Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.
Voici leurs histoires.
911. Quelle est votre urgence ?
Allô ?
- Allô ? Il y a quelqu'un ? - Bonjour.
911. Est-ce que tout va bien ?
- Tu peux me dire ton nom ? - Sam.
- OK. Sam, quel âge as-tu ? - Trois ans et demi.
OK. Tu peux me dire ce qui ne va pas, Sam ?
Ma maman fait dodo. Quand je crie, elle se réveille pas.
OK. Est-ce que tu es tout seul ?
Oui. Ma grande sœur est partie.
Ton téléphone, est-ce qu'il a une corde qui le relie au mur ?
Il y a ma photo. Je joue à Angry Birds.
Je vais envoyer quelqu'un chez toi. Tu connais ton adresse ?
Oui. New York, New York.
Ma grande sœur était en colère.
OK, Sam. On va t'aider. Tu dois juste rester au téléphone.
Parle-moi de l'endroit où tu vis.
- Il y a un ascenseur ? - Oui. J'appuie sur le quatre.
C'est très bien, Sam.
- Tiens bon. Ne raccroche pas. - D'accord.
- Sam ? - Cate. Tu es revenue !
Je m'appelle Olivia. Je suis avec la police.
Tu peux ouvrir la porte, mon grand ?
Sam, on veut aider ta maman.
- Bonjour. - Bonjour, mon grand.
Tu as bien réagi, Sam.
- Tu nous montres où est ta maman ? - OK.
Maman, réveille-toi. La police est là.
Viens avec moi.
Faites entrer le SAMU.
Écoute. On va aider ta maman. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Je dormais. Ma maman et ma sœur se disputaient
à propos d'un homme méchant qui voulait emmener ma sœur.
OK. Ça va aller.
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
Liv. J'ai contacté le père. Il arrive.
Comment va la mère ?
Ils font une IRM. Elle a une entaille à la tête.
Les voisins ont entendu des éclats de voix.
- Qu'a vu l'enfant ? - Dur à dire. Il n'a même pas 4 ans.
Il a entendu sa mère et sa sœur se disputer au sujet d'un homme méchant.
Je suis Geoff Avery. Le mari de Grace.
- Où est ma femme ? - Elle passe un scanner cérébral.
- Elle est blessée à la tête. - Mon Dieu !
Sam va bien.
Où est Cate ? Ma fille ?
Elle était censée être à la maison.
On essaye de comprendre ce qui s'est passé.
- Quel âge a votre fille ? - Seize ans.
- Vous pouvez la contacter ? - Non.
Elle envoyait des SMS au petit déjeuner, alors j'ai confisqué son portable.
Geoff, où étiez-vous ce soir ?
Je vidais l'appartement de ma mère avec ma sœur.
Elle est morte d'un cancer la semaine dernière.
Si ma fille a été enlevée, il faut lancer une alerte !
On ne peut pas. Personne ne l'a vue se faire enlever.
Ma femme est inconsciente. Ma fille a disparu.
Elle a pu tomber. Apparemment, elle avait bu.
Bon sang !
- Elle m'a juré qu'elle ne buvait plus. - D'accord.
Cate rentre tard, d'habitude ? Elle a un petit ami ?
- Je ne crois pas. - Mais vous ne savez pas.
Elle m'a bloqué sur Facebook le mois dernier, à son anniversaire.
Et changé son mot de passe.
Et ses copines ? Elle est peut-être avec l'une d'elles.
Angela Riva.
C'est sa meilleure amie depuis la maternelle.
Ton instinct ?
Elle est partie faire la fête et reviendra demain matin ?
Neuf fois sur dix.
Mais l'option de l'homicide reste ouverte. On continue.
APPARTEMENT D'ANGELA RIVA LUNDI 16 AVRIL
On n'est plus amies depuis le CM2.
- Elle a des ennuis ? - Ça ne vous étonne pas.
Je lui ai servi de mère. Elle mangeait ici tous les soirs.
Elle ne voulait pas rentrer.
J'ai dit à Angela de s'éloigner d'elle. Je n'aime pas ses amis.
- Elle a changé, maman. - Comment ça ?
Elle passe ses soirées à la bibliothèque, sur l'ordinateur.
Elle essaye de faire remonter sa moyenne.
Tu as gobé cette histoire de moyenne ?
À mon avis, elle tchatche en ligne en cachette.
- Qu'a-t-elle emprunté ? - C'est confidentiel.
