All language subtitles for La.Crim.S01E01

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Original subtitles

Mardi 10 juillet, 10h28, à l'école de l'éducation, 44 rue du Chemin Vert,

Paris 11ème.

Corbe reposant sur le dos, tête penchée à droite.

Large tache descend sur la moquette au niveau du cou et de l'épaule gauche,

résultant d'un premier vu d'un coup porté sur la face postérieure du crâne.

Pire cheville en temps de bâté.

À vue de nez, le mec est rentré par la fenêtre.

Il a filé un coup de fer au pompier.

Puis s'est tiré par là aussi.

Sauf qu'avant de partir, il a culbuté la femme.

Heureusement que t'es là, Candela. J'aurais jamais trouvé ça tout seul.

Bon. Moi, je me tape le concierge, la courette et le voisinage.

Toi, tu descends vers la rue.

Et on ne discute pas.

Je sais, commandant, que vous n'appréciez pas ce genre d'affaires.

Mais l'hypothèse d'un violeur perdu dans la nature me plaît encore moins.

Quant à l'idée d'avoir l'état-major des pompiers sous le dos.

Vous les connaissez comme moi, c'est des militaires, ils sont chiants.

C'est pour ça que j'ai préféré vous confier l'affaire plutôt que de la

laisser en DPJ.

Je comprends, madame.

Il y a deux jours du pont du 14 juillet, je suis sûre qu'ils se sont abattus pour

la garder.

Allons, commandant, ne soyez pas mauvaise, donc.

Oh putain, merde, con de chien ! Dégueulasse.

Bon, t'as bien noté toutes les plaques, toi ? T'as rien oublié ? C'est pas ça, c

'est ça, merci.

Dis-moi, je te trouve bien excité, tes derniers temps, mon petit Zakoufou.

Alors, je sais pas si c'est le fait de prendre du galon dans le groupe ou quoi,

mais faudrait pas que tu oublies que tu restes un petit blancbec.

Et que du ken, tu lui arrives pas à la fuir.

Ecoute-moi bien, ce mot-là.

Et moi, j'en ai marre que tu m'appelles Zakoufou.

Deuxièmement, t'as un problème avec le patron, tu l'as réglé avec elle et moi,

tu me lâches.

Ok ?

Bon, pour le moment, pas la peine de compter sur un portrait robot de l

'agresseur. Anne Rissot est en état de choc.

Des empreintes ? Rien, tout a été nettoyé.

Nickel.

Si on retrouve l'assassin, moi je l'engage illico comme boniche, moi. Une

vraie perle.

À mon avis, c'est un récidiviste.

Pourquoi ? Il mate de la rue, il voit la femme, il la croit seule.

Il rentre par la fenêtre, il n'improvise pas, c'est sa méthode.

Oui, avec les archives et les DPJ.

Ils ont peut-être déjà une synthèse sur le mode opératoire, avec cambriolage ou

viol. L'assassin assassine le mari, mais laisse l'épouse vivante.

Amochée, certes, mais vivante.

Cette marque de galanterie me surprend, venant d'un professionnel récidiviste.

Pas vous, lieutenant Siskowski.

Non, parce que le type n'était pas vraiment rentré pour la tuer.

Après, il tombe sur le mari, mais sa foi, il cogne.

L'assassin qui viole en partant ou le cambrioleur qui viole en arrivant, that

is the question, Inspector Watson.

À moins d'avoir affaire au mec gourmand qui veut l'argent du beurre et le cul de

la crémière.

Pour ma part, j'aurais une nette préférence pour le derrière de la

crémière.

Non, non, n'y voyez aucune perversité de ma part.

Simplement, aucun bien n'ayant été dérobé, la thèse du cambriolage me

paraît peu probable.

Qu'est-ce qu'on fait du mort ? 12 ans de mariage, brave type, gentil voisin.

Le genre de mort plutôt bon vivant, quoi.

Et dans le genre pompier ? Un pro sans histoire.

Il venait de finir sa garde quand il est rentré chez lui.

Juste à temps pour ne pas rater la dernière séance.

Vérifiez s'il avait des rivalités à la caserne.

Fisco, vous me sortirez aussi les états bancaires du couple.

Ça va, on n'est plus que cinq dans le groupe.

Et avec Polo en congé, on aurait même tendance à virer vers les quatre en ce

moment. Eh bien, on prendra plus de temps, Capitaine Scandella.

On continue.

André, c'est au travail ? Oui, au supermarché de la rue Oberkampf, à la

caissière.

Hier, c'était ton jour de congé. Bon, le supermarché est à côté de chez elle.

C'est peut-être là que l'agresseur l'a repéré.

Voyez avec ses collègues. Vous vérifiez le trajet, vous m'en notez tout.

Et on vérifie aussi qui a tricoté le pull du pompe-lard pendant qu'on y est,

non ? Je vais m'en voir deux minutes, s'il te plaît.

C'est pas un problème, tu me le dis à moi, ici et maintenant.

