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Original subtitles

- Ça va ? - Ouais. J'avais oublié mes affaires dans la machine.

Du coup... Enfin, je change d'endroit et c'est pas sec.

Vas-y, fais comme chez toi.

Ça va, votre pote, l'autre soir ? Il a pas avalé trop de verre ?

Ouais, non. Il est parti en manger ailleurs.

Du coup me revoilà seul. Plus dispo.

Je peux te demander un café ? Céleste, c'est ça ?

Subutex toi, c'est ça ?

Ouais. Pourquoi, tu nous as écouté l'autre soir ?

Non, non, je t'ai reconnu.

Comment ça ? D'où ?

Ben d'avant. On se connaît depuis super longtemps, en fait.

Tu tenais une boutique de disques au-dessus de Répu, Revolver.

OK, comment tu te souviens de ça ? T'étais pas née ? T'avais quelle âge ?

J'étais petite. J'y allais avec mon père.

Tous les samedis, on allait aux puces, on se mangeait une moule-frites et on finissait chez Subutex.

C'était comme ça, c'était réglé. Il te vénérait.

Bon, je me suis raconté un truc. Je me suis trompé en fait.

- Quoi ? - Je te fais penser à ton père, c'est ça ?

C'est cool, c'est déjà pas mal, si j'ai laissé une trace chez les jeunes.

- C'est pas ça... - Pas grave.

Mais non... Tu sais on recherche toutes un peu notre père au fond.

Non franchement, c'est cool de te voir. J'adorais ta boutique.

Je me cachais toujours derrière les bacs. Je te demandais toujours le même morceau.

- Lequel ? - De Sham 69.

Tu me parlais du punk. Tu me disais que...

que nous les petits, fallait qu'on se batte contre l'autorité des vieux.

Tu te rappeles ? Ça faisait...

They can lie to my face, but not to my heart.

If we all stand together, we can never be part.

If the kids are united, then we'll never be divided.

- J'adore ton tatouage, Céleste. - Merci.

C'est beau. Ça élève. Ça donne envie de regarder plus haut.

Ben c'est mon métier. Je suis tatoueuse.

Lui, évidemment, c'est pas moi qui l'ais fait, mais je l'ai dessiné.

C'est inspiré de Bokusai, non ?

- Ouais, tu connais ? - Ben bien sûr.

J'aimerais bien faire des grosses pièces comme ça sur mes clients, mais...

Aujourd'hui, c'est un peu genre... ils ont tous des goûts de merde.

Genre lotus en couleur. Ou hirondelle à la con.

Du coup, je m'entraîne sur moi ou sur des peaux de cochons, aussi.

Ben Céleste, eh...

Je veux bien faire ton cochon.

Tu veux bien faire mon cochon !?

- Putain, t'y vas cash. Direct. - Mais non, il n'y a rien de...

C'est pas ambigu. C'est cool, on va chez toi.

Je t'offre mon dos. Tu me donnes un tatouage, c'est tout. La soirée est belle.

Ouais pas mal. Ou on va chez toi.

- Alors ? - Ah merci. Assieds-toi.

Non j'ai pas le temps.

C'est la liste des invités de la soirée d'hier.

Le mec doit être parmi eux. Tu lui achètes ses K7. Y en a trois.

Tu lui dis que je produit son film. Tout ce que tu veux.

Pourquoi vous vous intéressez tellement à cet enregistrement ?

- C'était un délire d'Alex Bleach. - Je te l'ai déjà expliqué. C'est un malade !

Ça fait des années qu'il s'acharne avec ses mensonges.

J'ai eu droit à une trêve pendant deux ans, mais je vois bien qu'il avait un plan.

Vous croyez vraiment qu'un type parlerait d'un film qu'il a pas fait juste avant de mourir ?

Je veux bien qu'il soit obsessionnel. Enfin quand même.

Bon OK, c'est pas ça.

Il a un dossier compromettant sur moi.

Et je suis pas le seul impliqué.

Je peux pas laisser ça dans la nature. C'est hors de question !

Mais du vrai compromettant ?

