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Xhosa
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Zulu
Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
À New York, les inspecteurs
qui enquêtent sur ces crimes font partie d'une élite spéciale
appelée Unité spéciale des victimes.
Voici leur histoire.
Tu as un aveu ?
Ça fait neuf heures que je suis dessus.
L'officier m'a demandé d'amener ça.
- Un café ? - Oui.
Et deux œufs, des galettes et un toast.
Un café, ça ira.
CENTRE DE DÉTENTION GREEN HAVEN 2012
Matlock, c'est l'heure.
N'aie pas trop d'espoir.
Bienvenue, M. Pena.
Vous vous représentez ?
Oui, Votre Honneur.
Requête d'annulation de la conviction basée sur de nouvelles preuves.
Quelles preuves ?
Les preuves exigent un nouveau test ADN de la scène de crime.
- Il n'y avait pas d'ADN sur la scène. - Pas avec la technologie de l'époque.
Mais aujourd'hui,
l'ADN peut être retrouvé sur des traces bien plus petites.
Vous voulez annuler la sentence sur la base de preuves inexistantes.
L'État a les moyens de prouver
que je n'ai pas commis ce crime.
Vous avez avoué ce crime.
Le viol et la torture d'Ariel Baskins.
Vous l'avez attachée, poignardée, tenté de l'aveugler avec de l'ammoniaque.
Comme je le dis depuis huit ans,
cet aveu a été fait sous la contrainte.
- Je l'ai réfuté dès que... - Après avoir plaidé coupable,
et été identifié par la victime.
Nous ne réévaluerons pas votre conviction.
Requête refusée.
Oh, pardon.
- On va danser, tu viens ? - Pas aujourd'hui.
- Allez, tu vas t'amuser. - Non.
C'est bon.
Bon, d'accord. Appelle-moi demain.
Pas trop tôt !
David.
Désolée d'être partie si tôt.
Je t'aurais bien réveillé,
mais je ne serais jamais partie.
La victime est Gina Logan, 23 ans.
La police a répondu à son appel et l'a trouvée attachée au lit.
Son agresseur l'a forcée à entrer.
Il portait un uniforme de marin.
C'est le festival Pan Am, tous les officiers sont en uniforme.
L'ambulance l'a amenée à Mercy.
Elle est sortie des Urgences, mais son état est grave.
Il lui a versé de l'ammoniaque sur les yeux pour l'aveugler.
Les voisins n'ont rien entendu.
- Elle était attachée ? - Oui.
Une minute.
Il l'a coupée sous la poitrine ?
Oui, trois lacérations.
Enfoiré.
Tu sais qui c'est ?
Oui.
Il a pris la perpétuité il y a huit ans.
Mais c'est lui.
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
- Tu es sûre ? Omar Pena ? - J'ai parlé au directeur.
Pena était dans sa cellule il y a dix minutes.
C'est son modus operandi.
L'uniforme de marin, Pan Nam, la torture, l'ammoniaque.
Je parie que le prisonnier est un imposteur.
Tu sais, c'est possible.
Pena était au tribunal la semaine dernière pour annuler sa conviction, sans succès.
Il a peut-être fait un coup.
Vous parlez de la nuit dernière ?
- Oui. - Comment va la victime ?
Gina Logan, brûlures chimiques aux yeux et à la gorge,
lacérations. Il s'est vraiment lâché.
- Des pistes ? - Rien, et pas de témoins.
L'équipe forensique cherche des empreintes.
Mais tu penses le connaître ?
On a attrapé Omar en 2004.
Il a avoué.
La victime, Ariel Baskins, l'a identifié. Il clame son innocence depuis.
Il avait un complice ?
Non, je me souviens de lui.
La victime était seule avec lui pendant 10 heures.
Elle était bâillonnée et attachée.
Il n'a pas dit un seul mot. Il n'avait pas de complice.
Alors comment il a fait, il a juste échangé sa place avec un sosie
pendant son transfert au tribunal ?
Peut-être que quelqu'un copie son style.
Pour l'aider à faire revoir sa conviction.
Bon, tous les deux, allez à Green Haven.
