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CETTE HISTOIRE NE MENTIONNE AUCUNE PERSONNE ET AUCUN FAIT AYANT EXISTÉ
Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
font partie d'une unité d'élite appelée Unité spéciale des victimes.
Voici leurs histoires.
- Un sweat à capuche foncé ? - Hum.
On vous recontactera. D'accord ?
Donc, brune, la vingtaine. Une 5e victime ?
Il l'a poussée par derrière,
lui a coupé les cheveux et a dit :
"Tu te crois speciale."
Elle a sûrement pas vu son visage.
Elle était saoule mais dit qu'il est blanc
et qu'il a une capuche.
Et il n'y avait personne autour ?
Chez eux. Soho est un quartier désert dès 23h.
Le violeur de Soho a encore frappé ? Des pistes ?
Nous enquêtons et la victime est notre priorité.
- C'est non ? - Plutôt "laissez-nous bosser".
Le violeur de Soho malmène encore la police de New York.
La police reste sans réponse.
Les habitants terrorisés n'ont plus qu'à attendre...
Personne ne l'a vu et vous faites un portrait ?
Toujours pas de coup de fil ?
Pas de témoin ? Il est invisible ou quoi ?
Le train passe pas loin.
Mais il était peut-être en voiture.
On regarde des vidéos de surveillance,
on contrôle des plaques de Blancs...
Ça change.
Dommage que ça aide pas.
On envahit à nouveau la zone ce soir.
On couvre le métro et le tunnel. On laisse rien passer.
Toute personne présente après minuit
doit avoir une bonne raison.
Vous attendez quoi ? Allez, c'est parti.
Euh, Liv. J'ai vu les infos ce matin.
Le préfet de police aussi.
Ce journaliste, Griscomb, nous lâchait pas.
Tu t'en es occupée.
Tu m'accompagnes à la réunion de quartier pour rectifier le tir.
Je préfère m'occuper de l'affaire.
Tu n'as pas le choix.
Nous vous demandons de faire preuve de prudence.
Ne sortez pas seules tard le soir.
Donc, le violeur a gagné ?
On est chez nous !
- Ne lui facilitez pas la vie. - Cc'est nous qui le cherchons ?
- Pas du tout. - Sérieux.
Vous blâmez les victimes ?
Commissaire.
La seule personne blâmée
est l'auteur de ces agressions.
Le quartier entier est sous surveillance.
Nous avons augmenté la présence policière.
Certaines de ces mesures seront visibles,
d'autres non,
pour que l'agresseur ne les anticipe pas.
Ce que vous faites n'empêche pas ces agressions.
S'il vous plaît.
Nous faisons notre possible.
Mais nous demandons aussi aux femmes d'être vigilantes.
Nous n'abandonnerons pas tant que nous ne l'aurons pas attrapé.
Tu es à moi, salope.
Non, je vous en prie.
Lâche-la.
Hé ! Reviens !
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
J'avais vu les infos.
Je n'aurais pas dû sortir seule.
J'ai bu quelques verres.
Vous n'êtes pas coupable.
Alors pourquoi vous le dites ?
Claire, vous êtes bouleversée.
Pouvez-vous nous expliquer les faits ?
Il avait un couteau.
Il m'a poussée par terre.
Il ne m'a pas violée. Un gars l'en a empêché.
Interrogez-le.
Nous y allons.
Mais concernant l'agresseur,
avez-vous distingué sa couleur de peau ou ses vêtements ?
Il avait un sweat à capuche foncé et une veste de travail.
- À son accent, c'était un Blanc. - Qu'a-t-il dit ?
"T'es à moi, salope."
Et l'autre, celui qui vous a sauvée ?
Il avait une tenue bizarre,
genre costume de super-héros.
- Il était déguisé ? - Oui.
J'ai cru que je rêvais.
Je l'ai vu frapper l'agresseur et le poursuivre.
Dans quelle direction ?
Vers la rue Houston.
Peu importe qui c'est...
...c'est un vrai héros.
Il m'a sauvée.
