All language subtitles for La.Crim.S02E08

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Où est le commandant Gallio ? Elle témoigne aux assises dans l'affaire

Baradier. Baradier ? Oui, un mec qui a violé et tué une gamine de 5 ans. Mon

Dieu.

Elle en a pas un petit peu de temps.

Merde ! Trop de temps, trop de temps.

Je vous calcule fort, le patronnier. C'est lui qui a découvert à l'aube le

corps de son patron, Sébastien Nivelle. Je vous saisis parce que la victime

était colonneur en retraite de la gendarmerie.

Vous connaissez les militaires, non ? Tous des fieurs, madame la substitue.

C'est moelle et faible.

Donc, on marche sur des oeufs.

Le commandant Maton va vous faire un premier topo.

Tenez-moi au courant. D'accord.

Génial, ça.

Le chef de groupe, maintenant.

Tu veux pas me laisser la grappe un petit peu cette matin ?

Fracas de la voûte crânienne prédominant en région parieto-occipitale droite.

Nuc brisé.

Multiple contusion, 7 ou 8.

A la face, vraisemblablement consécutive, à de violents coups portés

par un objet contondant présentant une arête de 15 mm de masse volumique

peu importe.

Ouais, et bien vu les dégâts, j'ai tout de suite compris que ça pouvait pas être

un accident.

Et y'a pas besoin de sortir de la crime pour s'en rendre compte.

Justement, toi qui est tellement brillant, tu as certainement une analyse

de la situation ? Pour moi, la victime n'a pas été tuée ici.

Ah non, bon. Ben oui.

Regarde sa tête.

Tu vois une goutte de sang autour ? Non ? Alors, ce type a été flingué ailleurs

et on l'a transporté ici dans ce pays.

Oui, c'est aussi mon humble avis, Vendant Maton.

L'hémorragie aurait dû le vider comme un lapin.

Bravo Maton, perspicace.

Je te suis, le tueur a voulu nous faire croire à une chute de cheval.

Affirmatif. Tout ça, c'est que mise en scène et pipo. Et alors, il est où le

cheval, là ? Ah, le cheval, j'ai dit au palfrenier Lucas de le ramener

directement aux écuries parce qu'il est resté ici toute la nuit et alors il

avait peur qu'il prenne froid.

Et moi, c'est une mise en scène.

Le type qui a transporté le corps ici a peut-être aussi fait les chevals.

Est-ce que t'as pensé à relever les empreintes sur la selle et le harnais ?

La selle et le harnais ? Ouais, bon d'accord, j'ai compris.

Polo, viens avec moi.

Tu files aux écuries avec Charmat pour voir si c'est pas trop tard, ok ? Go.

Tu remates ? Non, maintenant, la DPJ a parti coller. On vous apprend quoi ? À

part ça, dans la propriété, là, qui est-ce qui dort ? À part le palestinien,

là, Lucas, il y a Sylvie Nivelle, la femme de la vie.

Ah, pas un pas de plus, lieutenant Tiskowski.

Un bouton de 112 ans a été arraché.

Apparemment, il n'est pas autour du cadavre.

Une fois, vous l'avez vu quand, votre patron, pour la dernière fois ? Hier

soir, vers 8h.

Le colonel, il a été né avec ça.

Vous avez fait quoi ? Je suis allé voir les chevaux, c'est le jour de Garaud.

C'est bien chez Garaud, j'ai vu la télé.

Vous étiez tout seul ? Vous êtes rentré vers quelle heure ? Une heure et demie

du matin.

Vous habitez toujours dans le petit studio au fond de la cour ? C'est le

corps de votre patron, vous l'avez retrouvé quand ? Le matin, merci de l

'avoir.

On a l'endommagé à manger aux chevaux.

J'ai vu que Rochela ne mettait pas dans son box.

Je me suis inquiété.

Je vais les voir dans le pré.

Il y a quand même un truc que je ne comprends pas.

Monsieur Nivelle, il avait l'habitude de monter aussi tard le soir ? Pas très

souvent.

Pour son plaisir, avant de dormir.

Vous savez, le colonel, il a acheté Rochland tout petit.

Il a greffé pour en faire un crack.

Aujourd'hui, c'est le meilleur sel français du marché.

Sous des montagnes.

On concourt ensemble pour les championnats du monde d'équitation.

Vous concourez ensemble. C'est vous qui le montez ? En compétition, oui.

Le colonel était trop bien pour ça.

D'ailleurs, cette semaine, il y a des masters à Versailles.

C'est une grande épreuve.

Le colonel voulait tellement y assister.

Je crois malheureusement qu'avec la mort de votre patron, vous êtes foutu pour

Versailles.

Il faut que je le fasse.

Vos engagements sont pris depuis longtemps avec la FF. La Fédération

française d'équitation ? Oui.

Capitaine, vous rendez pas compte ? Non, capitaine, capitaine.

Capitaine, excusez-moi.

Si je remporte le tournoi, je vais gagner la Coupe du monde en fin d'année

avec les points acquis.

Après gagner la coupe, le colonel a rêvé depuis 40 ans.

Je peux savoir exactement ce que vous cherchez.

Des traces de sang, l'amnivale.

Et un bouton de veste de votre mari.

On pense qu'il n'aurait pas été assassiné dans le pré. Dites-moi,

lieutenant.

Vous m'avez fait entendre.

Que dans la police, la brigade criminelle était un corps d'élite.

Le fin du chat, par exemple.

On laisse entendre tellement de choses, madame Nivelle. Alors, à votre avis,

étant donné les 85 kilos de mon mari, étant donné la nature de mon handicap,

croyez-vous crédible une seule seconde qu'une femme telle que moi ait pu lutter

avec un homme tel que lui ? Donc, madame

Nivelle...

Vous avez, après votre dîner, pris des barbituriques.

Vous vous êtes couché. Votre mari, lui, prend la voiture pour aller faire un

tour en ville.