Parlez à celui qui est dans sa cellule.
Fin et Rollins, allez à l'hôpital.
Voyez si vous pouvez parler à Gina.
HÔPITAL MERCY, DIMANCHE 4 MARS
Gina, je suis l'inspecteur Rollins.
Vous pouvez parler ?
- Un peu. - Bien.
Juste quelques questions.
L'homme qui vous a attaquée, vous l'avez déjà vu ?
Non.
Était-il blanc ?
Hispanique.
Dans un uniforme de marin.
Avait-il un accent ?
Il n'a pas dit un mot.
Inspecteur.
Le médecin vous a dit de revenir demain.
Courtney, où était le bar où vous étiez ?
Le Dive. J'y vais toujours pendant Pan Am.
J'ai convaincu Gina de venir.
Un homme hispanique en uniforme vous a parlé ?
C'est Pan Am, on se croirait à l'ONU.
Quand avez-vous vu Gina pour la dernière fois ?
Devant le bar, vers minuit.
J'étais avec cet officier, on allait en club.
Gina se sentait mal à l'aise, elle est rentrée.
Elle avait bu.
Je n'aurais pas dû la laisser seule.
Mon expert en ficelle a des résultats.
- Un expert en ficelles ? - Oui.
Je suis un vieux de la vieille.
LABORATOIRE MÉDICO-LÉGAL DIMANCHE 4 MARS
La ficelle utilisée par l'agresseur est en nylon et polyester à trois brins.
Ça ne nous aide pas beaucoup.
Je suis plus intéressé par le nœud.
Les victimes sont souvent attachées avec un nœud simple.
Il a fait un nœud batelier aux poignets et un nœud de chaise au lit.
Il portait un uniforme. Ce sont des nœuds de marin ?
C'est ce qu'on enseigne à la Marine, oui.
Encore une chose.
Voyez comment j'enroule le bout et je finis à l'intérieur.
Celui qui a fait ça les as terminés à l'extérieur.
Il est gaucher.
Je suis en prison.
À deux heures de là. Comment pourrais-je commettre un viol ?
Vous êtes son co-équipier ?
Ça fait huit ans qu'elle me court après.
- On se calme. - Moi ?
Je suis innocent.
- Vous avez avoué. - Ça a duré toute la nuit.
Rien à manger ni à boire. Je voulais juste sortir.
La victime vous a identifié. Vous aviez ses cartes de crédit sur vous.
Je les ai trouvées, je vous l'ai dit.
- Vous n'aviez pas d'alibi. - J'avais fait la fête,
j'avais fumé un peu, et j'avais déjà un casier.
- Je n'allais pas le dire à la police. - Logique.
Vous regrettez d'avoir avoué.
Donc vous avez engagé quelqu'un pour copier vos crimes ?
- Pour prouver votre innocence ? - Pas du tout.
Qui est-ce, Omar ?
Un de vos camarades de cellule ?
Donnez-nous son nom, vous ne risquez rien.
Risque ?
J'en ai encore pour 300 ans.
Et vous méritez chaque année.
Et une autre pauvre femme se fait attaquer pour vos mensonges ?
Je ne sais rien du tout.
Une semaine après l'annulation de votre requête ?
- Les mêmes détails ? - Oui.
Ça vous dit quoi ? Ce n'est pas moi, cette fois.
Ce n'était pas moi avant.
Un gros malade est en liberté
et au lieu de le chercher, vous perdez votre temps ici.
Vous n'êtes pas une perte de temps,
mais une perte de vie.
Vous avez avoué parce que vous êtes coupable.
Allons-y Liv, ça ne sert à rien.
- Garde. - Inspecteur Amaro.
Mes aveux.
Je les ai réfutés dès que j'ai pu, elle vous l'a dit ?
Ah bon ? À quel moment ?
Avant ou après la condamnation ?
Vous n'êtes pas le premier, Omar.
Elle s'en fichait.
Tout le monde s'en fichait.
Dès que vous avez un aveu, vous vous en fichez !
Pena lit des bouquins de loi à longueur de journée.
Il envoie des lettres.
