All language subtitles for La.Crim.S02E04

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Original subtitles

Il y a 5 mois, un promoteur a déposé un permis de construire pour bâtir un

hypermarché sur ce site.

Heureusement pour lui...

Au cours des travaux d'excavation, les ouvriers sont tombés sur des murs de

plusieurs types. Alors évidemment, le SRA... Le SRA, pardon ? Le Service

Régional d'Archéologie.

Ils ont fait arrêter les travaux pour approfondir les fouilles.

Le promoteur qui devait être content. Comme vous dites.

Il s'appelle Julie Brouillon.

C'est une jeune archéologue. C'était ? Oui, bon, ça va, c'était.

En tout cas, vu ses fringues, elle n'était pas là pour creuser.

Qui est-ce qui a trouvé le corps ?

C'est lui, l'agent de l'étendue, en arrivant ce matin à 7h45.

Comme tous les autres, il fait partie de l'AFAN. L'ANFAN ? C'est quoi l'ANFAN,

monsieur le divisé maire ? J'ai pas dit l'ANFAN, l'AFAN.

L'Association pour les fouilles archéologiques nationales.

Bruno, tu t'occupes des fouilleurs et t'essayes Cisco le voisinage.

Bonjour. Bonjour.

La construction du père Marchais a déjà été retardée par ces fouilles.

Alors ce cadavre est une tuile de puce.

Enfin, vous comprenez, ce sont des emplois et des retombées économiques

colossales qui sont en jeu.

Alors cette affaire doit être réglée le plus vite possible.

Et avec des pincettes.

Tenez-y, tiens.

Oui, enfin, rapidité et pincettes, c'est pas souvent bon ménage.

Bon, pourtant que ce soit le cas, Capitaine Scandella.

Gaglio est en vacances, alors... Sauf aussi, n'oubliez pas que c'est vous qui

êtes en première ligne.

Ok ?

7h38, arrivée sur les lieux.

La victime est allongée sur le dos.

Elle est âgée d'environ 30 ans, elle mesure entre 1m65 et 1m70.

Vêtue d'un petit tailleur, chic, de marque, cortage en

foie.

Les deux premiers boutons ont été

Arraché.

Plaie contuse au niveau de la joue droite.

Vire chevelu déchiré sur une longueur de 9 cm au niveau de l'oreille droite.

Multiple scarification au niveau de la poitrine. Ce sera débattu ? C'est

probable.

Donc peut-être un crime sexuel ? Je ne sais rien encore.

On y traque. Vous déposez les ongles.

Bon.

Vous avez de l'affaire personnelle ? On n'a rien.

Je vous laisse le marchand. Oui, oui.

Putain.

Qui connaissait Julie Brion ici ? Oui, moi.

Vous êtes qui, monsieur ? René Girard, archéologue.

Vous avez travaillé avec Julie Brion ? En effet. Vous l'avez vue quand, pour la

dernière fois ? Avant-hier.

Et hier, qu'est-ce que vous faisiez ? Hier, j'étais ailleurs, je n'étais pas

sur le site.

Je comprends très bien que vous soyez sous le choc.

Il n'y a rien de pire que de découvrir un cadavre.

C'est qui le responsable du chantier ? Françoise Corrêne, mais elle n'est pas

là.

Je ne sais plus où elle est.

Elle est partie en vacances pour la semaine.

Vous aurez du mal à la joindre.

Vous avez bien coupé les points avec la civilisation.

Vous avez du genre camping sauvage sans téléphone portable.

Petite truelle.

Vous êtes bien certain que vous n'avez rien touché quand vous avez... Oui, oui,

certain, oui, oui, j'ai tout de suite appelé.

Trouvez à la hauteur de l'homoplate gauche.

Selon l'identité judiciaire, Julie Brion aurait été tuée aux alentours de minuit.

Ah bon ? Est-ce que vous avez une idée de ce qu'elle pouvait faire sur le

chantier à une heure si tardive ? Ben non, aucune.

Dernièrement, on a remarqué quelque chose de bizarre. Elle était pas

occupée, inquiète.

Non, non.

Ah si, attendez.

Il y a quelques jours, j'ai surpris une excuse entre Julie et Henri Lotte.

C'est qui celui-là ? Le maître d'oeuvre délégué par le promoteur.

D'un autre côté, vous savez, des frictions entre les fumeurs et les gens

du bâtiment, c'est plutôt banal.

Ah oui, oui.

Bien, merci monsieur.

Au revoir.

Je vous laisse, Valérie Hamel.

Alors ? Comme d'hab, personne n'a rien vu. Rien entendu.

Bon, vous pouvez absolument me retrouver, c'est François de Coray, là.

Je compte sur vous.

Bon, Paulo et moi, on va voir Jean-Pierre Dern, le chef des

archéologues à Saint-Denis.

Après, il faudra voir Lotte, le chef de chantier et Forestier, le promoteur.

On se retrouve à la clim à 11h pour un premier brief. Ok.

On y va ? On y va.

M. le conservateur sera là dans quelques instants.

Merci.

Regarde, Jean-Louis.

J'ai toujours découvert le cadavre avant de creuser le trou.

Bon.

Alors... Le roi, Gourand...

Francis Bacon... Claude Bernard.

Dis donc.

Sacré mégalo, le bonhomme.

Le remarque, il a le droit.

C'est une espèce de star, Notre-Dorne.

Il paraît qu'il a découvert des vieux manuscrits au Soudan.

