Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
---
Musique entraînante
...
- Hm... Ca va, bébé ?
- Non, pas ce matin. - T'as pas envie ?
- J'ai une journée chargée. - Les soldes chez Louboutin ?
- Qui a parlé de soldes ?
- Laisse-moi te mettre des soldes. Rire
Tu sens venir le Chanel ? Le Louis Vuitton ?
- Oh, le Dior !
- En route, mon coco.
Petit jet un petit peu chaud qui devient un petit peu froid.
Petit habillage lumière bleutée. Viens voir papa.
...
- Il va dans la remise ?
...
Besoin d'aide ?
- Non, merci. Je fais une tartine pour papa.
- T'es trop gentil.
Ton père a de la chance d'avoir un garçon comme ça.
- Comment ça va ? Merci beaucoup.
J'ai soif.
- Tu restes pas ?
- J'ai pas le temps.
- Mais tu déposes Félix.
- Je peux pas.
J'ai 1 000 messages de Martine.
- J'ai ma formation bijou.
- Prof de paintball,
t'as renoncé ? - Amusant. Tu le déposeras
toute la semaine à l'école.
- Albertina sert à ça.
- Elle m'accompagne à ma formation paintball.
Je t'aime, mon amour.
- Fais pas ça. - A ce soir.
Non, pas ça. - Si, et tout ira bien.
- T'en fais pas. Tiens, une tartine.
- Merci beaucoup... On voit que tu connais pas Martine.
- Si, "Martine au paintball", "Martine cavalière"...
- Et "Martine casse les couilles" ? - Je le veux !
- Dis-moi juste où est l'école.
Tu passes de quel coté ?
Oui, Martine ?
Je prends que les bonnes nouvelles.
- Sauf qu'on a cambriolé un restaurant.
- C'est rien, ça. - Pardon ?
- On gonflera la note de l'assurance.
- Non, Daniel. On arrête les carabistouilles.
- J'entre en boutique.
Ciao, ciao.
- Pardon, la machine à carte est HS.
Chèque ou espèces ? Il y a un distributeur à coté.
Merci, madame.
- J'ai besoin d'un crédit pour un local à coté d'une banque.
- M. Abisserra, tous vos restos sont collés à des DAB.
Le fisc va s'en apercevoir.
- Mettez donc des DAB dans mes restaurants !
Comment je fais ? Je suis qu'un pauvre commerçant.
- Pas que. - J'ai une enchère lundi
sur ce restaurant. J'ai besoin de fonds.
- Impossible. Trop court. - Vous savez quoi ?
Rien n'est impossible, dans la vie.
- Qu'est-ce que c'est, ça ? - Secret bancaire.
Rires
- C'est épais, la vache !
- Copieux, comme le repas.
- Oui... C'est ma bar-mitsvah. - Voilà.
- Veuillez tous vous lever et sortir.
Aujourd'hui, l'addition, c'est pour la police.
- Attendez. Il y a erreur... - Daniel Abisserra ?
- Oui.
- J'ai une commission rogatoire pour travail dissimulé
et fraude.
- Je tombe des nues, M. Abisserra. Je tombe des nues.
Pardon. - Y a pas de mal.
- Ca va durer longtemps ?
Oh ! Ce sera long ?
J'ai des choses à faire, moi.
C'est à ma femme, ça.
C'est des sacs et des chaussures.
Vous cherchez quoi ?
Allo ? Que...
Pourquoi il me renifle ? - Il s'énerve
que s'il sent du cash.
- J'ai l'air d'un billet de 500 ? Allez, passe.
- Allez, cherche, cherche.
Couinement
- Y a rien !
- Hé, hé, hé ! Bingo !
Vous pouvez expliquer ça ?
- C'est des dinars.
- Vacances en Tunisie.
Ca équivaut qu'à 30 euros !
- Oh ! - Je suis chez moi.
Chérie... - C'est quoi, ça ?
Tu m'expliques ?
- Des cambrioleurs ?
- Non... - C'est... des déménageurs.
Ils font un peu de rangement.
Après, mettez le bureau contre la fenêtre.
- Bien, madame.
- Vous, attention !
C'est des Jimmy Choo.
- C'est à ma femme, voyez ?
Je te jure... - A tout à l'heure, Daniel.
- A tout à l'heure, papa. - C'est rien. C'est une mépr...
- Major, on se débrouillera.
- Je vais me faire défoncer.
Merci.
- On rangera tout.
- Merci. Par marque,
sinon je vais me faire engueuler.
- C'est bon ? Il veut un café, aussi ?
On s'y remet !
C'est quoi, cette remise ?
- Je crois que c'est à la copro.
C'était un local à vélo.
J'y ai jamais été. Non.
- Y en a pour des heures !
- Fallait pas renvoyer le chien !
- Il est parti à la banque déposer des espèces ?
- Je confonds pas les dinars et les euros, moi.
Musique intrigante
...
- Y a quoi ? - Hein ?
- Y a quoi, là ?
C'est quoi, ça ?
- Quoi ?
- OK, gaulé !
- C'est pas des dinars.
On le tient. Scellés.
- Allez, on y va. - Putain !
- Jackpot, mon pote.
- C'est pas "La Casa de papel".
Quentin, compte-moi ça.
- Sérieux ? Y a 5 000 en espèces.
Ca vaut la prison ?
- Tes managers sont autoentrepreneurs ?
- Exact. Pas de tutoiement. - Ca évite les charges ?
- Question débile. Vous savez rien du droit fiscal.
- Des restos près de banques ?
- Ca évite les chèques en bois. - Et le cash qu'on a trouvé
dans les caisses, c'est quoi ?
- Ah, ça ? Des pourboires.
- 1 500 euros de pourboires ce midi ?
- Nos serveuses sont aimables.
- Les clandestins en cuisine le sont aussi ?
- Non, c'est des clients venus chercher leur commande.
- Donc, chez toi, quand on vient chercher sa commande,
on la prépare soi-même en cuisine ?
- Ca réduit les coûts.
- Et si on fait la vaisselle,
on a un prix ?
- Pas de remise, mais j'offre le café.
C'est tout ?
L'interrogatoire est terminé ?
On va pas déranger le juge pour ça ?
Audrey...
- Ca va, Daniel ? - Ca va. C'est sérieux ?
- Le juge va t'auditionner.
Brouhaha et chuchotements
...
- Tu pourrais me les desserrer ! Ca me nique les poignets.
Daniel ? Qu'est-ce que tu fous là ? Oh, ça va !
T'as foiré un tiramisu ?
- Sois sérieux.
- Regarde. Tu passes devant quel juge ?
- Le juge Abiteboul. - Joue la carte
du feuj tunisien.
Il va kiffer. Tu seras libre ce soir.
Sur ma vie, 100% !
Lâche-moi, c'est un copain.
- C'est qui, ce guignol ?
On frappe.
- Entrez.
- Bonjour.
Bonjour, M. le juge.
Pardon, mais "Abiteboul", c'est tunisien, non ?
- Hm, hm. - Vous avez dans votre famille
un Léon ? Léon, de La Goulette ?
On est cousins, alors.
Cousins éloignés... - Asseyez-vous.
On va se faire remarquer.
(- C'est mon cousin. Laisse-moi faire.)
- Bien.
Alors...
Ce dossier est assez confus.
- Je vais vous aider à l'éclaircir.
- Un manager du nom
de Franck Madru... Vous connaissez ?
- Oui, le manager de mes restaurants.
- Il nous a parlé d'une filière clandestine dans vos établissements.
- Une filière... C'est...
Je le soupçonnais d'être antisémite, mais là, j'ai la réponse.
- Léna ? "Antisémite", vous notez ? Je le note aussi, d'ailleurs.
Monsieur, combien de travailleurs clandestins
employez-vous ?
- Zéro.
Un, peut-être. C'est la DRH qui gère ça. Faudrait lui demander.
Voyez avec elle.
- Nous, la brigade financière a relevé six cas de travail dissimulé.
- Sur 120. - Voilà.
- C'est plutot un score... assez raisonnable, non ?
- Sur console, oui.
- Pardon, j'aurais pas dû dire ça.
- Bien.
Reconnaissez-vous l'existence de trafic informatique...
sur vos caisses enregistreuses ?
- Franck Madru a dit ça aussi ?
