Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
CETTE HISTOIRE NE MENTIONNE AUCUNE PERSONNE ET AUCUN FAIT AYANT EXISTÉ
Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme monstrueux.
À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.
Voici leurs histoires.
On me fait des sourires,
mais je ne donne pas cher de ce qu'on a négocié.
Attends une seconde. Bonjour.
Bonjour, M. Hartwell.
J'espère que vous avez apprécié votre séjour.
Détends-toi. C'est juste 6 petits millions.
Bon, je dois te laisser. J'appelle ma femme avant d'embarquer.
Ça devrait lui plaire.
Tu n'as qu'à lui demander.
Bon, allez, je raccroche.
- Ça a été, Hong Kong ? - Comme d'hab.
On me fait de grands sourires,
mais je donne pas cher de ce qu'on a négocié.
Et toi, quoi de neuf ?
J'ai pas arrêté, entre l'école, la maison. N'oublie pas, ce week-end,
on a un gala de charité.
Madison est déjà couchée ?
Elle est chez ta mère.
- J'avais besoin de sommeil. - C'est parfait.
Surprise. J'ai annulé Londres. Je rentre. Joyeuse Saint-Valentin.
- C'est vrai ? - Oui.
Ça veut dire que tu seras là demain ?
- Je t'ai pas acheté de cadeau. - Tu sais ce que j'aime.
Ta petite nuisette en dentelle avec tes jarretières.
Tu portes quoi ?
J'ai fait un tour au rayon lingerie de Barney.
- Et si tu l'enlevais ? - Je t'ai manqué.
Comme ça. Un peu plus bas. Montre-moi.
Super... la femme de ménage.
Reviens vite.
- Arrêtez, ne me touchez pas. - La ferme !
Christine ?
- Par pitié ! - Qu'est-ce qui se passe ?
Tu la fermes !
À l'aide ! Appelez la police à New York !
Viens par là.
Penche-toi.
C'est pas vrai... Christine !
Tu appelles les flics, je la tue.
- La victime serait Christine Hartwell. - "Serait" ?
Son mari, Boyd Hartwell, a vu un homme entrer et violer sa femme.
Par webcam interposée.
- Il était où ? - À l'aéroport de Hong Kong.
Il a dit à sa mère de ne pas prévenir la police.
Elle n'a pas pu s'en empêcher.
Les flics débarquent. Christine a disparu.
Pas de trace d'effraction. Les portes sont intactes. Elle le connaissait.
Ou pas. L'interphone est en panne. Elle lui ouvre, il entre. Elle se débat.
- Ils ont une fille. Où est-elle ? - Madison, 5 ans.
Elle a passé la nuit chez sa grand-mère.
Faites venir la police scientifique.
Et l'assistance technique.
Il faut trouver des images sur l'ordinateur.
Il y a une tache de sang.
Il l'a violée sur le plan de travail, face à la webcam.
Il envoyait un message clair au mari. C'est une attaque personnelle.
Après ça, il l'a enlevée ?
Les voisins n'ont rien vu ni entendu.
Personne n'est entré ou sorti hier soir.
Cette porte est ouverte. Ils sont sortis par là.
Il y a eu demande de rançon ?
Pas qu'on sache. Le mari est injoignable.
- Son avion atterrit à midi. - 16 heures de vol...
C'est sans doute le plus long vol de sa vie.
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
- Maman rentre bientôt ? - Oui, bientôt, chérie.
Tiens, Bella est là.
Va jouer à la princesse avec elle.
D'après mon fils, l'agresseur a dit que si on appelait la police,
il tuerait Christine.
J'espère avoir bien fait.
Vous avez vu Christine récemment ?
Hier après-midi, quand elle a déposé Madison.
Elle vous a paru contrariée ou inquiète ?
Christine est toujours pétillante, toujours pleine de vie.
- Tout le monde l'aime. - Et Boyd ?
Il a des soucis ?
Il travaille beaucoup, mais sa famille passe avant tout.
Après 10 ans de mariage, ils sont toujours très amoureux.
On sait juste que Christine a disparu depuis 12 h.
