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Original subtitles

FEMMES DANGEREUSES

Phébus, toi qui te lèves libre

et heureux

au-dessus de nos collines,

dompte tes destriers…

Tu parles de dompter. Debout !

Debout !

T'es pas jaloux ?

Tu laisses ta femme seule en ville ?

On voit bien que tu ne l'as pas vue.

Tiens, maman.

Si tu savais…

Debout !

Mais pourquoi une telle perte de temps ?

Elle a dû s'envoler… Ça doit être ça.

Elle n'est plus là, c'est sûr.

Ornella…

Ma petite Ornella…

Ornella chou !

Où est la gauche ?

La gauche de quoi ?

La chaussure gauche.

- Bon sang ! - Quelle heure est-il ?

Sept heures. Et ils m'attendent tous.

Je perds un temps fou à la chercher !

Tiens.

- Pousse-toi. - Tu es pénible.

C'est à devenir fou. Où pensais-tu que j'irais ?

Chez la fille du facteur.

Mais je ne l'ai même pas vue !

Moi, si.

Prends ça et tire-le.

Ne tirez pas ! Attendez que la cible soit à portée. À mon signal.

Ne t'arrête pas.

Elles sont parties.

Pourquoi ces alouettes s'arrêteraient-elles juste ici ?

Elles sont curieuses comme des femmes !

Curieuses, mais craintives aussi.

Quelle histoire…

Que dirai-je à Ornella si je rentre les mains vides ?

- Les revoilà ! - Visez… mais ne tirez pas !

On n'en a pas eu une seule.

Regardez !

- Vous avez vu ? - On dirait un grenadier.

Que dois-je faire ?

Tu ne marches pas, tu passes.

Montre-lui, Tosca.

À quoi bon ? Elle ne veut pas apprendre.

- Mais si. Montre-moi, va. - Non…

Ne te fais pas prier, montre-lui.

Bon, d'accord.

Tu bouges tout !

Ainsi marche une femme.

Je peux, si je veux.

Arrête, on voit que tu le fais exprès.

Il faut savoir doser.

Bien sûr, vu ton passé de scène…

Quel passé ?

- La danse du ventre. - Moi ?

Oui ! Je t'ai vue dans Je vais te laisser tomber.

La scène des Odalisques. Évidemment que tu sais marcher.

Alors, regarde Ornella.

Ornella, montre-lui.

Tout de suite.

Elle n'a pas fait de théâtre.

Non, jamais.

Pas même à l'école, chez les sœurs. Regarde.

D'accord, ça bouge.

Les Italiennes marchent ainsi.

Vois Angelina, une fille simple.

- À vos ordres ! - Rien, merci.

Vous permettez, madame ?

Pour quelle raison marcherait-on ainsi ?

Pour tourner la tête des hommes ?

Qu'y a-t-il de mal ?

C'est mauvais pour nos maris.

Vu ce qu'ils nous font, ce n'est rien.

Et ils voient toutes les femmes qui passent.

Federico est différent !

Quelle idolâtrie !

Il est comme les autres, voyons !

Pourquoi serait-il différent ? Pour t'avoir épousée ?

- Parce que nous nous aimons. - Claudina, tu es si gamine !

- Ce n'est pas vrai ! - Quel rapport ?

Bruno m'aime aussi, mais si je ne le bridais pas,

ce serait aventure sur aventure.

Je fais exactement l'inverse. Je le laisse libre.

D'ailleurs, il fait un concours pour partir un an aux USA.

Tout seul.

Et je l'aide à gagner.

Aux USA ? Comme si c'était à côté !

Prie pour qu'il perde. Crois-moi.

Tu es méchante.

Écoute, veux-tu faire un pari ?

Lequel ?

Que si l'une de nous,

n'importe laquelle,

flirte un peu avec Federico, il ne t'en dira rien.

Pas même l'avoir vue.

Il ne ment pas.

Qu'importe, la question est d'être un homme.

Si tu as du courage, tu accepteras.

Qui ferait la cour à mon mari ?

- Tosca ! - Ornella !

Pas moi. J'ai deux enfants et peu de temps. Vas-y.

Pour ma part, je veux bien.

Si ça peut t'être utile.

Sous contrôle d'Ornella, bien sûr.

Ça te rassurera, elle est jalouse pour quatre.

Moi ?

- Que paries-tu ? - Peu importe, nous gagnerons.

Ça, c'est sûr.

Si tu perds, tu fais la danse du ventre devant tous.

Pourquoi la danse du ventre ?

Si je perds, je la fais. Si je gagne, c'est toi. Et je gagnerai.

On tient le pari. Tosca ?

D'accord.

Qu'en dis-tu ?

Non, je ne peux pas.

Ce serait le début de la méfiance.

Tu as tort.

J'ai dit non, je ne parierai pas.

Besoin de rien ?

Que vends-tu ?

- Du très spécial. - Montre-nous.

Ce sont des perdrix !

On venait aux alouettes.

- Avec succès ? - Tu parles.

Deux par personne, va.

Pour moi, une. Ma femme n'en a pas besoin.

Il en faut neuf, alors.

Pourquoi neuf ?

Deux, quatre, six. Et une, sept.

Que tu es tatillon. J'en veux deux de plus, moi.

Celle-là !

Je sais tout sur les épouses.

- Qui a soif ? - Pas moi.

Moi !

J'ai du tamarin et de la framboise.

Tamarin et orgeat pour moi.

Je vais te chercher l'orgeat.

Laisse, je prendrai juste le tamarin.

J'y vais, ou tu te plaindras sans cesse.

Pourquoi dis-tu ça ?

Si j'avais pu prévoir comment serait la mienne…

Mais qui aurait pu ? Une fois mariée, elle a tant changé.

Quand j'ai compris qu'elle était une tigresse du Bengale…

Eh bien ?

Je disais…

Entre vous, c'est la guerre froide.

Précisément.

- Je vais chercher l'orgeat. - Merci.

Vous permettez ?

Regardez, un hanneton.

Un drôle de nom. On en voit partout. Voyez ces couleurs !

- Vous n'avez pas peur ? - Quel œil de lynx, docteur !

Un hanneton !

Un gros hanneton…

- Dis, Benny… - J'écoute.

À ton avis, le poste que j'ai aux Magasins Réunis est un bon poste ?

Et comment !

Difficile d'en trouver un autre, non ?

Je crois bien.

Bruno a vraiment été chic avec moi.

Tu le connaissais avant ton mariage ?

Moi, non. Ma femme.