Du vrai, du faux. Ce sera à moi d'en juger quand je l'aurai écouté, c'est tout !

Je peux pas revivre cet enfer, voilà !

Merde, je t'ai dit que je triplais ton salaire. Qu'est-ce que t'as ?

C'est bon, t'es sortie de ta gueule de bois ? Tu vas pouvoir réparer tes conneries ?

Oui, bien sûr.

Tu sais que quand on a l'ambition de produire une série sur le rock,

on laisse pas passer le testament d'Alex Bleach.

Alors écoute-moi bien,

tu vas te faire toutes les projos, les cocktails, les boîtes, rien à foutre.

Mais tu me ramènes ce scénariste chauve, c'est clair ?

Et toi, tu la lâches pas, OK ?

Qu'est-ce que tu veux ? Quelque chose d'abstrait. Du figuratif ?

- Ou végétal ? Un soleil ? - J'sais pas.

T'es libre. T'as carte blanche. Si on peut éviter l'aigle ou le scorpion, c'est mieux.

Oui mais bon. J'ai quand même besoin de...

d'une envie, tu vois ? Va falloir que tu me racontes une histoire ou...

Ça. J'veux ça.

Une belette, t'es sérieux ?

Tu crois que c'est mieux qu'un scorpion ?

Aucun rapport. C'est une mangouste.

Ouais ben... Ça va être du taf, c'est long.

Et puis tu vas morfler aussi.

Oui, mais j'ai du temps.

Et puis, je suis résistant.

Oh putain. Alex Bleach ? Tu kiffais ça, toi ?

Ouais. Je le connaissais bien. C'était un ami. Quelqu'un d'important.

Les gens ont plutôt l'habitude de se tatouer par amour.

Eh ben ça change, non ?

Aujourd'hui c'est plus les amitiés qui durent. Tu crois pas ?

Oh là là, mec. Joue pas au vieux sage.

Je sais pas. T'as pas une femme à ce point-là dans la peau dans ta vie ?

- Que t'as rencontrée. - Ben si ouais forcément.

Elle s'appelle comment ?

- Vas-y, y en a bien une qui te vient là. - Je sais pas.

Allez. Juste une.

Séverine.

Séverine ? Ouah, le prénom...

- d'ancêtre, quoi. - Non, non, attends.

Elle avait de la classe. Fine. Les jambes interminables.

Fan de Janis Joplin.

- Bon. C'est con, j'ai merdé avec elle. - Raconte.

Putain, t'es spé. Tu t'intéresses qu'à des trucs qui se passaient quand t'avais cinq ans ?

Ouais, je sais pas. J'ai peut-être l'impression que l'époque était moins fausse qu'aujourd'hui.

Ben...

pendant le tatouage, entre deux cris de douleur, je te raconterai Séverine.

Deal ?

OK, mais j'ai faim, là.

Je me ferais bien un very parfait au chocolat, tu vois ?

Tu rajoutes un McDo au contrat et je signe.

Deal ?

Je vais t'accompagner.

Parce que en fait, là je reviens de l'étranger.

Et du coup j'ai pas de thunes. Pas en euros, quoi.

Mais t'étais où ? Tu sais qu'en France aujourd'hui, on peut payer par carte en fait.

Putain, si j'en avais une, pitié ! Ce serait pas pour t'inviter au McDo !

Quoi, t'as pas de carte, là ?

À ton âge, t'as pas de carte bleue ? Non ?

Attends, tu choisis pas tes fréquentations en fonction du pouvoir d'achat, non ?

En fait t'es un gros loser ? C'est ça ? Oh putain !

Eh, être fauché n'empêche pas d'avoir un peu de classe !

Non mais mec. Franchement, les galériens, je les aime bien.

- Mais quand ils se foutent de ma gueule, putain. - Mais je me fous pas de ta gueule, attends !

- Mais t'en as rien à foutre des tatouages, en fait ? - Mais j'adore les tatouages !

T'as juste pas de thunes pour une chambre, donc tu cherches un prétexte pour squatter ?

Je suis en transit chez les potes. Y a pas de soucis.

