Je ne peux pas avoir fait

ça. Je l'aimais trop.

Oui, mais on sait par tes antécédents que tu aurais plutôt l'amour aux vaches.

C'est rarement partagé.

Connaissez-vous l'œuvre de Steinbeck, M. Lanz ? Non.

Je vois votre expression que vous n'avez jamais lu cet écrivain. Quel dommage.

Vraiment, vous m'avez étrangement pensé au personnage de Lénie dans le roman «

Des souris et des hommes ». Lénie est une sorte de colosse un peu demeuré qui

aime tellement caresser les cheveux des jeunes femmes.

qu'il leur broie les cervicales d'une seule main, sans jamais avoir une

intention d'être fait, bien sûr. Je voulais pas la tuer, je voulais la

sauver. Oui, c'est ça.

Alors raconte-nous comment t'as remplacé le Samu.

Elle était... Je croyais qu'elle était blessée.

Quand je suis entré, je l'ai vue là, avec ses cheveux pleins de sang.

Je voulais savoir, son petit cœur battait encore, vous comprenez.

Alors prof là, t'as déchiré ton chemisier et arraché ton soutif avec les

dents. Tu l'aurais raté ton diplôme de secouriste.

Si je voulais la réanimer, elle ne respirait plus.

Alors, tu lui as fait du bouche-à-bouche ? Hein ? Puis tu lui as mordi le téton ?

Pour savoir si elle allait réagir ? Rien d'intéressant des nouvelles techniques

de réanimation.

Qu'est-ce que t'as fait du maillet que t'avais dans la main ? Le quoi ? Le

maillet.

Bien, vous avez besoin de reprendre vos esprits dans un endroit calme et serein.

Nous allons donc vous mettre en garde-à-f.

Mais je l'ai pas tué ! D'abord je l'ai tué !

Oui, c'est ça, oui. Comme la Sainte Vierge.

Je vais te dire comment ça s'est passé, moi.

Elle a recusé tellement dans le mariage. Ça t'a rendu tellement cinglé que t'as

pris le premier objet qui tombait sous la main. Elle était morte.

Je n'ai même pas pu lui parler.

Elle aurait bien voulu qu'on se marie.

Je savais qu'elle voudrait. Maître Lydia Garrel, qui était sur le point de vous

refuser comme client, vous aura accepté comme mari.

Vous ne trouvez pas ça paradoxal, mon cher Lélie ?

Elle n'aurait pas dit non ! Elle n'aurait pas dit non ! Bon, allez, ça va

maintenant. Allez, en cage ! Allez ! Non !

Alors

? Qu'est

-ce qu'il a, Polo ? Il s'est pris la cheville ou il m'évite ? Il est préparé

à un interrogatoire.

Tu parles ! Bon.

L'ADN est le même à trois endroits, ce rose essentiel.

Le morceau de toutif, le rouge à lèvres et le tas.

Fiché au labo de Nantes, au crime sexuel. Un dénommé Lance.

La salive a parlé, quoi.

Pas vraiment prudent, votre vertrier. Il a même laissé une trace d'empreinte

palmaire sur l'arme du crime.

On peut en faire quelque chose ? Oui.

On a grossi au MBE.

Je pense qu'avec ça, ce sera suffisant pour comparer avec ce qu'on a.

Qu'est-ce qui s'est passé avec Lance ? Coup de ma gueule, mais on tient.

Je parle de sa tentative de réanimation.

Il est presque poétique.

Néanmoins, il y a un petit détail qui me chiffonne.

Vous ne doutez pas que c'est lui, quand même ? Non, non, non.

Le rapport de Tutsi révèle que la récente cicatrice sur la joue de Maître

Lydia Garrel est due à une morsure. Pour boucler ce dossier, j'aimerais

identifier l'auteur de cette morsure, savoir s'il s'agit d'une agression ou d

'une marque d'affection un peu trop vive.

Ce n'est pas Lance.

Vous étiez encore en prison au moment des faits. Est-ce que la secrétaire du

cabinet Levrault est arrivée ? Il faudrait lui poser la question.

On l'a convoquée, mais elle ne s'est pas présentée. Elle devrait être là depuis

au moins une heure.

Rappelez-la. Jean-Louis Polo. Peut-être une perquise chez Lydia Garrel.

On n'a pas assez d'éléments sur sa vie privée.

