All language subtitles for La.Crim.S02E02

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Original subtitles

Bonjour. Bonjour, commandant.

Alors, la demeure appartient à la famille de Gasquet.

Jacinthe de Gasquet.

Ce nom vous dit quelque chose ? Chevalier de la Légion d'honneur, figure

de la dernière guerre, sortie durant les forces françaises, un mari chef d'un

réseau de la résistance.

On la tue ? Pas elle, son gendre.

Alain Chevalier.

La parole est morte la dernière, mais son souvenir reste très présent,

notamment à l'ONU, où elle a fait une carrière aussi brillante qu

'internationale.

Sa fille Hélène a recruté Flambeau, chef du protocole à New York, Buenos Aires,

Vienne.

Enfin, le procureur veut qu'on mette tout en oeuvre pour retrouver le

coupable. Il a été personnellement prévenu par un membre éminent de l'ONU.

Vous voyez ce que ça signifie ? Régler l'affaire rapidement, avec discrétion,

étoité. Au revoir, commandant. Au revoir.

Elle est marrante, l'ONU. L'ONU, même avec l'aide de l'Élysée, quand on n'a

rien, on n'a rien. C'est pour ça qu'on est là.

Pour trouver quelque chose.

Jean Mirmont, le majordome.

Il a prouvé le corps ce matin.

Tu vois qu'on a quelque chose ? Je m'en occupe.

Jean Mirmont.

Capitaine Scandella.

Venez par là.

La main droite recèle des traces de poudre.

La victime a dû vouloir se défendre malheureusement.

Son agresseur aura eu plus de chance.

Elle devait être très proche de lui au moment du tir.

Pourquoi ? Parce que la boue est parfuminée.

Elle noircit tout autour de l'orifice de l'entrée de la balle.

Petite zone de stupide virulente.

Tatouage significatif d'un tir rapproché, voire un bout portant.

On a trouvé deux douilles.

À vue d'œil, une de 22 et l'autre, je dirais, de 6,35.

Clé ouverte sur le front de 5 mm de diamètre.

La balle de calibre 22 landée, qui a tué notre homme, l'autre, provient

certainement de son arme.

Le malheureux a dû rater sa cible et l'autre a riposté.

Nous sommes donc à la recherche d'une balle perdue.

Bon, une fois dans le jardin, accéder à l'entrée de service et fracturer la

porte, ça c'est facile.

Et la grille, là ? Vous me dites que ce matin, quand vous êtes arrivé, elle

était fermée ? À part vous et la famille, qui est-ce qu'elle est clé ?

Personne.

En tout cas, pour escalader un truc pareil, il faut être agrégé de varap.

Elle est là.

Ah oui, regardez la trajectoire. Notre homme a tiré sur l'intrus et la balle

est allée se placer tout droit dans la pendule. Cette pendule, comme vous

dites, lieutenant Siskowski, est un cartel du XVIIIe siècle, un objet rare

et précieux.

C'est vous qui êtes rare et très précieux, mon cher le marchand.

En tout cas, votre cartel a sacrément perdu de sa valeur. Notre mécanisme est

complètement foutu.

Étant donné que le mort est en pyjama, je suppose,

Il était tué à une heure du matin.

Et vu sa rigidité cadavérique, somme lundi, je dirais dans la nuit de samedi

à dimanche.

Docteur Chang, le client est à vous.

Attendez.

Attendez. L'armoire de sa montre a été

arrachée. Notre client a dû s'accrocher à quelque chose, peut-être.

Vêtements de son agresseur.

Une veste en cuir.

Si c'est le cas, le fermoir doit être encore dans cette pièce.

Monsieur, je crois que c'est à vous de jouer.

Belle bagnole.

C'est ma voiture.

J'ai toujours rêvé d'en avoir une comme ça, moi.

Le problème, c'est les ailes.

C'est ce que je vous disais.

Vous voyez là ? On vous l'a bigné.

Bien, il y avait deux armes.

La balistique confirme que c'est bien la balle tirée par l'arme de la victime

Alain Chevalier que l'on a retrouvée fichée dans le cartel.

Dans le quoi ? Le cartel, c'était une pendule du XVIIIe siècle, je sais pas.

Hein ? Non.

Chevalier a tiré le premier.

Il s'est effondré.

Après le coup tiré, lui, par son meurtrier.

La découverte tardive du corps n'a pas permis au légiste de rétrécir la

fourchette horaire.

Et selon lui...

Le chevalier a été tué dans la nuit de samedi à dimanche entre 22h et 3h du

matin. Mais si l'on en juge la position des aiguilles, 1h du matin

tomberait la mort exacte d'un victime.

Excusez-moi les marchands, mais le coup du réveil cassé qui donne l'heure de la

mort, on l'a vu dans tous les films.

Si l'assassin avait voulu se servir de ça comme à Libye, c'était facile.

Il tire le premier du chevalier, après il avance ou il recule les aiguilles d

'une heure ou deux.