Les autres l'appellent Matlock.
On a besoin de la liste de tous ses contacts.
Elle sera courte.
- Il n'a pas de visiteurs. - Pas de famille ?
Sa mère est décédée l'année suivant son incarcération.
C'était la seule à venir.
C'est là qu'il a commencé à écrire ?
Il était obsédé. 20 lettres par jour, tous les jours.
Bien, merci.
Bon, écoutez.
Si Pena a quelqu'un dehors, il ne lui a pas écrit.
Ce sont des lettres à des avocats,
ministres, journalistes, membres du Congrès, au président.
- Des réponses ? - Oui.
Notre ami Ellis. Il y a un mois, il a dit à Pena qu'il l'aiderait.
Tu devrais voir ça, il en reçoit des centaines par mois.
Non merci.
- Rien au bar ? - À part des sous-vêtements partout.
Pas de caméras, et personne ne se souvient de Gina.
Pas facile de trouver un bon témoin pendant Pan Am.
Pour l'instant, tout ce qu'on sait c'est qu'il est gaucher,
hispanique et qu'il portait un uniforme blanc.
- Un gaucher ? - Oui, les nœuds.
Le labo vérifie la corde d'il y a huit ans pour voir si ça correspond.
J'ai la liste des détenus sortis depuis l'incarcération de Pena.
J'ai recoupé avec les données de la Marine.
Mike Martinez.
Ex-Marine, exclu pour indignité.
Comment a-t-il atterri à Green Haven ?
Accusé de tentative de viol,
mais il s'en est sorti avec cinq ans pour agression.
En liberté conditionnelle depuis trois mois.
Écoute ça. L'avocat qui l'a préparé ?
Omar Pena.
Omar l'a fait sortir.
- Tu as le nom de l'agent ? - Oui.
Voyons si Martinez l'a remercié.
DOMICILE DE GLADYS MARTINEZ LUNDI 5 MARS
Gladys Martinez, ouvrez. Police.
Gladys n'est pas là.
On cherche son fils, Mike.
Il n'est pas là non plus, il travaille.
Quel âge as-tu ?
Martinez, stop. Je ne vais pas courir.
Je vise bien, crois-moi.
Bien, vous étiez au travail samedi.
- Jusqu'à 17 h, je vous ai dit. - Samedi soir ?
- Avec des amis. - Qui ?
Pas de noms ?
Très bien. Vous êtes rentré à quelle heure ?
Tard.
- Vous vous êtes blessé comment ? - Au travail.
Pas selon votre patron. On arrête les mensonges ?
Samedi soir à minuit, où étiez-vous ?
- Je fumais des joints. - Pena lui a même offert un alibi.
- Et ma conditionnelle ? - C'est le moindre de vos soucis.
Vous savez ce que je pense ?
Vous étiez en train de violer et torturer une jeune fille de 23 ans.
Non.
- Je suis pas un violeur. - Vous avez été condamné.
- J'ai payé ma dette. - C'est ça.
Avec l'aide de votre ami Omar Pena.
Matlock, oui. Il m'a aidé.
Vous avez une dette.
- Non. - Il vous a donné les détails ?
- Pour commettre ce crime ? - Quoi ?
On peut vous renvoyer en prison tout de suite.
Vous avez pris de la coke et fumé de l'herbe.
Vous avez couché avec une adolescente.
- Je ne veux pas y retourner. - Non ?
Alors aidez-nous.
Pena a-t-il déjà mentionné le crime d'il y a huit ans ?
Il répétait qu'il était innocent.
Vous étiez dans la Marine ?
Exclu pour indignité. Vous vous rappelez des nœuds ?
Oui.
- Vous avez un uniforme ? - Chez ma mère.
Mike, écoutez-moi.
On cherche un homme hispanique qui porte un uniforme de Marine
et qui fait des nœuds bateliers.
Qui connait le crime de Pena.
Et qui est endetté envers lui.
Vous comprenez notre problème ?
Le parfait candidat.
- Oui, mais je... - Vous avez le choix.
Soit vous nous dites ce qui s'est passé samedi soir,
ce que Pena vous a dit, et on parlera au procureur.