Pourquoi ?

- Alors elle te l'a présenté ? - Oui.

- Dis, Benny… - Quoi ?

Ta femme a-t-elle toujours été si…

Si quoi ?

Si…

Laide ?

Pas laide, non. Disons, peu attrayante.

Mais non, dis-le donc, laide. Elle a toujours été hideuse.

Les femmes doivent être laides.

Certes.

Moi, je sens que tu perdrais le pari.

J'ai dit non.

N'as-tu pas vu son regard ?

Sur le hanneton !

Appelle-le hanneton…

Ne t'inquiète pas, maman.

Je m'inquiète, au contraire. Je suis une mère !

Qui a créé le service militaire ? Les mères ?

Non, les pères.

Tais-toi. Par chance, Tato, je connais un colonel.

Tu seras probablement exempté.

- Le pauvre… - Tais-toi, Bertuetti !

On exempte les fils uniques des veuves.

Pourquoi ne t'exempterait-on pas,

toi qui es fils unique d'une mère pire que veuve ?

Car mariée à un délinquant.

Un assassin ! Un parasite !

Qui m'a non seulement trahie,

mais n'a même pas su s'éclipser ensuite !

Ne pleure pas, maman.

On progresse…

Je ne pleure pas.

Où est ma perdrix ?

Caterina, dis à Monsieur qu'on ne sert pas de gibier.

C'est trop excitant.

Mon fils a déjà des boutons. Et avec mon foie…

Madame dit…

Dis à Madame que ce serait mieux que le garçon soit plus nerveux,

et que mon foie est exceptionnel puisque je la supporte.

Monsieur dit…

Donne sa bestiole à Monsieur.

Tu me l'as faite à la sauce chasseur ?

Non, monsieur…

À la plume.

Papa, ne fais pas ça.

Je prendrai le dessert en chambre.

À votre service, monsieur.

Le service militaire ! Les camarades vulgaires, les gros mots !

Que deviendrais-tu ?

Un homme !

Dis à ton père que la musique et ta mère suffisent à combler ta vie !

Dis à madame que manger une belle petite perdrix parfois,

ça change la vie !

Je sais ce que voudrait ton père !

Que tu deviennes un cochon, comme lui.

Si seulement !

Un homme ? Mais tu es un homme !

- Oui, maman. - Mon petit homme à moi.

Monsieur ?

Qu'y a-t-il, là ?

La porte de la chambre de madame.

Ça, je sais. Qui l'a ouverte ?

Madame. Elle avait perdu quelque chose.

Ah oui ?

Peut-être espère-t-elle encore…

Ma chère Caterina, ces espoirs sont vains.

La barrière entre ma femme et moi ne cèdera pas à un espoir unilatéral.

Elle est folle !

Folle !

L'armoire est blindée ! Blindée !

Autre chose, monsieur ?

Non, rien. Va.

- Tu as appris le plus important. - À savoir ?

Ne pas prendre exemple sur ton père.

Un paysan mal dégrossi. Un cynique ! Pas vrai, Tato ?

- Qu'est-ce ? - Des fruits pour Monsieur.

Ça suffit.

Vos fruits, monsieur.

Débarrasse cet oiseau.

- Tu vas étudier un peu ? - Oui, maman.

C'est demain que nous allons au concert ?

Je crois, oui.

Je mettrai ma robe rose… Tu l'aimes bien ?

Oui, maman.

Va étudier.

Bertuetti ! Éteins ce téléviseur, compris ?

- Que me joueras-tu ? - Ce que tu veux.

Alors l'air si doux de Corelli, si religieux.

Très bien, maman.

Merci.

Malédiction !

Sept…

Quatre… douze…

Cinq… six…

Allô ?

Ici Benny, Bruno est là ?

Ce n'est pas grave. C'est pour le service habituel…

Merci, Ornella. Merci infiniment.

Je t'ai bien eue, sorcière !

Faisons entendre la télévision à oncle Benny.

Voilà qui est fait.

Mes jolies souris vont au dodo.

- On peut voir Mickey ? - Allons, gentiment.

- Bichette ! - Que veux-tu, maman ?

Surveille ta sœur. Soyez sages, maman revient vite.

Gioia, regarde la télévision.

C'est ça, chante.

- Regarde ça… - Que fait-elle, elle est folle ?

Chanter…

Une autre perdrix…

- Et alors ? - Au cinquième.

Mais oui ! Et là, c'est sa cuisine.

Non, maman. Tu crois ?

Dis-moi donc, ma jolie, le prix des perdrix ce matin au marché ?

Je n'en sais rien, celles-ci sont un cadeau.

Et comment les cuisinez-vous ?

Avec du vin blanc, ma maîtresse les préfère ainsi.

À toi, il les fait faire au cognac.

Comme ça, il les mange des deux façons.

Et vous la connaissez…

celle du sanglier ? - Non, comment est-elle ?

Elle est très drôle…

Canaille !

Voilà pourquoi il tardait tant ! Il est avec celle des perdrix.

Je l'avais senti dans mon cœur.

Écoute, voici ce que je pense.

Un homme a-t-il besoin de cigarettes avant chaque repas du soir ?

Perdrix, cigarettes…

Écoute ta mère aux cheveux blancs. Il faut partir.

Oui, tout de suite !

Bien, continue.

Voilà, reste énervée, ne te calme pas.

Je vais te faire un café.

Mes agneaux ! Que faites-vous là ?

Vous regardiez la télévision ?

Toi aussi, viens voir papa, mon trésor.

Tu étais au travail ?

Voilà notre rayon de lumière. Beau, bon, généreux…

Tu es mon meilleur avocat !

Pourquoi ne pas venir tous les soirs ?

Bonsoir, mon chou.

Je vais chercher le cognac pour les perdrix.

Et une goutte pour moi.

Bien sûr.

Allez voir la télévision, vous deux.

Ornella se sent mal ?

Elle est fatiguée. La campagne…

Je vois.

Tu es énervée, trésor ?

Maman, mets les enfants au lit.

- Allons, au dodo ! - Laisse-les, je ne les vois jamais.

J'ai dit qu'ils aillent au lit.

Et moi, je veux qu'ils restent.

Un…

- La télé m'a beaucoup plu. - Tu la reverras.

Allez, un bisou maintenant.

Aussi bons que des gâteaux !

Ornella chérie, prends un cognac, ça ira mieux.

Tu auras du chocolat, après.

Regardez maman, elle joue !

Quel bel exemple.

Je te dirai quel bel exemple tu es, toi.