Il place le flingue dans la main du mort et puis il tire dans votre... Jartel,

là.

Jartel.

Capitaine Scandella. Non, non, le chevalier a bien tiré.

Le premier.

Les traces de sang bien naissent tout autour de sa tête. Je trouve que le

cadavre n'a pas été déplacé.

Après la mort.

De toute façon, il était déjà mort.

Voilà. Il n'a eu besoin de personne pour tirer.

Les voisinages, ça a donné quoi ? Pas grand-chose. C'est le week-end. Dans ces

quartiers-là, ils sont tous dans la résidence secondaire.

Et ce qu'on a sur la victime ?

Alors... Voilà.

Alain Charrier, 50 ans, deux enfants, 6 de concierge, sortie majeure de sa

promotion HEC.

Il épouse une aristote, Hélène de Gasquet, et il devient marchand de

biens. Faire réussite pour un 6 de concierge.

Ben ouais. C'est un peu ton trajet, mais à l'envers.

Grand train de vie jusqu'à la crise immobilière des années 90.

Là, il perd tout, bien sûr, dépôt de bilan. Et puis, ah oui, depuis, il était

courtier d'assurance chez un type.

Philippe Thiener.

Thiener, des assurances Thiener ? Oui, mais Philippe, c'est le FIC. Le

fondateur, c'est son père, Georges.

Les assurances, c'est tous des escrocs, de toute façon. Alors, des ennemis, il

ne devait pas en manquer.

Ça se trouve, c'est un crime prémédité.

Le tueur attend qu'Alain Chevalier soit seul dans la baraque.

Il fait croire à un cambriolage alors qu'il est simplement venu pour le buter.

Oui, peut-être.

Bon, Tessier, vous aidez Sisco, vous pouvez passer de la famille.

Et ne faites pas cette tête.

Les aristos, c'est votre rion, non ? Bon, nous, on va voir l'assureur.

Alain était mon plus vieil ami.

En fait, ses parents étaient les gardiens de mon pensionnat.

Un endroit extrêmement...

Coupé. À côté de tous ses gosses de riches, il était dix fois plus brillant.

Il avait un charisme inouï.

Je l'aurais suivi n'importe où.

En plus, il réutilisait tout ce qu'il entreprenait.

Y compris grimper les baronnes ? Oui.

Son mariage avec la baronne de Gasquet l'a effectivement propulsé dans les plus

hautes sphères de l'aristocratie, mais il n'a jamais eu besoin de ça pour

réussir, si c'est ce que vous essayez d'instituer.

C'est après sa faillite que vous lui avez proposé de travailler comme

courtier ? Il était dans une situation financière calémiteuse.

C'est une façon pour moi de l'aider sans avoir l'air de lui faire l'aumône.

Est-ce que vous avez des ennemis dans votre profession ? Des gens qui auraient

pu lui en vouloir ? Écoutez, capitaine.

Les assurances siennaires forment le troisième groupe d'assurances en Europe.

Nos ennemis sont essentiellement financiers et cotés en bourse.

Je les imagine mal.

en train de tuer les gens la nuit dans leur propriété.

C'est pourtant comme ça qu'a fini votre meilleure amie ?

Monsieur Thiener,

Alain Chevalier, vous entendez bien avec sa famille ? Avec ses enfants, oui.

Il l'adorait, c'était réciproque. Avec sa belle-mère, en revanche, ce n'était

pas le cas.

Alain, S'occuper de la gestion de ses biens. Tout ça est parti après la crise.

Même l'hôtel particulier est hypothéqué.

Quant à sa femme... Oui ? Difficile à dire.

Vous savez, dans ces milieux-là, le plus important, c'est de sauver la France.

Oui, papa.

Pas de problème, papa.

Dans une heure.

J'y serai.

On va voir une thèse sur votre hypothèse, tiens.

On avait réussi à la libé du majordome ? Samedi soir, il est allé danser.

Mirement appartient à un...

Depuis des années, un club de danse, c'est... Rosy Chantage, ça s'appelait.

C'est un truc pour vieux... Pardon, marchand. On apprend le tango, la rumba,

pas sodoble... Pas la salsa.

C'est marrant, sensuel comme il est, il est fait pour ça.

Donc un samedi par mois, leur club loue une salle et danse comme ça toute la

nuit. Ce samedi-là,

Myrme est restée chez lui jusqu'à 23h, je crois, 23h, avant d'aller gâcher. Et

il y avait 150 témoins, donc je vois pas comment il aurait pu être à 1h du matin

chez la baronne.

À une heure, non ? Mais avant ? Michel.

Je reviens du labo.

J'ai repensé à ce que vous disiez ce matin, Capitaine Candela.

Que le meurtrier ait déplacé les aiguilles avant le meurtre, c'est tout à

fait impossible. En revanche, il a pu les déplacer après.

Ah, meurtrier tue chevalier.

Disons aux alentours de 22h30 et il s'aperçoit que...

Celui-ci a tiré dans le cartel.

