All language subtitles for La.Crim.S02E09

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Original subtitles

Merci les gars, c'est bon.

Tout bizarre, non ? De se débarrasser d'un cadavre dans un cimetière.

Quoi de bizarre que d'en face, non ? Il peut s'agir d'une profanation de

sépulture et... Si c'est le cas, on va voir les médias sur le dos.

Alors je veux une explication, hein ? Et rapidement.

Il était en train de dépater cette dalle, hein ? Et d'après vous, il

comptait cacher le cadavre dans cette vieille tombe, là ? Sûrement.

Elle appartient à une famille qui n'existe plus.

Alors, vous me dites que vous les avez aperçus, apostrophés, et ils ont fichu

le camp, comme ça.

Comme s'ils avaient l'amour au tout.

Donc, vous n'avez pas vu leur visage.

À quatre heures du mat', ils étaient nus. Évidemment.

Euh, quelle taille, quel corps, plus lente, les deux individus ? Grand,

costaud. Vu ce qu'ils portaient, il faut être quatre, et il y a des poignées.

Les tâches fournies, petit nobe.

Carré, absence de blessures, de plaies.

Apparente, absence de traumatisme.

Pas de sécrétion.

Apparente. Aucune trace de violence ou de sévices. Pas de contraction du

visage. Aucun signe caractéristique.

Rien dans les mains.

Rien dans les poches. Ce mec-là est mort dans son lit.

Vous pouvez toujours lui demander, Capitaine Moreau. Ça m'étonnerait qu'il

vous réponde.

On verra ça à l'autopsie, Capitaine Farma.

Remarquez-le.

Les deux types qui l'ont emmené sont passés par le portail de la rue

Froidbeau.

La serrure a été fracturée.

T'as un peu de fric sur toi ? Ouais, pourquoi ? T'as peur ?

Tu peux me laisser un petit peu entre tes têtes, s'il te plaît ? Putain,

arrête Jean-Louis.

Je sais très bien que si elle est quelque part, elle n'est pas là,

Caroline.

Si, justement, elle est là.

Et rien que là.

Ce qui se passe après, on n'en sait rien.

Mort naturelle.

Le crabe, modèle alien.

Ce type avait un cancer généralisé avec des métastases jusque dans la glace.

Mes confrères ont sûrement dû essayer de l'opérer.

Ils ont ouvert, ils ont fermé aussi sec.

Sa mort remonte à trois jours maxi.

Et la toxico, ça a donné quelque chose ? S'il était encore debout, on le ferait

au stup direct.

Bourré de morphine comme tous les cancéreux au dernier stade de la

maladie. On lui scoula tignasse et de quoi se faire une ligne. Non, non,

merci. Personnellement, je n'y touche jamais.

Et la dentisterie ?

Là, bijou.

Il a une limousine dans les gencives.

On se couronne en céramique top modèle.

Dire que tout ça valait à la casse ? Donc,

milieu aisé.

Oui, les infrates l'ont redonné. Il n'était pas fiché. Non, apparemment pas

circoncis, donc pas juif, pas musulman.

On peut enterrer l'hypothèse d'une profanation.

Le but était de le planquer et pas de l'exposer.

L'IJ a pris d'excellents clichés.

On va faire le tour des hôpitaux avec son portrait. On recherche donc un

quadrat qu'un cas sexagénaire.

Un sexagénaire mort d'un cancer dans les quinze jours précédents.

Mais... Il est maquillé, non ?

Embaumé.

Lieutenant Siskowski, comme Ramsès.

Il est passé par les ponts funèbres. Embaumé.

Oui, alors que gentil, tu vas poser tes souvenirs de famille ailleurs. Merci.

Bien sûr.

Juste, rapport direct avec l'enquête.

C'est notre client.

Enfin, c'est notre client.

On a un petit problème.

On a un cadavre de trop.

Alors, lui, monsieur Perrigo, notre autopsié, devrait être là-dedans sous

forme de sang.

Or, d'après l'hôpital de la Pitié et le crématorium de Paris, il a été incinéré

hier.

Et ça, c'est lui qu'on a récupéré.

Et quand la personne qu'on a retrouvée est intacte, ça veut dire que les

cendres qu'il trouve à l'intérieur de cette urne ne sont pas celles de

Perrigo, mais celles d'un autre, un inconnu qui a acheté.

À sa place, donc ça veut dire substitution de cadavre. Et alors, notre

Sherlock Holmes a pensé qu'ils ont brûlé un cercueil vide.

Certainement pas, mon cher Watson.

Crématorium de Paris, la crémation se fait en deux temps.

Dans un premier temps, la chaleur brûle le bois du cercueil. Ces cendres-là, on

les jette. Ce n'est que dans un second temps que le corps est brûlé à 1000

degrés. Ces cendres-là, on les récupère et ce sont elles que l'on met dans les

urnes. Un corps a bien été brûlé, sinon l'urne serait vide.

C'est tout à fait exact.

Bon, si je puise correctement, on n'est pas dans la merde.

Qu'est-ce qu'on peut prouver avec un tas de cendres ? On ne sait même pas si la

victime a été tuée, ni quand, ni comment.

On n'a pas d'identité. Et puis n'importe quel baveu va sortir notre suspect d

'affaire. Bon, avec des aveux étayés et des preuves circonstancielles, on doit

pouvoir s'arranger.

Bon, moi j'ai la migraine.

Commence par quoi ? Par un petit tour avec ta copine du labo.

Je lui demande si on peut récupérer un alien sur des cendres, connaître le

sexe, ce qu'elle peut glaner.

Apollo, Apollo, Apollo, Apollo ! Appelle-la, tu éviteras de marcher.