Au dodo, les enfants. Grand-mère a du chocolat.

Allons, trésor. Va avec grand-mère. Au dodo.

Si vous revenez, vous aurez 100 lires chacun.

Renvoie-les, j'ai mis une belle table.

Voilà 100 pour chacun.

Renvoie-les, j'ai mis une belle table.

Allez voir grand-mère.

Tu as donc deux familles ?

Pardon ? Explique-toi, je n'y comprends rien.

Il y a deux perdrix en bas, et deux en haut.

Pour qui te prends-tu ?

En quoi ça me regarde s'ils mangent des perdrix là-haut ?

Je sais ce qu'elle veut, cette cochonne.

Du calme et pas d'injures.

Je ne me calmerai pas !

De quel côté est le buraliste ?

- Quel buraliste ? - Le buraliste !

En sortant d'ici, à droite.

Tiens donc. Et tu es venu de la gauche.

J'ai fait le tour car ils goudronnent la rue.

Tu en doutes ? Regarde le goudron.

Je t'ai vu parler à cette femme.

Je t'ai vu, de mes yeux vu.

- À la dame du troisième ? - La "dame".

Je l'ai rencontrée par hasard.

Si moi, je la rencontre par hasard, je la pulvérise.

D'ailleurs, je vais le faire de ce pas.

Ornella, pas de scène.

Je suis blessé !

Cesse ta comédie.

Tu casses les verres et prends mes chaussures !

Alors va au Samu.

Moi, je monte la voir.

Et ce n'est que le début.

Et change de maison, pour éviter le pire.

On change de maison comme de chemise.

Maman aussi le pense, compris ?

Ça brûle ! Toi aussi, maman ? Merci.

Moi ? Mais es-tu folle ?

Maman, aie le courage de dire ce que tu penses !

Assez ! Une seule à la fois.

Et tout d'abord, éteignons ça.

Parle-lui comme tu me parles à moi !

Je ne t'ai pas enseigné à verser le sang.

Débrouille-toi.

- Où va-t-elle ? - En cuisine.

Maman ! Viens, on va discuter.

Elle ne viendra pas.

Maman, viens ici. Vous êtes à deux contre moi.

Alors dis ce que tu veux de moi.

Je veux déménager, de suite.

Eh bien, ma réponse est non.

- Tu as dit non ? - Non.

Le service de mon père !

Tu l'as démoli !

Je monte la démolir aussi.

Attends, Ornella !

Benny…

Qu'est-ce que ça me fait, si tu n'as pas compris le film ?

Tu es un attardé mental.

Dis-moi, l'appartement au-dessus du tien est-il encore libre ?

Parfait !

Nous viendrons demain,

Ornella et moi.

Satisfaite ?

Tiens, mange. Toi aussi, tu aimes les perdrix ?

Bravo, Tosca.

Tu es un chou. Tu as magnifiquement cuisiné ces perdrix.

Il y a du sel, si tu veux.

Non. C'est exquis.

Bruno les a toutes tuées, non ?

Pourquoi Bruno ?

Moi non, soit. Mais Federico et Benny étaient là aussi.

Bruno a le type du chasseur, non ?

Le type qui plaît aux femmes.

Pas vrai ?

Pour moi, tu fais erreur.

Je t'ai épousé, toi,

donc j'aime les hommes calmes

et affectueux. Comme toi…

Mais admets que Bruno est charmant.

Charmant, tu parles. C'est un fanfaron.

Il n'en a pas attrapée une seule, tu sais ?

Il a tiré toute la matinée sans succès.

- Et elles, alors ? - Nous les avons achetées !

Achetées.

Et comme ton cher Bruno était à sec, je les ai toutes payées.

Qu'y a-t-il de drôle ?

Formidable !

Formidable !

- Qui est formidable ? - Bruno !

Tu le trouves formidable ?

S'il fait mouche, c'est le chasseur modèle.

S'il n'atteint rien, il est formidable.

Que comprendre aux femmes ?

- Allons, il est charmant. - Charmant, oui.

Une canaille sympathique.

- Où vas-tu ? - Téléphoner.

Et tout dire à Ornella ?

À Ornella, non. Ce ne serait pas assez drôle.

Voici les perdrix, à table !

Allô ?

Je t'écoute, Tosca.

Comment ?

Non, je ne lui ai pas demandé.

Incroyable !

Je te l'assure, Pirro me l'a dit.

Oui, toutes achetées.

Demande-lui. On va voir ce qu'il dira.

Un mensonge est un mensonge.

Je lui demande tout de suite.

Non, je te rappellerai. Au revoir.

- Qui était-ce ? - Tosca. Elles sont bonnes ?

Délicieuses.

Elles sont meilleures que celles qu'on achète ?

Tu ne manges pas ?

Combien en as-tu tuées ?

- Qui ça, moi ? - Oui. Toi.

Je ne sais. On a tiré toute la matinée.

Une perdrix, c'est rare. Si on en prend une, on s'en souvient.

Deux.

Oui, ça me revient. Deux.

Une après l'autre.

Mange, ça va durcir.

Je n'ai plus faim.

Pourquoi donc ?

Parce que.

La chasse est une chose cruelle, je ne te croyais pas l'être.

Quelle petite fille.

Mes amies aussi me le disent.

Je ne voudrais pas qu'elles aient raison… en tout.

Je la mange ?

Mange-la donc. Je vais me faire cuire un œuf.

C'est toi, Tosca ? Ici Claudina.

Oui, on dirait.

Dis, pour notre conversation…

Oui, le pari. La danse du ventre.

Je veux bien parier. Faisons-le.

Je vous ai fait attendre ?

- Oui. - Bonjour.

Ça n'est pas du jeu !

Pourquoi, qu'est-ce que j'ai ?

Tu vas créer un embouteillage.

Mais si ça te va…

On se disait qu'il faudrait laisser tomber.

On est trois femmes honnêtes et on se fait confiance, non ?

Croyez-vous que je ferais du tort à Pirro et à une amie pour gagner ?

Mais…

Décide-toi. Que fais-tu ?

Qu'en dis-tu ?

Tu le sais. C'est à toi de choisir.

Il fallait y penser avant.

Il est trop tard. La "600" est grise, décapotable,

et immatriculée 21 - 7 - 900.

Au revoir !

Que vas-tu faire ?

Je n'en sais rien. Selon mon inspiration.

Rendez-vous aux Magasins Réunis.

Je vais t'aider. Prenons un taxi et suivons-les.

Ce n'est pas loyal.