L'unique témoin est en vol.
Sa carte a pas été utilisée. Son portable est éteint.
Si elle a été enlevée par son agresseur, c'est sûrement quelqu'un qu'elle connaît.
Que sait-on du couple ?
Ils vivent dans les beaux quartiers.
Et Boyd et son associé, Justin Geld ?
Ils ont monté leur fonds spéculatif il y a 2 ans.
Christine est mère au foyer et déléguée à l'école de leur fille.
Ils ont des habitudes de riches.
- Hiver au ski, été dans les Hamptons. - Son fonds d'investissement...
On lui connaît des investisseurs mécontents ?
Oui, son associé a été visé par des plaintes.
Boyd a payé des amendes en échange d'un abandon des poursuites.
Ça n'a pas dû être facile.
Autre chose. Selon le calendrier de Christine,
elle a déjeuné avec Geld vendredi. Le mois dernier, Boyd était absent.
Geld et elle se sont vus.
Finn, Rollins, voyez ce qui se cache derrière ces déjeuners.
Allez chercher le mari à l'aéroport.
Il voulait pas impliquer la police. Ne le laissez pas filer.
FONDS D'INVESTISSEMENT MARDI 14 FÉVRIER
Quand j'ai vu Christine ?
Ma femme l'a vue à une réunion de l'école.
C'était avant ou après votre déjeuner de vendredi avec Christine ?
Comme pour les autorités financières, je vous déconseille de mentir.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Quand avez-vous vu Christine ?
On a déjeuné ensemble au Cirque, entre 14 et 16 h.
C'est tard. Vous l'avez raccompagnée ?
Elle a pris un taxi. Elle avait bu. Je suis retourné travailler.
J'ignore ce que Christine dit, mais il ne s'est rien passé vendredi.
Et la nuit dernière, vous nous dites où vous étiez ?
J'étais au Waldorf avec ma femme.
On n'aime pas aller au restaurant pour la Saint-Valentin.
On prend une chambre d'hôtel et on commande au room-service.
C'est romantique.
Vous vous entendez bien avec Boyd ?
On est amis depuis le primaire.
Il vous en a voulu de devoir payer une amende pour vous tirer d'affaire ?
Non, ça lui donne une raison de me narguer.
Vous lui avez parlé récemment ?
Hier soir. Il était à l'aéroport.
Il a raccroché pour appeler Christine.
Ses désirs sont des ordres.
Je paierai la rançon. Je ferai ce qu'ils demandent.
Dis-moi comment tu vas.
Boyd Hartwell.
Vous allez nous suivre.
- Je te laisse. - Attendez !
- On veut vous aider. - Dis-leur que j'ai l'argent.
Je préviens pas la police. Je t'aime.
- Arrêtez ! - Vous comprenez pas.
Calmez-vous.
M'obligez pas à vous menotter.
C'était ma femme au téléphone.
Si la police s'en mêle, ils la tueront.
Elle s'est débattue, mais le type l'a violée.
J'ai pris une photo de mon portable.
Il portait un masque pour pas que Christine le reconnaisse.
Vous avez une idée de qui pourrait vouloir faire du mal à votre femme ?
Pas quelqu'un qu'on connaît.
Parlez-nous de la rançon.
J'ai reçu un message vocal de Christine.
Elle disait qu'ils réclamaient 250 000 dollars.
Elle refuse que j'implique la police. Je me débrouillerai seul.
- Ce n'est pas conseillé. - Je vous en prie.
Sinon ils la tueront.
Pardon. J'ai pas dormi depuis 20 heures.
- J'ai la tête qui explose. - Je comprends.
Mais vous devez nous laisser vous aider
si vous voulez retrouver votre femme saine et sauve.
Dépose l'argent dans un sac sous le banc du parc
à 6 h demain matin.
N'envoie pas la police ou ils nous tueront, Madison et moi.
Ils savent tout de nous.
On analyse les appels.
Ils ont transité par la 60e et la 14e rues.
- On entend les voitures. - On a pu la localiser ?
Le téléphone est éteint depuis l'appel au mari.
D'autres appels ?
