All language subtitles for La.Crim.S01E06

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Original subtitles

Eh oh ! Ne te presse pas surtout, elle n'a pas démarré. C'est pas un 15

septembre. Ta cravate non plus, elle n'a pas démarré ? Oh putain, bonjour l

'accueil.

Bon, tu restes ici, je t'envoie t'essayer vos frais de voisinage.

Eh ! Qu'est-ce qu'on fait là ? J'aurais besoin de tes conseils, j'ai des

problèmes en ce moment et... J'aurais besoin d'un petit, il paraît que t'en

connais un bien.

Ouais.

C'est ça, marrez-vous, bande de cons.

En attendant la farde, on va le relâcher parce qu'il est innocent.

Alors, allez, jouez.

Ne trouvez-vous pas une étrange semblance entre les êtres lorsqu'ils

sont saisis par le grand froid de Danzigowski ? Il mord depuis une heure,

une année, un siècle, on ne saurait le dire.

Ça c'est sûr, il ne va pas falloir compter sur les mouches.

Je veux dire, on va être un peu limite pour le timing.

Traduction, vous voulez dire ? Il y a peu d'espoir de déterminer l'heure

exacte du décès.

Apparemment, il s'est vidé de son sang moins de trois minutes.

Il saignait à blanc d'un seul coup de couteau. Très, très habile.

C'est un peu pas lichon, lieutenant.

Le froid, sans doute.

Lieutenant Ogier, s'il vous plaît.

Eh bien, pour une fois, nous n'aurons pas à nous plaindre de la fraîcheur des

prélèvements. Allons-y.

Donc vous, vous avez découvert le corps en déchargeant le camion qui venait de

Rungy ? Oui.

C'est à ce moment-là que vous êtes rentré dans la chambre froide ? Oui.

Un vent, j'avais lavé par terre. Et puis il y a vengé aussi.

Ce matin, la chambre froide n'était pas fermée à clé. Ça ne vous a pas étonné ?

Non, parce que souvent, M.

Antoine ou M. Gérard payent pas souvent ici avant d'aller à Rungy. Alors, vous

habitez où ?

Et sinon, à part ça, rien de particulier ? Non, non, tout était normal, comme d

'habitude, quoi.

Ça n'a pas l'air très à l'aise, votre collègue.

Des carcasses d'animaux, on en voit toute la journée, mais enfin, quelqu'un

qu'on connaît, c'est impressionnant, quoi.

Mais c'est pas compliqué, cette affaire, c'est un cambriolage.

Il n'y a plus d'argent dans la caisse, ils sont venus, ils l'ont tué, ils ont

piqué le blé, puis ils se sont tirés, voilà.

Et votre frère ramène la caisse tous les jours à la maison ? Bah oui, tous les

soirs. Il a donné à sa bonne femme qu'il la portait à la banque le lendemain

matin. À combien vous estimez le montant du vol ?

Oh, ben ça... Je ne sais pas, au moins 70 000 ? Au bon mot, 70 000, ouais.

Je viens de parler avec l'épicier là à Dupont.

Il m'a dit que les deux frères s'étaient engueulés très fort hier soir vers 21h.

Je l'ai convoqué aujourd'hui.

Très bien.

Et vous, vous n'êtes pas inquiétée quand votre mari n'est pas rentré ? Antoine se

levait très tôt. On ne s'y chambera pas.

Apparemment, il nous tient à lui demander de nous donner l'heure de sa

mort.

Aucun espoir.

En revanche, c'est la blessure la plus bavarde.

La mort est due à un coup de poignard des plus classiques. On l'apprend à l

'armée. Le coup de la fémorale.

Vous sélectionnez l'artère fémorale au niveau de l'aine.

C'est rapide et imparable.

D'ailleurs, il n'y a aucune autre blessure.

Vous n'avez pas essayé de se défendre, de parer le coup ? Non.

Curieux. En revanche, c'est d'essayer d'arrêter l'hémorragie.

D'où la position du bras.

Et on alarme du crime.

Un élégant petit couteau à manche de bois.

Ce couteau reste à la boucherie, sur leur atelier.

Du soir jusqu'au matin. Il était ce matin sec et propre.

D'après ce que je sais, chaque couteau est un outil personnel. Cela dit, son

utilisateur n'est pas forcément l'assassin.

C'est un peu comme Bourdet.

S'il utilise une hache pour massacrer cinq personnes, c'est la part de l

'assassin.

Nous serions donc devant une affaire bourdienne.

Je conçois que pour un esprit simpliste, mes théories paraissent parfois quelque

peu tordues. Ça suffit, tous les deux.

On a lâché la farge parce qu'on n'avait rien contre lui.

Et puis je me fous de vos états d'âme, ou alors vous me trouvez quelque chose

de nouveau.

Antoine Coste a été tué d'un seul coup sans se défendre.

Ça confirme l'idée que ce ne serait pas un cambriolage, mais plutôt le geste d

'un proche.

Pourquoi pas sa femme ? Le coup de la fémorale, c'est un truc de militaire.

De boucler la gueule.

Après Gérard Cosse, les trois autres boussées et les cinq commis, ça laisse

le choix.

Avantage au frère, un gueulade devant témoin.