Il avait un rendez-vous avec quelqu'un.

Et vous ne savez pas qui. Vous ne savez pas qui parce qu'il n'a pas voulu vous

le dire ou parce que vous ne lui avez pas demandé.

Les deux, mon lieutenant.

Autant vous le dire tout de suite.

Sans doute, vous l'avez remarqué.

Mon mari, on ne s'entendait plus. Oui, j'ai remarqué les deux chambres à l

'étage. Bravo.

Vous savez, mon rôle ici, ce borne, c'est de m'occuper de la gestion et de

la comptabilité.

Mon mari, lui, il s'occupait des transactions, il achetait et vendait des

chevaux pour les propriétaires et puis il entraînait des cavaliers pour les

pays qui... Et votre palfroignier, Lucas, il est comme bien ?

Lucas, il est entièrement dévoué au colonel, comme il l'appelle.

Un petit peu comme un chien peut l'être à son maître.

Vous avez l'air de l'aimer beaucoup.

Il m'est pas différent.

Lucas travaille aux écuries depuis dix ans.

C'est mon mari qui, lui, après avoir monté un cheval, lui a montré ses

secrets.

Lucas est devenu un cavalier de classe internationale. Bien, Madame Nivelle,

donc, mis à part vous, votre mari, et votre palfrenier, personne d'autre ne

passe la nuit ici.

Et vous n'avez pas d'enfant.

Le gars était un peu devenu, pour mon mari, le fils qu'on n'a jamais.

Dites-moi, non, vous allez bien pendant l'hiver, non ? Bon, moi aussi.

Tu sais qu'est-ce que c'est le dernier truc de Mireille ? Elle veut qu'on parte

trois semaines à Saint-Malo.

Non, mais qu'est-ce que je vais le foutre en Bretagne ? Le bidalaire sur la

plage. C'est bien, tu sors sur les touristes.

Avec toi, pas besoin de marée noire.

Plais-toi pour le con.

T'es une femme géniale.

Tu peux bien lui faire plaisir de temps en temps.

Qu'est-ce que tu ferais s'il était mort ? Oui, c'est vrai, je ne pense qu'à moi.

Hein ? Comment tu meurs ? Je suis bourré, ça va à peu près.

Ah merde, putain, qui est de l'autre merde ? C'est à moi, pardon, désolée.

Ah oui ? Et vous, vous êtes qui ? Moi, je suis la remplaçante, bonjour.

Je vous présente le lieutenant Fabienne Berger, votre sixième de groupe.

Elle prend ses fonctions aujourd'hui, capitaine, je vous charge de la...

Excusez-moi, monsieur le divisionnaire, pardon.

On va peut-être attendre le retour du commandant Gallio pour décider de ce

genre de choses. Les enquêtes n'attendent pas, capitaine Scandella.

Et que je tâche, vous avez encore du travail sur la planche.

Alors brisez rapidement le lieutenant sur les affaires en cours, ok ? C'est un

ordre.

Ne vous formalisez pas de l'accueil quelque peu réfrigéré du capitaine

Scandella.

Sous son aspect rustique et son air un peu frustre, le capitaine cache

néanmoins un cœur en or.

Michel Lemarchand, procédurier du groupe Gallion. Bonjour.

Bonjour, capitaine Paul Moreau.

Tout le monde ici m'appelle Polo. Bonjour, Polo. Sauf, évidemment, le

marchand, mais t'as vu, il est un peu spécial.

Oui, par un peu spécial, le capitaine Moreau entend une certaine tenue de

langage et un goût prononcé pour la politesse.

Dois-je vous rappeler, capitaine Moreau, que nous sommes ici le premier maillon

de la chaîne de la justice et qu'à ce titre, nous nous devons de montrer l

'exemple. Oui, tu vois, donc, en gros, ça veut dire que quand un suspect te

traite d'un culé, tu le remercies, etc. Quoi qu'il en soit, si un problème de

procédure vous cause des soucis,

mon bureau vous est grand ouvert.

C'est gentil.

Rappelle Voltaire, tu comprendras vite pourquoi.

Lieutenant Alexandre Siskowski.

Sisco.

Regarde-moi ça.

Famille dans la fonction publique, père inspecteur du fisc, je suis le bafou de

recommandations du sous-pafé.

Pas rapidement, Bruneski.

Mais attends, elle est peut-être pistonnée, mais Bruneski ne peut pas

rentrer non plus n'importe qui à la crime.

Ouais, à partir du moment où elle a un beau cul.

Mais arrête, Jean-Louis.

T'as vu un peu de cette application qu'elle s'est tapée ? Les mureaux, voie

en blanc.

Elle n'a pas choisi la facilité.

C'est pas si mal, cette moumou.

D'ailleurs, c'est pas sa faute.

C'est juste des moments où c'est pas facile.

Je suis désolée pour le vélo, mais c'est déjà le troisième contact.

C'est celui-là, je dis tiens, je viens de l'acheter.

Très bien fait de ne pas aller faire dans la cour, c'est clair.

Ici, entre la crime, les tubes, l'antibianque, on est près de 400 flics.

C'est vrai, ton titre n'est pas l'endroit sûr du tout.

Je suis au courant pour le maire du lieutenant Tisquier.

C'est vraiment moche ce qu'il a fait.

Alors j'imagine que je ne suis pas la bienvenue.

Ne t'inquiète pas.

Ça sera peut-être un peu dur au début, mais ça se passera très bien. Tu

prendras tes marques, comme tout le monde.

Et puis, t'en fais pas pour l'autre. La Scandella, c'est un mec bien, vraiment.

Sauf que... Il était très lié avec elle, quoi. Si tu vois ce que...

Bon, ok.

Pour le moment, l'IG a fait chou blanc. Pas de traces de sang nulle part. Ni

chez la veuve, ni chez le palfroigné, ni dans les bocs. Bon, et vu la mer du poil

qui traîne un peu partout, on sait que le cuir n'a rien pu l'éloigner.