Cette jeune fille a disparu.
Vous avez un mandat ?
Vous avez entendu parler du Patriot Act ?
Cette petite est une terroriste, maintenant ?
On peut faire venir le FBI avec un mandat FISA.
On ne leur refuse rien.
Mais ça va prendre une demi-journée et une fille a disparu.
Bon, très bien.
Mais j'aimerais que vous pensiez un peu plus aux libertés civiles.
On y pense tous les jours. Maintenant, aidez-nous.
Voilà votre cellule terroriste.
Le mois dernier, elle a emprunté la trilogie Hunger Games
et deux livres sur les enfants nés grâce à un don de sperme.
"Les récits émouvants d'enfants de donneurs
ayant retrouvé leur famille biologique."
Quel ordinateur utilisait-elle ?
Cate Avery a disparu depuis 15 heures. Enlèvement ? Fugue ?
Il faudrait interroger la mère.
Rien sur sa carte bancaire, pas de nouveaux contacts sur son portable.
Hé ! Regardez qui j'ai trouvé dans le couloir.
John ! Content que tu m'aies appelé.
Salut.
Le docteur est en ville pour une convention.
Je l'ai appelé à l'aide. Tu connais Amanda.
Voici Nick Amaro.
Comment ça se passe ?
Un sino-américain gay célibataire vivant à Oklahoma City
et opposé à la peine de mort. Le rêve. Et votre affaire ?
Que sais-tu de la psychologie des enfants de donneurs ?
Vaste sujet.
Les banques de sperme protègent l'identité des donneurs,
mais jusqu'à très récemment, personne n'a pensé aux enfants.
On a une ado disparue qui a fait des recherches
et qui s'est inscrite sur rencontre-ton-frère.com.
Je connais.
Des enfants de sperme s'y cherchent des demi-frères et sœurs.
Des enfants nés d'insémination artificielle.
C'est ce que j'ai dit.
Bref. Souvent, ces enfants cherchent leur donneur.
C'est peut-être pour ça qu'elles se disputaient.
Elle s'est disputée avec sa mère avant de disparaître.
Elle cherche ses racines. Ça crée des tensions.
La mère pourra confirmer.
Grace Avery vient de sortir de l'hôpital.
CHEZ GRACE AVERY MARDI 17 AVRIL
J'ai glissé, me suis cogné la tête et me suis réveillée à l'hôpital.
Geoff dit que Cate a disparu.
Sam dit que vous vous êtes disputées au sujet d'un homme méchant.
Qu'entendait-il par là ?
Il a beaucoup d'imagination. Je ne sais pas.
Pourquoi vous disputiez-vous ?
De simples histoires entre mère et fille.
On sait que Cate recherchait son donneur.
Et je devine que vous aussi.
Mon mari ne doit pas le savoir. S'il vous plaît.
D'accord.
Cate a été conçue grâce à un don de sperme.
Elle a réussi à trouver son donneur en ligne et voulait le rencontrer.
J'ai dit non. On s'est disputées.
C'est ce que Sam a dû entendre.
Et Geoff croit qu'il est le père biologique ?
Oui.
Vous êtes allée à une banque de sperme.
Et je suis tombée enceinte de Cate.
Et j'ai épousé Geoff.
Et 12 ans plus tard, j'ai utilisé le même échantillon pour avoir Sam.
Comment Cate l'a-t-elle su ?
Elle faisait un album de souvenirs pour sa grand-mère.
Et dans une boîte de vieilles photos,
elle a trouvé une fiche médicale de New York Cryogenics.
Donneur 141.
- Geoff n'était pas au courant ? - Secret de famille.
Ce n'est pas un simple secret.
Elle lui a menti sur leurs enfants pendant 16 ans.
Elle l'a manipulé pour qu'il l'épouse...
Attends. La carte bancaire de Cate a été utilisée.
Un café du Lincoln Center. Vingt-quatre dollars.
Fin et Rollins sont en route.
Vingt-quatre dollars ? Ça fait beaucoup de café.
Elle n'est peut-être pas seule.
Mon seul et unique amour
- Bonjour. - Cate Avery ?
Vous êtes qui ?
Police. Ta mère te cherche.
Tu attends quelqu'un ?
Mon frère regarde trop Cybermatt.
- Je n'ai pas été enlevée. - On sait.
Mais on sait aussi que tu cherchais sur Internet
ton père biologique.
C'est lui que tu as rencontré hier soir ?
Je ne comprends pas. J'étais avec une copine.