Des travaux de grôliers sur les sites mers du Siam.

Le Siam, t'entends ça, Polo ? Visiter des tombes au Siam.

C'est ça qu'on aurait dû faire plutôt que flic.

Par quéologue, l'inspecteur de la brigade criminelle, c'est un peu la même

chose, finalement.

Enchanté, Empire d'Orne. Belle découverte.

C'est loin de temps, monsieur.

Capitaine Moreau. Je suis le capitaine Scandella de la brigade criminelle.

Je suppose que vous venez pour la disparition de J.B. Brillion.

La chaîne 6 m'a prévenu. Malheureusement, je n'ai pas pu venir. J

'avais une importante réunion au ministère.

Quelle tragédie.

Vous connaissez les circonstances de sa mort ? Il s'agit d'un meurtre.

Un meurtre ? Qu'est-ce qui a pu se passer ? Pour avancer plus efficacement,

il faudra qu'on puisse joindre Françoise Correl.

Ça ne doit pas être facile. Elle est en Corse. Elle fait du camping sauvage.

Pour couper du monde.

Et évidemment, sans téléphone portable.

On va essayer d'appeler là-bas. Si par hasard vous avez le téléphone avant,

vous lui dites impérativement de vous appeler.

Je comprends.

Et qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur Julie Brion ? C'est vrai, je la

connaissais très peu. C'est une jeune fille ambitieuse.

Entêtée, même d'après François de Correl.

Elle avait ce que Claude Bernard appelle l'idée préconçue.

L'idée préconçue ? Le feeling, si vous préférez.

Oui, d'accord, mais je parle anglais.

Il y a quatre étapes dans la recherche archéologique.

La prospection, la fouille, l'étude et finalement la publication.

La prospection chimique a permis de détecter la présence de sel et de

phosphore sur le terrain de Safoins, ce qui impliquerait la présence d'une

potentielle nécropole.

Comme toujours dans ce genre d'affaires, le SRA et la FAN ont été saisis.

Cinq jours après le diagnostic, on a détecté des murs.

Une négociation s'est engagée alors entre le SRA et M.

Forestier, le promoteur.

Et vous n'avez rien trouvé ? Rien de vraiment exceptionnel.

Mais Mademoiselle Brion était persuadée de tenir quelque chose. Elle m'a appelé

ce week-end pour m'en parler et me dire qu'elle allait passer malheureusement.

Quel genre de découverte ? Un masque funéraire.

Pourquoi elle n'a pas donné de fragments à Mademoiselle Correl ? Pourquoi elle

vous a contacté vous alors qu'elle vous connaissait à peine ? C'est vrai.

Les archéologues entretiennent de curieux rapports.

Des rapports paranoïaques.

Je suppose qu'elle voulait être certaine que cette découverte lui revienne.

Bien que François Correl soit une personne compétente et de confiance.

Et dites-moi professeur, c'est quoi l'incidence de telle découverte ? Si l

'un des fouilleurs fait une découverte importante, alors une renégociation s

'impose.

Son auteur se retrouve dans l'obligation de débourser quelques millions et d

'attendre encore quelques mois.

Ce qui nous amène à Forestier.

Vous pouvez nous dire quelque chose sur lui ? Quelqu'un de froid, passablement

opportuniste. Il n'est sympathique avec vous que s'il a quelque chose à obtenir.

Nos intérêts divergent.

Le mien est de trouver une nécropole, le sien d'installer des têtes de gondoles.

Et il aurait pu être au courant de la découverte de Julie Brion ? Je ne sais

pas si elle en a parlé à quelqu'un d'autre que moi.

Merci.

S'il vous plaît.

Bon, c'est la guerre des transfets entre promoteurs et archéologues. Elle est en

prime une hypothétique découverte.

On est responsable en goguette dans le maquis Corse.

A propos, est-ce qu'on a localisé ? Rien pour l'instant.

Au lieu de brûler les paillettes, il ferait mieux de se bouger un peu et de

nous aider à trouver les suspects.

Oui. Et pour Locke et Forestier ? Locke, le maître d'oeuvre, va arriver d'un

instant à l'autre. Quant à Forestier, il est sur un chantier dans le sud de la

France. On devrait pouvoir le voir demain.

On a du neuf sur Julie Brion.

Alors, Julie Brion, archéologue généraliste. Elle a eu sa maîtrise, mais

elle a raté son doctorat de l'histoire de l'art.

Elle habitait avenue Junot dans le 18e.

Beaucoup de fouilles à l'étranger ces sept dernières années. Elle est rentrée

en France il y a cinq mois seulement.

C'est la dernière recrue de l'équipe Quarelle.

Et les parents ? Les parents, ils sont en province et normalement, ils viennent

demain.

Bon, moi j'ai une théorie.

Primo, il y a quelques jours, Lotte s'engueule avec la petite.

Deux yeux, Julie Brion téléphone à Dorne pour lui dire qu'elle a fait une

découverte. Et comme Lotte n'a pas vraiment envie que les fouilles

continuent, il donne rendez-vous à Julie Brion sur le chantier pour la raisonner.

Elle refuse, se dégénère.

Finitoire.

À la faveur d'un clair de lune, Lotte supprime Julie Brion qui en savait trop.

Ça me paraît trop simple. En plus, on ne sait même pas ce qu'elle est devenue,

cette fameuse découverte.

Dorn nous a dit qu'il s'agissait d'un masque.

