All language subtitles for La.Crim.S03E04

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Original subtitles

On est passé.

Allez, Polo.

Je comprends qu'on les appelle les reins.

Blessure profonde ayant pu causer une hémorragie méningée.

Raca crânien frontal et temporal.

Au total, 1, 2, 3, 4 blessures apparentes.

Armes non identifiables.

Donc c'est vous qui avez trouvé le corps ce matin ? Vous avez ouvert avec votre

double après avoir sonné parce qu'elle ne répondait pas ? Non, je veux dire,

elle ne répondait pas. Mais le verrou était fermé.

Et à part les propriétaires qui sont en vacances, vous êtes la seule à avoir les

clés.

Oui.

Dis-moi, il manque un téléobjectif ici, non ? Oui, il y a des péloges de 11 à

21. Et vous avez trouvé cet appartement à la victime sans que les propriétaires

soient au courant ? Elle n'a pas besoin de mal à personne, juste quelques

photos. Elle était très sympathique, beaucoup elle a insisté.

J'ai voulu lui rendre service.

5 000 balles en liquide, c'est un service qui est rapport, dites-moi.

Bon, c'est marchand.

Rien à signaler du côté des effets persos.

Pas que qu'elle est tapie neuve.

Une semaine qu'elle était en camp ici, seulement deux tenues de rechange, une

brosse à dents et un rouge à lèvres.

La caméra n'est pas très bavarde.

Malgré la violence avec laquelle l'assassin s'est acharné sur elle,

malgré la douleur, malgré la mort, l'artiste a quitté la scène avec le

sentiment du devoir accompli. Eh oui, on n'est pas où on ne l'est pas.

Eh,

alors ? Ah oui, c'est la grasse matinée avec madame et on oublie qu'on a école ?

Non, mais lâche le Jean-Louis, il faut qu'il en profite tant que ça dure. Ça va

durer. On disait ça aussi, nous.

Allez, vas-y, là-bas.

Dispo ! Oui, je suis là ! C

'est vrai, vraiment, c'est honteux.

Bon, plus tard, un peu de plus.

Foncez à la clinique d'en face et trouvez-moi qui parmi les patients peut

interéter une paparazzi.

Paul, dis-toi au labo que je veux qu'ils développent tous les pays qu'ils

trouvent ici, de toute urgence.

On y va ? Allez.

Elle était danseuse au crazy quand elle était jeune.

C'était une fille très physique, un sacré numéron. Pour une gonzette, elle

assurait comme une bête.

Excusez-moi, mais je ne comprends pas. Qu'est-ce que ça veut dire pour une

gonzette ? Chez les paparazzi, c'est plutôt rare.

Vous savez, quand vous planquez pendant des plombes, les courses pour fuite

contre les gardes du corps et parfois même le coup de poing dans la gueule, il

vaut mieux quand même en avoir une sacrée paix. D'accord, j'ai compris.

Merci.

Merde, ils ne vont pas nous lâcher là.

Je ne parle pas francoise. Tu seras bientôt en photo chez ton dentiste.

Non, je t'assure, j'ai vraiment besoin de souper.

Depuis que Romain est avec moi, ce n'est pas évident.

En plus, en ce moment, il est chez ses grands-parents.

Alors, je voulais en profiter pour... Par la fête ? D

'habitude,

quand je me perds le dimanche, Mireille me fait des chaînes.

Elle sait que ça ne sert à rien, mais ça ne loupe pas.

Et ce matin ?

Rien. Que dalle.

Même pas un mot de travers.

Je sais qu'elle m'a même pas fait coucou depuis la fenêtre.

J'en peux même plus compter sur sa femme pour se faire emmerder le dimanche.

Je suis contente que tu m'aies appelé.

Ça fait au moins un an qu'on t'a pas vu.

Je me dis bien que tu es parti pour l'Algérie.

Ouais, t'as raison. Après, j'ai enquillé avec la Tchétchénie.

Et en fait, à part quelques rares sauts au journal, j'ai pas mis mes pieds à

Paris depuis un an.

Oh, pardon.

Non, c'est moi.

Galio ? Oui, Michel.

Non, vous attendez les résultats de l'autopsie, on se retrouve au 36.

C'est ça.

Ça n'a pas changé, François, c'est toujours sur la brèche.

Parce que grand reporter, question boulot, c'est vachement plus reposant.

Sandwich ? Merci.

Alors, la clinique ? Lionel Giraud, un ami.

Bonjour.

Tu nous es-tu venu ? Oui, bien sûr.

Figurez-vous que Charlotte Louset est à l'hôpital depuis deux semaines pour

anorexie. Et t'as grave.

C'est pas un scoop, ça ? C'est qui, cette Charlotte Louset ? Oh, une

tarlette de cinéma. Eh, les gars, t'appartiens un peu.

Alors, la chambre de Charlotte Louset à l'hôpital est pile-poil en face de l

'appartement où on a retrouvé la victime.

Pour l'instant, les médias ne sortent pas officiellement en courant de son

état. Sa mère est à son chevet. Elle ne la quitte pas.

Et d'après l'infirmière, elle était furieuse d'après un paparazzi qui

retenait tout le temps sa fille.

Elle apparaît-il demander hier à ce que les stores de sa chambre soient fermés

en permanence.

Vous me convoquez la mère tout de suite.

Et quittez cet air béat, Cisco.

On dirait que ça vous réjouit d'être tiré du lien dimanche.

Je vais me marier. Quoi ? Ah, putain ! Je vais me

marier. Sérieux ? Oui.

Oui, ça va, je sais, c'est pas le moment d'en parler maintenant, mais oui, je te

connais, voilà. Je suis très heureux et je vous le dis.

Tous mes voeux, mon petit accueil.

Et bienvenue au club des cultures divorcés.

Merci, je te connais bien.

Félicitations.

Merci, commandant.