Sinon, tu me vires comme Duquesne ? Je me suis déjà expliqué là-dessus. Il faut

croire que j'ai pas été assez claire. Oh, que si, oui.

La racaille porte-plainte et c'est le flic qu'on dégage.

Je te rappelle qu'on est à la crime ici.

Pas dans un commissariat de troisième zone. On ne tabasse pas les clients,

jamais. C'est clair, ça ? Tabasser, il lui a juste foutu une baffe.

Bien sûr.

Et le type s'est ouvert la canne dans le crâne dans le nez.

Ça veut dire que Duquesne aurait dû se laisser traiter d'enculé, c'est ça ? Tu

préfères une procédure foutue en l'air et un suspect qui s'en tire avec les

félicitations du jury ? Non, je préfère un boss qui défend son groupe au lieu de

juste une pendule pour deux agrafes.

On m'a dit que vous étiez en réunion privée.

Un souci ? Aucun, monsieur le divisionnaire. On parlait.

Tenez, je vous ai dégoté du renfort.

Une femme ? De votre part, je m'attendais à mieux.

J'ai besoin d'un flic, monsieur le divisionnaire, pas d'une stagiaire. Avec

du canon disponibilité, je ne peux engager personne.

J'aurais souhaité qu'on en parle à vous. Bon, écoutez, on se voit demain.

Vous me ferez un point sur votre nouvelle affaire.

Ah, au fait, la folie m'irait court. Ça avance ? Non, j'ai pas grand-chose.

On a bien éliminé quelques noms de la liste, mais avec le peu d'infos qu'on a,

ça risque de prendre beaucoup de temps.

Et puis avec Duquesne en disponibilité... Oui, écoutez, enfin...

En tout cas, vous ne lâchez pas ce cadavre.

Déjà l'année dernière... Oui, je sais, monsieur le divisionnaire. Vos

statistiques.

C'est le pompon, ça. Une gonzesse pour remplacer Duquesne.

Barre-toi, toi. Tu vois bien qu'on discute.

Si ça continue comme ça, on va finir au championnat de France des majorettes.

Pour ta gouverne, Jean-Louis.

Sache que j'avais déjà couvert deux fois du Ken.

Il était prévenu qu'il n'y aurait pas de troisième.

Alors maintenant, ou tu viens finir la réunion, ou tu ne remets plus les pieds

dans mon groupe. Compris ? Je refuse que ce genre de méthode foute en l'air le

travail de toute une équipe.

Bon, assez de temps perdu.

Michel, l'autopsie c'est pour quand ? Demain matin. Trop long, on est

prioritaire. Vous débrouillez pour m'activer tout ça.

Cisco, vous creusez la piste du voyeur. Vous me faites les fichiers.

Notre homme a peut-être déjà un CV.

Votre mari vient de téléphoner, il aimerait que vous le rappelez sur son

portable.

D'accord.

Je ne savais pas pour du quel.

Pour sa punition, il va m'attendre dans la voiture.

Vous pouvez décrire le visage de votre agresseur ?

Mais vous pourriez le reconnaître quand même.

Ces derniers temps, est-ce que vous vous êtes senti suivi ou observé ? Est-ce que

votre mari avait des dettes ? Ou des problèmes dont il vous aurait parlé ou

que vous auriez pu supposer ? Des ennemis peut-être.

Des rivaux, des jaloux.

Je regrette, madame, mais dans ce genre d'affaires, nous avons des questions

quelquefois délicates à poser.

Vous avez pu résoudre vos problèmes d'hébergement ? Rien ne s'est arrêté

tout à l'heure.

Vous pouvez nous laisser son adresse, s'il vous plaît ? Merci, madame

Risco.

C'est Françoise.

J'ai essayé plusieurs fois de t'appeler, t'étais toujours occupée.

Encore ? Non, je peux pas, j'ai du boulot.

Oui, je sais. Bah, t'as qu'à y aller sans moi.

Non, j'ai pas envie de t'en joindre.

Oui, c'est ça, tu m'excuseras.

À plus tard.

Quoi ? Oui, moi, je t'en veux.

Tiens. Le rapport des EMJ.

Agneau.

Hématome aux cuisses et au bas-ventre.

Dessurure superficielle de l'appareil génital externe.

Présence de sperme.

J'ai aussi ses vêtements et ses prélèvements biologiques.

Bon, tu tapes les requises et tu portes tout ça au labo.

Moi j'appelle le procureur pour qu'il autorise l'extraction d'ADN. Et il

demande aussi la bande de l'appel au 17.

D'accord.

Je te ramène chez toi ?

Que d'attention, Capitaine Scandella.

C'est gentil, mais il faut que je passe à la boîte préparer mon rapport.

Bien, je te dépose.

Il faut juste que je fasse un truc avant.

Bonsoir, je vais chercher des résultats d'analyse de fonds, au nom de Gaillot.

Tenez. Merci.