- Hm, hm.
- Ce nazi vous a parlé de ça. N'en croyez rien, il ment.
* Frérot, je fais tellement de black
que les billets rentrent plus dans le coffre de mon Range !
M. Abiteboul,
dans la restauration,
tout le monde fait du black.
Généralement à 10%. Moi, je marge à 2 ou 3%, même pas.
C'est plutot honnête en comparaison.
- Je n'en doute pas.
Bien. Je vous propose
de reparler de tout cela plus tard.
- Avec plaisir.
- Léna, faites conduire M. Abisserra à la maison d'arrêt de Poissy.
- A la quoi ? Pardon ?
- A la maison d'arrêt de Poissy.
- Une prison ? - On vous place
en détention provisoire.
- C'est une blague ou quoi ?
J'ai employé
un peu au noir et fait un peu de cash. M. Abiteboul, allons.
(On est cousins.)
- Au revoir, M. Abisserra.
- Au revoir, M. le juge. - S'il vous plaît.
- Au revoir.
- Il peut m'incarcérer sans procès ?
- La détention provisoire sert à empêcher de presser les témoins.
- Je suis un escroc, pas un terroriste.
- Quelle idée d'avoir joué au cousin, aussi !
- Combien de temps il peut me garder ?
- Maximum 2 ans.
- Mais ça va pas ? Deux ans !
- Ca peut être deux semaines, suivant le juge.
- J'ai fait qu'un peu de cash. - Ca reste une fraude.
- Je te paie en cash aussi. (- Moins fort, Daniel, merde.)
- Même une journée en taule,
c'est mort. - Je suis vraiment désolée.
- Qu'on me surclasse.
- Pardon ? - Comme Carlos Ghosn.
Donne mes chéquiers.
Je vais payer mes équipes. - T'es sûr ?
- Oui. - Je dis quoi à Lisa ?
- Qu'elle dise rien à personne.
Musique dramatique
...
- Tu vas voir, Poissy, c'est petit.
Familial... mixte. Il y a des jeunes.
Des pédophiles.
Du sida.
Et t'es plutot mignon. Ils auront très envie de discuter
droit fiscal avec toi.
- Oh, Tania... C'est bon, il a compris.
- Ca va, je lui explique.
...
- Allez.
...
- Tes poches.
Vide-les.
Allez, plus vite.
Sifflet d'admiration
Jolie somme !
- Vous êtes une femme ?
- Non ?
- Si, mais c'est une prison d'hommes. Je sais pas. Pardon.
- Apparemment, j'en ai plus que lui.
Ricanement
Il garde ces habits ?
- Allez, tiens.
- Faut que je me déshabille ?
- Oui. - Ici. Et vite, en plus.
- Devant vous ?
- Non, en cabine. Oui, ici !
- Vous pouvez vous retourner ?
- Il a peur qu'on voie le petit oiseau ?
- S'il vous plaît...
- Allez.
- Merci.
Musique cocasse
Je vais me faire défoncer !
- Voilà sa carte. Attention, c'est pas une carte au black.
Il garde ses souliers ?
- Je pourrais appeler ma femme ? - Pour ça, il faut ouvrir
une cantine téléphone.
- Je veux pas manger.
- C'est pour téléphoner.
- OK, je voudrais ouvrir une cantine, madame.
- C'est entre le 1 et le 3,
ou entre le 21 et le 25. Et là, on est le 4.
- Je peux pas parler à ma femme jusqu'au 21 ?
(- Veinard...)
Rire
- Vous voulez
que je me suicide ?
- Il préfère pas voir le psy avant ?
- Alors, qu'est-ce qui vous amène ?
- Je me chie dessus.
- Vous traitez vos incontinences anales ?
- Donnez-moi un truc homéopathique
pour me calmer, s'il vous plaît.
- Je ne prescris pas de tilleul ou de verveine.
- Donnez-moi ce que vous avez.
Super. J'en prends 3 par jour ?
- Non, un quart par jour.
On calme les détenus avec ça. - Non, merci.
Comment ça se passe, les douches ?
- Alors, il faut pas croire ce qu'on dit.
Les viols sont rares. - Non, mais...
On a droit à combien de douches par semaine ?
- Ah... C'est deux douches par semaine.
- OK. Je peux me doucher seul ?
- Oui, si on est atteint
de certains symptomes. - Comme ?
- Incontinence.
- OK. Notez que j'ai ça. - Bien. Je fais la demande.
Ca devrait prendre un mois.
- Je vais pas rester un mois sans me doucher.
Vous pourriez faire quelque chose pour que je téléphone à mon épouse ?
- Après la demande, il faut compter un mois.
- C'est pas possible ! Pour chier, il faut attendre un mois, aussi ?
- Vous êtes incontinent anal.
Je suis là pour vous aider, mais vous pouvez
vous tourner vers la religion.
"Abisserra", c'est musulman... - Je suis juif.
Quoi ?
- Ca, il faut pas le dire. - Pourquoi ?
Ca pose problème ?
- Ca, c'est sûr.
Mieux vaut le cacher. - Je veux voir un rabbin.
Musique orientale
...
Bonjour, rabbin.
- Votre pull.
C'est pas Noël. Je te trouverai des fringues.
- Et ma femme ? - M'en parle pas.
Elle m'a appelé 2 000 fois. Dieu me pardonne, je l'ai bloquée.
- La psy m'a dit de cacher que j'étais juif.
- C'est interdit aux juifs ? C'est nouveau, ça !
T'es originaire d'où ? - Tunisie.
- Séfarades et Arabes s'y sont toujours bien entendus.
- On n'est pas non plus à Tunis.
- Si on te demande, dis-le. Sinon, ne dis rien.
Tiens. - J'ai pas envie de prier, là.
Plutot de me suicider.
Ca fait mal ! - Et tu veux mourir ? Ouvre.
Appelle ta femme.
*- L'Etat fait rien.
- C'est un cauchemar.
Vibreur
Allo ?
- Allo ? *- Daniel, mon amour.
Qu'est-ce que t'as fait ?
- Juste un peu de cash. *- On va pas en taule pour ça.
- 300 000, ma chérie. *- 300 000 ?
Ils ont tout pris ?
*- Non, je suis malin. - Où est l'argent ?
- Dans les combinaisons de ski.
Surtout, n'y touche pas. *- J'y touche pas.
Comment tu vas ? *- C'est l'enfer. Je tiendrai pas.
- Arrête. Tu vas tenir, mon amour. Tu es fort, tu l'as toujours été.
- Occupe-toi des restos. *- Mais j'y connais rien.
- Comme les magasins de ton père. *- Rien à voir.
Et je risque quoi ? *- C'est l'héritage de notre fils.
*- Je lui dis quoi ?
- Que je suis en voyage d'affaires.
- Vous faites quoi ?
- Allo ?
- On prie. Laissez-nous. Cinq minutes.
- Non, deux minutes.
- Oh, putain... C'est un cauchemar.
- Merci.
Merci beaucoup.
- Je te laisse le châle et les téphillins.
- Vous êtes sûr ?
- Pas pour les mettre et chanter "Chema Israël".
Mais quand ils dormiront, elles te donneront de la force. Amen.
Et trouve un autre pull.
Shalom.
- Patrick, il y a une faute.
- Il y a deux "r" ? - Oui, deux "r".
- Rebonjour.
- C'est le quartier des arrivants, pour s'adapter au lieu.
Après, ce sera le bâtiment à coté. Il me reste deux places :
avec un toxico pyromane ou un gitan qui a décapité un mec.
Il choisit quoi ?
Capitaine Flam ou Highlander ?
- Euh...
Je vais prendre la chambre avec le gitan.
- Cellule, pas "chambre".
- Ah, oui. - Tu l'emmènes, Patrick ?
- Flippe pas, Patrick. - Je flippe pas.
Attends...
- Avance.
Allez !
Claquement - C'est quoi, ce bordel ?
Musique inquiétante
...
T'es là pour quoi, toi ?
...
Réponds !
- Je suis un petit escroc juif.
- T'es juif ?
Montre ta bite.
- Hein ?
- Vite, ta bite !
...
Ma famille a été cachée avec des juifs en 40.
Café ?
Rots
En revanche,
dis pas que t'es juif.
- T'es sûr ? - T'es séfarade.
