All language subtitles for La.Crim.S02E01

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Commandant Gallio ? Bonjour.

Blanchisserie Varin, 8h03.

Multiple lésion faciale.

Rupture de la paroi nasale, mâchoire inférieure et supérieure fracturée.

Enfoncement du crâne.

Petite tâche de putréfaction avancée de son donnement en raison de la

température ambiante.

Première vue et, à mon humble avis, il est mort entre 23h et 2h du matin.

Pardon.

Je vous présente M. Varin, le propriétaire des lieux, le beau-père de

la victime.

Toutes mes condoléances, monsieur.

Madame.

La petite fille.

La pauvre petite fille, qu'est-ce qu'elle va devenir ? Ne vous inquiétez

pas. Un de nos psychologues va la prendre en charge.

Ça va l'aider sûrement.

Vous en avez pour longtemps ?

Didier, c'était pas simplement mon genre, c'était aussi un chef d'équipe.

Pour les autres, ça va pas être facile de leur prendre le boulot.

Faut que je leur parle.

Prévoyez deux bonnes heures, à cause des relevés d'indices et des questions qu'on

aura à vous poser.

Faut que je leur parle avant aussi, c'est possible ? Ça ne sera pas long.

Vous pouvez m'attendre dans mon bureau si vous voulez.

Cette maison, c'est aussi la vôtre.

Vu les circonstances, on ne travaillera pas aujourd'hui.

Merci d'être venu.

Excusez-moi.

Je vous en prie.

Donc, vous êtes arrivée à 6h, vous êtes entrée dans l'atelier, c'est ça ? Oui.

Je commence toujours par l'atelier, parce qu'après, quand les ouvriers sont

là, c'est plus la peine de faire le ménage.

J'ai vu des pieds qui pendaient, alors j'ai levé la tête, et

là...

Vous connaissez bien Didier Ouvrard ? Oui.

Je travaille ici depuis 30 ans.

J'habite juste à côté et les Ouvrard aussi.

Alors Didier, je le connais depuis qu'il était haut comme ça.

Sa mère est morte quand il avait 8 ans.

Son père l'année dernière.

Il n'était pas toujours facile, mais moi je l'aimais bien.

Alors finir comme ça, c'est...

Pardon. Pardon, s'il vous plaît.

Pardon.

Pardon.

Bonjour,

monsieur. On a quelques questions à vous poser.

D'accord.

Allez-y.

Est-ce que vous trouvez normal que Didier Ouvras soit resté si tard à l

'atelier la nuit dernière ?

Je ne sais rien, moi.

A priori, non, ce n'est pas normal.

Donc, ça ne lui arrivait pas souvent de rester aussi tard la nuit ? C'était

inhabituel. Bien.

Vous avez remarqué quelque chose d'anormal ? Quelque chose à nous dire ?

Non.

Écoutez, si jamais ça vous vient, vous nous rappelez. Brigade criminelle. Non,

mais monsieur sera convoqué à un interrogatoire officiel, de toute façon.

De toute façon, oui. Voilà.

Bien. Au revoir.

T'es plutôt beau gosse quand il était jeune, regarde.

Ouais.

Y'a pas à dire, deux roues, c'est quand même moins saillant que deux jambes.

Vous avez raison, c'est moins saillant.

Pardon, excusez-moi.

Je suis à vous.

On sera pas là.

Ça va aller ? Votre jambre avait l'habitude de venir ici la nuit ?

Quelquefois, oui, quand on avait des coups de bourre.

C'était le cas hier soir ? Non.

Vous le connaissez des ennemis ? Des personnes qui auraient pu lui en vouloir

? Non, je ne vois pas.

Vous savez, Didier était, comment dire... Il avait un caractère très

affirmé.

Alors, évidemment, ça ne plaisait pas à tout le monde.

Vous voulez dire qu'il était un peu violent ? Non, pas violent.

Soupolé.

J'en parlais facilement et il oubliait très vite.

Ça a posé des problèmes dans ton travail ? Oh, jamais rien de grave, non.

Vous savez, les bons contre-maîtres ne sont pas des gens effacés.

C'est le contraire à leur fonction.

Qui a déclaré l'entreprise ? Euh... Schlitz, mon comptable,

Anne Véron, mon assistante, Isabelle Silcoff.

Ma secrétaire, ainsi que son mari, qui est actuellement en tournée.

Et bien sûr, les chefs d'équipe.

