All language subtitles for La.Crim.S01E05

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Original subtitles

Au revoir.

On est ravés.

La crime ? Non, les girls du Lido.

Kessler, 5ème DPJ.

Le substitut vous a briefé ? Le substitut, non, 6h du matin et il a

tendance à faire court au téléphone. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. Il n'y

avait pas de petit pain au chocolat ? Ah bien, c'est-à-dire que les chocolatines,

c'est la deuxième fournée et là, c'était pas cuit alors. Ça va, merci.

Mon lieutenant, pour... Ecoutez, ça va, merci.

Bon, résumé de la situation.

Le jeune Stanislas Delbecq me fait ses 17 ans, bringue, et rise jusqu'à 5

heures du matin.

En fin de soirée, il se retrouve seul avec trois potes, et là-dessus débarque

en séjour l'employée de maison des Delbecq, une jeune mauricienne. Elle est

en larve.

Les mots m'essayent de la calmer, elle pique sa crise, elle se jette par la

fenêtre, direction les urgences, coma.

Mais qu'est-ce qu'on fout là, nous, alors ? Qu'est-ce qu'on a à voir avec ça

? Moi, je vous ai raconté la version du petit Delbecq, je pense que c'est la

bonne. Mais je comprends pas très bien, culiner quatre filles de sa papa, c'est

pas dans les corps de la dépublie, ça ? Ah mais c'est que le papa de Beck, c'est

le genre gros papa, vous voyez ? Le genre que le substitut appelle dans sa

maison de campagne, en Sologne.

Alors pour traiter le gratin, faut le gratin.

Faites attention qu'il se lève les courbettes le matin, moi, souvent ça

coince, tu vois ? Il y a du café chaud.

Bonne journée.

Ce que je ne comprends pas, c'est ce que faisait cette... Comment s'appelait-elle

d'ailleurs cette fille-ci ? Natta. Comment ? Natta.

Natta. Excusez, Natta, je suis à 5h du matin.

Excusez-moi, il me semble que je l'ai déjà expliqué à votre collègue. C'est

pas grave, vous allez me le redire à moi.

Natta nous a aidé à préparer la fête et comme mes parents devaient rentrer ce

soir et que tout devait être clean, elle est restée ici et elle a couché dans la

chambre d'amis.

Bon.

Donc, la fête se termine et...

Vous n'êtes plus que tous les quatre. Natha arrive en pleine crise de nerfs.

Vous avez une idée de ce qui a pu la mettre dans cet état ? Je crois qu'elle

avait des problèmes avec son petit copain.

Elle est entrée par où ? Il y a deux escaliers qui

détendent de l'état supérieur.

Elle est arrivée par lequel ? Par celui-là, je crois.

Par celui-là ? D'accord. Où est la chambre d'amis ?

Au fond du couloir. Oui, de ce côté ? Non, non, de l'autre côté.

Là-haut, de ce côté ? Donc, elle est pour... Elle est donc sortie de sa

chambre de ce côté, et au lieu de descendre par l'escalier, logiquement,

non, elle a traversé tout le couloir et a passé par l'escalier service pour

arriver par ici, c'est logique.

Ça vous va, conversion ? C'est cool.

Oui.

C'est l'argent de papa qui a servi à acheter les joints ? D'accord, on

arrive.

C'est Galio.

Bon,

vous m'embarquez tout ça.

Garde à vue, prise de temps et demande d'analyse. C'est vous.

Le type qui a fait ça s'appelle Jacques Bourdet. C'est un malade mental placé en

hôpital psychiatrique sous haute surveillance après le massacre de sa

famille il y a une dizaine d'années.

Cette nuit, il a réussi à s'échapper en égorgeant un infirmier.

C'est ensuite introduit ici au domicile du docteur Lafarge, son ancien

thérapeute.

Il a assassiné à la hache tous ceux qui se trouvaient là pour le dîner, à savoir

les beaux-parents de Lafarge, sa femme, son fils d'un an.

et l'associé du beau-père dans la clinique où travaille également Lafarge.

Et la fin, je n'étais pas là ? L'hôpital l'a prévenu de l'évasion de Bourdet, il

s'était immédiatement rendu là-bas, mais pendant ce temps-là, Bourdet passait à

la clinique où il a étranglé une infirmière avant de rappliquer ici.

Voilà, on a retrouvé Bourdet prostré à deux pas d'ici, il a acheté pied, il a

réintégré l'hôpital psychiatrique et on l'a placé en cellule d'isolement.

Qu'est-ce que vous attendez de nous exactement ?

Ce qu'on vous demande, c'est d'enquêter discrètement et rapidement sur les

circonstances de l'évasion de Bourdais.

L'intérieur n'a aucune envie que la presse crie au laxisme. Elle s'excite

sur l'éternel débat autour de l'internement des assassins

irresponsables. Nous allons donc pratiquer la règle de l'emmerdement

minimum, qui consiste à apporter les réponses avant que les esprits chagrins

aient imaginé les questions.

C'est assez clair ? L'implique, madame le substitut.

Galio. Le marchand. La scène du meurtre.

Candela, Paul.

Vous allez à l'hôpital psychiatrique. Je veux tout savoir sur l'évasion et la bio

de Bourdet.