Soit vous continuez à protéger quelqu'un qui ne donne pas cher de vous.
Alors ?
- Je sais que j'ai l'air coupable. - C'est ce que les jurés vont penser.
Vous savez combien Pena a pris ?
315 ans.
Et avec votre casier, pour le même crime,
- vous prendrez autant. - Je dois réfléchir.
On dira la vérité au procureur : vous avez agi par peur pour votre famille.
Ok.
C'est sûrement le procureur.
S'il s'en mêle, on ne peut plus vous aider.
Je réfléchis.
Vous n'avez pas le temps, il faut faire un choix.
- Décidez-vous. - D'accord.
Si vous faites le bon choix, je vous défendrai.
- Liv. - On y est presque, Mike se décide.
Je dois te parler.
- Nick, une minute. - Tu dois venir.
Réfléchissez bien.
Qu'est-ce que tu fais ? J'y étais presque.
- Il est innocent. - Il l'a fait.
Liv, les résultats ADN du kit de viol sont arrivés.
Le labo a trouvé des cellules de peau, mais pas la sienne.
L'ADN de Mike est dans le système, ce n'est pas lui.
- Il allait avouer. - Ça ne veut pas dire que c'est lui.
Mike Martinez retourne à Green Haven
pour détournement de mineur.
Mais le viol de Gina, ce n'est pas lui.
Il a dit que Pena parlait sans arrêt de son innocence.
Il a dû trouver quelqu'un d'autre.
Si le violeur était dans la Marine, son ADN serait dans le système.
Super, retour à la case départ.
Comment va la victime ?
Son état est stable. Elle a eu de la chance.
Elle retrouve la vue.
Voyez si elle peut aider à faire un portrait.
- On lâche Pena comme ça ? - Capitaine, c'est forcément lui.
Regardez les scènes de crimes.
- Les entailles. - Il y a une autre solution.
Ces deux crimes ont été commis par quelqu'un d'autre.
Ne prenons pas cette route, Nick.
Pena est coupable pour le crime de 2004.
S'il a organisé celui-ci, il ne va pas nous aider.
On doit d'abord trouver l'agresseur de ce crime.
Inspecteurs.
Bayard.
Ce n'est pas le bon moment ?
Omar Pena m'a demandé d'enquêter sur sa condamnation.
Il croit que le vrai violeur court toujours.
C'est faux.
Il a organisé le second viol pour que quelqu'un le croie.
C'est votre théorie ?
Quelle est la vôtre ?
Les Affaires intérieures ont un gros dossier sur votre ex-coéquipier.
Il avait l'habitude des menaces, de la coercition.
Ce n'est pas lui qui l'a interrogé.
Munch et Fin ont commencé, j'ai pris les neuf dernières heures.
Neuf heures ?
J'ai fait des pauses. Il connaissait ses droits.
Neuf heures, ça peut nuire à l'inspecteur autant qu'au détenu.
Bayard, Pena se moque de vous.
Il a rédigé des milliers de lettres.
62 000 pour être exact.
Ça ne prouve pas son innocence.
Tu sais qu'Ellis Bayard représente Omar ?
J'ai entendu.
Ne le laisse pas abuser de votre relation.
Il a un but.
Il s'en prend aux pratiques policières.
Prétend que les aveux sont forcés.
Pas celui-ci.
- Tu en es sûre ? - Certaine.
Omar Pena est un raté de la Marine, qui porte son uniforme pour Pan Am.
Il connaissait les détails confidentiels,
comme la couleur de l'écharpe de la victime.
C'est bien, ça.
Maintenant qu'il y a un imposteur, Ellis veut faire revoir les preuves ADN.
Je vais refuser sa requête.
Alors tout va bien ?
Oui.
Merci d'être venue, inspecteur. Mes hommages au capitaine.
- Ça donne quoi, le portrait-robot ? - Rien.
On dirait la moitié des mecs en ville ce soir-là.
Et la plupart d'entre eux étaient souls.
Bon, et Gina ? Elle a de nouveaux détails ?
Pas grand-chose. Mais elle est sûre pour l'uniforme.
