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Original subtitles

Allez,

vous sortez. Ne restez pas ici.

Ils sont en train de tout liquider.

C'est tout ce qui restera de nous. N'oublie pas, Alec.

Tu réussiras.

Tu le leur montres, là-bas.

Je dois me coiffer, Alex.

Encore la sargosse.

Et on y va maintenant.

Merci à

tous.

Merci à vous.

T'as su, je suis dégradé aussi !

Et s'il n'y avait personne là-bas ? Il sera... Tu ne m'as pas répondu, Alec.

Mais qu'est-ce que tu veux que je te réponde ? De toute façon, ça ne peut pas

être pire.

Laisse, je vais faire toute seule.

Toute seule, toute seule, comme d'habitude, salement.

On n'en aura plus besoin. Oui, papa.

Tu ne peux pas t'imaginer ce que j'ai trouvé là-haut. Tu vas voir.

Sors de là ! Vous êtes combien là-dedans ?

Vous cherchez quelqu'un ? Oui, c'est-à-dire ? Je vais vous

aider. Non, non.

Non, vraiment, c'est pas la peine.

C'est fini.

Trop tard, je vous ai vu.

Vous faites combien ? J'ai pas grand-chose sur moi.

Il nous faut payer trois fois le prix.

De quelqu'un comme toi, je ne prendrai même pas un saut.

Merci. C'est suffisant.

Pas de lien.

Stéphanie, ouvre les portes.

Stéphanie.

Ouvre.

Allez, on va boire.

Ouvre.

Stéphanie.

Stéphie, ouvre la porte.

Stéphie, ton lumière n'est pas à l'écoute. Je vois que tu es à la maison.

Allez, Stéphie, on va boire un verre.

Stéphie, s'il te plaît.

Fais enfin la porte ouvrir.

Ah, mon Dieu.

Sophie, je sais que tu es à la maison.

Je n'ai pas besoin de millions.

Je n'ai pas besoin de 5 millions.

pour nous.

Je vois que vous n'avez pas profité de la salle de bain.

Comment tu t'appelles, en fait ? Alec.

Alec ? Quelle heure il est, s'il vous plaît ? C'est encore le couvre-feu.

Et vous vous promenez comme ça la nuit ?

Tu peux prendre ce savon vert et la serviette avec mon monogramme, si ça ne

te gêne pas.

Je m'appelle Stéphanie.

Hé, tu m'entends ? Ce savon, la serviette ? Oui.

Le savon et la serviette.

Le salon, les toilettes.

Mais là-bas, il y a une poussière, madame.

Il y a eu des tombes, des immeubles, des immeubles, des

cadavres vivants.

Attends, s'il te plaît.

Est-ce que les églises sont déjà ouvertes ? Les églises ? Oui.

À quelle heure elles s'ouvrent ? Je n'en sais rien.

Et puisque vous êtes si aimable, j'aimerais bien me raser aussi.

Excusez-moi, je n'ai pas trouvé de rasoir.

Je ne suis pas aimable et je n'ai pas de rasoir.

Et une lame, un blaireau ? Il n'y a pas des choses comme cela ici.

Tu ne vois pas qu'il n'y a pas d'homme dans cette maison ? Quelle soule,

lieutenant ? Quelle soule, lieutenant ?

C'est votre mari ? C'est votre mari ou c'est votre fils

? Eh bien, je vois que tu ne me fais pas des compliments.

Cette photo m'est parvenue d'un camp de prisonniers.

Et le tout le temps s'y trouve.

Excusez-moi pour ce... pour ce fils.

Et toi, quel âge as-tu ? L'âge d'aujourd'hui, ça n'ira peut-être pas

plus loin.

Ne sois pas bête.

Je t'ai crié, t'as rien à craindre.

Moi ? Et moi non plus.

Allez, tu peux faire ton lit dans le salon.

Et ne crie plus dans ton sommeil.

Non, non, non, non.

J'ai gagné une nuit.

Peut-être même plus.

Peut-être même une nuit tout un jour.

Je pensais ici jusqu'à ce soir.

Tu permets que je reste ici ? Si tu veux.

Si je veux ?