Combien ça représente l'héritage de la boucherie ? Euh... D'après 6 millions, d

'après les études notariales. De toute façon, c'est pas le frère qui héritait,

c'est... sa femme.

Et elle ? Elle dit qu'elle était seule chez elle entre 21h et 23h, c'est ça ?

Ouais, mais faut vérifier.

Faut le regarder si on peut confirmer l'alibi avec la remontée d'appel.

Et les commis ? Je m'en occupe cet après-midi.

Surtout sous l'heure.

Il n'y avait rien à en tirer ce matin, mais je ne l'ai pas bien senti.

J'ai envie de me le prendre entre quatre yeux.

Vous vérifiez aussi la libide du frère.

Parce que le rendez-vous avec les amis de Ragis, moi... Cisco, vous prenez

Ragis avec Tessie.

Alors au revoir.

J'ai dû quitter le boulot vers 9h30.

Et après ? Rien.

Je me suis baladé sur les quais.

Une petite balade sur les quais.

C'est romantique, ça ? Pas vraiment.

J'étais très seul.

Pas de petite amie à retrouver ? Non.

Vous êtes un grand solitaire.

Ça vous dérange ?

Bah quoi, c'est mon couteau ? Monsieur Schuller, votre couteau est celui qui a

servi à saigner votre patron.

Ah oui, je suis d'accord.

C'est pas de bol.

Je le connais bien, il va mal.

Il a l'air d'assurer comme ça, mais c'est François.

Ce qui serait bien, c'est que ce week-end, on partie tous les deux.

On n'est pas tous les deux.

Et moi, je vais retourner être actif.

Ça perd.

Bon, je vous demande ce que vous avez entendu précisément.

Ils se sont disputés.

Je les ai vus parce qu'ils criaient.

Oui, mais vous avez entendu quoi ? Je vais te tuer, je vais t'étriper.

Gérard Coste, le jeune, il était bien furieux contre son frère. Ah oui ? Oui.

Et il lui a dit, je vais te tuer.

Si vous voulez.

Mais ce n'est pas moi qui veux, je m'en fous.

Il faut que je marque quelque chose, vous comprenez ? Alors, Gérard Cotte

menace son frère et dit,

je vais te tuer. Je vais te tuer.

Voilà.

C'est pas compliqué, non ? Mais vous-même, Mme Cotte, vous avez déjà

surpris votre beau-frère en train de piquer dans la caisse ? Ça fait plus d

'un an que ça dure.

Au début, c'était des petites sommes.

100 francs par-ci, 200 francs par-là.

Puis c'est passé à 1 000, 2 000.

C'était pire en pire.

Avec Antoine, on ne pouvait plus gérer.

Gérard allait coller la boîte.

C'est pour ça qu'on a été obligés de sévir.

Comment ça, obligés de sévir ? Depuis deux mois, je

retenais à Gérard les deux tiers de son salaire.

C'était une idée à moi.

Antoine n'était pas vraiment chaud.

Il était trop gentil avec son frère.

On n'aurait pas dit comme ça, mais... Il lui passait tout.

Vous m'avez dit que les affaires marchaient plutôt bien.

Quel qu'il faut de votre beau-frère, selon vous, à en vouloir toujours plus ?

Il tendait tout jusqu'au cou.

Le jeu, l'alcool, les filles... Même pour ça, il faut qu'il paye.

Qu'est-ce qu'il voudrait de lui, sinon ?

Vous ne l'aimez pas beaucoup votre beau-frère ? Gérard est capable de tout

pour de l'argent.

Bien,

en attendant les retardataires, je me propose de ramasser les copies.

Allons-y.

Excusez-nous d'avoir du travail.

Désolée.

On a tous des problèmes familiaux, ça ne dispense pas d'être à l'heure.

Ne vous inquiétez pas, ça n'arrivera plus.

À partir de maintenant, je n'ai plus de famille.

On se trouve manifestement devant un meurtre camouflé en cambriolage.

avec deux suspects possibles. Le frère de la victime, suspect numéro un, il a

un mobile sérieux.

Et le petit chouleur, qui n'a pas d'alibi et dont l'arme a été utilisée

pour le meurtre.

Si le frère est le meurtrier, il peut très bien avoir pris intentionnellement

le couteau du commis.

Sauf que le petit chouleur, je le sens pas clair.

Il a peut-être pas une tronche de truand.

Il est habile.

Habile et sans mobile.

Sans alibi.

Paul, vous avez quelque chose du côté du témoin ? Je vous en prie, allez-y,

capitaine Moreau.

Parlez-nous un peu de la manière subtile avec laquelle vous avez interrogé les

pieds.

Non, mais qu'est-ce que j'ai encore fait comme connerie ? C'est quoi le malaise,

là ? Le malaise, c'est que le capitaine Moreau, ici présent, a suggéré ses

réponses aux témoins.

N'importe quel avocat, même le plus minable, n'aura aucun mal à démolir

cette déposition.

Ne m'en veuillez pas, capitaine Moreau, mais je suggère que vous vous cantonniez

désormais dans les recherches administratives pour cette affaire.

Permettez-moi d'être seule juge, Michel.

Paul, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai fait mon boulot comme d'hab.