Il va nous falloir son nom.
Je n'ai rien fait de mal !
Tu n'es pas rentrée chez toi hier soir.
Et tu as laissé seuls ton frère de trois ans
et ta mère assommée par terre.
C'est sa faute. Elle a bu. Elle est tombée.
Ils s'en foutent, de moi. C'est réciproque.
Pourquoi ? Parce qu'ils t'ont caché l'identité de ton père ?
Ils m'ont menti. Toute ma vie.
Et tu as découvert la vérité toute seule.
- Tu es un bon détective. - Mais nous aussi.
Tu as 16 ans.
Tu as passé la nuit avec un homme rencontré sur Internet.
Il faut qu'on le trouve.
M. Avery est venu chercher Cate.
Dieu merci, tu vas bien !
Tu es encore venu réparer les dégâts ?
Ça donne envie d'avoir une fille.
Elle prétend avoir pris un café avec une copine.
Cet enfoiré est peut-être un pro.
Il tourne le dos à la caméra.
Regardez ça.
Dès qu'il voit qu'elle paye les cafés, il se dépêche de s'en aller.
Et ce Donneur 141 est son père biologique ?
Oui. Et elle a menti à ses parents et à la police à son sujet.
C'est une ado.
Elle vient de découvrir que son père n'est pas son père.
Oui, il l'a juste élevée depuis sa naissance.
Je dis seulement que son univers a été chamboulé.
Elle a réussi à contacter son père biologique
et sa mère ne veut pas en entendre parler.
Moi aussi, j'aurais menti.
Mais qu'est-ce qu'il veut ?
L'idée du don de sperme, c'est de donner et d'oublier.
Je peux imaginer une bonne dizaine de motivations.
Ils ont passé la nuit ensemble.
Et Cate n'est pas la seule.
J'ai trouvé quatre autres filles
qui parlent du Donneur 141 sur ce forum.
Ashley R, élevée par une mère célibataire.
Elle se connecte depuis son lycée à Baltimore.
Elle dit : "Le Donneur 141 est génial. Je suis allée le rencontrer à New York.
Mes sœurs, vous devriez faire pareil."
Très bien. Fin, Amaro, allez faire un tour là-bas.
- Liv et Rollins, New York Cryogenics. - Je leur ai déjà parlé.
Ils protègent la confidentialité du donneur.
Et on n'a pas de quoi demander un mandat.
Vous trouverez bien un moyen.
NEW YORK CRYOGENICS MERCREDI 18 AVRIL
Que puis-je pour vous ?
On pense qu'il est temps pour nous de bâtir une famille.
Super !
Qu'est-ce que vous attendez de votre donneur ?
Vous avez un catalogue ?
Bien sûr.
On a quand même une petite idée.
Ma cousine est venue dans cette banque.
Et sa fille, Brooke, est si adorable et intelligente...
Et on se disait que...
Qu'elles devraient partager des gènes ? Oui, ça arrive souvent.
Quel âge a Brooke ?
- Elle a... - Dix-sept ans ?
- Dix-huit... Non. Dix-sept. - Presque dix-sept ans.
Je vois.
Il est peu probable que ce donneur soit toujours là.
C'est ce que je lui ai dit.
- C'était le Donneur... - Le Donneur 141.
- Vous pouvez vérifier ? - Bien sûr.
- On ne sait jamais. - C'est vrai. Tu as raison.
Je suis désolée.
On est à court de Donneur 141 depuis cinq ans. Il était très prisé.
On pourrait voir son profil ?
Comme ça, on pourrait chercher quelqu'un dont le profil est approchant.
Pourquoi pas. Une seconde.
- Parfait. - Oui.
CHEZ ASHLEY RIGGS MERCREDI 18 AVRIL
Bien sûr, j'étais au courant.
Ashley était très curieuse à son sujet.
J'ai pu le contacter grâce au site.
Comment avez-vous organisé la rencontre ?
On a longtemps hésité. Soit je venais à New York, soit il venait à Baltimore.
Puis, l'an dernier, je suis allée à New York avec l'école.
Pour le Memorial Day.
Il était comment ?
Le Dr Baker ? Il est génial !
Mais il a sa propre famille. Il ne veut pas leur parler de moi.
De quoi as-tu parlé avec le Dr Baker ?
Il m'a parlé de son travail.
C'est un grand médecin à New York.
Il fait des greffes de poumons. Il sauve des vies.