Profite de l'occasion pour se forger un alibi en béton. Il déplace les aiguilles

sur une heure du matin et à une heure du matin, il s'arrange pour se retrouver

dans un endroit très animé où tout le monde va le voir.

Pas con.

Seulement, il y a un truc qui cloche.

Pour que le type fasse ça, il faut qu'il soit sûr qu'on ne retrouvera pas le

corps avant.

Exactement.

Exactement, Capitaine Scandella.

Mais par exemple, le majordome sait très bien que personne ne trouvera le corps

avant lundi matin.

et que nous aurons du mal à définir l'heure exacte de la mort.

C'est une piste à creuser.

Mais attention, pour le moment, on n'a rien.

Alors, pas de garde à vue, ni de perquis, sans preuve.

Mermont est âgé, respectable.

Bon danseur.

Merci, j'allais oublier.

Donc, prudence.

Je vous rappelle qu'il est au service d'un membre de l'ONU. Alors, s'il n'a

rien fait, on est bon pour faire taper sur les doigts.

Fisco, qu'est-ce que vous avez sur la famille de Gasquet ? Ah ben, elle

remonte à Louis X.

On y trouve de tout, des militaires, des hommes politiques, des magistrats, même

un archevêque.

Mais le plus intéressant, je l'ai quand même trouvé à l'ONU.

Eh oui.

Pendant la guerre, le mari de la baronne dirigeait un réseau de résistance avec

un ami à lui, André Miermonski.

Miermonski, dit Miermon, d'origine russe.

C'est le père du major d'homme.

Gaské a été torturé par la Gestapo sans jamais dénoncer son copain Miermonski.

Puis il est mort, pris de ses blessures.

Quelques années après, le fils... Il était dans l'hôtellerie et est rentré

dans sa vie de la famille.

Guélion.

Gilles ? Qu'est-ce qu'il y a ? Si tu veux.

Dans une demi-heure, en face du bar de mon hôtel, ça te va ? T'as l'air.

En tout cas, maintenant, on sait pourquoi Mirmont leur est si dévoué.

Pourquoi t'es là, t'as ça ? Bah écoute, parce que j'avais envie de te... de se

revoir, je voulais savoir comment t'allais, et puis savoir que... Ouais, c

'est ça.

On voulait pas.

T'as peur que je t'enveuille ? Non, mais on a vécu quand même huit ans ensemble,

je voulais pas qu'on s'arrache comme des chiens.

Ouais, on a resté amis et tout, bah non, c'est complet.

T'es incroyable, hein ?

Je vais me culpabiliser, s'il te plaît.

Je voulais simplement savoir comment t'allais, c'est tout.

Mais je vais très bien, je te remercie.

Mais t'as raison.

Faut pas effacer comme ça 8 ans de mariage.

D'ailleurs, pourquoi t'es venue tout seule ? Ta jeune maîtresse t'a fait

tenir par tes parents.

C'est elle qui n'était pas libre ? Tu lui as menti pour venir me voir.

Parce que si c'est ça, tu peux aussi me poser de monter dans ma chambre.

On se commande un plateau et puis après, hop, tu me sautes.

On peut venir du bon vieux temps.

Ouf.

Au nom de cette belle amitié qui va maintenant nous unir.

Non, mais j'ai lu, mais je l'ai reçu ce matin.

Je vous envoie un chèque... Écoutez ça.

Alain Chevalier a souscrit une assurance vie pour sa femme il y a 25 ans.

Elle va toucher le pactole à la veuve. 10 millions de francs.

Ping ! Sympa.

Pourquoi Sénère nous a rien dit ? Parce qu'il l'a pris chez un autre assureur.

Hé, il y a Cendrillon dans le couloir.

Vous dites pas que c'est la femme de le marchand, quand même ? Ouais... Pas sa

femme. Pas moi.

Il a l'air émoussillé, le marchand. Normal à son âge.

Je ne sais pas s'il va faire les présentations. C'est pas suivant. Ça va

bien le savoir.

Il cache bien son jeu.

Oui, plutôt.

C'est pour ça qu'il était bizarre.

Ça le voilà.

On va le savoir.

La veuve de la victime, qui est arrivée. Hélène Chevalier dans mon bureau.

Allez, on y va.

Bien sûr, on pue la piste d'un éventuel rôdeur, mais on ne peut pas carter celle

du crime prémédité.

Mais non, enfin, c'est un français.

Tout le monde aimait Alain.

C'est un homme merveilleux.

Sensible. Sénéreux.

Je vous disais que, pendant toutes ces années de mariage, nous ne nous sommes

jamais disputés.

Madame Chevalier, vous nous brossez là le tableau idyllique d'un mariage sans

aucun nuage, sans... Mais c'est la vérité, monsieur.

Certainement.

Certainement.

Mais, monsieur Siennet, L'ami de votre époux nous a relaté un

petit souci financier.

Pardonnez-moi de me montrer désobligeant de telles circonstances, mais... L

'argent n'a jamais été un problème pour moi, monsieur. N'en doutons pas.