Le cadavre... Voltaire, pardon.

Le cadavre qu'on a retrouvé a été embaumé. Il faut savoir que... Il faut

savoir qu'un cercueil...

Pendant la mise en bière, il est scellé en présence de toute sa famille. Et

ensuite, il est transporté par les pensionnaires. A priori, ce sont les

seuls qui aient pu opérer la substitution.

Il a été embaumé par qui, Périgaud ? La maison Rambert et Vouillet.

Voilà.

Alors, j'y pense pour les fleurs de Caroline, tout à l'heure.

On partage ? Non, ce bouquet-là, il était pour moi.

Bon, ça sera pour l'affairant.

Bonjour, monsieur.

Puis-je vous renseigner ? Oui.

Brigade criminelle.

Mon Dieu, mon Dieu. Pauvre Mme Périgaud.

Une femme remarquable. Elle a accompagné son mari pendant toute son agonie. Ça va

lui faire un choc de le revoir.

Non, je veux dire, de le revoir en entier.

Mais comment ? Comment est-ce possible ? On allait vous poser la question.

Vous avez une réserve de cadavres ? Je vous demande pardon ? Oui. Je veux

savoir qui a pu être inténéré à la place de votre client. Vous avez une idée ?

Oui, et comme dans l'esprit elle s'est mal tournée, on pense que l'erreur vient

de chez vous.

Quelqu'un d'ici a substitué le corps avec celui de votre périchaud.

Malheureuse victime d'un assassinat dont on aimerait se débarrasser discrètement

et complètement.

Vous avez une explication ? Un gag, genre Halloween ? Non, monsieur, non.

Monsieur Périgaud est mort avant-hier et nous avions une place à la trémation de

7h le lendemain matin. Et madame Périgaud ne souhaitait pas y assister.

Donc le corbillard est passé à l'hôpital prendre le corps vers 22h. Il était déjà

mis en bière et préparé.

Et nous devions le déposer vers 6 heures du matin au crématorium du père

Lachaise. Voilà.

Il est resté où le corps toute l'année ? Dans son cercueil, bien évidemment.

Il y a des scellés qui sont apposés par les employés de la mairie. On ne peut

pas l'ouvrir. Les scellés, ça peut se briser et se remplacer.

Il est resté dans le corbillard, dans votre garage, comme un vieux pneu.

On peut voir l'employé qui s'occupe peut-être de ça ? Euh... Vera, tu peux m

'apporter la liste des permanents d'avant-hier soir et la copie des pièces

officielles de la crémation Perigua, s'il te plaît.

Parmi vos employés, M. Rambert, il y a eu des absences injustifiées hier et ce

matin. Quelqu'un aurait-il disparu ? M.

Bouillet, il n'a pas donné signe de vie depuis hier.

Encore ce matin, j'ai essayé de le joindre.

Je vous en prie, Mme Basile, restez à votre place.

Mon employé et mon associé, pardon, n'est pas soumis à des horaires. Et il

est coutumier d'absences surprises, imprévisibles et parfois longues.

Eh oui, il adore voyager sur un coup de tête comme ça.

Bangkok, le Brésil.

Merci, Vera.

Alors, Vera,

ma fille, voici la liste des employés présents avant

-hier et le double de la crémation Périgouin.

Écoutez, tout semble parfaitement en règle. Oui, sur le papier, oui.

Brûler le corps d'une personne assassinée, ça s'appelle de la

complicité de meurtre, M. Rambert.

Certainement, monsieur.

Certainement. Je suis navré.

Sincèrement navré, mais je me porte garant de la parfaite honnêteté de tous

mes employés.

Oui, justement.

Donnez-moi l'adresse de votre associé qui est parti sans prévenir.

On l'a laissé là-dedans toute la nuit.

Il n'allait pas s'enfuir.

Vous êtes arrivé à 22h à la morgue de l'hôpital.

Vous avez garé le corbillard, vous avez fermé, puis vous êtes parti.

C'est vous qui gardez les clés du garage ?

J'ai un trousseau, comme tous les chauffeurs. Demain matin, quand vous

êtes revenus, c'est vous qui avez ouvert en premier.

Oui, à 10h.

Il y a un marqué de bizarre sur la porte ou sur le véhicule ? Rien.

À ce temps-là, j'ai pas toujours les yeux en face des trous.

Ce matin-là, j'étais avec mon collier de pipi, Thomas, un jeune.

C'est lui qui a pris le volant.

Vous, vous étiez à la place du mort ? Ah non, moi j'étais devant.

Bon, à part vous, qu'est-ce qu'il t'avait qu'un cadavre a été ici toute la

nuit ?

Tous ceux qui peuvent voir les feuilles de service ? Vous avez déjà eu des

tentatives de cambriolage dans ce garage ? Ici ? Vous devriez être malade pour

vouloir piquer ce truc.

Par contre, celle-là pourrait tenter le diable.

Oui, mais celle-là, je pars avec.

C'est la mienne.

Ça rapporte tant que ça, le commerce de la mort ? Elle est sacrée au code.

La superbe pièce qui était la petite chérie d'un défunt.

La famille vous en est presque reconnaissante de l'en débarrasser.

Celle-là, je n'ose même pas vous dire le prix que je l'ai payée.

Et si ça vous intéresse, c'est souvent des propositions.

Non, merci, vous êtes gentil, mais... Dis-donc,

il y a eu le boucan dans le garage vers minuit.

Des bruits de voitures et de volets mécaniques.

Ça s'est passé hier soir et avant-hier soir aussi.

Selon les voisins, c'est assez inhabituel.

Ils ont fait un tel bordel qu'ils ont même réveillé la concierge du 110.