Elle l'est ?

Oublie-le, s'il est pénible. Et puis, il est soigné par un autre.

Tu as raison.

Au revoir.

- Tosca ? - Oui, en chair et en os.

Je passais… j'ai des escarpins trop serrés.

Vous m'emmèneriez, docteur ?

Bien sûr. Où allez-vous ?

- Et vous ? - Vers le centre-ville.

Alors va pour le centre-ville.

Suivez la "600", je vous prie.

La chaleur revient, pas vrai ?

Comment va la vie ?

Ah, la vie…

Elle est parfois si dure, la vie.

Avec vous ? Je ne le pensais pas.

Je vous vois toujours si…

souriante.

Bien souvent, c'est le clown qui a le plus de chagrin.

Nous nous connaissons depuis si peu, Federico.

L'amitié ne se compte pas en heures.

Je n'aurais pas dû monter, je m'excuse. Arrêtez-vous.

Racontez-moi donc ce qui ne va pas.

Croyez-vous que je puisse en parler, justement à vous ?

J'ai des ennuis.

Pirro ?

Vous êtes enceinte ?

Si seulement !

Soucis d'argent ?

Oui ! Cent mille lires.

Il me faut cent mille lires. Je suis à bout.

C'est comme un cauchemar.

Je suis prête à tout.

Ils vont aux Magasins Réunis.

Madame, ils ont changé d'avis.

Mais où vont-ils ?

Je l'ai soigné plus d'un an.

Il a été mon premier accident.

Oui, il est mort. Ceci dit, il avait 90 ans.

Une famille horrible, des ignorants, des bouseux.

Pour eux, j'étais un criminel.

Ils m'ont dit : "Docteur, vous avez tué Grand-père".

Depuis ma facture… silence.

Et maintenant ?

On va réessayer. Vous voulez cent mille lires, non ?

Incroyable ! Ils s'en vont déjà dans les champs !

Il est pire que mon mari.

Obsédés !

Et les femmes au foyer.

Vous voudriez qu'on emmène nos femmes dans les champs ?

Il faudrait la ceinture de chasteté obligatoire pour les maris !

Soyez tranquille, vous l'aurez, madame.

TAVERNE BECCACCIA avec chambres

"Taverne avec chambres."

Il a déjà dû venir ici.

Il ne descend pas. C'est elle qui y va.

Alors, c'est elle qui connaît.

Pourquoi remet-elle le boléro ?

À sa demande ? Il sera déjà jaloux.

Sachez que le taxi n'ira pas en chambre.

Mais la police si !

Prenons-les sur le fait.

- Au commissariat. - Non ! Rentrons.

C'est mieux. Et puis le pardon est la meilleure vengeance.

Quel pardon ? Allons à la police !

- Je veux rentrer. - Tais-toi !

Qui est l'épouse ?

- Moi ! - Mais je réponds.

Il n'y a qu'une épouse.

- Rentrons à la maison. - À la police !

Madame a raison. Rentrons sans se fâcher.

La vie est courte.

Ils croient encore que je l'ai tué ?

Oui.

Alors, pas d'argent ?

Au contraire, j'ai même eu dix mille lires de plus.

- Les voici ! - Pourquoi ?

Ils ont hérité d'une énorme somme.

Grâce à vous, docteur, parce que vous êtes si compétent.

Comment vous remercier ? Vous avez été un trésor.

Ce n'est rien, voyons.

- Je me sens émue… - Moi aussi.

Mon cœur palpite, comme à la montagne. Vous sentez ?

On ne sent rien ainsi, juste le cœur qui bat.

Que faire pour mieux sentir ?

Un électrocardiogramme.

Vous le feriez ? S'il vous plaît.

Quand vous voulez.

C'est trop facile pour lui, ça.

Si tu avais tort, soit. Mais tu as raison.

Fais-lui une belle scène.

- Ai-je raison ? - Ta parole est d'or.

- Écoute une vieille. - Pardon ?

Je parlais d'expérience…

Je sais très bien ce que j'ai à faire.

En cas d'adultère, toute scène de jalousie est une erreur.

Quoi ?

La femme moderne reste calme et quitte dignement le toit conjugal.

Ce qu'il faut entendre !

Ma chère madame, vous avez tout faux !

Dans ces situations, on ne bat pas en retraite,

on part à l'attaque ! On charge !

En premier lieu, il faut perdre son calme.

- Il le faut. - Et puis ?

Jeter le mari dehors.

C'est cela, le jeter dehors.

Je vous en prie,

laissez-moi.

Comment affronterais-je une femme tellement mieux dotée physiquement ?

Donc mon mari, qui arrive, traverse une crise névrotico-sexuelle.

Cela a été scientifiquement observé chez les 25-30 ans.

- Je le reconquerrai après. - À 80 ans !

Attendez-moi ici.

- Quel langage compliqué ! - Mauvaise éducation.

- Bonsoir, trésor ! - Bonsoir. Il t'attend.

Je dois t'en raconter une bien bonne.

Tu te souviens du patient aubergiste ?

Comment, non ? Celui qui…

Celui qui est décédé.

Zut, on n'entend rien.

Pourtant, on devrait. C'est un appartement moderne.

Tu es le meilleur mari du monde !

Mais… ils s'embrassent ?

La peine est trop forte.

Que me fais-tu à déjeuner ?

Ce que tu voudras, mon chéri.

- Dis-moi. - Oui ?

As-tu rencontré Tosca par hasard ?

Du tout. C'est le plus étrange.

Je l'ai trouvée assise dans ma voiture.

Et toi, es-tu entré dans l'auberge ?

Je n'ai pas eu le cran.

J'y ai envoyé Tosca, qui a été parfaite.

Et ton patient ?

Viens, maman. Elle a gagné. Partons.

Sont-ce des maris ?

Quel intérêt d'être mariée ?

Partons.

Entre. Assieds-toi.

Non, quand vous serez sortis.

Pas de caprice ! Fais-toi voir assis à ce bureau.

Venez. Le fauteuil est à vous, monsieur.

C'est sur mesure !

Aviez-vous déjà vu quelqu'un avoir honte de sa promotion ?

Les livraisons ont été faites. Bonne chance.

Je reviendrai vous saluer.

Bon voyage, monsieur.

Et tous mes vœux.

Au revoir, monsieur.

Mademoiselle, je voudrais…

Notre Pirro national. Satisfait ?

Voici : lignes interne et externe, garde le numéro secret,

l'interphone, ici pour parler à tous, là pour me parler.

Le DG est sorti.