Il dit qu'il se sent proche de Dieu quand il tient une vie entre ses mains.
Je ne l'ai vu qu'une fois. J'allais au théâtre avec ma classe.
On est allés voir Le Fantôme de l'Opéra.
- Elle m'a ramené un programme signé. - Je vois.
Ma femme m'a obligé à aller voir ça.
C'était triste quand ils l'ont mis en prison pour avoir volé du pain, non ?
- Oui, c'était très triste. - N'est-ce pas ?
- Brendan est réveillé. Excusez-moi. - Bien sûr.
- Brendan ? - Le bébé d'Ashley.
Elle a dû arrêter l'école.
Une mère adolescente. Pas facile.
Le père est toujours dans les parages ?
Joey ? Si on veut.
C'est encore un enfant.
Timide, chétif. Les autres gamins lui font la vie dure.
Je n'aurais jamais cru que je devais me méfier de lui.
Le voilà. Il est adorable.
- Il a trois mois ? - Oui, tout juste !
- Oh, chouchou ! - Son petit nez coule.
Et voilà, mon grand.
Je vais le changer.
- Je vais aider Ashley. - Oui, bien sûr.
Il n'y a pas de pain volé dans le Fantôme. Ashley a dû passer la soirée ailleurs.
Sûrement avec son donneur. Fais le calcul.
Le bébé est né neuf mois plus tard.
Le timide Joey n'est peut-être pas le père.
Ceci devrait nous le dire.
Un donneur aurait eu un enfant avec sa fille biologique ?
On teste l'ADN du bébé. J'espère me tromper.
De quel type de prédateur s'agit-il ?
C'est soit un prédateur, soit un cas de GSA, attraction sexuelle générique.
Quand des enfants sont séparés très tôt de leurs parents
et réunis des années plus tard,
il se crée parfois des attirances insurmontables.
Ça peut arriver entre frère et sœur ou entre père et fille.
- Son profil a donné quelque chose ? - Oui.
Un mètre 85, cheveux bruns, yeux bleus, diplômé de l'Université de Cornell en 93.
Il a dit à Ashley qu'il était médecin. Le docteur Calvin Baker.
Et qu'il était spécialisé dans les greffes de poumon.
Il était à New York l'an dernier.
Je n'ai rien à ce nom. Mais un spécialiste des greffes diplômé à Cornell...
Il ne doivent pas être nombreux. Il y en a un.
Colin Barnes. Cornell, promotion de 1993.
Et voilà.
"Chirurgien à Grollier LeMay. Spécialiste des greffes du poumon."
Et il y a des tonnes de résultats sur Internet.
- Regardez, une vidéo. - C'est du rapide.
Google est ton ami, Munch.
J'ai eu la chance de pouvoir sauver la vie du sénateur.
Un miracle.
Lorsque je tiens la vie d'une personne entre mes mains,
je me sens plus proche de Dieu.
"Proche de Dieu." C'est ce qu'il a dit à Ashley.
On va devoir rendre une petite visite à ce docteur.
CHEZ COLIN ET ANNE BARNES JEUDI 19 AVRIL
Docteur Barnes.
Excusez-moi.
- Je peux vous aider ? - C'est la police.
De quoi s'agit-il ?
On voudrait vous parler en privé.
Ça va aller.
Faites vite. Je ne suis pas seul.
Il s'agit de votre relation
avec les filles que vous avez engendrées en donnant votre sperme.
- C'est une erreur. - Expliquez-nous.
On peut en discuter ici ou au poste, en privé.
Papa, ça va ?
Taylor, tout va bien.
Tout va bien. La police a besoin de mon aide.
Tout va bien. Retourne à la fête.
Tout va bien.
Quelqu'un veut me contacter ?
Mon don était anonyme.
Vous n'avez pas contacté votre progéniture ?
Non. Je n'ai même pas parlé de ce don à ma femme.
Si quelqu'un essayait de me retrouver,
je n'accepterais en aucune circonstance.
Où étiez-vous jeudi soir ?
Chez moi, en famille.
Alors pourquoi une chambre a-t-elle été réservée ce soir-là
à l'Hôtel Empire avec votre carte bancaire ?
C'est bien vous ? Dr Colin Barnes ?
Oui, mais je n'ai pas de MasterCard. Qu'est-ce que ça signifie ?
Trois des filles du Donneur 141 ont dit vous avoir rencontré.
Vous leur avez dit que vous faisiez des greffes du poumon
et que tenir une vie dans vos mains vous rapprochait de Dieu.
