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Original subtitles

...

C'est �a, Catane !

Une ville explosive,

effervescente et jeune,

une ville qui d�borde de vie et de joie,

une ville qui aime que les gens se retrouvent

pour rire et s'amuser.

Carmelo, � toi !

Vas-y.

Tu parles d'un dimanche de merde !

La pub disait qu'il y avait de super activit�s.

J'ai cru que c'�tait du jet-ski ou du ski nautique,

comme quand on vivait � Palerme.

Au lieu de �a, on joue aux fl�chettes g�antes.

Attention, Vanina, il faut qu'on gagne. Fais un effort.

Tu as vu contre qui on joue ?

Deux, trois, allez !

Quel tir pourri !

C'est quoi, �a ? Non, mais s�rieux !

Vanina, � vous !

- On lui bande les yeux. - C'est bon, oui.

Trois tours.

Prends la bombe � eau.

Un...

Deux...

- Trois ! - Lance-la !

Oui !

Quel tir exceptionnel !

On a gagn� ! Oui !

- Spano ? - Commissaire ?

C'est quoi, tout ce bruit ? On dirait une f�te !

- J'ai gagn� la comp�tition. - Quoi ?

Quelle comp�tition ?

Tir de bombes � eau � cloche-pied.

- C'est un sport ? - Olympique.

Qu'y a-t-il ?

On a huit cas de tentative de meurtre par empoisonnement.

On les a empoisonn�s avec quoi ?

De la glace.

De la glace ?

- Tu plaisantes ? - Non, commissaire.

Rendez-vous Piazza Duomo.

J'arrive.

- O� on va ? - Chez le "roi de la glace".

- Qui �a ? - Vous ne connaissez pas ?

Vous n'avez jamais entendu la pub ?

Vous venez d'arriver, �a se voit.

C'est le plus connu de Catane.

- Comment vont les victimes ? - Deux adultes et un enfant.

Ils se sont sentis mal, sont aux urgences.

Les autres sont rentr�s chez eux, mais sont surveill�s.

Que s'est-il pass� ?

Les clients ont trouv� des cachets dans leur glace.

- Des cachets ? - Oui, je vais vous montrer.

C'est Lo Faro qui les a.

Putain... Pas Lo Faro !

Range ce portable !

- Il n'y a rien de dr�le. - Pardon, c'est pour les r�seaux.

C'est jamais arriv�, �a.

Des glaces aux m�docs, dingue !

Ecoute-moi bien, Lo Faro :

ni selfies ni r�seaux pendant le service.

Je m'en souviendrai, commissaire.

Les pi�ces � conviction ?

Donne-moi �a !

Regardez.

On dirait des boules de sucre ou du chocolat blanc.

On sait ce que c'est ?

Pas encore. C'est en cours.

Marta est � l'int�rieur et Agostino Lomonaco est l�.

- Qui c'est ? - Comment �a, qui c'est ?

Le patron, "le roi de la glace".

Je te l'ai dit cent fois...

Marta, j'�coute.

On a trouv� des cachets dans ces quatre bacs de glace :

"supr�me de noisette", "melon",

"fruits confits" et "ricotta fraise".

- Eh ben ! - Ils mettent du lait partout !

Courage !

Et ce roi, il est o� ?

A l'int�rieur.

Vous utilisez du lait de vache ?

Bonjour. Commissaire Guarrasi.

Oh, commissaire !

Vous devez agir.

On ne peut pas tra�ner dans la boue le roi de la glace.

Monsieur, vos clients ont �t� intoxiqu�s et emmen�s � l'h�pital.

Vous r�alisez

que celui qui a fait �a veut me d�truire.

- Me bousiller ! - Calmez-vous.

Les victimes sont notre priorit�.

- Nous allons fermer la boutique. - Comment ?

- Quoi ? - C'est n�cessaire.

Il n'y a pas que la boutique ici.

Mais aussi le laboratoire dans l'immeuble, avec tout notre stock.

Des glaces pour toute la Sicile et vous, vous voulez fermer ?

Jusqu'� quand ?

Papa, calme-toi.

La police va faire au mieux.

Ne t'inqui�te pas.

Cet endroit est le joyau de cette ville.

Je l'ai construit, avec mon sang, goutte par goutte.

Je suis victime, moi aussi.

Allons boire quelque chose.

L'enqu�te vous a donn� faim ?

Bonjour, Agatino.

Bonjour, commissaire.

- Des nouvelles ? - C'est toujours la fin du monde.

Comme d'habitude ?

Merci.

Commissaire, la scientifique a appel�.

Et alors ?

Les cachets sont inoffensifs.

Comment �a ?

Et ceux qui ont fait un malaise ?

Les m�decins disent que �a peut �tre une r�action due � la panique.

Rien dans le sang,

le malaise n'a pas dur�, ils vont tous bien.

C'�tait quoi ?

De l'Eutifron. Un calmant � base de plantes tr�s l�ger.

C'�tait quoi, alors ?

Une blague ? Je ne comprends pas.

Celui qui a fait �a en veut � Lomonaco, c'est un message.

Une menace.

On sait quoi de lui ?

C'est un entrepreneur

qui poss�de une vingtaine de boutiques dans toute la Sicile.

Normal, c'est le meilleur.

Le meilleur, c'est Cammarata.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Celui du camion � la Villa Bellini.

Tu veux comparer un camion au roi de la glace ?

- Je ne vois pas le rapport. - H� !

On ne va pas y passer des heures !

Pardon.

Lomonaco est un homme important

qui attise la jalousie.

T'as pas go�t� sa glace pistache.

Arr�te, Cammarata est meilleur !

- Tito, tu voulais me voir ? - Oui, je t'attendais.

Monsieur le divisionnaire.

On ne lui a pas dit de s'habiller normalement ?

Pas comme un militaire.

C'est son truc, mais il bosse bien.

Il n'a pas �t� militaire ?

Il a d� �tre r�form�.

Et donc, on le r�cup�re...

Enfin... Viens.

- Bonjour. - Bonjour.

Messieurs.

- Bonjour, commissaire. - Madame,

je remercie le divisionnaire

d'avoir trouv� une solution.

C'est-�-dire ?

Comme nous avons �tabli qu'il s'agissait d'une blague,

j'ai r�fl�chi et d�cid� d'acc�der

� la demande de monsieur de rouvrir sa boutique.

- D�j� ? - Pas d'inqui�tude.

J'ai demand� par mesure de pr�caution

qu'on jette tous les bacs de glace qui �taient dans la boutique,

mais aussi ceux qui �taient stock�s en chambre froide.

Ce n'est pas possible, l'enqu�te n'est pas finie.

Commissaire, s'il vous pla�t, �coutez,

si on apprend ce qu'il s'est pass�, je suis fini.

En plus, je sais qui a mis ces cachets.

- Qui ? - Un employ�.

Je voulais le licencier. Santo Tomarchio.

C'est forc�ment lui. Il est b�te,

soupe au lait, il aura voulu se venger.

Salut.

Bonne soir�e.

Le travail !

Vanina !

Allez !

Spano ?

Parle fort, je n'entends rien.

Il y a toujours du bruit autour de vous.

Arr�te de jouer au vieux. Je t'�coute.

Lomonaco a jet� sa marchandise, il rouvre boutique demain.

- Ca vous va ? - C'est le big boss qui a d�cid�.

- Des nouvelles sur son employ� ? - Aucune.

Tomarchio n'est pas chez lui et ne r�pond pas.

Il doit avoir quelque chose � se reprocher.

On continue les recherches demain.

- Bonne soir�e. - A vous aussi.

Tu veux qu'on s'en aille ?

Je ne vais pas rater le concert !

- Spano ? - Commissaire.

- Il est t�t ! - Le roi de la glace...

Agostino Lomonaco. Il a �t� tu�.

Quoi ?

Tu blagues de bon matin ?

Non, on l'a trouv� dans son bureau.

On vient d'arriver.

Je vous rejoins.

Bonjour, papa.

