All language subtitles for Law.&.Order_.S08.E09.WEBRip.Amazon.fr-fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Dans le système pénal américain,

le ministère public est représenté

par deux groupes distincts mais d'égale importance :

la police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leurs histoires.

On m'a déjà menti.

Comme je te l'ai dit, pas de femme, pas de coloc ou quoi que ce soit.

Pas de problèmes, bébé.

Ah.

Du rouge à lèvres ?

Il est à ma mère.

Tu veux boire quelque chose ? Du vin ?

Un verre de rouge, ça serait bien.

Ça marche.

Tu es sûr que tu n'es pas marié ?

Pas aux dernières nouvelles.

C'est moi. Tu n'as plus à t'inquiéter.

J'ai tué Dee-Dee.

Et voilà.

Je viens de me rappeler qu'on m'attend quelque part.

- Oh, allez. Qu'est-ce qu'il y a ? - Non.

- Arrête ! - Allez.

Quoi ?

Allez.

Qu'est-ce que j'ai fait ? Allez !

Le message disait : "Je l'ai tuée."

Vous en êtes sûre ?

Vous l'avez dit vous-même, vous aviez bu quelques verres.

Ce gars a fait tuer quelqu'un. C'est ce que disait son répondeur.

Et où peut-on le trouver ?

Vous voyez le grand immeuble, à l'angle de Riverside et de la 114e ?

C'est là qu'il habite.

D'accord.

Il s'appelle comment ?

Stanley.

Il a dit qu'il était photographe de mode mais je ne sais pas où.

Donc, si je comprends bien,

Stanley quelque chose, qui est photographe de mode quelque part,

habite dans un appartement

probablement dans l'immeuble à l'angle de la 114e et de Riverside

et a reçu un message à propos du meurtre de quelqu'un

qui s'appelle peut-être Dee-Dee.

C'est ça.

Merci d'être venue.

Vous pensez pouvoir le décrire à notre portraitiste ?

- Oui. - Bien. Attendez là,

on va ramener quelqu'un.

Ça va être du gâteau.

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Il y a un Stan Arnold, un Stan Hudson,

sauf qu'il est au Nouveau-Mexique jusqu'à fin octobre.

Un Stan Kaminski...

Et si vous regardiez ce portrait-robot ?

Notre Stanley est photographe.

Il fait à peu près ma taille, brun et il aime ramener des filles...

Kaminski.

Vous l'avez vu avec quelqu'un, hier soir ?

Quand il y a un match des Rangers, je ne vois que la télévision.

Où peut-on le trouver ?

Il bosse dans un magasin qui vend du bois sur la 88e Ouest.

Elle était brune. Et maigre. Je ne me souviens pas de son nom.

Ellen, ça vous dit quelque chose ?

- Il lui est arrivé quelque chose ? - Dites-nous ce qui s'est passé.

On est montés chez moi. Elle s'est échauffée

mais l'instant d'après, c'était non.

Mais je ne l'ai pas touchée. Elle vous a dit ça ?

Non.

Vous avez rappelé tous les gens qui vous ont laissé des messages ?

Je n'ai pas écouté mon répondeur.

Vous connaissez une fille du nom de Dee-Dee ?

Quel rapport avec mon répondeur ?

Elle dit que quelqu'un a laissé un message à propos de Dee-Dee.

Cette fille écoute ma boîte vocale, elle empiète sur ma vie privée

- et c'est moi qu'on interroge ? - Qui est Dee-Dee ?

- Je ne connais pas de Dee-Dee. - Alors vous voudrez bien

qu'on écoute ces messages pour tirer ça au clair.

Je travaille. Qu'est-ce que vous me voulez ?

On parlera à votre patron.

Et je pars avec deux flics ?

Voyez ça du bon côté, Stan, vous n'êtes pas menotté.

Vous avez deux nouveaux messages.

Salut, c'est Kristin du Clam House, de vendredi dernier.

Je ne travaille pas, ce week-end.

J'ai mon bikini, si tu veux toujours partir en Jamaïque.

Mon numéro est le 555-0137. Salut.

Vendredi, 11h20.

Vous êtes très occupé.

M. Kaminski, c'est M. Lee d'OK Cable.

Pouvez-vous nous rappeler concernant votre facture ?

Vendredi, 12h47. Fin des messages.

Alors lequel est censé venir de Dee-Dee ?

La cassette se rembobine, après le dernier message ?

Oui.

Alors on va devoir l'emporter.

Je vais chercher un stylo.

- 555-0137. - Pardon ?

Le bikini, la Jamaïque, 555-0137.

SERVICE DES COMMUNICATIONS LUNDI 7 OCTOBRE

Le volume du message original et la haute fréquence

ont laissé une empreinte.

C'est moi. Tu n'as plus à t'inquiéter.

J'ai tué Dee-Dee.

- Le numéro est le 555... - Jeudi, 19h37.

La voix est jeune. Probablement une femme. Dans la vingtaine.

Il a peut-être envoyé une de ses copines tuer Dee-Dee.

Il est beau garçon mais pas à ce point. Merci.

Tu n'as pas des crimes avec de vrais corps à élucider ?

Elle veut peut-être simplement attirer son attention.

Si elle voulait juste lui causer des ennuis, elle aurait pu crier au viol.

Bon. Stanley Kaminski, 1995, voie de fait, conditionnelle.

Et en avril, une Dina Perucci a obtenu une injonction d'éloignement contre lui.