Watt, Chevarin... Et Didier, bien sûr.

Où étiez-vous hier soir, Amélie ? Chez moi, avec ma femme.

Monsieur Varin, Fabienne est là.

Je lui ai pourtant dit de ne pas venir.

Excusez-moi, c'est ma fille.

Nous, on verra plus tard.

Vous convoquez les chefs d'équipe, les assistantes et le comptable.

Très bien.

Messieurs, vous essayez de me ramener Fabienne Varra. Mais en douceur.

Bon, je les veux tous au 36.

Ça ne sert à rien de rester là, on reviendra plus tard. Ah, Cisco, demandez

l'exercice comptable des six derniers mois, le livre des commandes.

Qu'est-ce qu'il y a, Cisco ? Un problème ? Ça va.

Les bilans comptables, les relevés bancaires, les aviatifs détenteurs, c

'est bon, je connais, puis ça me change surtout. Merci beaucoup.

Il est chiant en ce moment, on ne peut rien lui dire. Ça, même Bruneski s'en

est rendu compte.

C'est vrai que je lui parle, mais je ne sais vraiment pas comment m'y prendre.

J'ai un copain dresseur de pitbull. Tu veux que je t'organise un petit stage ?

D'après le légiste, la mort qui a été instantanée est due à un objet lourd

venu frapper la victime sur le sommet de l'occiput, fracassant son crâne.

Puis l'agresseur a frappé trois fois au visage, deux fois à la mâchoire.

C'est le premier coup qui a été fatal.

La suite n'est que de l'acharnement.

La mort a eu lieu aux alentours de minuit.

Apparemment, la victime ne s'est pas défendue.

Elle aurait été prise par surprise.

Par ailleurs, le corps a été déplacé sur plusieurs mètres avant d'être suspendu.

Nous espérons le rapport définitif en fin de soirée.

Plus tard demain matin.

J'admire votre optimisme.

Et moi votre apéritif.

Si Oubra s'est pas défendue, c'est qu'il connaissait son agresseur. Ou son

agresseuse. Il risque de paraître misogyne.

J'avancerai que ce mode opératoire requiert une force physique certaine.

Pour ce qui est d'entreprise, c'est l'omerta.

Personne ne dit rien.

Mais vu le caractère du bonhomme, il ne devait pas avoir que des amis.

C'est le genre du patron.

Ça n'aide pas.

Cet autre copier s'entendait très bien avec son beau-père. C'est même lui qui

devait reprendre l'affaire.

Moi, je me méfie d'être un patron.

Un petit cléricalisme primaire, mon cher.

Il m'est difficilement concevable d'imaginer un ami plégique, suspendant,

Un corps de plus de 80 kilos, après l'avoir traîné sur plusieurs mètres.

En clair, on n'a pas grand-chose.

Essayez quand même de faire vite, parce que Brunetti met la pression sur l

'affaire Ouvrard et sur tous les dossiers en cours.

Ah, notre divisionnaire qui reste le rêve d'accrocher.

Un nouveau hochet en forme de médaille.

Une légion d'honneur, par exemple.

Il les a toutes.

Enfin,

hochet ou pas, il faut qu'on avance.

Fabienne Ouvrard, la fille de 21, est là. Très bien.

Je peux ?

J'ai le choix ? Non.

Oui. Non, c'est pas mieux de tenter.

Très bien.

Monsieur Prigent, pour vous.

Ah oui, c'est l'incendie, les ateliers d'artistes, la rue des vinaigriers. Ce

que je fais, je le vois ou pas ? On est sûr que c'est un accident ? C'est

quasiment certain, mais je préfère que vous les voyez tous avant de leur le

doser. Vous le passez ? Ne quittez pas.

Monsieur Prigent ? Paul, j'allais oublier.

Brunette qui veut vous voir à propos de l'affaire Legendre.

C'est quoi ? T'as un chewing-gum ? Est-ce que tu m'as déjà vu manger du

chewing-gum ? Non.

A quelle heure votre mari est parti de chez vous hier soir ? Vers 8 heures.

Il m'a dit de ne pas l'attendre.

Il rentrerait tard.

Vous lui avez pas demandé où il allait ? Il sortait souvent après le travail.

Avec des copains.

Vous êtes restée suivante ? Je suis passée dire bonsoir à mes parents et

puis je suis rentrée.

Vers quelle heure ?

Vous n'êtes plus mariée depuis dix ans et vous n'aviez pas d'enfant.