Crop de temps, Capitaine Moreau. On dit croque-temps.

Donc, a priori, Nivelle a été cuée en dehors des écuries.

Nivelle est morte entre 23h et minuit. J'ai juste à trouver des traces

noirâtres sur son pierre-cheville qui ressemblent fort à des traces de suie ou

de charbon. Ces traces proviennent de l'arme du crime, un objet contondant.

Il reste à définir. Par ailleurs, nous avons trouvé d'autres éléments

indéfinis. Tout ça est en cours d'analyse.

J'irai chercher les résultats, j'ai quelqu'un à voir au labo. Fisco, des

infos pour les victimes ? Alors... Sébastien Nivelle, 60 ans, colonel en

retraite de Josemarie, né d'un père officier de cavalerie, mort au combat en

40. Pupil de la nation, élève à l'école militaire de Saumur où il apprend l

'équitation, où il achète des écuries de royaume.

En 74, il se marie en 76 avec une jeune cavalière, Sylvie Pucot.

Justement, ça donne quoi du côté de la veuve ? On ne peut pas dire que ce soit

le grand amour, c'est clair. C'est pas idéal, même trop beau, même une femme

forte. Mais tellement son mari a bien pris son véhicule à 21h pour ce rendez

-vous. Plusieurs témoins l'ont vu. Alors à mon avis, il est vraiment allé à ce

rendez-vous mystère.

On l'a tué et on l'a ramené dans sa propre voiture.

C'est possible.

Il est en train de vérifier la voiture, mais pour l'instant, on n'a rien.

Si c'est ça, le tueur a bien dû l'empacter.

Bon, en arrivant, le mec sort, nivelle du coffre, le transporte au milieu du

pré. Ensuite, il fait le canasson roche-flamme.

Il abandonne à côté du cadavre, voyons nous faire une blague.

Il aurait pu être le palfrenier.

Tu as vérifié son alibi ? Oui, mais c'est difficile, il était seul au

spectacle.

En tous les cas, moi je pense que c'est un cavalier qui l'a tué.

Ah ouais ? Et on peut savoir pourquoi ? J'ai fait un peu de cheval quand j'étais

jeune, alors... Enfin, bref. Non, ce que je veux dire, c'est que c'est pas si

facile que ça de sceller un cheval, surtout la nuit, sans faire de bruit.

En plus, les chevaux, ils auraient eu peur d'un inconnu, ils se seraient mis à

hainir, à réveiller l'écurie.

T'as raison, la petite.

Ben, si.

Non, mais l'assassin est certainement quelqu'un, en tout cas, qui connaît bien

les lieux. Bon, moi, avec la remontée d'appel, j'ai trouvé le numéro d'un

type, un certain Edouard Carré. C'est un boucher qui a des chevaux en pension

chez Nivelle.

Le colonel l'a appelé hier soir vers 19h. Et là, il vient d'arriver.

Monsieur Carré, connaissiez-vous le colonel Nivelle depuis longtemps ?

Depuis 15 ans.

L'équitation est ma passion et celle de mes deux enfants.

Nous montons tous les week-ends chez Nivelle.

Et je lui ai même acheté des chevaux. Vous vous entendez bien avec lui ? S

'entendre, s'entendre, c'est un bien grand mot.

Vous savez, Nivelle est quelqu'un de dur et tyrannique avec ses employés, comme

avec ses clients, d'ailleurs.

En fait, il n'était pas très aimé dans le milieu épique.

Mais c'était un bon cavalier et un excellent prof.

Il avait ses méthodes, voilà tout.

Il avait ses méthodes.

Point de suspension, monsieur Carré.

Il semble que le colonel Nivelle vous ait téléphoné hier soir vers 19h. Quel

était le motif de cet appel ? Nivelle m'a appelé parce qu'un de mes chevaux

avait un problème de tendinite.

Il fallait appeler le métaux.

Je lui ai dit de s'en occuper et j'ai raccroché.

Vous m'étonnez, monsieur Carré. Votre communication a duré plus de trois

quarts d'heure.

Vous ne vous êtes rien dit d'autre.

Oui, oui.

Enfin, on s'est un peu pris de bec, quoi.

Expliquez-nous ça.

Ben voilà, il y a un mois, Nivelle m'a vendu deux juments pour mes gosses.

Ils prétendaient que je faisais une affaire. En fait, c'était des vrais

carbes.

Je pense que Nivelle le savait et qu'il n'a pas été rigolo sans coup.

Je voulais qu'il me les rachète, quoi, c'est tout.

Et bien sûr, il a refusé.

Non, non, non ! Il voulait les échanger contre deux autres chevaux.

Non mais attendez là, vous ne croyez tout de même pas que... Nous ne croyons

rien, monsieur Carré. Où étiez-vous ? Hier soir, entre 22h et plus en minuit.

J'étais chez moi.

Seul ? Ben oui, seul.

Ma femme est en vacances avec les deux enfants. J'ai regardé la télévision. Il

y avait un film de... Oui,

quelle merveilleuse alibi.

Quel est magnétoscope, monsieur Carré. Vous seriez étonné de connaître le

nombre d'assassins qui sont passés dans cette salle.

pour me raconter le film qu'il regardait au moment même où il tuait leur victime.

Non mais c'est quoi ce bordel ? On ne fait pas attention à notre procédurier

et à un sens de l'humour très aiguillé.

Dis-moi Liliane, depuis combien de temps on ne s'est pas vues ? Ça fait au moins

20 ans.

En fait, c'était juste avant que j'épouse René et que je parte bosser au

laboratoire scientifique de Lyon.

20 ans déjà ? Oui.

Mais tu n'as pas changé, tu es toujours la même.

Voilà si, tu as changé.

Tu as pris du ventre.

Au nom ? Au fait.

Comment va Mireille ? Toujours aussi bonne cuisinière ? Oh, tu sais, avec

Mireille, ça fait tellement longtemps qu'on est ensemble que c'est devenu

presque un... Un meuble.