Sauf que le mec, il parlait pas bien français.

Et en plus, il était pas foutu de me dire ce qu'il avait entendu.

L'épicier était dans son épicerie lors de l'intercation entre les deux frères.

Il les a vus depuis sa fenêtre.

Il a entendu leur cri, mais il était trop loin pour comprendre ce qu'ils se

disaient.

Bon, mais l'essentiel, c'est qu'il est venu s'engueuler, non ? Merde ! Bon,

écoutez, on ne va pas y passer la nuit.

On sait que les deux frères se sont engueulés le soir du meurtre, c'est

tout.

Ce qu'ils ont dit ne change pas fondamentalement l'affaire.

Enfin, Paul, qu'est-ce que vous prend d'influencer un témoin ?

Bon, chacun sait ce qu'il a à faire

? Galio.

Oui.

Bravo le marchand, très classe.

Le capitaine Moreau a commis une faute professionnelle. Il a massacré un

témoignage essentiel. Et vous, vous l'avez massacré devant toute l'équipe.

C'est prévu dans votre putain de code, ça ? Écoutez, je vous comprends. Le

capitaine Moreau est votre ami.

Mais qu'est-ce que tu connais à l'amitié, toi, avec ton pape ? Tu

devrais hurler encore plus fort.

Je hurle pas. Je défends un ami contre ceux qui veulent le balancer à la carte

parce qu'il a fait une gourde.

Arrête de te parano aujourd'hui. Personne n'a jamais dit ça.

Il n'empêche, Camille ou pas.

On ne peut pas perdre notre temps à repasser toujours, toujours derrière

lui. Michel, jusqu'à preuve du contraire, le chef de groupe, c'est moi.

Je me touchais simplement de l'efficacité de notre travail, sans

doute, et j'eus tort.

Quel bordel, en ce moment, chez Polo.

Il a besoin qu'on l'aide un petit peu.

Je m'en fais quand même,

Jean-Louis.

Michel a raison. On ne peut pas tout lui passer, Apollo.

Tu sais, toi, quand ça allait mal, on n'a pas été là, peut-être.

T'as les mémoires croques.

Ouais, c'est vrai, j'avais oublié.

Tu m'as beaucoup aidé.

Je vois.

Qu'est-ce que tu fais ? Je me casse, ça devient irrespirable.

Oui ? Je voulais m'excuser d'avoir été la seule personne du groupe à assister à

l'enterrement de la grand-mère de Sisko.

Apparemment, je n'ai pas très bien compris ce que signifiait pour vous la

solidarité.

Qu'est-ce qui vous prend, Tessier ? Vous auriez dû être là.

Ou les morts, pour vous, c'est uniquement au service commandé.

Je n'ai pas de compte à vous rendre, lieutenant Tessier.

Ni à vous.

Il n'y a personne de ce groupe.

Alors maintenant, vous dégagez et vous me foutez la paix !

Vous

partez déjà ?

L'ambiance du jour n'en paraît pas des plus propices.

J'ai pas eu l'occasion de vous le dire, Michel, mais il y a du nouveau sur la

part de la Farge.

Le médecin de Bourdet a appelé.

Bourdet a changé radicalement de comportement. Il est devenu complètement

hystérique.

Quand j'aurai plus de nouvelles demain, je passe à l'hôpital.

Ne vous dérangez pas pour moi, surtout.

Papa, qu'est-ce que tu fais là ? Tu vois, je rentre chez moi.

Tout plutôt que prévu, je te l'accorde.

Papa, ça reste chez moi.

Écoute... Bonjour, monsieur.

Tu ne me présentes pas ? Si, Nasser, mon père.

Bonjour.

Bon, je vais vous laisser.

Je vais vous accompagner.

Bon, tu m'appelles ? Ouais.

Ciao.

Mais pourquoi tu gâches tout, merde ? C'est quand même pas ma faute qu'il t

'ait rentré plus tôt.

J'ai le droit d'avoir ma vie quand même, merde ! Nathalie, arrête de dire merde !

Je suis une gamine.

Oui, et moi je suis ton père, il va falloir qu'il fasse.

Alors t'as 15 ans, ok, l'adolescence, tout ça, t'es perturbée, je veux bien.

C'est pas une raison pour faire des conneries, dès que j'ai le dos tourné,

dans mon fauteuil.

Désolée, la prochaine fois je l'emmènerai dans ma chambre.

Ne te fous pas de ma gueule.

D'abord, t'es qui ce Nader là ? Nasser.

T'inquiète, on n'a pas encore couché ensemble.

Comment ça, pas encore ? On attend, on n'est pas pressés.

Surtout moi.

Ah bon ? Parce que lui, il est pressé ? Il a voulu te forcer, c'est ça ? Non ! C

'est un mec, quoi, c'est tout.

Tu devrais comprendre ça à ton âge.

Justement, à mon âge, on sait des trucs que toi, tu ne sais pas.

Par exemple, ton petit copain, là, il n'est pas... Je veux dire, avoir une

histoire avec quelqu'un qui a une culture complètement différente, ça ne

donne que des emmerdes.

Vous n'aviez pas la même culture avec maman ? Si.

On voit ce que ça t'a donné.