Tu ne crois pas ? Non.

C'est un peu tard.

Tu viens juste de rentrer.

C'est comment ton dîner ? Non mais fiant comme d'habitude.

Non pas du tout, c'était super.

J'ai passé une très belle soirée.

J'ai juste eu un petit accrochage en y allant.

Rien de grave.

La voiture est au garage pour quelques jours.

Et t'es revenu comment ? En taxi ? C'est quoi ces questions de flics là ?

C'est la petite bailleuse qui m'a ramené.

Elle peut témoigner mon commandant.

Elle est gentille la petite bailleuse.

Traverser tout Paris pour tes beaux yeux ? Je crois que ça m'amuse d'aller faire

le pingouin dans les soirées.

Tu sais très bien que c'est partie de mon boulot.

J'ai jamais vu un fiscaliste trouver sa clientèle dans la salle des pas perdus.

Tu veux me faire une scène ? Si tu venais avec moi, tu me mettrais trop des

excuses bidons pour justifier tes absences.

Ah, parce que mon boulot, pour toi, c'est une excuse bidon.

Beaucoup de chérie, t'as pas le monopole du travail.

De toute manière, tes amis m'emmerdent. Je les aime pas.

Mais ça peut dire, je ne te demande plus de les aimer, je te demande simplement

de faire semblant.

Faire croire qu'on est encore un couple plus heureux.

C'est trop de demander ça.

Alors qu'on vit ensemble depuis...

Bonjour,

patron. Bonjour.

Oui, Fisco ? En fouillant les archives, j'ai trouvé deux spécimens qui

pourraient nous intéresser.

L'un qui fait de la vara plus long des gouttières, et l'autre qui aime bien

bousculer ses victimes dans leur appartement au moment où elle rentre

chez elle.

Tous les deux sortis de prison depuis moins de six mois.

Qu'est-ce que vous attendez ? Convoquez-les et vérifiez leur emploi du

temps.

C'est fait, je les vois tout à l'heure. Très bien alors !

Je vous recommande un galion.

Que temps, Tessier ? Je suis la nouvelle stagiaire. Asseyez-vous. Merci.

Caroline Tessier de la Rivaudière.

Je préfère Tessier.

Comme vous voulez.

Vous avez passé trois ans à la brigade financière de Lille ? Tout à fait.

C'était déjà un beau poste, non ? Très beau, oui. Mais je préférais un travail

de terrain.

Moins politique.

Vous avez une petite fille de 3 ans ? C'est son père qui s'en occupe ? Non, on

vit séparés, mais c'est moi qui m'en occupe.

Je vais être franche avec vous, lieutenant.

À la crime, nos stagiaires passent rarement permanents. Et s'ils passent

permanents, ils n'ont plus beaucoup le temps de voir grandir leur progéniture.

Chez nous, il y a les affaires courantes, les permanences, les

doublures et l'actualité qui tombe dessus à l'apprentissage.

Alors les enfants, on les voit 5 semaines par an et encore.

C'est pas un problème, je me suis déjà organisée. Je me doute que vous vous

êtes organisée. Simplement ici, les grèves de crèche, les oreillons, les

anniversaires au McDo, ça n'existe pas, c'est clair ? Très clair.

Et vous, vous faites comment ? Gaillou ? Oui, une

seconde. Allez voir Fisco.

Il va vous informer des affaires en cours.

Oui.

Je sais que c'est un peu tôt pour l'ABN, M. le procureur, mais j'ai vraiment

besoin de votre réquisition.

J'aimerais profiter de la fraîcheur des prélèvements.

Robert Rissot était un très bon élément, décoré trois fois. C'est une grande

perte pour la brigade.

Rien de particulier pendant ces dernières gardes ? Pas d'altercation

avec des civils au cours d'intervention ? Non, rien de spécial.

Vous savez, la population n'a pas le même rapport avec les pompiers qu'avec

vous. Notre rôle n'est pas à répréter.

Je sais, chacun sa mère.

Rissot, ces derniers temps, il vous a semblé nerveux ou inquiet ? Je n'ai rien

remarqué. Mais demandez aux hommes qui sont allés dernièrement en intervention

avec lui.

Justement, je voudrais la liste de tous vos hommes et leurs horaires de garde

sur les six derniers mois.

J'ai bien peur qu'il ne vous faille l'aval de l'état-major pour ce genre de

renseignements.

Et puis la veille du 14 juillet... Attendez, majeur, soit qu'on ne s'est

pas bien compris tous les deux.

Nous, c'est la crime.

Et là, on bosse sur un homme hétide.

Un homme à vous, en plus.

Alors, si vous voulez, dans deux heures, je reviens avec une dizaine de mes

collègues, on épuise tous vos dossiers, on fouille votre caserne de la cave au

grenier, et on convoque tous vos pomplards pour une petite fouille

rectale, là, en plein milieu de la cour, avec la Marseillaise en prime.

Je vous fais une sortie à l'informatique.