Ça paraît familier ?
Quelqu'un essaye d'extorquer de l'argent. Voilà tout.
Et si ces filles disent m'avoir rencontré, elles mentent.
C'est ce que j'ai dit à ma collègue. C'est absurde.
Dans ce cas, vous acceptez qu'on procède à une identification et à un test ADN ?
Ne dites rien, Colin. Je veux m'entretenir avec mon client.
S'il refuse de coopérer, on va croire qu'il nous cache quelque chose.
Je garderai ça à l'esprit.
Vous nous laissez, Olivia ?
Numéro six, avancez.
Non. Mon donneur n'est pas là.
- Ils sont trop vieux. - Ashley, c'était il y a un an.
J'en suis sûre. Il n'est pas là.
On continue, inspecteurs ?
Non. Mon père avait des yeux plus doux.
- Tu es sûre, Melissa ? - Oui.
Non.
Cate, tu dois en être sûre.
J'en suis sûre. Je n'ai jamais vu ces hommes.
C'est terminé.
Trois sur trois. Je ramène mon client chez lui.
C'est la bonne silhouette. Ça pourrait être Barnes.
Sa femme lui donne un alibi.
Mais elle pourrait mentir.
Aucune de ces filles ne l'a identifié ?
Elles le protègent toutes ?
- Si elles ont couché avec lui, peut-être. - Quelle vie !
Chirurgien, père de famille...
Et il trouve le temps de dénicher et de séduire ces filles !
Il a un complexe de Dieu.
On va voir qui a payé l'hôtel. Il dit que la carte n'est pas à lui.
Mais l'adresse de facturation est celle d'une boîte postale près de son hôpital.
On va devoir attendre les analyses ADN du bébé, de Colin et des filles.
Et s'il dit la vérité ?
Alors qui ont-elles rencontré ?
Je ne protège personne. Mon père n'était pas là.
Non.
Mais le Donneur 141 était là.
C'est une certitude.
Quoi ?
C'est impossible.
L'homme que tu as rencontré jeudi soir
n'est pas ton père biologique.
Mais on se ressemble.
Et tout ce qu'il m'a dit correspond au profil.
Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
Qu'il essayait de me contacter depuis des années.
Mais ma mère l'en empêchait.
Elle avait tellement peur de me perdre qu'elle ne me laissait pas le voir.
Il portait des chaussures de course.
Il s'entraînait pour un marathon.
Moi, je fais du cross-country.
Je lui ai dit ça.
Il a dit qu'il n'était pas étonné.
À cause de mes gènes.
Melissa, as-tu posté quelque chose sur la course sur Facebook ?
Non. Il y a eu une vraie connexion.
Il a dit qu'il voulait me connaître depuis toujours.
Alors pourquoi t'avoir donné un faux nom ?
Vous vous trompez sur lui.
Dès que je l'ai vu, il a été le père dont j'ai toujours rêvé.
Il m'a emmenée au restaurant.
Il m'a traitée comme une adulte.
On a parlé français.
Et après le dîner ?
On est retournés à son hôtel.
On a dansé.
Je savais que c'était mal, parce qu'il était mon père biologique...
mais je m'en fichais.
Je devais être avec lui.
Je voulais être proche de lui.
Alors... Brendan.
Ton bébé.
C'est le sien ?
C'était comme s'il me connaissait.
Et je voulais être avec lui.
Vous avez passé le week-end ensemble.
Ce n'est pas ce que vous croyez. On s'est juste fait des câlins.
Il m'a demandé de danser avec lui. Il a passé cette chanson.
C'était romantique. J'avais l'impression d'être amoureuse.
Il a dit qu'on ne pourrait plus se revoir,
mais qu'on serait pour toujours dans le cœur de l'autre.
Il m'a dit qu'il ne désirait qu'une chose.
Être présent le jour de mon mariage.
Me conduire à l'autel.
Il voulait danser avec moi, comme un père avec sa fille.
Il a passé cette chanson magnifique.
Tu te souviens de la chanson ?
“My One and Only Love”.
Après la danse,
que s'est-il passé ?
On s'est embrassés.
Je savais que personne ne comprendrait que je fasse ça avec mon père.
Mais je m'en fichais.
Tu as couché avec lui ?
Oui.
Mais...
Je croyais qu'il m'aimait vraiment.
Et qu'il était mon vrai père.
Celui que j'attendais.
Mais il m'a menti ?