Ta mamie te parlait rebeu ? - J'ai retenu les insultes.
- Parfait ! Dis que t'es à moitié gaulois, à moitié rebeu.
- OK. - Et t'inquiète pas.
Il y a un bâtiment pour les mecs des cités et un autre
pour nous. - C'est mieux ici ?
- Il y a plus d'amour. Moins de bagarres.
Mais arrête tes airs de gonzesse. - Je fais rien.
- Tes airs de flippette, ça excite !
Je bande, là.
- Je fais rien. - Apprends à soutenir le regard.
Soutiens. Regarde-moi.
Regarde-moi !
Méchant. T'es méchant ! Sois méchant !
Méchant ! Méchant ! Voilà !
T'es méchant,
mais t'es mignonne. Hein ?
- Hein ?
- On a envie
de te chevaucher.
Yeehaw ! Ouh !
Wouh ! Wouh !
Y a rien de mieux
que de commencer avec un pote, non ?
Tu vas faire l'homme, et moi, la femme. Si !
- OK,
je fais l'homme. - C'est bien. Fais l'homme.
Alors, bouffe-moi la chatte. Broute-la,
salope ! - J'ai pas envie de te brouter, OK ?
Rire
- T'aurais vu ta gueule !
- Tu me charriais, là ?
Hein ?
- Oui. Mais dans la cour,
y en a qui risquent de pas te charrier.
- Je suis fatigué.
Brouhaha
...
- Silence !
Ecoutez la chef de détention.
- Messieurs, message pour les nouveaux.
Vous vous doutez
que des détenus ont des relations sexuelles.
- Je veux pas entendre ça.
- On sait que c'est un sujet sensible qui divise.
Nous, on doit vous protéger.
- Tu nous conseilles l'homosexualité.
- On fait juste de la prévention. D'accord ? Rien de plus.
- On a des petits cadeaux.
- Sérieux, Patrick ? "Des petits cadeaux" ?
Dépêche-toi.
- Wesh ! On va niquer, là ?
- Non. - Le barbu, je prends ta part ?
Pour t'astiquer,
ça te sera utile.
- On va vous diviser
en deux groupes, un par bâtiment.
A l'appel, allez sur votre banc. Ecrou 87, ici.
Dépêchons.
90.
De ce coté. - Oui, chef.
- 91, là.
- Super, le père Noël !
Je suis gâté. - Ecrou 78.
- C'est moi.
Pardon.
- Non, là.
- Hein ?
Il doit y avoir
une erreur.
J'étais avec... - Il commence à me gonfler.
- Pardon, chef.
(Il doit y avoir moyen que je sois avec mes amis. On s'est liés.)
(On peut peut-être s'arranger au black.)
Enfin, j'ai de l'argent.
- Ton cul,
va le poser là-bas. Dépêche-toi !
Je t'en donnerai, du black.
Ecrou 22. Il a du black aussi ?
Eternuement
Allez, 68...
Musique dramatique
...
- En avant.
Et on monte.
...
Brouhaha
- Hé, le maton, y a pas de place.
La cellule est complète.
- Alors, va au mitard.
- Je vais lui baiser sa mère ! Compris ?
- Oh, oh !
Ecoute bien, Faudel.
S'il lui arrive un truc, toute la Compagnie créole finit au mitard.
- Nous amalgame pas.
- Bois ton Nesquik, Youssou N'Dour.
- Ta gueule, avec ta calvitie, Zidane !
T'as vu le manque de respect du bouffon ?
- Baisse les yeux !
T'as compris ou pas ?
- T'es là pour quoi ?
- Une embrouille avec un gars sur mon scoot.
- T'as fait quoi ?
- Nikoumouk, on s'est tapés. Mais c'était un flic.
- T'es de quelle origine ? - Père tunisien,
mère gauloise.
- Et ton prénom ?
- Mustapha.
- MUSTAPHA ?
- Oui, Mustapha. Faut le répéter ?
- Ta gueule.
- Hé ! Redescends tout de suite, toi.
- Prends le matelas en dessous.
- Pardon.
- T'as de quoi cantiner ?
- Oui, je pense.
- Ici, on a une règle très importante.
Tu fermes ta gueule matin, midi et soir.
T'as compris ?
Recommence, cousin. 41 ?
- Dis pas "cousin". - Cousine, alors ?
- Ferme ta gueule. - Vas-y, 41.
- Il était à 52. - Non, 53.
Je vais l'enculer. La vie de ma mère.
- Il est à 52. - Merci.
53...
Il renifle. 54...
- C'est pas le moment de pleurer ici.
- Je pleure pas. - Ouais, on te prévient.
- Y a pas de salopes, ici.
On est tous des bonhommes.
Musique dramatique
...
Sonnette - Tiens, la voilà.
- Bonjour, Martine.
- Vite, on vous attend. - Ah bon ?
- Les employés vont suivre la réunion.
Ils craignent de pas être payés.
- Pourquoi ? - Avec des managers en garde à vue,
mobilisez les troupes, ou on dépose le bilan.
(- Je dis quoi ?)
(- Daniel vous a pas briefée ?) (- Non.)
(- Je sais pas. Improvisez, comme Daniel.)
- Tous ensemble. - M'en fous.
Il se la pète, t'as vu ?
Ces fils de putes de barbus me cassent les couilles.
- Messieurs, c'est l'heure de l'aquagym.
- Aquagym ?
- La douche ! - Ah...
- Cousin, tu pues ta mère !
- Non, ça ira.
- Dépêche-toi !
- Je suis Lisa Abisserra.
Je vais diriger
le groupe jusqu'à la libération de Daniel.
- Désolée, pour votre mari. - Merci.
- Mais pour nos salaires ?
- Vos chèques sont prêts. Daniel a tenu à les signer.
- Bien. Pareil
pour les gardes à vue ?
- Ces jours de fermeture
ont mis en danger notre entreprise...
Parce que c'est la votre aussi. - La notre ?
Depuis quand on est actionnaires ?
On part en vacances à Tel-Aviv, nous ?
- Et vous êtes ? - Nicole Lopez. DRH
et syndicaliste.
- Et vous embauchez des sans-papiers ?
- La police sait que j'y suis pour rien.
Ils m'avaient donné les papiers de parents en règle, eux.
- Pas très physionomiste, la DRH !
Rires
- J'ai pas envie de rire.
On fait quoi, maintenant ?
- On fait sans vous. Vous êtes virée.
Contestez,
et je dirai que vous palpiez.
- Jamais de la vie !
- Vous leur expliquerez. Ecoutez bien.
Daniel vous a toujours été loyal.
Kevin, tu as débuté serveur.
Là, t'allais ouvrir ta franchise.
- Stéphanie, 3 congés mat en 4 ans et on t'a gardée.
Daniel vous a toujours tout accordé.
Aujourd'hui, je ne vous demande que d'être là...
pour la boîte, pour lui, pour vos boulots.
Musique entraînante
- Je vous suis, Lisa.
...
- Moi aussi.
- Moi aussi.
- Moi aussi.
- MOI AUSSI.
...
- Moi aussi.
Rires
...
*Musique rap
- Mustapha, tu te douches habillé, là ?
- Ca va.
- Mustapha, tu plais à Nono.
Nono, ici, on l'appelle L'Anaconda.
- Elle est bien grosse. Bien grosse.
- Eteins ce Sheitan.
- C'est NTM. Nique ta mère.
- NTM, ça ?
Tu me prends pour un con ?
T'es sourd ? - Je suis sourd ? Un peu...
Brouhaha - C'est bon.
... Douche ou mitard ? Choisissez.
...
Ca va, ça va, ça va...
Allez, allez... - Ferme ta gueule, toi.
Il se croit dans "Call of Duty".
Va te doucher.
- Tu t'es chié dessus direct, toi.
- Je voulais éternuer. - Allez, à poil.
- Allez, va... Oui, oui.
- On se fait belle. - Y a du taf !
- M'approche pas.
- Tu restes habillé ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- Toi aussi !
- C'est d'Artagnan ?
- Relax, c'est pas "La Cage aux folles".
Grognements
Coquine.
Tu crois qu'on va
te ken, bouffon ?
- Ca va ?
Musique rap
...
- Allez. Allez, oh, oh...
- Vous venez pas ? - Non, pas là, non.