À minuit, j'étais dans mon lit, moi, à d'enfants retros.

Oh, ils viennent m'appeler.

Ouais, tu m'en raconteras ça plus tard. Non, c'est pour le boulot.

Ligier a téléphoné.

Il paraît qu'ils ont trouvé des traces d'empreintes.

Ce sont des traces d'empreintes palmaire qu'on a récupérées sur l'un seul

plastique du cadavre. On a grossi le cliché.

C'est un pouce.

T'as comparé aux empreintes des gardiens ? Ça correspond pas.

Bon, alors, il faudra que les croque-morts se mouillent les pouces.

Tu le vois, toi ? Ouais.

Voilà.

Il peut rester un tout petit peu seul.

J'ai beaucoup de travail.

Justement, il faudra que tu reposes parce que sans ça, je pense que tu ne

vas pas venir.

Je fais aussi le ménage.

Mais hier, quand je suis passé, M. Bouillet avait tout rangé lui-même.

Ce n'est pas son habitude ? D'habitude, il me laisse tout en vrac.

Il ne met rien dans le lave-vaisselle, il laisse ses habits partout.

Ce n'est pas une critique.

Si j'avais de l'argent, je ferais pareil.

Super clean, hein ?

Donc, d'après vous, il aurait fait son ménage lui-même avant-hier, vers minuit,

c'est ça ? J'ai entendu des pas jusqu'à une heure du matin. Ma loge est en

dessous de la salle de bain et du couloir, là.

C'est madame propre, la salle de bain.

Il l'aurait abriquée lui-même ? Je ne sais pas ce qu'il lui a pris.

Mais d'habitude, quand il part, il me prévient, il me laisse de l'argent.

Toujours ? Pas toujours.

Il me laisse un mot.

Il est sûrement parti.

Sa grosse valise n'est plus là.

Il serait parti à une heure du matin, d'après vous. Ah ben, je ne sais pas.

Ah bon ?

Parti à 1h du matin.

Une métro, il n'y a pas d'auto, les aéroports sont fermés, les gares aussi.

Peut-être qu'un pote est passé chercher avec sa caisse ? Non, non, impossible.

D'après les remontées d'appels, personne n'a appelé de chez Vouillet après

minuit, ni vers les rails du taxi, ni vers des potes, rien.

Il avait peut-être un rendez-vous pris en avance ? On a fait une cerquise ? Pas

assez d'éléments.

Il nous faut les alibis des employés de chez Rombert et Vouillet.

Leurs emplois de vérifier leur casier.

Pour l'instant... M. Vouillet a disparu.

On n'a aucune preuve qu'il s'agisse bien de feu.

M. Vouillet brûlé à la place d'un autre.

C'est vrai que ça ferait désordre s'il nous tombait dessus, tout bronzé en

temps de vacances, alors qu'on enquête sur sa mort.

Il faut retrouver ceux qui ont déplacé le cadavre.

Il faut les retrouver.

Et s'il existe un rapport avec la maison Rambert, on fera une perquisition chez

la société.

Bon, t'arrêtes de bouger le matos maintenant.

Si t'es nerveux, t'as qu'à faire un tour à vélo, ça te calmera, d'accord ?

Excuse-moi, je suis mal dormi.

Je vais rentrer.

Bon, le chauffeur a un casier.

Evra, il y a une quinzaine d'années, donnait le maquillage d'autovolée.

Il a même fait de la tôle.

Alors, il se fait très bien quand ses anciens copains lui ont demandé de faire

disparaître un cadavre.

Oui.

Toi.

Sivko.

Ah, très bien. Faites le monter.

Demain, l'archer est en bas, le coéquipier d'Evra. Bon, tu t'en occupes.

Moi, j'y vais.

Pourquoi il me fait ça ? Oh, des coups de blues.

Notre Caroline Tessier jouait beaucoup avec ses trombones.

Ok.

Je crois que je vais te faire un conseil.

Je vais aller faire un tour en vélo.

Difficile.

De se battre contre un fantôme.

C'est toi.

C'est Evrard qui vous a engagé ? Non, pas du tout, je connais Vera, la fille

du patron.

J'avais besoin d'un boulot, il y en avait un, je l'ai pris. Ça vous plaît de

transporter les cadavres, jeune homme ? C'est pas une vocation, mais ça paye

bien. Donc, avant-hier soir, tu étais avec ta copine chez elle ?

Hier soir aussi ? Son nom ? Je ne veux pas l'amener à ça.

Ce que je te demande, c'est un alibi béton.

Un bon témoin, pour toi.

Savez-vous ce qu'il en coûte de faire joujou avec des cadavres ? Ça peut

monter jusqu'à quatre ans de prison.

Ferme, bien sûr.

Mais j'ai rien fait, moi.

T'as oublié des bras.

T'as demandé un petit coup de main hier soir, et puis t'as pas pu refuser.

Au bout, tu sais que ton acolyte est un extolard ? Non, je savais pas.

Je vous jure, il a toujours été très sympa avec moi. Oui.

Elle aussi.

Elle s'appelle comment ? De

toute

façon, c'est pas un secret.

Vera.

Vera Rambert, la fille du patron.

Pour le moment, vous êtes...

Dis-moi, t'as de l'argent.

Alors, dis-moi ce qui te ferait plaisir comme gâteau.

Un éclair au café.

Je ne voulais pas vous gêner, Madame Coutier.

Je suis passé sur la tombe de Caroline.

Alors forcément, pensez à Manon.

Et à sa tristesse.

Je comprends bien, capitaine.

On ne lui a pas dit que sa mère était morte.

On lui a dit que Caroline était partie en mission.

Pour mille jours.

Qu'il allait revenir.

Depuis, elle compte les jours.