Oui, un numéro inconnu qu'on va localiser.
Que pensez-vous de la version du mari ?
Il semble réellement sous le choc.
Qu'il rentre chez lui dormir et voir sa fille.
- Je veux qu'on le surveille. - Il n'est pas impliqué.
Il nous a échappé une fois, pas deux.
On a installé des mouchards ?
Il n'y a plus qu'à espérer que quelqu'un se pointe demain au parc.
- Zut. - Quoi ?
La Saint-Valentin... J'ai zappé.
Tu avais oublié qu'on sortait dîner ?
- Tu es ravissante. - Merci.
On a pris du retard.
Je rentre une semaine et tu me délaisses.
Hein ? Mais non.
Accorde-moi juste un instant.
PARC CHELSEA 23E RUE OUEST ET 11E AVENUE
MERCREDI 15 FÉVRIER
Surveille le type qui promène son chien.
Fausse alerte.
Je vois une femme vêtue de noir se diriger vers le sac.
- On y va. - Allez !
- Police. Lâchez le sac. - À l'aide !
- Calmez-vous. - Ils me tueront. Pitié !
- Ils nous observent. - Qui ?
Trois hommes noirs.
Laissez-moi leur donner l'argent. Je vous en supplie.
Mon Dieu !
Ils m'ont fait me déshabiller.
Ils sont venus chacun leur tour.
Parfois deux à la fois.
Parfois tous les trois.
Dans ma bouche, partout.
Ils m'ont forcée à faire des choses.
Vous avez dit qu'ils étaient noirs.
Vous pouvez préciser ?
Je suis obligée ? Ils savent où je vis.
- Vous les aviez déjà vus ? - Je crois pas.
Elle m'a tout dit à l'hôpital.
Ce qu'ils lui ont fait. Je vais les tuer.
Je comprends.
Juste une question.
Connaissez-vous des gens qui correspondent au profil décrit ?
Des hommes noirs ?
Pas beaucoup. À la salle de gym. Mon podologue.
Deux d'entre eux ont le crâne rasé.
Un autre a des dreads.
Vous savez lequel vous a agressée chez vous ?
Non, il était cagoulé.
On a retrouvé une robe de chambre sur le sol de la cuisine.
- Ils vous ont laissé vous rhabiller ? - Pardon ?
Il braquait une arme sur moi. Il me regardait nue.
Il m'a dit quoi mettre.
Et ensuite ?
Il m'a fait sortir par l'arrière de la maison.
Il m'a fait monter dans un fourgon.
Vous avez vécu dans ce fourgon ?
Ils se garaient parfois, je ne sais pas où,
ni si c'était le jour ou la nuit.
Ils vous ont parlé ?
Ils connaissent votre nom ? Celui de votre mari ?
Ils m'ont traitée de salope de riche.
Ils m'ont dit que je l'avais bien mérité.
Parlez-nous de Justin Geld.
C'est mon associé et mon ami.
Et l'ami de Christine également.
Vous saviez qu'ils déjeunaient ensemble en votre absence ?
Christine me l'a sûrement dit.
Écoutez, Boyd.
Ce genre d'agression est parfois motivée par la vengeance. Un mari en colère.
Quelqu'un qui s'est senti floué.
Vous dites que c'est de ma faute ?
J'ai fait des choses dont je suis pas fier.
Vous voulez m'en parler ?
Toute cette histoire...
Je suis sous le choc.
Christine veut vous voir.
La plupart des victimes de viol sont mutiques, mais pas Christine.
- Tu penses à quoi ? - "Trois noirs dans un fourgon"...
Peut-être bien.
Ou alors elle ne veut pas qu'on sache qui est son agresseur.
Le numéro inconnu que Christine a appelé...
J'ai regardé les appels entrants. Des financiers
qui commandent à un magasin de diététique.
Ah oui ?
Voyons quel genre de poudre protéinée ils commandent.
MAGASIN DE DIÉTÉTIQUE MERCREDI 15 FÉVRIER
- Ici Darel. C'est qui ? - C'est la police, Darel.
Posez le téléphone.
Que puis-je faire pour vous ?