Le DG, c'est moi. Rejoignez-nous, ma chère Zamparini.

Je voudrais la liste des employés…

Que fais-tu ? Tu donnes des ordres à Xenia ?

C'est la secrétaire de Valedoni.

Donc la mienne, non ?

Non. Xenia devient ma secrétaire.

- Pourquoi ? - Car je t'aime bien.

Tu auras la meilleure secrétaire de la société.

Entrez.

Vous désirez ?

Voici Mlle Zamparini, ma secrétaire personnelle.

Je m'en prive au nom de la vieille peau…

Je veux dire, de notre vieille amitié.

Je t'en sais infiniment gré.

Mlle Zamparini, êtes-vous contente ?

Un travail en vaut un autre.

- Bien entendu. - Êtes-vous contente aussi ?

Moi, "j'exécutionne" les ordres.

Bien dit, Xenia.

Bien dit. Où habitez-vous ?

Derrière Saint Pierre.

Moi aussi ! S'il pleut, vous pourrez profiter de ma voiture…

Allez maintenant voir les consignes avec Mlle Zamparini.

Oui. Au revoir, monsieur.

Venez avec moi.

Pas un mot à ma femme du changement de secrétaire !

Ne t'inquiète pas.

On se revoit, mon Pirro !

Et merci, Bruno !

De rien !

Je vais parler aux employés. Qu'ils montent.

Oui, M. le Directeur.

Merci.

Non, car samedi, c'est fête nationale.

- Alors on a trois jours. - Quatre, car mardi je serai malade.

- Tu as été au cinéma, hier soir ? - Je n'y vais plus.

Pour moi, le directeur commerci…

M. Benedetti.

Il n'a pas de qualités. Et tu as vu sa femme ?

On dirait Frankenstein !

Si ça ne tient qu'à ça,

le nouveau directeur commercial aurait dû devenir président de l'UE.

Avec une telle femme !

Il a une période d'essai.

Pour lui ou pour sa femme ?

Pour sa femme, bien sûr !

Essai réussi, alors.

Et comment ! Elle était danseuse.

C'est vrai, ça ?

Elle a une paire de…

- Allons, les gars, au travail ! - Allô ?

Ici les Magasins Réunis.

Oui.

Bonjour M. le Directeur.

M. le Directeur.

Vous êtes très jolie, mais ce col ne convient pas.

M. le Directeur, que puis-je pour vous ?

Qu'on me fiche la paix.

On croirait que je suis président de la République.

Le dicton "travailler et se taire", adoptons-le, d'accord ? Rompez !

Minute !

Une dame blonde, bien mise, va venir ici.

C'est une cliente importante, appelez-moi.

À vos ordres.

- Vous êtes nouvelle ici ? - Oui, M. le Directeur.

- Vous désirez ? - Merci, j'attends quelqu'un.

Où habitez-vous ?

- Rue Varese. - De quel côté ?

Près de la gare.

Comme moi.

N'hésitez pas à profiter de ma voiture s'il pleut.

La dame blonde est là.

Merci. Mais ce n'est pas elle !

Quel plaisir !

On ne dirait pas, à te voir.

C'est la fatigue. Le travail…

Tu es toujours dans mon cœur.

Ça recommence ?

J'ai retrouvé ce matin ta photo du "cœur en miettes", tu sais ?

Il l'était, tu sais…

Quelle photographie ?

Celle donnée en salle.

"J'ai le cœur en miettes pour toi, ne m'oublie pas."

Tu l'as encore ?

Dans l'album de celles qui sont restées ici.

Tu pourras me la rendre.

Et tu passerais à l'album Mes fleurs ?

Tu es fou ! Rends-la-moi de suite, alors.

J'ai promis à Pirro de détruire mon passé.

Ne recommençons pas avec Pirro. Reviens.

Y a pas à dire, il n'en rate pas une.

D'où la promotion du mari.

Je l'ai proposé comme directeur commercial. Il siège tel le Pape.

- Merci ! - Monte le voir.

J'irai, mais plus tard. J'attends ta femme.

Ornella vient ?

On a rendez-vous à la ganterie.

Pas de rendez-vous ici, voyons ! Ce n'est pas un salon.

Je rêve…

Je dois y aller. On ne s'est pas vus !

D'accord.

J'ai gagné ! Prépare ta danse du ventre,

et les cent mille lires.

- Il lui a vraiment tout dit ? - Tout. C'est écœurant.

Bonjour, madame.

- Vous attendez le directeur ? - Oui.

Excusez-moi.

T'a-t-il aussi parlé de l'électrocardiogramme ?

Quel électrocardiogramme ?

J'irai après à l'hôpital le faire faire.

Il n'en a rien dit.

Alors tu n'as pas encore gagné.

Il m'en parlera.

Sors de là !

Cher amour, qu'y a-t-il ?

Je voudrais te tuer.

Pas de scandale ici ! Pense à mon vieux père qui est fier de moi.

Et à ma réputation…

D'accord. Alors sors le chéquier.

Pour quoi faire ?

- Sors le chéquier. - Ne hurle pas !

Allez vous occuper des clients du fond.

- Bonjour. - Le chéquier !

- Ne crie pas ! Tiens, le voici. - Alors, signe.

Quoi donc ? Je n'ai même pas de stylo.

Signe.

Grouille-toi.

- C'est fait ? - Oui. Quel montant ?

Je m'en occupe. Donne-le-moi.

Mais la somme ?

Je m'en occupe, donne.

Un autre. Signe.

Comment, deux ?

Signe !

- Le montant ? - Je m'en charge.

- Donne. - Mais les montants, voyons !

As-tu fini ?

Si je t'y reprends, tu finis en prison et plumé.

Monsieur, la dame blonde est là.

Ça m'est égal.

Et vous êtes viré. Ouste !

- Et le prix ? - Trois cent cinquante.

Au revoir, madame.

- Tu as effrayé le chou-à-sa-maman. - Qui ça ?

Le chou-à-sa-maman, le fils Bertuetti.

Une demi-heure qu'il veut entrer, et toi, tu l'effraies.

Tu crois qu'il t'aime ?

Qui sait ?

Regarde-le, pauvre petit !

Je pars, et on voit s'il entre ?

Pourquoi pas, essaie !

- Elisa ! - Oui ?

Viens à ma place. Je ne suis pas son type.

Comme avant, et plus qu'avant

je t'aimerai

pour toute la vie, ma vie.

Bonsoir.

Je voudrais un comprimé.

Pour maman ?