Dis donc, ça fait combien de temps qu'on se connaît, nous ? Oh là, quand je t'ai

présenté Gilles, t'étais encore lieutenant.

Au fait, ça s'est arrangé avec lui ? Ouais, c'est réglé.

On a divorcé.

Merde. Tu ne l'as pas revu, alors ? Non, mais je ne savais pas. Je suis vraiment

désolé, Françoise.

Moi qui voulais vous inviter tous les deux à dîner.

Ça t'emmerde si on se passe de lui ?

Sacrée gonzesse, une

super pro, une fille qui en avait.

Côté professionnel, tous les témoignages concordent.

Et côté vie privée ? C'est moins sympa. Son ex-mari s'est suicidé il y a un

mois.

Eh, pardon.

Faut pas dire que sa mort l'est beaucoup chagrinée, hein, regarde. Ah, merde ! Ça

brise un mâle en train de s'envoyer en l'air.

Faut dire que ça donne chance de Johnny à la plage.

Mais attends, le mec ligoté sur la chaise, là.

Qu'est-ce qu'il a en gros, le nichon ? Ben, des personnages.

Ah oui, voyons. C'est pas beau, ça ? Notre paparazzi en D.S.

Sadomaso. Ouais.

Intéressant, mais on voit pas le visage de l'homme.

Ah ben non, le visage, on voit pas.

Mais comment elle fait ça, en fait ? Ah non, mais ça, c'est la routine pour un

ancien bienfaisant.

Votre victime a un sens de mise en scène indéniable et une attirance certaine

pour la théâtralité fumeuse des situations scabreuses du grand art.

C'est un connaisseur qui nous parle. Elle était aussi très douée pour l

'autoportrait. Regardez.

À la base, elle s'est prise un photo en train de crever.

Voilà.

Ça fait des miracles, ces petits appareils numériques. Heure de la prise

de vue, 18h20.

Heure de la mort, quelques secondes plus tard.

Il y a quand même un truc qui m'échappe.

On n'a trouvé aucune péloche sur Charlotte Louset. Or, Dalle était

installée dans cet appartement en planque depuis au moins une semaine.

Elle a automatiquement pris les photos, je ne comprends pas.

C'est sûrement la pellicule qui manque à chaque photo.

Il ne manquait pas aussi un téléobjectif ? Après, le rapport d'autopsie pourrait

s'agir de l'arme du crime.

Bon, les paparazzis n'ont pas pour habitude de révéler l'endroit de leur

planque.

Le meurtrier doit donc être un familier de la victime, ou du moins avoir avec

elle des relations pouvant aboutir à des différends.

Un sacré différent, hein ? Elle a été massacrée.

Il faut savoir pourquoi Sabrina Dalle ouvre la porte.

à son meurtrier.

Ils ont une altercation.

Son visiteur prend ce qui lui tombe sous la main, c'est-à-dire, d'après nos

excellents collègues de l'Institut Médico-Légal, il s'agirait d'un

téléobjectif à bagues, comme celui-ci.

Il la frappe violemment avec, sa charne sur elle.

La sauvagerie avec laquelle les cons ont été déportés me laisse penser qu'il

extériorise une colère profonde et que tout ça ressemble fort à un règlement de

cons. Ah non, non, il n'y a pas de préméditation.

Il n'y a pas de préméditation, sinon l'agresseur aurait été armé.

Quand il se rend compte qu'il a frappé trop fort, le meurtrier panique à l'idée

de se faire remarquer en sortant dans l'escalier.

Il décide alors de sortir par une fenêtre donnant sur la cour.

Pourquoi est-ce qu'il prend la précaution de fermer le verrou de la

porte d'entrée ? Ben, ça lui donnait le temps de s'enfuir.

Ou alors il a entendu quelqu'un dans l'escalier. Et la fille que la concierge

a croisée dans l'escalier, là, au moment du crime ? On sait qui c'est ? Non, pas

encore.

Le portable de la victime indique qu'un certain Laurent Mariani, directeur d'une

agence de photos, a appelé plusieurs fois le jour du crime.

Ok, Jean-Louis s'y occupe de l'agence avec Polo.

Berger, recherche sur les proches de la victime, famille, amis, etc.

Regardez aussi du côté de l'ex-mari.

Cisco, vous vous chargez de Martine Louzet, la mère de la starlette harcelée

par la paparazzi.

Michel, comme d'habitude.

Je n'ai pas eu l'honneur d'en être informé officiellement.

Mais vous seriez sur le point de convuler en juste une. C'est ce qu'on

dit. Aussi, je voudrais vous féliciter et vous transmettre tous mes vœux

sincères de bonheur et de félicité.

Que cette union vous apporte le bonheur.

Merci.

Quelle heure ? Bon, quels étaient exactement vos rapports avec Sabrina

Dalle ? Sabrina me devait tout.

C'est moi qui lui avais sa chance.

Il y a peu plus d'un an, elle est venue ici me présenter son groupe.

Il y a à voir avec des shootings de gros.

Je l'ai envoyé sur une banque facile comme ça pour voir.

Et puis ça a collé.

Après, elle a pu arrêter.

Je ne m'étais pas planté sur elle.

C'est-à-dire ? Elle était bonne.

Elle avait une façon très féminine d'être une fouille merde qui redoutait

un peu le genre.

Je vous comprends bien, M. Mariani.

Les paparazzi font leur boulot de vos tours, et vous, vous négociez la

barbaque avec la presse, c'est ça ? De toute façon, on voit les choses.

Vous savez, je ne suis ni plus ni moins qu'une sorte d'agent artistique.

Attention, chez moi, personne n'a de contrat.

Tout le monde est libre.

Je bosse à la confiance et à l'amitié.

Et ça rapporte combien, Michel ? 15%. Vous savez, moi, je suis tout petit.

Je suis ce qu'on appelle un vendeur indépendant et je ne travaille qu'avec

des photographes indépendants. D'ailleurs, j'aurais jamais pu taffer

dans une grosse boîte.