Reculez, s'il vous pla�t. Merci.

Laissez passer.

- Commissaire. - Merci.

Un triple caf� pour vous remettre de votre nuit.

Tu m�rites une m�daille.

Je n'y comprends rien,

d'abord les cachets, et maintenant ce meurtre...

On peut en conclure deux choses :

que celui qui a mis les cachets voulait le tuer

et que nous avons �t� des cr�tins � le laisser rouvrir si t�t.

- "Nous" ? - Spano !

Laisse tomber.

- Bonjour. - Bonjour.

L�, ils fabriquent les glaces,

et l� les chambres froides avec tout le stock, et les bureaux.

Un vrai labyrinthe... Par ici.

Voil�, on l'a trouv� ici.

Salut, Vanina.

Tu en as une de ces t�tes !

Adriano, je me suis endormie � 5 heures.

Il faut que tu r�gles ces histoires d'insomnie.

- Concentrons-nous sur l'affaire. - Oui.

Donc,

il est mort suite � un traumatisme cr�nien.

On l'a frapp� avec un objet lourd.

Je dirais qu'il est mort... entre minuit et deux heures.

Quoi d'autre ?

Laisse-moi un peu de temps !

Voil�.

A plus tard.

Mais pas trop tard non plus,

on d�ne dehors avec Luca pour f�ter son retour.

Alors, bonne soir�e.

Travaille bien.

- Spano. - Au revoir, Adriano.

Voyons voir...

Il y a son argent et ses papiers.

Regarde.

On va la garder.

On dirait qu'elle date de la fin des ann�es 60.

Venez voir une chose.

Regardez.

Il est ferm�, mais on dirait qu'on a essay� de l'ouvrir.

Il y mettait les recettes de la journ�e.

- Ca explique tout. - Quoi ?

Quelqu'un est entr� pour voler l'argent,

Lomonaco a surpris le voleur,

qui a eu peur et l'a tu�.

Et il l'a tu�.

Exactement.

Commissaire ?

La famille est l�.

Commissaire... Mon p�re...

je n'y crois pas.

Je suis d�sol�e.

Je suis Maria Lomonaco, la femme d'Agostino.

Corinna, ma fille.

Mes enfants sont choqu�s.

- Je veux les raccompagner. - Un instant.

Pourquoi �tait-il encore au bureau si tard ?

Il avait l'habitude de rester travailler tard

et cette sale histoire de cachets

- l'a retard�. - Il avait des ennemis ?

Je ne sais pas. Mon mari ne parlait pas beaucoup.

Il vous a sembl� pr�occup� ces derniers temps ?

Je ne saurais pas vous dire.

Pourquoi ?

Nous sommes s�par�s depuis 6 mois.

Ca n'allait plus depuis longtemps.

On l'a trouv�e dans sa poche. Vous savez qui c'est ?

Je ne l'ai jamais vue.

Moi non plus. Ce n'�tait pas � lui ?

Si, c'�tait � lui.

- Qui c'est ? - Sa m�re.

Il l'avait toujours sur lui.

Sans jamais la montrer ?

Je vous l'ai dit,

mon mari ne parlait pas.

J'ai vu cette photo une fois par hasard.

Il m'a dit que sa m�re �tait morte jeune.

Dites-moi,

mon p�re...

il a souffert ? Combien de temps il a...

Malheureusement, je ne sais pas.

Bienvenue, Cecilia.

Quoi ?

Hein ? Quoi ?

Bienvenue, Cecilia.

Marta !

L'histoire du coffre, c'est un leurre.

Il y avait 6 000 euros dedans.

Les traces �taient l�g�res, c'est du travail d'amateur.

Il avait son portefeuille.

A mon avis, le coup des cachets, c'�tait un avertissement.

On doit retrouver ce Santo Tomarchio.

Il est l�.

- Qui ? - Santo Tomarchio.

Il s'est pr�sent� ce matin.

Bonjour, commissaire.

Le chewing-gum.

Je le jette o� ?

Il est � vous, mettez-le o� vous voulez.

J'ai vu tous vos appels.

Je suis venu d�s que possible.

Pourquoi ce silence ?

J'�tais � Messine.

Je faisais des stories.

- Comment �a ? - Pour mes r�seaux.

Expliquez-nous �a.

Si vous voulez percer, faut �tre sur Internet.

Il y a des influenceurs cuisine,

yoga, fitness,

moi, je fais la glace.

Un influenceur glace ?

Vous savez,

le monde de la glace,

c'est quelque chose.

Il y a ceux qui en font � la pomme de terre, aux haricots,

il y en a qui y mettent de la drogue,

et m�me des insectes.

Je vous jure ! Avec des grillons ! C'est d�gueu !

Parlez-moi plut�t de vos diff�rends avec M. Lomonaco.

Lui...

il s'�nervait quand je n'�tais pas l�.

Mais c'�tait pour faire mes stories.

Vous �tiez o� cette nuit ?

J'�tais � Messine depuis deux jours.

Au festival international du semifreddo.

Au festival du semifreddo ?

International ! J'ai des dizaines de t�moins.

J'ai post� plein de photos sur ma page.

Regardez.

Regardez.

Vous voyez ?

Je vais y aller.

Rasseyez-vous.

C'est peut-�tre vous qui avez mis les cachets dans les bacs de glace.

M. Lomonaco �tait persuad� que c'�tait vous.

Mais �a...

Mais �a va pas ?

Je ne connais pas ce m�dicament.

Je ne suis pas pharmacien, moi !

Ca sera tout.

Venez.

- Le docteur est � droite. - Merci.

Vous devrez le signaler � l'administration. Bravo, Yuma.

Dr Monterreale ?

J'arrive ! Au revoir, Yuma.

Bonjour.

Ah ! Bienvenue en p�diatrie.

On m'a dit que vous �tiez de garde hier aux urgences.

Pour l'Eutifron dans la glace ? Quelle histoire !

Les patients allaient bien ? Il n'y a pas eu d'incident ?

Non, les prises de sang ont confirm� qu'ils n'�taient pas en danger.

Et cette mol�cule, l'Eutifron,

�a se trouve facilement ou il faut une ordonnance ?

Non, c'est un tranquillisant tr�s l�ger � base de plantes.

Donc ?

Celui qui a mis les cachets dans la glace

savait parfaitement ce qu'il faisait.

Il savait que �a ne rendrait personne malade.

- Merci. - Je vous en prie.

C'�tait bien, le concert ?

Je voulais y aller, mais j'�tais de garde.

"Au top", comme on dit ici.

Ah, tu dis �a ?

Dis plut�t, "m�ga cool".

Je n'ai pas entendu �a depuis le lyc�e.

Tu es de Palerme ? Je m'appelle Manfredi.

Vanina.

J'y ai v�cu longtemps, c'est tout comme.

Tu aimes ton exil � Catane ?

Si on cache qu'on vient de Palerme...

Tu manges encore palermitain, j'esp�re !

Evidemment !

On ne fait pas illusion.

Ils savent d'o� on vient.

C'est vrai, ils savent qu'on est Palermitains.

Tu es Giovanna Guarrasi ?

J'ai lu quelques articles. Tu travaillais � l'antimafia ?

Qu'est-ce que tu fais ici ?

J'ai �t� mut�e il y a peu.

- A l'antimafia ? - A la crim'.

Je dois y aller. Merci pour tout. Au revoir.

Tu ne veux pas me donner ton num�ro ?

Pour l'enqu�te.

Si jamais je pense � un truc.

Oui...

Pour l'enqu�te.

Si je peux aider...

Salut, Palerme !

Salut, Palerme !

Voil�.

Les cl�s de Lomonaco.

Il vivait l� depuis sa s�paration.

Comment vous pouvez manger tout ce sucre sans grossir ?

C'est un myst�re.

Parle-moi de sa fille.

Corinna est l'a�n�e des enfants Lomonaco.

Elle est m�decin, interne en anesth�sie.

Et avec son p�re ?

Aucun conflit � ma connaissance.