J'ai interrogé aussi le voisinage.

Ça va, Levrault ? Pas trop déprimé ? C'est pas le même.

L'empreinte du Mayen n'est pas celle de Lamb.

C'est celle d'un autre type qui est aussi officier.

Etienne Ferragni, restaurateur.

Le client de Damboc.

Vous l'avez logé ? Il est convoqué. Pas question d'attendre qu'il vienne, là.

Allez le cueillir avec Berger. Nous, on retourne chez Maître Louvreau.

Vous avez vérifié son allé-buit à lui ? Béton, il était au tribunal, voilà l

'effet. Bien.

Appelle-moi un déjour, Polo. On fera une bourse.

Ouais.

Hé, elle n'est pas du tout déguisée.

Écoute, je sais pas.

Bah, regarde ici.

Tu trouves que j'ai grossi ?

Bon. Oui.

Un peu. Un peu chier.

Oui.

Monsieur Ferrani, il reste régulièrement plus de 20 minutes dans les toilettes

lorsqu'il a rendez-vous ici. Sauriez-vous me dire ce qu'il fait ? Ce

n'est qu'une idée.

On dit qu'il a des problèmes de prostate.

Hier, vous vous êtes absentée pendant qu'il était là ? Je suis allée plusieurs

fois à la photocopieuse, mais je n'ai pas vu retourner au bureau de Maître

Damboc.

Mme Myriam, vous auriez dû me prévenir de cette visite. Maître, nous venons d

'arriver. Bonjour, Commandant.

J'ai conseillé à Myriam de ne pas se rendre à votre convocation.

Le choc.

Elle a pleuré toute la nuit, elle a pris des tranquillisants.

Elle est hors d'état d'être interrogée.

Les honoraires de l'affaire Letzky.

Ah !

Bonjour, commandant.

Bonjour, maître.

Myriam, pardon, mademoiselle Poncelet avait été moins sensible. La question

que nous voulions lui poser concernait des faits qui se sont déroulés 15 jours

avant le meurtre.

Maître Garrel avait été mordu à la joue.

Étiez-vous au courant de cette agression, maître ? Oui.

Je peux vous affirmer que cette affaire n'a rien à voir avec le meurtre de

Lydia. C'est de l'histoire ancienne.

C'était le cas, maître. Quelqu'un vous retient d'en parler ?

Nous avons décidé, avec le confrère de la partie adverse, de passer l'éponge

sur ce fait.

Myriam, joignez maître Avelli et passez-le-moi dans mon bureau.

Chloé, mais c'est une vieille histoire.

Une histoire personnelle pour laquelle j'ai payé plutôt cher.

Chloé avait voulu se faire la malle, ça m'avait pire.

Je l'ai rattrapé et avoiné assez fort, j'en conviens.

Je tenais à Chloé.

Et à Morital, je le sens vif.

Maître Garrel avait pris très habilement à faire cause pour elle.

J'ai copié des six mois fermes et je les ai faits.

Comme je vous l'ai dit, mademoiselle, j'ai payé.

Et vous en avez voulu à Maître Garrel. Mais non, je voulais à Chloé, pas à son

avocate. C'est le jeu.

J'ai perdu dans un combat loyal, public, juridique. Et vous avez passé six mois à

ruminer votre vengeance.

Mais j'ai autre chose à foutre que de descendre cet avocat cinq ans plus tard.

Alors, je vais vous faire quoi ? Des pécheurs de frais ? Il fait un peu

lourd.

Mila, fais péter une bouteille et prépare toi le couple.

Allez, fais péter la vérité plutôt. Vous me la servez sans glaçon, sans rien de

rail et sans paille.

Il a de l'humour, votre collègue.

M. Ferrandi. Oui ? Vous allez nous accompagner au 36.

C'est pas possible.

Vous n'avez personne à vous mettre sur la dent, on croit.

Qu'est-ce que tu fais là ? T'es sourde ? Le champ, c'est pour les amis, répouge

-moi ça.

Je vous préviens, hein.

Si je viens avec vous, je suis tout de suite en garde à vue.

Je connais mes droits.

Et je veux immédiatement rappeler Maître Dambot, mon avocat, et mon témoin à la

décharge. Je vais arranger ça.

Oui, commandant, c'est Tifko.