Comme celui de Pena.
- Mais on sait que ce n'est pas lui. - Oui, je sais.
Il a pu donner ce détail à l'imposteur.
- Nick, dis ce que tu as à dire. - D'accord.
Il y a des inconsistances.
L'expert en ficellese dit que les nœuds sont faits par un gaucher.
Oui, il en est sûr.
Les lettres de Pena sont écrites de la main droite.
- Tu es graphologue ? - Liv, c'est facile à confirmer.
On devrait se concentrer sur l'agresseur de Gina.
On n'a aucune piste sur son agression.
Il est peut-être temps de rouvrir les vieux dossiers
et de vérifier qu'on n'a rien raté il y a huit ans.
Des témoins ont vu Pena, dans le bar, avec la victime ?
Oui, une douzaine.
Pan Am est de retour, peut être ces témoins aussi.
Revoyez l'identification.
Vous deux, allez revoir la victime, Ariel Baskins,
et montrez-lui ce portrait-robot.
Elle a choisi Pena.
Montrez-lui le portrait.
Peut-être que c'est le même agresseur, pas un imposteur.
J'ai revu le dossier, je sais pourquoi tu es sûre de toi.
- Ne commence pas, Nick. - L'aveu,
est-il possible qu'il l'ait fait sous pression ?
On le tenait. Alors oui, j'ai poussé.
Comme avec Mike Martinez.
Il était à deux doigts d'avouer que Pena le menaçait.
J'ai déjà vécu ça,
m'impliquer tellement que je perds le recul.
Arrêter quelqu'un que je sais coupable.
Je fais confiance à mon jugement.
Si je ne peux pas, je n'ai pas ma place ici.
LE MARANHAO, QUAI 88 MERCREDI 7 MARS
Il ressemble à n'importe qui.
Javier, vous êtes le troisième à nous dire ça.
Ce n'est pas l'homme d'il y a huit ans.
J'ai témoigné devant le Grand jury. Je me rappelle bien.
Vous l'avez vu au bar ?
Ma première fois dans ce pays.
Mes camarades m'ont dit d'aller à la taverne Bulkhead.
-Toutes les jolies filles y sont. - Il était avec la victime ?
Il avait les mains baladeuses, elle n'appréciait pas.
Vous aviez bu ?
- Évidemment. - Vous le connaissez ?
Vous me demandez s'il était au bar il y a huit ans ?
- Comment le saurais-je ? - Allez, Marco.
Comment avez-vous identifié Omar Pena ?
Je l'ai choisi lors d'un alignement.
Je l'ai reconnu immédiatement.
Il m'avait demandé une cigarette cette nuit-là.
Je me rappelle d'autre chose.
Il la regardait fixement.
Il lui a tapoté l'épaule, elle l'a jeté.
Ce qu'il a fait à cette pauvre fille, c'est horrible, je ne l'oublierai jamais.
- Merci. - De rien.
C'était il y a huit ans, j'essaie d'oublier.
C'est vraiment important, nous devons vous demander.
Nous voulons être sûrs que la bonne personne est en prison.
Nous avons besoin de votre aide.
Il va sortir ?
Il a un avocat.
Qui essaie de rouvrir le cas.
Nous avons besoin de revoir ces détails, pour être sûrs. D'accord ?
Que voulez-vous savoir ?
Vous le reconnaissez ?
Je reconnais l'uniforme.
Et son visage ?
Vous rappelez-vous l'avoir vu ou lui avoir parlé au bar ?
Non, l'homme dans le bar était Omar Pena.
Il m'a suivie et m'a violée.
Ariel.
Avez-vous vu son visage pendant l'agression ?
J'ai vu son uniforme.
J'essayais de me rappeler des détails.
Il m'a vue le regarder et m'a arrosé le visage.
Vous l'avez reconnu du bar, pas pendant l'agression.
C'était lui.
Pourquoi toutes ces questions ?
Vous me l'avez dit, il connaissait tous ces détails.
Comme la couleur de l'écharpe.
Je n'ai plus jamais porté de rouge.
Qu'avez-vous dit ?
Rouge ?