Cette remarque est d'autant plus crédible lorsque nous savons qu'une

assurance sur la vie souscrite à votre endroit par votre défunt mari devrait

vous rapporter la modique somme.

de dix millions de francs.

Vous n'êtes pas discourtois, monsieur.

Vous êtes odieux.

Madame Chevalier, parlez-nous de votre majordome.

Jean, que voulez-vous que je vous dise ? Je le connais depuis ma plus tendre

enfance.

C'est un homme sûr et dévoué.

Vous n'avez jamais eu aucun problème avec lui ? Non, jamais.

Je ne peux pas être impliquée dans ce... le crime sordide.

En revanche, si vous tenez absolument à trouver un coupable dans mon entourage,

intéressez-vous plutôt à Philippe Skinner.

Il y a quelques jours, mon mari et lui ont eu une violente dispute.

Sienner est passé à la maison, il était hors de lui.

Ils se sont enfermés dans le bureau d'Alain.

Je ne sais pas ce qu'ils se sont dit, mais le ton qu'il employait et qui

passait à travers les portes n'était pas celui d'un ami.

Et ensuite ? Il est sorti en hurlant qu'Alain l'avait trahi.

Je n'ai pas cherché à en savoir davantage.

Samedi soir, M. Chevalier a accompagné son épouse à la gare de Lyon.

Madame se rendait chez la vicomtesse de Montclo pour le baptême de son petit

-fils.

Dites-moi, ce train, à votre avis, Mme Chevalier le prenait seul ou

un peu accompagné ? À la gare, Madame a retrouvé la comtesse Adélaïde de

Vallière et sa fille Hortense, M.

le vicomte de la gare de Montclo.

et la baronne de forçant de La Fontaine.

Quelle équipe, hein ? Excusez-moi.

Vous ne quittez pas, s'il vous plaît. Vous pouvez vérifier.

Mais on vérifiera.

Dites-moi, monsieur Mirmont, comment se fait-il qu'à votre âge, vous ne soyez

pas encore à la retraite ? Mais je le suis.

Simplement, j'ai demandé à rester dans mes fonctions après l'âge réglementaire.

Et madame la baronne a eu la bonté d'accepter cette proposition.

Le service se perd, vous savez, et les candidats sérieux sont de plus en plus

exigeants.

Ceux, les parents de la baronne, ont beaucoup fait pour moi.

Je n'ai pas eu d'enfant, et maintenant que ma femme n'est plus de ce monde, je

peux dire que les Gasquet sont toute ma famille.

Excusez-moi.

Oui, allô ? Oh, pardon, commandant.

Oui, d'un fait de moi.

Merci, commandant.

Bon.

Eh bien, on continuera plus tard.

En plus, je n'ai rien contre vous pour l'instant.

Bon, au revoir, monsieur.

Au revoir, monsieur.

Qu'est-ce qu'il a fait, ton client ? Lui, rien. C'est sa femme. Elle est

passée hier par la fenêtre.

La DPJ a conclu le suicide, mais le substitut nous a quand même appelés.

pour enquêter.

Bon, je vais interroger Vladimir.

Je pense qu'il n'y a pas de problème.

Ok, Tom.

J'en récapitule.

Étant divorcés, vous restez sols. Faites-vous juste 23 heures, puis vous

allez retrouver vos armateurs, les frères, messieurs.

À quelle heure ? À minuit, je vous l'ai déjà dit 20 fois.

Mes frères messieurs sont mes clients, je les assure.

Vous nous dites que Chevalier a appelé chez vous vers 22h.

C'est vrai.

La remontée d'appel le confirme. Bien sûr que c'est vrai. Alain devait me

retrouver après avoir accompagné sa femme à la gare. Il a décommandé parce

qu'il était fatigué. Qu'est-ce que tu peux ? Vous savez donc que Chevalier est

seul chez lui, que les domestiques sont absents.

Car vous savez, j'imagine, comme un complot de l'intendance.

Oui, alors ? Vous habitez 24 rue de Rivoli. Vous avez donc entre 22h et

minuit largement le temps de vous rendre chez votre ami Chevalier.

Pour ensuite...

Elle est à votre rendez-vous au monquetaire.

Vous m'accusez d'avoir tué Alain ? Hélène Chevalier nous a dit que vous

aviez une violente dispute avec son mari. Vous confirmez ? Oui.

Oui, c'est vrai, on se disputait à cause d'un client.

Quel client ? Un handicap.

Il réglait toujours ses factures en retard.

Je voulais qu'Alain l'oblige à payer.

De plus, un incendie a ravagé son entrepôt.

Il a voulu rembourser.

Vous m'imaginez tuant mon meilleur ami à cause d'un mauvais payeur.

C'est grotesque.

Monsieur le maire, j'aimerais qu'on puisse consulter le dossier de cet

incident.

Soyez gentil de le remettre à nos services.

Ces dossiers sont confidentiels.