C'était un choix.

Didier n'en voulait pas.

Et vous ?

Je

pensais qu'il changerait d'avis.

Qu'on avait le temps.

25 ans de maison.

Alors forcément, je connais tout le monde.

Le père Ouvrard, lui, c'était quelqu'un.

Didier ne lui arrivait pas à la suite.

Pourquoi ? Ce n'était pas un bon contre-maître ? Je ne suis tenir.

Avec ma collègue, il ne prenait même pas la peine de se cacher, alors.

Vous pourriez préciser ? Demandez-le à Isabelle Filcoff. Elle vous expliquera

ça mieux que moi.

Mais...

Dites-moi, elle est mariée, non ? Son mari n'est jamais là.

Ça, on verra ça avec elle.

Où étiez-vous hier entre 23h et 1h du matin ? Dans mon lit.

Je dormais.

Vous me croyez, j'espère ? Bien sûr qu'on vous croit.

De toute façon, si vous mentez, vous savez, on sera toujours assez tôt.

Mais je mens pas.

On n'en doute pas, mademoiselle.

Bon, ça sera tout pour aujourd'hui. Merci beaucoup.

Pour Fabienne.

Elle adorait son mari, mademoiselle Véron.

Merci.

C'est fou comme ils peuvent aimer leur fille, les Varins.

Ils l'ont tellement attendue.

On peut dire qu'elle a eu de la chance, Fabienne, de tomber sur une famille

comme ça.

Comment, mec ? Qu'est-ce que vous êtes en train de nous dire ? Vous ne le

saviez pas ? Fabienne est une enfant adoptée.

Oui, ils ont mis du sucre dans le moteur.

Vous pouvez me rappeler vers 18h.

Merci.

Si je puis me permettre, il n'est pas terrible, celui-là.

Tite ! Je vais aligner Polo une fois de plus.

On n'a vraiment pas besoin de type comme lui à la crime.

Laissez-lui un peu de temps.

Il n'arrête pas de le harceler.

Alors bien sûr, l'autre s'est plaint au préfet. Il menace de faire une lettre

ouverte dans je ne sais quel canard.

Alors soit Polo trouve quelque chose, soit je clôt le dossier et je le mets en

congé illimité.

Votre café est prêt.

Vous voulez ? Oui, merci.

Vous le trouvez vraiment... À

quelle heure c'est terminé, votre dîner

? D'un minuit.

Après, on est allés en boîte, au bus, puis je suis rentrée chez moi.

Il était 4h20.

Vous étiez avec votre mari ? Non.

Il est en déplacement depuis lundi.

Depuis combien de temps vous travaillez pour Varin ? Trois ans.

Vous connaissez bien Didier Ouvra ? Comme ça ? Comme ça quoi ?

Comme un mec avec qui on a couché une fois et avec qui on n'a pas envie de

recommencer.

Merci.

Monsieur ! Bonjour.

Vous me connaissez ? Jérôme Vigne.

Ah oui ? Dans quelle affaire déjà ? Dans l'affaire où je suis le copain de votre

fils. On s'est vus il y a six mois. Ah oui, ça va ? Moi ça va.

Par contre, c'est Manu qui m'a mal.

Qu'est-ce qu'il a ? Il est malade ? Je crois qu'il aimerait bien vous voir.

Je sais pas... Vous le connaissez, c'est pas lui qui a fait le premier pas.

Appelez-le s'il vous plaît.

En plus, je crois que c'est ce qui pourrait arriver à tout le monde.

D'accord. Au revoir, monsieur.

Au revoir, monsieur.

Bon,

ben... Je vous dis pas au plaisir, hein ? On le reconvoquera certainement.

Bien. Je crois que je retrouverai mon chemin toute seule. Au revoir,

capitaine. Au revoir.

Tout bien ? Hein ? Non.

Ah oui ? C'est bien.

Ça va pas, Polo ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est Bruneski, c'est ça ? Non, non, c

'est pas ça.

C'est que j'ai rencontré... Excuse-moi.

Eh merde, c'est ma mère.

Oui, pardon, t'as rencontré... Je te dis après, ok ? Allô ?

Oui, maman.

Non, maman, je n'ai pas oublié.

Mais je sais...

On a parlé de ça tout à l'heure.

Vous allez me noter son nom et son adresse.

Méfiez-vous, c'est une brute épaisse.

Il a fallu plusieurs personnes pour les séparer.

Après la bagarre, Didier était en sang.