Oui, alors on ne sait même pas ce qu'elle est devenue, ce masque.

Lotte l'a fait disparaître.

À la fin de leur journée, les fouilleurs notent l'état de leur recherche sur un

petit carnet comme ça.

Et dans le carnet de Julie Brion, il n'y a nulle part, aucune mention de

quelconque découverte.

Rien. Des chiffres, des dates.

On se dégote un spécialiste pour décrypter ça.

Et l'autopsie, ça donne quoi ? Pour le légiste, il y a eu lutte avant la chute.

Une type de fracture aux jambes, poumon droit perforé, bras droit fracturé,

tout à droite. Mais le plus curieux, le plus étrange, c'est que la victime

serait morte asphyxiée.

Asphyxiée ? Eh oui, c'est-à-dire supposé que l'auteur sera défendu dans la fosse

pour parachever son œuvre.

Grand professionnalisme, sans froid, à toute épreuve.

Bon.

Fisco et Tessier, vous allez chez Julie Brion et vous me fouillez sa vie de fond

en comble.

Carnet d'adresse, message sur le répondeur, concierge, courrier, enfin

tout le toutime, d'accord ? Viens, chef.

Ska, ça vous défrisse que je dirige les opérations, c'est ça ? Mais non.

Non, ça va.

Dis-moi, Polo, j'ai changé, je suis devenu con ou quoi ? Non, non, non, non,

non.

On a que vous.

En tout cas, je veux tout savoir sur Julie Brion, d'accord ? Toi et moi, on

va s'occuper de Forestier et de son compte en banque aussi. Il faut savoir

qu'il a besoin de pognon en ce moment.

Qu'est-ce qu'il y a ? Pardon ?

Elle

est en pleine forme, ma fille.

Non, en fait, tu as l'air fatiguée.

Je travaille trop.

Caroline, je respecte ton choix de vie et ton indépendance.

Tu le fais.

Mais je pense aussi à ma petite-fille.

Et je voudrais pour une fois que nous puissions parler d'argent.

Pour une fois ? Est-ce que vous savez parler d'autre chose ? Sois gentille.

Arrête d'être toute griffe dehors en permanence.

Nous avons pris nos renseignements et je sais grosso modo combien tu gagnes.

Et avec Marion, je vois bien que tu ne peux pas mener une vie décente.

Alors, ton père se proposait de te faire une donation, ce qui te rendrait la vie

plus douce.

Après m'avoir vendue, vous essayez de m'acheter.

Ah non, ne recommence pas, s'il te plaît.

Nous ne t'avons jamais obligé d'épouser Guillaume.

Non, non, obligé, non, bien sûr. On va dire suggéré.

Pendant des années, vous m'avez vanté les mérites de Guillaume de Saint-Léger,

un garçon admirable, bien élevé.

Et puis quelle coïncidence, le fils du plus gros actionnaire de papa.

Un gentil garçon avec une belle grosse dot, toutes les qualités.

C'est moi qui s'est retrouvée comme une pauvre conne quand cette ordure s'est

barrée après m'avoir foutu en cloque.

Je sais, Caroline, je sais. C'est vrai, c'est vrai.

Pas de travail de fraction.

Mais le mec a été flexé. Ouais.

Et d'ailleurs, pourquoi on n'aurait pas retrouvé la plaque de Julie Brion ? En

tout cas, vu le bordel, la type qui est passée ici chercher quelque chose, c'est

bien.

Pour le coup, ce qu'on dirait, il y a peut-être raison.

Attends, attends, attends, il y a peut-être plus pervers aussi.

Les mecs font croire qu'ils sont venus récupérer quelque chose pour brouiller

les pistes, et ça, ça nous renvoie directement sur l'autre.

J'appelle Vivi pour qu'il passe l'appart, c'est pas une fin.

Tu regardais pas, hein ? T'as vu la télé ? Ouais.

En tout cas, vous avez des économies sur la bouffe.

Oui, Tessier, Brigade Criminale.

Dans les 20 boules, à l'avenue Junot.

27, avenue Junot.

A tout de suite.

Ça, ça me rappelle l'histoire du mec qui plantait des documents ou du pognon dans

son frigo à la place de la bouffe.

C'est un peu vieux comme le monde, ça.

Tiens, vieux comme le monde.

Je rêve.

Putain, il y a tout pareil, ça me dérangerait pas.

Allez, c'est fini.

Merci.

Un bout de masque rouge. Et voilà.

Vestiges d'une civilisation dans les vestiges d'une autre civilisation.

Sans déconner, tu les contiennes mobiles, hein, tous avec ça.

M. Lott, vous êtes un maître d'œuvre averti, donc vous

en valez deux. Il est donc inutile de vous expliquer ce que veut dire des

fouilles à la hache. Il arrive parfois que les promoteurs demandent à leurs

maîtres d'œuvre de tout détruire pour que les fouilleurs ne puissent plus rien

trouver et permettre ainsi aux travaux de redémarrer au plus vite.

Oui, j'ai entendu dire que ça se pratiquait, mais je ne suis pas comme

ça.

Et votre patron non plus.

Vous savez, dès qu'on prononce le mot « promoteur », les gens se mettent à

délirer.

Je connais très bien M.

Forestier. Jamais il ne ferait une chose pareille.

Soit, mais l'implantation d'un hypermarché représente des sommes

astronomiques.