Ferragni refuse de nous suivre si on ne lui signifie pas de sa garde à vue.

Vous me l'amenez au 36.

Mettez-lui les bracelets, ça lui affrontera.

Sam Saffron, c'est donc Sam Saffron qui a mordu Maître Garin à la veille.

Exactement. Ça faisait six mois qu'il harcelait Lydia.

Six mois.

Il lui en voulait terriblement d'avoir fait acquitter l'assassin de sa sœur.

Alors je vous l'ai imaginé.

Les insultes. Il la suivait en moto jusqu'à chez elle. Il la menaçait.

Un véritable sauvage. Il aurait cessé son harcèlement.

Un seul coup, comme ça ? Oui.

Trois semaines après la morsure, ce qui dépassait les bornes.

Merci de votre coopération efficace et discrète, maître.

Je vous en prie, commandant, je vous en prie.

De toute façon, c'est tout ce qu'il me reste pour aider Lydia.

Vous savez, je pense beaucoup à elle.

Rayad Seminel, vous avez retrouvé l'assassin de ma sœur ? Non, M. Tafron,

nous enquêtons sur le meurtre de Maître Lydia Garel.

Elle a été assassinée hier soir.

J'ai bien entendu, là.

Je ne dis pas ça pour me faire plaisir, au moins.

Est-ce que ça a l'air de vous réjouir ? Est-ce que je peux me permettre de vous

demander où vous étiez hier soir, entre 19h et 20h ? Entre 19h et 20h ? Je

faisais de la moto, il faisait beau dans Paris. J'adore rouler quand il fait

beau. Pas vous ? Vous ne serez pas passé par hasard rue de Levoy, devant le

cabinet de Maître Levroy ?

Ah, c'est bien.

On a dû vous dire que ça m'arrivait assez souvent de suivre Maître Lydia

Gareth jusqu'à chez elle, sans se cracher à la gueule.

Vous voyez ça ? C'est les photos de ma sœur Ariane.

Devant. Il y a six mois, ma petite Lydia Gareth a fait acquitter ses tortures de

Hugo, son assassin, en jouant sur le doute, soit disant que l'enquête de

police a été mal faite.

Par contre, pour ma sœur, ça, il n'y a pas de doute.

Elle était violée, étranglée.

Elle, regardez-la bien.

Hugo, il est rentré chez lui.

Ma sœur, jamais.

Monsieur Safron, un motard a été vu à la sortie de l'immeuble à l'heure du crime.

Ah, c'est pas moi. Moi, je suis passé en bécane à 100 km heure en bas de la rue.

Ça mérite peut-être un petit PV.

En tout cas, de toute façon, Emmanuel est peu témoigné, il était avec moi.

Bon.

J'ai déjà eu en main ce machin-là.

Il était sur le bureau de mon avocat.

Ça m'étonne pas qu'il y ait mes empreintes. Il m'est arrivé de prendre

pour jouer avec.

Hier ? Non, pas hier.

M. Ferrani, à quel moment exactement êtes-vous sorti du bureau de Maître

Damboc pour aller aux toilettes ? Je ne sais pas.

Je n'ai pas regardé l'heure.

Je suis allé glisser parce qu'ils avaient mis trois bières offertes par

mon avocat conseil.

Vous avez des problèmes de prostate, c'est pas vrai ?

Eh oui, madame, je m'en suis beaucoup, beaucoup servi de ma prostate.

Et à force, ça va fatiguer.

Supposons que, au lieu d'aller à votre toilette, vous soyez allé tuer Maître

Garel. Ce qui expliquerait pourquoi, quand vous êtes revenu dans le bureau,

et que l'on a retrouvé le corps, vous avez filé si vite.

Car vous ne pouviez plus vous retenir.

Vous êtes marrant, vous, hein ? Il est drôle.

Et pour quel motif je la tue ? Parce qu'elle a réussi à vous faire plonger,

Ferranie.

J'ai fait venir les minutes du procès. Tout y est, tout ce que vous avez dit.

Ignoble salope, je te ferai bouffer ta merde, tu me le paieras, etc.

Ce ne sont pas des menaces, pas ? Des mots, pas de menaces.

En plein tribunal, je lui ai balancé qu'elle était une salope, une bouffière,

une morue.

Que je lui ferai bouffer sa merde d'avocate féministe.