Parlez-nous de Christine Hartwell.
Il prend la fuite.
Police !
- Pourquoi avoir filé ? - Je connais pas de Christine.
L'herbe de blé, ça rend pas si intelligent.
Lundi, j'étais à un match des Rangers avec ma copine.
Demandez aux autres. Mes dreads passent pas inaperçues.
Pourquoi Christine vous a-t-elle appelé ?
Je préfère garder le silence.
Vous êtes suspecté de viol et enlèvement.
Il faudrait songer à vous défendre.
Si vous êtes son dealer, on s'en fiche pas mal.
C'est vrai ?
Bon, d'accord.
Elle voulait ses produits habituels. Un sachet de cocaïne, de l'ecstasy.
Ces poules de luxe sont toutes camées.
Ça suffit.
Et après l'appel de Christine ?
Un type est venu chercher sa commande.
Un blanc, avec des chaussures de sécurité.
Et un bermuda.
En plein hiver, c'est carrément abusé.
- Je ne le connais pas. - Il prétend être votre dealer.
Vous l'appelez régulièrement.
On a trouvé de la cocaïne et de l'ecstasy dans vos analyses de sang.
On a les résultats du prélèvement vaginal.
Vous avez été victime d'une agression sexuelle,
mais votre agresseur était un homme blanc.
Christine, vous allez prendre un moment pour réfléchir
à ce que vous allez nous dire, d'accord ?
Il m'a forcée à appeler.
Il me voulait plus "survoltée".
- Il m'a frappée. - Qui ça, "il" ?
Il m'a suivie. Il a menacé de me faire du mal.
On ne laissera personne vous faire du mal.
Dites-nous qui c'est.
Kevin Fahey. Police.
- Je vais me garer plus loin. - Non, vous bougez pas.
- Je vous arrête. - Pourquoi ?
Viol et enlèvement.
Je l'aurais violée ?
- C'est pas du tout ça. - On a retrouvé votre ADN.
- Christine m'a demandé de la violer. - Et de la cogner ?
C'était prévu, ça aussi ?
On connaît votre passif.
Elle était consentante. Ce genre de scénario, ça l'excite.
On sort ensemble. Ça va faire 6 mois.
Elle aime les mecs en shorts ?
La 1re fois que je l'ai livré, elle était en tenue de yoga.
En legging moulant.
- Continuez. - Elle m'a tout de suite plu.
Elle m'a proposé de l'eau. Je suis entré.
Elle m'a embrassé.
Elle a enlevé ses fringues et s'est mise en levrette.
- J'ai pas pu résister. - On se calme.
Vous êtes suspecté de viol.
C'était juste un jeu entre nous.
Elle ouvrait toujours en sous-vêtements ou à moitié nue.
Vous vous faisiez un délire à la Playboy.
Je vois.
Pourquoi y mêler son mari ?
- C'était une mauvaise idée. - Vous trouvez ?
On devait partir, mais son mari est rentré plus tôt.
- Elle vous l'a dit ? - Ça la contrariait pas mal.
Elle m'a demandé de faire semblant de la violer,
puis de l'enlever
pour qu'on passe du temps ensemble.
- La rançon, son idée. - Vous avez des preuves ?
Des messages, des SMS, quoi que ce soit ?
- On en parlait quand je venais la livrer. - Évidemment.
Je dis la vérité. Elle a tout manigancé.
Tout ça pour une escapade sexuelle. Elle avait même loué un appart.
Un loft super branché à SoHo.
De quoi vous m'accusez ? J'ai été victime de viol.
De rien, mais il y a...
des incohérences dans votre récit.
Il me menaçait avec son arme.
Quand avez-vous rencontré Kevin ?
Je sais plus. Il y a quelques mois.
Je ne me souviens pas des livreurs.
Vous ne couchiez pas avec lui.
Hein ? Non.
C'est ignoble.
Asseyez-vous, Christine.
Kevin nous a dit que vous l'aviez amené au loft.
Il ment.
Je n'y avais jamais mis les pieds de ma vie.
Racontez-moi ce qui s'est passé dans ce loft.