Ça me semble une très bonne initiative, oui.

C'est sûr, ici, ça change des flagues.

Tu oublies l'adrénaline.

Tu laisses la paire qui est informée sur la vie des gens, qui bouffe, qui boit,

ce qu'ils achètent, tout.

L'essentiel, c'est de garder bien l'esprit ouvert.

L'esprit ouvert, c'est la notate galop, c'est ça ? Elle a l'air folle de joie de

me voir.

Mais... Montre-lui ce que tu sais faire.

Elle a l'air dure comme ça, mais elle sait apprécier le bon travail.

On verra.

Ah, Michael.

Permettez-moi de vous présenter notre nouvelle stagiaire, Caroline Stelky.

Bonjour. Bonjour.

Michel Lemarchand, procédurier du groupe Galion.

Bienvenue à l'écrime. Merci.

Espérons que notre accueil sera tout aussi chaleureux que la météo, pour le

moins optimal.

Ton bureau est juste à côté, là-bas.

C'est un problème de procédure. Ah, mais attention, si la lampe rouge est

allumée, il est en plein interrogatoire. Il ne faut jamais déranger le maître.

Ne vous laissez pas duper par l'enthousiasme parfois juvénile de notre

brillant lieutenant Siskowski.

L'homme est jeune, séduisant, mais méfiez-vous, c'est un redoutable ligné

et un travailleur acharné.

Même s'il a encore besoin de canaliser ses intuitions.

Le portrait nous convient-il ? Comment ? Ah oui, venant de vous.

Entre nous, on l'appelle Voltaire. Tu verras pourquoi.

Il est assez... surprenant.

Jérôme Fouché !

Connais-nous ? Allez, d'abord.

Qu'est-ce qui ne va pas, Françoise ? Je me sens nerveuse.

Je ne sais pas si je veux le garder.

Vous en avez parlé avec votre mari ?

Pas encore.

Vous devriez le faire.

Un premier enfant, c'est une décision importante.

Apprendre à deux.

Et puis si vous décidez de ne pas le garder, ne traînez pas. Vous êtes déjà à

huit semaines.

Je vais réfléchir.

Merci. N'hésitez pas à m'appeler.

Au revoir.

Elle est là, Galio ? Pardon ?

Galio, elle est là ? Non.

On a un anniversaire aujourd'hui. Ah bon ? Oui, alors avec Polo, tu le connais

pas, il est en vacances, là.

On lui a organisé un petit pot en fin de journée.

Tu dis rien, hein ? C'est sûr, là, voilà.

Je suis pas sûre d'y arriver, je me souviens pas bien, puis j'ai pas envie

de le regarder.

On ne peut pas vous voir, vous ne risquez rien. C'est capital pour l

'enquête, madame.

Prenez votre temps.

Maman, il n'est pas là, j'en suis sûre.

Venez avec moi.

Vous allez rester un peu avec le lieutenant Tessier, d'accord ? Bonjour.

Merci. Vous voulez un verre d'eau ?

Il y a eu un

appel de votre domicile vers la caserne, un peu avant l'agression.

Est-ce que vous vous en souvenez ?

Est-ce que vous avez appelé à la caserne de votre mari ? La caserne ? Je ne sais

pas, c'est possible.

Ah oui, oui. Il m'a dit qu'il était déjà parti.

D'accord.

Pourquoi vous vérifiez que j'ai appelé ? Parce qu'il arrive parfois que le

violeur soit contacté par sa victime.

Imaginez par exemple que le criminel soit livreur.

Eh bien, à son insu, la victime va lui communiquer son adresse, ses horaires et

d'autres informations.

C'est pour cette raison que...

Je suis obligée de vérifier vos derniers coups de fil.

Vous savez maintenant que j'ai appelé mon mari.

Vous savez où sont les toilettes, s'il vous plaît ? Bien sûr.

Suivez-moi.

Où est Rito ? Elle est aussi là.

Ce ne veut pas qu'on la laisse seule.

Madame Rito ? Madame Rito, vous m'entendez ? Ouvrez-nous, s'il vous

plaît.

C'est moi, j'en peux plus de vos questions.

Là, c'est ça.

C'est ce qu'elle a prouvé ces six ans.

Dans le mien.

Bravo, les seins.

Anne Risto est chez sa mère sous sédatif. Je lui ai collé un plantou.

Il réussira peut-être à la surveiller, lui.

Fisco.

Les ADN de Bastien et Fouché n'ont rien à voir avec le sperme prélevé sur Anne

Rissot. Fausse piste.

On les relaxe.

L'autopsie, ça donne quoi ? Deux coups de fer à repasser sur le crâne.

Un au sommet, l'autre sur l'occiput.

On tue raison du citoyen Rissot.

Par ça, son corps n'a pas beaucoup de conversation.