Pourquoi ?

Elle est m�decin.

Il fallait s'y conna�tre en m�decine pour choisir ces cachets.

Allez...

�a suffit pour aujourd'hui.

Vous �tes nulle, commissaire.

Pr�tentieuse avec �a !

Le c�l�bre substitut antimafia Paolo Malfitano

a tenu une conf�rence de presse pour pr�senter les r�sultats obtenus

au cours de son enqu�te.

Bonjour � tous.

Je suis vraiment tr�s content

d'avoir men� � terme cette op�ration tr�s importante

et je tiens particuli�rement � remercier

toutes les forces de l'ordre qui ont collabor�

et les magistrats qui nous ont aid�s.

Nous ne baissons pas la garde et restons vigilants.

Nous comptons sur votre travail

pour continuer � parler de ces affaires.

Je vous remercie. Au revoir.

Oh, c'est pas vrai !

Maman ?

Vanina, �a ne va pas ?

- Je te d�range ? - Je dormais.

D�j� ? Mais il n'est m�me pas dix heures !

Je dois attendre minuit ?

Ne me parle pas comme �a ! A quelle heure je dois t'appeler ?

Plus tu parles et moins j'ai envie de dormir.

Tant pis, je t'appellerai demain.

Tu m'as appel�e, dis-moi pourquoi.

Je voulais te demander quand tu viendrais � Palerme.

Ca fait sept mois que tu as �t� mut�e � Catane,

et tu n'es pas venue une seule fois. Quand m�me !

Je sais, mais ce n'est pas facile.

Il faut faire deux heures de voiture.

Plut�t deux heures et demie.

Un si long voyage ! Quelle horreur !

Allez, tu nous manques.

Ta soeur Costanza voudrait te voir.

Et Federico aussi d'ailleurs.

- Tu vas me faire une liste ? - Ce n'est pas gentil.

Tu ne peux pas prendre deux jours ?

Les crimes ne vont pas s'arr�ter pour que je parte en vacances.

Inutile de me parler sur ce ton.

Pardon de t'avoir d�rang�e. Au revoir. A plus tard.

Elle se victimise toujours !

Putain... Adieu le sommeil !

Spano !

Tu veux que je fasse un infarctus � 35 ans ?

Et moi, alors ?

J'en ai 54 ! Regardez comme je tremble !

Que fais-tu ici ?

Pardon, mais vous, que faites-vous ici ?

Je fouille l'appartement de Lomonaco.

- En pleine nuit ? - J'ai eu une insomnie.

Et toi ?

Je faisais un tour, j'ai vu de la lumi�re

et les scell�s bris�s, alors je suis entr�.

Alors, vous avez trouv� quelque chose ?

Il n'y a que des documents de travail et sa comptabilit�.

Il y a d'autres papiers qui pourraient �tre int�ressants.

- Tiens. - On les emporte ?

On �pluchera tout demain.

OK.

Vous avez remarqu� autre chose chez lui ?

Son ordinateur.

C'est bizarre,

il n'y a rien dedans.

Quoi ?

J'ai v�rifi� tous les dossiers,

il y a des documents pros, des infos financi�res,

ou la m�t�o.

Qu'est-ce que �a a de bizarre ?

Il n'y avait rien de personnel dans cet ordinateur.

Pas une photo ou un mail.

Ce Lomonaco n'avait pas un seul ami ?

Il passait sa vie � travailler ?

Il faut qu'on en sache plus.

Demain, on cherche le maximum d'infos sur lui.

Je ne sais pas si je peux vous demander �a.

Depuis quand vous souffrez d'insomnie ?

Depuis longtemps.

Des ann�es.

Et toi ?

Depuis...

depuis que ma femme m'a quitt�.

Comment vous passez le temps dans ce cas ?

Je m'installe sur le canap�.

J'ai tout ce qu'il faut.

T�l�, DVD, cigarettes, chips, chocolats,

c'est mon refuge.

Et je regarde un film pour passer le temps.

Et toi ?

Moi, je regarde le plafond.

Je ne pense � rien.

Jusqu'� ce que les souvenirs reviennent...

Tu souffres encore ?

Ca fait encore mal.

C'est bien aussi de ne pas dormir.

Catane non plus ne dort jamais. On ne se sent pas seul.

Et c'est bien ?

Moi, je n'ai jamais aim� dormir.

Quand on s'endort, c'est comme si on mourait.

Quand on ouvre les yeux, on ne sait plus o� on est.

- Tout peut avoir chang�... - Spano ?

Si on essayait d'aller dormir ?

Oui, vous avez raison.

C'est moi qui paye.

D'accord.

Dante !

- C'est sur la table. - Merci, bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonjour !

J'ai pris des glaces chez Cammarata.

Bravo, soldat, j'adore ce genre d'initiatives.

Pistache pour que tu go�tes la meilleure de Catane.

Voyons �a.

Fraise pour toi,

au lait frais et bio.

Merci, mais non.

J'ai oubli� ! Le lait ! Pardon !

Ne t'excuse pas.

Au bout d'un an ici, tu restes v�gane.

- Go�te, �a ne va pas te tuer ! - Non merci.

Parfois, il faut savoir se taire.

J'ai rien dit !

Cette pistache est incroyable, Mimmo.

D�licieuse.

Presque aussi bonne que chez Lomonaco.

On m'a dit que Lomonaco et Cammarata �taient amis avant.

Ils ont travaill� ensemble.

Amis ?

Oui, pourquoi ?

Il pourrait nous aider.

Oui, allons-y tout de suite.

Nunnari, va r�conforter Marta.

Et �pluche ces papiers.

Compris, commissaire. Ca, je le laisse ici.

Marta, je...

je n'ai pas pens� au lait et aux oeufs.

- Je voulais juste... �tre gentil. - Je sais.

Je suis diff�rente.

On est tous amis ici.

Il faut arr�ter de me regarder comme une martienne.

Mais non...

Tu as raison.

- Qu'est-ce que je peux faire ? - Rien.

Je veux juste qu'on me comprenne, c'est tout.

Mais moi...

je te comprends.

- Merci. - De rien.

Bonjour, commissaire Guarrasi.

- Ruggero Cammarata ? - Oui, qu'y a-t-il ?

M. Lomonaco est mort.

J'ai entendu �a. Quelle horreur !

Et alors ?

Vous �tiez amis tous les deux.

- Avant, oui. - Ne vous en faites pas.

Nous avons seulement quelques questions.

Bon, aucun probl�me.

- Carmine, �a ira ? - Oui, papa.

Mais s'il te pla�t, ne t'�nerve pas.

Mon p�re est sous chimio.

Je suis d�sol�.

J'y vais.

Venez, marcher me fait du bien.

Enfants, lui et moi �tions comme des fr�res.

Et puis, on s'est perdus de vue.

Agostino n'a pas eu une vie facile.

Sa m�re est morte en lui donnant la vie.

Il avait sa photo dans la poche.

Il ne la quittait jamais.

Depuis toujours.

Il y pensait tout le temps

m�me sans l'avoir connue.

Il vivait avec son p�re ?

Oui, mais Aurelio ne savait pas y faire.

Il �tait trop dur, il traitait mal Agostino.

Agostino s'est referm� sur lui-m�me, comme une hu�tre.

Il se m�fiait de tout le monde, il �tait susceptible.

- Pourtant vous �tiez amis ? - J'�tais le seul.

A 16 ans, il a travaill� avec son p�re.

Il l'a convaincu de m'engager aussi pour les aider.

Malheureusement pour nous,

notre amiti� n'y a pas r�sist�.

Pourquoi ?

Parce qu'Aurelio �tait horrible avec son fils.

Il me pr�f�rait � lui.

Il disait que j'�tais plus dou�, en cuisine et avec les clients,

et �videmment,

Agostino souffrait de tout cela.

Enorm�ment.

Au bout de quelques ann�es, il est parti.

Vous laissant avec son p�re ?

Il s'est mis � son compte.