Vous êtes sûre qu'elle était rouge ?
Oui, c'était un cadeau de ma mère.
C'était censé me porter bonheur.
Dites-moi qu'il ne sort pas.
Liv, ralentis. Que se passe-t-il ?
C'est un détail que seul le violeur peut savoir.
Voici le dossier.
Quand Omar a avoué,
il dit avoir utilisé une écharpe verte.
Tu es sûre ?
J'ai relu mes notes tous les jours depuis le viol de Gina.
C'est le détail qui nous a convaincus.
Ariel vient de dire qu'elle était rouge.
- Tu peux le retrouver ? - Oui, ici.
L'officier qui a écrit le rapport à bien noté "verte".
C'est vert, ça ?
Tu n'étais pas à la scène ?
J'étais à l'hôpital avec Ariel.
Donc tu as interrogé Pena avec des preuves
qui se sont avérées fausses.
J'ai dû mentionner l'écharpe verte à un moment.
Il était fatigué,
exténué et confus, et il a dû me le répéter.
Il s'est accusé tout seul.
Il s'est rétracté.
Il répétait qu'il était innocent.
L'officier était daltonien. Sérieusement ?
Comment a-t-il été engagé ?
Il ne l'était pas à sa sortie de l'école, mais en 2004, il a eu une sclérose.
- L'un des symptômes... - Est le daltonisme.
Il note une écharpe verte au lieu de rouge.
- La loi du pire... - J'ai forcément mentionné ce détail.
Il n'a fait que le répéter plus tard.
Ou peut-être un des autres inspecteurs qui l'ont interrogé.
Peu importe, ça invalide son aveu.
- C'est de ma faute. - On n'est pas là pour pointer du doigt.
Si l'aveu de Pena est invalide,
il a le droit de demander un nouveau test ADN.
Il y à peine deux jours, votre inspecteur m'a assuré que l'aveu était bon.
Je l'ai crue.
On est tous sur le même bateau.
L'erreur est humaine, l'inspecteur Benson a avoué.
Je me fiche de sa personnalité.
On parle de perception.
Ellis va attaquer nos deux bureaux.
Laissez-moi lui parler.
Je vais lui dire que c'est entièrement de ma faute.
Ne tendez pas le cou à un vampire.
Dites-lui que le bureau du procureur
accepte sa demande de test ADN.
SALLE DE VISITE VENDREDI 9 MARS
On a trouvé une correspondance ADN sur les deux scènes de crimes.
Ce n'était pas vous, Omar.
Ils rouvrent le cas.
Si vous êtes de nouveau jugé,
vous aurez au moins le bénéfice du doute.
Omar ?
Sinon quoi ?
Une nouvelle enquête ?
Un nouveau jugement ?
Vous voulez un Oscar, c'est ça ?
Vous me répétez ce que je vous ai dit il y a huit ans.
Doucement, Omar.
Je suis innocent, j'exige qu'on annule ma sentence.
Vous finirez par sortir.
J'y croirais quand je serais dehors.
Ses aveux, c'est de ma faute.
Je l'ai poussé à bout.
Je lui ai dit qu'on avait des preuves,
qu'il allait finir au trou.
Je l'ai brisé.
Vous avez fait votre boulot.
J'ai forcé de faux aveux.
Peut-être plusieurs.
Je n'aime pas ce que je vois dans le miroir.
Olivia.
J'ai vu d'autres inspecteurs faire ce genre de choses.
Je me suis toujours dit que j'étais différente.
Et vous l'êtes.
Vous avez admis votre faute.
Comment c'était à Green Haven ?
À ton avis ?
Much et moi avions commencé avec Pena.
C'était peut-être nous, le coup de l'écharpe.
Peu importe.
Qu'est-ce qu'on a sur le vrai violeur ?
Pas grand-chose.
On dirait qu'il y a eu plus d'un viol sur la scène.
On a trois casiers avec cet ADN.
D'Interpol.
Pour quoi ?
Agressions sexuelles. Une à Buenos Aires en 2006,
une à Naples en 2008, et à Rota, en Espagne, en 2009.