Dina... Dee-Dee ?

Allez voir si Dina est toujours en vie.

- Mme Perucci ? - Qui êtes-vous ?

Inspecteur Briscoe. Voici l'inspecteur Curtis.

Moi, c'est Theresa Green. Dina n'est pas là.

Quand est-ce qu'elle rentre ?

Elle est absente depuis lundi.

C'est inhabituel, pour elle ?

On est hôtesses de l'air.

Connaissez-vous son petit ami, Stan Kaminski ?

Qu'est-ce qu'il a encore fait ?

Elle avait obtenu une injonction d'éloignement.

Dina l'a quitté et une semaine plus tard, à 2 h du matin,

il vient cogner à la porte.

Quand l'avez-vous vue ?

Lundi matin. J'avais un vol

et à mon retour, elle n'était pas là.

Combien de fois je dois vous le dire ? Je ne connais pas de Dee-Dee.

Et Dina Perucci ? Vous la connaissez, non ?

Qu'est-ce qu'elle a à voir avec ça ?

Elle avait une injonction d'éloignement contre vous.

Dina a surréagi.

Vous aimez jouer les durs avec les femmes ?

J'ai frappé à sa porte. Où est le problème ?

Le problème, c'est l'aveu de meurtre sur votre boîte vocale.

Où est Dina ?

Je ne l'ai pas vue depuis des mois.

Elle vous a fait payer, avec cette injonction.

Vous vouliez peut-être lui rendre la pareille ?

Le message était peut-être une erreur. Un mauvais numéro.

Quand j'ai ouvert cette ligne,

j'avais plein d'appels pour un autre gars.

Cet autre gars a un nom ?

Ray ou Roy.

"Ray ou Roy", c'est tout ?

Allez. On y va.

Et l'autre gars, Ray ?

Quand vous vous souviendrez de son nom de famille,

dites-le au gardien, il nous préviendra.

Hé, Worldwide nous a répondu. Dina Perucci est en escale à Athènes.

Donc Dina n'est pas Dee-Dee.

Ou alors, c'est elle et l'appel était un canular.

Ou alors, ce n'est pas elle et l'appel était pour ce Roy.

Renvoie M. Kaminski chez lui.

On n'a pas le budget pour ça.

Vous avez une adresse ?

Bien. Merci.

Roy Lawlor. Il avait ce numéro, avant Kaminski.

APPARTEMENT DE ROY LAWLOR MERCREDI 9 OCTOBRE

C'est moi. Tu n'as plus à t'inquiéter.

J'ai tué Dee-Dee.

Vous reconnaissez cette voix ?

Aucune idée.

Vous ne connaissez personne du nom de Dee-Dee ?

- Non. - Diane ? Dina ? Doris ?

Peut-être quelqu'un rencontré en chemin ?

Je ne rencontre que des Roberto et des Jacques.

Ah, et Joe le barbier. Et ils ne s'entretuent pas pour moi.

Deux paquets par jour ?

Depuis que j'ai arrêté de boire.

Vous êtes aux Alcooliques anonymes ?

Oui, quand j'ai arrêté, j'ai failli devenir fou.

Je me suis inscrit, après mon divorce.

Ça reste difficile.

Un jour à la fois, hein ?

Oui. Ça fait des longues journées.

SUMI HAIR SELECT MERCREDI 9 OCTOBRE

Roy est sur le terrain, la plupart du temps.

Que couvre-t-il ?

Le Bronx, le nord de Manhattan jusqu'au Lincoln Center

et l'est jusqu'à la 86e.

- Vous êtes du 15e district ? - Non, du 27e.

Vous connaissez quelqu'un au 15e ?

J'ai des soucis de stationnement.

Quatre amendes en un mois.

Mes gars s'arrêtent devant,

se garent en double file deux minutes pour le restockage

et quand ils regagnent leur voiture, il y a une amende.

Dites, Lawlor est-il proche d'autres vendeurs ?

Non, il ne traîne pas vraiment avec les autres.

La plupart travaillent dans la région.

Lawlor reste surtout en ville.

- Pourquoi ? - Je n'ai pas pu le faire assurer.

L'assureur le voyait comme un risque.

Pour quelle raison ? Conduite en état d'ivresse ?

Quelque chose comme ça.

Il y a deux ans, il était ivre. Il s'est endormi et a déclenché un feu.

Quelqu'un est mort.

Qui ça ?

Sa fille, Diane.

Dee-Dee.

Alors, qu'est-ce que je fais des amendes ?

Payez-les, comme nous tous.

Une enfant de cinq ans endormie dans un coin de la chambre.

Les pompiers sont vite arrivés mais les fenêtres étaient fermées.

Inhalation de fumée.

Le père s'en est sorti. Pas l'enfant.

Les secouristes ont tenté de la ranimer mais elle était déjà morte.

- C'est parti de quoi ? - D'une cigarette

dans le salon, près du canapé où on a trouvé Lawlor.

C'est écrit que le feu est parti à un mètre du canapé.

Si quelqu'un fait tomber une cigarette, le feu se déclenche tout près, non ?

Bonne remarque.

Il y avait des mégots partout.

L'enquêteur a dû établir qu'un mégot avait mis le feu à un journal.

- Qui l'a signalé ? - Le chien de la voisine aboyait.

Elle est arrivée et a senti la fumée.

Lawlor a dit avoir déclenché le feu ?