Cisco Tessier.

Direction la clinique de Lafarge. Vous vous occupez du meurtre de l'infirmière.

Et vous me rapportez tout ce que vous pouvez sur le passage de Bourdet.

Briefing à 18h.

C'est parti.

Je pense que Bourdais a dû simuler un accident ou un malaise.

Et Fred est venu voir.

Et c'est là que Bourdais a dû se jeter sur lui et lui coller le couteau sur la

gorge. Ce couteau, il venait d'où d'après vous ? Alstar.

Pourtant on fait vachement gaffe à ce genre de trucs.

Les cellules sont régulièrement fouillées.

Mais il aurait pas pu le piquer dans ses couverts sans qu'on s'en aperçoive ? On

leur sert que de la nourriture qui nécessite ni couteau ni fourchette.

Comment ça se fait que la fermière soit rentrée seule ?

Je veux dire, ces barjots, ils sont hyper dangereux. Vous êtes payés pour le

savoir, non ? Bourdet était doux comme un agneau.

Jamais eu le moindre problème avec lui.

Et puis, quand il a simulé sa crise, c'était en pleine nuit.

Le collègue à Fred piquait un roupillon. Il n'a pas voulu le déranger.

Pour répondre à votre deuxième question, vu comment ça souffle là-haut, il se

pourrait bien que bientôt, je ne sois plus payé pour savoir grand-chose.

Bon, ça va aller pour ici. Merci.

Frollo ?

Oh, Polo.

Il va ? Oui.

Polo, il va bien finir par revenir.

C'est pas ça le problème.

C'est quoi alors ? Mon fils, maintenant, c'est un pédé. Et toi, tu me demandes, c

'est quoi le problème ? Pédé, pédé, il y a pédé et pédé. Peut-être qu'il ne l'est

pas complètement.

C'est du patras, je n'en sais rien.

Tu t'apprenais que Nathalie était green ? Au moins, j'essaierais de ne pas le

prendre trop au tragique.

C'est vrai que green, c'est moins grave.

Moins grave, il faut voir.

C'est pas même.

C'est moins frais, la tarte au poil, c'est quand même pas la même chose.

C'est pas comme faire le train, c'est ça ? Dans ces cas-là, il faut voir qui fait

la loco et qui fait le wagon de queue.

C'est con.

Viens pour l'eau.

Ça va ? Ça fait chier, quoi.

Ça va ?

Bon, ben, c'est très clair.

Blondette s'évade pour aller buter la farge. Comme il n'a pas son adresse, il

fait un crochet par la clinique pour piquer le registre du personnel.

T'as une autre explication, toi ?

Non, je repense à la fille que les petits bourgeons... Ah oui, je t'en ai

pas parlé, mais franchement, cette femme, quand elle est traitée, je vais

le garder à vue, franchement.

Quoi ? Mais attends, je rêve, là. T'as pas vu sur leur tronche qui se l'était

tapée ? Non, j'ai vu surtout quatre mômes terrorisés. Rien ne prouve qu'ils

l'ont poussée par la fenêtre, vraiment.

Ah oui, bien sûr.

De toute façon, la gosse, elle s'en fout ou elle est dans le coma ? Bon, écoute,

on passe par l'hôpital et on prend de ses nouvelles.

D'accord ?

Avec les deux femmes, le type n'a pas eu trop de problèmes.

Un coup de hache a suffi.

Un coup par femme, bien entendu.

Il les a attentes à la gorge. Avec l'inertie, la lame a sectionné l

'osophage, l'a traché, les carotides, décollé les maxillaires et causé d

'énormes dégâts au niveau des cervicales.

La première victime était assise lors de l'agression.

Elle s'est ensuite effondrée sur la table.

Quant à la seconde, elle était certainement en train de se lever quand

la hache est venue lui trancher la gorge.

Pas d'entreprise sur le reste du corps, pas de traces de viol, hanté ou post

-mortem.

Avec les hommes, ça a été plus difficile.

Le plus âgé a dû tenter de se protéger avec le bras, ce qui explique la

profonde entaille et la double fracture.

La mort est due au même type de coup que pour les deux femmes, avec une

trajectoire de la lame sensiblement plus horizontale.

Avec le deuxième homme, les choses se sont un peu compliquées. Le premier coup

a manqué sa cible.

La lame est venue frapper un peu en dessous de l'épaule gauche.

entamant l'humérus sans le briser, mais en le déboîtant de la ceinture

scapulaire. Pourquoi le premier coup ? Il paraît évident que le tueur visait à

chaque fois le cou ou la gorge.

C'est là que toutes les blessures mortelles ont été portées, chez le

deuxième homme comme chez toutes les autres victimes.

D'ailleurs, dans le cas de l'enfant, ça fait traduit par une décapitation pure

et simple.

Son état est stationnaire.

On l'a mise sous assistance respiratoire en espérant qu'elle reprenne conscience,

mais pour l'instant, à part attendre.

Par contre, ça peut vous intéresser d'en trouver des traces de sperme. Ah bon ?

Un viol ? N'est-ce qu'il a à dire.

Les lésions constatées sont insuffisantes pour caractériser ce viol,

mais ça reste une possibilité.