Donc il commence ici en 2004 avec Ariel, puis voyage vers d'autres ports.
Et il revient ici et viole Gina.
- Même méthode ? - Oui.
L'uniforme, l'ammoniaque. Un seul suspect inconnu.
Toutes ces villes sont des ports, et j'ai regardé les dates.
Pendant Pan Am, à chaque fois.
L'agresseur n'est pas de la Marine, sinon son ADN serait enregistré.
Ces uniformes de la Marine,
sont-ils différents dans tous ces pays ?
Mon client attend depuis huit ans. Combien de temps cela va durer ?
Nous devons terminer l'enquête d'abord.
Les résultats ADN ne l'excluent pas.
Avec de faux aveux ? Vous rigolez.
Nous avons beaucoup d'autres preuves.
La victime l'a désigné, six témoins l'ont identifié dans le bar.
Il possédait les cartes de crédit de la victime.
Pas idéal pour sa requête.
C'est circonstanciel, mauvais témoins.
Il n'y a pas eu de mauvaises intentions. Ni du procureur, ni de la police.
L'inspecteur fait de son mieux pour racheter sa faute.
- Vous l'avez vue avec Pena. - Je sais.
Elle prend ça au sérieux.
Elle n'est pas comme les autres.
C'est une question de fierté.
Quand est-ce que Benson vous a dit pour notre visite à Pena ?
Pardon ?
Hier après-midi ?
J'ai pris le train avec elle, ça devait être...
hier soir.
Pourquoi cette question ?
Je suis curieux.
Quelle est la nature de votre relation avec elle ?
Vous devriez partir.
Le procureur le sait ?
Un homme innocent est en prison.
Et il semble que l'inspecteur qui a forcé l'aveu
est en relation avec le procureur qui rouvre l'enquête.
Vous nous connaissez mieux que ça.
Je sais que vous ferez ce qu'il faut.
Je ne comprends pas.
Ellis sait que notre relation n'a rien à voir avec ce cas.
Il le sait.
Mais c'est une bombe.
On n'a pas le choix, il faut le dire.
C'est trop tard.
Si on le dit maintenant que je me suis porté garant pour toi,
on perd nos boulots.
Pourquoi le procureur ne libère pas Pena ?
Ça ne marche pas comme ça.
Révoquer sa culpabilité, avec toutes les preuves qu'on a,
- ça va prendre du temps. - On ne peut pas accélérer ?
Comment peut-on le sortir de prison ?
Trouve l'agresseur lié aux deux crimes...
et Pena sera innocenté.
Et sinon ?
Ellis joue sa carte.
Je te dépose quelque part ?
Je vais rentrer seul.
Bayard.
Je peux vous parler ?
- Bien sûr, entrez. - Merci.
Que puis-je faire ?
David Haden et moi...
ce n'est pas un complot.
Je ne le pensais pas.
Ce que vous faites,
je sais que c'est pour Omar.
Et j'espère que vous savez qu'on veut la même chose.
Je le sais.
Mais comment dois-je dire à Omar que je peux le faire sortir,
mais que si je le fais, deux personnes perdent leur emploi ?
Je comprends, vraiment.
Je ne viens pas vous supplier de sauver nos emplois.
Si David Haden à quelque chose à me dire, qu'il le fasse.
Ce n'est pas ça.
Est-ce que c'est à propos de nos relations, à tous les trois ?
Vous me connaissez assez pour connaître la réponse.
Bien.
Touchée.
Alors...
Que puis-je faire pour vous ?
Donnez-moi du temps.
Si on arrête le vrai agresseur, Omar sort.
Combien de temps ?
Une semaine.
Après ça, j'irai moi-même parler au procureur.
Où en est-on avec les militaires étrangers ?
Les Affaires étrangères ont accédé
à une base de données des navires internationaux.
Trois navires ont fait des arrêts aux ports où ont été commis les crimes.
Un destroyer canadien, un croisière et une frégate colombienne.
Gina et Ariel ont dit que l'agresseur ne parlait pas.
Peut-être qu'il avait un accent.
Tu avais raison pour l'uniforme, regarde.