Nous voulons savoir pourquoi vous vous êtes disputé avec votre ami. Si vous

refusez de nous le dire, nous trouverons seul ou avec l'aide de votre père. Non,

Chavignac.

L'antiquaire.

Il devait de l'argent au fisc.

Et avec la bénédiction d'Alain, il a mis le feu à son entrepôt.

Puis Alain a fait un faux rapport.

Et Chevalier prenait des commissions au passage ? Oui.

Non, enfin, quand j'ai découvert ça, il n'avait encore rien touché.

Le soir du meurtre, il m'a téléphoné pour s'excuser. Il regrettait d'avoir

trahi notre amitié.

Il avait besoin d'argent, mais...

Je vous jure, je ne l'ai pas tué.

Je pense qu'à présent, ce n'est pas ce que pense sa femme, son épouse.

Son épouse.

Je vais vous dire.

J'ai engagé Alain après son naufrage financier parce que sa femme m'a supplié

de la mère.

Il y a eu un contrat entre nous.

Durant un week-end, elle a été ma maîtresse et j'ai embauché Alain.

Elle n'a pas hésité à se prostituer. Alors vous savez, l'avis de Mme

Lapparonne.

Et c'est lui qui a trahi votre amitié ? Dites-moi, M.

Sénère, puisque c'est par bonté d'âme que vous avez engagé votre amie, est-ce

que c'est cette même bonté d'âme qui vous a empêché de dévoiler l'effroquerie

? Dans l'affaire, les assurances Sénère ont quand même perdu 4 millions.

Pourquoi est-ce que vous n'avez pas prévenu votre père ? Je ne peux pas le

dire.

J'ai voulu le découvrir avant et maintenant je...

Je vous en prie, ne dites rien.

Il ne faut rien dire à mon père.

Vous me regardez ? Oui.

D'accord, merci beaucoup.

Au revoir.

Bon alors, j'ai vérifié la libide d'Hélène Chevalier.

Elle a bien pris son train samedi et j'ai interrogé tout le petit groupe d

'aristos qui étaient avec elle.

Ils disent tous qu'elle et son mari formaient un couple très uni, mais bon,

dans ce milieu, ça ne va pas dire grand-chose.

T'as des choses sur le majordome ? Oui, il y a un truc qui m'est revenu. L'autre

jour, il m'a montré sa bagnole et une vieille déesse.

J'avais l'aile arrière un petit peu érapelée avec des traces de peinture

rouge. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait que je m'en aperçoive, ça l'a fait

flipper.

Imaginez que Mirement, ce soir-là...

C'est quoi ta croquée de ta bagnole dans le quartier des baronnes ? T'as lancé

une recherche de plaintes ? Oui, pour tous les gens qui ont eu un accident

samedi soir avec une DS noire.

Il y a quelque chose qui ne va pas, Michel.

Oui, pardon.

Un petit détail qui me trouble.

On peut en profiter ? Le labo analysé des fibres trouvait un crochet à la

montre de chevalier.

C'est du dain.

Du cuir suédé.

Exactement, un cuir souple et fin.

Il disait essentiellement en ganterie. On peut donc supposer que le tueur était

ganté, puisque dans les affaires de chevaliers, on n'a rien retrouvé de tel.

Le meurtrier a dû toucher le corps après le crime et s'accrocher à sa montre.

Peut-être pour lui prendre quelque chose qu'il avait en main. Je ne sais pas.

Le salon a été fouillé, le front en comble.

Aucune trace du fermoir.

Ah ! Puisque nous savons que le corps n'a pas été déplacé ni bougé, La

question est, il peut-il bien être ? Peut-être qu'il s'est accroché ailleurs

avant de rentrer chez lui ? Non, non, non.

Chevalier a été retrouvé en pyjama, ce qui laisse supposer qu'il s'est tout d

'abord déshabillé avant de faire sa toilette.

Dans ce cas, il aurait remarqué ce petit détail.

Pourquoi porter une montre au poignet dont le fermoir est cassé, au risque de

la faire tomber ou de la perdre ?

Ce type-là, à ses nerfs, il était d'une jalousie morbide à l'égard de Chevalier.

Tu te souviens de l'admiration avec laquelle il nous parlait de son charisme

? En humiliant sa femme et en l'engageant comme employé, il prenait sa

revanche.

En revanche, je suis d'accord.

Et moi, je dis qu'une merde de 50 piges incapable d'affronter son père en face,

il n'a pas les couilles de buter son meilleur ami, c'est pas possible.

Au contraire, capitaine Scandella.

La lâcheté attise l'envie, l'envie attise la haine, et la haine mène au

crime. Les criminels, pour la plupart, cultivent un complexe d'infériorité.

Au moins, vous, vous risquez rien.

Mais moi aussi, je pense qu'il est pas clean, ce mec.

Il veut nous faire croire que Chevalier l'appelle dix minutes avant d'aller se

coucher, en pyjama, juste pour s'excuser. Mais s'excuser de quoi ? Il l

'a déjà fait vingt-cinq fois, c'est pas vrai.