Oui.

Ce n'est pas contre vous, capitaine, mais il vaut mieux que Manon change

complètement d'environnement. Et n'ait plus aucun contact avec le milieu que

fréquentait sa mère. D'accord ?

Tu penses déjà aux vacances ? Pas vraiment, non.

À ton avis, il faut combien de temps pour oublier quelqu'un qu'on aime ?

Putain, papa ! Mais arrête un peu avec elle, là.

Ça, elle apprend pas à revenir.

En plus, elle aimerait pas voir que tu te laisses aller.

Bon, est-ce que tu veux venir avec nous ce soir au ciné ? C'est à nous.

Un copain que tu connais pas.

Non. Ce serait pas marrant pour vous. Je préfère rester ici, je vais regarder le

match.

Putain, t'es pas drôle.

Franchement, tu me poules les boules, papa.

Je vais pas te retrouver sur la table quand je rentre, hein.

Ok ? Ok, ok.

Je me porte le garant d'Evra.

Sa réinsertion il y a 15 ans est un exemple.

Je suis membre d'une association d'aide aux ex-détenus.

J'ai une confiance absolue dans son honnêteté aujourd'hui.

Quant au petit Thomas, il est fils de gendarme.

Ça ne veut rien dire. Il y a aussi des fils indignes. Nous voudrions également

voir votre fille, M. Rambert. Ah non, non, non, s'il vous plaît. Non, non, pas

ça. Pourquoi ? Elle est majeure et vaccinée ? Vera sort d'une terrible

tragédie.

Elle est partie à la dérive pendant près d'un an. J'ai dû lui donner un travail

ici. Ah, drôle de manière de lui changer les idées.

Vous avez des nouvelles de votre associé ? Oh, Louis se porte certainement comme

un charme. Il va nous appeler avant la fin de la semaine.

Ah, formidable. Vous avez donc une ligne directe avec le Seigneur ? Je suis le

dernier à souhaiter la mort de Louis.

Il est mon meilleur ami.

Et mon associé a 50-50.

S'il venait à mourir, cette maison serait vendue par son ex-femme et par

son fils.

Oui, il déteste cette activité, qui pourtant les a nourries, et largement.

Mademoiselle, je voudrais savoir si M.

Thomas Larcher a dormi chez vous avant ça.

Oui, il était avec moi. Est-ce que vous pensez qu'il aurait pu, pendant la nuit,

sortir de chez vous sans que vous en aperteniez ? Certainement.

Certainement pas.

J'ai le sommet très léger.

Eh bien, mademoiselle, moi, je crois que vous mentez.

Merci, madame.

Enfin, la chambre et la salle de bain. En premier, on cherche des traces de

temps, de sperme et plusieurs ADN, dont celui de monsieur Bouillet. C'est le

plus important.

Il y a des barres de cheveux là-dessus, tu les récupères ? Il

y a des petits corpons là-bas, dans la chambre.

Walter ? Oui ? Notre ami a dû avoir un accident.

Il faudra vérifier.

Ça va, ça ? Il aime les paysans solitaires, les mecs, on dirait.

L'hyper est plus d'affinité.

Surprise.

Cadeau.

Ces culottes sont toujours pleines d'ADN. On embarque la collection. Merci,

Philippe. Je pense que vous voyez la victime.

Elle était juste en tourisme sexuel. Non, ça le ferait, quand même. Vieux,

libidineux, bourré de thunes, sans complexe. Ne le ferait pas, lieutenant

Tiskowski. Vous vouliez me donner une conférence sur l'un de ses ouvrages.

Hier, à 18h, il n'y est pas rendu. Il a posé un lapin à une soixantaine de

personnes.

Marqué. Il ne s'est pas servi de sa carte bancaire depuis au moins trois

jours. Or, il s'en servait trois fois par jour depuis des années.

Et voici le petit opuscule écrit par M.

Vouillet. Se frotter à Victor Noir. Vous connaissez Victor Noir ? Non. Il est

enterré au père Lachaise. Son gisant possède une protubérance sous la

ceinture sur laquelle, depuis un siècle, les femmes, en mal d'amour et de

fécondité, viennent se frotter.

Non, vous êtes un garçon.

Le père.

On a trouvé des draps au calme.

Oh, moi.

Qu'est-ce que ça signifie ? On n'arrête pas les gens comme ça. Thomas ! Mais c

'est pas lui qui l'a transporté, ce putain de cadavre ! Bravo, et c'est qui,

alors ? C'était moi ! C'était moi ! Allez, tombez ! Arrête ! Arrête ! Mais

Thomas ! Arrête ! Vous n'avez pas le droit ! Vous me ramenez quand ? Allez !

Allez, c'était moi !

Mais vous êtes une femme de 1m65, pas encore un costaud de 1m80.

Et d'ailleurs, vous aussi, cet après-midi, 15h précise, 36, quelle est

l'enfer ? C'est que t'es en train de te faire baiser, Coco.

Alors, ton patron a buté son associé. Toi, t'as juste demandé de le

transporter et d'enterrer le cadavre en trop.

Tu n'as presque rien fait. J'ai rien fait. Non, presque, presque.

Alors, la fille du patron t'a sauté dessus, elle te joue le grand amour.

Mais c'est peut-être un plan, entre père et la fille.

Réfléchis un peu, connard.

Tu sais, ils se sont dit peut-être, tiens, il va pas parler, il va payer une

autre place.

Faut vous passer des films. Non, c'est toi qui arrête ton cinéma.

Regarde, ici t'as tes empreintes. Derrière l'empreinte d'un pouce, qu'on a

retrouvée sur l'un seul.

C'est ton empreinte.