Nathalie, ce que j'essaie de te dire, c'est que... C'est raciste.

La culture de ton copain, c'est de considérer la femme comme une merde. Tu

comprends ça ? Je vais te dire un truc, là. Ton raciste, tout ce qui l

'intéresse, c'est de te... D'abord, il s'appelle Nasser.

Ouais, Nasser.

Vraiment trop con.

Finalement, c'est maman qui avait raison !

notamment dans les crises de démence, il affirme le docteur Lafarge d'une manière

affectante, sans doute la manifestation d'un profond sentiment d'abandon.

Je viens de perdre mon frangin, bordel. Pourquoi vous acharnez sur moi ? C'est

fait de vous plaindre, M.

Coste. Et mettez-vous un peu à ma place.

Je vous explique gentiment que vous êtes mon suspect numéro un et vous refusez de

collaborer et de répondre à mes questions.

Ça me rend nerveux. Je ne suis pas tué, mon frère.

Oui, je sais, vous me l'avez déjà dit. Je reviens.

On a le nouveau.

Les potes de Rungy se sont dit que vers 23h, il est allé rejoindre une

prostituée mineure.

Une certaine Eliane Thorey, dite Vera, Gérard Coste est un de ses habités, elle

confirme l'horaire.

Témoignage de complaisance ? Non, ça, ça m'étonnerait, elle n'a pas l'air de

porter dans son cœur le groupe... D'ailleurs, en français, dans le texte.

C'est un dos ? Si.

Elle affirme qu'il a été très généreux, par là, et qu'il avait pas mal de

liquide sur lui.

C'est tout ? Oui.

Eh bien, merci.

Merci. Bravo.

Bon, comme vous m'êtes sympathique, monsieur Coste, je vais vous aider.

Voyons. À 21h, vous disputez avec la victime. À 21h15, vous quittez la

boucherie. À 22h30, vous retrouvez vos amis au serpent à plumes que vous

quittez quelques minutes plus tard pour retrouver une certaine Vera.

À 23h.

Il reste... se doutent en mettant sur votre emploi du temps entre 21h15 et

22h30.

N'allez surtout pas me dire qu'il vous a fallu une heure et quart pour vous

rendre de votre lieu de travail à ce bar.

Il y avait des embouteillages ? En semaine ? Si tard.

Non.

Moi, je crois plutôt que vous avez attendu le départ des commis pour

revenir à la boucherie.

Il vous fallait l'argent de la caisse.

pour, disons, subvenir à vos besoins.

Vous voulez cet argent ? Votre frère s'y oppose.

Une altercation éclate.

Il y a un couteau sur un râtelier, à votre portée, un seul coup, un seul.

Voyez, je n'envisage même pas la préméditation.

Foutez-moi la paix.

Je veux connaître l'origine de ces liquidités dont vous disposiez ce soir

-là. Je veux tout savoir de votre emploi du temps, de 21h15 à 22h30.

Passagère. Je comprends.

Histoire de vous avoir sous la main, au cas où la mémoire vous reviendrait, je

vous mets en garde à vue.

Vous êtes un malade, un grand malade, un sadique. Je vous arrête tout de suite,

M. Coste.

Et je ne suis pas sensible à la flatterie.

Je vous bois un peu.

Je vous en prie.

Gérard Coste avait apparemment un projet d'association avec ses potes de Rungis

pour acheter une chaîne de boucheries.

Mais il y a trois semaines, la banque lui a refusé le prêt.

Deux millions.

Demandez les garanties.

Soit l'hypothèque sur la bouteille coste, soit un apport de la santé.

En deux millions, ce n'est pas un des chiffres qu'on a croisé à Rungis pour la

fin ? Oh là, c'est un embrouille, ça.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire ? Patron, on ne pourrait pas éviter le 5h

du matin à Rungis et se pointer à 7h et l'ouverture de la bouterie ? 7h30 ? 8h ?

Ça y est, le labo a analysé les traces de sang retrouvées sur le tablier de la

victime. Le taux bavard le tablier.

Si on retire le sang du macchabée et de diverses bestioles, il reste celui de

chouleur.

Alors à moins qu'un porc ressuscite pour se venger, c'est l'impression que mon

petit suspect prend la tête.

Ça mérite une petite visite de courtoisie, non ? Allez-y.

Viens, Polo.

Dis-donc.

T'en déconnes ? Comment j'ai évité les 5 heures du matin ? Ah oui, bravo.

Ça vaut pas un petit dîner en tête à tête ? Ah ouais ? Ah oui, je ramènerai

tout au premier.

Comment s'est passé votre séjour en psychiatrie ? Éprouvant.

Bourdet est devenu extrêmement violent.

Il répète sans arrêt que la farge l'a laissé tomber.

Et il s'automutile, comme s'il voulait se punir de quelque chose.

Le plus curieux, c'est qu'il affirme qu'il ne voulait pas tuer l'enfant.

Comme s'il éprouvait d'air mort.

Il avait commis une faute.

Bon, merci madame.

Il n'y a pas de quoi.

Boucher la femme et son amant, c'est pas beau, ça ? Ça m'éteint la mère-cosque.

Non, mais le plus beau, c'est qu'avec l'assurance-vie, elle va pouvoir s

'impayer des voyages à Venise avec Schuller.