Les résidents terrifiés de Soho ont découvert
ce matin que le violeur a frappé pour la 6e fois.
-Un mystérieux super-héros... - Éteignez ça.
- ...vêtu d'une tenue... - Tais-toi.
Je croyais que Rollins et toi regardiez les vidéos de surveillance.
On y va, commissaire.
Qui travaille sur cette affaire à part le Vengeur masqué ?
Quoi qu'il en soit,
il l'a frappé si fort qu'il y a du sang sur le lieu du crime.
Fin a informé Warner.
Six viols, et enfin un ADN. C'est un début.
- Si c'est notre violeur. - C'est le profil.
On a une agression à 3 h du matin.
La victime, Claire Grant, est brune.
- Il la pousse, il a un couteau. - Ces infos sont internes.
Pas la formule magique exacte, mais presque.
"T'es à moi, salope", "Tu te crois spéciale, salope".
Les cheveux ?
Il a pas eu le temps de les couper.
On n'a pas besoin de justicier qui fasse notre boulot.
- Du nouveau ? - On le voit sur aucune vidéo.
Mais regardez ça.
La vidéo de la rue Houston à 3h16.
Sweat à capuche, veste marron. Même heure.
- Allez, tourne-toi. - Tu sais qu'il entend pas ?
Et la carte de métro ? Il a dû la charger.
Amaro et Rollins, essayez de le retrouver.
SERVICE FONCTIONNAIRE MARDI 10 AVRIL
Que j'identifie la carte de métro d'un fonctionnaire ?
Je n'ai pas le temps. Il y en a 135 000.
C'est un ordre de la police.
Tout ce qui me reste à faire c'est être Noire et mourir.
Ce sont vos enfants ?
- Ils ont quoi ? Deux et quatre ans ? - Exact.
Adorables.
La mienne a cinq ans.
- Vous avez dormi hier soir ? - Pas assez. Et vous ?
Un cauchemar. Deux verres d'eau.
On a fini par la laisser dormir avec nous.
On est tous les deux fatigués.
Cette carte a été achetée par le système pour les professeurs.
Ça précise bien les choses, non ?
Pouvez-vous...
vérifier pour nous ? S'il vous plaît ?
Je peux essayer.
Merci.
Vous êtes d'origine indienne ?
- On me le dit souvent. - Ça se voit.
Vos pommettes.
Ça va être long. Allez boire un café.
Ta femme est revenue pour de bon ?
- C'est bien. - Oui. Zara est aux anges.
Après le départ de ma mère, Maria a fait brûler de la sauge.
- Tout le monde est content. - Allez.
- Asseyez-vous à l'arrière. - May Chen ?
- Allez. - Police. Vous auriez une minute ?
Vous êtes là pour le motard ?
Il passe à fond.
On peut le retrouver.
Mais là on piste votre carte de métro.
Que vous achetez par le système des profs. Vous l'avez ?
Non, j'ai marché aujourd'hui.
- Vous l'avez perdue ? - Non.
Parfois, mon fils Andy me l'emprunte.
Et Andy a quel âge ?
Joli coquard.
- Il a un coup sur le nez ? - C'est lui.
Il faut changer de dessinateur.
Andy Chen.
On a des questions à te poser.
Sur quoi ?
Viens ici, n'y mêle pas les autres.
Que t'est-il arrivé ?
Mon nez. Vous savez ce qui s'est passé ?
Allez.
Je connais mes droits. Me touchez pas.
Couche-toi.
- Vous avez pas le droit. - Ah bon ?
Oh, regardez-moi ça !
Fini les conneries.
Andy Chen, 20 ans, université publique.
Un cas d'attouchement dans le métro. Vit avec sa mère.
Warner est en train de vérifier l'ADN.
- Où est Benson ? - Elle met de la glace sur sa main.
Qu'est-il arrivé à son nez ?
Ça lui est arrivé hier soir.
Benson l'a frappé sur le côté.
- Il a essayé de la frapper. - Bien sûr.