Vous voulez qu'on fasse un test ADN ? Non, on va faire l'économie. Vous me

faites les tests standards et vous me prévenez dès que vous avez les

résultats. Parfait.

Vous voulez boire quelque chose ? Drink, coffee, tea ?

M. Tessier, gars criminel. Bonjour.

Edouard Delbeg, je suis le père de Stanislas.

Je ne comprends pas bien le pourquoi de faire garde à vue.

M. Delbeg, les questions, c'est moi qui les pose.

Alors, vous êtes gentil, vous nous laissez. J'aimerais parler aux parents

de Nathan.

Merci.

Il ne nous a pas un mot tranché. Je n'ai pas été assez claire, M. Delbeg.

Est-ce que vous auriez l'extrême obligeance de nous laisser ? Merci.

Est-ce que tu peux dire à M.

Gelbralon que je ne suis pas sa secrétaire et quand j'aurai besoin de

lui, je lui écrirai ?

Comme vous voudrez, lieutenant.

M. Delbecq, s'il vous plaît.

M. Delbecq, s'il vous plaît.

Bourdé prend un infirmier en otage dans le menaceur avec un couteau, sorti de

nulle part.

Il veut une bagnole.

Le gardien s'est refusé de la sienne.

C'est l'infirmier qui prend le volant.

Le bordel est derrière lui, le flash toujours collé sur la gorge.

On a retrouvé le corps deux pâtés de maison plus loin, égorgé.

29 ans, deux gosses.

Et le couteau ? Il a dû balancer dans la nature.

Sinon, il s'en serait servi pour tuer l'infirmière, il l'a étranglé.

Sinon, rien de particulier sous son passage à la clinique. Si, il a piqué le

registre du personnel, notamment pour trouver l'adresse perso de la farge.

Ensuite ? Lorsque Bordet arrive à Saint-Cloud, l'épouse de Lafarge, sa

belle-mère, son beau-père et l'associé de celui-ci, terminent de dîner.

D'or.

Ils se régalent d'un délicieux sorbet de poire framboise alors que l'enfant joue

à quelques mètres.

De la table, si on en juge par l'orientation des enceintes dans le

salon, ils sont en train d'écouter les suites pour violoncelle de Bach dans la

version de Paul Tordelier.

C'est pour moi ce CD qui se trouve dans le lecteur.

Le marchand.

Cet enculé a massacré à la hache cinq personnes, dont un gosse d'un an.

Alors je ne suis pas sûr que ce genre de détails à la con nous aide à faire

avancer le schmilblick.

Là, justement, d'où elle sort ? Probablement de la remise à bois.

Baudet a dû contourner la maison pour surprendre ses victimes. Apparemment, il

a réussi.

Il n'a pas raté la femme de la farge et mort à cul sans avoir pu esquisser le

moindre geste de défense ou mouvement de fuite.

Mais je m'en voudrais.

de vous submerger sous ce genre de détails superfétatoires.

Bon, t'as quelque chose sur la bio de Bourdet ? J'ai pas eu le temps de tout

lire. Mais bon, l'enculé a débuté dans la carrière... Jean-Louis, s'il te

plaît.

OK.

Bourdet commence en 1985, à 19 ans, en massacrant son père et sa mère avec un

fusil de chasse et en sache à renonce pureux avec un couteau de cuisine.

Ensuite, il se rend au commissariat de son quartier et il avoue tout.

Il est provisoirement incarcéré en section petit et le juge qui instruit

son affaire nomme à tout bib pour évaluer son degré de responsabilité.

Lafarge ? Affirmatif.

A l'époque, Bourdet fait l'huître, silence radio.

Mais Lafarge réussit petit à petit à le décoincer et finit par le déclarer

barjot complet.

Incurable, mais irresponsable.

Résultat, pas de condamnation aux assises.

Bourdet est interné.

Et Lafarge va le suivre pendant 10 ans, jusqu'à il y a 6 mois.

date à laquelle il a arrêté de s'occuper de lui.

Bon.

Le marchand, vous me creusez la personnalité de Bourdet, sa pathologie,

bref, essayez de comprendre son geste.

Scandella et Paul, vous faites le forcing à l'hôpital. Je veux savoir

comment Bourdet s'est procuré le couteau, s'il a bénéficié d'éventuelles

complicités... Paul ? Paul ! Ça va ?

Oui, oui, ça va.

Quant à vous deux, je veux que vous me boucliez cette histoire de suicide

rapidement. Vous en êtes où ? La petite est toujours dans le coma et les

médecins ne sont pas très optimistes.

Il y a des traces de sperme mais le viol n'est pas encore officiel.

On ne verra pas après les résultats du labo.

On a collé les mômes en garde à vue ce matin.

On n'a pas encore eu le temps de les interroger mais bon, déjà avec le peu qu

'on a vu, c'est évident, ils ne sont pas clairs.

On les interroge là dans 10 minutes.

Bien. Vous me les cuisinez.

Donc ?

Si je comprends bien, maintenant il te revient que Nata est sortie par la porte

du couloir.

Oui, c'est ça.

Ah oui.