Je vous l'ai déjà dit.
Redites-moi.
On faisait l'amour partout, au lit, sur le sol...
Il est parfois gentil et parfois, il me gifle et m'insulte.
Il me fait mettre à 4 pattes. C'était horrible.
Que se passait-il dans votre tête ?
J'ai arrêté de penser. Je faisais ce qu'il me demandait.
Il a voulu que je prenne de la drogue. J'ai obtempéré.
S'il voulait faire l'amour, j'obtempérais.
S'il voulait que je lèche son pistolet, j'obtempérais.
À genoux, en le suppliant de m'épargner.
Vous ne comprenez rien !
D'accord, je comprends.
C'est là que ça s'est passé ?
Le salaud... Un simple livreur...
- Chéri, je n'en peux plus. - On rentre à la maison.
- On vous recontactera, Christine. - Du nouveau ?
J'ai eu peur qu'elle réclame un avocat.
Il reste une possibilité qu'elle soit victime.
De ce que j'ai entendu, elle ment.
Elle parle au présent, puis au passé.
Elle invente au fur et à mesure.
Elle veut nous convaincre.
Elle a utilisé le terme "faire l'amour" en parlant des sévices subis.
Personne ne décrit un viol en ces termes.
Et le mari ?
Pour lui, il y a pas de conflit qu'une paire de bas ne puissent arranger.
C'est mieux que de voir un psy.
Je sais qu'il a un casier, mais Kevin serait-il une marionnette ?
Oui, je vois bien Christine le manipuler.
Tiens, c'est intéressant.
La société propriétaire du loft, Mango LLC, c'est une société bidon.
- Gérée par Justin Geld. - L'associé de Boyd.
Vous deux, allez interroger Geld.
J'ai rien à voir là-dedans. J'étais à l'hôtel avec ma femme.
Si vous m'accusez d'avoir enlevé Christine,
vous êtes à côté de la plaque.
Je suis au courant. Boyd me l'a dit. On est associés.
Boyd vous a dit que le montant de la rançon
équivalait à la somme que vous lui devez ?
Vous avez une idée de comment ce type a eu connaissance de votre loft ?
Vous lui avez donné le code ?
Je l'ai jamais vu de ma vie.
La femme de votre ami a été violée ici, dans votre garçonnière.
Et vu le montant de la rançon,
ça ne m'étonnerait pas que vous ayez tout manigancé.
Si vous avez des infos
sur comment elle s'est retrouvée ici, c'est le moment.
Bon, mais ça reste entre nous.
Christine est déjà venue quelques fois.
Elle connaît le code.
Vous pouvez le prouver ?
La règle d'or, c'est la discrétion.
Il n'y a pas de portier. On paye en espèces.
Christine et vous avez déjeuné ensemble vendredi.
Elle savait ce que vous feriez à la Saint-Valentin ?
Oui, elle savait que mon loft serait libre.
Vous avez parlé de Boyd ?
Je lui ai dit que Boyd rentrait,
et aussi d'être surprise quand il le lui annoncerait.
Plutôt convaincant. Sauf que vous ne pouvez rien prouver.
Peut-être que si.
Il y a une caméra au-dessus du lit.
Christine est au courant ?
Non, je l'éteignais toujours en sa présence.
Ce genre de truc...
Se taper la femme de votre associé ?
Oui, on peut finir par le payer très cher.
Allonge-toi.
Christine va bien s'occuper de toi.
Je sais ce qui t'excite.
Je m'avance peut-être,
mais je doute qu'un jury conclue à un rapport non consenti.
Tu n'es qu'une grosse cochonne.
Tu caches bien ton jeu à ton mari.
T'en fais pas pour lui. Tu as un colis pour moi ?
Il l'a forcée à faire et à dire ces choses-là.
Il a menacé de la tuer.
- J'aime ma femme. - Je comprends.
Je sais ce que j'ai vu.
J'ai vu un homme l'agresser sous notre toit.
J'imagine combien vous avez été choqué.
Mais je vais être franc avec vous.
Nous la croyons complice de son enlèvement.
J'ai vu les bleus.