Mon Dieu !
Je suis désolée, papa.
Papa !
Ce n'est rien, ma puce.
L'analyse ADN est arrivée.
Colin Barnes est le père de Cate, Melissa et Ashley.
- Et du bébé d'Ashley ? - Non.
Ce n'est pas non plus Joey Cohen.
Et l'ADN du père n'est pas fiché.
J'ai vérifié l'agenda de Barnes pour l'an dernier.
Le week-end du Memorial Day, il était en Toscane avec sa famille.
Bien.
Donc les filles n'ont pas couché avec leur père biologique,
mais avec un imposteur ?
- Cate est dévastée. - Ashley aussi.
Qui qu'il soit, cet homme sait séduire.
Il sait surtout qui séduire.
Deux de ces filles ont fantasmé toute leur vie sur ce père qu'elles n'ont pas connu.
Et Cate venait de découvrir que son père n'était pas son père.
En manque d'amour paternel. La proie parfaite.
Elles étaient vulnérables.
Submergées par les émotions, leurs inhibitions ont disparu.
Ça va au-delà de l'attrait sexuel génétique ou du détournement de mineur.
On a affaire à un sociopathe.
On va faire un portrait-robot.
Qui qu'il soit, il semble bien connaître Colin Barnes.
Il a même une carte bancaire à son nom.
Voyons qui pourrait en vouloir à Barnes.
- Taylor ! - Reviens, ma chérie.
- Tu vas où ? - Qu'est-ce que ça peut te faire ?
- Tu es malade ! - Taylor, voyons...
Tu as combien d'enfants ?
Une centaine ? Plus ?
Si ça se trouve, je sors avec mon frère.
Je ne peux pas parler de ça. Je m'en vais.
- Tu n'iras nulle part. - Non.
Ne me dis pas ce que j'ai à faire !
Elle a raison. Qu'est-ce qui t'a pris ?
Dr Barnes, on voudrait vous parler.
Vous n'en avez pas fait assez ?
Sortez de chez moi.
On comprend votre colère,
mais quelqu'un a violé vos filles biologiques.
En votre nom.
Mon Dieu !
Madame Barnes, et si on parlait ?
Venez.
Je sauve des vies.
Les gens m'estiment. Mes collègues me respectent.
Mes patients me vénèrent presque.
Donc personne ne vous en veut ?
Tu leur as parlé de Philip Kelly ?
Cet incapable ?
C'est un confrère que Colin a viré l'an dernier.
Dis-leur.
À Pâques, on était à sa soirée d'anniversaire et...
J'étais enceinte.
J'ai eu des nausées, et Philip m'a servi un soda au gingembre.
Colin a vu sa main trembler.
Tremblement d'action.
Heureusement, l'hôpital n'a pas été poursuivi pour faute professionnelle.
Le lendemain, je l'ai viré.
- Comment l'a-t-il pris ? - Mal.
On a fait nos études ensemble.
Il pensait que j'aurais fermé les yeux.
BAR FLANNERY'S DIMANCHE 22 AVRIL
Philip Kelly ? Police.
Super ! Qu'est-ce que j'ai fait, encore ?
- Où étiez-vous le week-end dernier ? - À la prison de North Jersey.
J'étais de service de nuit à l'infirmerie.
Demandez à mon connard de chef.
On le fera.
Que savez-vous de Colin Barnes ?
Ce salaud qui a ruiné ma carrière ?
Un connard moralisateur.
Il a remarqué que vos mains tremblaient.
J'étais sous Haldol.
Je maîtrisais la situation.
Mais il l'a découvert à votre soirée d'anniversaire.
J'avais un peu bu. C'était mon anniversaire.
Et il vous a viré le lendemain. Moi aussi, je le haïrais.
Oui.
Tout le monde le déteste.
Oui, vous avez fait vos études ensemble.
Donc...
Vous saviez qu'il faisait des dons de sperme ?
Bien sûr.
Il s'en vantait auprès de tout le monde.
Et quand il vous a viré,
vous avez décidé de contacter ses filles biologiques ?
De quoi vous parlez ?
Sa seule fille que je connais, c'est cette ado.
Et elle aussi le voit comme un connard. Elle se plaignait de lui à ma soirée.
- Auprès de vous ? - Non.
Auprès d'un type.
J'étais bourré. Je ne sais plus qui.
Mais il en avait plein les oreilles.
Ça va aller, Taylor.
Je ne pouvais plus rester dans cette maison.