Quelle assurance-vie ? Les 3 millions de l'assurance-vie.

Je t'en ai parlé, non ? Mais t'es un alzheimer galopant, toi. Jamais tu

balances les affos ? Mais si, je te l'ai dit.

Ah ben, je ne devais pas être là, alors.

Je te l'ai dit.

Merde, Schuller.

Attendez, attendez, j'y suis pour rien, moi. S'il y avait du sang sur le tablier

de M.

Antoine, c'est lui qui m'a fait le pansement.

C'est peut-être un père pour toi. Tu te coupes et il se précipite pour te mettre

un soir à drap.

Mais non, ça n'a rien à voir, je vous assure. En fait, il m'a coupé sans le

faire exprès. Il a incité pour me soigner, c'est tout.

Oui, moi aussi, tu l'as soigné.

Mais qu'est-ce que vous allez chercher ? Pourquoi j'aurais tué M.

Antoine, moi ? C'est vrai que t'avais aucune raison de leur vouloir. C'est

lui, par contre.

Ils te filaient tout ça le boulot, ces derniers temps.

Vous voulez certainement que tu sois sur les genoux, vanné, à fête, histoire d

'être un peu

Ça sera mieux quand tu auras hérité de la boucherie. Tu seras le nouveau

patron.

Je comprends que ça se mélange un peu toutes ces lumières qui remontent d'un

seul coup.

Mais tu verras, après une bonne petite nuit au dépôt, tout redevient beaucoup

plus clair. Allez.

Elle n'était pas au restaurant.

Mais non, elle n'était pas au restaurant.

Ben voilà, mon bip et les clés étaient à côté.

Hé, elles sont là tes clés.

Oh putain.

Qu'est-ce qu'elles foutent là ? C'est la femme de ménage qui a dû les mettre là,

elle s'est trompée.

Tu peux rentrer chez toi.

Oui.

Excusez-moi, je suis André Millon.

Qu'est-ce que vous voulez ? Le gars de criminel, je m'en quête sur un meurtre.

Ça va pas lui aiguiller sa journée.

Il est là-bas, dans le frigo.

Je vous conseille de pas y aller habillé comme ça, avec votre pyjama, vous allez

attraper la mort.

Pyjama ? Costume à 3000, pas rien.

Monsieur Millon.

Ah, tenez-moi ça.

Ça, c'est de la viande bien grasse.

Vous y allez, hein.

Premier choix.

Monsieur, vous êtes à rien.

Oh, pauvre gosse.

Depuis quand ? Depuis ce matin. Dites-moi, monsieur Millon, vous avez dû

oublier de me parler la dernière fois de ce projet d'association avec Gérard

Cosp.

Vous devez bien savoir à qui il avait l'intention de vendre ses parts, la

boufferie.

Son frangin. Pardon.

Mais ? Ben, Antoine voulait l'arnaquer.

Il disait que, vu que tout le fric devait Gérard à la boîte, ben...

Il avait pas de terre à faire difficile par rapport au prix qu'il lui proposait,

quoi.

Misère. Pardon ? Vous pouviez vendre à quelqu'un d'autre. Alors, il pouvait

pas. Antoine était prioritaire, c'était dans leur contrat. Non, non, il foutait

vraiment Gérard dans la merde. Et vous aussi, par la même occasion, non ? Oui,

c'est vrai.

Sans l'apport de Gérard, la banque nous refusait l'emprunt.

Et attendez, là.

Nous, on n'a rien à voir dans cette histoire.

Antoine et nous, mon flemme, on l'aurait jamais bousillé.

D'ailleurs, on aurait très bien pu trouver un autre partenaire.

Un partenaire prêt à investir 2 millions de francs ? Ça se trouve pas sous le

sabot d'un porc, hein ?

Alors, prendre un bœuf pour un porc. Ça, c'est pas banal.

Marquer pour un poulet.

Si !

Cisco ! Alors, ça fait trop tôt, tu viens d'où ? J'ai fait les folies de mon

corps cette nuit.

Non, j'ai eu des problèmes avec Manon, j'ai dû l'emmener aux urgences à l

'hôpital avec.

Oh, c'est pas grave, j'espère.

Non, mais je ne comprends pas. Ce matin, elle s'est levée, elle avait une poussée

de fièvre énorme et puis on est arrivés et plus rien.

Je crois qu'elle m'en a un peu voulu de cette escapade nocturne.

Bon, alors comment... Je vous l'écris, attends.

D'habitude, je n'ai pas l'habitude.

Ce n'est pas mon truc. Tu peux m'aider un peu parce que j'ai... Ah oui, tu veux

dire baiser une collègue sur le bureau du patron ?

Mais qu'est-ce que tu voulais ? Tu voulais un lit douillet avec quatre gros

couchants, c'est ça ? Ah ? Non ? Ah ! Citroën.

Oui, bonjour, Michel.

Oh non ! Bon, file-moi l'adresse.

Ok. Bon, on y va.

Bon ben on fonce chez l'infime baby-sitter de Lafarge. Le marchand a

repris le dossier et... Et on est passé à côté de sa dépôt quoi, tout

simplement. Quoi ? Ben attends... Elle a tout raconté à la BPJ et ils ont envie

de transmettre.