Et l'heure du crime ? L'appel d'Anne Rissot à la police est à 9h25. Son mari

est rentré de la caserne à 8h30. Le mort doit se situer dans cet intervalle de 55

minutes. Le légiste ne parvient pas à rétrécir la fourchette d'horaire.

Nous, on peut.

La remontée d'appel sur les six derniers mois mentionne pas mal de coups de fil à

une cabine située dans la caserne.

Et notamment à 9h00, le jour même du crime, Andrisco a confirmé qu'elle avait

appelé son mari ce jour-là, mais il était déjà parti.

Ça voudrait dire que le meurtrier est rentré ses ailes après le coup de fil.

Disco. Vérifiez que la durée du trajet à caserne domicile colle.

Sinon, tous les appels correspondent aux heures de garde du mari.

Durée moyenne, 8 minutes.

Avec une pointe à 42 minutes un soir.

On est sûr qu'elle appelait toujours son mari ? Il faut vérifier en fonction des

heures d'intervention.

Et alors, qu'est-ce que t'attends pour le faire ? T'as besoin d'une commission

arrogatoire ? Merde ! On a un macabre sur les bras. Vous avez pas besoin de

moi pour vérifier ce genre de trucs ? Moi, j'ai une piste.

J'ai trouvé un truc bizarre dans les relevés bancaires d'Henry. So, voilà.

Un débit de carte bleue à l'hôtel du Dôme à 5h de l'après-midi il y a 3 mois.

Ben, voilà.

42 minutes pour dire je t'aime au téléphone et une heure pour le prouver

dans une chambre d'hôtel.

Voilà notre vieux pote l'adultère qui pointe le bout de son nez.

Et ça serait pas la première fois.

Enfin, une probabilité de mobile sérieux.

Bon, on vérifie pour le téléphone de la caserne et pour l'hôtel du Dôme.

Fisco. Vous n'abandonnez pas la piste du violeur.

Vous reprenez les archives à zéro.

Galio.

Oui, mais c'est le divisionnaire.

Formidable. Je trouvais justement qu'on s'ennuyait un peu en ce moment.

Oui.

Je sais, on est doublure, mais là, on piétine sur l'affaire Rico.

Non, pas la peine, j'en vois quelqu'un.

Bruneski nous colle un décès sur les bras.

Une mamie de 88 ans.

Apparemment, tout le monde s'est donné le mot pour vous gâcher notre week-end.

Tu veux que je m'en charge ? S'il te plaît, oui.

Tu me feras un point demain matin ? Tiens, prends tes cils avec toi.

Pas de risque, la mémé, ça se joue avec ses ciseaux.

Jean-Louis, on n'est pas chez les cow-boys ici.

Ta cravate.

Paulot ou Jean-Louis ? On annule tout.

Je dérouille en observateur.

François ne tient pas la grande forme.

Je ne sais pas si c'est la chaleur ou c'est Ragnagna, mais ce n'est pas

vraiment le jour à jouer les Pères Noël.

Oui, reçu.

On est là dans 5 minutes.

D'accord.

On se retrouve chez Denis.

Salut, ma poule.

Allez, on active.

Tentative de suicide ? C'est pas un suicide ? Bon d'accord, t'as merdé, mais

ça va, y'a pas trop de casse.

Tu sais, moi aussi j'en ai fait des bourdes.

Ouais, mais vous étiez pas en période d'effet.

Déjà que Galio m'a dans le colis matin.

Eh, parce que tu crois que c'est quelqu'un de bien.

Ouais, ça paie comme une petite bourge.

Oula, quelle mousse.

La crime, faut pas se fier aux apparences.

C'est bon pour les clients comme pour le personnel.

Galio a fait un mariage avec un mec bardé de thunes. D'accord, mais ça veut

pas dire qu'elle est née dans la soie.

C'est quand même plutôt le contraire, tu vois.

Elle a pas d'enfant.

Elle n'en veut pas. Pour elle, un gosse, ça vaut la crime.

Ça veut dire qu'aucun de vous n'en a ? Pas du tout. Regarde-moi, j'ai une

fille.

Elle a 15 ans. Marc, c'est moins compliqué.

Quoique, elle vit chez sa mère.

Sinon, pour lui aussi, il a des gosses. Les débrouillards sont mûrs, d'ailleurs.

Il est tout petit, il n'y en a pas.

Marc, entre le marchand et ses secrets, et c'est ce qu'a une femme dans chaque

port, il faut s'attendre à tout.

Pas désespéré, ma belle, tu vas y arriver.

Criminel.

Vous êtes arrivé sur les lieux à quelle heure ? Nous sommes arrivés vers 19h,

madame. Bien.

Ah, Spandella.

C'est son neveu qui l'a trouvée.

Bon, il est remontant, c'est court.

Mais j'aimerais avoir votre avis, avant de confier l'affaire à la DPJ.

Pas de problème, madame le substitue.

La seule fois où les mecs d'une DPJ ne veulent pas qu'il y ait une affaire

remonte chez nous, c'est la veille d'un week-end.