Je l'ai serrée contre moi hier quand elle faisait un cauchemar.
Quoi que ce taré lui ait fait faire, elle y était contrainte.
Il l'a forcée à faire tout ça.
Vous m'avez raconté pas mal de détails,
mais j'ai pas mal d'expérience, voyez-vous.
Et si vous me disiez ce qui s'est vraiment passé ?
Il voulait que j'agisse comme si je prenais du plaisir.
- Je savais pas qu'on était filmés. - Ça, c'est évident.
Ce monstre m'a terrorisée pendant 2 jours !
- Arrêtez. - Non, vous.
Arrêtez d'intimider ma cliente.
Bien, Maître.
Vous allez mériter vos honoraires, croyez-moi.
Marvin Exley. Votre mari m'a demandé de vous défendre. Je vous écoute.
L'affaire est pas assez compliquée. Il faut qu'on tombe sur Exley.
Le mari a les moyens. Cette femme est folle à lier.
Elle ne s'en tirera pas comme ça.
Chaque fois qu'une femme affabule,
elle aggrave la situation des véritables victimes.
On peut passer un accord avec Kevin.
On l'inculpe pour harcèlement.
Il sera enchanté de témoigner.
On la met en examen pour contrainte et entrave à la justice.
Dans ce genre d'affaires, il y a toujours un complice.
Ils sont mariés depuis 10 ans et son mari ne se doute de rien ?
Il préfère la croire sur parole.
Il est dans le déni.
Et toi, comment ça va ?
Tu es très silencieuse depuis que tu es rentrée.
Ce sont deux univers très différents.
Mon corps est là, mais moi pas encore.
Oui, ça prend du temps.
En attendant, moi, je suis là pour toi.
COUR SUPÉRIEURE MERCREDI 29 FÉVRIER
Tu n'es qu'une grosse cochonne. Tu caches bien ton jeu à ton mari.
T'en fais pas pour lui. Tu as un colis pour moi ?
Fais-moi voir.
M. Fahey, expliquez-nous ce que vous faisiez sur ces images.
- On avait un rapport sexuel. - Consenti ?
C'est la première fois que Christine et vous aviez un rapport consenti ?
Non, pas du tout.
On se fréquente depuis 6 mois. On couche ensemble
à chacune de mes livraisons.
On fait des jeux érotiques, des choses assez coquines.
Racontez-moi dans quel contexte se sont produits les faits du 13 février.
Son mari était à Hong Kong.
On avait prévu une petite escapade,
mais il est rentré plus tôt
et elle a imaginé ce plan.
- Quel plan ? - Je devais faire semblant de la violer,
ce que j'ai fait.
Elle avait prévu d'être en visio avec lui
quand je l'enlèverais pour qu'il assiste à la scène.
Vous saviez qu'elle comptait demander une rançon à son mari ?
Non. J'ai paniqué.
Elle trouvait excitant que je la frappe.
Vous pouvez nous parler de votre casier judiciaire ?
À 19 ans, j'ai commis un vol à main armée.
J'ai purgé ma peine et je regrette mes actes.
Merci. C'est tout.
M. Fahey, où vivez-vous ?
À Staten Island.
Chez votre mère.
Et vous êtes allé au lycée.
J'ai passé le bac.
En prison, n'est-ce pas ?
Vous voulez bien parler plus fort ?
- Oui, en prison. - Merci.
À quand remonte votre dernière relation amoureuse sérieuse ?
Je dirais... À Christine.
Vous avez des preuves de votre relation avec Mme Hartwell ?
- E-mails, SMS, appels ? - Elle m'a interdit de l'appeler.
Quand elle voulait me voir, elle passait commande.
Vous affirmez qu'une mère de famille belle et intelligente
vous a demandé de la violer, de l'enlever,
et de la brutaliser au cours d'une orgie sous substances
tandis que son mari payait une rançon ?
Oui, c'est ça.
Excusez-moi si je reste incrédule.
J'ai beaucoup de mal à vous croire.
Où est la question ?
Vos amis ou vos collègues sont-ils au courant de votre liaison ?