Tu veux dire que toi, avec l'aide de quelqu'un, t'as sorti Périgaud du

cercueil et t'as tenté de l'enterrer.

Qui t'a aidé ? T'as fait ça seul ? Le gardien a vu double ? C'est mon gars,

avec ton attitude.

Le tarif pour vol de cadavre, ça va chercher dans les cinq enfermes.

C'est pas les assises ? Correctionnel.

Maintenant, on va mettre le paquet.

Il n'y aura même pas un jury pour avoir pitié de toi.

Alors, la petite verra, elle est jolie, c'est peut-être une belle salope.

Mais est-ce que ça vaut la peine de faire cinq ans de taule pour protéger

son père ? Je protège personne ! T'as la famille appelée ?

D'aller mettre en taule.

Ah non, pas la seconde.

Faut d'abord que j'appelle le juge d'instruction.

Tu sais, on est à la crime ici.

On fait des choses en bonne et due forme.

Oui, c'est Polo de la crime.

Tu me passes le juge Giroir, s'il te plaît.

Merci.

Il n'y a pas de casier, ce type.

C'est pas un voyou.

Ce garçon préfère prendre 5 ans plutôt que dénoncer un complice.

C'est qu'il risque plus.

Et plus, ça veut dire qu'il a quelque chose de plus grave à cacher.

Un meurtre.

Pour toi, c'est le début d'un long, long tunnel.

Bon, ben, il craque pas le goth, hein. On va rien faire pour l'instant.

On aura des résultats de la partie chevouillée que dans deux jours. Mais

non, un milieu d'après-midi.

Liliane m'a promis d'accélérer tout ça.

C'est pas une fois que tu baises utile.

Pas bien, elle a l'air très compétente, Capitaine Moreau. D'ailleurs, le ticket

arrive en personne.

Liliane, déjà ! Tu rêves ! On vous donne ça, et il vous faut ça ! Je viens de me

prendre une sacrée engueulade par ma chef, moi, à cause de votre enquête. Il

n'y a même pas de numéro de dossier ! 230 prélèvements à échantillons, vous

trouvez pas que vous exagérez, là, non ? 230 ? J'ai pris ceux qui pouvaient être

utiles, voilà.

Eh bien, votre macabre fantôme, il passera plus en procédure d'urgence,

désolé.

Liliane ! Liliane ! Ça, les femmes de tête, marchons.

François, tu n'es toujours pas rentré de ton procès ? Elle en a encore pour une

semaine. Il y avait deux affaires. Il m'a fait tousser que ce binz avec le

cadavre de Pantin.

Il paraît que vous faites balser les croque-morts maintenant.

On essaye, mais il fait un petit peu rigide.

L'avocat de Rambert m'a téléphoné en protestant fermement. Alors j'espère que

vous avez des éléments qui tiennent la route.

Pour le moment, nous n'avons qu'un tas de cendres, ni ADN, ni traces

matérielles qui permettent de conclure un crime.

Sauf que ça pue.

Bon, je vous laisse faire.

Mais tant qu'on n'a pas de certitude, personne ne regarde la vue, ok ? Laissez

-leur croire qu'ils vont s'en tirer.

Un peu comme je vous laisse croire moi quand vous faites des conneries.

Ok ?

On a retrouvé des béquilles chez

Vouillet. Il a eu un accident aux jambes.

On lui a peut-être mis une broche ou une prothèse, un truc qui ne brûle pas à

1000 degrés.

Toujours aimable.

C'est la fin d'une grande histoire d'amour.

Très drôle.

Heureusement que Liliane a un corps d'or.

Pour tout une grosse paire de nichons.

C'est que c'est elle-même qui fait nos analyses bio pendant ses heures simples.

Comme ça, au moins, t'auras une excuse pour rentrer à la bourre. T'as pas

besoin d'excuses avec Mireille.

Elle sait que je travaille tard.

Et les pièces pétaliques, là, vous les jetez aussi ? Vous faites quoi ? Vous

les recitez ? Les prothèses, c'est trop souvent des alliages. On va pas les

reciter. Tenez, c'est là-bas.

Tu vois ça ? C'est moitié l'un, moitié toi. Alors, je te vois rire déjà. En

tout cas, je ne m'y salis pas et en plus, je ne suis pas équipé pour la

pêche à la reçue.

Si je trouve un miroir intact et un panier à crans d'arrêt, je te le mets de

côté. Hé, de quoi je me mets, dis ? Je te dis que mes

frères... Hé, rigole, rigole.

T'as le temps de boire un verre ? Non, désolé, mon rencard est arrivé. Allez, à

plus. J'arrive, Mario !

Alors tombez-leur dessus.

C'est comme si c'était fait.

Il n'est pas d'une finesse exemplaire, mais c'est un homme d'action.

C'est ce qu'il va.

Monsieur Louis, vous lui avez envoyé cette lettre.

Recommandée avec accusé de réception.

M. Evra.

C'est un préavis de licenciement.

Daté d'il y a 15 jours.

Oui, enfin, bon.

Tuer pour rester tranquillement, ça vous paraît... Oui,

commandant le marchand, avec le jeune homme.

Comme c'est étrange, vous devriez faire du chant. Vous avez une voix très

mélodieuse.

Non, je ne me le permettrai pas.

Oui,

je le lui transmettrai.

Une cantine Marie-Odile, qui vous remercie pour le dîner d'hier et qui

aimerait savoir si elle peut vous inviter à son retour.

Je vous conseille de décliner.

Nous allons en avoir pour l'année avec nos clients. Je peux prendre ce genre de

décision tout seul ? Qu'est-ce que c'est, selon vous ? C'est un préavis de

sentiment.

C'est une menace, il voulait me faire peur.