Donc ce matin tu as eu un trou de mémoire, là tu as eu le temps de

réfléchir et bien sûr maintenant tu es sûr de ton coup.

Évidemment, vous étiez tous d'accord avec lui.

Je vais vous dire, moi, ce qui s'est passé.

Vous faites la teuf.

Vous picolez un peu.

Vous vous défoncez un peu.

C'est cool.

Ça se passe bien.

Et puis, les gens commencent à partir.

Sauf que vous, vous vous en rendez pas compte.

Vous êtes un peu trop défoncés.

Et puis, tout d'un coup, il n'y a plus personne.

Et vous, vous vous retrouvez comme des cons.

Parce que vous êtes très chauds.

Et vous aurez adoré vous taper Anne-Charlotte ou Marie-Claude.

Au moins, voilà.

Il n'y a plus personne.

Il n'y a plus une gondesse.

Ah ! Il en reste une.

Alors vous allez chercher la bonne niche.

Et vous vous la tapez.

Deux hypothèses à partir de là.

Soit c'est elle.

qui saute pour vous échapper.

Soit c'est vous qui l'a poussé par la fenêtre.

Ah, Galio ! Je viens d'avoir le substitut au téléphone. Delbecq est

furieux. Il prétend s'être fait insulter en public par Tessier.

Je crois surtout qu'il a voulu empêcher Tessier d'interroger les parents de la

petite à l'hôpital. Dans cette affaire, je voudrais que les choses soient bien

claires, Galio.

On ne cède à aucune pression, d'accord, mais on ne se paie pas non plus à nos

tables pour le plaisir, mais si j'ai bien fait comprendre.

Tout à fait, monsieur le divisionnaire.

Bon, vous en êtes où avec les gosses ? Ils sont en garde à vue.

Les lieutenants Tchaikovsky et Tessier sont en train de les interroger.

Vous faites tout le coup pour me régler tout ça, mais vous dites à Tessier de se

calmer. Compris ? Oui.

Que vous ayez des comptes personnels à régler, ça vous regarde.

Que vous vous défouliez sur Delbecq dans le cadre de l'enquête, je ne peux pas le

tolérer.

C'est évident qu'ils l'ont violée.

Même si le viol est établi, ça ne vous autorise pas à les traiter comme des

assassins. Encore moins à humilier leurs parents pour passer vos nerfs.

Mais putain, elle est passée par la fenêtre ! Ça suffit, Tessier ! Je vous

ai déjà mis en garde une première fois.

Dans mon groupe, je veux des gens qui font leur boulot proprement. Sinon, je

débarque. C'est clair ?

Bon.

Ça va pour aujourd'hui.

Collez-les au dépôt.

Vous en tirerez sans doute quelque chose demain.

Ce sera tout, Tessier.

C

'est

vraiment bien si vous pouviez faire quelque chose.

Non, on s'en sort pas, là.

Je vous promets, j'en ai un abonné qui ne m'aimait pas.

D'accord.

Merci. Bonsoir, Corona.

Bonsoir.

Allô, l'hôtel Raphaël ?

Est-ce que M. Mona est arrivé, s'il vous plaît ? Non, non, ne le dérangez pas. Je

voulais juste savoir s'il était rentré.

Merci. Au revoir.

Bon, alors, après, on ira dîner ? Quoi ? C'est bien, mais après, je vais te faire

plaisir. Quel genre ?

Je te présente Taline, Taline Bayeux.

Bonsoir. Elle va rejoindre le cabinet dans quelques semaines.

Je suis ravie de voir quel acharnement tu mets à prendre du cul.

Est-ce qu'on est là qui t'a fait son rapport ? On est là, qu'est-ce qu'il a à

voir là-dedans ? Écoute, François, j'ai pas de compte à te rendre.

Mais t'es d'accord sur cette séparation, hein ?

Non ? Alors j'ai ma vie.

Alors on ne devait pas être tout à fait d'accord sur l'utilité de cette

préparation.

J'y ai pensé.

Tiens.

Ton champagne préféré.

Vous le boirez à ma santé ?

Monsieur

Lafarge.

Croyez bien que nous sommes tout à fait conscients du drame qui vous accable.

Si nous vous avons demandé de venir, c'est que vous êtes la personne qui

connaissait le mieux Bourdais, donc la plus qualifiée pour nous aider à

comprendre son geste.

Bien entendu, si vous désirez interrompre cet entretien, vous pouvez

le faire à tout moment, nous comprendrons parfaitement.

Monsieur Lafarge, est-ce qu'en un mot, vous deviez qualifier la personnalité de

bourdais ? Vous diriez qu'il se comporte comme un criminel psychopathe ou plutôt

comme un psychotique ? Comme un psychotique, sans aucun doute.

Sans entrer dans le détail, vous pourriez me préciser ? Un psychopathe n

'a rien de ce qu'on appelle communément un fou.

C'est quelqu'un qui a parfaitement confiance de ce qu'il fait.

En règle générale, le psychopathe est un pervers qui met son intelligence au

service de ses actes.

Pas le psychotique.

Le psychotique n'a pas conscience de ce qu'il fait.

C'est quelqu'un qui répond à une impulsion.

Il n'est pas calculateur, il agit de façon parfaitement désorganisée.