Quand il a retrouvé ses esprits. Il était hagard.

À cause de l'inhalation de fumée ?

Oui, et de son alcoolémie à 0.25. Il était bourré.

Où se trouvait la mère, à ce moment-là ?

Dans le nord, à Saratoga.

Sacré trou de mémoire, Roy.

Essayez de vivre avec quelque chose comme ça.

Qui a téléphoné ?

Je ne sais pas. Quelqu'un qui veut me faire peur.

Et qui ferait ça ?

Je ne sais pas.

Vous voulez une liste ? Prenez un siège.

Et si on commençait avec votre ex-femme ?

Allons.

N'allez pas lui faire ressasser ça.

Elle en a assez vu comme ça.

Elle boit aussi, Roy ?

Vous nous diriez où la trouver ?

Je ne sais pas où elle est.

Vous n'êtes donc pas en contact ?

Je vous l'ai dit. Elle en a assez vu comme ça.

Vous avez trouvé mon travail avec mon numéro de sécu ?

Et votre patron nous a envoyés.

On ne peut plus boire tranquillement.

- Mme Lawlor... - Appelez-moi Sandra.

Et vous, vous pouvez m'appeler Sandy.

Mme Lawlor, nous avons des questions concernant la mort de votre fille.

Quoi ?

C'est un simple suivi. Le rapport dit que vous étiez à Saratoga.

J'étais à une conférence.

Et jeudi dernier, vers 11 heures ou midi ?

Où étiez-vous ?

Je dormais. Je ne me suis levée qu'à 13 h.

C'est mon jour de repos.

Du repos après vous être couchée tard ?

Je me couche toujours tard.

Avez-vous essayé d'appeler votre ex-mari, ce jour-là ?

Non, pourquoi ?

Quelqu'un lui a laissé un message à son ancien numéro.

Pourquoi j'appellerais ce numéro ?

Je lui ai parlé le 25 septembre, la dernière fois.

Vous vous souvenez de la date exacte ?

On aurait fêté les sept ans de Dee-Dee.

J'ai les relevés téléphoniques de Sandra Lawlor.

Pas d'appels à Kaminski

mais elle a passé quelques appels à Roy tard dans la nuit.

Ils duraient tous une minute.

Juste assez longtemps pour tomber sur le répondeur et raccrocher.

Ses appels étaient filtrés.

Elle a aussi passé une douzaine d'appels d'une minute à un autre numéro.

Et devine quoi, ce numéro appartient à une certaine Elaine Anderton Lawlor.

Une autre Mme Lawlor ?

Sur Park Avenue.

Ça pourrait être une sœur ou une tante.

Qui que ce soit, j'ai aussi ses relevés téléphoniques.

L'aveu est venu de ce téléphone.

DOMICILE D'ELAINE ANDERTON LAWLOR MARDI 15 OCTOBRE

Roy ?

On a divorcé il y a huit ans.

Il a déménagé dans le West Side, il y a six ou sept mois.

Je ne lui ai pas parlé depuis.

Et Sandra Lawlor ?

Sa deuxième femme ?

Cette ivrogne appelle à n'importe quelle heure

pour se plaindre de moi ou de lui.

Est-ce que Roy a des ennuis ?

On s'intéresse à la mort de sa fille, Diane.

- Et ? - Quelqu'un a laissé un message

pour avouer avoir causé l'incendie.

Quel rapport avec moi ?

L'appel a été passé depuis cet appartement.

C'est impossible.

Présente-moi à tes amis, Elaine.

Papa, ces messieurs sont des inspecteurs.

Y a-t-il un problème ?

Ils disent que quelqu'un a utilisé notre téléphone

pour avouer avoir tué la fille de Roy.

Quelqu'un vous fait marcher.

Les relevés téléphoniques montrent...

Je ne crois qu'aux documents

dont je peux prouver l'authenticité.

Pourquoi quelqu'un voudrait-il falsifier vos relevés téléphoniques ?

Ma fille n'est plus mariée à cet ivrogne.

C'est à lui que vous devriez poser vos questions sur l'incendie.

C'est lui qui l'a causé.

Il a détruit une vie et a failli détruire celle de ma fille.

C'est mon avocat. Parlez-lui autant que vous voudrez.

Si vous pouviez partir, je vous en serais reconnaissant.

Merci.

Qui travaille pour les Anderton ?

Ils ont deux femmes de ménage, Elsie Ruiz et Anne Ryan,

la cuisinière, Emma Hooper, le chauffeur et une secrétaire.

C'est un vrai moulin.

Ils ont quel âge ?

Ruiz a dans les 60 ans.

Et Ryan ?

La cinquantaine. Hooper, 40 ou 45 ans.

Quelqu'un d'autre ?

Non, juste M. Anderton, sa fille et son enfant.

- Son enfant ? - Oui, Terry.

Sa mère et lui vivent avec M. Anderton, depuis le divorce.

Quel âge a Terry ?

C'est un adolescent de 14 ou 15 ans.

- Avec une voix aiguë ? - Oui.

- Où est-il, en ce moment ? - À l'école.

Le chauffeur le ramène vers 16 h.

Merci.

- Le gamin ? - Le gamin.

Je doute que les Anderton nous accordent un enregistrement de sa voix.

Peut-être qu'il nous l'accordera lui-même.

Bonjour. On cherche le Metropolitan Museum.

Prenez à gauche juste là,

descendez de trois rues et prenez la 5e avenue.