Il est envisageable de penser que Forestier ne soit pas emballé à l'idée d

'arrêter ses travaux pour un vase, une urne ou je ne sais quoi d'autre.

Une passe à épiler du IVe siècle, par exemple.

Si on découvre quelque chose, ça n'empêchera pas la construction de l

'hypermarché. Il suffira juste de déplacer quelque chose en question.

À moins qu'on ne découvre un nouveau Pompéi.

D'après Dorn et Saclic, il n'y a pas de Pompéi en France.

S'il vous plaît, arrêtons ces argusties de gamins.

Le front du problème, c'est qu'une renégociation entraînerait une perte de

temps. Donc...

Une perte d'argent considérable.

J'en connais qui ferait faillite pour moins que ça, et d'autres encore qui

tueraient pour moins que ça.

Je n'aime pas vos insinuations.

De toute façon, les fouilleurs n'ont rien trouvé.

Monsieur Lott, on vous a vu avoir une prise de bec avec mademoiselle Julie

Brion. Quelle en était la teneur ? Mais ce n'était rien.

Rien d'autre qu'une dispute de routine.

Voyez-vous ça, une dispute de routine.

Vous savez, entre les gens du bâtiment et les archéologues, il arrive souvent

qu'on s'engueule.

Tu demandais juste de s'activer, c'est tout.

Que faisiez-vous le soir du meurtre ? Hier soir, très exactement.

Je jouais une finale de pétanque.

Il y avait des centaines de spectateurs.

Mon patron, M.

Frosty, était à...

L'inauguration d'une boîte de nuit que venait d'ouvrir un de ses amis. Elle s

'appelle Le Rêve.

Vous n'avez qu'à vérifier.

Nous n'y manquerons pas.

Bon, autant la libide lote qui a la route, autant celui de Forestier.

L'ouverture de boîte.

Une boîte, tu rentres et tu sors, niveau inconnu.

Pourquoi pas un bal masqué ? La meilleure que j'ai entendue depuis

longtemps, celle-là.

Là, j'ai des prélèvements.

du labo, tous les résultats, ni alcool, ni drogue dans le sang, prélèvement

biologique néant, pas de sévices sexuels.

On peut donc éliminer tout de suite la piste du violeur tueur. Quant au cuirage

des ongles, il y a bien présence de lambeaux de chair.

Autrement dit, le tueur doit présenter des griffures.

Le mémoire cherche est en cours sur son patrimoine, en espérant qu'il aura été

fiché.

Il suffit de voir si l'hôte ou le forêtier présentent des traces de

griffures.

Personne dans l'imam ne connaissait Julie Bréant.

Un vrai passe-muraille, cette fille.

Vu l'appart, elle menait la grande vie. Les types de légis sont encore sur le

coup. Par contre, on va trouver ça, le pactole, 30 000.

Et surtout, ça.

Alors, est-ce que ce n'est pas un morceau du masque dont parlait Dorne ?

Fais voir.

C'était chez elle ? C'était dans son congélateur, grâce au cher flair de

Fico. Je l'ai.

Oui, oui.

Ça m'ennuie de laisser partir cette pièce, mais d'un autre côté, on n'a pas

vraiment le choix.

Je vais la donner à Dorn pour qu'il ne la fasse authentifier.

Je m'en charge.

Je prends patate, puisque ce fragment, ça pue le chantage à plein.

Vous savez qui a frappé ? Qui d'autre ? C'est à savoir que ce fragment provient

du chantier de fouilles de Saint-Ouen. Et puis je pense que Forestier aura payé

suffisamment cher pour obtenir ce petit morceau de fragment-là.

Et surtout pour obtenir de brillant le feu vert pour reprendre son chantier au

plus vite.

Tu crois pas non plus à la piste, Forestier ? T'as une autre idée ?

Prostitution occasionnelle, peut-être.

Attends, Fisco, t'as vu la part dans laquelle elle vivait ? Tu crois qu'elle

a besoin de faire ça pour arrondir ses fins de mois ? C'est pas que pour

arrondir ses fins de mois.

Peut-être qu'elle aimait ça aussi.

Non, 30 000 balles, c'est pas la pipe occasionnelle.

Je suis sûr que Forestier est mouillé jusqu'au cou.

30 000 balles plus le fragment, ça pue le chantage, je vous dis.

De toute façon, on peut pas écarter cette piste.

Alors on fait un escargot du plus près au plus loin et après on avise.

Bon, toujours pas de nouvelles de François Scorel ? Pas de nouvelles.

Bah Fisco, il nous la faut quand même, d'accord ?

C'est un nouveau rapport de Libye. On n'a rien trouvé de plus chez Julie

Brion. Par contre, les remontées téléphoniques prouvent bien qu'elle a

appelé Dawn.

Je crois qu'on se revoit un peu là, sur la piste de la prostitution.

Il n'y a pas que par téléphone qu'on racole les clients, tu sais.

Forestier, du neuf ? Il arrive du sud dans deux heures.

Je l'ai convoqué à 16 heures cet après-midi.

Mais à ce propos, l'alibi de notre cher promoteur pour la nuit de crime devient

de plus en plus boiteux.

On l'a vu arriver au rêve aux alentours de 1h du matin.

Qu'est-ce que je disais ? Oui, allô ?

Ça me vient.

On arrive tout de suite.

Qui est ? On a eu les résultats du labo pour le fragment.

Il nous attend au conservatoire.

On y va tous les deux ? Oui.

Mme Brion était l'une de mes collaboratrices.