Ah ouais ?

Sinon, t'imagines pas comment elle crève de jalousie qu'on nous crée un dossier.

C'est un truc à savoir, ça.

En attendant, notre week-end aussi est foutu, là.

Arrête ça.

C'est un truc à savoir.

Bienvenue dans l'ordide.

Si Galio voulait te bisuter, elle a pas raté son coup.

Pas d'effraction ? Aucune trace.

Le nouveau avait les clés.

Vous avez vu sa main ? A votre avis, elle est là depuis quand ?

Au moins trois jours.

Vous faites quoi dans la vie, M. Cunet ? Je s'honorise des teufs.

Enfin, surtout des adapteurs.

Techno, jungle, trans, garage, enfin au choix.

Il passe des dix dans tes soirées ? Oui, bien sûr.

Et ça marche comme vous voulez ? Oui, ça commence.

Pour votre aide, votre grand-tante, elle vous rémunérait ?

Quelquefois. Un truc symbolique, toujours.

JR, tu me donnes la poubelle, s'il te plaît ? Votre

grand-tante avait un chien, monsieur Cunet ? Non, pourquoi ? Parce que boeuf

et poulet, en général, c'est plutôt pour les chiens, non ?

On le ramène avec nous, il n'a pas l'air très clair dans l'histoire, le neveu.

Une bonne petite nuit au dépôt, ça leur mettra les yeux en face des pros.

Donc, je vous conscille en fait.

De toute façon, avec l'affaire Rizzo, il est déjà ruiné, notre week-end à l

'amoureux.

Allez, bonne soirée, madame le substitut.

Au revoir, capitaine.

Vous venez ? Vous ne faites pas, je vous l'ai déjà dit !

Le boc d'oreille ? C'est magnifique.

Oui ? Il est là, je vous le passe.

Ça m'est prêt.

Allô ? Ah oui, bonsoir Aline.

Oui.

Non, pas du tout.

Oui, demain midi au bureau.

Très bien.

Bonsoir.

Qu'est-ce que c'est que ces conneries que tu me racontes, là ? C'est vrai que

tes petits dîners, c'est pratique pour trouver des affaires, comme tu disais

bien.

Écoute, c'est la petite bailleuse.

Elle veut rentrer au barreau, je l'aide, c'est tout.

Ouais, quelle grandeur d'âme.

Elle te remercie comment ? Comme l'autre, là ? Comment ça te plaît, déjà

? Valérie ?

On va la recartier longtemps cette histoire ? Tu crois que tu ne m'as pas

assez fait payer comme ça ? Tu m'emmerdes.

Tu m'emmerdes ! Ton universitaire, tu ne peux pas craindre ça.

Putain, attendez-moi, eh ! Non, eh, Jean-Louis, non.

Je rentre, là. Ah non, on ne déconne pas, tu ne vas pas me lâcher maintenant,

hein. Ecoute-moi cette musique et laisse le rythme pénétrer ton cœur.

Oh putain.

Allez, toi.

Attends, il y a un mec qui m'attend.

Allez, comme tu veux.

Au revoir.

On s'appelle demain, hein. D'accord. Je prends la patroine et puis on improvise

s'il faut. C'est bien.

Est-ce que tu es prête à danser jusqu'au bout de la nuit, ma petite Zanine ?

Non, moi c'est Martine.

Voilà Martine, oui.

Oh Martine ! Oh attention ! Quand j'étais petit, ma boulangère s'appelait

Martine. Elle avait des seins comme des obus. Oh tes seins Martine !

Ça t'ennuie pas si je reste dormir ? C'est férié demain.

Pas pour moi, je bosse tôt.

Je te laisse mon téléphone, come on ? Oui, t'as que de noter sur le bloc, là.

Est-ce que vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez fait les

courses pour votre grande-tante ? C'était il y a cinq jours.

Ça fait dix fois que je vous le répète.

Ouais. En tout cas, pour les menus, vous étiez très inspirés.

Ça prouve quoi ? Vous pouvez rien contre moi.

Alors quand est-ce que vous me laissez sortir de cette tôle pourrie ? Bon, si

tu veux gagner du temps, ça tombe bien de... Voilà. Ça serait le double de la

banque où t'as encaissé la pension de ta grande-tante.

Avant-hier.

La veille du jour où t'es censée l'avoir trouvée morte.

Tu trouves ça normal, toi ?

Oh, je t'ai posé une question. Tu trouves ça normal d'encaisser la pension

de ta grand-tante alors qu'elle est morte ? Je vais te le dire, moi, ce qui

s'est passé.

Ta tante, elle est morte il y a trois jours.

Ça, tu le sais très bien.

Sauf qu'au lieu de prévenir les flics, t'as attendu deux jours pour encaisser

la pension.

Je l'ai pas tuée.

C'est pas vrai, je l'ai pas tuée.

Regarde-moi.

Oh, regarde-moi, je te dis !