Un quoi ? C'est ce que René m'a dit au bout de 20 ans.

Qu'il me connaissait tellement que je lui faisais l'effet d'un meuble.

C'est pour ça que j'ai divorcé.

Attends, tu veux dire que t'es toute seule, hein ? Donc, tu es séparée ?

Pourquoi ? Ça t'intéresse ?

Tiens, voilà.

Ça, c'est ce que j'ai analysé et qu'on a retrouvé sur la tête de ta victime.

Toi, le gris de la robe d'un cheval.

Tu oses essayer.

Tiens, tout le monde a fini par trouver ça chez Nivelle.

Le tisonnier qui a dû tuer Nivelle et le bouton de sa veste.

Tu exagères.

Bon.

Ligie a retrouvé le tisonnier et le bouton dans le salon de la baraque.

Le tisonnier était dans la cheminée avec plein de sang.

Le labo l'a examiné. On cherche les empreintes. Le bouton avait glissé sur

un meuble.

Sinon, Liliane, ma copine biologiste, a trouvé des poils d'un cheval gris

sur le crâne de Nivelle.

En ce qui concerne les poils de chevaux retrouvés sur la tête d'un homme qui

fréquente assidûment les écuries, quoi.

C'est plus normal, Capitaine Moreau. En revanche, le reste me paraît beaucoup

plus intéressant.

Il nous faut envisager sérieusement de réviser notre hypothèse.

Nivelle a été tuée après être rentrée chez lui. Le légiste vient de m'apporter

de nouvelles infos.

Avant que son agresseur le frappe, Nivelle a fait un infarctus, consécutif

probablement à un choc émotionnel ou à une violente dispute. Mais ce n'est pas

ce qui l'a tuée. Ce qui l'a tuée, ce sont les coups de tisonnier.

Le bouton de la veste retrouvé sous le meuble laisserait supposer que Nivelle a

eu une altercation avec son agresseur à cet endroit-là.

Il s'est disputé avec qui ? Avec sa femme.

Admettons que Nivelle ait eu une attaque, il s'écroule dans le salon et

sa femme l'achève avec le tisonnier.

Comment elle fait après avec son handicap pour le traîner jusque dans le

pré ? Demande de l'aide à Lucas, le palfronnier.

Peut-être qu'il n'a jamais été au spectacle, peut-être que c'est son

amant.

Attends, son amant, il a 25 ans, le mot. Tu l'as vu, elle ? Faut vraiment aimer

les antiquités, hein ? Ah, le cœur a fait raison que la raison ignore, mais

laissons là ces considérations.

Il y a une fille, quoi, adultérine.

Le seul problème, c'est que nous n'avons pas retrouvé de sang.

On a très bien pu transporter le corps à l'extérieur, quelque part en ville.

Oui, oui, oui.

Tu vois très, très bien le...

Tueur se baladait en bagnole dans... Vous voyez ma maison ? On se demandait

où il a buté le colonel et le... Non, excuse-moi.

Après, il l'a ramené dans le prêt, quoi.

Donc, il y a dans ces écuries un endroit qui nous a échappés.

Bon, demain, on retourne voir la boiteuse. Il faut aussi s'astiquer le

palfroignier. Sinon, rien d'autre ? Les nivelles avaient un coffre privé à la

banque. J'ai trouvé de vieilles photos du militaire.

Un acte d'expertise du cheval Rocheflamme.

Une paire de boucles d'oreilles des dormeuses.

Jolie.

Mais alors surtout, 400 000 francs liquides.

T'as parlé de ça à la veuve ? C'est bizarre, j'ai fait tous les étapes

bancaires, les comptes étaient vides et l'entreprise pratiquement a failli.

Bon, on va vérifier ça avec Polo. D'accord.

On a rendez-vous avec la banquière des nivelles, une certaine jeune vieille

tailleb. Elle a téléphoné au 36.

C'était elle le mystérieux rendez-vous.

Plus tard.

T'as vu ? Faut pas chier.

Messieurs ! Messieurs, s'il vous plaît, montez, j'ai rendez-vous à Lilliport.

Je connaissais Nivelle depuis 25 ans.

C'est moi qui lui ai prêté les fonds pour monter son écurie.

Le problème, c'est qu'il achetait souvent des chevaux très mauvais et

toujours très chers. Et comme il arnaquait les propriétaires en leur

revendant ses carnes, la plupart ont été voir ailleurs.

Aujourd'hui, Nivelle ne pouvait même plus payer l'avoine.

Est-ce que vous devez l'argent ? Ah oui.

Nivelle n'en aurait plus ses dettes.

Mais rassurez-vous, je ne l'ai pas tué.

Nous avions rendez-vous à 9h30 au Grand Hôtel.

On a bavardé un peu et il est reparti.

Paul.

Moi je suis resté jusqu'à 2h du matin, il y avait un tournoi de Balgamon.

Pourquoi vous lui avez donné rendez-vous ? Je voulais essayer de le tirer de ce

pétrin.

Je voulais racheter Rocheflamme pour le compte d'un cavalier.

Tout le monde sait dans la profession que Rocheflamme était la meilleure

affaire que Nivelle avait jamais faite. Je lui ai proposé 2 millions.

Il aurait pu le remettre à flot.

Il a refusé catégoriquement. Il était buté.

En fait, il voulait que son palfrenier, Lucas, continue les championnats du

monde avec le cheval.

Je lui ai dit que, vu la situation et d'ici là, Rocheflamme et les écuries

seraient vendues aux enchères.

Alors, il a éclaté de rire.

Finalement, je me demande s'il n'est pas devenu fou.

Julien, raccompagnez ces policiers, s'il vous plaît.

Messieurs, n'hésitez pas à vous servir du bar.

Il est là pour ça.

Bon.

Allez. Pour une fois qu'on peut picoler à l'œil.

Allez, mon boulot au boulot.