Même si on l'identifie comme l'agresseur d'hier,
on a pas d'ADN ni d'identité pour les cinq autres viols.
Il faut qu'il avoue.
Dans les règles.
T'es foutu, Andy.
ADN, carte de métro. T'es foutu, gamin.
Vous avez couru, ça vous énerve.
Andy, on a ton couteau.
Pour couper leurs cheveux.
Je suis pas barbier.
Non, tu pousses les filles saoules par derrière.
Elle a menti. Elle en avait envie.
- Elle a dit qu'elle me voulait. - Ah bon ?
- Sur le trottoir, comme ça ? - Oui.
- Les autres aussi ? - Ouais.
Je suis le Roi de Soho.
Je les ai baisées toute la nuit. Elles me suppliaient de continuer.
Donc ces filles, elles te cherchent.
Tu as préférée laquelle ?
Euh...
Je sais pas.
- La première ? - La blonde ?
Elle portait quoi ?
Une sorte de jupe.
Pas vrai ?
Vous auriez vu ça. Ses jambes en l'air...
Elle était pas aussi bonne que la rousse.
Je l'ai bien baisée.
Mais comme vous l'avez dit...
...elles me cherchent.
Reste là, roi.
Rousses, blondes, les jambes en l'air ?
Lundi soir, c'était lui. Mais c'est pas le violeur en série.
Un violeur qui s'ispire d'un autre, un justicier masqué. Ça me plaît pas.
J'ai autre chose qui va pas vous plaire.
Alors que la police dit avoir un suspect,
nous savons que le violeur de Soho est encore en liberté.
J'ai reçu cette lettre à l'instant.
"La police ne m'attrapera pas. Les copieurs ne me toucheront pas.
Batman ne m'arrêtera pas."
- C'est lui ? - Qui d'autre sait qu'il a un copieur ?
La lettre se poursuit avec trois pages détaillant les crimes.
Des détails que seul le violeur peut connaître.
La lettre se conclut par une menace effroyable.
"Les salopes de Soho, vous vous croyez spéciales. Ce n'est que le début."
Il nous faut cette lettre.
Il faudra la lui arracher des mains.
Cabot vient d'appeler.
Andy Chen est libéré.
- Il a payé la caution. - Comment ?
Son ADN est celui du sang de l'agresseur de Claire.
Son avocat dit que le procureur a cédé à la pression des médias et à l'hystérie.
Chen est apprécié dans son quartier.
C'est un excellent élève. L'église a payé sa caution.
Il est témoin de Jéhovah.
L'hystérie collective ?
C'est que le début. Regardez ça.
C'est un scandale que ce violeur ait pu sortir.
La police et le système judiciaire nous lâchent.
Ouais !
Nous invitons tous les habitants à se joindre
à la Marche des Salopes.
Venez habillées comme vous le voulez.
Marche des Salopes ?
Ça a commencé à Toronto. Ça s'est globalisé.
Les femmes en ont marre d'être accusées de salopes.
C'est bien, mais on doit garder le contrôle.
Et la lettre de Griscomb ?
Il la garde, mais il nous a répondu.
"Le Congrès ne devrait pas faire de loi, bla, bla, bla...
portant atteinte à la liberté d'expression."
En attendant, le violeur est libre.
Il y a peut-être ses empreintes.
Il a pas laissé son ADN sur les cinq autres crimes.
Alors sur une lettre...
- C'est vrai. - Pas d'ADN sur les autres crimes ?
Il commencerait un truc sans le finir ?
Certaines pensent qu'il a utilisé un préservatif.
Et il arrive à s'enfuir, sans être vu.
Donc il vit dans le quartier. Il porte une veste de travail.
Ça se précise. Munch, Fin.
Vérifiez les anciens agresseurs sexuels.
Liv, parle à Warner.
Qu'elle reteste les vêtements des victimes.
Rollins, parle à un des rabbins. Dresse un profil.
Si le maire m'appelle une fois de plus, on change tous de boulot.
Et euh...
...où est Amaro ?