Mais en gros, je suis resté calme.

Je n'ai même pas voulu lui faire peur.

Et pourtant, j'étais sur le bas.

C'est très lyrique.

Salut,

ça va ? Alors, capitaine Ancelin, Nathalie, ma fille, ta future stagiaire.

Bonjour. Tu peux peut-être commencer ton stage ce soir, d'accord ? Bienvenue au

club.

Nathalie a une sécurité en plus, ça ne nous fera pas de mal.

On n'est pas assez nombreux là-bas. Et pour apprendre, rien de mieux que le

terrain. Le terrain ? Mais quel terrain ? Les mureaux.

Vous voulez venir encadrer nos emplois jeunes avec nous ? Bon, je vous laisse

faire connaissance tous les deux. On y va, Berger ? Qu'est-ce que t'as fait là

? Tu lui as découpé un stage à nouveau ? Non mais c'est la guerre civile là-bas,

t'es dingue ! Tu pouvais pas lui trouver plus cool ? Attends, faut pas commencer

par le plus facile.

D'accord ?

J'ai retrouvé le mec au casque intégral en fin de course. C'est un coursier d

'une boîte. Rien à voir avec notre affaire.

Et vous avez réussi à rejoindre Mme Dambocq ? Mme Dambocq est en voyage en

Thaïlande. Il quitte la concierge. Elle rentre demain et serait dans l'avion.

Elle a un alibi sur un petit nuage. C'est tout pour Ferney.

D'Henrieux de la BRB.

Il le connaît.

Il paraît que tout pigalle vient boire des coups dans son rad.

Alors comme D'Henrieux voulait connaître ses petits secrets, il a mis une indique

sur le coup.

Une serveuse qui a un casier. Et alors, c'est quoi ce coup ?

Le scoop, c'est que Ferrani, il est comme les ménates. Dès qu'il est bourré,

il parle.

Et il se serait vanté auprès de ses petits camarades d'avoir plumé un cave

en acceptant un contrat sur la tête d'une avocate.

Il aurait empoché 50 000 sur un contrat de 100.

Moitié d'avance.

Joli. Et les paroles d'indic ? Ça, des preuves, on va en trouver.

En plus, on a le profil du soi-disant cave.

C'est un jeune mec, grande gueule, qui aurait fait du pognon dans la table.

Parole de Ferrani.

Pas con.

Vous me l'avez convoqué pour demain matin, celui-là ? Polo, vous avez

vérifié les remontées d'appels sur Saffron et Ferragni ? Ben, on est

dessus, quoi.

Je veux la preuve de leur connivence. Faites une percuse illico chez Ferragni.

Restos, appartements.

Et vérifiez aussi les cartes bleues et l'état du compte du restaurant.

Ça va, Polo ? T'as pas l'air dans ton assiette.

Ben non, mais je pensais pas te passer, moi, sur les visites ou quoi.

Ah ouais ? T'avais d'autres plans ? Mireille 2, le retour.

Bon, on n'a pas tous besoin d'être là ce soir.

Allez-y, Polo.

Qu'avez-vous, Capitaine ? Ce Samuel Safron, il a les tops pour commander un

meurtre ? Il a les tops, le blé, la haine, il y a tout ce qu'il faut.

Bonne nuit.

Bon, bonne soirée.

C'est pas moi qui ai descendu la dernière.

Pourquoi t'es rentré si tôt ? Parce que je voulais qu'on soit ensemble.

Je voulais te dire que je t'aime, Mireille.

T'as pas besoin de dire ça.

Mais si, justement.

J'avais de le dire, de te le répéter.

Je veux que tu saches... Que c'est vrai, vrai, quoi.

C'est pas ça que t'as à me dire pour moi.

Ça, c'était juste le préambule. Mais non, tu te trompes.

C'est important.

Ça, je compte.

Il ne me restait rien.

Le reste ? T'as eu une aventure ?

Oui, mais c'était une connerie.

J'ai eu de la chance, alors.

Tous les deux, on a eu de la chance.

Si tu veux, je peux te raconter tout.

Ça sert à rien, puisque c'est fini.

Oui, c'est fini.

Est-ce bon, monsieur le restaurateur, qui avait conseillé ce petit vin de

Loire, frais ?

Et bien charpenté, j'en oserais espérer, avec du thon. Une telle erreur de goût

ne peut être que le fait d'un client béotien, comme pensez-vous.