Elle a malheureusement trouvé la mort dans ce tragique accident alors qu'elle

devait faire cette importante découverte. C'est donc tout

naturellement que ce masque rouge portera son nom en hommage.

La découverte de... On m'attend, c'est-à-dire la vérité sur la créature d

'un excédent mobile pour Forestier.

Absolument le coin de la vie. ... après Jésus-Christ.

Laisse donc supposer... Il nous reste 5 minutes avant que Forestier disparaisse.

... nouveaux éléments... Pardon. ... inconnus à ce sujet.

Excusez-moi.

Les travaux vont donc sortir.

On a commencé Jean-Louis.

Dis-moi, il faut absolument mettre la main sur Forestier.

Dès que la corail ne s'avancera pas. Ok. Et Foucault, il n'y va pas seul.

Je ne demanderai pas de vous convoquer toute nouvelle découverte.

Forestier ? Oui ? Les gars de criminel, vous pouvez nous suivre s'il vous plaît

?

Il faut qu'on m'explique un truc, là.

Vous êtes deux, il est seul. Vous êtes jeunes, il faut la cinquantaine et vous

le laissez filer comme un lapin ? Ça veut dire quoi, ça ? C'est ma faute,

allez. Forestier, notre principal suspect.

Il faut mettre la main dessus.

Cuisinez l'autre, je sais pas.

Peut-être qu'il sait où est son patron, démerdez-vous.

Les parents brillants sont là.

Asseyez-vous, madame.

Nous avons conscience qu'il s'agit d'un moment terrible pour vous, mais notre

métier consiste à recueillir le maximum de renseignements afin de retrouver le

coupable.

Quand avez-vous vu Julie pour la dernière fois ?

On ne la voyait quasiment plus.

Elle était très indépendante.

On en souffrait beaucoup.

Elle s'était mise dans la tête pour ne comprenait rien à ce qu'elle faisait.

Savez-vous si elle menait une double activité professionnelle ? Son travail,

il n'y avait que ça.

Ça lui prenait tout son temps.

Donc elle travaillait, elle s'assumait. Est-ce qu'il vous arrivait, vous, de l

'aider financièrement ? Non, nous n'avons que notre retraite.

Ma petite-fille était la plus douce des petites-filles.

Elle ne nous a jamais rien demandé.

Elle savait que nous n'aurions pas pu l'aider.

Madame, je m'adoute à quel point ce doit être difficile pour vous d

'évoquer la mémoire de votre fille disparue.

Mais comme vous l'a déjà dit le capitaine Scandella, toutes nos

questions ne visent qu'à identifier le coupable.

Vous nous avez dit de ne plus voir votre fille.

Néanmoins, ces derniers temps, avez-vous eu l'impression au téléphone que son

comportement était inhabituel ? Vous aurait-elle confié quelque chose ? Non,

elle était très secrète.

Et même si elle avait eu quelques ennuis,

Elle n'aurait pas voulu nous inquiéter.

Vous savez que nous allons être obligés de fouiller dans ces affaires.

Faites ce que vous voulez.

Si ça vous permet d'attraper celui qui a fait ça.

Je ne sais pas si ça peut vous soulager, mais sachez que votre fille n'a pas

souffert.

Bon, nous vous remercions.

Le lieutenant Tessier va vous raccompagner.

Je commence à penser comme Cisco, moi.

Il faut vraiment s'assurer qu'elle tapinait pas, la petite bryon.

Je reconnais bien là votre légendaire délicatesse, capitaine. Mais comme c'est

sympa. Comme c'est sympa de faire cadre à ce que je dis.

Simplement, c'est un petit peu tard. Il y a rien sur Minitel, rien sur le net,

si tu veux savoir.

Pas de petite annonce, pas de réseau de call girls. Mon avis, il faut écarter

cette piste, capitaine.

En tout cas, plus ça va, moins elle ressemble à Blanche-Neige, la petite

bryon.

Monsieur le marchand, un certain Forestier a téléphoné pendant que vous

étiez en réunion.

Avoir excité, il n'arrête pas de raccrocher. Il doit rappeler dans cinq

minutes. Oui, alors passez-le dans mon bureau et puis essayez de le localiser.

Allez, on y va.

Allez ! On est prêts pour la localisation.

Espérons que votre hypothèse peut être conçue. Ça va rafonder Capitaine

Franzella.

C'est bon.

Normalement, il est cuit, là.

Oui, le marchand.

Où en êtes-vous ? Écoutez, j'espère que vous n'allez pas avoir la mauvaise idée

de réitérer ce petit jeu.

Vous savez, ce petit jeu du « je te raccroche au nez » et que je trouve fort

déplaisant. Et puis, sa nuit, il y a une conversation suivie, voyez-vous ? Eh

bien, je ne pense pas que vous soyez en mesure de poser les questions.

Aussi, je vais vous dire, moi, ce que je crois.

Vous apprenez que Julie Brion vient de découvrir quelque chose de très

important. C'est la catastrophe.

Alors vous allez la voir, et puis elle vous demande de l'argent en échange de

son silence.

30 000 francs.

Alors... Non.

Merde, il a enlevé mes fesses.

Inutile de me prendre pour un con, vous ne me localiserez pas.

Bien, Simon, peut-être que ça va être exact.

Expliquez-moi au moins pourquoi vous êtes en fuite.

Un passé compliqué.

Bon, et puis un alibi difficilement vérifiable.