Et dis-moi, mon coulo, la petite Viviane, elle va beau, là ? Ouais. T

'arrêtes pas dans l'idée de te la taper, par hasard ? Non, t'es un con, c'est une

vieille copine, c'était. Oh, une vieille copine d'autrefois, là ? Non.

Hein ? Non, elle est bonne.

Ah, oui ? Je vois les grandes gambas, comme ça.

Oh, hé, tout l'art, là ! Bon, ça va, hé ! Tu peux pas faire attention, non ? Ça

va, ça va. Qu'est-ce qu'il y a ? Ah, non !

T'as l'air pétée, tout le monde ! T'as l'air pétée, tout le monde ! T'as l'air

pétée, tout le monde ! T'as l'air pétée, tout le monde ! T'as l'air pétée, tout

le monde ! T'as l'air

pétée, tout le monde

!

Je ne comprends pas, lieutenant, le but de cet interrogatoire.

Je ne comprends pas.

Certes, je ne m'entendais plus avec mon mari. Il était dur, cruel et parfois

même violent.

Mais il avait un cancer et il était condamné.

J'ignorais. Vous n'avez qu'à appeler son médecin et vous devriez mieux faire

votre travail.

Donc, vous pensez que votre mari s'est disputé quelqu'un dans le salon et vous

n'avez rien entendu ? Alcool et barbiturique, un petit cocktail miracle

pour trouver le sommeil.

Et vous ne savez pas non plus ce que votre mari pensait pouvoir faire de ces

400 000 francs ? Je vous l'ai déjà dit, je ne savais pas qu'ils étaient au

coffre.

D'ailleurs, c'est une aubaine.

Une nivelle ne me laisse que des dettes.

Si je m'en sors, c'est un vent d'un roche-flamme.

Je ne vois pas pourquoi j'aurais tué.

Je suis son unique héritière.

Je pouvais bien attendre quelques mois, non ?

Madame Nivelle, pourquoi avez

-vous épousé votre mari ?

Il

a 25 ans, je l'aime.

J'étais une jeune cavalière.

Nivelle était au sommet de son art. Il m'impressionnait.

C'est vrai que ça s'est gâté.

Il a voulu faire de moi de champion. Il m'entraînait pendant des heures et des

heures jusqu'au dégoût.

Mais je n'étais pas douée.

Alors un jour, j'ai jeté.

Le cheval m'est tombé dessus.

C'est pour ça que maintenant, je marche avec une canne.

Et c'est pour ça aussi que je n'ai jamais peur d'un enfant.

Vous, Karine, le soir, vous partez à quelle heure ? 6h30. Ah, 18h, ok, ouais.

J'ai remarqué que... J'ai remarqué que les employés restaient pas très

longtemps chez Nivelle.

Il paraît qu'ils étaient vachement durs, c'est vrai ? Remarquez, vous faites pas

un boulot facile.

Moi aussi, j'étais pas le freiné à quand je montais en complet, alors tous les

matins, avant de travailler mon cheval, il fallait que je me tape les box.

Enfin, le patron des écuries, c'était pas un casque comme Nivelle.

Le colonel, c'était une ordure, il nous traitait comme de la merde.

Mais le plus dur, c'est Lucas qui le supportait.

Une fois, le colonel lui frappait dessus à coups de cravache.

Pourquoi il faisait ça ? Je n'en sais rien, parce que le vieux salaud était

fou.

Il y a trois jours, dans le manège, j'ai entendu s'engueuler.

Allez, et il s'engueulait à cause de quoi ? Je ne sais pas.

Il y a un colonel qui tapait Lucas comme un malade.

Alors Lucas était rebuffé et il lui a dit qu'un jour il finirait par le tuer.

Jean-Louis, écoute-toi un peu, il est 9h déjà. Je te rappelle que t'es quand même

chef de groupe.

Ouais, bah bon, à tout, ciao.

Bon, maintenant que votre entraînement est fini, on peut peut-être vous parler

5 minutes ? C'est-à-dire qu'il faut d'abord que j'aille avec M. Rochefort.

C'est bien, encore après la manucure, le brushing, je vous rappelle quand même qu

'on vient de massacrer votre patron.

Alors pendant que vous allez laver le cul à votre cheval, on va quand même

vous poser des questions, d'accord ?

De votre studio, M. Melfort, vous n'entendez pas qu'il fâche les nivelles

? Je suis debout tous les jours à 5 heures, le soir, je dors.

Je vous rappelle quand même que notre soir, on est sur le spectacle.

Arrête ton mot-billet, toi ! C'est ici qu'on a buté ! C'est ici qu'on a fait

les nivelles ! T'as raison, Polo, on dirait du sang ! Allez, appelle les

filles qui passent en retour. Toi, mon vieux, tu restes dans la chambre.

Un concours, ça commence. Un concours, il va y aller tout seul.

M.

Belleport, ce dossier nous a été transmis par la brigade Témina.

Nous y lisons que le colonel Nivelle vous a engagé comme palfrenier à votre

sortie de prison alors que vous étiez bénéficiaire d'un programme de

réinsertion.

Il a été sympa avec moi.

J'avais 16 ans.

J'ai fait quelques bêtises.

Quelques bêtises. Quatre ans de correctionnel pour dégradation de biens

publics, agression, vol, cambriolage.

C'est où j'ai payé pour ça ? Pour ça, peut-être, mais pas pour avoir tué

Nivelle.

Je n'ai pas tué le colonel.

Il était comme mon père.

Tout a pris.

C'est grâce à lui que je m'en suis sorti.

Sans son aide, je serais retourné en tol depuis longtemps.

Il vaut tard que jamais.

Dis-moi, Lucas, pourquoi tu n'as pas de gonzesse ?

Le cheval, c'est ma passion.

Je vis que pour ça.

Ton colonel, lui, il n'aimait que les chevaux aussi.

Moi, je crois bien que lui.