Vous n'en avez parlé qu'aux policiers qui vous ont arrêté.
- Vous déformez mes propos. - Ah bon ?
Lorsqu'ils vous interrogeaient, vous ont-ils dit
que vous risquiez 25 ans de prison ?
Ça a été abordé.
Avez-vous accepté, en échange de votre témoignage pornographique...
- Objection. - Retenue.
En échange de votre témoignage contre ma cliente,
vous a-t-on proposé une réduction de peine de moins de 6 mois de prison ?
- Oui, mais... - Vous avez tout gagné, M. Fahey.
J'invente rien. J'ai rien dit à personne parce que...
J'ai terminé.
Le gars avant moi avait fait le fier.
Ce sera tout.
Christine avait arrêté de se faire livrer par ce type.
Objection.
Nous ignorions ces éléments.
Retenue.
Le jury ignorera les derniers commentaires du témoin.
Kevin ment. Il a tout inventé.
Mme Hartwell, j'ai pourtant été très clair.
S'il y a dans votre passé...
Elle vous a tout dit.
J'ai besoin de m'entretenir avec votre femme.
Boyd, tu vas m'acheter des cigarettes ?
Si seulement on retrouvait ce livreur...
- C'est sûr. - On va le retrouver.
Dites-moi son nom.
Tout de suite.
Brad quelque chose, avec un H.
Des livraisons PHX. Mais il s'est rien passé.
Pourquoi avoir cessé d'utiliser ses services ?
Ma voisine m'a dit qu'il colportait des rumeurs.
Tiens donc ? Des rumeurs fondées ?
Vous vous êtes décrédibilisée.
Je sais pas si je vais pouvoir inverser la vapeur.
Je vais aux W.C.
Je n'avais aucune intention malhonnête. J'ignorais tout ce qui s'est dit.
Vous savez ce que j'aime dans ce genre d'affaires ?
C'est qu'il y a toujours un complice.
Je savais pas qu'on pouvait fumer ici.
Non, c'est interdit.
Je peux vous en prendre une ?
- Brad Hayes. - Je vais déplacer le camion.
- Vous connaissez une Christine Hartwell ? - Christine ?
Oui, je la connais.
COUR SUPÉRIEURE JEUDI 1ER MARS
Ce qu'on ne voit pas à l'image, c'est ce qu'il m'a fait juste avant.
Il m'a menacée à bout portant. Il a menacé de me tuer
et de tuer ma famille si je ne lui obéissais pas.
Dites-moi, Mme Hartwell, l'homme qui vous a fait tout cela
est-il présent aujourd'hui ?
C'est Kevin Fahey.
Pouvez-vous décrire votre état pendant ces quelques jours ?
J'avais très peur pour ma famille.
Aviez-vous une relation amoureuse avec M. Fahey
avant qu'il ne vous viole et ne vous séquestre ?
Il nous livrait nos colis.
Les habits de mon mari. Les jouets de ma fille.
Nous n'avions pas de relation.
Je vois.
L'avez-vous déjà invité à entrer chez vous ?
Absolument pas.
Je suis polie. Il s'est fait des idées.
Vous n'avez rien à vous reprocher.
Où est la question, je vous prie ?
Oui, enchaînez, Maître Exley.
Très bien.
Mme Hartwell, nous avons entendu le témoignage de Brad Hayes,
livreur de la société PHX.
Il prétend avoir eu une liaison avec vous.
Pourquoi dit-il une chose pareille ?
Je n'en sais rien.
Je me souviens à peine de lui.
Avez-vous ou non eu une relation avec Brad Hayes ?
Certainement pas.
Il y a 2 ans, ma fille avait 3 ans.
J'étais chez moi avec sa nounou et la femme de ménage.
Je n'étais jamais seule.
Je m'occupais de ma petite fille et de mon mari.
Je n'ai pas d'autres questions.
Permettez-moi de récapituler.
Vous affirmez avoir été violée sous la menace par trois hommes noirs.
Pardon. C'est que vous aviez affirmé à la police au départ.