Voilà.

Merde ! Bon ben... Ben attends... Quoi ?

Ce fric, je ne l'ai pas piqué.

Voilà.

Toutes les semaines, je radine au serpent avec des copains qui descendent

pour des bistons de bouteilles. Alors, la patronne, elle me donne une petite

commission sur ce qu'ils consomment.

Donc, ce soir-là, entre 21h30 et 22h, vous étiez en réunion avec la patronne

du serpent à plumes. Oui.

Elle m'a donné 3000 francs.

Gagnez laborieusement.

Sur le dos de vos amis.

J'admire votre sens pratique de l'amitié, M.

Coste.

Écoutez, je sais bien que j'ai une vie spéciale, mais je suis comme ça.

Ça ne fait pas de moi un assassin, non ? Nous sommes bien d'accord.

Vous n'aviez aucune raison de tuer votre frère, qui se proposait d'ailleurs de

vous racheter pour une bouchée de pain, pour part de la bouche, afin que vous

puissiez vous envoler de vos propres ailes en compagnie de vos amis d

'Orangis.

Bon, Antoine, il voulait me faire chier, me donner une leçon, le genre grand

frère, quoi. Mais il aurait fini par me les payer, hein, mes parts. Et au bon

prix, même mieux.

Trop content que je me tire.

Un jour, la signature de votre petite affaire devait se faire la semaine

prochaine. Il ne restait que peu de temps à votre frère pour changer d'avis.

Vos amis et la banque ont fait pression.

Vous avez eu peur que l'affaire ne vous échappe.

Alors, vous êtes débarrassé de l'obstacle.

C'est bien compréhensible.

Vous êtes vraiment givré, vous.

On ne tue pas un frère pour une histoire d'argent, Romain.

Si vous saviez.

Si je comprends bien, la farge a insisté pour que la baby-sitter garde son fils

ce soir-là.

Mais le plus curieux, c'est qu'il lui a demandé d'emporter le bébé chez elle,

alors qu'habituellement, il vient le garder à domicile.

À 22h, la baby-sitter a reçu un coup de fil de l'hôpital.

Son petit copain a eu un accident de moto.

Elle a foncé et en passant, elle a déposé le petit chez ses parents.

À 22h30, la farge était déjà partie pour la finir.

La baby-sitter confirme son témoignage.

L'enfant ne devait pas se trouver sur le lieu du massacre ce soir-là.

Le nord du petit n'était donc pas prévu, ce qui corrobore les morts de Vendée. Je

convoque la farge pour cet après-midi ? Avec plaisir.

Capitaine Scandella, voulez-vous vous joindre à nous pour l'allalie de la

farge que nous sonnerons cet après-midi ? Ah non, merci, sans façon.

Je ne veux pas voir ça.

Il y a du nouveau ? Oui, le petit.

La farge a tout fait pour ne pas qu'il soit sur le lieu du massacre ce soir-là.

En tout cas, moi aussi, j'ai du nouveau.

Des cendres dans la boucherie dans le typhon proviennent de billets de banque.

Je vois mal Gérard Coff brûler l'argent d'Akès, vu que quand il flambe, c'est

pas avec une allumette.

J'ai l'impression que mon petit poulain chouleur prend une avance décisive.

Ne me félicitez pas, je n'ai encore aucune fin.

Ne pensez-vous pas, Capitaine Scandella, que le commis pourrait n'être que le

bras armé dans cette affaire ? Je vois mal son intérêt, et j'ai eu mal à croire

qu'il était à cette tête pour avoir agi tout seul.

C'est toujours une manipulation bordielle.

Décidément, une fois, ça ne vous suffit pas.

Mais bon, pour vous rassurer et pour vous éviter d'avoir à repasser derrière

moi, je vais cuisiner la mercotte.

Lieutenant.

Je voulais vous transmettre mes condoléances pour votre grand-mère.

C'est très gentil, merci.

Je n'étais pas au courant et j'ai peut-être été un peu sèche une fois.

Bon.

La personne, elle est tellement... tellement...

C'est comme si tu avais tout de suite su que c'était la fin de ta vie.

Comment tu le sais ? Tu dis ça à chaque fois.

Il n'y avait plus mozzarella, alors je t'ai pris parmi... Oh, meurs, tu me

penses. Bah, excuse-moi.

Salut, les amoureux.

Ah, les nouvelles vont vite. Ah, oui.

Regarde-toi aussi.

Quoi ? Hier, c'était à l'accès. Mais hier, c'était hier.

Non, écoute, Alex, on a passé un moment très agréable après, vraiment.

Mais on n'est pas obligé de se lancer dans une grande histoire d'amour.

Non, on n'est pas obligé, mais on peut en avoir envie, c'est tout.

Oui, c'est vrai.

Je ne peux pas.

Pour l'instant, c'est ma fille et mon travail.

C'est absolument pas contre toi, je... Je te trouve plus charmant. Oui, ça va,

ce n'est pas la peine de faire un paquet de cadeaux.

Tu as raison, ça n'aurait pas marché à tous les deux de ne pas mélanger Bruno

et plaisir, c'est con.