C'est parce que vous classiez Bourdet dans la catégorie des criminels

psychotiques que vous vous êtes prononcé pour son irresponsabilité pénale.

Bourdais souffrait de graves troubles de la personnalité.

Il vivait un véritable délire de persécution doublé de schizophrénie.

Il perdait très rapidement contact avec la réalité. Il pouvait entrer en crise à

la moindre remontrance, au moindre regard.

Pour quelles raisons avez-vous arrêté de suivre Bourdais ? J'avais fait avec lui

le maximum de ce que je pouvais faire.

Son état mental me semblait plus ou moins stabilisé.

Il a été entendu que c'est quelqu'un qu'on ne réussira jamais à vraiment

soigner.

Et puis j'avais décidé de me consacrer à la clinique de mon beau-père.

Que savait Bourdet de votre vie privée ? Veuillez-vous parler de choses qui vous

touchent personnellement ? Non.

Vous savez, en dix ans de traitement, ça peut finir par faire beaucoup.

Beaucoup trop.

Est-ce que vous voyez pourquoi Bourdet aurait pu vous en vouloir au point de

projeter de vous supprimer ?

Peut-être une sorte de syndrome d'abandon après que j'ai annoncé que je

cessais le traitement.

Je ne sais pas.

Je ne sais plus.

Natha est morte.

Et le labo a trouvé un truc intéressant.

Le sperme.

Il y en a trois différents.

Ok. On va essayer de faire ce sperme.

Ils nous attendent dans la plante interrogatoire.

Merci de votre coopération, docteur Lafarge.

On raccompagne ? Ça ne colle pas.

Qu'est-ce qui ne colle pas ? Les circonstances.

Bourdais a agi en suivant un plan pour préméditer.

Il a soigneusement exécuté ce plan pour s'évader.

Une fois sur l'élu, il ne s'est pas du tout comporté en débat.

Il a éliminé ses victimes avec la plus grande efficacité possible.

Les conclusions du légiste sont formelles.

Et alors ?

Et alors, selon le diagnostic de la singe, Bourdais est un psychotique.

Or, le massacre et la manière dont il a été exécuté ne correspondent absolument

pas à la personnalité d'un psychotique. A la rigueur, celle d'un psychopathe.

Continuez. Malheureusement, pour le moment, c'est tout.

Mais, je vais trouver...

Ça va Polo ? Bon, restez là.

Natha est morte.

Il y a une heure.

Les médecins ont trouvé des traces de sperme.

Les escadillons sont au labo pour des tests ADN.

Vous savez ce que ça veut dire ? Que vous êtes foutus.

Ils ont trouvé quatre sortes de sperme différents.

Mais c'est pas possible. Ah oui, pourquoi c'est pas possible ? Mais je l

'ai pas touché, moi ! Vraiment ? Mais non, je mens pas ! Je me jure, je l'ai

pas touché ! C'est toi, t'es dégueulasse ! Si tu l'as pas touché, c'est qui,

alors ? Personne. Toi, tu la fermes ! Continue.

Ils sont allés la chercher dans la chambre.

T'es dans le salon, que ? Non.

Moi, pendant le temps, je les regarde. Elle a continué à pleurer pendant un

petit moment.

On avait recommencé à boire.

On avait remis la musique.

Je ne me suis pas rendu compte quand elle a ouvert la fenêtre.

Je l'ai vue juste au moment où elle sautait.

Vous n'avez jamais eu de problème avec Bourdet avant ? Il était bien un peu

plus nerveux depuis que le professeur Lafarge ne le suivait plus, mais ces

derniers temps, ça avait l'air d'aller mieux.

C'était quoi leur rapport ? Pour Bourdet, le professeur Lafarge, c'était

comme un dieu.

Ce n'était pas facile de communiquer avec lui, mais le professeur, lui, il y

arrivait.

Et Lafarge, il est comment dans le boulot ? Je viens de vous le dire, c'est

un bon.

Je veux dire, avec vous en général.

C'est un type bien, pas extrêmement causant, mais sympa.

Oui, surtout depuis qu'il a, enfin, depuis son gamin.

Comme j'ai une petite fille du même âge, Lafarge me demandait souvent de ses

nouvelles. On discutait bambin, c'était plutôt sympa.

Ça n'y a pas à dire, son gosse il en était gaga.

C'est le pire truc qui pouvait lui arriver à Lafarge.

Voilà, c'est tout ce qu'il en fait reborder.

Ça devrait couvrir la dernière année de sa thérapie avec Lafarge.

Vous avez des dates, c'est marqué sur les bandes. Et pour les registres des

consultations et des visites ? Ça c'est de l'administratif, il faut voir avec le

surveillant.

On va là.

On va au dépôt du palais de justice.

Monsieur Titus.

Bonjour. Alors, cap.

Allons-y.

Monsieur.

Bon, tout d'un coup, j'ai faim. Qu'est-ce qu'on fait ? On se fesse déjà

? Euh... Ouais.

Tu m'attends deux minutes ?

C'est impossible.

Pas Stanislas.

Ils ont avoué, M. Delbecq.

Il a 17 ans.

Il a foutu sa vie en l'air.

C'est la loi, M.