Pourquoi ? Ça froisserait votre sens du contact humain, c'est ça ? Je sais pas

pourquoi, mais je vous sens agressif.

Ah, non, monsieur.

Là, il faut bien nous comprendre.

N'est-ce pas, Jean-Louis ? Nous, quand on voit quelqu'un qui fait son beurre

sur le malheur des autres, ça nous énerve. Mais ça nous énerve ! Vous, vous

la gagnez comment, votre vie ? Une gamine en train de crever à l'hosto. Ça

vaut de l'or, ça, non ? 400 000.

400 000 balles, putain, tu te rends compte ? 400 000 balles pour se planquer

et prendre deux photos d'une starlette.

C'est bon, remets-toi.

Non, mais 400 000 balles, ça redirait ma fin de mois.

Surtout, je suis pas si mauvais que ça, mon photo.

Ah, voilà une bonne idée.

Vas-y, lance-toi.

Si tu te fous, c'est un sujet bien sordide.

T'as qu'à te faire la main pour ta femme et ton kiné.

Tu se couvres.

Ça va pour l'os des connes, oh.

Arrête ta parano sur Mireille aussi, hein.

Ok ?

Madame Nuzet, écoutez-moi bien.

Non, vous.

Écoutez-moi.

Écoutez-moi bien, je vous le répète encore une fois.

Oui, je suis allée la voir hier accueillie dans sa plante, comme vous

dites. Oui, j'étais furieuse. Oui, vous me sentez engueulée.

Je lui ai demandé de laisser Charlotte tranquille et elle m'a presque rionné.

Et je suis partie, voilà, c'est tout.

Alors maintenant, laissez-moi retourner à la clinique auprès de ma fille.

Aviez-vous déjà rencontré Sabrina Dall auparavant ? J'ai eu surprise la semaine

dernière déguisée en infirmière au chevet de ma fille.

Ça, elle n'a pas pu prendre ses fichus photos.

Mais je savais qu'elle n'en resterait pas là. Ça faisait plus d'un an qu'elle

nous harcelait.

Comment nous ? Charlotte n'a plus 17 ans.

C'est moi qui m'occupe d'elle et de sa carrière.

Je ne la quitte jamais.

Je n'ai pas su la protéger.

Je ne savais pas de quoi ils sont capables, ces types-là.

Votre enfant est là, à l'agonie.

Et vous trouvez Annecy Chacal, debout sur son lit, en train d'attendre qu'elle

meure devant l'objectif.

Comment saviez-vous que Sabré Nadal prenait des clichés de votre fille

depuis l'immeuble d'en face ? Un type est venu me voir à la clinique, pour me

prévenir.

Moi, je vous ai dit tout ce que j'avais à vous dire, je m'en vais.

Cet homme, savez-vous le reconnaître ? Ben non, je ne l'ai pas bien regardé, je

pensais à Charlotte.

J'ai regardé la fenêtre.

Là où devait être cette... Cette quoi ? Ce n'est pas ce que vous souhaitiez, la

mort de cette... Ça veut dire... Non, mais qu'est-ce que vous insinuez, là ?

Mais je ne l'ai pas tuée.

Ah non, je lui ai demandé de foutre la paix à Charlotte, mais non, je ne l'ai

pas tuée.

Je vous en prie, Asselineau.

Laissez-moi retourner à la clinique voir ma fille, s'il vous plaît. Je vous en

prie.

Laissez-moi la voir.

Merci. C'est vrai qu'elle a la haine, cette femme, que de m'entendre en même

temps. Je ne la vois pas buter un paparazzi.

Cette garde à vue me désole autant que vous, c'est ce qu'il faut.

Mais pour le moment, Martine Louzet est notre seul suspect.

Mobile en béton et pas d'alibi.

Rien.

Votre avis, Michel ?

Emotionnellement, je l'accroîte à tout, mais raisonnablement, j'imagine mal

cette femme avec les nerfs à vif avoir la présence d'esprit de fermer la porte

à clé de l'intérieur et de s'enfuir par la fenêtre en emportant l'arme du crime.

Je vous en prie.

Belle fille de la vie de crime, Justine Lebert.

Celle que la concierge a accroîtée dans l'escalier à l'heure du crime.

Oui, c'est son grand-père. C'est aussi son tuteur.

Mais je vous préviens, il n'y a pas moyen de le discotcher de la petite.

Vous rendez souvent visite à votre belle-mère sur ces lieux de travail ?

Non, elle n'y allait jamais.

Pourquoi êtes-vous là, alors ? Je voulais lui dire au revoir.

On devait partir en vacances.

Justine est une très bonne élève. Elle a eu son bac avec un an d'avance.

Pour la récompenser, on devait faire un petit voyage tous les deux.

Justine, quand vous avez frappé à la porte, personne ne vous a répondu ? Non.

Et qu'est-ce que vous avez fait, alors ? J'ai attendu un peu sur le palier.

Comme maman répondait pas, je suis partie.

Maman ? Justine considérait Sabrina comme sa mère.

Sa vraie maman est décédée à sa naissance.

Vous aviez des bons rapports avec votre maman ? Vous l'aimiez ? Elle l'adorait.

Mais tout ça, c'est très difficile pour elle.

La pauvre, elle a perdu son père il y a un mois. Aujourd'hui, c'est sa mère.

Il faut comprendre.

Monsieur Lebert, je le comprends.

Mais il faut absolument que je parle seule à seule avec votre petite-fille.

C'est important.

Paul, emmenez Monsieur Lebert, je le prie.

Il faut qu'on parle un peu de... Salut.

Salut, monsieur. Merci.

Justine n'a pas l'air comme ça, mais elle est très fragile.

Elle a toujours été fragile.

Elle est toute seule.

Elle n'a pas d'amis.

Elle est très intelligente, vous savez.

Elle a un QI de 140.

Elle a eu son bac avec un an d'avance.