C'est une histoire de fragments de masque.

Mais qu'est-ce qui vous prend le marchand ? Vous êtes dingue ou quoi ? Je

ne sais pas.

Il faut surprendre pour déstabiliser.

Oui, et s'il ne le rappelle pas ? Ne vous inquiétez pas, il va rappeler.

Entre vos méthodes et l'humeur de Cisco et ses problèmes de thunes, J'ai hâte

que Françoise revienne, moi.

Ça va avec Cisco, lâche-le.

Il a une bonne paire de couilles, hein. Il est pas le cœur.

Ne recommencez surtout pas.

J'ai eu une brève aventure avec Julie Brion.

Mais je ne suis pas le seul.

Je peux vous dire qu'elle n'avait pas froid aux yeux.

Que vous me croyez ou non, je suis innocent. Et je resterai à l'écart tant

que vous n'aurez pas coincé son assassin.

Dites-moi, alors selon vous, qui est le coupable ? Si je le savais, je n'en

serais pas là.

Tout ce que je peux vous dire, c'est que... Vous devriez... Vous devriez

chercher du côté de Sébastien Mora.

Les gars, c'était Procoumé.

Moi, vous voyez, je crois que cet homme est de bonne foi.

C'est pas toujours facile, tu sais, Manu.

Je sais, papa, je... Oui ? Je me rends compte que je suis désolé pour toutes

les saloperies que j'ai pu te dire.

Moi aussi, moi aussi, c'était pas vrai tout ce que je t'ai dit, c'était des

bêtises.

Tu vois, j'aimerais vraiment qu'on s'entende.

Je voudrais vraiment qu'on se retrouve, papa.

Mais moi aussi, moi aussi, puis...

J'étais tellement mal la dernière fois. J'étais mal, j'étais mal.

Pourquoi tu ne passerais pas nous voir un soir à la maison ? Tu sais, tu peux

tout demander, mais pour le moment, plus tard.

Plus tard, mais pas maintenant.

Et aussi, je suis un peu à court en ce moment. Tu pourrais me dépanner ? Pas de

problème.

Tiens. Merci.

Et dis-donc... Je les rendrai, hein ? Non, c'est pas ça que je veux dire.

T'es venu juste pour ça ? Attends.

Putain, j'ai l'air aussi naze que ça.

Non, là, tu vois, c'est vraiment pas ça que je voulais dire, non.

J'ai fait... Non.

Passe à la maison, hein ? C'est ma vie, je vais pas revenir en arrière.

D'accord ? J'espère que tu viendras.

Vraiment.

C'est vrai qu'on a mis les bouchées doubles depuis l'annonce de la

découverte du fragment.

Et vous n'avez rien trouvé d'autre ? Rien.

C'est ça qui n'est pas normal.

On ne peut pas trouver une pièce comme celle-là et puis plus rien.

Et par rapport à l'âge de l'objet et le site, on commence à se demander comment

le fragment est arrivé sur place.

Donc si je vous suis bien, vous prétendez que Julie Briand remontait une

arnaque ? Je suis simplement le plus en plus sceptique quant à sa découverte.

Mais d'accord, mais le labo n'a pas pu le tromper.

Ah non, et c'est bien qu'il me trouble.

Vous savez, Julie Brion est arrivée de nulle part.

Elle a été occultée par Françoise Correl et a pris la place qui devait revenir le

droit au jeune Maurat.

Comment ça ? Sébastien Maurat a un doctorat en proto-histoire, ce qui n'est

pas le cas de Julie Brion qui s'est arrêtée à la maîtrise.

Vous voulez dire que Sébastien Maurat était mieux qualifié que Julie Brion ?

Exactement.

Et comment expliquez-vous cette injustice ? Sauf votre respect, c'est à

Correl qu'il faudrait poser cette question.

Bien, M. Crescent, je vous remercie. Vous pouvez y aller.

Beaucoup, oui.

Bon.

Alors, récapitulons. Julie Brillon n'aurait rien trouvé.

C'est clair.

Donc,

Exit Forêtier.

C'est bien ce que je pensais. T'as pu le commenter à plein nez. Même un clébard

sentirait ça.

Qu'est-ce que tu fais, Yves Fragment, alors ?

Quelqu'un l'aurait planqué chez Julie Brion pour changer Forestier, justement.

Bon.

On va repérer Forestier.

Il se planquerait dans le sud de la France, près de Nice.

M. Morin, M. Livrier a-t-il pris votre place au sein des gros ? Oui.

Vous en vouliez, non ? Évidemment.

Mais voulez-vous que je vous dise une autre chose ? Oui, bien sûr, je vous en

prie.

Je n'ai pas pour habitude de tuer ceux à qui j'en veux, même si ça doit me rendre

malade. Eh oui.

L'homme est malheureux parce qu'il ne peut pas vivre les atteints qu'il garde

tout en lui.

Dix-six, le maître.

Freud.

Vous voulez dire que les tueurs en série sont des gens heureux ? Non, non, je ne

veux rien dire du tout et je vous en prie, revenons à nos moutons.

Expliquez-moi comment vous vous êtes arrangé avec ce ressentiment proche de

la rancœur ou de mon enfant légitime.

Je n'ai pas tué Julie Brion pour la simple et bonne raison que je l'aimais.

Rendez-vous compte que vous êtes en train de me décrire le mécanisme du

crime passionnel. Cela vous aurait-il échappé ?

Être tapé de tous les mecs qui vous

passaient sous la main.