Qu'est-ce que vous chantez, là ? Je vous chante le menu d'un déjeuner pris dans

votre restaurant il y a 126 jours, très exactement, par M.

Samuel Sartre.

Je ne connais pas.

Je ne retiens pas les noms de tous mes clients.

Je le peux peut-être croiser, comme ça.

Lui, par contre, s'obstine à vous téléphoner. Une série d'erreurs.

On compose le mauvais numéro et... T'es un nul, Ferragni.

Tu sais que le bras exécutant, c'est moins grave. Alors tu balances ta front,

et nous, on ne charge pas.

Quinze piges, pas trente.

J'ai pas tué Maître Garrel.

J'étais au shot.

Ça tombe bien, parce que tu vas finir ta vie dans une cellule pas plus grande qu

'un chiotte.

Le père de l'œil est passé en avant sur Ferragni, on a trouvé ça dans sa boîte

aux lettres.

On va relever les empreintes palmaire et nature de craft et à rétablir cinquante

mille balles en liquide.

Ça correspondrait à la moitié du paiement du contrat pour la tête de

Maître Garrel.

Michel va être content.

Ah, oui.

Merci.

Mauvaise nouvelle.

On vient de trouver 50 000 francs dans votre boîte aux lettres.

S'il y a des dingues qui s'amusent à foutre leurs fric dans ma boîte aux

lettres, c'est pas mon problème.

C'est le leur.

Le vôtre de problème, M. Ferrani, ce sera de convaincre un jury d'assises. Le

correctionnel, vous connaissez.

Mais vous n'avez aucune expérience décessive. Et croyez-moi, ces jurés-là

détestent qu'on les prenne pour des demeurés.

Traduction, têtu et arrogant.

30 pistes. Avec tes antécédents.

Jean-Louis, l'architecte est en bas.

C'est Nathalie.

Il y a une échauffourée.

Elle est aux urgences.

Vas-y, je te remplace.

Je demande pardon, ma chérie.

Ton père est un con.

Tu le savais déjà, mais là, t'en as la preuve.

C'est pas ta faute, papa.

Normalement, les adjoints de sécurité, on les envoie jamais en patrouille.

La voiture dans laquelle elle était s'est fait coincer dans une impasse.

Je connaissais les risques.

Je me demandais si on formait une patrouille.

Ça, c'est pas très malin.

Je me demandais si je n'allais pas partir en courant.

Tu n'es pas partie.

Pardon.

Non, je ne suis pas partie, mais j'ai une jambe cassée et j'ai des bleus

partout.

Bon, fais pas la gueule, papa.

Je ferai gaffe, c'est promis.

Direction la cage.

Faites l'analyse uniquement de toi.

Ferragni dit plus rien.

Il attend son avocat.

Vous avez fait le point, Susco ? Oui, j'ai fait le point.

Alors, techniquement...

Quatre personnes ont pu se mettre dans le cabinet de Legault. Myriam, la

secrétaire, pas de mobile, dans Boc.

L'avocat, exclamant, pas de mobile non plus, reste lente et ferrani.

Il nous reste à choisir entre le crime sexuel d'un détraqué et le contrat façon

milieu, dont nous espérons obtenir la preuve d'ici quelques heures.

Vous êtes déçu, Michel ? Non, dégoûté.

Dégouté serait plus approprié, dégouté par la triste banalité de ce meurtre qui

nous ramène une fois de plus devant une réalité humaine maintes fois vérifiée, à

savoir la lamentable, l'affligeante bêtise et brutalité des criminels.

Je suis curieuse de savoir comment va se comporter l'avocat de Ferragni, d

'Hamboc.

Il a un joli tête-conscience.

Il est allé jusqu'à la limite de ce qu'il pouvait faire pour nous aider.

Il était peut-être au courant du contrat.

Il n'a pas cru son client capable de l'honorer. Nous atteignons là la limite

des droits de la défense.

À la vingtième heure, vous êtes ponctuel, maître. Je le dois à mon

client. Nous allons prolonger sa garde à vue.

J'ai beaucoup réfléchi cette nuit, capitaine. Je suis beaucoup trop proche

de Lydia pour assurer sereinement et efficacement la défense d'Etienne

Ferrani. Vous aviez affirmé que vous n'aviez pas l'intention de défendre le

meurtrier de votre amie.