En fait, comment va Manon ? Beaucoup mieux, merci.

J'ai appelé à Nounou et on va.

Formidable.

Vous ne croyez pas que tout ça est suffisamment pénible pour moi ?

Heureusement, nous ne pouvons vous aider à surmonter la douleur que vous a causée

la mort de votre fils.

Il semblerait que, le soir du

drame, vous ayez insisté pour que la baby-sitter amène votre fils.

Pourquoi ?

Julien n'était pas un enfant facile. Il faisait tout un cinéma avant de s

'endormir. On voulait avoir un dîner tranquille. Trouvez autre chose.

Je vous demande pardon ? Trouvez une autre explication, monsieur Lafarge.

Ah oui, c'est tout de même étonnant que ce soit justement ce soir-là que pour la

première fois, votre enfant ait été gardé hors de chez vous.

Attendez, je suis accusé de quoi, là ? De meurtre.

Avec préméditation.

S'ils ne le font pas craquer comme les seuls avec lui, je rache les yeux, moi.

Vous ne pouvez nier, M.

Lafarge, avoir fait suivre à bord d'un traitement à base d'hypnose, ce qui vous

a laissé toute l'attitude pour façonner son esprit, le transformer en une

véritable arme. C'est de la folie ! Belle instrument, la folie, M.

Lafarge, bel instrument.

Malheureusement imprévisible, tout comme le hasard qui a frappé ce petit être

innocent âgé d'à peine un an.

L'élu censé échapper au massacre de votre fils. C'est faux, je vous interdis

! Vous saviez que votre fils n'était pas mort sur le... Taisez-vous ! Après avoir

attesté à la mort de sa mère et des autres membres de la famille, l'enfant a

reçu un coup de hache sur l'épaule. Il était encore vivant lorsque Bourdet,

probablement agacé d'avoir manqué son coup, s'est acharné sur lui.

La même Bourdet, c'est vous qui l'avez guidé, monsieur de la Farge.

Pour assassiner sauvagement un bébé d'un an à peine, votre enfant...

Vous, soi-disant un homme brillant, vous avez provoqué le massacre de la seule et

unique personne au monde que vous aimiez. Ça vous fait quel effet ? Je

vous interdis de dire ça. Julien a dû se demander ce que faisait son papa, son

papa qui ne le protégeait pas.

Taisez-vous ! Son papa qui le laissait se faire massacrer, son papa qui est

responsable, son papa qui a envoyé ce monstre, ce monstre, il frappe !

Le papa qui s'en fout.

Non, non, non.

Non, c'est ma faute. C'est elle, elle, elle.

Elle a tué une bonne classe.

Ça va être difficile.

Comme je les aime.

Mme Coste nie tout en bloc et refuse de balancer Schuller.

Bien surprenant.

Chargé son jeune amant aux preuves de complicité.

À mon avis, il faut lui faire le coup de la moquette au petit.

Il est impressionnable. Il va tout déballer.

Laissez-le-moi d'abord.

Je pense que ce garçon est mis à prendre des aveux. Il est jeune et il n'a pas l

'attente d'un meurtrier.

Allez-y, Michel.

En attendant les aveux de fouleur, je voudrais vous remercier.

Vous avez tous fait un excellent travail sur cette affaire.

Toute l'équipe.

Bon, t'as entendu ? J'espère qu'elle en a pris un grand coup dans la gueule, ta

grosse déprime.

Mais attends, ça va très bien. Mais arrête.

Mais quoi, c'est vrai, ça va très bien.

Putain, je vous demande de rien, moi.

T'as vu ta gueule ? T'es crevée, t'as le mauvais poil.

Je vais te dire un truc, Paul.

T'as trouvé le moyen le plus con pour qu'on s'intéresse à toi.

T'as envie de te faire cajoler parce que t'en as pris un coup à ton orgueil de

papa modèle ? Mais t'es pas le seul, hein ? Seulement moi, mes emmerdes, je

les envoie pas à la gueule des autres.

C'est bon, t'as fini ? Et toi, t'as fini ? Non, moi j'ai pas fini.

Tu sais pourquoi ? C'est quand même drôle. Je ne demande de rien. Je veux

simplement qu'on foute la paix. Et à la place, je m'en prends plein la gueule.

Alors à partir de maintenant, Capitaine Scandella, tu me lâches ! T'as compris ?

Tu me lâches !

Ah, en fait,

tu viendras tout le soir ?

Non, je suis désolé, Alex. Vraiment, en ce moment, j'ai pas le cœur à faire la

fête. Mais ça te changera les idées.

D'accord.

Je viens.

Promis.

Bien. À dix heures.

C'est ici que les masques tombent.

Ce que je voulais, c'est quelqu'un de droit, d'honnête, de travailleur.

J'ai lu vos carnets scolaires.

Vous êtes un de service militaire.

Élogieux.

J'en conclus que vous n'êtes pas l'instigateur de ce meurtre avec

prémilitation.

Je ne l'ai pas tué.

Le fait d'être revenu à la boucherie aggrave considérablement votre cas.

Je ne suis pas revenu, j'ai marché sur les quais.

Votre seule chance face au juge est d'apparaître comme l'instrument de

quelqu'un de plus âgé, plus mûr.

de retors que vous.