Amaro ?
Euh, quoi ?
J'y suis dans cinq minutes.
Excusez-moi.
Waouh.
Ils font pas que se déguiser.
Justice de rue.
Selon les témoins, il s'est fait attaquer par cinq super-héros.
La Ligue de la Justice.
- Personne n'a aidé. - Beaucoup ont applaudi.
"Ligue de la Justice : 1 - Police : 0."
- La ligue de la Justice. - Je m'en fous.
Ce sont nos rues. Pas les leurs.
HÔPITAL MERCREDI 11 AVRIL
Ils portaient des masques.
Des casques.
Il y avait même une fille.
Sois un peu plus descriptif, Andy.
Je sais pas.
Ils me bastonnaient.
C'est de votre faute.
À cause de vous, on me hait.
Ils te haïssent parce que tu es un violeur.
Si j'étais pas flic, je te défoncerais aussi.
Andy.
Ne dis rien.
Voici la plainte que je porte contre votre département.
Pour avoir enfreint ses droits.
Attention dans les entrées et vestibules.
Il attaque par derrière.
Attention avec ces talons.
C'est dur de courir ou de frapper quelqu'un, avec ça.
Restez en contact avec les officiers en civil.
Ne perdons personne.
On a peu de renforts.
Parce qu'on couvre la marche aussi.
Il manquait plus que ça.
Une centaine de femmes à moitié nues.
Essayons de survivre à la nuit.
Au viol !
Aidez-moi !
Aidez-moi !
- Fin, t'entends ? - Non !
Aidez-moi !
S'il vous plaît !
On nous appelés. Monte.
Aidez-moi ! S'il vous plaît !
- Il y en a deux. - Là.
- Une ici. Où est l'autre ? - Là-bas. Aidez-la.
Que faites-vous ici ?
- Que s'est-il passé ? - Fantastica va bien ?
- Une victime poignardée. - Fantastica ?
Qui ?
Fantastica. Il était sur elle.
- Fin, elle va bien ? - Elle tient.
Hé, regardez-moi.
Que s'est-il passé ?
Je suis partie qu'une minute...
J'ai senti un coup. Ici.
Puis le trou noir. Je me suis réveillée dans l'ambulance.
Avez-vous vu ou entendu quelque chose ?
- Avant le coup ? - Non.
Que m'est-il arrivé ?
Vous avez été agressée sexuellement.
C'est...
Ça peut pas m'arriver. On...
On devait l'attraper.
Leslie est mon équipière.
On était en patrouille pour attraper le violeur.
Vous vous êtes séparés ?
On devait se retrouver à minuit.
Elle n'était pas là, alors je suis allé voir les autres toits.
Et quand je suis revenu... je l'ai vu sur elle.
Il tenait une brique.
Vous souvenez-vous d'un détail quelconque ?
Vous n'avez rien entendu avant le coup ?
- Non. - Il était blanc.
Trapu.
Il faisait sombre.
Et j'ai crié.
Quand je l'ai poussé pour qu'il la lâche, il m'a poignardé.
Vous avez vu l'arme ?
Oui, c'était ces gros ciseaux courbes avec des poignées noires.
Qui savait que vous seriez là ?
Juste Stuart. On travaille par deux.
Comment êtes-vous montée sur le toit ?
Par l'escalier de secours.
On va faire les tests de viol. Espérons trouver de l'ADN.
Avez-vous eu un rapport dans les 48 heures ?
Non, je suis célibataire.
Je voulais empêcher d'autres viols.
Je comprends.
Vous devez laisser ça à la police.
Mais ça ne marche pas.
Ça non plus, non ?
Donc, vous appartenez à la Ligue de la Justice
- et vous avez menti sur Andy. - Non.
Je n'ai rien à voir avec ce qui lui est arrivé.
Je sais pas qui lui a fait ça.
Dommage, ils étaient pas là hier. Vous auriez pu mourir.
J'en ai fait plus en deux nuits que vous en deux mois.
Comment ça ?