C'est l� que sa chance a tourn�.

Il a ouvert une boutique, puis une autre...

et il a gagn� beaucoup d'argent.

Mais en s'�loignant toujours plus.

Il ne voulait plus me voir.

Il �tait tr�s difficile � vivre.

Merci.

Je vous en prie. Bonne journ�e.

Au revoir.

Je confirme, cette pistache est incroyable.

- Et moi, alors ? - C'est pour vous.

- Commissaire ? - Marta.

Nous avons trouv� un document tr�s �trange.

- Quoi ? - Un acte d'annulation de filiation.

D'annulation de filiation ?

Agostino affirme que Corinna n'est pas sa fille.

- Vraiment ? - Oui.

Il l'a reconnue pour �pouser Maria,

mais il pr�tend qu'elle n'est pas de lui.

Mais c'est trop tard pour changer d'avis ?

Non. Et comme Maria l'avait quitt�, leur accord ne tenait plus.

Il ne voulait plus de Corinna

et estimait pouvoir demander cette annulation.

L'avocat nous a dit qu'il �tait pr�t � plaider. C'est dingue !

Ca fait 30 ans que c'est sa fille.

- Et l�... - L�, elle a un mobile ind�niable.

Elle risquait d'�tre exclue de la succession.

Vous l'avez convoqu�e ?

Elle est de garde � l'h�pital jusqu'� demain.

Vous allez avoir mal � l'estomac.

Ca, c'est rien.

O� est sa m�re, Maria ?

Elle a achet� un restaurant � la s�paration.

Elle en est la g�rante.

Trouve l'adresse.

Bonjour, Palerme.

Docteur Monterreale !

Non, Manfredi !

D'autres infos ?

Rien de plus, non.

Pourquoi tu m'appelles ?

Par solidarit�.

Solidarit� ?

Entre Palermitains.

Comme je cuisine bien, je me disais

que tu pouvais venir d�ner chez moi

pour d�guster un menu typique.

C'est tentant...

mais tout �a est un peu rapide.

Tu as peur ?

Tu es flic, tu es arm�e...

Ca, oui, toujours.

Alors ?

D�jeunons demain.

Chez Giorgino. Pr�s de la criminelle.

- Ca te va ? - Bien s�r que oui.

Parfait.

A demain.

En dessert, je vous conseille notre tarte au chocolat.

C'est un sucr�-sal�, la sp�cialit� du chef.

Vous devez absolument go�ter.

Bonsoir, je dois vous parler.

Tout de suite ? Je travaille, l�. C'est si urgent ?

Oui, si la police se d�place, c'est que c'est urgent.

Veuillez m'excuser. Bien, comme vous voudrez.

Pourquoi l'avoir quitt� ?

Quel rapport ?

- Il vous a tromp�e ? - Non. C'�tait fini.

- Expliquez-moi. - Il ne profitait pas de la vie.

Il d�primait tout le monde.

- Il �tait d�pressif ? - Ca l'aurait rendu humain.

Il ne savait que travailler, et ne faisait que �a.

Vous �tes rest�e 30 ans.

On essaye d'arranger les choses,

et puis, on arr�te.

Voil�.

Il voulait annuler sa filiation avec Corinna.

N'�tant pas de lui...

Luana, occupe-toi de la table 3.

Que des conneries ! Agostino devenait fou.

C'�tait dans sa t�te ?

Oui, il n'a pas support� que je le quitte.

Au point d'aller jusque devant les tribunaux ?

Il n'allait pas bien.

Il a toujours �t� sp�cial,

mais avec le temps, il est devenu parano.

Il faisait du chantage.

Du chantage pour quoi ?

Tout ce qu'il voulait,

c'�tait que je revienne.

Vous soutenez que ces all�gations sont totalement fausses ?

Oui, absolument.

Corinna est sa fille, d'accord ?

Pardon, j'ai du travail.

J'en suis ravie.

Tu sais qu'hier, j'ai mang� v�gan ?

Une cr�me qui �tait sans lait.

- Avec de la mangue et du "gragra". - De l'agar-agar.

Ca t'a plu ?

Beaucoup !

Je me sens plus l�ger, d'ailleurs.

Je voulais aller manger du tofu � Aci Castello pour d�jeuner.

- Tu veux... - Oui ! Enfin, oui.

D�jeuner.

Que puis-je dire ?

Vous imaginez ce que c'est d'�tre r�pudi�e ?

Tout d'un coup ?

Comment avez-vous r�agi ?

Je voulais faire un test ADN pour �tre s�re.

L'avocat de ma m�re me l'a d�conseill�,

pr�f�rant une ordonnance du tribunal.

Quels rapports aviez-vous avec lui ?

Mon p�re �tait sp�cial.

Mais c'�tait un bon p�re.

Croyez-moi.

Vous pensez aussi que votre p�re devenait fou ?

Je pense qu'il �tait �puis� moralement.

Il voulait tout contr�ler, il travaillait trop.

Quand ma m�re l'a quitt�,

�a a �t� tr�s difficile.

O� �tiez-vous cette nuit-l� ?

Chez moi, seule. Pourquoi ?

Dr Lomonaco, je ne plaisante pas,

vous avez un mobile et pas d'alibi.

Je ne comprends pas.

L'Eutifron dans la glace :

celui qui les a mis savait ce qu'il faisait.

- Vous �tes m�decin. - Comme beaucoup de monde.

Vous vouliez vous venger ?

Je n'ai rien fait, vous devez me croire !

Il n'est pas question de cela.

Je ne l'ai pas tu� !

Je n'aurais jamais pu, je l'aimais.

Et je sais que lui aussi m'aimait, parce qu'il me l'a dit.

Quand ?

Il y a 4 jours.

Il voulait me voir.

Et ?

Il tremblait, il �tait boulevers�.

Mais il voulait me rassurer.

Me dire que �a ne changeait rien.

M�me s'il devait aller au bout de la demande qu'il avait faite.

Et pourquoi ?

Ce n'�tait pas � cause de moi.

Mais de ma m�re.

Il refusait de se laisser faire. On aurait dit un fou.

J'ignore pourquoi il faisait �a,

mais je suis certaine

qu'il souffrait �norm�ment.

Alors, je l'ai embrass�,

et je suis partie.

C'est la derni�re fois que je l'ai vu.

La prochaine fois, on les prend � la ricotta.

Je pr�f�re au chocolat.

On aurait pu manger au bar.

Et arriver en retard ?

C'est le jour le plus important de ta vie.

C'est pas quand on se marie ?

Non, �a...

c'est le deuxi�me.

Le premier jour de lyc�e est plus important.

Pourquoi ?

Parce que c'est l� qu'on grandit.

Et qu'on fait les choix qui nous suivront toute notre vie.

Putain !

On dirait la moto d'Easy Rider.

Bravo ! Tu es officiellement la femme de mes r�ves.

Tu es fou.

Vu combien je l'ai pay�e, tu as raison.

- Gare-la, on y va � pied. - D'accord.

Prends sa commande d'abord.

- Je choisis quoi ? - Je vous conseille l'espadon

- avec une salade. - Parfait.

Et moi,

des p�tes � la Norma,

des sardines farcies, tu dois les go�ter,

et une friture de poissons en entr�e.

Le poisson est frais, je vous le garantis.

Tr�s bien.

Merci.

Un repas l�ger !

Il y a des digestifs, non ?

Dis-moi,

pourquoi le vagabond � moto est devenu m�decin ?

Pour draguer les filles.

Le st�thoscope bat toutes les motos.

Et pourquoi la p�diatrie ?

Tu aimes tellement les enfants que tu en veux plein ?

Non, les enfants donnent de la force.

Comment �a ?

Quand ils te regardent,

tu ne peux pas les laisser tomber.

Tu dois t'occuper d'eux.

Et toi, pourquoi tu es flic ?

Une d�cision prise au lyc�e.

Au lyc�e ?

- L� o� on fait des choix cruciaux. - Ah oui ?

- Tu n'as jamais chang� d'avis ? - Jamais.