Qu'est-ce que t'as fait après l'avoir trouvée morte il y a trois jours ? Dis

-le ! Je suis sorti en boîte.

Monsieur Cunet, vous n'avez pas tué votre grande-tante pour la simple et

bonne raison que, d'après le rapport d'autopsie, elle serait morte d'une

rupture d'anévrisme.

En mourant, elle a fouillé ses tiroirs pour trouver son rosaire.

Parce que peut-être qu'elle bouffait des boulettes, mais elle n'avait pas envie

de crever comme un clébard.

Alors qu'est-ce que vous venez de me faire chier avec votre garde à vieux

lacons si c'est une affaire de merde ? Non, il n'y a pas d'affaire de merde

ici, il y a que des petits merdeux de ton espèce.

Tu n'es pas au bout de tes emmerdes, mon petit gars.

Non-assistance, usage de faux, négligence criminelle.

Ça veut dire que le juge, il va bien le bichonner.

Allez, emmène le seul marchand, je ne veux plus le voir.

Monsieur Andréon ?

Je voudrais vous voir une minute.

Attendez, je rentre après d'une intervention.

C'est au sujet de Robert Fisto.

Vous pouvez nous suivre ? Voilà tout de suite ? Oui. Le capitaine est prévenu.

Ça arrive ? Il y a un problème ? Non, non, non, ça va, c'est bon.

Excusez-moi.

Cher monsieur André Ron, vous seriez surpris d'apprendre le

nombre d'Atatins qui ont bu de mon café dans cette taille.

J'adore le café.

Eh oui, c'est un vif.

Un vrai vif.

J'en bois tout le temps.

Vous pouvez arrêter ?

Ceci est bien le procès-verbal d'audition que vous venez de signer ?

Oui.

Tout à l'heure, vous m'avez dit connaître, je cite, vaguement Anne

Rissot, restante veuve de mon collègue Robert Rissot.

Je me trompe ? Non, non, c'est bien ça.

Alors comment se fait-il que nous ayons répertorié sur la remontée d'appel de la

ligne téléphonique d'Anne Risson plusieurs conversations entre elle et

vous à partir de la cabine de votre caverne alors que vous étiez le seul

pompier libre de son temps ? Ne

répond pas.

Vous étiez libre le jeudi.

Oui, pourquoi ? C'est amusant.

Autrefois, les enfants étaient libres le jeudi.

Vous vous souvenez peut-être, les parents disaient la semaine des quatre

jeudis. Eh oui.

Maintenant, c'est le mercredi.

C'est comme ça.

C'est la vie.

Que faisiez-vous tous les jeudis depuis six mois en compagnie d'Anne Risseau

dans la chambre numéro 15 de l'hôtel du Dôme à Paris, 12e arrondissement ?

sous les noms d'emprunts de M.

et Mme Durand, avec un T ou un D, selon l'humeur.

Ne répond pas.

Vous expliquez-vous que l'ADN de votre famille correspond au sperme prélevé aux

urgences médico-judiciaires dans le vagin de Mme Risseau, pour un viol

supposé, viol perpétré, selon elle, par l'assassin de son mari.

Ne répond pas.

Monsieur Andréon, j'aime informer chacun avec calme et précision.

Dans votre cas, l'affaire sera simple. Vous allez être mis en examen pour

meurtre.

Vous savez, par nature, comme par profession, évaluer les risques.

Alors, pas de cris, pas d'hystérie.

Surtout,

de la méthode.

Dites-moi simplement la vérité sur ce qui s'est passé.

Ensuite, il est probable que nous pourrons, ensemble,

dégager les circonstances atténuantes.

Peut-on avoir un peu de café ? Avec plaisir.

Allez, Joël ! Le boucher, il est là, hein, mon petit ? J'ai envie d'être

plaqué par sa maîtresse, l'amant des barques et la viole.

Le mari de pointe, baston, ses victimes défenses et un pomplard au paradis des

cocus.

Alors, la petite, qu'est-ce que tu penses de ce beau mélo ? Eh ben, je

trouve ça un peu bizarre.

J'ai l'impression qu'un trousseau protège Andréon.

Il aurait pu monter le coup à l'avance avec le viole comme disant celle.

Cher Zakowski, que dis-tu du flair de notre jeune stagiaire ? Faut voir.

Faut voir, écoutez-le celui-là.

Bon allez, on termine de déjeuner et on va parler de tout ça à Galio.

Ah non, merci.

Sans déconner.

Vraiment, je vous comprends pas. Je vous fais shintok le jour de la fête

nationale.

Monsieur Andréan, ici présent, a reconnu avoir une relation sexuelle avec vous

depuis plusieurs mois.

C'est vrai.

On se voyait depuis six mois.

Le jour où votre mari était, vous avez voulu M.

Andréane ? Non.

Alors comment se fait-il qu'il y a le rapport d'analyse, mention, rapport

sexuel entre vous ce jour-là ? Répondez, Mme

Rousseau.