J'ai sauvé Fantastica et cette fille, lundi soir.
Près du hangar UPS. C'était vous aussi ?
Je suis de garde. OK ?
Je sais ce que je fais. Je m'entraîne. C'est du sérieux.
Ah, bon. Et les déguisements ?
Ils représentent nos valeurs.
Qui êtes-vous ?
Romains 12.19.
"C'est à moi qu'appartient la vengeance, dit le Seigneur."
Tu fais sortir Leslie en pleine nuit
alors qu'un violeur se balade ?
Elle avait envie de venir. Je l'ai pas forcée.
- Elle a été violée. - On se calme.
- Que fais-tu ici ? - Elle m'a appelée.
Elle a besoin d'un adulte.
On n'a pas fini.
Hé.
- Je veux voir Leslie. - Pas encore.
Henry, où étiez-vous hier après la marche ?
Vous étiez dans la patrouille de super-héros ?
Vous rigolez ? J'ai 50 piges. J'étais chez moi avec ma femme.
Excusez-moi. Bonsoir.
- Désolé, on s'est ratés hier. - Merci.
On n'arrête pas en ce moment.
Oui, j'ai vu Griscomb aux infos.
- C'est quelque chose ! - C'est un connard.
Ouais.
Et toi, ta semaine ?
Hum, ça va.
Beaucoup de choses à faire, je cours.
C'est super de passer du temps avec Zara.
Oui.
Et hier ?
- Hier ? - Oui, on s'est ratés.
Je suis allée au parc avec Zara. On a joué aux princesses.
Rien d'intéressant.
- Pas mal. - Oui, on s'est bien amusées.
Je voulais déjeuner avec toi.
J'ai eu une petite pause, alors je me suis dit...
Mon portable n'a pas sonné. Tu as laissé un message ?
Non, je me suis dit que tu étais occupée.
Oui.
Une autre fois.
Sur ces images exclusives de New York 3,
le violeur présumé, Andy Chen, est attaqué en plein jour
par cinq membres de la Ligue de la Justice de New York,
encouragés par quelques témoins.
C'est ce qu'on voulait éviter.
C'est violent.
C'est comme le cas de Trayvon Martin, tué en Floride.
C'est ce qui arrive quand les gens se font justice.
C'est la victime d'hier soir ?
Oui, Leslie Adams, connue sous le nom de Fantastica.
Elle sait se débrouiller seule.
Ce serait pas un autre copieur ?
Non. Il lui a coupé les cheveux. Ce détail est resté secret.
Pourquoi Leslie s'est évanouie ?
Sa lettre.
Il nous envoie un message.
- Aux justiciers ? - Oui.
Comment il aurait su où trouver Leslie ?
Stuart et Leslie sont impliqués dans leur quartier depuis des semaines.
En intégrant leur groupe, le violeur a su qu'ils seraient sur ce toit.
Donc il a assisté aux rassemblements contre ses propres viols ?
Le resto d'Henry Brazecki en est l'épicentre.
Faisons une liste des membres du mouvement.
JEUDI 12 AVRIL
Donc, si j'ai bien compris,
vous pensez que mon groupe est une façade pour les justiciers et le violeur ?
- Sympa, la police. - Écoutez.
Si vous nous aviez dit que Leslie était de la Ligue,
le viol aurait été évité.
J'ai eu mon premier soupçon mercredi, lors de la marche.
- On s'est disputés après. - Disputés ? OK.
- Et vous l'avez laissée partir seule ? - Vous êtes marié.
Avez-vous déjà essayé de dire quoi faire à une femme ?
Vous et votre groupe avez un gros souci de crédibilité.
Moi ?
J'étais ici bien avant que ça s'embourgeoise.
- J'essaie de sauver Soho. - Donc, aidez-nous.
On va vérifier vos emails.
J'en parle au groupe d'abord.
On fait tout par consensus.
C'est quoi, ça ? Des ciseaux à volaille ?
Exact, inspecteur. Ne les touchez pas, ils sont pointus.
Je dois y aller.