- Et en cas de bagarre ? - On ramasse les morceaux.
...
Musique inquiétante
...
Vrombissement
...
- Y a un tennis, à coté ?
Rires
Quoi ? Des momes l'ont perdue, non ?
- Putain, mais t'es con ?
...
Y avait 200 balles dedans.
- Arrête, arrête... - C'est pour oim, mon reuf.
T'es con ? - Je savais pas.
- Ferme ta gueule.
Tu me dois 400 balles. - 400...
- Allez, tonton, pousse !
- T'es un bon, toi.
Change pas.
Rire
Soupir
Gémissement
Où et quand, et je t'envoie
deux personnes.
- Ce fils de pute chie. - Pourquoi tu chies là ?
Hé, il y a
un planning à respecter.
- Désolé, j'ai trop mal. - Je te fais une chanson.
- Je te rappelle.
- Oh, lé, lé - Oh, là, là
- Quand il faut y aller
Mustapha fait caca
- S'il vous plaît, j'ai du mal.
- Il fait caca - Oh, là, là
- Bâtard, t'enchaînes.
- Bon app, les gars !
- Mets pas la bouffe là. Ca pue, frérot.
Nono, récupère, s'il te plaît.
- Le yaourt. - Merci.
- Ramon, rajoute du pain la prochaine fois.
La porte claque.
- Mustapha, ton plateau. - Sur mon matelas.
- Prends ton plateau.
Dépêche-toi.
Et mange. Bon appétit.
- Il a le froc baissé avec son plateau sur les genoux.
Il mange et il chie en même temps.
- Mon collègue a reçu un bol de pisse.
La prochaine fois, c'est le mitard.
Où est Pikachu ? Nono rit.
Oh...
J'en ai vu, des crados. Mais alors, ça...
...
- Espèce de crasseux.
Sors de là. Tire la chasse. Tu pètes les couilles.
Musique dramatique
...
- Mon Dieu, aidez-moi.
Aidez-moi, aidez-moi, aidez-moi.
Je vous en supplie, aidez-moi.
...
Prière en hébreu
...
...
- C'est des trucs de juif, ça. - Hein ? Non. Non, non.
Pas du tout, c'est...
C'est des grigris.
- Des grigris ?
- Oui.
- J'en ai aussi.
- Ah ouais ? - Ouais. Regarde.
Mon grand-père
les a laissés à mon père, et mon père me les a laissés.
- C'est quoi, dedans ? - Des sourates. Et toi ?
- Moi, c'est des parchemins. - Ah ouais ?
- J'en ai un là... et un là. C'est deux parchemins.
- Et ça marche bien ?
- Ouais, ça marche. - OK.
Prends ton temps.
Vas-y, continue tranquillement.
- M. Latuyère. - Merci.
- Bonjour, monsieur.
- Madame...
- On vous a servi un café ? - C'est pas nécessaire, merci.
- Vous avez dû constater que notre activité
a repris plus fort que jamais.
- J'ai surtout constaté un découvert de 160 000 euros.
- Ces deux jours de fermeture nous ont coûté très cher,
mais c'est du passé. - Pas vraiment.
Vous encourez de lourdes pénalités fiscales.
- Nous y ferons face. Nos restaurants valent des millions.
- La banque exige le remboursement du découvert.
- Sans crédit, on est morts. - Ordre de la direction.
Je suis vraiment désolé.
- Mais enfin, vous étiez proche de Daniel.
On vous demande un service.
- Le monde des affaires ne fonctionne pas ainsi.
- Et vos enveloppes, ça marche comment ?
- Je comprends pas.
- Vous méritez la prison.
- Prouvez-le.
Je pourrais vous poursuivre pour diffamation.
- En 40, ça aurait pris allemand. Et pas en LV2 !
- Vous n'avez qu'à prendre vos Dior, vos Chanel et faire un vide-grenier.
- Remboursez dans la semaine, sinon je vous fais saisir !
Coups de sifflet
Brouhaha
- Tu fais du combien ? - 46.
- Moi aussi.
- Hé, Mustapha !
Tu t'es cru à la mosquée ?
Bouffon.
- Ca va ? - C'est bon.
Après, tu me violes ou quoi ?
- Aide-moi, Jean-Luc.
- Fais-toi respecter.
Bats-toi avec un mec. - Je me bats ?
- Oui. Allez.
Prends-en un et bats-toi. N'importe lequel.
Ca passe par là.
Choisis.
- Lui, là.
- Pas avec un nain.
- Qu'est-ce qui me veut, lui ?
- Vas-y, Rayan.
- Tu me mates ?
- Faudrait déjà que je te voie.
- Oh...
Musique cocasse
...
Hurlement
Brouhaha
...
Coups de sifflet
- Jean-Luc. - J'ai rien fait.
Brouhaha
- Un blessé en promenade. - Jean-Luc...
Musique dramatique
...
- C'est dégueu, putain ! - Tu trouves ?
- Rien. - Pas de grabuge dans ma cour.
- On a rien fait, Chico. - Pardon ?
- Tu fais le lit ?
- Oh...
Regarde.
Chef.
Message en attente.
- A qui est ce téléphone ?
- T'es mort, Mustapha.
- Hm ?
C'est à moi.
- Il sait que c'est 15 jours au mitard ?
- C'est mon téléphone, c'est tout.
- Introduit par ?
- Par pigeon voyageur.
Ca sent la merde, ici.
- Son pigeon voyageur lui livrera des bougies parfumées.
- S'il vous plaît...
- T'as du bol, c'est meublé.
- Maman ?
Maman ? Maman !
- Purée, Félix ! Tu m'as fait peur !
Elle souffle.
"Chance". J'espère que ça va aller.
"Allez en prison sans passer par la case départ."
On change de jeu ?
- Parce que je gagne ?
- Tu triches. C'est quoi, ces billets ?
- Je les ai gagnés.
- T'as pris à la banque. - Non.
- Rends-les à la banque !
Mais oui... Mais oui !
T'as sauvé la famille, mon fils !
...
- S'il vous plaît, comment je fais un café avec ça ?
- Quoi, tu veux un tuto ?
Musique douce
...
- Merci.
...
- What else ?
...
- Je vous ai réunis parce que Daniel m'a dit se fier à vous.
Kevin, montre-nous comment on sort du cash dans le déclarer.
- C'est permis, ça ?
- Je te dénoncerai pas.
Rire
- J'annule l'addition.
Et je sors le cash. - Bien.
C'est compris ?
On va faire le contraire.
On va remettre le cash à sa place.
Alors...
Le cash
se transforme en addition.
- Du blanchiment.
- Si tu veux. Mais faute de rentrer 160 000 d'ici demain, on ferme.
- Daniel le sait ? - C'est plus lui qui commande.
C'est moi.
Musique entraînante
Martine, on va continuer
de bien détailler...
46... 66... Voilà.
Fais voir ça.
...
T'as tapé pour 1 624 euros de burrata ?
Non, mais... On est un restaurant, pas un élevage de buffles.
Nos clients vont pas manger que ça. Soyons logiques.
Et toi, Eli. A part ta mère, qui te donne 50 balles de pourboire ?
- Daniel sort quand ? - Bientot, j'espère.
Lisa va nous tuer. Regarde Martine.
Elle va déposer le bilan.
Rire Martine...
De la beuh pour te booster ? - Oui.
Ca fait longtemps.
- C'est de la bonne, t'inquiète.
- Martine a fumé ? Ses additions sont en anciens francs.
Rires
...
Musique dramatique
...
On ouvre la cellule.
...
On ouvre.
...
- Ca va ?
Nono est pas là ?
- Il est encore à l'hosto.
- Sa place est libre ?
- T'as pas poukave, c'est bien. Tu l'as gagnée, ta place.
- Merci.
- C'est ton fils ?
Il te ressemble pas.
- D'où mon embrouille avec un plombier polonais.
Rire
Tu me trouverais un portable ?
- Je peux. Mais c'est 1 000 euros.
- OK, 1 000 balles.
- Tu vas à la piscine, toi ?
La Ligne verte,
dépêche-toi. - M'appelle pas comme ça.
Je vais porter plainte.
Musique rap
...
Mustapha !
Diego, laisse-lui ta place.
- Merci.
Hé, Rayan.
Désolé, hein. Rires
- T'as eu de la chatte.