Comment tu peux dire ça ? Moi, j'attendais ce qu'allait dire l'homme

avec lequel j'ai passé la nuit.

Alors, tu dois bien savoir, si je veux.

J'ai froid.

Non.

Prête.

Non, s'il te plaît.

C'est mon essai passé.

C'est une cicatrice ? Pose pas de questions.

Que fais-tu ici, mon enfant ? Ça sort de l'égout, monsieur l'abbé.

Vous vous rendez compte du risque ?

Il est temps de sonner ma tine.

Est-ce que le curé est au courant ?

Jamais tu entends.

Dis-moi, qu'est-ce que tu cherchais dans cet immeuble ?

L'aide.

Quoi ? Contito.

C'était un magicien.

Il sortait tout un monde de son appareil.

Et à la fin, il m'a encore donné cette adresse.

Tu manges pas ? Quelle adresse ?

Dépressé,

il m'a seulement dit de venir ici.

Le mot de passe, c'était révélateur.

Relateur, pourquoi ? Comment ça, pourquoi ? Pour des photos.

Ah, madame.

Tu le connais ? Je n'ai pas trouvé son nom sur la liste des locataires.

Il est parti ? Mais dis-moi ! Lui aussi faisait des belles photos.

Mais tu viens tout tard parce que... on a trouvé chez lui...

Le mot ne passe pas. Je t'en prie.

Comprends-moi.

Je mange du pain.

Je comprends ça.

J'ai rien envie de comprendre d'autre.

T'as pas besoin de faire ça, idiot.

C'est là-bas.

Là-bas dans le ghetto ?

J'étais... J'étais porteur.

Porteur ? Quel athlète ? J'ai employé par Feder und Darren.

Feder und Darren, c'est qui ça ? Non, non, c'est pas des noms.

Tu dois le savoir.

Feder, plume.

Darren, duvet.

Plume et duvet, l'entreprise la plus florissante de tout le ghetto.

Tu es un porteur de duvet. Oui.

Un porteur de duvet ? Figure-toi qu'il est apparu pour conquérir le monde. Il

était indispensable d'utiliser des plumes, des plumes et du duvet. Des

tonnes, des vagues montées, des montagnes de duvet.

Viens voir.

Plus simple, moins cher, beaucoup plus rentable de défaire toutes les

couvertures, tous les oreillers, tous les édredons, tous les coussins dans

chaque maison, dans chaque ghetto.

C'est enfin du duvet.

Ils ont mon temps raflé. Ils savent plus quoi en faire.

Ils jouent avec comme des enfants.

Ils en jettent par les fenêtres et par les balcons.

Il neige, il crie, il neige. C'est Noël ou un juillet.

Ah, c'est Alec.

Ah, oui.

Le patron de Feder on down un éclat de rire quand les propriétaires de ces

édredons crèvent du diffus.

C'est normal.

Au guerrier de l'ordre nouveau, la belle literie qu'il mérite de toute façon.

La vermine a éliminé, on n'en a plus besoin.

Tu vis quoi ? Pour combien de temps ?

Trois jours ? Non.

Cinq jours ? Non.

Un mois ? Et après ? Tu peux rester aussi longtemps que tu

voudras.

Aussi longtemps qu'eux, ils voudront bien.

Aussi longtemps qu'ils ne sauront pas la bonne idée de venir ici.

Ils ne viendront pas. Mais s'ils viendront, il faut ouvrir ma braguette

et faire de moi du savon vert.

Et toi, tu suivras M.

Zavada, peut-être même par la même cheminée.

Si tu veux.

La braguette laisse pas moi l'occuper.

Le chanteur, à moins, c'est ça ? Il chante et on s'en va.

Et toi, tu resteras ?

Il y

a

encore quelqu'un là-bas.

Peter ? Oui.

Plus jeune que moi.

Plus que nous deux, tu comprends ? Tu peux pas l'abandonner ? Mais tu l'as

laissé où ? Je l'ai laissé... dans une église.

Quelle église ? Le monastère ? Oui.

Mon Dieu, tu l'as laissé là-bas. Et s'il l'avait déjà trouvé...

Hey !

C'est une bonne idée.

Fais-lui coller un bain, Alec.