Pour moi, c'est un mobile.

Je ne suis pas un criminel, moi.

J'ai fait des conneries il y a longtemps, j'ai fait de la prison, mais

je n'ai jamais tué personne.

Pourquoi, monsieur, voulez-vous licencier ? À cause des commes sur les

fleurs.

Quand il y a un enterrement, il y a toujours beaucoup de fleurs et des

couronnes.

Surtout quand c'est une célébrité.

Le fleuriste vous verse une commission, un pot de vin, lorsque vous arrivez à le

placer, c'est ça ? Oui.

Comme ça, le fleuriste, il peut fourguer ses fleurs qui préfèrent aller le

lendemain.

Ils écoulent leur stock, ça arrange tout le monde.

Personne ne va aller vérifier que les fleurs sont encore belles le lendemain ?

Qui s'agène ? M.

Vouillet.

Lui ne trouvait pas ça tout à fait honnête.

Il s'était mis dans une colère.

Il passe sa vie à rôder dans les cimetières. C'est un malade. C'est même

un mort.

Donc, M.

Vouillet était sur le point de vous licencier pour faute grave.

M. Rombert aurait sûrement arrangé ça. C'est un vrai patron, M. Rombert.

Vous voulez dire que M. Rombert ouvre les petites rapines de ses employés.

On comprend ? Il pardonne ? Amen.

Par contre, M.

Vouillet, selon vous, ne méritait pas sa place.

Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.

Mais Vouillet, ça lui était tombé tout cuit. C'était un héritier.

M. Rombert, lui, il avait commencé comme faussoyeur, les mains dans la terre. Ça,

je respecte.

Quand avez-vous vu M. Vouillet pour la dernière fois ? J'ai dû le croiser au

garage.

Il était vivant ou il était mort.

Adjudant Larcher, je vous attendais.

Salut.

Quand j'ai su qu'il était convoqué à la brigade criminelle, je l'ai un peu

secoué. Je voulais des explications.

Vous buvez un coup ? Non, merci.

Est-ce qu'on peut voir Thomas, s'il vous plaît ? Je vous l'amène.

C'est cette fille qui lui a tourné la tête.

Vera. Elle a changé depuis qu'il est avec.

Thomas voulait être technicien de cinéma.

Pourquoi pas ? Il refusait de porter un uniforme.

Et maintenant, qu'est-ce qu'il porte ? Un uniforme de croque-mort.

Cette petite salope le tient par les couilles.

Il est ici, Thomas ? Il se repose.

On a beaucoup parlé hier soir, entre hommes. Il m'a tout raconté.

C'est juste une erreur. Ils se sont trompés de cercueil.

Ils ont brûlé un cercueil vide, les cons.

C'est simple.

Voilà, votre enquête est faite.

On l'amène, on a besoin de lui pour sa déposition.

Thomas ! Rappelez que Fissa, il y a des collègues qui viennent te prendre.

Réveille-toi, mon Dieu, t'as perdu ta langue ? Dis bonjour.

Bon.

C'est ton père qui t'a fait ça ? Je voulais pas abîmer.

Mais moi, j'applique la méthode américaine.

Tolérance, héros.

Vous pouvez appliquer ça à tout le monde, vous croyez pas ? Allez.

Allez, viens.

Non, je préfère jeudi, chez moi.

C'est mieux.

Christian,

je ne peux pas te parler là.

Non, je te rappelle.

Ne t'en fais pas, tu es pour un examen.

Tu as le droit à plusieurs coups de fil perso.

Oui, tu embrasses. Oui, salut.

Tu allais remonter l'appel ? Oui, j'ai fait aussi les bandes des portables.

Rambert, père et fille.

Ils sont arrivés ? Oui, ils sont dans le couloir.

Le laboie n'a pas encore sorti les ADN de la percise. Par contre, ils ont

retrouvé des longs chevrins sur les draps et sur les tés d'oreillers. Et,

accessoirement, des taches de sperme.

Tu prends la fille ? Non, le papa.

S'il a faussé tirer la petite, on a un mobile.

Monsieur Erard est un individu navrant.

Un boutiquier de l'esconquerie.

Il n'a pas la fibre criminelle pour deux sous.

Inminable. C'est pas grave, on les tient.

À 11h du soir, Mlle Rambert a appelé son papa de son portable.

La bande de relais d'appel de son fils est à côté du domicile de Louis

Vouillier. À minuit, Rambert père a appelé Evrarchélu avec son portable, la

même bande pour la communication.

Il était donc chez Vouillier avec sa fille qu'il avait rejointe.

Je ne partage pas votre optimisme. N'importe quel petit avocat médiocre

vous ferait remarquer que ces deux portables sont des portables d

'entreprise et que plusieurs personnes peuvent s'en servir.

Donc, on les tient politièrement, pas juridiquement.

Au moins, on se vous cherchait.

Et nous savons aussi comment nous allons nous amuser.

Vous n'avez jamais pensé à ouvrir une petite boutique de pompes punables quand

vous aurez pris votre retraite ? Ça vous irait très bien.

J'aimerais connaître les liens qui unissent votre fille Vera et Feu, votre

associé.

Louis connaît... connaissait... Vera depuis qu'elle était toute petite.

Il a toujours eu... pardonnez-moi... beaucoup de tendresse pour elle.

Il était une sorte d'oncle pour Vera.

Je n'en reviens pas à qu'il soit mort.

Et qu'ils couchaient ensemble.

Vous en êtes revenu ? Il y a trois jours, Vera vous appelle en catastrophe

de chez Vouillé. Il s'est passé quelque chose, alors vous accourez.

De là à votre tour, vous appelez Evrard.