Je vous rappelle.

Au revoir.

Quoi, ce soir ? Au moment de partir, Mlle Véron s'est souvenue d'un petit

détail.

Il y a trois mois, Varin a licencié un certain Merteuil, un vigile qui s'était

battu avec Ouvrard.

Il paraît que le type était tout de rage.

Il a dit à Didier qu'il aurait sa peau. Je vous assure qu'il plaisantait pas.

Bon.

Ça mérite une petite visite, non ? Moi, qu'est-ce que je fais ? Mon collègue va

prendre votre déposition.

Je vous remercie beaucoup.

À bientôt, commissaire.

Madame.

Je crois que t'as une touche cerveuse, là.

Courage, détends-toi. C'est pas mal.

T'es une commis, toi, non ? Non, je suis super sérieuse, là. Non, t'es marrante.

Fabienne est passée nous voir dans la soirée. Elle est restée un moment et

puis on est allés se coucher.

Votre gendre avait l'habitude de sortir le soir ? Didier avait besoin de ses

copains.

Fabienne, elle, préférait rester seule.

Elle a toujours été très solitaire.

Vous êtes proche de votre fille ? Oui.

Vous pensez qu'elle était heureuse avec votre mari ? Elle l'adorait.

Et vous ?

La seule chose qui compte, c'est le bonheur de ma fille.

L'avoir comme ça, maintenant, ça me rend malade.

Jamais de dispute entre eux ? Ouvard semblait pourtant avoir un fichu

caractère. Non, jamais de dispute.

M. Varin avait bien son gendre.

Il était généreux avec lui.

Pas trop, même.

Je vous comprends pas, là. Vous êtes quand même le comptable de la boîte.

Alors, il lui donnait de l'argent ou il lui faisait des cadeaux ? Vous savez, on

saura tôt ou tard. Nous, la brigade financière, donc si on peut éviter les

tracasseries, ça sera mieux pour tout le monde.

Il y a trois mois, il lui a donné 80 000 francs. Mais vous savez, c'est pas

interdit. Et pourquoi il ne le montait pas plus tôt ? Tous les contre-maîtres

ont le même salaire, j'en trouve pas.

Monsieur Barin, il tient.

Vous savez que vous avez une tête de coupable ? On dirait que vous avez envie

d'aller à Toul.

C'est dommage, ça serait trop simple.

On verra ça plus tard.

Bon, qu'est-ce que vous avez fait hier soir ? J'ai obligé de vous le demander.

J'étais au Trois-Couronnes. Au Trois-Couronnes ? Un café en bas de chez

moi.

Puis, vous êtes rentré à quelle heure ? Je n'ai pas fait attention.

Vous êtes marié ? Ma femme est morte il y a un an.

Et moi, je n'ai plus envie.

Pardon. Est-ce que quelqu'un vous a vu rentrer chez vous ? Je ne crois pas.

Peut-être Lucien.

Il y a des droits de succession et votre grand-mère était insolvable,

malheureusement.

Je ne comprends pas.

Elle voulait peut-être me donner de l'argent. Elle le sortait d'où, alors ?

Votre grand-mère a emprunté de plus en plus.

Elle a hypothéqué l'appartement et tout, c'est bien.

Je suis désolé.

Tout est là.

Si vous acceptez l'héritage, vous devrez, bien entendu, en accepter les

dettes.

Écoutez, maître, je supplie, car les dettes, je connais.

Je suis né dans cette maison, monsieur.

Alors j'ai besoin de 2-3 jours pour réfléchir.

Au revoir, monsieur.

Au revoir, monsieur.

Bonjour, monsieur.

Bonjour. Est-ce que vous pouvez me dire où je trouve le bateau de Sébastien

Merteuil ? Merteuil ? Merteuil ? Ici, on l'appelle Gorlot. On va vous trouver

facilement, il est là.

D'accord.

Qu'est-ce qu'il a encore fait celui-là ? Quoi ?

Vous voulez parler ?

Ouais, si vous voulez.

Vous pouvez nous tuer ? On a quelques questions à vous poser.

Parmatite gorlo, stéroïde, anabolisant.

Ta bibliothèque, le protocole, Mein Kampf.

Et on a aussi trouvé ça.

Les clés de Varin.

C'est un sérieux, le mec.

Il m'a ruiné le bide.

Heureusement, Tessier l'a maté.

Vous l'avez interrogé ? Non, on va le laisser mariner cette nuit. Demain, il

sera à point.