C'est parce que... parce qu'on a fait l'amour la nuit juste avant.

Que s'est-il passé lorsque votre mari est rentré de la caserne ? Je vous l'ai

dit, j'ai été agressée. La vérité, Mme Rico.

C'est la vérité que nous voulons entendre. C'est à Mme Rico que je me

dresse.

J'annonçais à Robert que je voulais quitter. Il s'est mis à me frapper.

Il voulait savoir avec qui je voulais partir.

Et puis... Il est sorti de la pièce.

J'ai appelé Jean-Yves à la caserne.

Tu y crois, toi ? Il a tabassé, après il allait se téléphoner.

Mon mari est revenu, il m'a vu raccrocher, il a hurlé, il s'est jeté

sur moi en me traitant de tous les noms.

Il a déchiré mes vêtements, il voulait me forcer. Je suis arrivé et je l'ai

frappé avec le feu.

Savez-vous, monsieur Andréan.

C'est bien ce qui s'est passé, madame Rousseau ? Oui.

Quand on a vu qu'Urbert était mort, il m'a aidé à supprimer les empreintes.

Le gentil pompier tire la femme battue des flammes.

Tu vas faire chialer le jury avec moi.

De nouveau.

Tu aurais pas en cours ? Ouais.

Têtez votre joie.

Et vas-y, fonce ma belle.

J'espère que c'est important, Lieutenant.

Voyez-vous, Madame Rissot, durant toute notre enquête, nous avons réfléchi à

partir d'une même hypothèse avec laquelle toutes vos versions concordent.

Qu'il s'agisse de celle du violeur imaginaire, de votre amant violeur ou de

votre mari violeur.

Le meurtre a eu lieu après l'appel à la caserne et juste avant l'appel à la

police. Pas une prochaine de 19 minutes.

Le point commun à toutes ces versions est tant de vous éviter la prison.

Elle n'a rien fait, elle voulait me protéger, c'est tout.

Elle est complice de meurtre.

Aux yeux d'un loin, elle est autant responsable que vous, monsieur

Andréanne.

Vous en courez tous deux la même peine.

Allez, allez, faisons le coup de grâce, là.

Or, tout s'éclaire si on considère l'hypothèse inverse, à savoir que le

meurtre de M.

Rissot a eu lieu avant l'appel à la caserne.

Appel qui ne pouvait donc pas lui être destiné.

Madame Rissot, est-ce que vous avez raconté toutes ces histoires pour éviter

d'accoucher en prison ?

Anne, on se tait.

Oui.

C'est moi qui l'ai tué.

Il voulait me violer, j'ai eu peur pour mon bébé.

Le fer était là, alors j'ai tapé.

J'ai tapé.

Anne m'a appelé à la caserne, complètement affolé.

Je suis venu, je l'ai calmé.

J'ai effacé les empreintes et puis j'ai dit d'appeler la police.

Et voilà, un marais violent et deux vies foutues en l'air.

C'est terrible, cette femme qui tue peut protéger son propre enfant.

Au début, c'est toujours comme ça.

On est touché par les coupables.

Et après, on s'y fait très bien.

Bon,

les cocos, moi, je ne voudrais pas briser cet élan d'apitoiement vraiment

très touchant.

Je dirais bien m'en jeter un petit aux trois souris.

C'est gentil, Jean-Louis, mais il est un peu tard, là.

Attends, Françoise, je crois qu'on ne t'a pas bien compris.

C'est un ordre.

Alors, dans ces conditions...

Non, mais en fait, c'est tout bête. Quand j'ai vu les produits bio et l'eau

gazeuse sur les factures des courses, là, j'ai commencé à avoir la décision.

Parce que je faisais exactement la même chose quand j'étais enceinte de Manon

pour éviter les nausées.

Puis après, quand sur les ordonnances, il y avait des trucs prescrits contre

les brûlures d'estomac, là, j'étais pratiquement sûre. Puis bon, au labo,

quand il y a resté du temps d'un briseau pour les expertises ADN, ça a confirmé

que le test de gorgeuse était positif.

Bon, les amis...

Je lève mon verre à l'arrivée du lieutenant Tessier dans notre groupe.

Quand les témoins ne se suscitent pas, elle nous en fait très beau coupable.

Ah, Polo ! Un verre pour mon ami.

Le président de Caroline Tessier, qui remplace Duquesne.

Enchanté, Polo.

Il est beaucoup plus sexy que Duquesne.

S'il vous plaît, un petit peu de silence.

Un petit peu de silence.

Voilà, pardon, c'est bon.

Françoise, de la part du groupe.

Bon anniversaire. Alors là, c'est très gentil.

Bon anniversaire.

Joyeux anniversaire.

Joyeux anniversaire patron.

Joyeux anniversaire.

Je ne sais pas pourquoi, mais elle sent le cadeau intéressé. Pas du tout.

Ça va, chérie ? Il y a de nouveau ?

Non, rien.

La routine.

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