Vous transportez le corps de Vouillé jusque dans le garage, l'institution de

cadavre. Et qu'est-ce qui s'est réellement passé chez Vouillé, M.

Rambert ? Je vous demande pardon. Je suis désolé.

Je suis coupable. Pas meurtre ? Non, non.

Non, mais tout ce dérangement.

Vera avait accompagné Vouillier à son appartement comme elle le faisait très

souvent. Et soudain, Louis a eu une crise cardiaque.

Alors Vera paniquait parce que... Police secours était occupée.

Donc elle m'appelle en catastrophe.

Bon, Louis était...

Déjà mort. Alors je lui dis, surtout de ne toucher à rien, j'arrive.

Et j'ai tout de suite pensé qu'il fallait cacher.

Qu'il fallait cacher cette mort.

Oui, ses héritiers, son fils qui habite Nice, vendrait ses parts et je n'ai pas

l'argent pour acheter.

La maison irait à la concurrence.

Donc ce qui est préférable, c'est la disparition.

Vous comprenez, monsieur, si Louis disparaît, il ne peut être déclaré mort

qu'au bout de dix ans. Cela me laisse le temps de me retourner, de réunir un

capital. J'ai une autre version.

Vous y avez abusé de votre fille, alors elle se défend et elle le bute.

Non, Vera est une enfant meurtrie.

Elle est incapable de violence.

Non, non, c'est moi et...

Et moi seul qui ai pris cette initiative.

Louis était mort. Cette mort était une catastrophe.

Je voulais sauver mon entreprise et le patrimoine de ma fille.

Cela vous honore.

Admettons pour l'attaque cardiaque. Mais comment avez-vous fait pour transporter

le cadavre du premier étage au coffre de votre automobile ? Vous y pesez lourd.

90 kilos, c'est dans son médecin.

J'aimerais savoir qui vous a aidé. Votre fille verra.

Non, non, non, pas elle.

Pas elle.

Evra. C'est pas vrai.

J'ai pas été là-bas. Il veut pas vous incriminer. Il défend sa fille, c'est

tout.

Et alors ? Changez de méthode, lâchez les notaires.

Interrogation musclée à la crime. Je suis con, ta réputation, je savais. Je t

'en mets sur la gueule, ce débile. Non, laissez-la. Oh, laissez-la !

Je t'aime.

Non, Thomas.

Thomas.

Vous laissez réfléchir.

Que temps.

Si vous avez envie de nous dire la vérité, appelez le planton.

Surtout, n'hésitez pas à courir.

Si vous n'êtes pas...

À la prime, mais dans la brigade des tubes.

Bien attention.

Bonjour, madame. Vous n'êtes pas mes... Vous lui arrivez la fantaisie de vous

mordre. Appelez le planton qui vous fera tout de suite transporter à l

'infirmerie. Il faudra faire désinfecter la plaie.

Mais monsieur... Je lui apprends que ce ne soit pas suffisant.

Oui, tout va bien.

Très bien.

Je vais pas t'en parler maintenant parce qu'elle est dans le bureau, là.

Après, elle va avoir les chevilles qui gonflent et ce serait dommage, elle a de

très jolies jambes.

Mais si, tu vas le gagner, ce procès. T'as un dossier en béton, tu le sais

très bien, Françoise.

Allez, ouais, moi aussi, je t'embrasse.

Évrard est mûr.

Tu vas te faire le cueillir avant qu'il pourrisse.

Dis-moi, pour les compliments, là, ça reste entre nous, évidemment, OK ? Vous

voyez, vous voulez te licencier, mais finalement, cette fois qu'il a mis en

boîte, il faut sceller pour un maquis maquiller des bagnoles, c'est facile.

Avec tes antécédents, tu prendras quoi ? Dix ans ? Violation de sépulture, recel

de cadavres et complicité de meurtre.

Pourquoi ? Je l'ai touché mort, je n'ai jamais été là-bas.

Quand ils me l'ont apporté, j'ai fait l'échange, c'est tout.

Ils ? Au pluriel ? Qui sont-ils ? M.

Rambert et sa fille.

Vous aimez mentir.

Qui a nettoyé l'appartement de Vouillé ? Si Vera est venue avec Rombert t'amener

le cadavre ? Bon, ben alors ?

Oh

! Tu protèges qui, Evra ? Personne.

J'ai pas été là-bas, c'est tout.

Monsieur Rombert, il a des excuses d'avoir fait ce qu'il a fait.

C'était un beau salaud, Vouillé.

Il avait une histoire avec Mme Rambert avant qu'elle tombe malade.

Il lui avait tourné la tête.

J'ai jamais compris qu'il restait en associé après ça.

Tu vois, ce sont deux spermes différents.

Et d'après les ADN, ils étaient trois d'ici.

Hé, Charmin, ils partent tous à trois.

Très fort, qu'elle se portait. Oui, s'il vous plaît, on parle boulot.

T'as identifié les trois ? Oui.

Alors, je vois bien sur ce que j'ai dit.

Vera n'a pas tué Vouillé pour se défendre.

Elle a appelé son père de la salle de bain de chez Vouillé.

Elle était coincée, elle ne savait pas comment sortir.

Le père était arrivé, fou de rage.

Qu'est-ce qu'il y a, Verger ? J'ai dit un truc marrant ? Non, c'est juste que j

'imagine Robert en zoro avec la cape, le masque. Non, mais ça ne marche pas. Vera

et Vouillé, ça fait des mois qu'ils se téléphonent très tard le soir.

Il y a un sacré lien entre eux.

J'ai vérifié tous les appels de Pikachu. Il est où, Polo ? On cherche un

sandwich, on va le trouver derrière.

Votre ami n'a pas abouti dans sa recherche.