Ces ciseaux à volaille ?
C'est peut-être ceux qui ont blessé Stuart. Tu demandes au légiste ?
Pourquoi pas toi ?
J'ai un truc de famille. Fais-le pour moi s'il te plaît.
Hé, Jason.
Inspecteur Amaro. Que faites-vous à Philadelphie ?
Ma fille parlait de vous.
- Elle va mieux. - C'est bien.
Votre déjeuner était sympa ?
Je sais pas de quoi...
Touche pas à ma femme.
Hé ! Qu'est-ce que vous voulez ?
Quoi ?
Henry Brazecki, l'icône de Soho, a été frappé hier par des justiciers.
Il a subi un traumatisme crânien et est hospitalisé.
Inspecteur, avez-vous des pistes ?
Qui ça ? Moi ?
C'est vous qui faites de la rétention de preuves.
Culotté.
Et ta main ?
J'ai dû me cogner.
Tu te sens mieux ?
- Inspecteurs. - Oui.
Je vous rappelle plus tard.
- Regardez ça. - Des mèches de cheveux.
- Six. - Il les garde comme trophées.
Dans sa voiture ? C'est bizarre, non ?
C'est plus intime que sa maison ou son restaurant.
Henry n'ira nulle part.
La Ligue a identifié le violeur avant nous.
- Ils savent des choses qu'on ignore. - ...en direct de Soho.
Pourquoi avez-vous frappé Henry Brazecki hier ?
Ce n'était pas moi.
Enfin ! Je ne peux même pas lever le bras.
Le lendemain de votre rixe avec le violeur, Henry est ciblé.
Vous avez été poignardé avec des ciseaux.
Avec des poignées noires. Comme ceux de la cuisine d'Henry.
Pourquoi le couvrir ?
Vous nous croyez incapables et vous voulez gérer seul.
- Non ? - Il le fallait.
Leslie est une des nôtres.
C'est la seule qui a le courage d'aller dans la rue.
Vous êtes proches. On a compris.
- Vous vous sentiez coupable du viol. - C'est moi qui l'ai sauvée.
C'est vrai.
On n'a pas assez pour inculper Henry.
Si vous pensez qu'il l'a violée, vous devez nous aider.
Sur le toit, quand il était sur Leslie...
Je l'ai entendu dire : "Tu te crois spéciale, salope ?"
Et j'ai reconnu sa voix.
Henry, la grande gueule de Soho, est le violeur ?
À moins que les mèches n'appartiennent pas aux victimes.
Stuart a été poignardé avec une lame courbe.
Correspondant aux ciseaux à volaille.
Et chaque agression a eu lieu près du restaurant.
C'est intelligent.
Être en première ligne, gueuler fort.
Il essaie peut-être même de créer la crise pour la résoudre.
Comme un pompier qui crée un incendie pour jouer au héros.
Les tests du viol de Leslie donnent l'ADN de Henry.
Ils m'ont cassé le bras. Je peux pas travailler.
Ils savent ce qu'ils font.
Pourquoi vous dites ça ?
On a les résultats des tests du viol de Leslie.
Le seul ADN présent est le vôtre.
- Et elle est célibataire. - OK.
Elle a dit ça pour moi. Je ne l'ai pas violée.
Comprenez, OK ? Je suis connu.
- Je suis marié. - Une bague, ça veut rien dire.
C'est pas ça.
Les viols ont commencé, on s'est rapprochés.
Elle avait peur toute seule.
Donc, vous l'avez réconfortée.
Vous avez fait pareil pour les cinq autres ?
Quoi ? Non.
Il y a un problème dans votre labo.
Ça vient pas de notre labo, mais de votre voiture.
Il y avait un trophée pour chaque victime.
Vous me piégez, maintenant ?
- Je veux un avocat. - Prenez-en un bon.
Dites-lui que vous êtes en état d'arrestation.
J'ai dû mentir. Il est marié.
Ça aurait pu le mener à la ruine.
- Il va bien ? - Il ira bien.