Je ne sais pas si vous avez fait des études, mais pour un ancien ouvrier d

'éthiographe comme moi... Mon père était ouvrier du livre.

Ah oui ? Oui.

Et pourquoi vous n'avez pas pris le flambeau ? J'ai mal tourné.

Mais votre fils, par contre, il a ouvert sa propre imprimerie, je crois.

Ah.

Yves était plus ambitieux que moi.

Tout lui réussissait, les affaires, l'amour.

Mais Sabrina, elle lui était divorcée ? Oui.

Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a deux ans, on se commande tous à casser

la gueule.

Si à petit, avec Yves, ils se sont éloignés, Yves a supporté le divorce.

Il a fait une grosse dépression.

Et avec le dépôt de bilan raffoulé... Vous croyez que c'est à cause d'elle qu

'Yves s'est suicidé ? À cause d'elle ? À cause de l'imprimerie ?

De toute façon, mon fils voulait vivre.

C'est pour la petite que c'est dur, maintenant.

Justine Lebert a été vue sur les lieux du crime à l'heure du crime.

Et pourquoi on l'avait filée ? Mais on n'a rien pour l'accrocher.

En cherchant mieux, on te voit peut-être ? Elle a peut-être vu l'assassin, vous

savez qu'elle le connaissait.

Demain, vous fouillez du côté de la famille Lebert et tâchez d'en savoir

plus sur les liens qui unissaient Justine à la victime.

Toujours rien sur le mec des photos de cul ? Si, peut-être.

Depuis trois ans, c'est Bré Nadal entre tête d'une liaison avec un député.

Barreau.

Un homme à la trajectoire politique semble-t-il irréprochable. Un homme

irréprochable, mon cher les marchands, est un homme qui se conduit très bien à

table et très mal au lit. Sur ce, bonsoir.

Le pouvoir, ça leur monte à la tête, à tous ces politicares de merde, tous des

foireux et des obsédés du cul.

Oh, Jean-Louis ! Je ne serais même associé au test quelque peu réductrice

du capitaine Givaro Scandella en matière d'analyse politique.

Néanmoins, ne négligeons pas cette piste.

Le problème, c'est que c'est un député.

Ça ne va pas être facile.

Enfin, faut bien interroger.

Gaillot. Bonsoir.

Oui.

Oui.

D'accord.

A tout à l'heure.

Mais on se fait quoi, toi, ce soir ? Vous savez pas le CV des connexions chez

les grands reporters ? Comment il s'appelle ? Lionel Giraud, c'est ça ? Un

copain à moi qui le connaît.

Il paraît qu'il est très pro, sympa et qu'il se la pète pas. C'est un mec bien,

quoi.

Merci Jean-Louis.

Pas peine de faire l'article, je suis très grande.

Tu crois ça ? Oh, toi t'as le son

de l'expression « raccompagner une dame devant sa porte ». Le relan d'éducation

bourgeoise. Et c'est ton éducation bourgeoise qui t'empêche de t'incruster

boire un verre ? Non, ça c'est... le trac.

Je m'appelle Sabrina.

Oui, j'en étais perdu moins amoureux.

Lorsque vous vous êtes connue, disons... Ah, disons charnellement, était-elle

encore mariée, monsieur le député ? Oui.

Par la suite, j'ai eu la naïveté de croire qu'elle avait divorcé pour moi,

mais non.

Elle a dû refuser ma demande en mariage.

Elle tenait bien trop à ses libertés.

Elle en avait été privée si longtemps.

Que voulez-vous dire ?

Elle a dû arrêter sa passion, la danse, pour élever une fille qui n'était pas la

sienne. Quels étaient les rapports de Sabrina avec sa belle-fille ? Je n'en

sais rien.

Sabrina ne parlait jamais d'elle.

Monsieur Baron, vous voyagez beaucoup, vous séjournez régulièrement dans votre

très belle circonscription de province.

Mademoiselle Dalle voyageait beaucoup, elle aussi. Comment faisiez-vous pour

vous retrouver et où ? Nous nous voyons très peu.

Dans des hôtels, parfois sur son lieu de travail.

Comme vendredi soir, par exemple.

M. Barrault, le sperme analysé lors de l'autopsie, correspond à votre groupe

sanguin. Je n'espère rien.

J'aurais été fort déçu qu'il s'agisse de celui d'un autre.

Dans tout cas, il est donc probable que ce soit vous sur ces photos.

À chacun sa petite folie, comme on dit.

Une petite folie qui aurait pu vous coûter cher.

Imaginons des photos circulant sous le manteau représentantes.

Un futur maire déjà député, déguisé en gladiateur romain enchaîné.

C'est un costume de tronc, ça frise le cumul des mandats.

Et puis ça n'est pas d'un très bel effet.

L'or des cocktails, voyez-vous. Vous êtes mal renseigné.

Les politiques ne craignent plus la diffusion de ce genre de photos dans les

journaux depuis longtemps.

Les journaux ne les achètent pas.

Et puis à côté des frasques de Clinton, je ne fais pas le figure.

Monsieur Baron, à quelle heure avez-vous quitté Sabrina Dahl samedi ?

Vers 10 heures du matin.

Et où étiez-vous entre 18 et 19 heures ce même jour ? Sur l'autoroute, dans ma

voiture, dans l'entraînement.

Celle-là, celle-là, celle-là, le reste je jette.

Tu demandes à HB de me faire des tirages tout de suite, après tu fonces à la

maquette. Je m'en occupe.

Vous allez diffuser le reportage de la petite Lausanne ? Je vous vois venir.

Tout le monde casse les paparazzis ou les journaux qui parlent. Mais quand

elles n'ont pas leur tête dans nos pages, ce sont les stars elles-mêmes qui

nous téléphonent pour qu'on leur balance des photographes.

Et vous la connaissiez bien, Sabrina ? Ah si, j'avais surtout affaire à

Marianne, son vendeur, enfin jusqu'à ses derniers temps.