D'accord. Là, puis trois rues plus loin ?

Non. La première à gauche, prenez la 5e et remontez

jusqu'à la 80e. Vous ne pouvez pas le rater.

Merci, ce fut un plaisir.

Sa voix atteint à peine 50 décibels.

Même avec un filtre, ça ne sera fiable qu'à 60 %.

Merci.

Il nous faudrait 80 % de fiabilité, pour un mandat d'arrêt.

Voyons les preuves de l'incendie.

Cinq mégots, des journaux,

quelques boîtes d'allumettes.

Hôtel Connaught, à Londres.

Oui. Ma première femme voulait y passer une nuit.

Mais on ne pouvait se permettre qu'une heure.

C'est le genre de Roy Lawlor, non ?

Pas le Roy Lawlor que j'ai vu.

Mais c'est du Carl Anderton tout craché.

Où a-t-on trouvé ça ?

Par terre, dans le couloir.

On a cherché des empreintes ?

Non.

Des génies. Le carton a une finition en acétate.

Il n'est pas trop endommagé. Ils auraient dû relever des empreintes.

C'est peut-être encore possible.

Les empreintes sur la boîte d'allumettes ne sont pas celles de Roy.

Elles sont à qui ?

La taille de l'empreinte évoque celle d'un enfant.

Qu'est-ce qu'on a d'autre ?

Une correspondance à 60 % de la voix du message.

Seulement 60 % ? Carl Anderton est membre du comité de réélection du maire.

Si c'était un simple employé de péage,

on serait en train d'arrêter son petit-fils.

Qu'est-ce que vous voulez dire ?

- Vous avez... - On a une empreinte et un aveu.

Et le mobile ?

C'était la demi-sœur du gamin.

Pas besoin d'être un génie pour trouver quelque chose.

Alors trouvez quelque chose.

Et le père ?

Il a eu plein d'occasions d'incriminer son fils mais ne l'a pas fait.

La mère de la fillette ?

Si elle avait quelque chose à dire sur l'incendie,

elle l'aurait déjà dit.

Et les gens qui vivaient avec le garçon ?

Il doit y avoir des employés de maison, chez les Anderton.

S'ils y travaillaient il y a deux ans, si on peut les trouver

et s'ils veulent bien nous parler.

J'ai confiance en vous.

M. Anderton m'a fait signer une clause de confidentialité.

Il ne peut pas vous empêcher de nous parler.

Une fillette est morte dans un incendie peut-être causé par Terry.

Tous ses employés doivent signer ça.

La fillette avait cinq ans.

Allons, il vous faut un mandat ?

Tôt ou tard, vous devrez nous parler.

Après l'incendie, Terry restait dans sa chambre

à faire des dessins de cette pauvre petite fille.

Est-ce qu'il en parlait ?

Seulement à son père.

Terry l'appelait au milieu de la nuit.

Je l'entendais depuis l'autre chambre, à parler sans fin.

De quoi ?

Terry ne pouvait voir son père que les week-ends.

- Il en rejetait la faute sur la fillette. - Que disait-il d'autre sur elle ?

Il disait qu'elle essayait de monter son père contre lui.

Une fillette. C'était délirant.

Je me suis dit qu'il prenait peut-être des médicaments.

Après l'incendie, Terry a arrêté de l'appeler.

Terry prenait des médicaments ?

Je ne crois pas.

Savez-vous où il était, la nuit de l'incendie ?

Je ne sais pas.

Deux semaines après l'incendie,

j'ai fouillé un sac de vêtements pour l'Armée du Salut.

Pourquoi ?

Ils jettent plein de choses. Souvent en bon état.

Donc vous avez fouillé le sac...

J'ai trouvé une chemise.

Et ?

Elle sentait toujours la fumée.

La chemise était à Terry ?

Allez, chérie.

Terry Lawlor.

Qu'est-ce que vous faites ?

Voici un mandat pour votre fils.

Vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Diane Lawlor.

- Maman... - Tout va bien. C'est une erreur.

Vous avez le droit de garder le silence. Vous avez le droit...

Parlez-en à mon avocat.

On serait ravis de lui parler avec vous au commissariat.

Vous montez ?

Salauds.

Je n'aime pas ça.

Mon petit-fils, avec un appareil de surveillance électronique,

en liberté sous caution.

Si ce n'était pas votre petit-fils, il n'y aurait peut-être pas de caution.

Sauf votre respect, M. McCoy, si ce n'était pas mon petit-fils,

il ne serait même pas inculpé de ce crime.

M. McCoy, Terry Lawlor est un bon garçon.

Dont on a retrouvé les empreintes dans un incendie

qui a tué une fillette.

Ça ne prouve pas que mon petit-fils...

C'est suffisant pour un procès.

Ou alors parlons d'un accord.

Non. Nous sommes là pour parler de l'abandon des poursuites.

On parlera d'un accord avec sa mère.

J'ai sa tutelle.

Je prends toutes les décisions qui le concernent.

C'est à moi que vous parlerez, M. McCoy.

La brigade anti-incendie a classé l'affaire, il y a deux ans.

C'est un ivrogne du nom de Roy Lawlor qui a fait ça.

Il ne s'agit pas de Roy Lawlor.

Ni de vous, d'ailleurs, M. Anderton.

Bien sûr qu'il s'agit de moi.

Vous ne prouverez jamais que Terry a déclenché cet incendie.