Alors, ce n'est absolument pas ce que ma décision signifie, capitaine. Je crois

toujours en l'innocence de M.

Ferragni.

Alors, je vais lui proposer un autre avocat, très compétent, et je l'aiderai

dans sa défense. Mais plaider et examiner les faits concernant la mort de

Lydia, ça, je ne pourrai pas.

Ça nous apprend.

Alors, c'est bon.

Oui.

Oui, tu as sûrement lu que je m'occupais de l'affaire Garrel.

Il ne te fiche pas de moi, c'est dans tous les journaux de ce matin.

Oui, l'avocat t'a assassiné.

Tu t'en fous, tu parles.

Après, Lionel, quand tout sera fini, dis-moi qu'il n'était pas mort.

Déjeune avec lui et puis évite de parler de boulot.

Tu peux faire ça, non ?

Ce n'est qu'une simple formalité, monsieur Niafron.

Niafron. Afin de vous inoffenter.

Vous voulez m'inoffenter ? Nous avons trouvé au domicile de notre suspect

principal, dans une enveloppe Kraft, la somme de 50 000 francs en liquide.

Les emplois de palmaire relevés sur cette enveloppe Kraft ne nous ont pas

permis d'identifier l'individu qui les a posés, qui n'est pas répertorié dans nos

services.

Cherchez pas sur les miennes.

C'est moi qui ai déposé l'enveloppe hier.

Sauriez-vous nous dire la nature de ce placement à risque, moins que ce ne soit

une récompense pour service rendu, un assassinat, par exemple ? Monsieur

Saffron, seriez-vous l'instigateur du meurtre de Maître Lydia Garel ? Exact.

Mais la seule chose que je regrette, c'est de ne pas avoir eu le courage d

'avoir fait moi-même.

Ce que je veux maintenant, moi, c'est un procès aux assises.

Je veux pas qu'on oublie rien, vous comprenez ? Une petite fille de 9 ans.

Son assassin est reparti libre dans son pays.

Grâce à cette avocate.

C'est pas juste.

Elle n'a jamais regretté un instant d'avoir fait libérer jamais.

Veuillez-vous, monsieur Safran, gérer l'assise et composer un individu qui ont

des règles d'éthique semblables aux vôtres, plus projet avant d'État que de

l'État de droit.

Vous risquez même...

d'être acquitté.

Personnellement, je trouverais ça injuste.

Je ne comprends pas.

Je ne comprends pas. Tout se passait bien, il comprenait ma position.

Puis tout d'un coup, il est sorti de ses gonds au moment où j'allais lui proposer

un système de défense beaucoup plus efficace, étant donné ce que vous savez

sur l'affaire. Qu'est-ce que vous lui avez conseillé pour qu'il pète les

plombs comme ça ? Plaider coupable ? Ben oui.

Plaider coupable est une méthode très payante aux assises.

En tout cas, je ne sais pas s'il est coupable, mais je peux vous assurer qu

'il n'est pas raisonnable.

Vous étiez au courant pour le contrat entre Ferragni et Sam Safron ? Oui, oui,

enfin... Je savais qu'il avait pris de l'argent.

Enfin, vous savez, ça ne prouve rien.

Je vous l'ai dit, je ne crois pas et je n'ai jamais cru qu'il soit passé à l

'acte.

Je vous dis, maître, ce n'est plus votre client, d'accord ? Bien, allons-y.

Quel dommage !

Que vous n'ayez pas sous notre les mains un maillet de commissaire priseur lors

de cet entretien avec votre avocat, vous auriez pu ainsi en éliminer deux et nous

offrir le flagrant délit.

C'est une obsession chez toi, agression d'avocat.

Les aveux de Sainte-Saphon vous mettent directement en cause comme étant l

'exécutant rémunéré du meurtre de Lydia Garen.

Tu continues à nier ? Ou t'as perdu ta langue de bois ? En conseillant de

plaider les coupables, le maître d'emboque ne vous rendait pas un mauvais

service. C'est l'inculé !

Il a peur de perdre un procès, c'est pour ça qu'il me conseille à avouer.

Mais putain, il n'y en a pas deux.

Bien, alors nous allons examiner ensemble votre taux de participation.