Allô ? Oui, monsieur Fréjean.

Non, non, non, c'est pas la peine de vous déplacer, non ?

Très bien, on fait comme ça, M. Prigent.

Merci, M. Prigent.

Oui, au revoir.

C'est à faire des ateliers d'artistes, là, M. Prigent.

Qu'est-ce que ça t'a donné avec le comptable, Paulo ? Il a passé la soirée

aux trois couronnes. Et en fait, c'est le garçon qui l'a ramené chez lui vers

une heure du matin. Il était ivre mort.

Et c'est quoi, le compte d'ouvrage ? Le compte d'ouvrage... Des belles rentrées,

c'est sûr, mais beaucoup de sorties aussi.

Des cartes bancaires en pagaille, des restaurants, des bars, des discothèques.

Moi, je sais que Varey, il a, je dirais, 80 000 francs et à peu près 30 000.

80 000 ? Oui.

C'est quoi ? Un projet immobilier, l'achat d'une voiture ? Non, moi, je

dirais plutôt une maîtresse un peu glacieuse, genre très exigeante.

Des grands restos, des hôtels de luxe, des week-ends à Deauville.

Et toi ? Moi, je n'y crois pas beaucoup, non.

C'est des endroits trop tape-à-l'oeil.

C'est pas le genre de Silcoff.

Intéressant tout ça.

L'avis d'ouvrage n'est manifestement pas aussi lisse qu'on voudrait nous le faire

croire. Je vais se faire monter d'appel.

Et la comptabilité de la boîte ? Les gens comptent tout le monde, mais ça

sort pas mal.

On a appelé la DAS.

Je voudrais le dossier d'adoption de Fabienne Ouvrard.

Ce qui est sûr, c'est que l'assassin connaissait bien les lieux.

La danse pétrice n'est pas sa brolle.

Il a pu entrer avec Ouvrard.

Il m'arrête Silcoff, on le voit quand ? Demain.

Marie est jaloux. Un peu classique.

Ouais.

Un grand classique, même.

Bon, de toute manière, il est un peu tard.

On continuera demain ?

Moi, ça va ?

Capitaine,

ce monsieur est là pour vous.

Oui, merci.

Je vous avais convoqué pour une heure.

Ah oui, vous êtes monsieur Chebaria ? Oui, je suis Chebaria.

Très bien, c'est par là.

Je suis rentré chez Varin en 1971, comme chef d'équipe.

Il y avait pas mal d'Espagnols qui faisaient du boulot à cette époque-là.

J'avais l'avantage de parler français.

Vous êtes Espagnol ? Non, Basque.

Monsieur Echevarria, vous entendiez bien Guigui Ouvra ? C'était un bon contre

-maître.

Je lui connais à Saint-Sébastien.

Il passait ses vacances avec sa femme. Je lui ai loué mon appartement.

On a sympathisé.

C'est lui qui... C'est lui qui vous a fait venir en France ? Non, c'est quelqu

'un d'autre.

Qui ? Franco.

Tiens.

Où étiez-vous avant hier à minuit ?

Dites-moi, vous étiez très copains avec Ouvrard ? Ouais, on peut dire ça comme

ça. On faisait souvent des virées ensemble.

Quel genre de virées ? Des virées entre hommes, quoi.

Il avait des liaisons ? Des liaisons ? Ah ça, il en avait des liaisons,

comme vous dites.

Attention, il adorait sa femme.

Et Isabelle Kulkoff ? Là, il est tombé sur un os.

Remarquez, ça lui a donné le goût du luxe. Il voulait plus que des canons. C

'est plutôt tarifié, si vous voyez ce que je veux dire.

Vous avez remarqué quelque chose de particulier avant ou après le meurtre ?

Oui, il manquait un outil. Un maillet.

C'est pour quand la chaîne de presse me déraille.

Et vu comment il était arrangé, je me suis dit que ça pouvait être l'arme du

crime.

Parce que c'est pas à main nue qu'on lui a fait ça.

C'est un camp de boxe professionnel.

Vous étiez où avant hier soir ? J'entraillais des poids plumes.

Ça le périt, je...

Et puis franchement, je ne le supportais pas, il était lourd.

Toujours à vanner, du genre grande gueule et poids chiffre dans la tête.

Et à part quand Jean était limite intellectuel, aviez-vous d'autres motifs

d'inimitié envers Didier Aubras ? Je sais ce qu'ils avaient à nous raconter.