Et moi, je vais faire du thé.

Vous vous connaissez ? Alec, qu'est-ce que tu attends ? Tu veux qu'elle

attrape une pneumonie ou quoi ?

Je regrette, mais je pars en voyage.

En tout cas, je ne serai pas à la maison.

Et dis à l'hôtel de ne pas venir non plus.

Tu lui diras ? Oui, madame.

Mais alors, les enfants, faut pas rester dans le noir.

Comme tu m'ignores.

Je vais te tutoyer, d'accord ? Go.

Oui, madame.

Tu trembles encore ?

Bien te réchauffer dans la cuisine.

Et Alec va préparer le bain pour sa petite sœur.

Oui, madame.

Et enlève-moi ça. Je t'apporte une robe.

Je t'aimais, t'es folle, quoi ! Qu'est-ce que tu mijotes ? Amis-toi.

Mais aujourd'hui, tout est différent.

Tout.

Thomas le Pratard, vous aussi, vous devez repartir à Zéro.

Frédère, qu'est-ce que je te dis ?

Oui,

je t'aime.

Oui, madame.

Oui, madame.

Est-ce que t'as... J'ai tout expliqué, non ? Comme elle te regarde, Alain. Mais

qu'elle me regarde.

T'as qu'à fermer les yeux.

Et comment va se passer la nuit ? La nuit fait noir.

Mais je vais tout entendre.

Tu vas te boucher les oreilles.

Alors tu t'enfermeras dans la salle de bain.

À qui tu en veux, Frida ? Au menuisier qui aime à l'ajuster la porte ?

T'aurais préféré rester là

-bas ? Tu m'apprends à faire des cigarettes ?

C'est difficile.

Il suffit d'essayer.

Et de vouloir.

Tiens.

Essaie.

Quand elle reviendra, tu seras polie et agréable.

Oui, madame.

Tu ne lui montreras pas que tu as pleuré ? Non, madame.

Tu ne pleures pas quand on a une gêne pareille, hein ? En effet, madame.

Naturellement, madame.

Je suis heureuse de pouvoir partager avec vous. Qu'est-ce que tu fais ? T'en

mets partout.

Je vous demande pardon, madame.

C'est vous qui jouez du violoncelle, madame ?

Non, non.

Mon mari, autrefois.

Mais il n'en jouera plus.

Pourquoi ? Il va revenir ? Non.

Il ne reviendra pas.

Il a disparu.

Au début de la guerre.

Et ces lettres ? Mais peu importe, Alec.

Il ne faut pas te savoir.

Allez au lit, les enfants, il est tard.

Tu vas t'abîmer les yeux, Fridja.

Tu vois, j'ai pas mal de robes que je ne mets plus.

Et qui t'y rendent parfaitement déjà. C'est là.

C'était ma préférée.

Mais j'ai plus ma taille d'autrefois. Ah oui, elle est belle sur toi.

Voilà.

Et puis...

N'oublie pas d'éteindre la lumière dans la salle de bain, allez.

C'est moi.

C'est moi. C'est moi.

... ... ... ...

Les yeux de ta soeur sont effrayants.

Sous-titrage ST' 501

Très bien.

Tu as déjà abîmé les photos.

Tu m'as volé la pellicule et maintenant tu offenses Dieu.

Tu ne recommenceras jamais plus, n'est-ce pas, chérie ? Je commencerai.

Pour la mort de Dieu ! Tu veux retourner là-bas, c'est ça ? Là-bas, je ne pouvais

pas vivre.

Ici, je ne veux pas.

D'accord.

D'accord.

Alors, on en finira à attendre ?

Ça ? Ça ? Où vient ça ? Allez, du courage.

Qu'est-ce que tu attends ? Ça ? Ça ? Où vient ça, peut-être ? Finissons-en,

puisque tu lui dis... Non !

Chloé est arrivée.

Mon frère a vu des choses horribles là-bas.

Je vous demande pardon pour lui, madame.

C

'est

à cause de nous que tu as laissé t'embêter le temps ?

J'ai d'autres ressources.

Quelles ressources ? D'autres et meilleurs, point.

Nous ne sommes pas obligés de tout nous dire.