Il n'y a que moi qui parle.

Dis-moi un truc sur toi.

- Quoi ? - N'importe quoi.

Sur moi...

Je suis telle que tu me vois.

Je fume comme un pompier, je mange et bois beaucoup.

Et j'aime �a.

Tu sais quoi ?

Les enfants ne parlent pas ouvertement.

Il faut d�chiffrer.

Ils se cachent derri�re les mots.

Pour les comprendre,

il faut trouver ce qui se cache derri�re leurs mots.

Ils ne disent pas vraiment ce qu'ils pensent.

Je ne suis pas une enfant.

Oui, mais c'est aussi valable pour les adultes.

- Tu m'auditionnes ? - Moi ?

Tu aurais d� �tre flic.

Je peux te poser une question ?

Une seule.

Promets de r�pondre sinc�rement et sans d�tour.

Ca sent la question pi�ge.

D'accord.

Pourquoi tu as quitt� l'antimafia ?

Je me souviens de tous les articles, des arrestations...

Tu �tais l'enfant prodige du service.

Et tu te retrouves ici ?

Pourquoi ?

Il faut choisir ses combats.

Sinon on meurt ou on devient fou.

J'ai eu mon combat.

Il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre.

- Je dois y aller. - J'ai d�conn� ?

- Non. - Dis-le-moi !

- Tu n'as rien dit. - Tu as confiance ?

- Pour quoi ? - D�ner chez moi.

Ah, oui ?

Tu feras quoi ?

Des sardines farcies � ma fa�on.

Je te tiens au courant.

Alors ?

Tu aimes ?

J'adore ! On dirait du vrai.

Mais c'est du vrai tofu.

Oui, bien s�r.

Dis-moi,

tu aimes travailler

sur les crimes ?

Oui, c'est ce que je voulais faire.

Moi aussi, les crimes, c'est merveilleux.

Tu aimes vivre ici,

� Catane ?

Plut�t, oui.

Tu es s�r que �a te pla�t ?

C'est d�licieux.

Je voulais te demander,

pourquoi tu es partie de la Lombardie ?

J'avais envie de changer d'air.

Changer...

c'est important.

Ca va ?

Oui, non, c'est que...

j'ai aval� de travers, c'est tout.

Et toi, alors ?

D'o� vient ce look militaire ?

- Tu as remarqu� ? - Oui.

Quand j'�tais petit,

j'adorais le film Officier et gentleman.

Et...

Mimmo ?

Tout va bien.

Dans une sc�ne, Richard Gere...

- Mimmo ? - Richard Gere...

- Ca va. - Mimmo !

Mimmo !

Appelez les secours. Mimmo !

Tout va bien.

- Ca va ? - Oui.

Qu'est-ce qu'il s'est pass� ?

On est all�s manger du tofu et il s'est senti mal.

On a d�couvert qu'il �tait allergique au soja.

- Ca vous fait rire ? - Non.

- Comment il va ? - Il sort demain.

Je vais prendre une tisane.

Lo Faro !

Commissaire.

Et les r�seaux de Tomarchio ?

Que des photos.

De lui avec des glaces.

Et de ces commentaires !

"Quelle bonne glace !" ou "J'adore !"

C'est ridicule et personne ne le suit.

Qu'est-ce que �a peut faire ?

Il �tait en conflit avec Lomonaco.

Il a un alibi.

Il peut avoir un complice.

- Va me trouver des infos. - Tout de suite.

- Bonjour. - Bonjour.

Vanina !

Je te d�range ?

Non, je t'�coute ?

Tu as interrog� Corinna Lomonaco.

J'ai lu le rapport.

C'est une bonne piste.

Je doute que ce soit elle.

Je le savais, c'�tait trop simple.

La scientifique pense

que le tueur mesurait au moins 1,70 m�tre.

Il lui manque dix centim�tres.

Ce n'est qu'une hypoth�se,

et elle portait peut-�tre des talons.

Je ne sais pas.

J'ai eu l'impression qu'elle �tait sinc�re.

- Sinc�re ? - Oui.

Ils sortent tous le grand jeu pour �chapper � la prison.

Je ne l'inculperai pas sans certitude.

Je veux continuer � enqu�ter.

Inutile de s'�nerver.

Je te fais confiance, donc...

je te donne quelques jours.

- Travaille bien. - Merci.

Bonjour, Bettina.

Bonjour, Vanina.

J'ai fait de la scacciata.

Quelle chance de t'avoir comme propri�taire !

Ca me fait tellement plaisir, si tu savais.

Bonne soir�e et surtout, bon app�tit !

Merci, Bettina.

Au revoir.

Ces rochers sont les plus durs qui existent sur Terre...

Oh, non !

A Palerme, une voiture remplie d'explosifs

a �t� retrouv�e devant la maison

du substitut Paolo Malfitano.

C'est l'avertissement le plus s�rieux re�u

� la veille de l'ouverture de nouveaux proc�s importants.

Rappelons qu'il avait fait tomber certains mafieux

avec l'aide de la commissaire Guarrasi,

ce qui lui conf�re depuis une notori�t� � travers le pays.

Passons �...

- Giacomo. - Vanina.

Comment va-t-il ?

Ca va, au moins il fait illusion.

- Il est plus prot�g� ? - Oui.

Je lui dis que tu as appel� ?

- Il ne vaut mieux pas. - Vanina,

mon fr�re n'arrive pas � t'oublier.

S'il arrivait quelque chose, promets-moi de m'appeler.

C'est promis.

Merci, je t'embrasse.

Au revoir.

Putain !

Vanina !

- Tu es arm�e ? - Toujours, je te l'ai dit.

Toujours ?

Tu arr�tes de parler ?

Vanina, o� tu es ?

Vanina !

Vanina !

Tu as dormi dehors ?

- Viens. - Je suis rentr�e tard.

- Pourquoi tu es l� ? - J'apporte le petit dej.

Ah. Merci.

J'ai entendu ce qui est arriv� � ton Paolo.

Ce n'est plus mon Paolo.

Vanina ! Tu ne peux pas le nier.

Vanina,

�coute-moi bien,

�a lui ferait s�rement du bien que tu l'appelles.

Tu fais comme si de rien n'�tait ?

Non, Giuli. Ca serait une erreur.

Tu es venue pour �a ?

Bien s�r.

- Quoi ? - Arr�te de mentir.

D'accord...

J'ai crois� Luca qui est rentr� du Y�men.

Oui. Adriano me l'a dit.

Il est plus sexy qu'avant de partir.

C'est une bombe. Je te le dis, je n'y arriverai pas.

Tu es avocate en droit de la famille.

Il faut que tu m'expliques comment tu es tomb�e amoureuse d'un gay

qui sort avec notre ami.

Ton ami. Dis-le-moi.

Tu vois les messages dans les chocolats,

genre "le coeur a ses raisons" ?

Le chocolat, je le mange.

Le message dedans aussi ?

- Tu dois oublier Luca. - C'est �a...

C'est facile � dire.

Toi, �a va ?

Ca va.

Tu d�connes ?

On ne va pas bien toutes les deux,

n'aie pas honte

et mange les croissants que j'ai apport�s.

On reparle apr�s.

- Salut. - Salut.

Tu sais quoi ?

Je me suis r�veill�,

lev�, et tu n'�tais plus l�.

Manfredi, je suis d�sol�e.

M�me pas un SMS ou un mot, rien du tout.

Je me suis dit que j'allais aller au commissariat.

Pour d�clarer ta disparition.

Je ne t'ai pas plu tout nu ?

C'est pas �a.

Ca, �a allait.

C'est d�j� �a.

Alors, quoi ? Tu devais payer le parcm�tre ?

Tu trouves encore le moyen de rigoler ?

Ne t'inqui�te pas.

Il n'y a aucun probl�me.

J'ai compris qu'hier, c'�tait particulier.

Tu ne me dois rien.

Pensons plut�t � notre d�ner.

- Apr�s-demain ? - Super.