Delbecq.

Ils ont commis un viol.

À trois, ils se sont acharnés sur cette pauvre petite.

Et le quatrième a regardé sans rien faire.

Croyez bien que je ne tire aucune satisfaction en voyant quatre

adolescents en prison.

J

'ai passé

vingt ans de ma vie avec ces gens-là.

Toute ma jeunesse, c'était avec des petits merdous comme ça.

Je hais ce milieu.

Je hais ces gens avec leurs prétentions.

Il y a toujours quelque chose qui te ramène à tout ça.

Ton passé, ta famille, ton nom.

Tu n'échappes pas.

Et un jour ou l'autre, on te le renvoie à la gueule.

T'as fait le galop, t'as passé un second.

C'est pas très grave.

C'est pas grave.

Caroline, t'essayais de la ribot de mère.

Tu y vaux mille fois mieux que tous ces petits cons.

Mille fois mieux que toutes ces petites bourgeoises qui n'ont jamais eu assez de

caractère pour dire merde à leur petit confort.

Et crois-moi, je les connais.

On y va ? Ouais.

T'as toujours pas de nouvelles ? J'ai la trouille, j'ai la trouille.

La trouille de quoi ? J'ai peur qu'il fasse des conneries.

Qu'est-ce que tu veux qu'il fasse comme connerie ? Je sais pas où il est, je

sais pas avec qui il est.

Je le sens mal.

J'ai la trouille, quoi.

Pourquoi t'appellerais pas Poincar ? Bonjour, Polo.

Salut, Tonio.

Après, je lance un avis de recherche.

Pour que tout le monde soit bien au courant.

Tu sais, Poincar, c'est plutôt le genre de craie.

Bon, alors... Au revoir, monsieur Delbecq.

Jean-Louis, tu peux te voir deux minutes ?

Pourquoi tu m'as rien dit ? Ça aurait changé quoi,

franchement ? Oh, mais rien. J'adore passer pour une conne.

Écoute, je les ai vus tous les deux juste une fois.

C'était pas marqué dessus qu'ils couchaient ensemble ? Ouais, je vois.

Le flair légendaire du capitaine Scandella.

Mais merde, Françoise.

T'avais l'air de tellement vouloir te remettre avec lui.

T'as pas voulu foutre le bordel, moi. C'est tout.

Et puis cette gonzesse, t'es sûrement pas sérieux.

Ouais, bah sérieux ou pas, il peut se la garder. Parce que moi, fini, terminé, j

'ai que l'éponge.

En tout cas, Jean-Louis, merci pour tout, vraiment.

Vous êtes en train de nous dire que ce n'est pas Bourdet qui a fait le coup ou

que je n'ai pas tout capté ? J'ai du mal à m'exprimer, capitaine Cordevas. Ce que

je veux dire, c'est qu'il est indéniable que Bourdet est bien l'auteur de ce

massacre.

Il a agi selon un modus operandi surprenant au regard de sa pathologie.

En quelque sorte, il n'a pas commis ses meurtres selon ses habitudes.

Ça change quoi ?

En étudiant un peu plus près la thérapie que Lafarge a fait suivre à Bourdet, je

me suis rendu compte qu'elle comprenait entre autres des thérapies d'hypnose

médicamenteuse à base de scopochlorose, substance utilisée pour les cures de

sommeil. L'intérêt d'un tel sommeil tient au fait qu'il permet aux médecins

d'effectuer des suggestions thérapeutiques, de la persuader le

malade. Vous n'êtes tout de même pas en train de nous dire que Lafarge a pu

pousser Bourdet à massacrer sa famille.

Si l'on rapproche la manière d'opérer de Bourdet durant le carnage, au fait qu'il

a été suivi par Lafarge pendant dix ans, que celui-ci avait une influence

déterminante sur lui et qu'il l'a traité au scopo claralose.

Oui. Alors ça serait quoi son mobile à Lafarge ? L'être humain.

L'être humain n'est malheureusement jamais avare de mobile pour tuer son

prochain.

Vous n'êtes vraiment pas positif, le marchand.

Vous redébutez toute la famille de Lafarge.

Alors je veux bien que le beau-père, la belle-doche et l'associé s'en battent

les couilles.

Enfin, il y avait quand même sa femme et son bébé.

Mais non, pour vous, victime, c'est trop simple.

Il faut transformer Lafarge en coupable.

Je ne transforme rien, Capitaine Scandella.

Rien, je constate.

Fisco a raison, il n'y a pas de mobile.

Trouvons-le.

Il n'y a pas plus de mobile que de beurre au cul, alors c'est pas la peine

de... La ferme, Jean-Louis.

Michel soumet une hypothèse, à nous de la creuser.

On va quand même pas marcher dans ce délire.

Paul, vous continuez à dépouiller les registres et à visionner les cassettes

avec Scandella.

Fisco et Tessier, vous cherchez tout ce que vous pouvez sur la farge.

Demain, à même heure, on fait le coin.

On va voir ce que c'est que ce délire.

Elle est au placard, c'est pour l'eau.

Nathalie ?

Allô ? C'est toi.

Non, justement, elle est pas encore rentrée.

J'en sais rien.