C'est-à-dire ? Sabrina faisait de plus en plus de coups en solo.

Vous voulez dire qu'elle négociait elle-même ses photos quand passait par

Marianne ? Oui, c'est ça.

Ça ne va pas beaucoup lui plaire, ça. Non, il est pas con. Il se rendait bien

compte que peu à peu, sa Bruna le foutait au placard.

Pourtant, il lui a laissé le reportage sur Charles Louset.

Ben oui, j'ai pas compris quand je l'ai vu débarquer, lui, avec les planches.

Pourtant, elle m'avait appelé dans la matinée pour me dire qu'elle venait me

livrer ses premiers shoots sur Louset en fin de journée.

Bon, je vous remercie.

Alors, qu'est-ce que ça a donné au journal ?

Pardonnez que Marianie s'est bien foutue de notre gueule.

Sabrina n'a jamais eu l'intention de passer par lui pour leur portage lousé.

Elle a changé d'avis.

Ou on lui a fait changer d'avis.

Marianie était bien placée pour savoir où était la planque. Alors il a très

bien pu aller là-bas et s'engueuler avec Sabrina.

Le mobile paraît valable. On le convoque.

C'est ce qu'il faut. La vie de victime était une sacrée grongeuse dans le

boulot. D'après ses trottes et la famille de son époux-mari, c'est pas

vraiment une perte. C'est même, je cite un pardon, une france salope.

Salope parce qu'elle trompait son mari régulièrement et principalement.

avec ses potes et est franche parce qu'elle ne s'en cachait pas du tout.

Vous le divorcez ? Oui, enfin, Marie a quand même tenu 15 ans avec elle. Je ne

dis pas comment il a dû en baver, lui.

Ça va, on ne sait pas tout non plus.

Elle en a peut-être baver, elle aussi.

Et puis c'était même facile de juger les gens, elle est trop tête salope.

Écoute, tout le monde est au courant des phrases de Sabrina, elle ne s'en cachait

pas d'ailleurs, tout ça aux yeux de la gosse.

Elle n'avait rien à foutre à ma mère.

La pauvre Justine s'est quand même fait trois séjours en HP, dont le dernier

date d'il y a un mois. Et tous les médecins s'accordent à dire qu'elle

présente des...

Symptôme d'une pathologie maniaco-dépressive. Voilà.

Traduction ? Traduction.

Une pathologie de ce type peut déboucher sur le suicide ou sur toute forme de

paranoïa pouvant conduire à une violence incontrôlable.

Une vraie grenade dégoupillée, quoi.

Ouais, mais qui serait ça derrière la porte, quand même.

Sauf si la gardienne s'est gourée et que le verrou n'a jamais été fermé.

Possible. Envoyez-la.

Elle n'était pas très à l'aise hier.

Je l'ai convoquée.

Là ? J'ai convoqué.

Merci.

Tiens, reçois-le.

Tu le poses là, s'il te plaît.

Bon, alors ? Tu es toujours avec le grand baroudeur ? Oh, dis donc, quand

même ! Patron ? Oui ?

Je me demandais, c'est-à-dire, en fin de compte, avec Mireille, on voudrait

partir quelques jours pour se retrouver, mais pas très longtemps.

Vu le boulot qu'on a, pas longtemps, c'est un euphémisme.

Mais François, j'ai plus de 300 jours de récup.

Je sais, Polo.

Remplissez-moi votre demande de congé.

Je m'arrangerai.

Merci. Merci beaucoup.

Dis-donc, je n'y connais plus, moi. Moi non plus.

Dis-donc, c'est vraiment avec Mireille que tu parles ? Merci.

Parce qu'à t'entendre hier, t'étais le roi des coquilles, puis aujourd'hui, c

'est le voyage de noces, Venise.

J'ai cherché l'erreur.

Tu sais, Mireille m'a montré un dossier médical. Tu sais que depuis deux mois,

elle a un mal de dos épouvantable. C'est-à-dire tes petits coins, cette

connerie-là. Et moi, comme un con, je croyais qu'elle se faisait tirer par son

filet. Tu crois encore le con ? Ça va vous faire du bien de partir tous les

deux. Oui, elle a mérité ses vacances, je peux te dire.

Enfin, cela dit, des vacances avec toi, ce n'est pas un cadeau. Ah, merci.

Ce que vous avez déclaré lors du PV d'audition ne correspond pas à notre

enquête, Justin.

Votre ex...

Belle-mère, Madame Sabrina Dahl. Ma mère.

Elle a toujours été une mère pour moi.

Non, mais ne dis pas son souvenir.

En employant le mot toujours, s'il vous plaît.

Pardon ? Vous n'aviez pas vu votre maman depuis deux ans, non ? Non, elle

était très occupée.

Son travail... Il y a deux ans, votre mère demande la divorce.

À la minute même où elle l'obtient, elle disparaît de la vie de votre père ainsi

que de la vôtre.

Cette mère, comme vous dites, n'envoie aucune lettre, ne donne plus aucun signe

d'elle. Je me trompe.

Elle avait beaucoup de travail.

Je l'appelais, je la voyais quand elle pouvait.

Mais vous êtes restée seule avec votre père ces années-là ? Oui.

Votre père acceptait que Sabrina Dahl le trompe. Il ne supporte pas qu'elle le

quitte.

Il n'a plus goût à rien. Il fait faillite.

L'imprimerie est mise en liquidation.

Cette mère, comme vous dites, n'a aucun geste de compassion à son égard.

Elle ne répond à aucun appel de détresse.

Il y a un mois, désespéré, votre père se suicide. Quels étaient les sentiments

que vous éprouvez à l'égard de cette mère, mademoiselle ? C'était ma mère.

Elle s'occupait de moi.

Lorsque vous étiez jeune, c'est vrai.

Mais après...

Est-ce que vous ne l'avez pas rendu responsable du suicide de votre père ? C

'est très naturel, Justine.