D�s que tu auras go�t� ma cuisine, tu ne t'enfuiras plus.

Qui sait ?

Parole de p�diatre !

Salut.

Salut.

Ta langue a d�gonfl� ?

Oui.

Soldat Nunnari !

- Ca va ? - Tr�s bien.

C'est gr�ce � Marta qui m'a vite emmen� aux urgences.

Si on d�ne ensemble, je me vaccinerai contre le tofu.

Comme tu es dr�le !

Tu ne te tais jamais ?

Je peux y aller ?

Il te faut l'autorisation comme � l'�cole ?

- C'est quoi ? - Le PC de Lo Faro.

Je vais l'�teindre.

Voyons voir.

Attends.

Il a laiss� ouverte la page de Tomarchio.

- L'influenceur de glace ? - Oui, je lui ai dit de v�rifier.

Elle est �norme, cette brioche.

Zoome l�.

- Putain ! - Putain !

Pardon.

Je prenais un caf�.

Tu devais �plucher le compte de Tomarchio.

Je l'ai fait.

C'est qu'un influenceur, un pauvre type.

Regarde l�.

Ceux-l�.

Alors ?

Ils �taient amis.

Oui, avant.

Ils ne se voyaient plus depuis 20 ans.

L�, on les voit ensemble juste avant le meurtre.

Je me suis tromp�.

- D�sol�. - Arr�te !

On doit pouvoir compter sur toi ! C'est clair ?

- Appelle Tomarchio. - D'accord.

J'ai faim, maintenant.

Commissaire !

Tomarchio a confirm�.

Le jour de la photo,

il les a vus s'enfermer dans le bureau pour discuter.

- Il a entendu quelque chose ? - Que c'�tait anim�.

- Et toi, alors ? - Ils n'�taient plus en contact.

Mais il s'est pass� un truc int�ressant.

J'�coute.

Il y a 25 ans, il y a eu un proc�s sur des brevets de glace.

- De glace ? - Oui, apparemment.

- Qui a d�pos� plainte ? - Ruggero Cammarata.

Et qui a gagn� ?

Lomonaco.

On y va.

M. Cammarata ?

- On doit vous parler. - Pourquoi ?

Vous lui voulez quoi encore ?

Carmine, calme-toi, s'il te pla�t.

D'accord, commissaire.

Parlez-moi du proc�s.

Ca m'a ruin�.

Pour ouvrir ses boutiques,

Agostino a vol� mes recettes.

Il les utilisait sans me demander.

C'est gr�ce � ces parfums-l� qu'il a eu autant de succ�s.

Il est devenu le roi de la glace en volant mon travail.

Et vous ?

Moi...

j'ai essay� de lui parler, mais en vain.

Il me riait au nez.

Alors, j'ai port� plainte contre lui.

C'�tait une grave erreur.

- Pourquoi ? - Pourquoi ?

Parce qu'il �tait malin.

Il avait un bon avocat.

D�s le d�but du proc�s,

j'ai compris que j'allais perdre.

Quand il a gagn�, vous avez d� payer les frais et les dommages.

J'ai �t� ruin�.

Je me suis endett�,

mais avec les int�r�ts, je devais toujours plus.

Tous ces soucis ont tu� ma femme.

Et Carmine,

il a beaucoup souffert.

Il a mal tourn�.

Il prenait de la drogue,

il dealait et derni�rement,

alors que �a allait mieux,

j'ai cette m�chante tumeur.

Vous avez vu Agostino il y a quelques jours.

Pourquoi l'avoir cach� ?

C'est moi qui ai demand� � le voir.

Pourquoi ?

Je voulais qu'il m'aide.

Pour rembourser ceux qui m'ont pr�t� de l'argent.

Mais il a refus�.

Cette somme �tait insignifiante pour lui.

Pourquoi ces questions ? Vous me soup�onnez ?

Monsieur, la vengeance est un mobile courant.

Laissez-moi repartir au camion.

Il n'y a que dedans que je me sens bien.

Il faut qu'on r�cup�re les fadettes de Ruggero Cammarata et de son fils.

Du fils aussi ?

Agostino a ruin� Ruggero.

Mais aussi toute sa famille.

Il vient de nous le dire.

Tu me fais sortir � cette heure !

J'aurais d� demander un chat.

Qu'est-ce que c'est ?

Mon Dieu !

Spano, il est presque deux heures !

Commissaire, Ruggero Cammarata est mort.

Mort ?

Comment ?

On ne sait pas. Son camion a pris feu, il �tait dedans.

Carmine nous a appel�s d�s qu'il a vu les flammes.

J'arrive.

- Bonsoir. - Bonsoir, commissaire.

Ils viennent d'�teindre le feu.

Oui, Lo Faro, je vois.

Pauvre Ruggero.

Il m'a toujours fait de la peine.

Comment le feu est parti ?

De l'int�rieur du camion.

Il y avait une gazini�re dedans.

- Et son fils ? - Il est l�-bas.

Bonsoir, Carmine.

D�sol�e, mais je dois vous poser des questions.

Pourquoi votre p�re �tait l� ?

C'�tait habituel.

Je travaillais toujours le soir,

mais j'arr�tais � minuit.

Lui prenait le relais. Les glaces, c'�tait sa passion.

Il oubliait qu'il �tait malade.

Pourquoi vous aviez une gazini�re ?

On l'utilisait toujours pour faire fondre le chocolat.

Merci.

- Sacr�e nuit, hein ? - Laisse tomber.

Tu n'es pas oblig�e de le voir.

M�me si tu as vu beaucoup de morts par balle,

- le feu... - Je veux le voir.

Tr�s bien.

Dis-moi tout.

Il est mort par asphyxie en inhalant la fum�e des flammes.

Le feu a d�vor� le corps apr�s sa mort.

Il n'a pas cherch� � s'enfuir ?

Je sais pourquoi.

Il avait des traces de cod�ine dans le sang.

- De cod�ine. C'est un opiac�, non ? - Si.

Mais �a n'a rien d'�trange.

Il �tait en phase terminale de cancer du poumon,

et la cod�ine peut calmer la toux.

Et donc ?

Je pense que c'est accidentel.

La cod�ine peut assommer,

surtout un organisme affaibli par la maladie.

Il a d� perdre connaissance, et la cuisini�re a pris feu.

C'est un accident ?

Oui.

Mais il y a une autre possibilit�.

Laquelle ?

Un suicide.

Tu crois ?

Tu enqu�tais, et s'il �tait coupable,

il savait que tout �tait fini.

- Marta ? - L'ex de Lomonaco a appel�.

Elle veut te voir rapidement.

J'arrive.

Je dois vous dire la v�rit�, je n'en peux plus.

J'ai eu une aventure avec Ruggero.

J'�tais d�j� avec Agostino.

Et Agostino le savait ?

Il s'en doutait.

Mais sans en �tre s�r, il n'�tait jamais l�.

Il m'accusait,

et moi, je lui r�p�tais que c'�tait faux.

Un jour, je l'ai menac� de le quitter.

Il ne voulait pas me perdre,

alors il m'a dit qu'il me croyait.

Et il a reconnu Corinna.

Qui est de Ruggero ?

Oui.

Les doutes d'Agostino �taient toujours pr�sents.

Il avait r�ussi � les mettre de c�t� et �tre un bon p�re,

mais quand je suis partie, il a craqu�.

Tout est de ma faute.

Avec cette histoire d'annulation de filiation,

il me for�ait � dire la v�rit�.

Surtout � votre fille.

Oui.

Je voulais vous pr�venir.

Je n'arrive pas � croire qu'ils sont morts.

Que Ruggero est mort.

Vanina !

Vanina !

Vanina !

Tu me dis que tu travailles

et je te trouve en train de bronzer.

- Maman. Federico. - Quelle joie de te voir !

Que faites-vous ici ?

J'avais tellement envie de te voir.

J'avais un congr�s de cardiologie � Taormine.

On s'est dit qu'on allait passer te voir.