Mais elle n'a rien fait.

Vous m'êtes très sympathique, monsieur Schuller.

Je n'ai pas le droit de vous le dire officiellement, mais elle vous charge un

maximum, votre douce amie.

Ce n'est pas vrai.

Elle le fait d'une façon très habile. Elle parle de votre force, de votre

violence, de votre instinct de bagarreur. Vous auriez fait ça par amour

pour elle.

Tout ça me paraît assez noble.

Vous auriez pris une initiative malheureuse.

Elle ne vous l'aurait jamais demandé.

C'est faux.

Je peux vous la demander ? En de

telles circonstances, l'homme reprend très vite l'instinct de survie.

Madame Coste a 40 ans.

Si elle prend 20 ans, elle passe sa vie en prison pour complicité.

Vous êtes jeune, alors forcément elle vous charge.

C'est humain.

Alors ? J'ai eu l'heure à avouer ? Non.

On a même plutôt l'impression qu'il est innocent.

Écoute... Ce soir, il faut rester avec Nat.

Si ça te dit de louer maman, je suis sûr qu'elle te fera plaisir.

Et puis à moi.

T'as encore un petit peu de marge, hein, niveau nichon.

Merde.

Je suis pas sûr que je vois une très bonne idée de ce qu'on vient de faire

pour Quad.

Ah là là.

Ça reprend, quoi. Ben voilà.

C'est malin.

C'est... C'est Gilles qui va venir voir ce film.

On était encore étudiants.

Dire que maintenant, on en est au divorce ? Franchement, de quoi tu te

plains ? Il fait beau, la nuit est belle.

T'es assise à côté du sosie de Mastroianni.

Non ? Qu'est-ce que t'en marres-toi, toi ? C'est pas beau, ton père ? C'est pire

en pire.

Toi, je t'emmène plus au restaurant, non plus.

Je porte pas l'alcool.

Oui, on...

Tu ne veux pas venir te coucher ?

Ça ne

va pas ranger.

Tentative de suicide, je le connais, c'est pas son genre.

Deux tubes de témestat et un litre de Calvap, c'est ça comme vous voudrez,

mais ça y ressemble.

Vous avez fait un lavage d'estomac ? Oui, j'attends les résultats, je les

aurai dans une heure. Mais ce qui m'inquiète, c'est ce qui a déjà pu

passer dans le sang.

Bon allez, bon courage mon vieux.

Je comprends pas.

T'inquiète pas, je vais pas t'engueuler.

Je suis peut-être un gros con, mais les conneries, ça fait pas deux fois.

Tu te souviens quand Hélène s'est tirée ? J'avais pris une bouteille, puis la

bagnole.

J'ai roulé comme un con tout en buvant.

Et puis quand il n'y avait plus rien, j'ai pris mon flingue.

Ça a fait clic quand j'ai appuyé dessus.

J'avais oublié le chargeur à la maison.

Tu vois, on est aussi cons l'un que l'autre.

Il ne faut pas me faire ça pour le bon.

Polo est à l'hôpital.

Il a essayé de se suicider cette nuit.

Ils ne savent pas s'il va s'en tirer.

Le plus drôle, c'est que sans le savoir, il a trouvé la solution dans l'affaire

Cole.

Depuis six mois, Kost empruntait des bouquins à la bibliothèque de Beaubourg.

Con comme il est, Polo, il a trouvé ça bizarre de la part d'un louchébème.

Alors il a demandé la liste.

La fois que c'est arrivé hier soir, Polo était déjà parti.

Depuis six mois, Kost peut appeler des bouquins de criminologie.

Je réfléchis à tout ça depuis ce matin, mais je vois qu'une explication.

Coste était un machiavélite.

Il s'est suicidé.

Suicidé ? Je suis d'accord, j'étais dans un état d'esprit propice.

Mais bon, réfléchissez deux secondes.

Coste découvre que sa femme le trompe avec le commis.

Il est désespéré.

Il hésite entre se tuer et se venger.

Il a trouvé une solution géniale. Il va se venger et se tuer.

en faisant passer son suicide pour un meurtre.

Il fait tout pour accuser Schuller et sa femme.

Il prend une assurance vie énorme, il se renseigne sur les progrès de la science

criminelle, il entaille exprès la main d'Eric Schuller pour avoir son sang sur

son tablier, il va même jusqu'à brûler des bistons pour faire croire à un

cambriolage.

Sachant très bien qu'on va retrouver des cendres, donc on va comprendre que c'est

bilan.

Bref, il baise Schuller et sa femme.

Schuller aurait pu avoir un alibi ?

Oui, sauf que Coste, à la limite, le connaissait parfaitement.

Sa femme.

C'est très mince et surtout très suspect.

Ça paraît plausible.

Michel ? Les hypothèses valent mieux qu'une, et quand elles tiennent, c'est

une de trop.

Je reconnais que la tâche du suicide me lèverait le voile sur quelques

incertitudes.

Dans ces conditions, impossible d'inculper Schuller.

Oui. J'arrive, merci.

Polo est dans le coma.

On a des nouvelles de M. Paul Moreau. Il est toujours en réun.

Qui êtes-vous ? Sa famille.

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