Tu sais, la boiteuse, il la baisait plus depuis très longtemps.

Puis il disait, oh, peut-être, le pli, là, tout seul, dans sa pioule.

Alors le vieux Nivelle, il venait de border tous les soirs.

Vous jouez à quoi, tous les deux ? Dada sur mon bidet ? Tous les soirs, il

voulait venir dans ton lit, mais un jour, tu l'as pris du portail.

D'après Karine, la palfrenière, il arrivait à votre patron de vous frapper

à coups de cravache. Il y a trois jours notamment, vous auriez eu une violente

dispute avec lui. Vous l'auriez menacé de mort. Est-ce vrai ? Oui, c'est vrai,

oui.

Mais c'était de ma faute.

J'avais mal monté Rocheflamme pendant un concours.

Il était souvent très dur, mais il avait raison.

Jusqu'à quel point, M.

Belfort ?

Je vous l'amabilité de bien vouloir relever vos vêtements.

Les années de bruma des humiliations.

La colère du jeune Lucas apparaît comme un mobile légitime.

Il est clair que le Palfranier entretenait un rapport masochiste avec

son patron. Marchand veut dire que Lucas a buté le militaire parce qu'il en avait

marre de se faire enfiler.

Je n'irai pas jusque-là.

Nos relations n'étaient peut-être pas aussi poussées.

Bon, en tout cas, on tient une nouvelle hypothèse.

Nivelle, le jour du meurtre, revient chez son banquier.

Lucas dit qu'il est allé au Cirque du Ngaro, mais c'est du pipeau. Le colonel

fait venir pour une raison quelconque.

Lucas dans le salon. Là, il s'engueule encore une fois.

Il fait une attaque.

Mauvaise nuit.

Le cutéreux, là, a une idée de génie. Il prend le tisonnier, il transporte le

corps dans les douches à chevaux, il le bute.

Et il n'a plus qu'à nettoyer le sol, à un grand jet d'eau pour faire

disparaître les taches de sang.

Ça se tient.

Il transporte le cadavre jusque dans le pré, il scelle Rocheflamme, et il le

laisse à côté du corps pour faire croire à un accident.

Il n'a plus qu'à remettre le tisonnier en place.

Exact.

La boiteuse bourrée, tout calmant, n'a rien attendu.

Je reviens du labo.

Sans blague.

Alors, sous le tisonnier, on a trouvé les empreintes du boucher Édouard Carré.

À quel moment Nivelle s'est-il fixé rendez-vous ? Le soir.

Après l'avoir eu au téléphone.

Nivelle m'a dit qu'il avait rendez-vous avec son banquier, mais qu'il n'en

aurait pas pour longtemps.

Il voulait qu'on discute au calme des juments qui voulaient m'échanger.

En fait, il n'était pas question de ça.

Il voulait justement emprunter 50 000 balles.

Et vous avez refusé. Évidemment, j'ai refusé. Ils venaient de me vendre pour

mes gosses de bourrins qui sont des vrais pansements.

Il y en a un qui a les tendons foutus et l'autre un problème de colonne

vertébrale.

Et pour arranger cette ordure, je les avais même achetés au black.

Combien ? 400 000 francs, ça m'a coûté.

Je m'en souviens, putain.

Je les avais achetés le 1er avril.

Ils m'avaient donné rendez-vous à sa banque.

Il les a foutus au coffre le jour même.

Je comprends que t'aies pas aimé la blague.

Et c'est pour ça que tu l'as tué ? Mais non, je ne l'ai pas tué.

Je ne l'ai pas tué.

J'ai juste voulu lui faire peur.

Je l'ai attrapé par le col, il s'est dégagé et il m'a giflé.

Notez ça.

Si j'ai attrapé le tisonnier, c'était pour me défendre.

Nivelle brandissait sa cravache, il hurlait qu'il voulait me tuer.

C'est à ce moment-là que Nivelle a eu son attaque et vous avez eu peur. Parce

que s'il s'en tirait, il pouvait...

Portez plainte. Alors vous avez transporté son corps jusque dans les

douches des chevaux et vous l'avez achevé. Mais non ! J'ai lâché le

tisonnier et je me suis barré.

Mais putain ! Comment t'expliques qu'on a trouvé du sang dans la douche des

chevaux ? Mais je sais rien, merde ! Je vous dis que je l'ai pas tué. Je l'ai

pas tué, je l'ai pas tué ! Ah, monsieur Carré, comprenez bien que j'essaie de

vous aider pour le moment. Vous pouvez faire valoir la non-préméditation. Mais

vous enfoncer dans ce système de défense risque de vous coûter dix ans.

Dix ans de plus.

Bon, bon.

Écoutez, messieurs, soyons raisonnables.

Faut me croire, c'est pas moi. Je vous dis que c'est pas moi.

Ne vous inquiétez pas, le marchand.

Sisko lui a trouvé une petite place au dépôt entre deux junkies en manque.

Demain, il déballe tout.

Une chose m'échappe dans le comportement de Nivelle.

Je sais qu'il a rencontré successivement son banquier, Tayeb.

Du carré, le boucher.

Pourquoi a-t-il refusé la proposition du premier de lui racheter Rochepin de 2

millions de francs ? Pourquoi a-t-il demandé ? Ensuite, 50 000 francs à

carré.

Pourquoi a-t-il besoin de réunir 450 000 francs s'il n'a pas l'intention de

revendre Rocheflamme ? On demandera ça à Carré.

Peut-être qu'il nous cache encore des trucs.

En attendant, j'ai libéré Lucas.

On n'a rien contre lui.

Allez, à demain.

Arrête, je suis assez.

Un poker, tu peux... J'ai envie. Je sais pas.

Tu peux 5 000 ? 5 000.

C'est vrai ? Bien, j'ai mis.

A tout à l'heure. On verra.

Excuse-moi, Berger.

Il y a un mec bizarre là-bas. Il a soi-disant des trucs graves à raconter.