Oui. Non… pour moi.

Tenez.

Faudrait-il mieux en prendre deux ?

Ça dépend. Qu'avez-vous ?

J'ai mal à la tête.

Prenez-en deux, alors.

Merci !

- Vous les voulez sur place ? - Je peux ?

Tu vois, Benny…

Même si je n'ai entendu aucune parole qui ne soit pas respectueuse,

mon épouse… - Une bien belle femme !

- Tu vois ! Tu le penses aussi ? - Quoi ?

- Que Bruno… - En quoi ça le concerne ?

Bruno est mon supérieur direct,

ma promotion dépend de lui. - Et alors ?

Mais oui, je n'y avais pas pensé.

Tu vois !

Tu y pensais aussi et te taisais !

C'est toi qui m'y as fait penser.

Mais c'est impossible.

Bien sûr. Toutefois…

Mais tu ne soupçonnerais pas…

Non, ma femme est au-dessus de tout soupçon.

C'est Bruno qui est dessous.

Voici la sorcière.

- Docteur ! - Qu'y a-t-il ?

Auriez-vous vu mon petit Tato ?

Il est là.

Quelle idiote.

Trésor de ta maman !

Tu as raison de faire vérifier ton poids.

Bonsoir, Mme Bertuetti.

Bonsoir.

Docteur, s'il vous plaît…

Mon petit, au lieu de grandir, rapetisse chaque jour. Regardez-le.

Il n'a pas l'air malade, plutôt tout le contraire.

- Ton poids ? - Soixante-six.

Un faux maigre, madame.

- Fais voir ta langue au docteur ! - Maman !

Tato, fais-la voir !

Il souffre aussi de constipation.

Madame…

Il est parfois la proie d'un peu de météorisme.

Madame, votre calmant est arrivé. Prenez-le donc.

Merci. Donne le bras à maman.

Je repasserai. Merci beaucoup.

Viens Tato. Allons, mon fils.

Une vampire. Elle me le détruit.

Je vais la tuer, parole d'honneur.

- Benny ! - Oui ?

As-tu encore ton pistolet d'ordonnance ?

Non, je l'ai jeté.

J'ai tout jeté. Cape, écharpe, galons… tout.

Et c'est façon de parler. Qui irais-je tuer ?

Le pistolet, c'est pour moi.

Dans ce cas… Tu es devenu fou ?

Il me faut pourtant agir, moi !

Quand ils me félicitent, au bureau,

il y a des sous-entendus. Je connais ces chameaux !

Mais arrête un peu !

Avant de faire une tragédie, il faut des preuves.

Comment faire pour avoir des preuves ?

Et quelles preuves ? C'est donc vrai ? Tu sais des choses ?

Non ! Ouvre tes yeux, surveille et tu verras…

qu'il n'y a rien.

Benny, aide-moi. Que faire ?

Que faire ?

Ne cours pas après le ballon.

Quel ballon ?

Le ballon, l'épouse, la femme…

C'est l'homme qu'il te faut marquer.

Bruno ?

Mais oui ! On parle de lui, non ?

Suis mon conseil.

Pour bien contrôler le ballon, tu dois marquer l'homme.

"Marquer l'homme".

Merci, Benny.

Bonsoir, monsieur.

Et félicitations.

Que faites-vous ici ?

On monte les meubles du directeur général.

Il emménage ici, vous l'ignoriez ?

Tous le savent !

Misère de misère.

Benny ! Oh, pardon.

J'ai une information !

Quoi donc ?

Bruno emménage ici juste au-dessus de toi.

Que t'ai-je dit ? Marque l'homme. Plus près de lui, impossible !

Écoute… Tu es sûr de ne pas avoir le pistolet ?

Mais c'est une obsession !

Non.

Désolé…

C'est grave, docteur ?

Pas du tout, semble-t-il.

Vous me le dites sur un ton…

Quel ton ?

Qui cache une mauvaise nouvelle.

Vous êtes vraiment méfiante.

Voulez-vous écouter votre cœur ?

Là. Tenez-moi ça.

Il est très régulier.

Qu'est-ce que c'est ?

Je l'ignore.

J'ai pensé à une chose et mon cœur s'est affolé.

À quoi donc ?

Vous ne voyez pas ?

Puis-je voir la bande ?

Attention aux fils des capteurs. Voilà.

Regardez. Que comprenez-vous ?

- Comment est votre cœur ? - Tout aussi sain.

- Alors faites-le aussi. - Quoi ?

- Tout ce bazar. - Pourquoi ?

La comparaison des bandes dira si vous avez menti.

On ne peut les comparer, chaque cœur répond différemment.

- Faites-le quand même, ça m'amuse. - Allez.

Soyons sérieux. Ce n'est pas un jouet !

Du balai !

Le Professeur arrive.

Bonjour, Professeur.

- Honte à vous ! - Oui, Professeur.

Je suis désolée. C'est de ma faute.

Ne vous inquiétez pas. Il aime faire le dictateur.

Alors nos cœurs sont aussi sains l'un que l'autre ?

Raison de plus pour les arrêter.

Il faut mourir ?

Non… je veux dire arrêter de jouer.

- Jouer ? - Oui, jouer.

Écoutez, Tosca.

Vous me prendrez pour un idiot qui n'apprécie pas

un souffle au cœur imaginaire.

Mais j'essaie de travailler sérieusement avec mes patients.

Mais parfois, vous jouez.

Jamais avec les amies de ma femme.

C'est la seule raison ?

C'est possible.

Écoutez, Tosca…

Savez-vous le plus difficile ?

C'est être un médecin sérieux dans une telle situation.

Dit ainsi, Federico, c'est presque un compliment.

Carpi !

C'est votre signature ?

Oui, Professeur.

Suis-je mort, que vous signiez à ma place ?

Le cas était simple.

Un cas n'est simple que si je l'ai décrété tel !

Oui, Professeur.

- Grimandelli est-il déjà parti ? - Oui.

- Il allait opérer cette nuit ? - Une urgence. Le patient…

Les patients doivent l'être et attendre le chef de clinique !

Et vous aussi, les jeunes, soyez patients. Votre tour viendra.

Mais tant que je vivrai,

les seules opérations accessibles pour vous

sont celles apprises en élémentaire. Compris ?

Saperlipopette…

Il vous traite toujours ainsi ?

Non, parfois c'est bien pire.

Pauvre Federico.

Ça vous étonnera, mais en trois ans, je n'ai pas encore pu opérer.

M'étonner, non. Mais ça me paraît injuste.