C'est un menteur.
Il m'a menti toute ma vie.
Ne t'en fais pas.
Maintenant, tu es avec moi.
Il est arrivé quelque chose à ma fille.
Elle n'est pas rentrée hier. Elle n'a jamais fait ça.
Elle a un petit ami ?
Elle n'a pas le temps pour ça. Elle entre à Brown.
- En médecine. - Sacrée pression.
Oui, elle adore ça.
Taylor ne fuguerait pas pour me blesser.
Elle est trop mature pour ça. Il est arrivé quelque chose de grave.
Elle est partie en trombe.
Elle a dû oublier son portable.
- Elle allait voir quelqu'un ? - Elle est juste partie.
Elle était très en colère.
Votre fille est fan de jazz ?
De jazz ? Non, elle déteste ça.
Elle et Colin aiment la musique classique.
Quelqu'un lui a envoyé cette chanson par mail hier.
- Vous connaissez un certain Cyrano ? - Non.
Ce n'est pas la musique qu'elle écoute.
Je n'ai pas entendu cette chanson depuis des années.
Mais vous la connaissez.
Oui. Un mec avec qui je sortais à Cornell.
Avant Colin. Sean. Il l'écoutait tout le temps.
Il voulait que je danse avec lui.
Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?
Il y a des années.
Pourrait-il connaître votre fille ?
Je ne vois pas comment.
Si, attendez.
Il y a eu cette soirée, à Pâques...
L'anniversaire de Philip.
Philip dit avoir vu un homme parler à Taylor à cette soirée.
C'était Sean ?
Peut-être.
Mon Dieu ! Il a enlevé Taylor ?
C'est lui. Sean Albers.
Et vous ne l'avez pas encore arrêté ?
Son appartement est vide.
Il est représentant médical. Il est en déplacement.
Son téléphone n'est pas traçable. Pas de GPS.
L'adresse mail de Cyrano appartient bien à Sean.
Pourquoi s'envoient-ils des mails ?
On va rester là sans rien faire ?
Si vous n'êtes pas à la hauteur, appelez le FBI.
- Du calme. - Que savez-vous de lui ?
Pourquoi voudrait-il vous atteindre ?
On le connaît à peine. C'était un raté. Il doit être jaloux.
Ce n'est pas de la simple jalousie.
Ça semble très personnel.
Anne, vous sortiez avec lui à la fac.
C'était il y a 20 ans.
- Et ça n'a pas duré. - Ce n'est pas à vous que je parlais.
C'est vrai, Anne ?
Il a pu avoir l'impression que Colin m'a volée à lui.
Dès que j'ai rompu avec Sean, Colin m'a invitée à sortir.
Vous étiez au courant de ça ?
Oui, ça me revient. Il a été surpris en train de tricher.
- À son test d'admission en médecine ? - Il le passait pour quelqu'un d'autre.
En entrant pour passer le mien, je l'ai vu dans la salle.
Je savais qu'il l'avait déjà passé.
Je lui ai demandé ce qu'il faisait. Il a dit : "Je gagne 350 $."
Et vous l'avez dénoncé.
Et comment !
Il m'a envoyé un SMS. Sean.
- Quoi ? - Il veut me voir.
C'est absurde.
Non.
Il dit que si je ne viens pas, je ne reverrai plus Taylor.
Police. Où est-elle, Sean ?
- Bien, j'ai attiré votre attention. - On vous a posé une question.
- Où est Anne ? - Ne posez pas de questions.
- Répondez. - Je ne parlerai qu'à Anne.
J'ai été très clair dans mon SMS.
Vous voulez jouer à ça ? On vous embarque.
Où est Taylor, Sean ?
- Je ne parlerai qu'à Anne. - Elle arrive.
- Alors j'attends. - Bien.
Vous avez Taylor.
Vous avez le contrôle. On a pigé.
Je n'ai pas Taylor. Elle veut être avec moi.
- Oui. Elle vous a contacté. - Oui.
Elle a besoin de moi.
Vous êtes proches.
Un lien s'est créé entre nous instantanément.
À la soirée de Philip.
Elle avait quoi, 15 ans ?
C'est une jolie fille.
Belle. Spéciale.
J'avais l'impression de voir Anne.
Donc vous avez lancé la conversation. Vous avez dit connaître ses parents.
Elle était contente d'avoir quelqu'un à qui parler.
Colin était trop occupé à pontifier et Anne était enceinte, distraite.