- C'est un homme bon. - On enterre la hache ?
Il veut pas.
- J'étais à l'OL, au centre de formation.
- Avec Benzema, Ben Arfa. J'étais plus fort que tous les Ben.
- Ben Mytho, surtout.
- Pourquoi ? - Bah...
On entre.
Ca va ?
Il fait quoi ?
- De la magie.
- Tiens. - Oh, putain.
Heureusement, j'ai pas demandé un sandwich.
- Prends-le. - Ca se passe comment
pour la photocopieuse ?
Rire - "Ca se passe comment ?"
- Je te jure,
il rentre ça. - Mes doigts puent !
- Son cul, c'est Darty.
Rires
Vibreur
...
- Allo ?
*- Lisa, c'est moi.
- Daniel, je suis si contente ! - Passe-moi papa !
*Passe-le-moi. - Ca va, mon fils ?
- C'est bien, là-bas ?
*- Comment ça ? - Bah, en Afrique.
*- En Afrique ? Ah, bien sûr. Je suis au bord d'un fleuve.
Et devant moi, j'ai...
un gros crocodile qui bouge très fort sa queue.
- Je pourrai venir un jour ? *- Oui, je t'emmènerai en Afrique.
Passe-moi maman, sois gentil.
- Tiens. *- Je t'aime.
- Allo ?
*- L'Afrique pour la prison ? C'est pas un peu raciste ?
- Je t'aime. Enfin, j'entends ta voix. Tu m'as manqué.
- Toi aussi. Ca va, les restaurants ?
- Cette merde de banquier a tout bloqué.
Mais t'inquiète, j'ai géré.
*- Comment ? - J'ai pris l'argent de la remise.
- Non ! Non. Non.
- Où j'aurais trouvé 160 000 balles ?
- Putain, Lisa. Ne touche plus au cash.
- Même pour un sac Vuitton ?
- Tu viens me voir quand ?
- Pour l'instant, le juge bloque les visites,
mais l'avocate est sur le coup.
- Fais-moi rentrer 1 000 balles. *- En prison ? Comment ?
- Tu m'as blanchi 160 000, tu peux faire ça, non ?
*Je te laisse.
- Non, pas encore. Dis-moi comment ça se passe.
- Faut que je te laisse.
- C'était ta femme ?
- Ouais.
- Et mon oseille ?
- Dans 30 jours, tu l'auras.
- Ton job, c'est...
- Manager de pizzeria dans le 13e.
Vibreur
(Putain...)
Oui, bébé ? *- Allo ?
- Ca va, bébé ?
*- Mon amour, c'est bon. Je passe te voir mardi.
- C'est fantastique, ça.
Mais t'es un génie, ma meuf. Je t'aime. T'es fantastique.
Hé, bébé... Je peux te demander un service ?
*- Tout ce que tu veux, mon amour.
- Viens avec une petite combinaison en cuir.
Genre Catwoman, avec une fente au niveau de la choupinette.
*- Là, tu t'es trompé de 06. Miaulement
...
- Bisou. - On est invités ?
- Coquin, le lécheur de lèvres.
- Putain, mec, sérieux.
- 62. - 62. C'est bon.
Bonjour.
- Bonjour. Lisa Abisserra. - Oui.
Numéro d'écrou ?
- 78.
Non, c'est un Gucci ! - Non, un Goût de chiotte.
Mais vous...
- Bouge ! Bonjour.
52. - 52.
- Bonjour. Sac et bijoux, je vous prie.
- Tous les bijoux ? - Oui.
- Suivante.
- Bonjour. - Ah, bonjour.
- Comment allez-vous ? - Ca va. Et vous ?
- Y a la queue, là ! Qu'elle se dépêche !
- Suivante.
Ouvrez le manteau.
- Pourquoi ? - Pourquoi pas ?
Sifflet d'admiration
Ricanement
Un détenu a fait entrer une pute. On fait quoi ?
*- Rien à faire
si elle est en règle. A part lui mater le cul.
- Amusez-vous bien.
- Champion, 15 minutes, pas plus. On joue pas les prolongations.
- Oh, mon amour !
- Tu m'as trop manqué. - C'est bon de te voir.
- L'argent ? - Je l'ai.
Je suis passée pour une pute.
- T'as mis une combinaison en cuir ? Je te charriais.
- J'ai fait tout Pigalle pour la trouver.
- La diversion a marché. On t'a pas fouillée.
- Tiens. - Merci.
Attention.
- OK. - Tu fais quoi ?
- A ton avis ?
- Tu le mets dans les fesses ? - Eh oui.
- Ah ! Mais ça doit faire mal.
Arrête, ça me gêne.
- Mon amour... - Me touche pas, ça va pas !
- Tu m'as trop manqué.
- Je le dis quand à Félix ?
- Retire ton manteau.
- Le juge refuse que tu sortes tant que les restos sont ouverts.
- On est réglos, non ? - Pas pour le juge.
- Faudra bien qu'il me libère.
- Quand ? J'en peux plus.
Sans toi, c'est l'enfer. - Ote ton manteau d'abord.
- On ajoute agression sexuelle ? - T'as pas envie ?
- Si, mais y a plus romantique que dans un parloir.
- Tout le monde le fait ici. - Je suis pas Mme Tout-le-monde.
- T'es une princesse. - Vas-y. Oh...
- T'es formidable. - J'aime te sentir.
- Jacquie et Michel, fin de l'échauffement.
- Ils nous entendent ? - Mais non.
- C'est quand même bon. J'aime cette odeur de mâle.
- Ca te plaît ? - Oui, c'est pas mal.
- Oh ! C'était bien, hein ?
Ricanement
On vous paie en bijoux ? Y a la Banque de France, là-dedans.
- Jalouse.
- Attention. Je vais vous défriser.
- C'est bon. On m'a déjà défrisée.
- Ramassez vos breloques. Barrez-vous.
"On m'a déjà défrisée."
- Tu fais le ramadan ? - Oui.
C'est les trois premiers jours qui sont durs.
- Suis-moi... - Sur la Torah, Daniel !
Frérot !
- C'est qui, ce con ?
- Ferme ta gueule, la Torah !
- Ta gueule, le salafiste !
Daniel, Abiteboul t'a mis du ferme ? Zarma, juif tunisien.
L'enfoiré ! Comment tu vas ?
Daniel, c'est moi !
- "Daniel" ? Tu le connais ou quoi ?
- Non. - Il t'appelle "Daniel".
- Lâche-le, bouboule !
- Moi, c'est Mustapha, alors ferme ta gueule !
- "Mustapha", avec sa gueule ?
Eh, Mustapha
Eh, Mustapha...
- Ta gueule !
- Bon.
Shabbat shalom,
Mustapha.
- "Shabbat shalom" ?
C'était pas des grigris, alors.
- Je t'ai pas menti ! - Ferme ta gueule !
Musique dramatique
...
Viens...
...
- Pourquoi te faire appeler Mustapha ?
C'est limite raciste.
- J'ai eu peur.
- Tu t'appelles comment ?
- Daniel Abisserra. - C'est vrai, ça ?
...
Pas mal, ta pizzeria.
...
Je veux 100 000. - Je les ai pas.
- Sur le téléphone,
y a le numéro de ta femme. On passe la voir ?
- Je peux pas sortir 100 000 comme ça.
...
- Les feujs s'entraident, non ?
Fais une cagnotte Litchi.
- On avait dit une heure, la tablette.
- Ca a pris 20 min à charger.
Je suis en tournoi. Papa aurait dit oui.
- On arrête, là. C'est fini.
- Ni tablette ni voir mon père !
Vibreur Je vais finir par fuguer.
- Allo ? Daniel ? *- Lisa, ma chérie.
Sors-moi 100 000 balles.
*C'est hyper important. - Quoi ?
*- Un mec passera au bureau. Fais-le.
- Obéis, ou ça va mal se passer.
*Ramène l'argent. - OK, OK. OK...
- Putain...
...
- J'espère que ça ira.
...
- Mme Abisserra ?
...
- Vous pouvez justifier
l'origine de ces fonds ? - J'ai vendu des bijoux.
- Des factures ?
- C'était des bijoux de famille. - C'est sérieux, madame.
Association de malfaiteurs.