Ni vous, ni moi.

N'en fais pas trop pour ces cours d'allemand. Je les avais acceptés juste

avant la guerre, uniquement pour faire plaisir à mon père.

D'ailleurs, c'est ma première langue.

Tu es allemande ? Non, non, je finis à la frontière.

Là, on est ni l'un ni l'autre.

Il est fier de moi, mon père.

Je travaillais comme lui à l'université.

Ça n'a plus d'importance.

Plus de père, plus d'université.

Toi.

Oui, tu es là.

Ton voisin a encore sonné.

Je sais.

Il n'a trop peur que je lui fasse le ménage.

Ils aiment beaucoup l'ordre, les Allemands.

Oui, les gros chiens aussi.

Est-ce que je peux éplucher les pommes de terre, madame ? Bien sûr, chérie.

Je suis en retard.

J'ai complètement oublié de nettoyer ma chambre.

Ça ne dérange pas de le faire, Frida ? Quoi ?

Il ne me dit pas au revoir ? Vous m'avez demandé

de faire le ménage, n'est-ce pas ?

Tu n'as pas besoin de me surveiller.

Regarde.

Je connais tout.

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, et en

Jésus-Christ, son fils.

Pourquoi ? J'ai appris.

Je connais tout.

J'ai trouvé.

Qu'est-ce que c'est ? Regarde toi-même, viens voir.

Pourquoi tu fous une ancienne affaire ? Je fous une bien dans mon âme, elle.

C'est bon de permettre l'achat dans leur magasin. Tu sais qui peut acheter là-bas

? Laisse tomber.

Les rations douces, boulard, miel, du sucre.

Tu remets tout ça à sa place.

Pourquoi ? Ça te fait mal aux yeux, hein ? Arrange ça et parle plus bas.

Goût de fruitard.

Ne touche pas.

Là-bas, je savais ce que touchaient tes mains.

Et même si t'étais imprégnée de l'odeur de ton sale boulot, je pourrais me le

tirer contre toi.

Tu pleures, mais t'étais à moi ! Mais t'allais s'arranger un jour.

Quand ? Quand ? Je sais rien, je sais rien. C'est pas moi qui l'ai commencé à

te foutre hier.

Tu le lui diras.

Aujourd'hui.

Je verrai.

Quand l'horloge commencera à sonner minuit, tu ouvriras la porte de la

chambre.

Quoi ?

Ça signifiera que tu lui as tout dit.

Tu n'y retourneras plus.

D'accord ?

Je

n'ai qu'à l'appeler.

Dégage ! Je vais le faire, Alec. Je le jure.

Je ne veux pas supporter une autre nuit comme ça. Tu veux tout gâcher.

Tout est déjà gâché.

Tu vas lui dire, sinon... D'accord.

Je n'écris plus.

Tu sais, j'ai... J'ai rien à dire.

Quelque chose de mauvais ?

Frida. Je sais.

Qu'est-ce que tu sens ? Je ne m'occupe pas d'elle.

Il faut la sortir de sa déprime.

Si je lui donnais des cours d'allemand, on ne sait jamais si ça peut servir.

Ça n'a rien à voir, Stéphanie.

Regarde, je connais déjà des prières.

Elles ont l'habitude de te faire réciter les prières pour contrôler les gens.

Et puis, ça ne fait jamais du temps de savoir prier.

Non, elles prient déjà trop.

Ça n'a vraiment rien à voir, Stéphane.

Je t'ai menti.

Tu m'as menti ?

Tu vois, c'est...

Frida... Ce n'est pas...

C'est pas moi, c'est elle qui travaille chez Feder und Damen.

En fait, je suis pas porteur de duvet.

Ah là, ça me fait peur.

En fait, je suis porteur, mais je prends des sacs de charbon et de cendres.

Ça n'a aucune importance.

Oui, oui, oui.

Parce que le charbon sert à alimenter les générateurs de gaz et les cendres

sont de l'asphalte.

Qu'est-ce que tu racontes ? Les cendres ont des cadavres.

Quoi ? Quel cadavre ? Allez, la petite.

Ce sont les cadavres du ghetto que je brûle.