C'était trop tentable de ne pas piquer le pognon de ce con.

Il est venu me voir.

Il cherchait quelqu'un pour effacer l'avocate.

On lui avait donné mon nom, un type qui n'était pas au courant de ce qui s'est

passé au procès au tribunal contre Maître Garrel, ce que je lui avais dit

alors. Vous avez encore l'air, hein ? Non, c'est Savran qui l'avait.

Il a mis 50 000 balles cash sur la table.

J'aurais le double quand ce serait fait.

Forcément, alors, j'ai inquiété.

Après, il a commencé à m'appeler, à m'emmerder.

Il voulait un résultat. Alors, je l'ai envoyé chier.

Alors, qu'est-ce qui t'a poussé à agir ? Mais je n'ai pas agi.

Je voulais savoir, mon avocat, pour lui demander conseil. Je voulais savoir si j

'ai risqué quelque chose au cas où ça fera emporter plainte pour les 50 000

balles. Mais c'est parfaitement que je n'ai pas tué cette femme, Notre-Dame

Bock, de mal de lui.

Et alors, avant-hier, l'archange Gabriel est descendu du ciel pour tuer Maître

Lydia Garrel dans son bureau, alors que vous vous trouviez à deux pas de là.

Quelle manque de délicatesse de sa part.

Finalement, sa front, il a plutôt été honnête.

Il t'a versé le solde. T'as vu une bien beauté.

Ce con, il a cru que c'était moi.

Mais je n'ai jamais touché un seul cheveu de cette femme.

Je le jure.

Je m'adais plutôt à l'obsédé.

Vous en avez un autre en cage, pas vrai ? Ton avocat t'a conseillé de plaider

coupable. Ça parle pas en ta faveur, ça.

Mais je serais toi et je le ferais.

Allez, marchand.

Fille de putain. On parle pas comme ça, ici.

Hein ? D'accord ? Il est solide, cet enfoiré. Sa front l'accuse, son avocat

le plaque, il craque pas.

C'est le cas de la 25e heure. C'est un charitable. Il pourrait faire revenir un

membre. Et mettre en impression.

Madame, capitaine Moreau, brigade fémininelle.

Merci de nous recevoir, capitaine. Je suis madame Dambon.

J'ai apporté quelques affaires pour mon mari qui est en garde-feu.

Ah, oui.

Oui, bien sûr.

Excusez-moi, s'il vous plaît.

Quoi, CPV ? C'est n'importe quoi.

C'est ce disco.

J'ai plus de voiture. Attendez ici.

C'est madame Dambon.

Elle veut vous parler, commandant. Elle a apporté quelques affaires pour son

mari, maître d'Hamboc, qui est en garde à vue.

Commandant Gallio, c'est moi qui suis en charge de l'enquête sur le meurtre de

Lydia Garel.

J'ai appris sa mort en descendant de l'avion.

Journal.

J'ai essayé de joindre Pierre, on m'a dit qu'il était ici.

Ensuite, j'ai écouté mon répondeur, votre convocation. Le temps de prendre

quelques affaires pour Pierre. Il va bien ? Oui, oui.

Vous êtes fatigué ? Asseyez-vous.

J'ai mis du parti.

Votre mari nous a longuement parlé, Chade.

Pierre était à bout.

Moi aussi.

C'est Pierre qui a voulu que j'aille me reposer. Jamais ce serait arrivé si j

'avais été là.

Je doute qu'on puisse changer le cours de l'histoire.

Croyez-vous vraiment que vous auriez pu empêcher ce meurtre ? Pierre n'est pas

un assassin.

Je comprends que vous essayiez de défendre votre mari, madame.

C'est injuste. Pierre a essayé de discuter avec elle depuis des mois.

Il voulait qu'elle cesse de nous harceler, de nous réclamer cet argent

qui lui devait.

Elle était épouvantable.

Elle avait l'image d'une femme intègre et généreuse, mais elle adorait

manipuler tout le monde.

Elle se servait de son argent comme un pas d'abord, et ensuite comme d'une

arme. Notre Marie n'était pas obligée d'accepter les prêts de Maître Garel.

Elle avait dit que c'était un prêt, mais qu'elle ne réclamerait jamais son

remboursement et qu'elle se fichait de l'argent.

Elle est d'une famille riche à millions.

Elle était.

Elle a piégé Pierre.