J'ai pu comprendre qu'elle n'avait pas froid aux yeux.

Alors pourquoi moi plus qu'un autre ? Vous ferez mieux chercher du côté de

Dorn et de Correl.

C'est un vrai panier de crabe.

J'ai bien peur de ne pas vous suivre.

Ils couchent ensemble.

Dorn et Correl sont fiancés.

Toutes les décisions de Françoise Correl passent par Jean-Pierre Dorn.

Bien vu.

Je vous remercie, M. Morat, de cet éclairage nouveau.

Malheureusement, comme vous n'avez pas d'alibi, je me vois contraint de vous

placer en garde à vue.

Qu'est-ce qui se passe ? Avec six coups, on a trouvé une info de première.

Il suffisait juste de savoir où chercher.

Avec les détectives, on a écoché tous les vieux carnet de fouilles de Julie

Brion. On a tombé sur un truc vachement important.

En 93, Julie Brion était où ? Au Soudan.

Tu me suis ? Très bien. En 93, Dante se trouvait aussi au Soudan. Au Soudan. Et

voilà, l'affaire Brion est close.

Oui ?

Forestier est mort, accident.

Sa voiture a percuté un platane.

Forestier était suspect, mais c'est pas le seul.

Certains éléments nous font penser que l'affaire n'est pas bouclée. Je vous

donne 48 heures pour briller.

Après ça, je clôt le dossier.

Ok ? Bon, j'espère que ce que vous avez découvert va être

déterminant. Ça va, Pico, maintenant ? Oui, ça va.

Pourquoi nous avoir caché votre relation avec Françoise Correl ? Je ne vous ai

rien caché.

Je ne voyais pas que ça avait un intérêt pour vous, c'est tout.

Vous foutez pas de notre gueule.

Vous n'allez pas nous faire croire que vous ne pouviez pas joindre Françoise

Correl alors que vous êtes fiancée.

Autre chose, pourquoi Françoise Correl a engagé Julie Briand alors que Sébastien

Morin était mieux qualifié ? Françoise Correl est la directrice du chantier et

elle avait tout le loisir de choisir ses collaborateurs.

Ses petits camarades de jeu nous ont dit que Julie Briand ne s'intéressait plus à

l'archéologie comme à ses débuts.

Est-ce que j'y peux ? Arrêtez, monsieur Dorn. Vous allez m'énerver, le capitaine

Scandella.

Comment se fait-il que les fouilleurs n'ont pas trouvé la moindre trace d'une

nécropole et que Julie Brion, qui n'avait plus grand-chose à faire avec l

'archéologie, ait tout de suite mis la main là-dessus ? Ça, ce sont les hasards

de notre métier.

Certaines personnes ont plus de chance que d'autres.

Nous nous prendrons pour des demeureurs.

Le théâtrale, la sortie.

Pourquoi vous nous avez dit que vous connaissiez Julie Brion depuis sept ans

? Ça fait plus de vingt ans que je fais ce métier.

J'ai plus de douze équipes sous ma responsabilité, plus de vingt personnes

sous mes ordres.

Vous savez... Sept ans.

Sept ans. C'est long.

Non, forcément, des liens se tissent.

Voyez-vous, M. Dorn, moi... Je crois qu'on ne perd la mémoire que lorsqu'il s

'agit d'un meurtre.

Toujours est-il que dans les cas d'amnésie partielle, nous avons un

endroit autre que ce confessionnel qui nous permet de réactiver les neurones

défaillants. Cet endroit s'appelle la garde à vie.

Vous n'avez pas le droit. Je crois que je vais m'abstenir de vous demander

votre permission. Je vous en prie.

Ah ! Capitaine Scandella.

Françoise Correl, qui est venue de son propre chef.

Bonjour. Je vous en prie.

Jean-Pierre Dorn est innocent.

C'est moi qui ai tué Julie Brion.

Julie Brion avait mis une mauvaise ambiance dans mon équipe.

Je suis donc allée la trouver avant de partir. Je voulais la prévenir que si

elle ne changeait pas d'attitude, je ne pourrais pas la garder.

Et là, elle m'a ri au nez en me disant que je me trompais complètement, que c

'est moi qui allais partir, qu'elle était la maîtresse de Jean-Pierre.

C'était tellement dur à entendre.

Le temps est très vite monté.

Elle s'est emparée d'une pruelle. J'ai eu peur pour mon bébé.

Je suis enceinte de Jean-Pierre.

Je ne lui ai encore rien dit.

J'ai eu peur, vraiment peur.

Je l'ai pété dans la fosse.

Et ensuite ? Je me suis enfuie.

Et puis j'ai appris que Forestier était mort et que le suspectier Jean-Pierre n

'avait pas pu tenir plus longtemps.

Il dit que vous vous êtes enfuie après la chute de Julie Brion.

Quelle heure était-il ? Il était 11h30.

Je ne savais plus quoi faire. J'étais complètement paniquée.

C'est là que j'ai appelé Jean-Pierre.

Bien.

Je vais vous laisser un certain temps dans mon bureau. Le temps de vérifier

des petites choses.

Je crois qu'on tient enfin le chaînon manquant.

Je viens de voir un type qui était au Soudan en 93.

Bien.

Je crois qu'il est temps de réveiller M.

Dorn et de porter les toccades.

Bon, allez, moi j'abandonne, vous me détaillez.