On en a assez vu, non ?
Ils savent ce qu'ils font. Empathie.
Projection. Ils le font parler.
Taylor avait besoin que quelqu'un l'écoute.
La regarde.
Pas comme son père, qui veut juste en faire un trophée.
Vous lui avez donné cette attention.
Celle que vous avez donnée aux autres filles de Colin.
Celles qui sont nées grâce à ses dons.
Je savais qu'il avait donné du sperme à la fac.
Après avoir parlé à Taylor, après avoir vu sa solitude,
j'ai pensé à ses autres filles.
Oui, car il ne se souciait pas d'elles.
Ce type.
Il se masturbait pour de l'argent. Il jouait à Dieu.
Il a une centaine d'enfants et il n'a jamais pensé
à ce que ça fait de grandir avec un vide dans sa vie.
Sans la présence d'un père.
Alors vous êtes devenu ce père.
Vous êtes allé sur ce site.
Vous vous êtes fait passer pour le Donneur 141.
Je voulais leur donner l'amour d'un père.
Bien sûr.
Leurs émotions étaient si fortes... Il leur en fallait plus.
Je leur ai donné ce dont elles avaient besoin.
J'ai été un meilleur père que lui.
Il ne mérite pas d'avoir des filles.
Il ne mérite pas d'avoir une famille.
Ils sont là, pas vrai ?
Je sais qu'Anne est là.
Elle est juste là, Sean.
Parlez-lui.
Il ne te mérite pas, Anne.
Je n'oublierai jamais cette image de toi à cette soirée.
Enceinte.
Rayonnante. Tu m'as souri.
Et tu as dit : "Nous avons beaucoup de chance.
Ce bébé est notre petit miracle."
Moi, je n'ai pas eu de miracle.
Je n'avais pas trouvé la bonne.
Jusqu'à maintenant.
Jusqu'à Taylor.
Dis-lui où est sa fille.
Je vais te le dire, Anne. Rien qu'à toi.
Je dois te voir d'abord.
Où est ma fille ?
- S'il te plaît. - On peut discuter ? Comme avant ?
Je t'ai fait du mal. Je le sais.
Et je suis désolée.
Je voudrais juste te demander un petit service.
Si j'accepte, tu me diras où est Taylor ?
Une danse.
On n'a jamais dansé ensemble.
Tu disais toujours : "La prochaine fois."
La prochaine fois.
Et maintenant ?
Tout ce que tu voudras, Sean.
Et je veux qu'il regarde.
Ton mari. Le docteur.
Je veux qu'il sache ce que ça fait de te voir avec un autre homme.
Et tu apparais dans toute ta splendeur
Mon seul et unique amour
Tu sais...
J'ai toujours rêvé...
d'accompagner ma fille à l'autel.
Le jour de son mariage.
C'est très mignon.
Ça arrivera peut-être.
Non.
Notre fille.
Mais c'est Colin qui le fera.
À ma place. Avec Taylor.
Mais il y a un petit problème.
Quoi donc ?
Non !
Non !
Non !
- Non ! - Anne ? Anne.
Je dois entrer.
- Du calme. - Laissez-moi entrer.
Du calme. D'accord ?
Il l'a tuée.
Il l'a tuée.
Il l'a tuée.
Je ne comprends pas.
Pourquoi la tuer ? Ce n'est pas son mode opératoire.
Il voulait qu'Anne souffre comme il a souffert.
Et il continue à les torturer.
Il refuse de dire où se trouve le corps.
On a fouillé tous les hôtels et cafés qu'il fréquente.
Rien pour le moment.
Il a dit que Taylor était spéciale.
Ses hôtels habituels sont plutôt modestes.
Changeons de quartier. Essayons l'East Side.
Quand a-t-elle été vue pour la dernière fois ?
Elle a fait appel au room service hier soir.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Ouvrez la porte.
Sean ?
- Taylor. - La fille est en vie.
Qu'est-ce qui se passe ? Où est Sean ?
Taylor, Sean a dit à tes parents
que tu étais morte.
Il n'aurait jamais fait ça !
Ma puce. Tu ne sais pas qui il est.
Si.
Je n'ai jamais été proche de mon père
parce qu'il n'est pas mon vrai père.
Sean est mon père. Il me l'a dit hier.
Taylor. Ce n'est pas vrai.
- Si ! - Habille-toi.
Allez-vous-en. Je veux Sean !
Je veux mon père !
CECI EST UNE FICTION
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.