Nous avons un enregistrement de ses aveux.

Pas pour longtemps.

C'est une requête pour une audience d'audibilité.

Une correspondance de 60 %, ça ne vaut rien. Et vous le savez.

BUREAU DE LA JUGE JANE SIMONS VENDREDI 25 OCTOBRE

Voilà six rapports de trois experts de renommée nationale

comparant la bande à la voix de mon client et à cinq extraits aléatoires.

La voix de ma femme correspond à 50 %.

La correspondance que nous présentons n'est pas définitive

mais probable, à la lumière d'autres éléments.

Mme la juge, l'enregistrement a été falsifié au labo.

L'appel a été émis du domicile de son client.

Peut-être bien mais la question est de savoir si mon client a passé cet appel.

M. McCoy, la bande a été retouchée

et a produit une correspondance contestée par les experts.

Les experts de la défense.

J'ai aussi entendu vos experts.

J'ai écouté les enregistrements

et je ne suis pas en mesure d'affirmer qu'il s'agit de la même personne.

Étant donné la nature inflammable du contenu de l'enregistrement,

je ne l'autorise pas.

Le petit-fils de Carl Anderton.

Carl est un type bien.

On a travaillé ensemble pour la campagne Lindsay.

Ce n'est pas lui qu'on poursuit.

Le garçon s'en veut clairement pour ce qu'il a fait.

Il a appelé son père, non ?

Tu as proposé un accord ?

Ils ont refusé.

- Quel genre d'accord ? - On n'a pas été jusque-là.

Il a refusé l'idée même d'un accord.

Adam, pourquoi tourne-t-on autour du pot ?

Ce type est assis sur un trésor de quatre milliards. Il y a trois ans,

lors de la fusion entre Atlantic et Star Cable,

il a vaincu l'Autorité des marchés financiers.

Il est riche et puissant.

Peut-être que Robin Leach devrait instruire l'affaire.

Carl Anderton a fait tomber un gouverneur,

fait élire des sénateurs et désormais, il se bat pour son petit-fils.

Je ne vais pas lui cirer les pompes.

Je veux que tu le traites avec respect.

Je le traiterai comme n'importe quel autre homme.

Je me fiche de qui il est.

Robert Kennedy s'est assis sur cette chaise,

à fumer des Monte Cruise,

après avoir signé l'accord de rénovation de Bedford-Stuyvesant.

- Tu te souviens ? - Oui.

- Tu étais assis... - Je me tenais là.

Oui, c'est ça.

- Tu veux boire quelque chose, Adam ? - Non, merci.

Tu sais ce qui m'amène.

On a eu nos moments difficiles, Carl.

Ça va en être un autre.

Ça va mal se finir.

Adam, si tu le voulais, tu pourrais mettre fin à cette affaire.

Ton petit-fils a avoué.

Non, ce n'était pas un aveu.

Terry voulait juste remonter le moral à son père.

Il a un grand cœur.

Il y a d'autres preuves.

Le mieux, c'est encore un accord.

Quand prend fin ton mandat ? Au printemps, c'est ça ?

- Qu'est-ce que tu insinues ? - Qu'on se comprenne bien.

On se connaît depuis bien longtemps.

La ville a beaucoup changé.

Mais les choses qui comptent, la loyauté et l'amitié,

n'ont pas changé.

En effet.

C'est mon unique petit-fils, Adam,

et tu étais au mariage de sa mère.

J'ai des photos de toi en train de le tenir, bébé.

Désolé, Carl. Un accord a été proposé.

Accepte-le ou pas, c'est à toi de voir.

Adam, tu me refuses cette requête personnelle ?

Je ne peux pas faire ça, mon ami.

C'est non.

Une empreinte sur une boîte d'allumettes et une chemise qui sent,

j'ai instruit des dossiers plus solides que ça.

Ça pourrait aider de dire au jury ce qui a fait de Terry un pyromane.

Il était en colère contre son père. Ça peut se comprendre.

Quelque chose l'a fait vriller.

La nounou pensait à des médicaments. Ce serait bien de pouvoir le prouver.

J'ai vérifié les dossiers scolaires et médicaux, les assurances,

aucun signe d'un problème de médicaments.

Et ses amis ?

Je n'en ai pas trouvé.

Et personne à l'école ne veut dire du mal de lui.

Ils ont peur de perdre une future dotation.

Et les autres écoles où il est allé ?

Il y a la Selwyn Academy. L'école privée où il était au moment de l'incendie.

Ils refusent de parler.

C'est leur trombinoscope ?

Il n'a pas l'air bien méchant, en veste et en cravate.

- Comme vous tous. - Oui.

Regarde.

Leur conseillère d'éducation.

Peut-être qu'elle saura s'il prenait des médicaments.

ÉCOLE PRIMAIRE BERNARD MARDI 19 NOVEMBRE

Ce n'était pas les médicaments, son souci.

Ça n'aurait peut-être pas été plus mal.

Quel était son problème ?

Son vrai problème ?

Je ne l'ai jamais su.

Mais sa conduite à l'école, c'était quelque chose.

Il était difficile ?

Ça dépendait des moments.

Il pouvait être charmant une semaine et un véritable monstre celle d'après.

Il se renfermait et c'était impossible de lui faire dire quoi que ce soit.

Vu sa vie, ce n'est pas normal qu'il soit d'humeur changeante ?

Il ne s'agissait pas de ça.