- Votre mari avait 5 000 de cash, et il est en prison depuis 3 mois.
Là, on a 100 000.
En proportion, ça fait 5 ans.
Il est où, là, Félix ?
Avec la femme de ménage ? En attendant la DDASS ?
- Parlez pas de mon fils ! - Si je veux.
Vous êtes en garde à vue. Et bientot en taule.
Tu reconnaîtras pas ton fils quand tu le reverras.
Et lui non plus.
Fleury, c'est pas du Pilates à Neuilly.
- Daniel a besoin de cet argent ! - Pourquoi ?
Ouvrir un falafel en prison ?
J'appelle le juge.
- Vous voulez quoi ?
- Témoignez contre votre mari.
Vous serez libre. - Non.
Non. Tout mais pas ça.
- Baby Gym, vous connaissez ?
Un nouvel espace à Fleury.
Dédié aux mamans pour s'amuser avec leur enfant.
Une fois par mois.
Félix, il va être content.
Musique sombre
...
- Ta femme est pas venue. Appelle-la.
*- Vous êtes sur le répondeur... - Répondeur.
- Comment on fait ? - Je sais pas.
- Comment ça ? - Je sais pas.
- Promenade, messieurs.
- Chico, ça va ?
- M'appelez pas comme ça. - Comment, alors ?
- C'est Chico dans les prés
Fleurisse, fleurisse
C'est Chico dans les prés...
- Ca va ? - Non.
- Vous n'êtes pas seul, vous le savez.
- Ca me sert à quoi ?
...
Salam aleykoum.
- C'est un spectacle ? - Allez.
- Ca va ?
- Et tes amis, Diabolo et Satanas ? - Des amis ?
Des mecs qui te rackettent les économies d'une vie ?
C'est des fils de putes.
- Ton langage. - Oh !
- Pardon.
- Tu vas payer ?
- Ca dépend. Vous prendriez combien pour me protéger ?
- Te protéger du mécréant, oui.
Mais Dieu attend une chose en retour.
- Ma conversion ?
Mais je suis juif.
- Le hassanate, tu connais ?
- Non.
- L'unité de mesure des B.A.
Une manne pour un frère musulman que te remettre sur le droit chemin.
- Vous préférez pas plutot 20 000 ?
Musique intrigante
...
- Tu faisais quoi avec Omar ?
Je te parle ! - Je parlais avec un frère.
- Comment ça ? T'as pas fait ça ?
- Tu touches à un frère, tu touches à tous les frères.
- Allez...
- Salut.
Ca va ?
- Tu réponds pas aux messages ?
- On m'a arrêtée avec l'argent.
J'ai dû témoigner contre toi.
C'était ça ou la prison.
J'ai eu la peur de ma vie.
Mais la police va parler au juge.
Du coup, il va t'entendre...
- Bien sûr, vu que tu m'as balancé.
T'es une poukave, Lisa.
- Arrête, tu me fais peur.
- Tu sais ce qu'on fait des poukaves ?
Tu sais ou pas ?
- Comment tu me parles ? Ca va pas ?
- T'as un mec ?
- T'es devenu complètement con. - Pute, c'est pire.
- Lâche-moi, tu me fais mal ! Lâche-moi, Daniel.
Mais ça va pas ? - Un problème, ici ?
- Je veux plus jamais te voir.
C'est fini.
- Les 2 000 du braquage... - Rentre chez toi.
Tu me racontes quoi ?
Oh, mamie Chico !
- Arrête ça tout de suite. - Chicolat.
- Mitard ?
Mustapha... Daniel, c'est pour vous.
- Ah bon ?
- Courage.
- Y a de bons cotés, en prison, en fait.
Ca va, Abou Mustapha ?
- Mashallah, il est pieux.
On voulait te racketter, pas que tu sois fiché S.
- Fiché S ?
- Ca va ?
- Non, tu dis "salam aleykoum".
On répond "aleykoum salam".
- OK, pardon. - Reprends.
- Shalam alykoum.
- Quoi ?
- Salam aleykoum.
- ALEYKOUM SALAM.
- Je voulais vous demander... Je vais vraiment être fiché S ?
- INCH'ALLAH !
- Bienvenue au club.
- Une fois dehors,
présente-toi à la mosquée Abou Bakr à Romainville.
Demande le frère Tareek. C'est l'imam. T'as compris ?
OK ? C'est un frère.
- Par contre, si tu te présentes pas...
c'est les frères qui viendront. 4 rue Bailly, c'est ça ?
C'est ça ou pas ? - On compte sur toi.
- Bien sûr. - Bien.
- Viens t'asseoir.
Brouhaha
- La voilà.
- Alors, Lisa, pourquoi cette convocation ?
On nous augmente ?
Rires
- Bonjour à tous.
Merci d'être là.
Un jour, le capitaine du Titanic
réunit les passagers et leur dit : "J'ai deux nouvelles.
"Je vais commencer par la bonne.
*"On va gagner aux Oscars.
"Et ces 11 Oscars, vous les méritez parce que...
"on avait bien redressé la barre..."
- Attends. On va fermer, c'est ça ?
- Décision du juge.
Je suis vraiment désolée.
- Le culte musulman, c'est cet après-midi.
- Simon, c'est moi, Daniel.
Le pull de Noël.
- Oh, la vache !
T'as fait un sacré coming-out !
- J'avais pas le choix, Simon. Sur la Torah.
- "Le Coran". - Arrêtez, je suis pas bien.
- Se radicaliser, tu sais la suite ?
- Ils ont mon adresse. - Soit, mais je parle des flics.
Les convertis sont signalés à l'administration.
- Aidez-moi, Simon.
Faites un miracle.
- Non... C'est sérieux, Daniel.
Et ta femme, qu'est-ce qu'elle dit ?
- Elle veut divorcer.
- Aïe, aïe, aïe...
Tu fais rien à moitié, toi.
J'ai une idée.
- Pas de prière. Ah, non. J'en fais déjà cinq par jour, stop.
J'en peux plus.
- Ma grand-mère disait :
"Si les Allemands avaient goûté à mes boulettes, jamais
"ils s'en seraient pris aux juifs."
- Passe dessous, et un crochet.
Gauche, droite, pareil. Passe dessous et remonte.
Gauche, droite, parfait.
- Salam aleykoum.
- Tu te fous de moi ?
On t'a vu avec le rabbin.
Tu faisais quoi ? - Mes adieux.
D'ailleurs, le rabbin propose qu'on fête Pessah ensemble.
- Hein ? - Quoi ?
- C'est de l'humour juif ?
- Non. C'est juste qu'il peut faire entrer de la viande.
Mais OK, je vais lui dire de remballer ses entrecotes.
- Répète.
- Des entrecotes.
- On en mange pas, c'est casher.
- Quand c'est casher, c'est hallal, c'est pareil.
- Il m'a même parlé d'une cote de boeuf.
- Mashallah, on y va ! - Attends.
- Non, non. - Y a pas de "non, non".
- Tu veux nous acheter ? - Non, Omar.
Tu m'as converti,
d'accord. Mais inch'Allah, tu convertis un rabbin.
- Cote de boeuf.
Omar, cote de boeuf...
- On a compris.
- Alors, Omar ?
Les fricassées, c'est bon. Faites des kémias.
Et, Simon, il me faut absolument une cote de boeuf.
C'est très important.
- On est pas invités à ta fête ?
- C'est complet, mais je peux essayer.
- C'est une fête de feuj.
- Tu grattes bien des colis de Noël.
- Petits, on fêtait Noël, non ?
- Petits, on a vu "Rabbi Jacob", non ?
- Une place ? - Deux.
- Le Coran, je viens pas. Wallah, je viens pas !
- Omar El Mechri veut faire Pessah ?
- Mme la directrice, à Pessah, Moïse sort les Hébreux d'Egypte.
Et Moïse, c'est Moussa pour Omar.
On a les mêmes prophètes.
Les mêmes. - Ca se voit pas sur le terrain.
Brouhaha
...
- Oh ! Oh ! Oh !
A trop regarder ce qui nous sépare, on oublie
ce qui nous rapproche. - Un coup du Mossad ?
- Bah... on ne peut rien dire.
- Je suis rassurée. Ils peuvent y aller.
- Merci, patronne.
- Merci. Allez !
- Ouah !
- Attendez !