M. Dorn, vous avez confié au capitaine Scandella que pour vous, il semblerait

qu'être capitaine de la brigade criminelle et qu'être archéologue, c'est

à peu près la même chose.

Je vous donne raison sur ce point. Tout comme vous, nous avons des idées

préconçues. Et tout comme l'archéologue, nous prospectons, nous fouillons, nous

étudions, puis nous publions notre procès verbal.

À quel stade en êtes-vous ? Au stade de la publication.

Ou à celle de Javeux, si vous préférez.

Lorsque vous vous êtes rendu sur le site, Julie Brion était encore... Non.

Si, elle était encore vivante, légiste et formelle.

Elle est morte asphyxiée au moins 1h30 après le départ de Françoise Correl. Ce

qui est supposé que le meurtrier ait descendu dans la fosse pour parachever

son oeuvre en l'étouffant.

Je l'ai vu, elle ne bougeait plus.

Nous allons revenir au Soudan.

En 1993,

vous étiez alors le responsable d'un chantier de fouilles très important.

Vous aviez parmi les membres de votre équipe une jeune étudiante au physique

avantageux, Julie Briand, avec laquelle vous avez eu une aventure.

Le 26 janvier 1993, Julie Briand se présente sous votre tente.

Elle vient vous montrer une découverte de manuscrits qu'elle vient de faire.

Elle vous laisse ces manuscrits pour étude. Au premier coup d'œil, vous

découvrez que ce sont des manuscrits d'une valeur inestimable.

À partir de ce moment-là, tout va très vite.

Vous annoncez à Julie Brion que sa découverte ne présente pas d'intérêt

particulier.

Vous rompez avec elle, puis vous quittez le soudan, la laissant seule avec son

grand, grand chagrin d'amour.

C'est une belle histoire, mais ça reste une histoire.

Moins fumeuse que la vôtre.

Grâce à l'obstination de l'excellent lieutenant Siskowski, nous avons

retrouvé l'un des fouilleurs présents au Soudan en 1993. Celui-ci confirme que

Julie Brion vous avait bien trouvé quelque chose et qu'elle vous l'a amené.

Alors je vais vous raconter ce qui s'est passé.

Vous débarquez à Paris, vous présentez votre découverte au mandarin, et du jour

au lendemain, vous êtes propulsé.

Vous devenez l'honorable conservateur d'or.

Pendant sept années, tout se passe pour le mieux en ce qui concerne votre égo,

honneur, respectabilité, etc.

Tout ce qu'un petit bonhomme comme vous peut désirer.

Malheureusement, pour vous, au bout de ces sept années d'ivresse, de

flatterie, Julie Brion réapparaît.

Elle sait que vous avez usurpé son travail, que vous avez volé sa

découverte. Mais plutôt que de vous dénoncer, elle préfère vous faire

chanter. Alors ça commence avec un peu d'argent, puis de l'argent, des cadeaux,

puis la place qu'elle convoite au sein de votre équipe, celle de Sébastien

Mora. Mais ça ne lui suffit pas.

Elle vous veut.

Son objectif alors, c'est de remplacer Françoise Correl dans votre vie.

C'est alors que le hasard se met de la partie.

François Scorel, moins lâche que vous, décide de s'expliquer avec Julie Brion.

Elle se rencontre.

Querelle de femme, ça s'envenime.

Ça dérape et sans jeu de mots, c'est la chute.

François Scorel, affolé, vous appelle.

Vous la rassurez. Vous lui permettez de tout effacer, de tout faire disparaître

et lui conseiller, surtout, d'aller se mettre au vert, comme cela avait été

prévu initialement.

Lorsque vous arrivez sur le site, contrairement à ce que Françoise Correl

vous avait dit, Julie Brion est encore en vie.

C'est pas possible.

J'étais prêt au piège.

Je n'avais pas le choix.

Elle voulait vivre avec moi, elle voulait que je te quitte. Elle menaçait

de nous détruire.

Je ne voulais que te protéger, mais quand je suis arrivé, elle est encore

vivante.

Quand j'ai vu le sage, j'ai mis la main sur sa bouche.

Et... C'était affreux.

Ensuite, j'ai pris ses clés.

Je suis allé cacher de l'argent chez elle avec un fragment de masque

funéraire d'un autre site.

Il savait que tout allait accuser Forestier.

Il lui suffisait alors de nourrir votre culpabilité pour vous tenir les caves.

Ce n'est pas vrai, Françoise. Ne l'écoute pas, ne le crois pas. Je t

'aime. Je suis désolé.

Dis-moi que ce n'est pas possible.

Ils sont plus chers.

Mais comment t'as pu faire ça ?

Tu crois qu'elle va en prendre pour lourd, Corel ? Elle pourra toujours

plaider la légitime défense.

Dorn, par contre, il est pas prêt de voyager.

C'est la fin d'une histoire d'amour à trois.

Eh, c'est ce qu'on appelle une tragédie.

Brion, qui aime Dorn, qui aime Corel, qui aime... Le capitaine Scandella.

Un beau fou.

Oh, pas autre sourire à tout le monde.

Faudrait que je te dise quelque chose.

Oh, Jean-Louis ! Oh, c'est pas vrai.

Ça va ? Ça va, ça tombe bien, dis donc.

Je vais déjeuner avec vous.

Oui. Numa ? Oui, bien sûr.

Tu es content ? Oui.

Je ne peux pas déjeuner tout seul. Non.

On va où ? Là-bas, au coin.

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