Il a décidé de se présenter pour être délégué de sa classe.

Il avait un programme détaillé, des affiches, tout.

Une semaine avant l'élection, il s'est retiré.

Je lui ai demandé pourquoi. Il s'est lancé dans une diatribe

sur le sabotage de sa campagne par l'autre candidat et ses espions.

C'était vrai ?

Il a dit qu'il pouvait les entendre chuchoter à travers les murs.

Paranoïa, schizophrénie, troubles bipolaires...

Je devrais établir un diagnostic à partir des observations d'une amatrice ?

Oui. Où est le problème ?

D'accord.

Il ne s'identifie pas à autrui, tolère mal la frustration, il est imprévisible.

Jusque-là, on dirait mon enfant.

Cependant, avec la peur, les soupçons et les murmures à travers les murs,

on dirait les stades précoces de troubles bipolaires.

Des troubles bipolaires.

Une alternance de cycles dépressifs et maniaques.

On se sent parfois mieux que d'habitude,

plus vif, dynamique et charmant.

Accompagné d'hypersexualité et de mauvais jugement.

Puis soudain, on est irritable, agressif,

on a des délires de persécution, on entend des voix.

C'est ce qui lui arrive ?

C'est un diagnostic de troisième main. C'est tout ce que ça vaut.

Mais ça pourrait expliquer ses pulsions pyromanes.

S'il est fou, pourquoi son avocat n'opte pas pour cette défense ?

Bonne question.

Des troubles bipolaires ?

C'est vous qui devriez consulter, M. McCoy.

On ne sort pas ça de nulle part.

On a parlé à la conseillère d'éducation, à ses amis...

Des gens aux compétences en psychiatrie solidement établies.

Le comportement qu'ils ont observé ne peut être expliqué autrement.

M. Anderton, je n'ai nullement l'intention de poursuivre votre petit-fils,

s'il souffre de troubles psychiques.

Tout va bien chez Terry.

Donc vous voudrez bien que notre psychiatre l'examine.

Pour pouvoir récupérer des preuves contre lui ? Je ne crois pas.

Ça serait officieux, vous n'avez rien à perdre.

Votre petit-fils a besoin d'être suivi, pas d'être envoyé en prison.

Vu l'état de votre dossier, il n'a pas de souci à se faire.

Monsieur, votre petit-fils a tué cette fillette.

Que ce soit en prison ou en hôpital psychiatrique,

il devra en répondre.

Après tout cela, M. McCoy, mon petit-fils rentrera avec moi.

On verra ce qu'en dit le juge.

Je vais demander une audience pour un examen psychologique.

Mme la juge, j'ai soumis cette requête dans l'intérêt de la justice.

L'accusé n'est-il pas mieux conseillé par son avocat ?

À moins que celui-ci refuse de reconnaître l'évidence.

Quelle évidence ?

Mme la juge, l'accusé n'a pas hurlé à la lune

ou arraché ses poils.

Il n'est pas fou.

Si son client n'a aucun souci, alors l'examen psychologique...

C'est une procédure sans intérêt qui ne peut que nuire à mon client.

L'accusation pourrait l'interroger en violation de ses droits.

M. McCoy, si la condition mentale de son client est si évidente,

alors cela se verra quand je lui parlerai.

Je l'interrogerai dans mon bureau et jugerai de votre requête.

J'aimerais que notre psychiatre soit présent.

Certainement pas.

Ce qui se passe dans mon bureau me regarde, M. Weaver.

Le psychiatre de M. McCoy peut observer mais c'est moi qui pose les questions.

La séance reprend.

- La juge Jane... - Donc vous comprenez

tout ce qui s'est passé jusque-là, dans cette affaire ?

Oui, madame.

Et comment le vivez-vous ?

J'ai peur.

C'est compréhensible.

- Et comment vous sentez-vous, chez vous ? - Je joue beaucoup à la Nintendo.

Je ne peux pas vraiment faire du roller, avec ça.

Merci d'être venu. Vous pouvez attendre M. Weaver dehors.

Il m'a l'air d'un adolescent normal.

Sauf votre respect, Mme la juge,

j'aurais posé d'autres questions.

C'est pourquoi vous étiez admis ici uniquement en tant qu'observateur.

Le Dr Skoda veut dire que...

M. McCoy, je me fiche de ce qu'il voulait dire.

Je suis contente que l'accusé soit sain d'esprit.

Votre requête pour un test d'aptitude mentale est rejetée.

Je ne lis pas dans les pensées, Jack.

"Bonjour, comment ça va ?" n'est pas une question de diagnostic.

Tu ne peux rien me dire ?

Il aime le roller et la Nintendo.

Moi aussi.

Je ne comprends pas. Ils auraient dû sauter sur l'occasion.

Ils pensent qu'ils vont gagner.

Au rythme où vont les choses, c'est probable. On fait quoi ?

On va en procès.

S'ils ne veulent pas utiliser son état mental pour le faire acquitter,

on s'en servira pour le faire condamner.

Il a mis le feu parce qu'il délire.

S'il a des troubles mentaux, sa place n'est pas en prison, Jack.

- On n'en arrivera peut-être pas là. - Et sinon ?

On est payés pour ça.

COUR SUPRÊME LUNDI 15 DÉCEMBRE

Après la naissance de Dee-Dee, Terry est devenu agressif envers elle.

C'est-à-dire ?

Il la serrait trop fort, par exemple.