D'abord, la kippa et la prière.
- On va pas mettre ça. - Sinon, tu manges pas.
- Portez-la.
Vous portez bien un chéchia. - Vas-y.
- Merci.
Musique intrigante
Oh, les frères !
- C'est un hasard.
- On est invités, oh !
Tranquilles...
Un peu de tenue.
- Tranquilles. - Tranquilles, les gars.
- Quittant l'Egypte, les Hébreux n'eurent pas le temps
de lever le pain et firent le pain azyme.
- Oh ! Je suis pas un animaux !
- C'est la tradition.
- Je le jette,
et on le laisse tomber dans son assiette.
Je vais passer le plateau sur vos têtes pour vous bénir.
Chant hébreux
...
Et l'année prochaine, à Jérusalem !
Musique intrigante
- L'année prochaine à Jérusalem, inch'Allah !
- Voilà. - INCH'ALLAH !
- On m'y transférera pas.
Rires
- Hé, rabbin ! Rabbin !
Brouhaha
- Wesh, frère ! Partage
la cote de boeuf. - Ca arrive.
- Rabbi, vos boulettes valent presque celles de ma mère.
En fermant les yeux, je me suis cru
à la maison. Pour ça, je vous remercie.
- Ca fait plaisir. Amen.
- Amen. Amène la cote
de boeuf, frérot.
Un petit bout, sérieux ?
- C'est pas un chaton.
Rires
- Y a d'autres fêtes ?
- En mai, il y a Chavouot. Après, Roch Hachana et Kippour.
- On va prendre 10 kilos ! - Hélas, non.
Le restaurant ferme. - Sérieux ?
- J'ai plus rien à faire ici, il n'y a plus de juifs.
- Devenez imam.
Vous avez beaucoup en commun avec l'islam.
- Surveillant, je sors. - Et s'il redevenait
juif ?
Désolé...
- Omar, mon frère...
Partager ce repas avec vous...
m'a rappelé les fêtes avec mon défunt père.
Propos en arabe
J'ai plus que ces souvenirs de lui.
Et quand je me vois,
j'ai l'impression de me perdre un peu.
- On renie pas sa foi.
Mais c'est entre toi et Dieu.
- Inch'Allah, on se voit pour Kippour.
Rires Je peux manger mon boeuf
dans le silence ?
- Arrête de nous fatiguer !
Musique douce
...
- Bien, ta fête, Abisserra.
- Merci. - Même si c'est une fête de feuj.
- Tu peux dire "juif". - On peut ?
Rire - Bah, oui, t'as le droit.
Bribes de conversations
...
- Vous avez préparé ce festin ? - Non, mon beau-frère a un resto.
"Chez Bob de Tunis".
- Bob de Tunis...
...
- Bonne fête.
- Pas d'histoires.
Vous voulez quoi ?
- Bah, le menu.
- De l'huile d'olive ? - Oui, ça marche.
Vas-y. - Tartine bien, mon frère.
Mets-en plus. - T'aimes ça ?
...
- Tiens, tiens. - Bien sûr.
- Mettre une kippa sur la tête d'Omar, chapeau !
- Tu t'es cru au Club Med ?
- Jean-Luc !
Sans déconner, mon Jean-Luc ! Oh là là !
Allez, viens avec nous.
On entre.
- Restez pas loin, je vous prie.
- D'abord,
je suis désolé pour mon comportement de l'autre fois.
Je te présente mes excuses.
- Tiens.
C'était plus simple pour que tu signes la convention de divorce.
- Je vois mon fils un week-end sur deux ?
- C'est déjà plus que maintenant.
- D'accord. Sinon, quoi d'autre ?
- Tu repasses devant le juge. T'es convoqué dans trois mois.
Oui. Et il a pas l'air de vouloir te laisser sortir.
Je suis désolée.
Je te laisse relire la convention divorce.
Faudra la signer vite.
Que j'écope pas de tes dettes. - OK.
Je vais signer.
Mais je veux voir mon fils.
- Quand tu sortiras.
- Amène-le ici. - Je sais pas.
Je vais réfléchir.
*- L'accusé est-il coupable d'avoir volontairement donné la mort
à Louane ?
La réponse est oui. *- Non !
Ce n'est pas moi ! *- Silence ! Silence !
*- J'ai pas tué ma fille !
*- Qu'il sorte !
*- Je suis innocent ! - Voilà, innocent. Merci.
Innocent, comme moi. - T'es innocent, oui...
- Je kiffe cette émission. Ils m'ont fait la même.
Ils ont ramené un mec :
"Je le reconnais, c'est le braqueur."
Reconnaître quoi ? J'avais une cagoule !
Rire
- Hé, les gars... - Hm ?
- Je vais revoir mon fils.
- Wallah, bien, mon pote.
- Tu as amené un dessin ? Je peux le voir ?
Musique douce
Hm...
Normalement, on a pas le droit. Mais il est beau, garde-le.
...
- Ca va, à l'école ?
Hm ?
Tu joues toujours aux Pokémon ?
T'as vu, le PSG a encore perdu. C'est fou, hein ?
- Pourquoi t'es en prison ?
- Parce que...
Parce que... j'ai fait une grosse bêtise, mon chou.
- Elle devait être géante. - J'ai volé de l'argent.
Voilà.
- Comme au Monopoly ?
Rire
- Un peu, oui.
- Papa, moi aussi, je vais aller en prison ?
- Non.
T'iras pas en prison. Pourquoi tu irais en prison ?
- J'ai volé de l'argent au Monopoly. - T'as fait ça ?
Tu le laisses faire ça ?
- Et ça te fait rire ? Je trouve pas ça drole.
- Non, c'est pas drole.
- Tu me manques, papa.
...
- C'est moi, ça ? - Oui.
- Après un couscous, alors. Je suis un peu gros.
Là, il fait des prouts, papa.
C'est un prout ? - C'est un oiseau.
- Ah, pardon.
Tu dessines de mieux en mieux.
- C'est l'heure.
- Vas-y. - On se revoit bientot, papa.
- Tu signes la convention ?
- Oui. Je vais tout signer.
Je suis désolé.
- Bonne chance.
- 80% des hommes
se font lâcher par leur femme, ici.
Tu vois ? Donc, il va falloir être fort.
- Je vais me battre. Je vais la récupérer.
- La récupérer en restant ici ?
Tu passes quand chez le juge ?
- Le 17. - Dans un mois.
- Fais ce que je te dis, et dans un mois, tu sors.
- Il sait lire, lui ?
- Oui. "Playboy", "Auto Moto". Il lit les images.
- Allez, tiens. "Playboy"... Rire
Toi, lis ça. - C'est quoi ?
Dostoïevski ? - La bible des juges.
Lis ça, tu penseras comme eux.
- 600 pages ! - Et alors ?
- Il existe pas en série ?
- Faut sentir ce que le juge attend de toi.
Réponds comme un homme qui reconnaît ses erreurs.
Surtout, faut relativiser. - OK.
- Mais attention. Y a une chose à savoir.
Un juge a entendu tous les baratins. Sois cohérent ou t'es mort.
Sami va te remettre en forme. Footing, abdos...
- J'ai un match, moi.
- Je passe pas devant Tyson.
- 6 heures d'audition ! Sois en forme, ou le juge te met KO.
- J'ai pas fait ça, moi.
- T'as pris 7 piges.
Allez !
Musique entraînante
...
- C'est quand, la prochaine fête ?
...
- Il dort debout.
- Je suis mort.
- Ca fait pas 5 minutes.
- Mes genoux, mes poumons...
- Je vais jouer au foot. - Quoi ?
- Ca me soûle, y a trop de persos et tout.
- T'es à quelle page ?
- Treize.
- Et t'as déjà envie de lâcher ?
- C'est chiant.
- Putain...
Si on m'avait fait connaître Dostoïevski, je serais pas ici.
- Il jouait pas au Dynamo de Kiev ?
Musique entraînante
...
- Talons, fesses...
Enchaîne !
Talons, fesses !
C'est bien.
- Il me tient par la main !
- Lever de genoux !
C'est un bon, celui-là.
La vie de ma mère.
- Je sautille !
- L'audience est ouverte. Greffier...
- Bonjour.
- Tu vas mimer la machine ? - Je connais les tribunals.
- Dis "tribunaux".