Et pourquoi tu me dis ça aujourd'hui ? Au début, j'avais peur de t'effrayer.

Je voulais pas que tu me mettes à la porte.

Et maintenant ?

Maintenant, je veux que tu saches.

Parce que, si je te dégoûtais, ce serait peut-être mieux pour toi, tu comprends,

Stéphanie ? Et pour elle ? Elle ?

Elle, elle porte du divé.

Tu sais, moi non plus, je t'ai pas dit la vérité.

La marque rose sur ma cuisse, c'est pas une cicatrice.

Il n'y a pas qu'à toi qu'elle plaît.

Tu veux savoir à qui encore ? Non.

Au pouls.

Au pouls ? À tous les pouls de l'Institut.

Tu veux la caresser encore ? C'est pour ça que tu peux avoir tous ces bons

rationnements ? Oui.

Je dois être bien nourrie.

Tu peux aller dans leur magasin.

Ce n'est pas tenu au couvre-feu.

C'est pour leur soldage que je demande ça.

Ils ont fait un vaccin contre les typhus.

Alors tu pourrais aller m'acheter du fixateur et du révélateur pour mes

photos ?

Il y a des juifs qui se cachent ici, vous m'entendez ? Des juifs ? Allô ?

Sous-titrage Société Radio-Canada

Tu écris ? Non.

Non, pourquoi ?

Fais

-lui encore quelques cigarettes, s'il te plaît.

Elle doit envoyer le colis demain pour qu'il arrive à Pâques.

J'ai encore un peu de révélateur.

C'est une pellicule de haute sensibilité, il faut la développer

rapidement.

Et qu'est-ce qu'elle est, elle s'est tombée ? Attends un peu.

Tu vas voir comment tu la germines.

Donne-moi un peu d'eau, s'il te plaît.

Maintenant, elle est encore fixée.

Tu vas les montrer à Fred ?

On a déjà tous vu ça de ses propres yeux.

On est magnifique si on peut allumer.

Allez, qu'est-ce qui se passe ? Regarde.

Qu'est-ce que tu fais ? C'est éteint, mon Dieu !

Tu me donnais du sucre, toi pauvre idiote !

Mais qu'est-ce que tu fous ? Elle a besoin de médicaments !

Là-bas, derrière le mur, c'est à moi.

Je ne la laisserai jamais entrer. Tu délires. Tu as juste réussi à détruire

les photos.

Tu ne peux pas tout détruire pour moi.

Aide-moi.

Frida, aide-moi.

Hein ? Dis-moi, tu n'as pas vu ce formulaire ? Tu veux mieux ? Je ne peux

le écrire qu'une seule fois par mois.

22 limes sur un formulaire spécial.

Je ne sais pas où il est. Tu ne l'as pas vu ? Dis-moi où il est.

Et toi, Fridja, tu ne l'as pas vu, ce formulaire ? Non, madame.

Est-ce que je peux prendre ça pour allumer le feu ?

Tu n'as pas vu le freinon ? Non, Madame.

C

'est

très important, Frida.

Essaye de te souvenir.

Le thé sera bientôt prêt, madame.

Pour le fixateur, ce n'était pas de ta faute.

Je te donne pardon.

Étonnante.

Allume, je vais voir.

Quoi ? Allume.

Amen.

Si on ne répond pas, ils vont venir.

Frida, tu ne l'as même pas mouillée.

Non.

C'est vraiment dégueulasse.

Sans médecin, sans médicament, c'est tout ce qu'on peut faire pour elle.

J'ai faim.

Pourquoi est-ce que tu n'as pas mouillé la serviette ? J'avais pas envie.

Après tout ce qu'elle a fait pour nous.

J'ai faim.

Elle, elle crève du typhus.

Et moi, je n'ai même plus d'ongles à me bouffer. Elle ne peut plus jamais se

réveiller.

T'as prié pour qu'elle tombe malade, hein ? Non.

Pour qu'elle clame.

Certains lui demandent miséricorde, moi je lui ai demandé vengeance et il m'a

écoutée.

Bisous d'ailleurs.

Donne-moi.

Pour elle ? S'il te plaît.

Quelle grève.

Quelle grève ! Répète la prière qu'elle t'a prise.