Les uniformes colombiens et canadiens ont des couleurs et des vestes différentes.
Regardez ça.
L'uniforme brésilien est similaire au nôtre.
Facile à confondre pour une victime ou un témoin.
Le navire brésilien qui correspond au Maranhao...
Il part demain. Pour l'instant, il est au quai 88.
Ça nous fait 3 000 suspects.
On en connait déjà plusieurs.
Javier, Marco, ils étaient témoins au bar.
- On les a interrogés à nouveau. - Javier a identifié Omar il y a huit ans.
Si c'est le violeur, il a un mobile.
Avant de créer un incident international,
montrez les photos aux victimes.
Oh mon Dieu, c'est lui.
Qu'ai-je fait ?
Qu'ai-je fait ?
C'est lui qui m'a violée, j'en suis sûre.
Où est-il ? Vous l'avez trouvé ?
On y travaille, Gina.
Il fait ça depuis huit ans ?
Si vous aviez arrêté la bonne personne, rien ne me serait arrivé.
Je suis désolée, Gina.
- Deux pour deux. - Bien, merci.
- Ariel a aussi identifié Javier. - Il faut le trouver.
Il est peut-être trop tard. C'était Fin.
Marco est toujours à terre, mais Javier vient d'embarquer.
Le quai est dans notre district.
Qui nous empêche de l'arrêter sur le navire ?
Une douzaine de traités internationaux.
J'ai parlé à Haden.
Les autorités brésiliennes ne nous laisseront jamais l'arrêter.
Les Affaires intérieures ?
Les autorisations peuvent prendre des jours.
- C'est trop long, ils partent demain. - Javier ne sait pas qu'on le cherche.
On peut facilement l'attirer à terre.
La classe.
Le proprio est un ancien flic. je crois qu'il a besoin d'action.
Javier est là.
Marco.
Je ne pensais pas que tu étais prêt à faire la fête.
Pas beaucoup de filles.
Il est encore tôt !
- C'est notre dernière nuit. - Plutôt une fête d'adieu.
Vous êtes gaucher, hein, Javier ?
AUDIENCE 440 LUNDI 12 MARS
Nous pensons donc que les jurés n'ont plus assez de preuves
et demandons une annulation du jugement.
M. Haden ?
Le bureau du procureur n'a pas d'objection.
Nous soutenons la requête.
M. Pena.
Au vu des nouvelles preuves présentées aujourd'hui,
et de la grave erreur de justice commise, la cour vous demande pardon
et ordonne votre mise en liberté immédiate.
Selon l'article 4-40-10 du Code pénal de New-York,
je vous déclare innocent de tout jugement.
Vous êtes libre.
Je viens d'avoir le labo.
Ils ont confirmé que l'ADN de Javier correspond aux scènes de crimes.
Tu as fini par l'attraper.
Liv, je veux te prévenir.
Le procureur a décidé de faire un rapport d'intégrité sur les cas passés.
Bien.
Ils vont commencer par les crimes sexuels.
Il y a deux jours, le procureur se fichait de laisser Pena pourrir en prison.
Maintenant c'est un héros ?
Bienvenue au club.
Au fait, c'est David Haden qui va diriger l'équipe.
Bon à savoir.
- Bonne nuit. - Toi aussi.
- Nick. - Oui ?
Tu es un bon co-équipier.
Eh bien, Chef Haden...
- Félicitations. - Merci.
C'est une sacrée mission.
J'ai demandé à Ellis de joindre l'équipe de conseillers extérieurs.
Pas sûre qu'il accepte.
- On verra bien. - Et nous ?
Où en sommes-nous ?
En conflit d'intérêt.
Je vais revoir des cas que tu as menés.
- Et on n'a rien dit. - Il n'est pas trop tard.
Il faudrait que je démissionne.
C'est ridicule, tu ne peux pas faire ça.
C'est ta vie.
- Qui a dit ça ? - Toi.
La première fois que tu es entré au bureau.
On m'assignera tes dossiers.
- Ça veut dire... - Je sais.
Nous...
Il...
ne s'est rien passé.
CECI EST UNE FICTION
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