- Ma meuf répond pas à mes messages.
Elle a un mec, sûr.
- Tu la soûles, aussi, à l'accuser
de te tromper.
Envoie-lui des fleurs.
Ou un poème de Gogolevski. - C'est "Dostoïevski".
Gogol, va !
- Imparable, les fleurs.
- C'est bien.
...
- M. le juge, six mois pour fraude fiscale,
ça bat des records.
- Cette victimisation est insupportable.
- Ce qui est insupportable, M. le juge,
c'est de pas voir sa famille pendant six mois.
- Fallait pas faire de connerie.
Pas d'arrogance ou c'est mort.
- Je suis pas arrogant. Et c'est pas un délit.
- T'avais parlé au juge comme à un vendeur de merguez.
T'étonne pas d'être ici. Hein ? Bon.
- C'est pas faux.
Musique dramatique
...
- Allez, mon Daniel.
...
- 42...
43... - Je suis à 54 !
- Joue, joue ! - Vas-y, ouais !
- Quel tocard,
ton Sami ! - Ta gueule !
...
- A mon top, flexion !
Top, flexion !
...
- Lâche rien...
...
- Pendant ces six mois, M. le juge,
j'ai beaucoup appris
sur moi et sur mes erreurs. - Doum's !
- C'est qui ? - Je t'aime !
- C'est Nora.
- Tu lui as envoyé des fleurs ?
- Nora !
- Je t'aime, bébé ! Merci !
- Oh, ma pitchoune !
- Merci pour les fleurs ! Je t'aime
à la passion !
- Moi, à la vanille ! - Ta gueule !
- Lèche-moi les boules !
- Demain, je te nique ta mère en promenade.
Et Pitchoune, elle suce ? - Ta gueule !
Je t'aime, ma chérie.
Je pense à toi.
- On a vu, on est à coté, frère.
- Je vous enverrai à Guantanamo, M. Abisserra.
- Je note tout ça ?
- Pas chassés !
...
Flexion !
...
- Les trucs noirs
que tu mets sur ton bras... - Les téphillins.
- Tous les feujs portent ça ?
- Je crois. - Les amputés font comment ?
- Pas de bras, pas de téphillins.
...
- Daniel, au sol.
...
Face au juge,
n'oublie jamais de te tenir droit.
Réponds sur le même ton, sans émotion.
Soutiens son regard, mais sans paraître agressif.
Encouragements
Son bureau, c'est chez lui.
Fais pas le coquet, là-bas.
Tu réponds sans lui manquer de respect.
Joue pas avec eux, ils vont te bouffer.
- Un peu de sport, c'est bon.
- Tu vas te blesser.
- C'est bien, ça suit.
...
- Ca donne envie de prier.
- Sinon, t'es quoi, Chico ?
- "Chico" ?
- Je veux dire, vous croyez en quoi ?
- Pas en toi.
...
- Il est bien, mon champion !
...
- Je vois bientot le juge.
Tu me ferais une consultation avec tes grigris ?
...
- Je jure...
- Je jure...
- De ne plus... - De ne plus...
- Etre méchant. - De ne plus être méchant.
- Je jure de ne plus vendre de drogue.
- Sérieux ? C'est pas de l'hébreu. - Ca marche aussi.
Et j'implore Dieu... - Et j'implore Dieu...
- De bénir... - De bénir...
- Donald Trump. - Quoi ?
Tu te fous de moi ?
...
Sois présentable devant le juge.
- T'es sûr, c'est pas trop haut ? - Non, c'est bien.
Arrête de faire le mec pas content.
Le chef du port de Rouen a cette coupe.
- Y a pas de port à Rouen.
- T'es opé comme ça.
- Fais voir. - T'es classe.
- Fais voir.
- Je te montre direct. - Alors ?
- C'est validé.
Ca me fait plaisir, les gars.
- Enfoiré ! - T'aimes pas les câlins, hein ?
C'est fou, hein ? Allez !
On frappe.
- Entrez.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour.
- Je vous en prie.
La prison semble vous avoir réussi.
- Vous croyez pas si bien dire. - On vous y laisse,
si vous vous y sentez si bien. Je plaisante, bien sûr.
Je plaisante.
Je vous ai convoqué parce que...
des pièces se sont ajoutées au dossier.
On a retrouvé 100 000 euros chez vous.
Comment expliquez-vous ça ? De l'argent de votre communion ?
- Non, j'avoue. J'ai détourné cet argent.
- Ah !
Bah, très bien.
Euh...
Reconnaissez-vous avoir exploité des sans-papiers ?
- Non, avoir employé malgré moi des gens munis de faux papiers.
- Ils sont entrés par effraction dans vos restaurants
pour faire la vaisselle, c'est ça ?
- Je vous rappelle que le ministère de la Défense a aussi souffert
du trafic de faux papiers.
- Et le ministère a des comptes à l'étranger, aussi ?
- Voyez ça avec Mediapart. Moi, j'ai rien à signaler.
- Continuez, j'écoute.
Musique douce
Euh, M. Abisserra...
- L'audience est ouverte. Greffier...
- Rien à ajouter ?
- Six mois loin des siens, c'est
insupportable.
...
- Soutiens son regard, mais sans paraître agressif.
...
- J'ai beaucoup appris sur moi.
Au contact de mes codétenus,
j'ai compris mon crime.
J'ai bénéficié de la meilleure des éducations,
et au lieu de montrer l'exemple,
j'ai fait le contraire.
A ce titre,
je mérite mon châtiment.
- Ca va le faire, t'inquiète.
Le juge rit.
- C'était...
émouvant, ça. Très émouvant.
Comme...
Oui...
Mais le problème, M. Abisserra, c'est que...
vous mentez tellement bien...
qu'on ne croit même plus le contraire.
Vous saisissez ce que je vous dis ?
- Retour en prison sans passer par la case départ ?
- Non, vous retournez à la case départ,
sauf que vous ne toucherez pas les 20 000 de la banque,
pour une fois.
- Je comprends pas.
- Vous êtes libre.
Soupir de soulagement
Mais attention.
Vos ennuis ne sont pas finis pour autant.
- Merci.
Merci beaucoup. - Merci.
...
- Laisse tomber. On entre.
- Wesh. - Wesh, frère.
- Je suis libre.
- Mazel tov, espèce d'enfoiré !
Rires
...
- Cool, cool !
...
- Prends soin de toi. T'es un bon.
...
- J'espère que ça s'arrangera avec ta femme.
- Ouais...
...
Chico...
C'est quoi, ton prénom ?
- Marie.
- OK... A plus, Chico.
...
Claquement - C'est qui ?
Musique dramatique
...
T'as réussi ton audition ?
...
- J'ai tout signé. C'est là.
...
Je peux voir Félix ?
- Oui.
- Papa !
- Viens là. - Papa !
Musique douce
- Tu m'as trop manqué.
- Tu m'as trop manqué, toi aussi.
...
- Comment il s'appelle ? - Le T-rex.
- Exact. Et celui-là ?
- Le tricératops.
- Tricératops ? - Oui.
- Et celui-là ? - Vous divorcez vraiment ?
- Je sais pas, mon fils. J'espère que non.
Je peux dormir ici ?
- La maison va être saisie.
- En attendant.
- En attendant quoi ?
- Je t'aime.
- Fallait y penser avant. - J'y pense tout le temps.
- Mais c'est trop tard, là, Daniel.
T'as fait quoi, à tes bras ? - Hm ?
- Fais voir. Oh !
Mais on dirait Popeye ! Oh !
Viens, juste une dernière fois.
Gémissements
...
Bébé... Non, tu peux pas me laisser comme ça !
- Mais je sors de prison, aussi.
Halètements
Oh, c'était bon.
Ah, wallah, t'es bonne.
- Hein ? - T'es bonne, frère.
Musique entraînante
...
On est pas bien, là ? - Hm.
C'est pas non plus les Maldives de l'an dernier.
- "Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
"et, sans un soupir,
"te mettre à le reconstruire,
"tu seras un homme, mon fils."
- C'est de l'huile d'olive ?
- Oui, c'en est.
- T'es pas une salade !
Lisa rit.
- Viens, mon fils.
Oh, ça fait plaisir de te voir, toi.
...
Musique douce
...
Sous-titrage TITRAFILM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.