En avez-vous parlé avec votre mari ?

J'ai dit à Roy que je ne voulais pas voir Terry près d'elle.

J'avais peur qu'il fasse quelque chose.

On a limité ses visites au week-end, en ma présence.

Pourquoi n'avoir rien dit à la police ?

Je ne pensais pas que c'était important. Roy a dit que le feu était sa faute.

Merci. Rien à ajouter.

Mme Lawlor, y avait-il des témoins,

à part vous-même, qui aient vu Terry serrer Diane ?

Non.

- Buvez-vous ? - Objection. Pertinence.

Ça a trait à la crédibilité.

Rejetée. Répondez à la question.

Je bois quelques verres, tous les jours.

N'est-il pas vrai que par deux fois, votre mari et vous

vous êtes disputés si violemment que les voisins ont dû appeler la police ?

Oui, mais...

Que c'est un exemple du type de foyer que Roy Lawlor et vous offriez

et que ce sont la mère et le grand-père de Terry...

Objection.

... qui ont limité les visites, pas vous,

parce qu'ils craignaient pour sa sécurité ?

Il atteste, Mme la juge.

Retenue.

Le jury ne tiendra pas compte de la dernière remarque de M. Weaver.

Pas d'autres questions.

Terry m'a dit plusieurs fois qu'il pensait qu'on le persécutait.

Par exemple, vers la fin de l'année scolaire,

il était convaincu que les autres élèves conspiraient contre lui.

- Vous a-t-il dit d'où il tenait ça ? - Objection. Ouï-dire.

Ce témoignage ne vise pas à prouver la véracité de la déposition

mais à établir l'état d'esprit de l'accusé au moment des faits.

Rejetée. Que le témoin réponde.

Il a dit qu'il entendait les autres élèves.

Mme la juge, peut-on approcher ?

Ce témoin est une conseillère d'éducation.

Elle n'est pas licenciée d'un institut reconnu de psychiatrie

ou de psychologie...

On ne lui demande pas un diagnostic professionnel

mais de décrire le comportement observé, ce qui est à la portée de tout un chacun.

Il a raison, M. Weaver.

Mme la juge, en tant que conseillère d'éducation,

tout ce que mon client lui a dit relève de la confidentialité du patient.

Il faudrait savoir.

Soit c'est une praticienne qualifiée, soit elle ne l'est pas.

C'est exact, M. Weaver. Veuillez regagner vos places.

Mme Garey, veuillez répondre à la question de M. McCoy.

Il m'a dit qu'il entendait les autres élèves

chuchoter à son propos à travers les murs.

Avez-vous remarqué d'autres comportements, à cette époque ?

Mme la juge, nous demandons une suspension d'audience.

Pour quelle raison ?

Pour nous entretenir avec le procureur.

- M. McCoy ? - Nous n'avons pas d'objection.

Très bien. L'audience est suspendue.

Nous nous retrouverons demain à 10 heures.

Nous sommes prêts à plaider l'homicide involontaire.

L'incendie était accidentel.

Il n'y avait pas de préméditation.

Terry ne voulait pas faire de mal à qui que ce soit.

Vous l'enverriez en prison ?

Pour la peine minimale dans un centre pour mineurs.

La prison, c'est la prison.

M. Anderton, pensez-vous vraiment que là est sa place ?

C'est là que vous voulez l'envoyer.

Vous avez entendu le témoignage. Il a besoin d'une aide psychiatrique.

Certainement pas.

Je ne vous comprends pas, M. Anderton.

- On lui propose... - Quoi ?

De rester dans une maison de fous

jusqu'à ce qu'un fonctionnaire décide qu'il peut sortir ?

Je sais de quoi il s'agit vraiment, M. McCoy.

Vous poursuivez mon petit-fils pour me faire honte. Si.

Personnellement, professionnellement, publiquement.

Je connais les gens comme vous. Vous croyez que faire tomber un homme

qui a réussi dans la vie va vous revaloriser.

Vous ne vous en tirerez pas ainsi.

J'ai fait une offre raisonnable.

Refusez-la et je révélerai au public

le petit être vindicatif et envieux que vous êtes vraiment.

M. Anderton ? Avez-vous une déclaration à faire ?

De quoi parliez-vous au procureur, M. Anderton ?

Dites à M. Anderton que l'on réfléchira à son offre.

Je ne comprends pas. Il attend une meilleure offre ?

Est-ce qu'il prépare un appel ?

Que disait Skoda ?

Charmant un instant, agressif et paranoïaque l'instant d'après.

Ça te dit quelque chose ?

Carl Anderton. Tel grand-père, tel petit-fils ?

C'est peut-être la conclusion qu'il craint.

Trouve tout ce que tu peux sur lui.

En 1951, il a quitté Andover en milieu d'année scolaire.

Il a eu le mal du pays.

Il a fini l'année à Austen Riggs,

le pensionnat des riches et célèbres.

Il a passé les deux années suivantes chez lui avec des tuteurs.

Carl a toujours été plein d'entrain.

Ce n'était pas de l'entrain, Adam.

J'ai des coupures de presse des 30 dernières années.

Il y a des absences inexpliquées, des admissions à l'hôpital,

pour épuisement.

Ensuite ?

En avril, il a fait une offre surprise d'acquisition pour Commonwealth Airlines.

Il l'a retirée une semaine plus tard

en accusant l'Aviation civile et les actionnaires d'être contre lui.