Moi, je pense qu'ils se sont parlé d'autre chose, ils se sont engueulés,

et... Et Fionner est allé pour le buter, c'est tout.

Et vous, Tessier, vous en pensez quoi ? Tessier !

Vous avez raison Tessie, on va tous aller dormir.

De toute façon, Sénère est en garde à vue et la perquise, on verra bien ce que

ça va donner.

Convoquez-moi l'antiquaire aussi, la chavignac pour demain.

Une fois son décès bétonné, il a peut-être décidé d'éliminer Chevalier

pour éviter de verser sa commission.

Bonne nuit.

Tu te souviens la première fois où tu m'as emmené chez toi ? Oui, c'était un

bilan ou quoi ? Oui, c'était tout le temps un bilan.

J'ai trouvé une petite mine.

Il y a quelque chose qui va pas.

Je suis dans une mer de noir.

Je te l'ai vu partout. J'ai juste besoin de...

de quoi respirer.

Attends, tu ne m'as quand même pas invité à Digny pour me taper du blé ?

Invité ? Je ne peux même pas te payer un café.

J'ai besoin d'un minimum de 30 000 francs.

Oui.

Pour que tu puisses respirer, c'est ça.

Écoute... Tu te souviens, l'année dernière, je ne t'ai prêté pas 1000

balles ? Non.

Eh bien, tu fais une croix dessus.

D'accord ?

Tu gardes la monnaie pour tes cafés, tes coffres ? Non.

200 000 francs de droits de succession pour garder la maison ou... Il y a le

crédit de la voiture aussi.

La fée aussi, c'est trop.

Je vais la vendre, voilà.

Écoutez, je suis fonctionnaire de police, j'ai un salaire fixe, étudiez

mon dossier.

Voilà.

Merci.

Ça va ? Ça va ?

Non, ça va pas.

Qu'est-ce qui se passe ? Oh, excuse-moi, je suis un peu... En ce moment, c'est...

Je me rends même ce que je fais ici.

Tiens.

Oui, d'accord.

Il n'aurait pas beaucoup de temps.

D'accord, maman.

Très bien, maman.

À 13h.

Au revoir.

J'ai interrogé Chalignac, l'antiquaire.

Chevalier lui a envoyé cette lettre.

J'ai vérifié l'écriture. Il dit en substance qu'il renonce à leur petit

marché car Sienner a découvert l'escroquerie.

Il suggère à l'antiquaire de changer d'assureur et il rassure sur un point.

Il pense que Sienner n'aura pas le courage d'informer son père de leur

petite affaire.

Voilà qui est l'innocente Chavignac.

Du côté de Sienner aussi, on a fait chou blanc. La percute n'a rien donné.

Et la flopée d'avocat de son père fait le siège devant le 36.

On va être obligés de le relâcher.

Les archives du DPJ, ça donnait quoi ? Rien trouvé.

C'est la plainte d'un mec, Roger Dorel, de la tente du samedi 7.

Sa voiture garée près de chez les Gascays a été esquintée.

Une Clio rouge.

Il était sur le trottoir quand il a vu une déesse accrocher sa bagnole.

Le conducteur s'est pas arrêté, mais Darrell dit qu'il a vu la tête du type.

Il a noté l'heure ? 22h15.

Une heure où Mirmont nous dit qu'il était encore chez lui.

Intéressant. Commandant, qu'est-ce que je fais de Sienner ? Emmenez-le au

détour.

On le convoie ? Je veux voir.

Merci. Il y a l'heure, là.

22h15.

Ça va ? On va.

Qu'est-ce que t'as à être crevée comme ça ?

Important pas passer la nuit ensemble.

Non, c'est Manon, elle fait une gastro, ça fait deux nuits que je dors pas.

Il faut boire de l'eau de riz, c'est radical.

Ah ouais ? C'est pour ça que tu aimes ta fille quand elle est malade ?

Ouais.

Et grâce à ça, c'est devenu une belle et grande jeune fille.

Dis-moi, quand t'avais 16 ans, tu parlais à tes parents ou pas ? J'aurais

jamais parlé.

Regardez, Léa.

Si vous reconnaissez l'homme qui emboutit votre voiture, dites son

numéro.

Je crois que c'est lui, le numéro 4.

Non, non, non, attendez.

C'est le numéro 3.

Vous le croyez ou vous en êtes sûr ? Je crois.

Vous aviez vos lunettes ce soir-là ? Non, vu que je promenais mon chien.

Ça n'a pas de rapport ? Je ne les prends jamais quand je promène mon chien.

Ça m'évite de croiser le regard des gens.

Quand il fait ses besoins.

Le témoignage ne vaudra rien devant le tribunal.

Votre mère manquera.

Bon, venez avec moi.

Le témoin vous a formellement reconnu. Il s'est trompé.

J'étais chez moi jusqu'à 23 heures.

Ensuite, j'ai retrouvé mes amis du cours dedans.