- Vous auriez d� me pr�venir. - On voulait te faire une surprise.

Vanina, tu es superbe !

C'est vrai, tu es tr�s belle. Dis-moi, comment tu vas ?

Comme d'habitude, merci. Je vais chercher � boire.

Je t'accompagne, comme �a tu me fais visiter la maison.

Laisse, enfin, Vanina.

- C'est joli ici. - Merci.

Ce sont les DVD de ton p�re ?

Oui.

Tu as aussi l'ancien canap� !

Mais... tu as des invit�s ?

Je m'endors devant la t�l�.

Mais tu vas te faire mal au dos !

Tu arr�tes avec tes questions !

Quelle belle photo ! Tu te souviens ?

Je l'avais prise pendant des vacances.

J'en ai une avec nous trois. Je te l'enverrai.

Je vais chercher � boire.

- Pourquoi tu montes ? - La cuisine est en haut.

Tu as entendu ce qui est arriv� � Paolo ?

Je refuse d'en parler.

Arr�te de r�agir de cette fa�on !

Je ne t'ai rien dit quand tu as quitt� Paolo et Palerme.

Tu ne peux pas t'�loigner aussi de ta famille, nous t'aimons.

Je suis ta m�re.

Je te connais par coeur.

Je sens que tu t'�loignes.

Et �a me fait peur.

Allez, faisons-nous un vrai c�lin.

Au revoir.

Salut, Vanina.

Qu'y a-t-il ?

Bonjour.

On a eu les fadettes.

C'est Ruggero ?

Non, pas lui, son fils.

Son portable a born� pr�s de la boutique le soir du meurtre.

- Il y �tait. - Quand ?

A 01 h 30.

C'est lui.

- Je me change et on y va. - Bien.

Bonjour, Carmine.

Vous �tes en �tat d'arrestation pour le meurtre de Lomonaco.

Vous rigolez ?

Vous �tiez � sa boutique le soir du meurtre.

Allons discuter de tout �a.

Marta, la moto ! Allez !

Allez !

Tourne, on arrivera en bas.

Arr�tez-vous !

- Stop ! - Arr�tez !

Ne faites pas de b�tises.

Je suis foutu.

Mais non, calmez-vous.

C'est des conneries !

Calmez-vous.

"Tout va s'arranger", c'est �a ?

Les glaces...

j'ai toujours trouv� �a d�gueulasse.

Marta...

- Ce n'est pas ta faute. - Je l'avais.

J'�tais l�.

Tu as fait ce que tu devais faire.

Tu n'y es pour rien, tu comprends ?

Tu comprends ?

On a un cadavre sur les rochers.

J'envoie la position.

Vanina,

je sais ce que tu ressens.

Je suis d�sol� pour lui.

Tu as fait ton travail, tu voulais faire quoi ?

L'interroger pour lever mes doutes.

Quels doutes ? C'est clair !

Ruggero Cammarata demande de l'aide � Agostino Lomonaco,

mais il se fait jeter.

Son fils, Carmine, est r�volt�.

Lomonaco a d�truit sa famille.

Et �a serait un mobile ?

Attends, je disais :

Carmine d�cide de se venger,

et tue Lomonaco.

Ruggero le d�couvre,

et comme il est honn�te,

il veut le d�noncer.

Carmine n'a pas d'autres choix que le tuer. Et voil�.

Je ne sais pas, Tito.

J'aimerais �tre convaincue.

Et je ne le suis pas du tout.

Vanina Guarrasi.

Paolo, tu es � Catane ?

Je devais voir le juge Pizzuto.

Et regarde sur qui je tombe.

Oui.

Tu passais par l� par hasard ?

J'avoue, on tourne depuis 40 minutes.

C'est la premi�re fois que j'arr�te une flic.

Paolo...

Je voulais juste te voir.

N'aggravons pas la situation.

M. Malfitano !

On doit monter en voiture.

Il faut constamment que je me d�place.

- Je dois y aller. - Juste un tour.

Je ne veux pas �nerver mes gardes du corps.

Ils ont raison en ce moment.

Des conneries.

De l'esbroufe.

Tu as mauvaise mine.

Fais-moi cette faveur.

Ca fait sept mois.

Allez, viens.

Viens.

Ca va, � Catane ?

Bien.

Ah oui ?

Je cherche � repartir de z�ro.

Tu te trompes.

- Tu n'aurais pas d�... - S'il te pla�t.

Tu sors avec quelqu'un ?

Pourquoi ? Ca ne change rien.

Alors, pourquoi tu as appel� mon fr�re ?

Je voulais savoir comment tu allais.

Comment je vais ?

Comme quelqu'un qui s'est fait plaquer du jour au lendemain.

Je n'aurais pas d�, c'est vrai...

Je veux descendre.

Je veux sortir de l�.

Allons au kiosque sur la promenade.

Comment �a ?

J'ai envie d'une granita.

J'ai le droit, ou pas ?

Et sans escorte.

Vous plaisantez ?

Tu fais chier !

Tu ne vas nulle part sans escorte.

Allons-y, alors !

Mais avec l'escorte.

Faucon 1 ?

Changement de programme, on va � Aci Castello.

Sur la promenade.

Tu es toujours aussi belle.

Et toujours plus jeune.

J'ai pas 80 ans !

C'est quoi, �a ?

Quelqu'un l'a perdu.

Voil� !

- Tu es magicien, maintenant ? - C'est de ta faute.

Quand tu m'as quitt�, je suis all� voir un psy.

Fallait en prendre un bon.

En lui parlant, je me suis souvenu d'une chose.

Que petit, je voulais devenir magicien.

Je ne le savais pas.

Je ne m'en souvenais m�me pas.

C'�tait un grand r�ve, presque une obsession

jusqu'� mes 12 ans.

Et regarde ce que tu es devenu.

Il y aurait un lien entre ce que je suis et ce que je voulais �tre.

Lequel ?

Le besoin de se confronter � l'impossible.

La magie, c'est impossible.

C'est �a qui est fascinant.

Et arr�ter la mafia, c'est peut-�tre aussi impossible.

Mais si on continue de tout son coeur,

parfois, l'impossible...

devient possible.

Ces petits tours me d�tendent.

Ca me remonte le moral.

On ne peut pas s'arr�ter l�.

C'est la seule solution.

Je sais ce que tu ressens.

Que depuis que je traque la mafia,

tu vis un enfer.

Que tu as peur. Moi aussi, j'ai peur.

Si cette bombe avait explos� l'autre jour...

C'est une guerre.

Mais nous pouvons la vaincre ensemble.

Combattre ensemble.

Je n'y arrive pas.

Je ne peux pas vivre dans la terreur.

Je ne peux pas te perdre.

Mais on s'aime.

Arr�tons-nous l�.

J'ai report� mon rendez-vous.

J'ai invent� une excuse.

On dirait que j'ai bien fait.

Personne ne t'a vu ?

Non, personne.

Je me suis cach�, comme d'habitude.

Ca ne va pas ?

Je ne comprends pas, Marta.

O� est le probl�me ?

Tu es venue ici pour qu'on soit ensemble.

- Pour ne pas se cacher. - Je suis un OVNI pour eux.

Je viens du nord, je suis v�gane,

- j'ai une moto. - Et alors ?

Tu exag�res, ils sont tous tr�s gentils.

A part celui qui est bizarre.

Le petit soldat, le b�ret vert.

Essaye de me comprendre, s'il te pla�t.

Je refuse qu'on me voie comme la femme du big boss.

C'est mon surnom ?

Big boss ?

Pourquoi ?

- Tu n'aimes pas ? - R�p�te.

- Big boss. - Ca me pla�t.

- Big boss. - Finalement...

Tr�s tr�s grand.

- Quelle taille ? - Enorme.

Salut, Manfredi.

Je dois annuler notre d�ner de ce soir.

D�sol�e, un contretemps au travail.

Tu as bien fait de faire une pause.

Le soleil et la mer, c'est bon.

Franchement, Luca est beau.