On avait plein de dettes, l'appartement, l'installation au cabinet.

Un avocat pénaliste gagne très peu, même s'il est excellent.

Pierre a cru que Lydia voulait sincèrement l'aider.

Elle lui a prêté l'argent pour qu'il s'établisse avec l'ouvreau et avec elle.

Il a remboursé un nature, c'était compris dans le Lille, ça ? Pierre était

revenu avec moi depuis six mois.

C'est là qu'elle a exigé qu'il la rembourse.

Elle était jalouse. Non, mais vous vous rendez compte ? Jalouse, quel culot !

Madame, elle est morte aujourd'hui.

Elle l'a poussée à bout.

Elle voulait le détruire.

Elle menaçait non seulement de nous ruiner, mais d'utiliser tous les moyens

pour casser sa carrière, sa réputation. Elle était dégueulasse.

J'ai bien pensé même au suicide.

Pas au mal ? Pourtant, votre mari nous a paru garder une parfaite maîtrise de lui

-même. Est-ce que je pourrais le voir ?

Nous allons le chercher.

En attendant, le lieutenant Fiskowski prendra votre déposition.

Merci, madame.

Merci, Anne. Jean-Louis.

Madame.

Foiré de baveux. Il m'a eu jusqu'à l'os. Il ne faut jamais baisser sa garde avec

ces mecs-là.

Tu n'es pas le seul à vous être fait avoir.

Je demande à Berger de faire une percée d'hélico au domicile du maître d'Hamboc.

Vous êtes les vêtements au labo, hein ? Je l'appelle.

Dites, personne n'a vérifié les relevés bancaires de Maître Damboc et Garel ?

Si, sur les six derniers mois.

J'ai l'impression que vous avez avalé votre nœud pape, le marchand.

Personnellement, je déteste de voir un succès à la chance. Une fois qu'on a

moins de boulot.

C'est une hypothèse honteuse, ridicule et absurde.

Lydia elle-même avait présenté Pierre Damboc.

Ils étaient amis de longue date.

Demandez à Maître Damboc combien il devait à Lydia Garel.

Je lui devais, si on l'additionne...

800 000 francs ? Marquez, vous savez, pour Lydia Garrel, ce n'était pas une

grosse somme.

Votre femme est au 36.

Elle affirme que Lydia Garrel exigeait un remboursement immédiat.

Vous en étiez incapable et elle ne vous lâchait pas.

Ce que raconte ma femme est rigoureusement exact de son point de

vue.

Il n'a jamais supporté ma liaison avec Lydia.

C'était un sujet qui l'a... qui l'a rendu folle.

Elle n'était pas là ces 15 derniers jours.

J'avais tout réglé avec Lydia.

C'est pour ça que ma femme n'était pas là.

Vous êtes très organisé.

C'est nous on appelle ça meurtre avec préméditation.

Manipulation même.

Vous faites fausse route.

Et vous perdez votre temps. Nous verrons bien.

Nous verrons bien l'identité.

Judiciaire et chez vous, nous saisissons vos vêtements, ce que vous portiez le

jour du meurtre.

Les fibres parleront.

Des microbes de sang giclent toujours sur les vêtements de celui qui porte les

coups.

Ça devient difficile de tuer impunément.

Maître, nous allons demander au juge de mettre votre atopie en garde à vue.

Pourriez-vous nous accompagner, Maître Damboc ? Je m'y oppose.

Ne les suivez pas, Damboc. J'appelle le bâtonnier.

Nous allons révéler cette affaire directement avec le juge d'instruction.

Non, non, non, on est rendu, maître.

Je ne tiens pas à profiter de ce privilège.

Je vous suis, commandant.

Je tiens à ce que justice soit faite.

Vous permettez que j'aille chercher mon par-dessus ? Monsieur.

Il est là, son par-dessus.

Merde.

Monsieur, monsieur d'en bas.

Bravo Michel.

Vous n'avez pas été touché par la tragédie d'hier.

Votre main ne tremble pas.

J'ai horreur en justice soi-même.

Et sans doute que j'ai trop d'estime pour la justice.

T'as de la chance que ta fille ait la vocation.

Bon, dis ça, je te colle une balle dans le pied.

Alors ? Qu'est-ce qui gagne ? Ça va être moi.

Je parie que j'ai du bol.

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