Vous croyez qu'Henry m'a violée ?
Non, il m'aime.
Vous étiez inconsciente pendant l'agression.
Vous n'avez pas vu l'agresseur. Il vous a frappée.
Ce n'était pas Henry.
Vous vous êtes disputés au retour de la marche.
Pourquoi ?
Il a découvert que j'étais dans la Ligue.
Il a tenté de me dissuader d'y aller.
Mais j'avais promis à Stuart de patrouiller avec lui.
Henry disait que c'était dangereux et stupide. Il s'est fâché.
Je n'ai violé personne. Leslie vous a pas dit ?
Elle a dit que vous étiez fâché
et jaloux qu'elle aille sur le toit.
Je me faisais du souci pour elle.
Et les mèches retrouvées dans votre voiture ?
Mon client ne sait pas comment elles sont arrivées là.
Alors dites-nous où vous étiez après minuit
le 15 mars, le 29 mars et le 9 avril.
Ne dites pas que vous étiez au resto. On a déjà vérifié.
J'étais chez moi avec ma femme et ma fille.
Vous voulez que votre femme le confirme ?
Tu as de gros ennuis. Tu t'inquièteras pour ton mariage après.
N'allez pas voir ma femme.
La nuit du 1er viol, j'étais avec Amy.
Ma pâtissière.
Elle est aussi mariée. Alors allez-y, foutez sa vie en l'air.
Les autres soirs, j'étais soit avec Leslie soit avec Janette.
- La sœur de ma femme. - Waouh.
- C'est pas ce que vous croyez. - Bien sûr.
Trois sur trois.
Leslie, la pâtissière et la belle-sœur ont confirmé les alibis.
Le concierge et les caméras aussi.
- C'est pas lui. - OK.
Quelqu'un a mis les cheveux là.
Sûrement celui qui nous a dit avoir vu Henry sur le toit
en train d'agresser Leslie.
C'est quoi, ton problème ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Non.
Tu es allé agresser mon ami à Philadelphie ?
- Un ami ? Tu te fous de moi. - Pas ici.
Viens.
Voilà pourquoi je n'épouse plus d'Italiennes.
Tu viens ici me faire une scène devant mes collègues ?
Tu as agressé Jason ! Tu es fou ?
Tu flirtes avec lui.
Quoi ?
Tu as déjeuné avec lui et tu m'as dit que tu étais à la maison.
- Tu m'as suivie. - Tu m'as menti.
Parce que je savais que tu réagirais ainsi.
Il n'y a rien entre nous. On parle.
Je suis ton mari.
- Parle avec moi. - Comme ça ?
Que je te parle comme ça ?
- Je n'ai pas d'aventure. - Je te crois pas, Maria.
Je t'ai vue, sur la 27e rue.
Aucun nom sur la porte. Je suis pas débile.
- Tu me suis depuis quand ? - Tu le retrouves là ?
C'est là que vous baisez ?
Non.
C'est le cabinet de mon psychiatre.
Je consulte.
J'ai rien dit, tu ne l'aurais pas supporté.
Tout doit être parfait.
Je suis pas comme ça. C'est pas comme ça.
- Je savais pas. - T'as pas réfléchi.
Parce que tu n'as pas confiance en moi.
Je suis ta femme.
Tu peux pas me traiter comme une criminelle.
- Maria. - Je m'en vais.
- Écoute. - Lâche-moi.
Retournons au boulot.
- Ça va ? - Oui, ça va.
- Désolé. - Ne t'inquiète pas.
- Merci pour... - Oui.
Où en étions-nous ?
Stuart n'a pas d'alibi pour l'agression de Henry.
Il a pu laisser les mèches dans l'auto d'Henry.
Selon Warner, les blessures de Stuart peuvent être auto-infligées.
Son attitude quand on l'a interrogé,
sa façon d'écraser son gobelet en parlant de Leslie...
Il est obsessionnel. Il travaille dans un magasin de B.D.
Je vois. C'est un marginal qui cherche désespérément
à être le héros de Leslie.