Non ! Non ! Non !

Comment vous appelez-t-elle ? Parce que vous étiez enfant, Justine.

Mon amour, ma chérie, ma petite Juju.

Quels étaient les gestes de tendresse qu'elle avait pour vous ?

Ces élans maternels existaient-ils vraiment ? C'étaient les mots affectueux

qu'il disait.

Vous quittez, j'en suis sûre ! Je vous le jure sur la tête. Mais non, ne jure

pas, je hors de ça, s'il vous plaît.

Écoutez, il n'y a pas de raison.

C'est une surprise.

Je me suis dit pourquoi elle s'est enfermée.

Non, écoutez-moi bien.

Vous êtes sûre que le verrou est émis ? Mais qu'est-ce que je vous le dis ? Je

vous l'ai déjà dit plusieurs fois. Oui, bon, ça va.

Vous la pensez capable de tuer ? Justine a bientôt 17 ans avec la possibilité

affective d'une enfant de 10 ans et un cuir de 140.

Si ce coup peut aller se déséquilibrer, il n'est pas impossible qu'elle ait

commis cet acte.

Peut-être même qu'elle l'a déjà occulté.

Parole de concierge, le verrou est aimé.

Alors la garde à vue de Justine me paraît un peu prématurée, Michel.

Une gomme pour arrêter de fumer, c'est bien.

T'as rien pour arrêter de nous raconter des conneries ? T'énerves pas.

Il suffit de dire à M.

Marigny qu'on n'est pas d'accord avec son histoire.

Les pénicules sur Charlotte nous aient.

Vous nous avez dit que Sabrina Dalle vous les avait apportées.

C'est pas vrai.

Sabrina n'a jamais eu l'intention de passer par vous pour les vendre.

Alors ça vous a pas plu ? Vous êtes allé la voir, vous avez essayé de la

raisonner. Et comme vous avez le sang chaud, ça a chauffé.

Surtout pour elle. Et vous l'avez tuée.

T'en veux pas, Jean-Louis ? Attends, dis-moi.

C'était combien ta commission pour la vente de ce reportage, si jamais Sabrina

passait par toi ? 15%, 65.

Ben voilà ! On ne suit pas pour 60 000 balles, même si les comptes de ton

agence sont intègres.

Mais je suis pas de bas mal, mais pas à ce point-là.

Sabrina rapportait plus beaucoup de pognon.

Elle préférait négocier ses photos elle-même.

Un gros manque à gagner pour la boîte, ça, non ? Louser, c'était un gros coup.

C'est vrai que Sabrina voulait la jouer solo.

Mais je voulais expliquer que pour l'agence, ce n'était pas le moment de

faire un trait sur ma commission.

Et je lui ai rappelé que c'était grâce à moi qu'elle avait vendu sa première

piche photo.

Sa première et sa dernière aussi.

Sabrina savait qu'elle me devait. Elle a fini par accepter que ce soit moi qui

fonde le reportage.

Et c'est là que tu as couru récupérer les pellicules à la planque ? Mais non,

mais non, je n'y suis jamais allé.

C'est lui.

Je suis sûre que c'est lui.

C'est lui qui m'a montré l'appartement où se planquait la paparazzi.

Juste en face de la chambre de ma fille.

J'ai même vu l'appareil photo placé derrière la fenêtre.

Merci, madame Louset.

J'espère que votre fille va se traiter bien bientôt.

Merci.

Martine Louset l'a identifiée.

Merci.

Alors comme ça, Martine Louset a reçu ta petite visite à la clinique le jour du

meurtre ?

De la clinique à la planque, il n'y a qu'une rue à traverser.

Bon, chérie, t'arrêtes de faire l'ambassade, maintenant, hein ? Et t

'arrêtes de nous prendre pour des abrutis ! Léger ! Bon, Polo, tu me le

gardes au chaud, hein ? Moi, je vais aller déjeuner avec Nat et je reviens.

Je te prends quelque chose, Marianie, un petit sandwich ? Ah non, il faudrait que

vous fassiez quelque chose, parce que ça risque d'être très, très, très long.

On va discuter très, très longtemps.

Change quelque chose.

C'est quoi ça, l'affaire de Pantin ? Oui.

La première, décapitée.

La deuxième, cramée au vitriol.

Et la dernière, la massacre à l'âge.

Papa ? Non, toi, toute ma gueule.

Bon bah c'est bon, excuse-moi, j'étais au comité à chercher les formulaires d

'inscription pour le concours externe de Gardin de la Paix, voilà.

Je pensais que ça prendrait 10 minutes d'écrire avec.

Écoute Nat, le premier devoir d'un flic c'est d'arriver à l'heure, d'accord ?

Oui. Bon.

Je vais voir un beau tableau de chat.

Tiens, voilà ce qui t'attend.

C'est glissant non ? On est là, merde ! Autant qu'à te mettre dans le bas tout

de suite.

C'est vraiment dégueulasse.

Non mais t'es vraiment trop con ! Ce que tu vas faire, c'est la braquer contre

toi ! Nathalie ! Nathalie ! Ça va ? Hein ? Faut pas faire

la gueule, tu sais, il est comme ça, tu le connais, c'est ton père, ça marche,

hein ? Bon, tu veux qu'on aille boire un petit verre, histoire de se remonter le

moral ? Allez, viens.

admet enfin qu'il était furieux contre Sabrina.

Alors, il a été saoulé la gueule au bistrot du coin. Ça c'est vrai, j'ai

vérifié. Ensuite, il est allé capter chez Martine Laudet sur sa petite copine

Sabrina.

Seulement, ça ne t'a pas calmé.

Mais non, je... Laisse finir, monsieur.

Laisse finir, monsieur.

Et alors, après, enfin, t'as eu les couilles montées à la place.

Parce qu'il te fallait ces pellicules ! Il te les fallait ! T'étais prêt à tout,

t'étais prêt à aller jusqu'au bout pour les avoir ! Jusqu'au bout ! Fais

attention, Polo, c'est grave ce que tu dis, là.