Qu'y puis-je ?

Je ne m'y connais pas bien,

mais je pense qu'il faut tracer sa propre voie tout seul,

sans attendre d'en avoir la permission.

Je dis des bêtises, comme toujours.

Non, pas toujours.

- Federico ! - Qu'y a-t-il ?

J'ai si mal au cœur…

Le cœur me fait mal.

Comment ? Toi aussi ?

Pourquoi moi aussi ?

J'ai vu Tosca aujourd'hui, elle se croyait malade.

Elle voulait faire un électrocardiogramme. Attends…

Elle allait aussi bien que toi. Dors.

Pirro ! Où es-tu donc ?

Tu es ici pendant que tous fêtent ta promotion ?

Mais voyons, je suis encore à l'essai. Dis-leur.

Pure formalité ! Bois.

Un verre pour mon mari !

Donne, sinon tu vas être malade.

- Tiens, Pirro. - À ta promotion, mon chéri.

À notre santé !

Bois !

Pas trop, Tato, ou tu seras malade !

Bois, Pirro. Je te porte un toast spécial.

Avec plaisir.

Et un toast aussi à ma chère amie Tosca.

Mais en privé. Viens.

- Pourquoi ? - Je te le dirai. Viens.

- Où allons-nous ? - Tu es exclu, c'est privé. Tiens.

Pardon.

- Que fais-tu ? - Une grimace.

- Et pourquoi ? - J'ai gagné le pari…

Pirro ! Tosca t'a préparé une belle surprise !

Venez voir !

- Combien de verres as-tu bu ? - Quatre.

Oui, quatre de chaque.

Ça fait quatre jours que j'ai gagné.

Il m'a tout dit, électrocardiogramme compris.

Tu as gagné. Et alors ?

Alors tu payes. La danse du petit ventre.

Elle est ivre, emmenons-la. Elle devient dangereuse.

Ornella, ferme la porte.

Si je perdais, je la faisais.

Mal certes, mais bon.

Mais je blaguais !

Moi non. Pirro, maintenant…

Maintenant, arrête. Reste là et tais-toi.

Pirro ! Tosca pensait réussir à…

Arrête ! Tosca, aide-moi, elle est intenable.

Raisonne cette sauvage !

- C'est un chantage. - Non. Une victoire !

Il manque la musique.

- J'en ai, moi. - Et le costume.

- Faux, tu as un coffre de théâtre ! - Reste ici !

Dis, ça vient de notre rayon jouet ?

Oui. Attention, je les ai payés !

Je peux entrer ?

Je peux ?

Voici le coffre !

Tosca !

Pirro, ce sont les costumes de danseuse de Tosca !

Sortez tous un instant.

Nous avons fait un pari.

Quel pari ?

Va m'acheter des américaines.

Pourquoi sort-on ?

Toi aussi, Pirro, je te prie.

- Dis-moi de quoi il s'agit. - Plus tard.

Que veux-tu, chérie ?

Tu t'ennuies, pas vrai ?

Comment ça, non ? Ça se voit.

Mais non.

Ce soir, tu voulais regarder la boxe à la télévision.

Si tu rentres, tu verras le dernier match.

Mais c'est tard, et puis ici…

Je m'occupe de t'excuser auprès d'eux. Allez, file.

Tu es un amour. Je sais quoi faire.

- Y aller. - Non.

Lire le journal suffira. Ça m'intéresse peu, en fait.

Que veux-tu, Bertuetti ?

Lolita, nos hostilités durent depuis des années,

mais s'agissant de notre fils, une trêve s'impose.

Une trêve ? Brève, alors.

- Notre fils est pâle. - Pâle ? Non.

- Si. - Pourquoi ?

Il boit, fume, fait des excès.

Je t'ai vu !

C'est vrai qu'il est pâle !

Que faire ?

- Un canari. - Vivant ?

Un canari, c'est de l'eau bouillante et un zeste de citron !

- Je le fais ici ? - En cuisine !

- Où est-elle ? - Au fond, à droite.

Reste tranquille, Tato, maman te fait le cui-cui.

Ce que Bertuetti a dit.

Papa, je te jure que je n'ai jamais bu ni fumé.

Ah, bravo.

Bravo. Et ça te fait rire ?

Pourquoi ne te voit-on pas fumer, boire, danser ?

Invite donc une de ces beautés à danser.

J'invite maman ?

Au diable maman ! J'ai dit des beautés, il choisit sa mère !

Il est temps qu'on parle sérieusement.

Y a-t-il une femme,

même une seule, qui te plaise ?

Il y en a beaucoup.

La Française du dernier étage ?

- Laquelle ? - Comment, laquelle ?

La grande, très plantureuse. Celle aux cheveux mauves.

Mauves ? Je ne l'ai pas remarquée.

Pas remarquée ?

Il ne l'a pas remarquée…

Tu ne l'as pas remarquée !

La professeure de chant ?

Au premier étage ?

Un peu courtaude, mignonne, des lèvres charnues, et des yeux

qui te regardent et te…

Oui. Mais… ce n'est pas…

Ce n'est pas ton type.

Et la pharmacienne ?

Non ! Celle-là, non.

Celle-là, non ?

Elle ouvre en nocturne, cette pharmacie ?

Oui, pourquoi ?

Passons un coup de fil à la pharmacie.

- Pourquoi ? - J'ai une brûlure d'estomac, viens.

- Le numéro ? - Je l'ignore.

Dis-le tout bas…

85-23-46.

Ferme la cuisine.

- Pourquoi ? - Ferme-la.

- Mais il y a maman. - Justement.

Quatre-vingt-cinq…

- Que vas-tu faire ? - La suite ?

Vingt-trois. Que veux-tu donc ?

- Quarante-six. Pourquoi ? - File.

D'accord.

Allô ? C'est la pharmacie ? Je suis Bertuetti.

Bruno, aide-moi à déplacer le fauteuil.

Que préparez-vous donc ?

Une surprise de Tosca.

Votre épouse, mon cher, est une femme de tempérament.

Tu dis m'aimer, mais tu refuses mes demandes.

- Que veux-tu ? - Que tu rentres.

Non. Car il m'arrive de commander.

Alors, deux flacons, mademoiselle. Oui. Peu importe.

Ce qui importe, c'est que vous montiez.

Je vous ai mis de côté une tranche de gâteau.

Laissez-le, il est en crise.

Et voilà. Ai-je mérité ce destin ?

Un spectacle se prépare !

Patience, et vous allez le voir.