Nous avions loué une salle rue de Vardes. Oui, monsieur Miermont, vous

nous l'avez déjà dit, mais vous avez menti.

À 22h15, vous êtes allé chez vos patrons.

Qu'est-ce qui s'est passé avec monsieur le chevalier ? Je n'ai rien fait.

Pourquoi m'accusez-vous ? Vous faites beaucoup de soucis pour madame la

baronne. Monsieur Miermont, vous êtes un homme loyal.

C'est tout à votre honneur.

Savez-vous que sa demeure risque d'être vendue ? C'est terrible pour cette femme

exemplaire. Tout ça par la faute de son mari qui l'a ruinée.

Il n'est pas chevalier, n'est-ce pas ? Mais si, je l'aimais beaucoup.

Si ça se trouve, vous avez agi sur ordre. Vous avez tué Alain Chevalier

parce que la baronne vous a demandé de le faire.

Pour récupérer le fric de l'assurance-vie.

Quoi ? Monsieur Mirmont, si votre patron vous a obligé à faire ça, il faut nous

le dire. Peut-être qu'on peut vous aider à vous en sortir.

Elle se fout de vous, Mirmont.

Vous êtes loyale envers des gens qui ne vous renverront jamais l'ascenseur.

Croyez-moi, je connais bien tout.

Elle, elle va récupérer le fric. Et vous, vous crèverez en taule.

Cécile, venez avec moi.

C'est lui qu'on cherche à faire parler, pas vous.

Qu'est-ce que vous voulez dire ? Ce que je vous ai déjà dit plusieurs fois.

Que vous soyez en révolte avec votre milieu, ça vous regarde.

C'est pas en déversant votre bile que vous allez régler vos problèmes.

Et surtout, c'est pas comme ça que Mirmont pas traitable.

Puis-je me permettre de vous offrir un café ? Oui, très volontiers.

On en fera cette histoire d'escroc, oui.

Si vous souhaitez être sénère, pourquoi ne pas libérer mon majordome ? Madame,

que va-t-il ? Miriam aurait pu tuer votre mari pour trois raisons.

Premièrement, la cupidité.

Il veut vous voler, tomber sur votre mari, le tuer.

Je suis d'accord, ce n'est pas très vraisemblable.

Deuxièmement, la haine.

Merman vous est dévoué, Chevalier vous a ruiné, il vous venge.

Troisièmement, tout simplement parce que vous lui avez demandé.

Et quel genre de métier faites-vous ? Pourquoi cherchez-vous absolument à

humilier les gens ? Et puis quel genre de monstre je devrais être pour faire

tuer l'homme que j'aime depuis mes 17 ans ? Ça vous a pas intéressé de coucher

avec son meilleur ami ?

Il vous l'a dit ? C'est franchement pas très élégant de sa part, mais avouez que

nous sommes en droit de nous poser des questions.

Quelles questions ? Alain était au bord du gouffre.

Il était désespéré d'avoir tout perdu.

Pas vous ? Vous ne comprenez pas.

Il était dans un tel état.

J'avais peur qu'il commette irréparable.

Pour le sauver, effectivement, je me suis humiliée.

J'ai fait ce que Thénaire attendait depuis des années.

Et pourquoi est-ce qu'il vous convoitait tant comme ça ? Parce que c'est un homme

qui est incapable de vivre sa vie.

Parce que l'argent, il doit le quémander à son père, qu'il écrase.

Parce que c'est un être insipide et lâche, animé par l'aigreur et par la

jalousie.

Alain ne voyait pas ça.

Ou plutôt, il ne voulait pas le voir.

Ils étaient amis depuis trop longtemps.

Est-ce que votre mari a escroqué le scénaire parce qu'il était au courant ?

Si Alain avait été fait au courant, il l'aurait tué.

Non, je crois qu'Alain a fait ça pour sauver la maison.

Oui.

J'arrive, M. le député.

Je suis désolée, je vais devoir vous quitter.

Je reviens tout de suite.

Bon. Vous laissez Hélène de Gasquet au sien et à son chagrin et vous libérez le

majordome.

Quoi ? Vous avez des preuves contre lui ? Non ? Alors je ne vois pas pourquoi

vous le gardez.

L'ONU s'en mêle, figurez-vous, alors pas de vagues.

La perquise n'a rien donné, j'ai plié partout.

J'ai du mal à me faire une idée.

Il n'a encore rien dit.

Moi je crois qu'il est coupable.

Alors le libérer, non.

Mais je vous promets d'être encore plus déprimante. Est-ce que vous voulez... Ne

le prenez pas sur ce ton, Galio.

D'ailleurs, à ce propos, j'aimerais que vous en changiez, pas seulement avec

moi. Bon, si c'est comme ça, je le libère. Ça suffit. Ce n'est ni le moment

ni le lieu.

Et nous en parlerons.

Croyez-moi, Galio, nous en parlerons.

Qu'est-ce qu'il veut dire ? Je ne sais pas du tout.

Peut-être... Bon, Jean-Louis, tu libères Miron.