Bah quoi ? Bah t'es en train d'assimiler que M. Mariani serait coupable de

meurtre, et en plus avec préméditation.

Au tribunal, ça pardonne pas.

Ok, ok, ok, ok, ok ! Sabrina m'avait foutu les boules.

J'étais pas fier de lui avoir cassé son cou.

Dans le métier, ça se fait pas trop.

En même temps, j'avais besoin du fric.

de ce putain de reportage.

Alors oui, je suis monté à la planque.

Sauf que quand je suis arrivé, la porte était ouverte. Et Sabrina était morte.

Je vous le jure, elle était morte.

Et alors, comme un con, on dit d'aller prendre des flics.

J'ai fermé la porte.

J'ai tiré le verrou.

J'ai cherché les pellicules. Puis je les ai prises.

Puis je me suis barré par la tête de derrière pour pas me faire repérer.

Mais faire croire que t'as descendu trois étages par la gouttière, pété

comme un coin ? J'ai l'habitude de j'en ai de calade, avant de monter la jauge,

j'étais pas paradis.

Tiens, ça vient de sortir. Mais bordel, je vous dis la vérité ! Je l'ai pas tué

! Si Mariani

disait la vérité... La vérité, Mariani ? Ne négligeons pas cette hypothèse, voyez

-vous. Si Mariani dit vrai, il a trouvé la porte ouverte.

Et Sabrina, elle est déjà morte, de toute façon, je trouve. Et le meurtrier

est très gentiment reparti par la porte.

Ça remet sérieusement Justine Lebert sur la céleste. La concierge l'a vue sortir

de l'immeuble au moment du meurtre.

Et on ne peut toujours pas dire que Martine Louzet est innocente.

Trois suspects, c'est Noël.

Plus un, ça fait quatre.

Il est avéré que Sabrina Dalle ne pouvait pas utiliser contre vous les

clichés de vos ébats érotiques. En revanche, vous le savez, tout comme moi,

monsieur le député, que la presse paye grassement toutes les photos ayant trait

aux affaires. Où voulez-vous en venir ? Le député Barrault mouillait dans une

affaire de financement occulte.

L'instruction en cours depuis plusieurs mois aurait récemment progressé grâce à

des photos remises à la justice par un organe de presse.

montrant le député en compagnie d'un membre important d'une secte. Merci. J

'ai lu cet article. Que je sache, vous n'êtes pas en charge de ce dossier. Non,

effectivement, ce qui nous intéresse, M. Barrault, ce sont les photos, pas l

'affaire en elle-même. Imaginons, je dis bien imaginons, que Sabri Nadal ait

profité de l'état d'intimité de vos relations pour prendre ces clichés de

vous en mauvaise compagnie et les vendre. C'est ridicule. Au risque de

porter atteinte...

Au souvenir ému que vous avez de cette personne, il nous est apparu que le type

de relation qu'elle entretenait avec vous n'était pas du genre exclusif.

Sabrina Dahl était, disons, très libre, entreprenante.

Qui sait si, parmi ses nombreux amants, elle n'entretenait pas une liaison avec

un de vos ennemis politiques.

Il lui aurait donné l'idée de vous trahir en prenant ses photos et en les

diffusant. Dès lors, votre jalousie ou votre désir de faire taire la

photographe indiscrète aurait pris le dessus sur votre...

Émotion sincère. Arrêtez, c'est un tissu d'absurdité.

Sabrina n'aurait jamais fait ça.

Nous sommes persuadés du contraire.

Monsieur Barrault, votre alibi étant invérifiable, est-ce que vous auriez

quelque chose ? Un reçu de carte bleue à une compagnie, par exemple, qui pourrait

témoigner de votre bonne foi ? Je pense que monsieur le député ne va pas nous

répondre. Monsieur Barrault, vous restez à la disposition de la justice.

Souhaitons qu'il ne soit pas notre coupable.

La levée de son immunité parlementaire vaudrait pour cette affaire, mais pas

pour le meurtre. Nous nous égarerions dans un imbroglio politico-judiciaire.

C'est pas mieux que l'éméante psychologique d'une gosse déstabilisée ?

On revoit Justine demain matin.

Je peux répondre ? Prends-moi s'il te plaît !

C'est peut-être Marianne.

Rappelle-le.

Ça m'étonne pas que t'aies été un pote de Gilles, toi.

Écoute, Françoise, je vais t'expliquer. Tu vas peut-être me dire que c'est pas

ce que je crois.

Écoute-moi, j'avais besoin de blé.

Non, un canard voulait faire un portrait de Sabrina Dalle. OK, j'ai profité que

je te connaissais pour... Pour faire du pierre de goutte, c'est ça ? Attends,

merde ! C'est une pierre de goutte ! Françoise, je le fais plus parce que...

Je le fais plus ! Je leur ai dit d'aller se faire foutre ! Bah toi aussi tu vas

te faire foutre ! T'es en merde ! Fous-moi, attends ! Ecoute-moi.

Alors ? Maman pense à Voldycombe pour le mariage ? Oui.

Il paraît que c'est un très beau château.

On peut reprocher plein de choses à ma mère, mais pas de manquer d'élégance.

J'imagine qu'elle a non seulement choisi le lieu, mais aussi les fleurs et l

'orchestre et qu'elle finance le tout.

Pourquoi je vous pose un problème ? Au contraire.

J'apprécie votre respect des traditions.

C'est la famille de l'épouse qui a organisé la noce.

C'est embêtant que je commence un stage dans une grosse boîte en Nouvelle

-Zélande. Et vu la date du mariage, j'ai peur de ne pas pouvoir être de la fête.

Ben non, c'est très dommage.

Vous ne pouvez pas ne pas fêter le mariage de votre mère.

Ah non, ça c'est pas possible.

Maman ne se mariera jamais sans moi.