Lâche l'affaire. La bise à tes potes. J'ai du taf, moi. Ciao, Subutex.

- Émilie, ça fait un bail.

Qu'est-ce tu fous là ?

Je reviens de voyage, y a quelques jours.

J'habite plus à Paris, en fait.

Je me disais que ça pouvait être sympa de passer te voir, quoi.

Ben entre.

Stanislas Joyeux ? Ça pourrait être lui, ton beau blond ?

Tu vois, en plus d'être un dieu 2.0 t'es aussi détective.

On dit enquêtrice. Détective, c'est Columbo.

Enfin, ça te rapproche d'un flic au final.

Enfin, en bien mieux payé et en pas fonctionnaire.

Tu me confirmes que c'est bien cette petite gueule d'abruti ?

- Alors, c'est lui ou pas ? - Oui.

Stanislas Joyeux.

Il joue dans « Tel père tel flic ». Le rôle de Kévin.

Et il donne son n° personnel. Extraordinaire. Tu sais ce que tu vas faire ?

Tu vas l'appeler et tu vas lui dire que tu meurs d'envie de le rejoindre dans sa chambre.

T'es ouf ou quoi ? Je ferai jamais ça.

- Bien sûr que si. - Ben non.

Si ça te fais chier dans la chambre, donne-lui RDV dans les chiottes de son hôtel. On s'en fout.

- Putain, mais j'y crois pas. - Ça sonne !

- Tiens, attends. Oh ! - Mais non !

Tu te démerdes. C'est le seul qu'a vu le scénariste à part toi, OK ?

Si ça se trouve, il le connaît.

Oui salut Stanislas, c'est Anaïs. On s'est rencontré à la fête hier.

Je te préviens tout de suite, je veux pas parler d'Alex, ni revenir sur le passé d'ailleurs.

Comme tu veux.

Ben parlons du présent, alors.

T'aimes bien les voyages, apparemment ?

Les punaises, c'est les pays que t'as visités ?

Les rouges, c'est là où j'ai été et les autres, c'est là où j'irai bientôt.

Je voyage tous les ans. J'économise, je m'achète une punaise.

C'est hyper épanouissant.

Ouais, j'en suis sûr.

Et...

ton boulot, ça va ?

Tu travailles... ?

Tu fais quoi, en fait, déjà ?

OK, d'accord. Donc je travaille toujours à l'équipement.

Ah voilà, c'est ça. T'avais passé un concours hyper balèse.

- Ben c'est un bon job. - Ouais, voilà.

Je suis devenue ce que mes parents voulaient que je devienne.

Je travaille dans la fonction publique, je gagne bien ma vie, j'ai tout coché.

Sauf les enfants. Alors le reste, ça compte pas vraiment.

OK.

Et tes collègues, ils sont...

Ils sont sympas ?

Ouais. Ils m'ont appelé, eux, à la mort de Jean-No.

Émilie, j'ai jamais été très téléphone, hein.

T'es pas le seul, faut croire.

D'un coup, c'est comme si le reste de la bande avait hâte de m'oublier.

Attends, on était tous chamboulé. Faut pas le prendre comme ça.

Pardon ? Comment je le prends ?

Vous étiez ensemble vous. Avec sa femme, avec tout le monde.

Personne s'est occupée de moi. Alors OK j'étais la maîtresse.

Mais ça change rien. C'est le mec avec qui je couchais depuis quinze ans.

C'était une période compliquée, OK ?

Revolver a fermé. Il a fallu commencer à prendre des téléphones pour se donner RDV.

- Moi, je suis pas king du planning. - Oui, c'est bon, ça va.

De toute manière, j'ai fait que ça, attendre. Attendre qu'un connard m'appelle ou pas.

Que le mec que j'aime mente à sa femme pour venir me voir, c'est bon.

Ben ça se passe bien nos retrouvailles, en tous cas !

Moi qui me disais, avec Émilie, trop cool...

peut-être qu'elle me proposerait de dormir chez elle .

- Ce soir, là ? - Hein ? Ouais ?

Ben ouais, OK. De toute manière, je vais pas te foutre à la porte.

OK. Merci.