C'est un comportement maniaco-dépressif classique.

Ça n'a aucun sens. Il dirige une des 500 plus grosses boîtes du pays.

- Howard Hughes aussi, avant. - Les traitements le sauvent peut-être.

Ne l'humiliez pas.

Il s'interpose entre son propre petit-fils et une décision appropriée.

Je veux le dégager de là.

Sa fille peut peut-être le raisonner.

Mon père adore mon fils.

Si Terry était malade, vous ne pensez pas qu'il l'aiderait ?

À moins qu'il ne craigne d'y être associé.

- Associé à quoi ? - Aux troubles mentaux.

Je vous l'ai dit, mon père est en parfaite santé mentale.

C'est un personnage public. Ça se serait vu.

Pas s'il est sous traitement.

Et peut-être les gens l'ont-ils vu, Mme Lawlor.

Voyez comment les médias le décrivent.

Haut en couleurs, excentrique, mercuriel, imprévisible.

Ce n'est pas du dénigrement.

Pour un psychiatre, ça veut dire "instable".

Ayez-en le cœur net. Allez voir son armoire à pharmacie.

S'il prend du Tegretol, du Risperdal, de l'acide valproïque, du lithium...

Mon père ne prend que des somnifères,

pour l'apaiser. Ses journées sont très stressantes.

Ou pour garder ses imprévisibles sautes d'humeur sous contrôle.

Écoutez, votre père vous a-t-il dit qu'il a proposé de laisser Terry plaider

l'homicide involontaire ?

Nous lui offrons de plaider non coupable pour cause de troubles mentaux

et d'aller dans un centre psychiatrique plutôt qu'en prison.

Mon père a la tutelle de Terry.

Je n'ai aucune autorité. Je ne peux pas...

Je ne sais pas quoi faire.

Qu'est-ce que tu fais là ?

Adam, qu'est-ce que c'est que ça...

Je l'ai invitée, pour voir si, à tout hasard, un membre de votre famille

pouvait agir dans l'intérêt de votre petit-fils.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

M. Anderton, voyons ce que McCoy a décidé.

Avez-vous réfléchi à notre offre ?

L'homicide involontaire ? Hors de question.

C'est l'homicide involontaire aggravé

ou non coupable pour cause de troubles mentaux.

On y revient ?

Quand vous le mettrez-vous dans votre petite tête ?

Mon petit-fils n'a rien à faire à l'asile.

Papa, il a besoin d'aide.

Toi, va m'attendre dehors.

Elle reste.

- Dehors. - Non.

Peu importe son avis. C'est moi qui ai sa tutelle.

Ça pourrait changer, M. Anderton.

Il faut l'accepter, Carl.

Nous allons demander à ce qu'elle soit tutrice ad litem .

Pour quel motif ?

- L'aptitude mentale. - Celle de qui ?

La tienne.

On sait que tu es allé à Austen Riggs.

On est au courant des tuteurs privés, des hôpitaux...

C'était de l'épuisement. C'est tout.

Quand la procédure sera lancée, les mandats émis, tout le monde saura.

Désolé, Carl.

C'est à eux que tu fais confiance ?

Ils ont fini par t'avoir, hein, Adam ?

Après toutes ces années, tu as fini par te coucher ?

Ce truc, là, cette accusation...

Tu ne vois pas qu'ils ont déjà essayé, les journaux, la télé ?

Tu as vu les indices, comment Commonwealth a voulu me dénigrer.

Tu sais pourquoi ? Parce qu'ils avaient peur de moi.

À cause de ma vivacité.

De comment j'ai réussi !

Laisse-les faire ça

et ça ne s'arrêtera jamais.

Une fois que ça commence... ça ne s'arrête jamais.

- Et puis... - C'est bon.

- Ensuite... - C'est bon, Papa.

Adam...

Adam, s'il te plaît, ne les laisse pas me faire ça. S'il te plaît.

S'il te plaît.

COUR SUPRÊME LUNDI 5 JANVIER

Je me souviens que je croyais que ma demi-sœur avait...

une sorte de démon en elle.

Un démon ?

Ça avait un rapport avec l'alcoolisme de mon père.

Je me disais qu'en mettant le feu, je pourrais effrayer le démon.

J'ai lu dans un livre...

que les Amérindiens utilisaient le feu pour purifier les innocents.

Je voulais juste que mon père arrête de boire.

Je le souhaitais plus que tout au monde.

Pourquoi n'avoir dit à personne que vous aviez déclenché l'incendie ?

Je l'ai fait.

Je l'ai dit à mon grand-père en rentrant.

Il m'a dit de ne pas en parler.

Qu'il s'assurerait que je n'aie pas d'ennuis.

M. McCoy ?

Le ministère public est satisfait.

Très bien.

Terence Lawlor,

vous serez placé en détention dans un centre sécurisé

qui sera désigné par le commissaire du Département de santé mentale

jusqu'à ce qu'un panel de médecins détermine

que vous n'êtes plus un danger pour vous-même et pour la société.

La séance est levée.

Désolé pour ton ami.

Ne t'en fais pas.

On n'a pas fini d'en apprendre sur lui.

Vivre avec ce secret toutes ces années,

ça a dû demander beaucoup de volonté.

Oui. Carl en a toujours eu.

À chaque coup audacieux,

de la campagne Lindsay aux offres d'acquisition,

les éditorialistes le traitaient de fou.

Et Carl souriait, c'est tout.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.