Ça n'a rien à voir.

Voyez-vous, je suis passionné par l'anthropologie conjugale, surtout celle

des couples libérés.

Vivre librement, comme vous dites, n'a jamais empêché l'amour.

Ni la jalousie, monsieur Silcoff.

Bien, vous avez donc passé la nuit à Orléans, au roi des quatre de ces hôtels

modernes où les cartes de crédit remplacent le personnel.

C'est ça ? Oui.

Vous pouviez donc entrer, puis sortir, puis entrer à nouveau sans rencontrer

personne, n'est-ce pas ? Oui, peut-être, mais j'en suis entré, je me suis coutu.

Malheureusement pour vous, Orléans est à une heure de Paris.

En voiture, soit deux heures aller-retour.

Des considérations d'ordre géographique temporel et adultérine m'obligent à vous

garder parmi nous.

Croyez bien que je le regrette.

Tu veux moi, monsieur ?

Je crois que je vais prendre une semaine de vacances.

J'en ai marre, je suis fatiguée.

J'ai besoin de bouger.

Et tu vas aller où ? Bah, je sais pas.

Tu pars toute seule ou alors ? Bah oui, qu'est-ce que tu crois ? Bon,

qu'est-ce que je t'apporte pour ce soir ? Rien, j'ai fait les courses.

Mais t'en es pas là ? Non, elle est chez sa mère.

Reveille-lui les manottes.

C'est toi.

Merci.

Je veux savoir pourquoi t'as essayé de te barrer.

Vous n'avez pas à me tutoyer.

Ah bon ? Dis-moi, t'es plutôt modéré comme garçon.

Croix-gammé, poster d'Hitler au-dessus de ton lit.

On a le droit de pas penser comme vous. Mais oh, t'as pas convié à un débat sur

la démocratie, d'accord ? Bon, des témoins rapportent que vous avez duré d

'avoir la peau d'ouvrard.

Ça vous fait bander de faire chier des mecs comme moi, mais ça va pas durer.

Vous l'avez menacé de mort et vous avez gardé les clés de la blanchie de

Privarin.

D'autre part, on a une connaissance de certains de vos faits de guerre.

C'est bien comme ça, vous dites ? T'es une conne.

Si tu votes pas pour les crouilles ou les youpins, c'est sans arrêt en

demerder. Mais allons-y, incitation à l'inertial.

T'étais où dans la nuit de mardi à mercredi ? J'étais en train de buter un

connard de gosseux dans une lanchinerie de merde.

J'ai pris le premier clip tombé sous la main, je suis barré à le choix de sa

nuit. C'est ça que vous voulez entendre ? Ben voilà, on va prendre sa déposition

par écrit.

C'est ça que nous, on pourra passer à autre chose.

Hé, c'est conne !

Je faisais le service d'or pour un concert, les rebelles blancs.

De 10h du soir à 3h du matin.

Pas de bol.

Alors maintenant, vous me laissez sortir ! On va d'abord vérifier ce que tu nous

racontes, ok ? Ouvrard, c'était une merde, mais je l'ai pas buté.

À part son pote, là, le nègre, il faisait chier tout le monde. A commencer

par l'espingouin, là.

Qui ? Echebarria ? Ouais, c'est ça, Echebarria. Une sous-merde, lui aussi.

Il pouvait pas le saquer, Ouvrard.

Par contre, sa femme, la fille Varin, elle le faisait bien kiffer.

Il fallait le voir devant.

Un vrai caramel fondant.

Bon, allez, ça suffit.

Débarrassez-moi le plancher.

Allez, allez, allez.

Bon,

on vérifie si on a les billets.

Et Cibaria est un antifranquiste notoire, plusieurs fois arrêté, condamné

avec sa compagne en 1970 à 10 ans ferme pour activisme politique.

Elle est morte en prison, lui a réussi à quitter l'Espagne, réfugié politique en

France à partir de mars 71.

C'est à ce moment-là qu'il est rentré chez Varin, amnistié en 1976.

C'était pas remarié, pas de petite copine ? Rien du tout, un moine.

T'as peut-être raison Borloo, une passion cachée, ça collerait avec le

personnage ?

Dans le fond, c'est un grand romantique.

Une autre solution, peut-être un peu moins romantique, celle-là, c'est qu'il

tue Ouvrard pour prendre sa place.