Vous avez vu tout ça dans l'écrasement du gobelet ?
Enfin, il a une double vie. Une vie imaginaire.
Peut-être est-elle sombre.
Rollins et Amaro, retournez voir Stuart.
Je vous l'ai dit. C'est Henry. Pourquoi ne pas l'avoir arrêté ?
Il faut vérifier certains détails.
Henry est très apprécié. C'est un héros pour beaucoup de femmes.
- Même pour Leslie. - Toujours ?
- Elle sait pas que c'est le violeur ? - Aidez-nous.
Expliquez-moi.
Vous montez par là, et que voyez-vous ?
Je vois Henry, couché sur Leslie, sur le point de la violer.
- Et vous arrivez juste à temps. - Oui.
Puis, il se retourne, les ciseaux à la main.
Et "bam" il me plante.
Comme ça ? Avec la main droite ou gauche ?
Euh, je dirais la gauche.
Selon l'expert, la blessure a été faite avec la droite
et de haut en bas.
Un peu ce que vous avez fait pour vous blesser vous-même.
C'est faux. Pourquoi ferais-je une chose pareille ?
On ne sait pas.
Peut-être parce que vous vouliez que Leslie pense
que vous l'avez sauvée.
- Je l'ai vraiment sauvée. - Du violeur de Soho ?
- Exactement. - OK.
Et ça fait deux mois qu'il sévit.
Plus ou moins depuis que vous connaissez Leslie.
- Je suppose. - Elle nous a raconté votre rencontre.
Elle cherchait un cadeau pour son neveu dans votre magasin.
Oui, je lui ai montré "Jimmy Corrigan".
Puis "Le Retour de Batman" et "Les Nouveaux vengeurs".
Elle était vraiment super.
Vous voyez peu de filles comme Leslie dans votre magasin.
Donc vous lui parlez de la Ligue et elle trouve ça idiot.
- Aucun danger à ce moment-là. - Oui.
- J'ai voulu la mettre en garde. - Oui.
Une semaine après, le violeur de Soho frappe pour la première fois.
Leslie revient et vous lui dites que vous avez besoin d'elle.
- N'est-ce pas ? - Ça a dû être super.
Quand elle est devenue Fantastica.
Sur le toit, avec vous. 12.19, en patrouille ?
- Toute la nuit. - Ouais.
On était coéquipiers, comme vous deux.
Tant que le violeur sévissait, vous étiez une équipe.
Jusqu'à ce que Henry apparaisse.
Avec ses réunions et ses coups de gueule.
Vous faites le boulot et c'est lui qui récupère la fille.
Comme au lycée.
- Euh, non... - Un con pareil, marié,
qui a toutes les filles qu'il veut.
Quand l'avez-vous découvert ? Le soir de la marche ?
Leslie devait patrouiller avec vous, mais elle est partie avec Henry.
- Non, elle est pas comme ça. - Ah, bon ?
Stuart, c'est pour ça qu'elle était en retard.
Elle voulait pas venir, mais elle se sentait mal pour vous.
C'est pas vrai.
Henry et elle se moquaient de vous.
- Non. - Et l'agression, il y a une semaine ?
Vous avez sauvé cette fille. Et Leslie s'en fiche.
- Taisez-vous. - Vous risquez
votre vie pour elle, et elle couche avec l'autre.
- Nick. - Furieux,
vous la frappez avec une brique.
Vous avez failli la tuer.
Vous avez failli tuer la fille que vous aimez !
Leslie est au courant ?
Qu'a-t-elle dit de moi ?
Elle a quitté la Ligue.
Ils savent que vous avez piégé Henry
et vous étiez là quand ils l'ont frappé.
Elle n'est plus Fantastica et vous n'êtes pas 12.19.
- C'est fini, Stuart. - J'ai jamais voulu lui faire de mal.
J'ai jamais voulu faire de mal à personne.
Je voulais juste exister à ses yeux, qu'elle sache que j'étais...
un héros.
CECI EST UNE FICTION
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