C'est pas possible.

C'est les études qui vont te protéger, hein ? Mais ici, c'est le même régime

pour tout le monde.

Ça ne sert à rien d'avoir eu ton bac à 16 ans quand t'es suspectée de meurtre !

J'ai pas tué ma mère.

C'était pas ta mère ! T'as toujours

détesté, hein ? T'as commencé dès le berceau.

Quand elle est venue pour piquer ton père.

Et t'as jamais cessé.

Et quand ton père s'est suicidé, tu t'es juré de la tuer. C'est quoi ? Qu'est

-ce qu'il lui prend, là ? Tu l'as tuée !

Comme une maligne

!

Tu veux faire passer ça sur la folie, mais avec moi, avec moi, ça marche pas !

Mais

qu'est-ce qui vous a pris,

là ? C'est votre mariage qui vous monte à la tête, ou quoi ? Mais regardez-moi

quand je vous parle.

C'est quoi, ces méthodes de cover-up ?

On n'est pas à New York, ici.

Alors on se calme.

Sa charme sur elle, pourquoi on l'a fait revenir ? Il le faut, monsieur.

Justine était dans l'immeuble au moment du meurtre.

Son témoignage est capital.

Vous vous rendez compte de par quoi elle est passée, à son âge ? Elle est

fragile. On l'oublie, ça, bien sûr.

Mais non, on l'oublie pas.

Heureusement qu'elle vous a, hein.

Ça me rend dingue.

Ils n'ont pas honte, vos collègues ? Au lieu de s'acharner sur eux, ils feraient

mieux de chercher le meurtrier, non ? Croyez-moi, ça les préoccupe.

On devrait être en vacances, on devait partir.

Où ça ? En Amérique.

Justine a été admise dans une université, je dois partir avec elle

pour l'aider à s'installer.

C'est bien ça, une université américaine pour l'été.

Pour l'année.

Attendez, il y a un truc que je ne comprends pas là.

C'est cher les Etats-Unis.

Je croyais que vous n'aviez pas d'argent.

Bon.

Notre grand-père de Justine a l'intention de s'installer aux États

-Unis avec la petite pour ses études. Je croyais qu'il était poché.

Oui, moi aussi.

Mais là, je viens d'avoir le notaire qui s'occupe de la succession de Sabrina

Dalle. Le fric qui reste à la petite, légalement, aurait dû revenir à sa belle

-mère. Enfin, qui n'était pas morte.

Quoi ? Donc, il y a le fric de la petite, que...

Tu aurais dû revenir à sa belle-mère.

Mais elle est morte. Ça, c'est le notaire qui a dit.

Et donc ? Votre petite-fille, Justine, ne pouvait plus rien

comprendre. D'un côté, elle était très attachée à Sabrina Dahl, comme si celle

-ci avait été sa propre mère. De l'autre côté, elle voyait son père souffrir à

cause de cette même femme.

Oui.

Ton fils a beaucoup souffert.

a dû néanmoins continuer à verser la pension du divorce à Sabrina.

Alors que sa récente mais néanmoins lucrative profession de photographe lui

permettait largement de subvenir à ses besoins et même de se passer de cette

pension.

Deux charitables de sa part, en effet.

Après l'amour sans père, c'était bien au tour de Justine de payer cette pension à

Sabrina, n'est-ce pas ? Pour ma petite fille...

Le seul argent qu'elle avait déposé sur le compte épargne que son père avait

ouvert, pour elle, ne lui revenait finalement pas.

La loi l'obligeait à verser une prestation compensatoire à son ex-belle

-mère.

Non seulement elle perdait son père, mais elle devait renoncer à son avenir.

Ça pourquoi, pour entretenir une belle-mère qui n'en avait nul besoin, on

peut comprendre que devant une telle injustice, l'énerve du chef fragile de

Justine a craqué.

Et... Et qu'elle est tuée.

Cette mère indigne.

Justine ne savait rien.

Elle ne savait pas qu'elle devait continuer à verser la pension de divorce

à Sabrina.

Et vous, son tuteur, son protecteur, vous saviez ?

Je viens d'avoir la notaire, M. Lebert.

Il m'a dit que vous lui avez donné des consignes bien précises au sujet de

cette pension.

Justine ne devait rien savoir.

Avant de verser la première mensualité prélevée sur le compte de Justine, vous

avez voulu en parler à Sabrina Dahl, tenter de la raisonner, lui expliquer

combien cette situation était injuste, aberrante.

Elle devait la voir, n'est-ce pas ?

Ce n'est peut-être pas à nous que M. Lebert veut se confier.

C'est pour votre petite fille Justine que cela va être difficile à entendre.

Vous ne croyez pas ?

Oui.

Je vais t'offrir Justine Lebert.

Il y a des jours où on aimerait se tromper.

Ce n'est pas un métier stable, photographe.

Elle voulait que tu continues à lui verser la pension de divorce.

C'est la loi.

Elle y avait droit.

Alors je suis allé lui parler.

C'était la vache ! Je voulais pas en arriver là.

T

'as

pas tué maman ?

Justine, Didier Blain est là.

C'est un bon psychologue.

Il va s'occuper de vous.

Il attend dans le hall.

Bon, si vous devez faire cette fête le jour de mon mariage, vous venez pas,

hein. Oh.

Ouais, les cartons.

Alors, c'est quoi ? Michel Lemarchand, Françoise Gaillot, Jean-Louis Scandella,

c'est moi, Paul Moreau et Fabienne Berger ont l'honneur de vous faire part

du mari... C'est quoi, ça ? Bah, comme vous êtes ma belle-famille.

Oh.

Volvicom, ton risque de faire tâche ? Tu rigoles, et quand on va arriver avec les

sirènes flimpos pas de mon ministre, ça va faire classe, je peux te dire.

Volvicom a financé un gris de ski.

Oh, c'est normal, elle l'a choisi.

Oh, oh, oh.

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