Seulement, il veut parler qu'à une femme.

Ça t'ennuie pas de l'auditionner ? Non, non, bien sûr, je m'en occupe.

Merci, sympa.

Salut. Salut.

Bonjour, lieutenant Berger.

Simon Lefebvre.

Qu'est-ce que je peux faire pour vous, monsieur Lefebvre ? J'ai tué ma femme.

Et mes quatre enfants.

Bon, entrez par là, s'il vous plaît.

Pardon, allez-y, allez-y.

J'ai mis les morceaux dans les sacs poubelles.

J'ai tout descendu, bloqué à l'heure du jour.

Vous pouvez vérifier.

La concierge ne sortira pas avant demain matin.

Monsieur Lefebvre, en attendant de vérifier tout ça, je vous place en garde

à vue à compter de ce soir, 22h25.

Désirez-vous prévenir un membre de votre... de votre famille, pardon.

Vous voulez voir un médecin ? Non.

Avez-vous un avocat ? Non plus.

Bon, de toutes les façons, il vous en fera commis un d'office. Par contre,

vous ne pourrez vous entretenir avec lui qu'après la 20e heure.

Maintenant, j'imprime.

Vous allez relire le procès verbal et le signer pour valoir notification.

Bonsoir, lieutenant Lefebvre.

Lieutenant Berger, pouvez-vous me donner les effets retrouvés dans le coffre du

colonel ? Je voudrais vérifier quelque chose.

Ah, OK, oui.

Très drôle, très, très drôle.

Merci.

Les résultats sphériques vous font une encore rire, lieutenant Lefebvre. Oui,

attendez. On peut bien rigoler.

Et puis, ce n'est pas moi, c'est le camp d'élèves qui a eu l'idée.

Le cas.

Le cas.

Le cas.

Le cas. Le cas.

Le cas.

Je me couche.

Tapis, de mes filles.

De mes filles, je paye pour ça.

J'ai eu beaucoup de chance ce soir, quoi.

Beaucoup ? Puis en vous rangeant votre tapis, j'avais un full dans les mains.

Hein ? Mais vous aviez l'air tellement content de gagner que je n'ai pas voulu

vous contrarier.

Oh non ! Attendez, si vraiment vous intimez que cet argent vous revienne, je

connais un très bon joyer qui va ouvrir place en dôme.

La bague, déjà, on se connaît à peine. Bon, d'accord. Alors, je connais un très

bon petit bitreau, place Dauphine. C'est à côté du 36 qu'est des orfèvres, pour

vous sentir en sécurité.

Peut-être.

Attendez, je fais comment pour vous retrouver ? Je mobilise toute la brigade

criminelle.

Je viens de temps en temps, ici.

Passez à tout hasard avec votre chante.

Vous pourrez peut-être me retrouver.

Je m'appelle Marie-Odile.

Mes amis m'appellent Mario.

Ouais, dis-toi pas que Galio est pas là, qu'il faut se sentir obligé d'arriver à

la bourre. La prochaine fois, je viendrai en vélo.

Il n'est pas sûr que Carré soit notre homme. Je viens de trouver un mobile à

la veuve Nivelle pour tuer son mari.

Ceci.

Le rapport d'expertise du cheval Rocheflamme qui était dans le coffre.

Pourquoi Nivelle aurait-il fait expertiser ton cheval s'il n'avait pas l

'intention de le vendre ? Par ailleurs, nous savons qu'il recherche 450 000

francs dans quel but ? L'entreprise est en faillite, le militaire est atteint d

'un cancer qui va bientôt le tuer. Il sait très bien qu'à sa mort, le cheval

Rocheflamme sera vendu par sa femme. Alors que fait-il ? Il réunit assez d

'argent pour faire une donation de son vivant à celui qui, avec son cheval,

gagnera la Coupe du Monde.

n'ayant pas d'héritier en ligne directe. Il peut faire hériter le jeune Lucas,

mais dans ce cas, il va devoir payer de très gros droits.

Est-ce que vous avez pensé appeler le notaire pour vérifier le montant ? Ce

matin même, 450 000 francs, la somme exacte, il devra payer pour les

guéroches flammes à Lucas.

Mais qu'est-ce qui prouve que la veuve Nivelle est au courant ?

Les dormeuses.

Madame Nivelle, à qui appartiennent ces magnifiques

boucles d'oreilles ? Cette dormeuse était à ma mère.

À votre mère, en effet. L'effet des... toutes nos condoléances. Le 12 avril

dernier. J'ai vérifié.

Le problème, c'est que le boucher Édouard Carré a versé 400 000 francs à

votre mari le 1er avril.

Votre mari les a mis au coffre le jour même.

Alors, en allant mettre au coffre vos bijoux de famille quinze jours plus

tard, vous vous êtes forcément rendu compte qu'il y avait tout ce pognon ? Un

défaut de vin, je pourrais avoir un verre d'eau.

Oui.

Gardien, un verre d'eau, s'il vous plaît.

Putain, elle est solide, la vieille.

Et donc ? Bah, t'es fait des heures subtes, hier soir.

Oui, c'était vachement instructif.

Puis moi, il faut que j'apprenne plus vite que les autres si je veux passer

comme il fait à dans 5 ans.

Et puis, c'est pas en arrivant en retard que je vais y arriver.

Après avoir aperçu cette flingue, vous avez demandé à votre mari ce qu'il avait

l'intention d'en faire. C'est bien ça, n'est-ce pas ?

Votre mari a alors évoqué son souhait de léguer son cheval au jeune Lucas.

Alors vous vous êtes fâché.

Et quand bien même j'aurais su ? Qu'est-ce que ça change ? Ça change que

vous aviez un très beau mobile pour buter votre mari avant qu'il claque de

son cancer.

Mais c'est bien ça.

Alors vous insimez qu'après le passage de Carré, mon mari a eu une attaque dans

le salon, mais après ?