S�rieux.

Oui, pour �tre beau, il est beau.

Il n'est pas compl�tement gay.

On s'en fiche.

Luca est avec Adriano

donc, pas touche.

Quelle merde !

Tu vois les choses du mauvais angle.

Ah oui ?

Tu es du c�t� d'Adriano.

Tu devrais �tre du mien plut�t.

Mon amour vaut moins que celui d'Adriano, je ne comprends pas.

Tu es bien une avocate, toi.

Tu renverses la vapeur.

Le bon angle...

Quoi ?

C'est une erreur de point de vue.

Je suis trop conne !

Qu'est-ce que tu as ?

L'affaire Lomonaco, je me suis tromp�e, je dois y aller.

Vanina !

On est all�s tellement vite qu'on a oubli� �a.

- C'est un geste de col�re. - Non, Spano.

Parce que si Carmine voulait tuer Lomonaco depuis le d�but,

pourquoi s'emb�ter avec les cachets ?

S'il s'�tait fait prendre, adieu vengeance.

O� vous voulez en venir ?

J'ai vu les choses du mauvais angle, ou point de vue.

- On se trompe ? - C'est pour �a qu'on bute.

Changeons de point de vue.

En v�rit�, le coup des cachets, c'�tait un acte isol�.

Motiv� par des raisons inconnues.

Qui a caus� le meurtre de Lomonaco,

et puis celui de Cammarata.

Et donc ?

On peut en conclure que Carmine avait un complice.

Qui l'a fait entrer dans le labo.

Retournons fouiller les locaux du glacier.

Allez, on y va !

Donc, tout part de cette histoire de cachets ?

Lo Faro...

Commissaire ?

On a fouill� les bureaux, mais sans rien trouver.

Passons aux chambres froides. Croisons les doigts.

Tomarchio !

Venez par ici.

Commissaire, vous �tes encore l� ?

C'est quoi �a, dans les poubelles ?

Ca ? Ce sont nos tabliers.

On les met pour faire les glaces.

Pourquoi sont-ils l� ?

Rino est un type maniaque.

Il nous a demand� de les jeter.

Quand on a vid� les chambres froides,

on a oubli� de les jeter.

Pourquoi Rino voulait les jeter ?

Je n'en sais rien. Je me le suis demand�.

Le probl�me, c'�tait ces cachets.

Les tabliers, ils ne sont m�me pas sales.

Ou on aurait pu les laver.

- Mais les jeter directement... - OK.

On prend tout �a. Merci.

Pourquoi vous vous int�ressez � nos poubelles ?

Ca me regarde. M'emmerdez pas et retournez bosser.

Quel caract�re, celle-l� !

Salut.

Salut.

Je voulais passer te voir.

Ton dernier message ne laissait pas d'espoir.

"C'est compliqu� en ce moment, je ne sais pas trop..."

- J'ai fait quelque chose ? - Non.

Absolument pas.

Alors, c'est la moto ?

Ca n'a rien � voir.

C'est compliqu�.

Je suis d�sol�e.

Dommage.

Oui, dommage.

C'�tait bien.

La scientifique a analys� les tabliers.

C'est �norme.

Plus qu'�norme !

Je t'�coute.

Chaque tablier est au nom de son propri�taire.

Sur celui de Rino Lomonaco,

- il y a des traces de cod�ine. - La m�me cod�ine

retrouv�e dans le sang de Cammarata.

De la cod�ine ?

Et Rino ? Quel rapport avec Cammarata ?

Petits, Carmine et Rino se fr�quentaient, ils �taient amis.

C'est vrai ?

Certains utilisent les glaces comme traitement contre la d�pression.

Il y en a qui y mettent de la drogue.

Carmine et Rino sont des dealers.

Ils s'y connaissent en m�dicaments.

Ils doivent en vendre.

Ca veut dire quoi ?

Que la cod�ine est au centre de cette affaire.

L�, �a tourne dans ce sens-l�.

Rino.

Je vous arr�te.

Comment �a ?

Vous �tiez le complice de Carmine Cammarata.

Complice ? Mais de quoi ?

Trafic de glace � la cod�ine.

La glace � la cod�ine.

Une des derni�res modes.

Un incident a d� vous obliger � faire une folie :

jeter des cachets dans la glace.

C'est bien �a ?

Vous bluffez.

Je veux voir un avocat.

Carmine devait vous aimer

pour tenter de vous sauver en se tuant.

Mais c'�tait inutile.

Nous avons des preuves.

De la cod�ine sur votre tablier.

C'est termin�, Rino.

Vous regardez quoi ?

Hein ?

Rino.

Allez, debout !

Debout.

On �tait tr�s amis, Carmine et moi.

On se sentait tous les deux en cage.

Corinna, �tant l'a�n�e, a pu choisir la m�decine.

Pas moi.

Je n'ai pas pu.

Je devais forc�ment faire des glaces.

Et rester le toutou de mon p�re le restant de mes jours.

Vous avez fabriqu� de la glace � la cod�ine.

C'�tait une id�e de g�nie.

Gr�ce au labo, on avait de super conditions.

Tout se passait tr�s bien.

Que s'est-il pass� ?

Un incident.

J'ai une pi�ce � moi dans le labo.

Un des employ�s y est entr�.

Et a pris mon bac par erreur.

Il a cru que c'�tait du sirop de cerise et s'en est servi.

Sauf que non.

- C'�tait de la cod�ine. - Oui, extr�mement concentr�e.

C'�tait trop tard quand j'ai compris.

La glace �tait d�j� dans les chambres froides.

Si quelqu'un l'avait mang�, �a aurait �t� affreux.

Il vous �tait impossible de savoir o� se trouvait la cod�ine.

La seule fa�on d'�viter le drame,

c'�tait de jeter toute la production.

J'ai pens� aux cachets.

Le plan fonctionnait.

Et ensuite ?

L'id�e de tout jeter

venait de moi.

J'avais insist� aupr�s de mon p�re.

Peut-�tre trop.

Il a eu des soup�ons et a fouill� mon bureau.

Et ensuite,

il a pris mon PC et a tout d�couvert.

Tu es un dealer minable.

- Je vais te d�noncer. - Non, piti�.

Tu demanderas piti� au juge qui t'enverra en prison.

Je ne veux plus entendre parler de toi.

Apr�s, j'ai appel� Carmine.

Il m'a aid�

� effacer mes traces.

Et � simuler un cambriolage.

Et Ruggero Cammarata ?

Pourquoi l'avoir tu� ?

Ce n'est pas moi.

Et ce n'est pas Carmine non plus.

Comment �a ?

Carmine...

il aimait tellement son p�re.

Rugerro...

avait surpris une de nos conversations un jour.

Il avait compris ce qu'on faisait.

Ca l'a an�anti.

Pour lui, c'�tait...

le coup de gr�ce.

Tu ne peux pas me demander �a.

Comment je fais ?

Carmine,

je suis fatigu�.

J'ai besoin d'�tre en paix.

N'aie pas peur.

Je n'ai pas peur.

Fais ce que tu dois faire.

Je t'en prie. Fais-le pour moi.

Et puis, Carmine...

a fait ce qu'il lui avait demand�.

Attendez un instant.

Tenez.

Cette lettre...

est de mon p�re.

Je l'ai trouv�e dans son bureau.

Elle est pour ma soeur, Corinna.

Venez.

Par ici.

Bonjour, papa.

Une nouvelle aventure.

Merci de m'avoir accompagn�e.

Vas-y, il ne faut pas arriver en retard.

Au revoir.

Papa ?

Quoi ?

Un dernier c�lin.

Va-t'en, Vanina !

Va-t'en !

Va-t'en !

Cr�ve, esp�ce de merde ! On y va !

Papa !

Papa !

- All� ? - Paolo ?

- Vanina. - Je suis � Palerme.

Tu parles s�rieusement ?

On peut se voir si tu veux.

D'accord.

On peut parler.

Sous-titrage : Alexandra LEVY pour IYUNO

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