Réveille-toi dans le garde-manger.

Comme ça, ils prendront que moi.

Ils sont pas si bêtes.

Toi, pas.

Donne-moi ça. Donne-moi ça.

Joyeux Pâques.

Les camarades de la 6e bactériologie.

Joyeux Pâques.

À manger !

C'est elle.

Elle a tout bossé.

Qu'est-ce que tu veux encore ?

Frida

? Je le sais.

Dis-lui quelque chose.

Mais quoi ?

C'est pareil, madame.

Alec, elle est froide.

Alec, elle meurt.

Fais quelque chose.

Je l'ai.

Il naît, il naît.

Me voilà porteur de duets.

C'est ce que tu voulais, non ?

Un bon bouillon.

Tiens.

Je bois.

Très bien.

Je bois encore un peu de bouillon.

C'est ce matin.

T'en fais pas.

Je fais d'elle tout le temps.

Comme les femmes pour moi.

Et la galette ? La galette aussi ? N'est-ce pas, Frida ?

T'as mis un couvert de plus comme il le faut, Fridja.

Oui, madame.

J'ai mis un couvert de plus.

C'est tout à fait inutile.

Ce n'est pas Noël, c'est Pâques.

– Sous-titrage FR 2021

Aucune idée.

Je la déteste.

Elle, je ne l'aime pas.

C'est toi que je déteste.

Tu te souviens de ce formulaire réponse ? Je sais que c'est toi qui l'as caché.

Je ne l'ai pas caché, je l'ai brûlé.

Pourquoi ? Pour qu'il ne revienne pas.

Je n'aurais jamais su que tu pouvais être aussi méchante.

Elle sera seule.

Comme moi.

Tu n'es pas seule.

On est ensemble.

Tu le savais comme Frida a prié pour ça.

Et comme j'ai pleuré.

Combien de fois le va ? Rien.

Il brûle des cadavres vivants.

Arrête, Frida.

Il y a un soulèvement là-bas. Quel soulèvement ?

Regarde les jolies boucles blondes.

Regarde-moi ça.

Elle essaie de le cacher, mais je vois tout.

Après le diffus, il tombe presque toujours.

T'as vu tout ce qu'il y a ? T'as remarqué qu'elle n'enlève plus

jamais son foulard ?

Tu me raconteras après.

D'accord, Alec ? Sois gentil avec elle.

T'as déjà caressé un pépé au crâne chauve, non ?

Je ne

sais

pas comment te le dire.

Alors ne dis rien.

Tu vois bien ce qui m'arrive.

Je ne te demande rien.

Ça va s'arranger, tu sais.

J'ai été voir un médecin, il m'a dit, il suffit d'attendre.

C'est pas important.

Je savais que Frida n'était pas ta sœur.

Il ne m'a jamais touchée.

Qui ça ? Je ne connais que cette photo.

Il y en a beaucoup comme lui. Il s'écrive à la Croix-Rouge et nous, on

les tire au sort.

Tu veux dire que tu lui as gagné la loterie ? Il aurait pu tomber sur une

autre.

Il est tombé sur moi.

Au moins, il a des bonnes cigarettes.

Qu'est-ce que tu racontes ? Et même s'il était mon

mari, je le quitterais certainement.

Je vais avoir un enfant.

Elle se retrouve nulle part.

Elle a disparu.

Comment ça a disparu ?

C'est à toi.

T'avais une petite sœur.

Où est-elle allée ? Là-bas.

Où vas-tu ? Es-tu fou ? Ne pars plus.

C'est du suicide.

Tu ne la retrouveras pas. Vas-y.

Mme Bukowska ? Oui, s'il vous plaît.

Qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas.

Un moment.

C'est peut-être un erreur.

Je veux dire, vous ne pouvez pas... Vous parlez bien le allemand.

Qui a écrit ça?

Où sont les Juifs ? Ne me blaguez pas.

Qui est-ce ? Votre mari.

Votre mari ? Ah,

vous avez un visiteur.

Désolé. Est-ce que je peux l'aider ? Allez, Bobby.

Mme Stefania, venez demain.

C'est le moment le plus important pour nettoyer mon appartement.

Merci à tous.

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