Oui, écoute, c'est peut-être ta fille, mais maintenant qu'elle vit chez moi, tu

viens pas me casser les couilles.

Je sais aussi bien que toi m'occuper de ma gosse.

Peut-être mieux même.

Moi, je lui impose pas de gonzesses à la maison, si tu vois ce que je veux dire.

Oui, on est bien d'accord, tu peux refaire ta vie, mais pas me faire chier

au téléphone pour des conneries.

Allô ?

10h15, 12h20... C'est demain.

T'as vu l'heure ? T'étais où ? C'est de la police ? Ça roule.

En attendant, je viens de me faire incendier par ta mère au téléphone.

Écoute papa, si je me suis tirée de chez elle, c'est justement pour ne plus avoir

de sketch à faire. À chaque fois, je dépasse l'heure de la citrouille.

Nathalie, je te demande pas grand-chose.

Juste de me dire où tu es et quand tu rentres. Parce que toi, tu me le dis

peut-être, où tu es et quand tu rentres. Moi, c'est pas pareil que je bosse.

Ah bah, change de métier.

Je crois que t'as du yao pour le nerf.

Bah bon, c'est sûr.

Autant vous le dire tout de suite, je ne porte pas à la farge une estime

démesurée. Ah oui ? Je ne peux pas savoir pourquoi.

C'est un praticien très moyen et un hypocrite de première.

Je ne suis pas le seul ici à avoir cette opinion.

Quel genre d'hypocrite ?

Lafarge n'a qu'une ambition, prendre la direction de la clinique. Il est capable

de tout pour ça.

Il a commencé par épouser la fille du propriétaire, puis il a convaincu son

beau-père de lui attribuer des fonctions qui, selon moi, dépassent largement ses

compétences. Mais bon, comme il fait partie de la famille,

remarquez, dans un sens, il a fini par atteindre son but.

Qu'est-ce que vous voulez dire, docteur ? Eh bien, avec la mort de ses beaux

-parents et celle de sa femme,

Il récupère un sacré paquet de titres.

Et l'actionnaire principal, maintenant, c'est lui.

C'est assez grave ce que vous insignez là, docteur Portelan. Attendez,

attendez, je n'insigne rien du tout, moi.

C'est vous qui interprétez mal.

Parce que s'il y avait une chose à laquelle la farge tenait plus que tout,

c'était son fils.

Et ça, c'est incontestable.

Je te l'avais dit que Poitard, il se retrouverait.

Je savais que c'était une bonne idée.

Bon, ben, vas-y.

Je sais pas, Jean-Louis.

Je sais quand même pas t'emmener par la main.

Bon, Polo.

Vas-y, vas-y. Manu ! Attends, faut que je te parle.

J'ai rien à te dire, je vais plus te voir.

Attends, tu sais, je suis désolé pour la dernière fois.

J'ai décollé, quoi.

Mais tu vois, la suite de ça, on a beaucoup réfléchi avec ta mère.

Et on s'est dit qu'il y a des trucs de ta vie qui nous regardent pas.

Et on s'en mêlera plus.

Mais, enfin, on t'aime, quoi, tu vois.

On a envie que tu sois heureux.

Même si c'est vrai que sur le coup, on a mal réagi.

Mais ça ne doit plus arriver.

Maintenant, on a compris.

Qu'est-ce que vous avez compris ? Vous n'avez rien compris du tout. Qu'est-ce

que vous croyez ? Que je me suis tiré parce que vous ne supportiez pas que je

sois pédé ? Mais c'est toi que je ne supporte pas.

Toi et ta petite baraque de merde, ta petite bagnole de merde, ton petit

boulot de merde, ta petite vie de merde. Je ne veux pas finir comme toi.

Alors lâche-moi maintenant, ok ? Mais Manu...

Tu peux pas nous faire ça.

Tu vois, regarde-moi, papa.

Je me suis fait mettre toute la nuit.

Là, on va se faire un petit déj, puis on va remettre ça toute la journée. Alors

si ça t'amuse, envoie-nous tes potes du GG.

Non, non, non.

Ah, Polo.

Rires.

Ok. Vous restez à distance même s'il vous demande de vous approcher.

Il se plaint de la camisole, ne faites rien, on lui enlèvera dès que vous serez

sortis.

Si vous avez un problème, vous connaissez la porte, on sera derrière.

Nous voudrions juste vous poser quelques questions au sujet de votre ancien

médecin, le docteur Lafarge.

Bon, vous êtes bien sûr que vous n'avez rien à nous dire, M. Bourdin ?

J

'en aurai des choses à dire.

Au docteur Lafarge.

Seulement au docteur Lafarge.

Sur les six derniers mois du traitement, il y a un décalage d'environ une demi

-heure en moyenne entre la durée des séances filmées et les heures d'entrée

et de sortie du petit.

Ça veut dire quoi, ça ? C'est qu'à chacune de ses visites, Lafarge a passé

avec Bourdet une demi-heure dont il ne reste aucune phrase, ni écrite, ni

filmée. Une demi-heure à chaque visite pour conditionner Bordet.

Mais attendez, il y a le gosse quand même. Même Portolan, le tout-duit de la

clinique, il ne croit pas à une combine de Lafarge à cause de ça.