Tu ? Il s'est trop à poil dans le plumard chez Vouillé. Il y avait aussi

le petit Thomas.

Bon, on va s'affaire les amoureux. Eh, sois pas trop vaste avec le monde.

D'accord.

Et de quoi parliez-vous ? De 23h à minuit, plusieurs fois par semaine avec

M. Vouillé. De boulot.

Je suis comptable.

Il était... Il était gérant.

C'est bon.

Faut pas dire qu'elle est grand-chose de son père.

Je vais vous aider.

Je veux somptueux, mademoiselle.

Quand on a tout retrouvé dans le lit de M.

Vouillet, vous alliez dormir chez lui.

Vous aviez des relations intimes. Oui, j'étais sa maîtresse.

Longtemps ? Des années.

Depuis que j'étais gamine, il me fascinait.

C'était dégueulasse, hein ? N'importe quoi, elle se détestait, ce salaud ! Il

lui faisait du chantage depuis trois mois, c'est pour ça qu'elle couchait

avec lui.

Toi, ça te foutait des boules ? Ah ouais.

Vera, après la mort de sa mère, elle a complètement pété les plombs.

Elle s'est fait actrice dans des films porno.

Je l'ai rencontrée sur un tournage il y a un an.

J'étais assistant, mais chinois.

Et comment est-ce qu'il l'a fait chanter, Vera ? Vous le voyez ? Il l'a

vue sur une cassette.

Il l'a reconnue et... Il a menacé de tout dire à son père de faire circuler

la cassette dans la boîte.

Vera, elle voulait pas faire de mal à son père.

Elle a préféré tuer Bouillie ? Non.

Non, c'est un accident.

Un accident ? Comme la mort de Kennedy ? Explique.

Bouillie, c'était surtout un voyeur.

Et un maso.

Il a demandé à Vera de venir avec moi.

Il voulait qu'on l'attache et qu'on fasse ça devant lui.

Mais moi, je voulais pas. Je trouvais ça dégueu, moi.

Je l'ai dit à Vera, j'ai dit parle à ton père, fais quelque chose, mais elle a

préféré céder.

Il est allé.

Il avait passé une corde autour de son cou parce qu'il parait que si on le

serre fort ça fait bander.

Toi t'en as profité ? T'as serré un grand coup ? C'est lui qui voulait.

C'est lui.

Vera elle n'osait pas, elle avait peur de l'étrangler.

Moi j'ai serré un peu trop fort.

Evidemment le cœur y était.

T'inquiète pas, va.

Mais après, il voulait que je serre, alors j'ai serré.

J'ai même pas vu qu'il était dans les pommes.

Bien évidemment.

Vous étiez en pleine action avec votre petite amie. Elle dit des conneries, là.

Non.

Elle t'aime.

C'est moi qui tenais la corde !

Avec Thomas, on ne savait pas quoi faire.

J'ai appelé mon père.

J'ai complètement paniqué.

J'espère que vous ne nous avez pas dérangé pour rien.

C'est moi qui ai tué Louis.

Votre fille nous a dit la même chose.

Vera se trompe.

Elle ne s'est pas rendue compte de ce que j'ai fait.

Oui, elle n'a pas l'air distraite.

Monsieur Rambert, vous avez déjà fait beaucoup pour la protéger.

Non, je vous assure, Vera se trompe.

Elle a cru qu'elle l'avait tuée, elle a paniqué.

Mais en fait, Louis était juste dans les pommes.

Quand je suis arrivé, je me suis aperçu que son cœur battait encore.

Ils m'ont laissé seul dans la chambre.

Louis a repris ses esprits.

Je venais d'apprendre ce qu'il avait fait à Vera.

Je l'ai étouffé avec l'un de ses oreillers.

Et là, Louis était vraiment mort.

Bien, nous allons vous faire signer une déposition à vous aussi.

Trop d'aveutes, du laveur.

Faire un mort pour protéger ta fille, c'est évident.

Moi, j'achète pas qu'une môme comme Vera n'ait pas vu que le corps de douillet

battait encore.

Pas sûr.

Ni Thomas ni elle ne devaient avoir envie de lui faire du bouche-à-bouche

pour le réanimer. Moi, je crois pas que c'est le gosse. C'est Satou, c'est parce

qu'il aime cette fille. La thèse d'un missionnaire volontaire tient la route.

Là, on doit rester rétrofort et renvoyer le vieux Satire à Patrice. Sans faire

exprès. De toute façon, les aveux ne suffiront pas. Nous ne pouvons pas

répondre aux questions que le droit nous impose.

Moralement, il y a bien volonté de tuer, mais matériellement, nous ne pouvons pas

prouver le crime.

On ne va quand même pas clore le dossier et le relâcher dans la nature.

Nous allons déposer nos suspects au parquet. Le juge ne pourra pas les

accuser de meurtre, mais il pourra les faire plonger pour des faits connexes, à

savoir complicité, détournement de preuves. Ils en prendront pour trois à

cinq ans minimum. Je veillerai à ce que Mme Perrigo porte plainte et se

constitue partie civile. Le fils vous y est également.

Commandant Le Marchand.

Toujours ça. Non, mademoiselle, le lieutenant Siskowski, c'est le numéro

54.

54.

Oui, je pense qu'il est disponible à présent, je vous le dis.

Énorme, hein ? Sisko.

Ah, Jomayo.

Oui.

Ça va ? Non,

il n'y a pas une voix de vieux pervers.

Il y a une voix de pervers ? Non.

Je l'étrangle, le vieux pervers, et j'arrive.

Je t'embrasse.

Attention, lieutenant.

L'amour, quelquefois, fait faire des bêtises.

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