Allô ? Un truc qui est certain, c'est que Chebaria, il ne pouvait pas blairer

Ouvrard.

Faisons-le revenir.

D'accord, merci.

Pas la peine.

Il est devenu humain.

Il est là ? Oui, on vient de le prévenir, il attend.

On va le confier à le marchand.

Viens.

Je vous relis.

J'ai tué Didier Ouvrard avec un maillet à la suite d'une dispute. Je ne

supportais plus son attitude avec sa femme. Je le lui ai dit.

Ça s'est envenimé. Je me suis énervé. J'ai frappé.

Je l'ai tué.

Ensuite, je l'ai suspendu au palan.

Je peux suivre.

Je vous en prie.

Je peux vous poser une question, monsieur Thubaria ? Bien sûr.

Il y a une chose que je ne comprends pas.

C'est pourquoi, après avoir tué Didier Ouvra,

l'avez-vous suspendu à un talent ?

Bien.

Reprenons tout depuis le début.

Bon, il aura encore plus longtemps, le marchand.

Il est capable d'y passer la nuit.

Pour moi.

Ça tient toujours pour ce soir ? J'ai besoin de changer de verre.

Bien sûr, oui.

Rien. Rien ? On a peur ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu

'il se passe ? Quoi ? Il y a un truc qu'il ne fallait pas ? Non, rien.

Bonne soirée.

Bonne soirée.

Ah, c'est toi ? Mais non, je ne suis pas allé.

Mais pourquoi tu dis ça ? Non, je pensais que peut-être c'était Monique.

Mais bon, je m'y libère pas.

A tout de suite, Mireille.

Oui, moi aussi.

Didot, je te ramène à ton hôtel ? Non, je vais rentrer après, voilà.

Allez, bonne nuit.

Vous vous détestiez, Didier Ouvra, au point de le tuer parce qu'il faisait

souffrir la fille de votre ami. Vous avez un sens de l'amitié, pour le moins

hypertrophié. Peut-être.

Un de vos philosophes a dit, si je ne m'abuse, je suis moi et mes

circonstances.

Les vôtres sont certainement très exceptionnels.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est rare de voir un homme s'accuser d'un

meurtre qu'il n'a pas commis.

Je l'ai tué.

Maintenant, je vais signer.

Nous avons tout.

Je le détestais. Il ne la rendait pas heureuse. Il était odieux avec elle.

Elle méritait autre chose qu'ouvrir. Il la trompait. Tout le monde le savait.

Il s'en foutait qu'elle soit malheureuse. Il aurait fini par la

détruire.

C'est ça.

Maintenant, Maintenant, une autre question.

Quel âge avait Fabienne Varin lorsque vous êtes arrivée en France ? Trois mois

et demi.

C'était un bébé.

Merci, monsieur Etchubaria.

Nous nous reverrons demain.

Vous êtes fatigué. Je pense que vous avez besoin d'un peu de repos.

Comme moi, d'ailleurs.

Pas d'accord, je trouve que vous allez trop loin.

Chebaria a avoué. Qu'est-ce que vous voulez de plus ? Vous n'avez pas le

manopole de l'intuition, Polo.

Ça, je dois dire, c'est pas le mieux platé pour faire ce genre de réflexion.

Tiens, t'as oublié de tailler à foire à la maison.

Je suis d'avis de Polo.

Les varins, ils ont assez morfé comme ça, alors les faire revenir une deuxième

fois, je trouve ça franchement limite.

Moi, je me suis toujours méfié des aveux spontanés et des mobiles nébules.

J'en connais qui tuent pour moins que ça.

Comme un angaglio.

Oui, Cisco.

Vous me donnez au courant ? Au revoir.

Bon, alors on est bien d'accord ? Prends des noms en place.

Je l'ai briefé.

Ne t'inquiète pas, je ne dois pas te faire de peine, mais je crois qu'on va

pouvoir se passer de toi pendant une semaine.

Occupe-toi un peu de Cisco aussi.

Il ne va pas très bien.

Il a tellement de dettes depuis la mort de sa grand-mère.

Et n'oubliez pas Fabienne Ouvrard.

Il faut absolument qu'elle soit suivie.

Ne vous inquiétez pas, je m'en charge. Si vous voulez me joindre, vous pouvez m

'appeler sur mon portable.

Madame Var.

Nous savons que Fabienne ne vient pas de la DAS.

Il est venu directement chez nous.

Sa femme venait de mourir.

Il avait réussi à s'échapper avec Fabienne.