Ben on se mettrait pas un peu de musique ?

Si tu veux.

Fais-toi plaise.

Alors.

L'Orion sous acide.

Été 92.

Tu te souviens ? On écoutait ça en boucle.

Ouais, je me rappelle.

Je me disais, Émilie. Un truc con, mais...

Tu voudrais pas me couper les cheveux.

Tu te souviens ? Tu coiffais tout le monde.

Là, maintenant, tout de suite ?

Ben oui. T'avais une espèce de don avec ton iroquoise.

C'est quoi, ce délire ?

C'est bon, Mme. Je vais bien m'occuper de la petite. Vous pouvez venir la chercher dans 2h.

T'emballe pas. On a deux-trois questions à te poser et après on dégage.

Elle sort d'où, elle ? Je suis en train d'halluciner, là.

Hier t'as parlé à un scénariste. Un chauve. Tu peux remettre ça ?

Et si j'ai pas envie de te parler ? Déjà que tu t'incrustes dans mon espace privé.

Toi, je sais pas ce qu'est ton délire. Si tu peux pas te déplacer sans ta tante ou...

- te faire un plan chelou à trois. - Tu vas fermer ta petite gueule, maintenant.

Oh putain. Alors les grognasses, ça va être très simple.

Je vais appeler la sécurité. Vous allez leur expliquer.

Non, tu vas pas appeller la sécurité !

- Ça va pas ou quoi ? - OK, c'est une folle.

C'est une tarée. Mais putain, ça va pas se passer comme ça !

Tu veux que je lui dise à la sécurité pour la coke que t'as dans ta veste ?

Alors tu vas gentiment me dire tout ce que vous vous êtes dit avec ce scénariste et ça s'arrête là.

Tu veux que je te dise quoi ? Je ne le connais pas ce mec.

Connard !

Tu vas baisser d'un ton et réfléchir à ce qui pourrait m'aider.

Mais ça va pas ? On peut parler autrement aux gens !

Alors, je vais pas y passer la journée. Tu l'as revu après ?

- Oui, on s'est parlé mais vite fait. - Vous vous êtes dit quoi ?

On a parlé sur le milieu du porno.

Il travaille dans le porno ? Il est réalisateur ?

Non, il a été journaliste à Hot sex ou je sais plus quoi.

Hot video ?

Ouais c'est ça. Hot video. Oh putain.

Ça, c'est une info.

Y a un porno chic coréen à 11h. Je pense que c'est un bon début.

T'es une malade. T'es une tarée.

Tu t'en rends compte ou même pas ? Au bout de 2 sec, déjà tu le frappais.

Tout ça pour quoi ? Pour choper un scénariste pour une série.

Mais c'est n'importe quoi. Il t'a jamais demandé ça, Dopalet.

Je lui ai mis une petite baffette. Elle a rien d'illégal.

- T'y as pris du plaisir et je l'ai vu. - D'accord. Et alors ? Je vois pas le problème.

Tu vois ? T'es une psychopathe. Je tiens à ma vie. Ciao.

OK, tu vas où ?

J'ai tendance à frapper les connards mais c'est mieux que de me les taper dans les chiottes parce que je m'emmerde avec mon mec.

J'ai plus de mec. Ça fait six mois.

On devait se marier sauf qu'il m'a quitté deux mois avant pour une autre meuf.

Ah OK.

Ouais OK. Tu dois trouver ça très hétéropathétique. Je te fais confiance. Tu juges en permanence.

Moi j'avais envie d'y croire. Ça fait six mois que je suis en mode survie. Je sais plus ce que je fous.

Y a bien une chose dont je suis sûre.

Je vais pas aller voir un porno coréen avec une vieille lesbienne qui frappe n'importe qui.

- Coupe pas trop. - T'inquiètes.

Enfin tes petites queues de rat dans le dos, tu vas pas les garder ?

Bah, il fut un temps où c'était à la mode.

Tu te rappelles ? La première fois où je suis venue au magasin ?

Non.

Je cherchais le premier album d'Adam and the ants. Tu l'avais pas.