Pouvez-vous m'expliquer comment j'ai pu traîner un homme de 85 kilos du salon

jusqu'à la douche des chevaux et ensuite le transporter jusqu'au manège ? Hein ?

Oui, le parfrenier n'a pas pu l'aider. J'ai trouvé un témoin qui l'a vu rester

à une heure du mat.

Et la veuve n'a pas pu organiser ça toute seule.

D'autant sa culpabilité.

C'est évident, elle savait pour l'argent.

Elle a menti pour ne pas avouer le mobile, parce qu'avouer le mobile, c'est

avouer le crime.

Bon, on sait que Carré s'engueule avec Nivelle vers 23h.

Peut-être que la boiteuse entend l'engueulade. Elle dort plus puisqu'elle

essaye de trouver un moyen de contrecarrer les plans du colonel.

Carré se barre.

Elle descend de sa pioule.

Puis après... Mais après, bien sûr, on est con.

Nivelle, celle de Cheval, y va auprès.

Tout seul comme un grand affable veut lui parler, elle le suit.

Il a une attaque. Il tombe. Elle met les gants.

Elle va chercher le tisonnier sur lequel il y a les empreintes de Carré.

Et tap, et tap, tap ! Ça va, ça va, on a compris.

Ouais, sauf qu'on n'a pas retrouvé de sang, donc ton hypothèse colle pas.

Mais au contraire, son hypothèse colle parfaitement. Bravo, lieutenant

Siskowski.

Oui, notre très chère veuve est un redoutable machiavel en jupon.

Depuis le début, elle veut nous faire croire qu'on a transporté le corps,

alors qu'il n'en est rien.

Elle a même été jusqu'à mettre un peu de sang sur la paroi de la cloison de la

douche des chevaux. En réalité, elle a bien tué son mari dans le pré, souvenez

-vous.

des poils de cheval gris retrouvés sur son cuir chevelu. Et mon erreur était de

ne pas y prêter attention dès le début.

Ces poils proviennent vraisemblablement d'un tapis ou d'une couverture qu'elle

avait voir glisser sous la tête de son mari pour absorber le sang.

Attendez, la palfrenière que j'ai interrogée hier, elle s'occupait d'un

cheval gris.

Et si je me souviens bien, il n'y en avait qu'un seul dans toute l'écurie.

Alors, étant donné que chaque cheval possède sa propre couverture, on n'a

plus qu'à trouver la sienne.

Bon, si c'est quoi, hébergez ou foncez.

C'est la couverture du cheval.

Mais je sais pas, je la cherche partout depuis hier.

Mais comme Mme Nivelle est partie très tôt au pressing, peut-être qu'elle en

est avec d'autres affaires. Merci à changer la donne mondiale en perspective

de la finale qui se déroulera à Las Vegas avec la victoire d'un infracteur,

Lucas Belfort, en salle sur Rocheflamme. Si John Whittaker a longtemps occupé la

tête du classement, il a dû s'incliner dimanche soir à l'issue d'un rush

étourdissant de son jeune rival dans la dernière manche.

Oui ? Ok, maniez-vous.

La couverture est au pressing.

S'il y a quelques heures au dépôt, vous a-t-elle aidé à réfléchir ? Je ne l'ai

pas tué.

S'il vous plaît, asseyez-vous, madame.

Regardez ce miroir.

Voyez comme il réfléchit.

Que dit-il ce miroir, Madame Nivelle ? Il dit que vous êtes une femme brisée,

brisée par un homme tyrannique et pervers.

J'en appelle à votre conscience.

Nivelle a brisé votre vie, Madame. Ne détruisez pas celle de Carré.

Avouez.

Et je pense que les jurés en tiendront compte.

À qui voulez-vous faire croire ça ? À vous-même, peut-être.

Regardez la glace, madame.

La glace ? Oui, bien.

Bien, madame.

Mes collègues sont passés au pressing.

La couverture que nous cherchions, Il n'a pas encore été lavé.

Elle est, paraît-il, maculée de sang.

Il attendrait les résultats du labo.

Je vais vous parler tout de suite.

Je vous promets que cet appel à votre bon sens ne sera pas mentionné dans le

procès verbal.

Mais le capitaine Scandella et moi-même ne sommes pas encore au courant pour la

couverture de sorte que je pourrais transmettre au juge des aveux spontanés.

Je haïssais Nivelle.

Je haïssais la relation qu'il avait avec Lucas.

Je haïssais les chevaux.

Depuis des années, je n'en pouvais plus.

Je n'en dis pas mon geste.

Nivelle était un monstre.

J'ai passé la couverture sur sa tête.

Il n'a rien dit.

Il ne m'a même pas oublié.

Alors j'ai frappé avec le tisonnier. Je l'ai frappé, je l'ai frappé.

Je suis restée là à le regarder huiter de son sang.

Vous savez, comme je me suis sentie bien.

et du précis.

mais ne sera jamais championne du monde.

Et la veuve vendra vos flammes.

Alors, en tout cas, il faut se payer un bon avocat.

Alors,

lieutenant Berger, cette première expérience à la crime vous a-t-elle

enrichie ? Beaucoup.

Et fatiguée aussi.

Au fait, Candela, je voulais te remercier pour ta petite blague d'hier

soir.

Ça va, ça peut nous chier une pendule pour un bizutage.

De toute façon, ici, puissent tenir ou pas, on se marre pas tous les jours, OK

? Eh ben, si t'avais mieux lu mon dossier, tu saurais que ma première

affectation, c'était vos renvelins.

Et que là-bas, y a peu de flics qui tiennent le coup.

En quatre années de commissariat, je me suis fait traiter dix fois plus d

'enculés que toi dans toute ta carrière lacryme.

Alors, tes remarques, tu peux te les foutre au cul.

Je sais ce que je vaux.

Oui, allô ? Eh, ça va ? C'est Galio.

Quoi ? Hein ? Oui, pas de problème, la pite, elle s'adapte.

Elle colle sur nous.

Voilà.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.