Lafarge aimait trop son fils pour faire un truc pareil.

Évidemment.

Si Lafarge avait monté un coup aussi tordu, il serait démerdé pour que le

petit ne soit pas là le soir du meurtre.

C'est bien la preuve qu'il est innocent, ça, non ? En tout cas, petit, qu'est-ce

que vous en pensez ? Ouais.

Que Lafarge accrédite son gosse pour la clinique, moi, ça me paraît un peu

borderline. Surtout que tous les témoignages concordent.

Lafarge adorait son gosse.

Si la farge était encore plus malin que ça, c'est d'aller penser dès le départ

que nous allions réagir, comme vous venez de le faire.

Continuez, Michel.

Si l'enfant et cet amour paternel tellement ostentatoire faisaient eux

aussi partie du plan... Vous êtes livré, le marchand. Personne ne peut faire un

truc pareil.

Alors confrontons la farge et Bourdais. Mais c'est débile ! Si la farge est

innocente, c'est immonde de faire un truc pareil. Et s'il est coupable, il

refusera la confrontation.

Faitons-le un regard à vue.

C'est n'importe quoi. Vous avez mieux à proposer, Capitaine Scandella ? Oui,

foutre la paix à Lafarge.

Mais qu'est-ce que vous cherchez à la fin ? Ma famille, mon fils ont été

massacrés. Vous ne parvenez pas à comprendre que moi aussi je suis une

victime ? Personne ne vous considère autrement, Docteur Lafarge. Nous

souhaitons juste lever quelques ambiguïtés.

Quelles ambiguïtés, nom de Dieu ? Par exemple, ce décalage entre vos heures d

'entrée à l'hôpital et le temps des séances enregistrées sur les vidéos.

Mais qu'est-ce que vous croyez ? Qu'à la seconde où j'entrais dans la cellule de

Bourdais, je mettais la caméra en marche ? Est-ce que vous avez pensé qu'il

fallait l'installer, charger une cassette et mettre Bourdais en condition

avant d'attaquer la séance proprement dite ? Et après avoir cessé de le

suivre, vous avez néanmoins continué à lui rendre visite. Mais je vous l'ai

déjà dit, je prenais de ses nouvelles quand je passais à l'hôpital, c'est tout

! Et la façon disons surprenante pour un psychotique comme Bourdais d'exécuter

avec autant de minutie un plan manifestement prémédité, vous expliquez

ça comment ? Alors le jour où on pourra expliquer avec précision ce qui se passe

dans la tête d'un malade comme Bourdais, la psychiatrie accédera au rang de

science exacte. Nous ne sommes ni des physiciens ni des mathématiciens,

figurez-vous.

Et si nous parlions un peu de la clinique ? Qu'est-ce que la clinique a à

voir là-dedans ? Par exemple, la place qui vous était réservée dans le futur

organigramme.

Bon allez, ça suffit maintenant.

Si vous voulez des renseignements sur la clinique, allez les chercher vous-même.

Je me prêterai pas une seconde de plus à cette mascarde, vous m'écœurez.

Merci beaucoup.

Oui, c'est moi.

Amouska a eu un infarctus.

Et il faut que j'aille à l'hôpital.

Viens avec toi.

Quand mes parents sont morts, je faisais tout le temps des cauchemars.

Et Mamouchka, pour m'endormir, me sentait des berceuses.

En russe.

Je ne sais plus ce que ça voulait dire.

Je ne sais plus quel homme famille.

Tu dois y aller.

Dans 4 minutes.

Je ne

comprends pas ce que vous voulez.

D'ailleurs, ça n'a aucune importance.

Plus rien n'a d'importance.

C'est vraiment dégueulasse.

Docteur Lapin ? Et moi ? Jacques Bourdet

? Pourquoi vous faites ça ? Enlevez-moi ce monstre !

Docteur Lapin ! Enlevez-moi ce monstre ! Vous êtes sur les autres ! Vous aussi

vous voulez me tuer ! Il veut me tuer ! Il veut me tuer ! Il veut me tuer ! Il

veut me tuer ! Il veut me tuer ! Mais arrêtez ça, nom de Dieu ! Il veut me

tuer !

Calio.

Calio, arrêtez-moi ça immédiatement. Oui, monsieur Levin.

Emmenez-le.

Ça vous fait

jouir, hein ? C'est vous, le pervers psychomachin.

Vous êtes pire que Bourdet.

Je dois reconnaître que Lafarge a bien joué le jeu.

Il ne faut jamais sous-estimer.

Les prestations publiques d'un psychiatre, ce sont tous des comédiens

fous. Vous déconnez, le marchand. C'était évident qu'il ne jouait pas la

comédie. Mais bien vous prenez le contraire.

Malheureusement, je crains fort que nous n'ayons définitivement perdu l

'apartheid.

Il est libre maintenant.

Putain, mais c'est l'acquisition.

Vous seriez prêts à torturer un pauvre type pour lui faire avouer les

saloperies qui vous pourrissent la cervelle. La ferme, Jean-Louis.

On relâche la tâche parce qu'on n'a aucune preuve de sa culpabilité.

Un innocent.

C'est une autre affaire.

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