Vous avez ensuite raconté avoir été violée par votre livreur
et conduite dans la garçonnière de l'associé de votre mari,
un loft que vous niez connaître.
Là, il vous a violée
avant de vous envoyer récupérer la rançon.
Vous ne me croyez pas, mais c'est ce qui s'est passé.
Si je mentais, pourquoi inventerais-je tout cela ?
En effet. Excellente question.
Brad Hayes.
Vous prétendez vous souvenir à peine de lui.
Pièce à conviction no. 608, Mme le juge.
Le planning de livraison de Brad Hayes
pendant les 9 mois où il a livré les Hartwell.
Dans votre quartier, le délai moyen entre deux livraisons
est de 12 minutes à peine.
Mais dans votre cas, ce délai moyen
grimpe à 40 minutes.
Vous m'expliquez ?
Il devait aller déjeuner.
Sans doute.
La fréquence des livraisons chez vous est de 4 par semaine.
Pareil que pour Kevin Fahey pendant 9 mois.
Jusqu'à ce que vous cessiez de vous faire livrer par PHX.
Pourquoi, d'ailleurs ?
Le livreur avait fait des commentaires déplacés.
Mme Hartwell, nous avons entendu M. Fahey nous décrire
- vos relations sexuelles consenties. - Il ment.
L'associé de votre mari, Justin Geld, ment-il lui aussi
quand il affirme que vous aviez des rapports dans son loft ?
En plus de Brad Hayes.
Ces trois hommes ont menti quand ils ont prétendu
- avoir couché avec vous. - C'est exact.
Et la vidéo que le jury a visionnée ?
C'est un mensonge ça aussi ?
J'ai la chance d'avoir une belle famille,
une maison cossue, et les gens me voient comme...
une privilégiée.
Ils me croient égoïste, comme si tout m'était dû,
mais en réalité, c'est tout le contraire.
Sur cette vidéo, je luttais pour survivre.
Je ne pensais qu'à une chose : revoir mon mari et ma fille en vie.
J'ai fait ce qu'il fallait pour survivre.
J'ai terminé.
COUR SUPÉRIEURE JEUDI 1ER MARS
Mme le juge, nous ne parvenons pas à un verdict unanime.
Je demande au jury de poursuivre les délibérations.
- Vous permettez un aparté ? - Venez.
J'ai des raisons de croire
que l'accusée influence un des jurés.
Vous avez des preuves ?
Ils ont échangé plusieurs regards,
ici et à l'extérieur.
C'est ridicule. Elle perd les pédales.
Cette affaire repose sur les témoignages d'un ex-taulard,
d'un dealer de drogue et d'un associé véreux.
Assez, Maître. Je vais interroger le juré.
Nous nous sommes croisés quelques fois
- dans le couloir ou les escaliers. - Pas ailleurs ?
Pas d'appels, de SMS, d'interactions sur les réseaux sociaux ?
Je suis heureux en ménage.
Vous pouvez y aller.
- Joli tour de passe-passe. - Je sais ce que j'ai vu.
À moins que vous n'ayez de preuves,
je ne peux renvoyer un juré pour des regards.
Mme le juge, navrée, mais nous sommes dans une impasse.
Dans l'affaire New York contre Christine Hartwell,
je déclare le non-lieu.
Merci pour votre coopération. Vous pouvez y aller.
- C'était couru d'avance. - On persévère.
Elle est coupable.
Je peux essayer, mais les chefs ne voudront pas faire appel.
Excusez-moi, madame.
Vous pouvez nous dire ce qui s'est passé ?
On la croyait tous coupable, sauf un juré.
Il prétend avoir vu dans ses yeux qu'elle disait la vérité.
J'aime ma femme.
Je la soutiens et je la crois,
après l'enfer qu'elle a vécu.
Elle a vécu le pire.
Violée par son agresseur, puis trahie par l'État
et forcée de subir un procès inéquitable.
Ma femme est un modèle de courage. C'est une battante.
Nous voulons tourner la page et reprendre le cours de nos vies.
Aujourd'hui, notre amour est plus fort, après cette terrible épreuve.
Monsieur, Madame...
CECI EST UNE FICTION
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.