Exactement. D'ailleurs, Jean-Louis...

Sans te commander, est-ce que tu pourrais avoir l'amabilité de libérer le

majordome ?

Non, mon petit Zakowski, tu sais ce que c'est, ça ? C'est un cadeau du groupe.

Tu fais partie du groupe.

Pourquoi t'as pas filé une thune ? Non, enfin, j'ai oublié.

Toujours ceux qui en ont sous le pied qui sont les plus distraits.

Commandant.

Commandant.

J'ai trouvé ce monsieur dans le couloir qui voulait vous voir et il m'a remis

cette arme.

C'est moi qui ai tué M.

Chevalier.

Où aviez-vous caché tout ça, M. Mirmand ? Dans la boîte à gants de ma voiture.

Ah oui.

Venez avec nous.

Et alors j'ai allumé et j'ai vu monsieur et j'ai tiré.

C'était de sa faute tout ce qui s'était passé. Je l'ai réussi et il devait

payer. Vous avez donc tiré le premier.

Oui, oui.

Mais expliquez-nous comment Chevalier a fait pour tirer dans le cartel alors qu

'il était déjà mort.

Le cartel ? Où avez-vous acheté votre arme, monsieur Myrvold ? Dans une arme.

Quelle ? Je ne sais plus. Arrêtez avec vos questions.

La veuve est là.

En se levant, elle a trouvé les appels signés de Mirman.

Elle veut le voir.

C'est l'entrée.

Madame.

Mais enfin Jean, vous êtes devenu fou !

On a les gants, on a l'arme. Qu'est-ce qu'il nous faut de plus ? Les aveugles,

c'est un faux. Ils racontent n'importe quoi.

Ils sont peut-être allés à deux et ils trouvent quelqu'un.

Une vieille copine du club de danse ? Mais, mais... Il ne faut pas lui qu'il

ait tué. S'il n'y avait personne, qui l'a fait ? Il ne s'est quand même pas

suicidé.

Pourquoi pas ? On sait que Chevalier cherche de l'argent pour lever l

'hypothèque. Il en parle à Chavignac, ça tombe à l'eau.

À ce moment-là, il pense à l'assurance-vie de sa femme.

T'es d'accord avec le coup de téléphone ?

Il a vraiment appelé pour s'excuser.

Et comme l'assurance-vie ne couvre pas le suicide, il est maquillé en crime.

Michel, on avait un pied les gants.

Le fermoir de la montre de M.

Chevalier.

Voilà le fermoir de la montre de M.

Chevalier.

Nous pensons que votre mari s'est suicidé, Mme Chevalier.

Il a tout organisé. Il a simulé une effraction.

Il s'est déshabillé, il a enfilé son pyjama, il est entré dans le salon.

Là, de la main droite, il a tiré une balle de fil 35 dans le cartel.

Il était environ 22h15, il a déplacé des aiguilles sur... Une heure du matin pour

justifier l'alibi de M.

Mirmont. Cela étant fait, avec une seconde arme tenue par sa main

gauche, j'ai tiré une balle de 22 longs rifts dans la tête. Cette main a été

gantée pour qu'on ne retrouve pas de traces de poudre sur sa peau.

C'est probablement en enlevant le gant de la main de votre mari que M. Mirmont

a arraché le fermoir de la montre.

On l'a retrouvé à l'intérieur du gant.

Jean. Le samedi soir, monsieur a appelé chez moi d'une cabine.

Il me répétait qu'il n'avait plus le choix.

Il me demandait de l'aider.

Il m'appelait Mirmonsky.

C'était le véritable nom de mon père.

Et là, il m'a expliqué ce que je devais faire.

Venir sans me faire voir, récupérer l'arme et les gants.

Quand j'ai compris, je l'ai supplié de ne rien faire.

Je vous jure, madame, c'était horrible.

Il a raccroché. Alors, j'ai fait vite. Je me suis même accroché à une voiture.

Mais quand je suis arrivé, il était déjà mort.

Vous avez tenu votre promesse.

Vous allez vous sacrifier pour ma famille.

Vous êtes fou.

Je suis désolé. Il vous aimait tellement.

Une belle histoire d'amour.

Quel boulot, en fait. Comme il y a suicide, elle ne touchera pas à un

homme. Il est mort pour rien, son mari.

Grâce à nous, ils vont garder le pognon, ces enfoirés d'assureurs.

Ah, bonjour, maître. J'allais vous appeler, justement.

Oui, vous décidez, je... J'accepte l'héritage.

En fait, ça veut dire, oui, que... Bah oui, les deux savaient.

Ne vous inquiétez pas, je trouverai une solution.

Non, non, l'appartement, non, n'en parlons pas, je... Eh bien, je le

louerai.

Et je vous paierai aussi, ainsi que toutes les personnes qui je louerai.

Viens, tu m'aides. Non, tu m'aides, tu m'aides, tu m'aides, tu m'aides, tu m

'aides. Je crois que c'est inutile de le faire.

Merci pour tout.

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