Elle était toute petite.

Il fuyait la peur. La peur des prisons franquistes.

Il n'avait personne d'autre.

Il pensait que...

S'il lui arrivait quelque chose, la petite partirait en foyer.

Nous, on n'arrivait pas à adopter.

C'était mieux pour tout le monde.

Vous avez confronté Varin et Thébaria.

Qu'est-ce qu'ils vous foutent plus ? C'est clair maintenant, on sait pourquoi

il l'a tuée.

On va peut-être leur foutre la peine.

Vous êtes sûr de vous, Michel ?

Je suis certain que cette confrontation est nécessaire.

J'ai rarement vu des liens de cette nature.

C'est pas vrai.

Vous allez les faire revenir uniquement pour affiner vos connaissances humaines

? J'ai trompé vous. C'est exactement l'inverse.

Bon, je verrai Varin et Chebaria avec vous.

Jean-Louis, tu t'occupes de faire sortir Stilkoff.

Qu'est-ce qu'il fait là ? Je vous en prie, asseyez-vous, monsieur Echebarria,

s'il vous plaît.

Vous avez encore la possibilité de me raconter ce qui s'est exactement fatté.

Monsieur Varin, nous savons que monsieur Echebarria, ici présent, est le père

biologique de Fabien Ouvra.

Aussi, en votre âme inconsciente, je vous demande de me dire si vous pensez

que votre ami a pu, comme il le prétend depuis hier soir, tuer Didier Ouvra.

Vous n'avez pas à demander ça.

On n'est pas au procès.

Laissez-moi faire mon métier, s'il vous plaît.

Rassurez-vous, j'en connais les limites.

Écoutez-moi, c'est moi qui ai tué Didier.

Bon, nous allons procéder différemment.

Monsieur Varin, il y a eu 8 mois, vous avez demandé à votre comptable de

débloquer 80 000 francs que nous avons retrouvés sur le compte de votre gendre.

Pourquoi ?

Monsieur Varun.

Je vous écoute.

Au début, on était très contents de ce mariage.

Fabienne l'adorait.

Et lui, c'était pas un ange, mais... il semblait l'aimer vraiment.

Et puis très vite, ça a mal tourné.

Il a recommencé ses conneries, ses virées.

Tout le monde le savait.

Fabien ne disait jamais rien.

Il l'a trompé.

Il en souffrait beaucoup.

Je ne sais pas.

Elle l'aimait.

Il y a trois mois, j'ai demandé à Didier de parler.

Il m'a conseillé de la fermer.

Bien.

Racontez-nous ce qui s'est réellement passé. J'ai déjà avoué.

Laisse, monsieur Marriott.

J'ai déjà largement remboursé ta dette.

Et de toute façon, tu n'y es pour rien.

Voyez, la vie est faite de concours de circonstances plus ou moins

bons, plus ou moins mauvais.

Il y a déjà longtemps,

J'ai été victime d'un mauvais concours de circonstances.

Un soir, j'ai emprunté la voiture d'Iker Echevarria.

Et j'ai sauté à sa place.

La bombe ne m'était pas destinée.

Et que voulez-vous ? Mais votre question concernait le soir du meurtre, n'est-ce

pas ?

C'est exact, monsieur.

Ce soir-là, il m'avait donné rendez-vous.

Il voulait de l'argent.

Moi, je voulais lui en donner plus, pour qu'il s'en aille, qu'il la laisse

tranquille.

Alors, il s'est approché de moi et il m'a dit qu'il n'avait pas fait tout ça

pour être viré comme un malpropre.

Il voulait que je lui cède l'usine de mon vivant.

Il voulait tout.

Et puis surtout il m'a dit qu'il n'aimait pas Fabienne.

Qu'il ne l'avait jamais aimée.

Il y avait un maillet à côté de moi.

Alors j'ai...

Monsieur Varin, vous reconnaissez le meurtre de Didier Ouvra.

Monsieur Echevarria, à quelle heure M. Varin vous a-t-il appelé ? Iker n'a rien

à voir avec ça.

Je sais que vous avez tué Didier Ouvra, oui.

Mais c'est M.

Echevarria qui a suspendu le cadavre.

Vous l'avez fait pour que votre ami ne soit pas accusé.

Pour que votre fille biologique puisse conserver son père adoptif.

Ça n'empêche pas l'amour.

Prêcheriez-vous pour votre paroi, Capitaine Scandella.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.