Tu m'as dit « tu vaux mieux que ça » et t'as mis The Cure.

J'ai fait ça ?

Enfoiré. T'as toujours ton sourire.

Il me reste du châtain. Après je te fais les cheveux blonds, si tu veux ?

Quels cheveux blancs ? Je veux pas de cheveux blancs.

Je me demandais depuis tout ce temps. Séverine. T'as des news ?

Ben non. Pas directement. On se voit plus, quoi.

Mais ouais, je sais ce qu'elle est devenue.

Et ?

Et elle vit en Italie, mariée avec un type qui bosse dans l'art.

Ils ont deux gosses, avec des prénoms italiens hyper classes, je sais plus ce que c'est.

Ils postent des photos hypstamatic où ils sont dans des piscines devant des cyprès bien taillés.

- Bref. Ils sont beaux. Ils font chier. - Ben ouais.

Pendant ce temps-là, on est là.

Ben attends, on est pas à plaindre toi et moi.

On a toujours une vie libre.

Non ? Franchement, eh ! Cool.

Non mais attends. Me dis pas que t'avais envie de la rappeler ?

Qui ça ? Séverine ? Oh ben non. Pas du tout.

Qu'est-ce que tu fais là ?

Ben, j'sais pas. C'est cool, non ?

Non écoute arrête. On a pas assez bu.

Attends mais eh ! Émilie, c'est cool, tranquille.

Moi ça me fait plaisir comme ça. Tu veux reprendre un verre ?

Non, écoute. À vingt ans...

- Mais Émilie, oh. Ça va. - Tu m'écoutes ?

Tranquille. Tout va bien. Y a pas de souci, hein.

Quand j'avais vingt ans, j'aurais culpabilisé de te savoir à la rue et moi bien au chaud.

Je t'aurais proposé de rester à la maison quelques jours.

Mais en fait ma vulnérabilité à moi, tout le monde s'en fout.

C'est pour ça que j'ai fait une analyse. Pour apprendre à fermer la porte de temps en temps.

Alors demain matin, je pars à 9h30 et toi aussi.

De toute manière, t'as plein d'amis. Tu vas trouver ?

Ouais, t'inquiètes.

Désolée.

- Tu sais comment défaire le clic-clac ? - Ouais. Je vais y arriver.

- OK ben bonne nuit alors. - Bonne nuit.

Bon, faut que j'y aille. T'as fini ?

Ouais, j'arrive.

Dis-moi, j'ai un service à te demander.

J'ai laissé mon ordi au Québec.

- Et j'ai des gens à contacter. - T'as qu'à aller dans un cyber-café.

Tu m'as dit toi-même que celui-là était un dinosaure. Et puis t'as une tablette. Ça t'en fait trois, tu vois.

- Enfin c'est quand même mon ordi. - Mais je sais Émilie. Sois cool.

Juste un prêt quelques jours. Faut que je démarche les gens.

Je m'en fous. Je laisse pas mon ordi comme ça dans la nature.

C'est pas la nature. Je suis pas la nature.

- Bon allez c'est fini, là. - Ouais.

Hop !

Bon écoute, je te laisse mes affaires. OK ? Regarde.

Je vais forcément revenir. Je vais pas les abandonner.

Émilie, regarde. Test-pressing du premier album des Thugs.

Putain, pièce de collection. Tu te rappelles ?

Merci, Émilie. Vraiment.

Je te le ramène dans 8 jours max, OK ? Ça m'a fait plaisir de te revoir.

Non.

Vous étiez proche d'Alex Bleach. Vous pensez que c'était un acte prémédité ?

Je sais pas si c'était prémédité. Je sais juste que le gars n'en pouvait plus.

Y avait un truc qui le bouffait depuis plusieurs années.

Il se retenait de parler parce qu'il y avait trop de gens qui cherchaient à l'abattre.

J'ai essayé de l'accompagner dans sa souffrance. De la comprendre. Mais voilà j'ai pas réussi.

Je sais juste que dans les derniers temps, il voulait lâcher sa souffrance.

Hier soir, il avait l'intention de parler. Il a pas pu.

Il en est mort, quoi.

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