Et maintenant une grande artiste dans un numéro unique !

Tosca ! Entre.

Quelle présence !

Pourquoi cette danse ?

Pour vous.

Assieds-toi là, il fait si chaud.

- Vous n'aimez pas ? - Non.

Si Claudina le faisait, vous auriez eu raison.

Pourquoi donc ?

Parce qu'elle danse mal.

En tout cas, tout ça m'agace.

Pourquoi ? Ma délicatesse apprécie cette pureté classique.

Ce que c'est que l'Orient !

- Que fais-tu ? - J'écoute le disque.

Regarde, plutôt ! Regarde l'Orient !

Il aime les femmes, tu sais.

Qui ça, Bruno ?

Bruno ? Tu penses encore à lui ?

Mon fils.

J'ai préparé un cadeau : la pharmacienne va arriver.

Tu sais que c'est un joli morceau de musique orientale, ça ?

Ornella, tu exagères. Assieds-toi là.

J'ai bien fait de rester.

Tosca, ça suffit !

Assez. C'était parfait, ça suffit.

Pourquoi est-il nerveux ?

Tu n'es pas fâché, dis ?

- Vraiment ? - Laisse-moi.

- Satisfaite ? - Bien sûr.

Bravo, Tosca. Bravo !

Pirro, ta femme a une présence folle !

Tiens, Pirro, bois.

Contre l'usure due à la femme moderne.

C'est Federico.

Non, c'est pour moi.

As-tu entendu sonner ?

- Et alors ? - Va ouvrir, non ?

La pharmacie… Entrez.

J'ai deux flacons d'Alka Seltzer, le grand et le petit.

C'est parfait, on vous attendait. Papa !

Le pharmacien est là.

On vous a gardé une part de gâteau.

Me voici.

- L'Alka Seltzer. - L'Alka quoi ?

C'est une erreur. J'ai bien appelé, mais je me suis trompé. Désolé.

- Allez… - Bonsoir.

- Et le gâteau ? - C'était pour lui ?

Voyons, c'était pour elle.

Quel nom portes-tu ?

Bertuetti.

Non. Tu n'es pas un Bertuetti.

C'est moi, Bertuetti.

Pour moi, elles accourraient.

On ne m'envoyait pas le commis.

Quel déshonneur !

Tato ! On m'a enfermée !

J'arrive, maman.

Il ne reste presque plus rien.

C'est que je suis affamé. Je sors de l'hôpital.

- Des soucis ? - Non.

Salut, Federico !

Bonsoir. Aurais-tu bu ?

Si peu… Je suis si heureuse, car tu es le meilleur mari du monde.

- Voulez-vous un petit en-cas ? - Volontiers, merci !

Viens faire le quatrième, Ciccio part.

Laissez-le manger. Je tiendrai sa place.

Va, trésor. Tosca veillera à te rassasier.

Sois sans crainte.

Venez, docteur.

Mon Pirro, la chance est de ton côté !

C'est vrai.

Je suis ravie de votre retard.

Pourquoi ?

Parce que.

Quel délice !

Vous êtes affamé !

Je n'ai pas mangé à midi.

Pourquoi ?

J'avais du travail.

Un cas grave ?

Non.

J'ai opéré quelqu'un.

Tout seul ?

Oui !

Oh mon Dieu ! Il est mort ?

Bien sûr que non !

Je suis vraiment ravie.

Bravo. Et à la barbe du chef de clinique ?

Malheureusement…

Et Claudina le sait ?

J'y retourne ce soir. Pourvu qu'il vive encore !

Vous verrez qu'il s'en sortira. Assurément.

C'est bizarre. On attend parfois des années sans oser se lancer,

et il suffit d'une poussée… - D'une étrangère.

D'une étrangère.

Qui d'ailleurs ne l'est plus.

Tu penses vraiment ce que tu dis ?

Claudina ! J'arrive.

Ils m'ont renvoyée.

Pour eux, je joue mal.

Il avait une de ces faims ! Mais il est repu. Allons jouer.

Ne bouge pas, reste là.

Toi là et moi ici. Ce que c'est romantique !

Mille.

Deux mille.

Non, quatre mille.

Je vois !

Tu es hors course !

Je l'ai apportée.

- Quoi donc ? - La photographie.

Bravo, donne.

- Trop facile. - Allons, donne !

Non, je te tiens enfin. Et après ta danse…

Tu n'as pas changé, tu sais ?

Ta danse du ventre m'a fait si mal. Je suis très délicat.

Arrête de faire le clown et donne-la-moi.

Allez.

- Je l'ai perdue ! - Sois sérieux.

Je te le jure. Je l'ai perdue, Tosca.

Chut ! Nul ne doit s'en apercevoir.

Motus !

Le pot est vide.

- Tenez. - Pas trop tôt.

Voilà.

- À qui le tour ? - À elle.

- Je passe. - Nous passons.

- Je passe aussi. - Quelle caravane. D'accord.

- Alors ? - J'ouvre.

Je double.

Tu gagnes, trésor ?

Non, je perds affreusement.

Tosca dans les plumes !

Et cette dédicace ! "Le cœur en miettes."

Eh bien !

Elle est à moi.

Désolé, je l'ai perdue.

Notre Pirro est fort.

L'original ne lui suffit pas.

On reprend ?

- Bruno, veux-tu jouer ? - Non, chérie.

Mais avant, tu voulais ?

Alors, joue !

Une carte.

Servi.

- Où vas-tu donc ? - Téléphoner.

Où ça ?

Seigneur…

Jouons, va.

Serafina, c'est madame.

Va avec les enfants chez leur grand-mère.

Oui, maintenant.

Restes-y aussi.

Bonne nuit. Merci de la visite !

- Attention. - Merci.

Claudina, sais-tu combien j'ai perdu ?

- Au revoir, Benny. - Merci encore.

Pirro ! Ça suffit, je t'en prie !

Il la gifle ?

Idiot ! Crétin !

- Un crétin, oui. - Du calme.

Qui l'eût cru ?

Ça me fait mal.

- Pardon ? - Je suis si délicat.

Partons, va.

Pourquoi dis-tu ça ?

Laisse.

Tu es le fautif. Épouser une danseuse…

Mais je t'aime ! Pourquoi dis-tu ça ?

Je ne te parle pas à toi, mais à lui.

Épouser une danseuse requiert du courage.

Or tu n'as ni courage ni héroïsme. Tu es un crétin.

Que veux-tu, maintenant ?

Tu as des cornes ? Rabote-les !

Pirro, arrête ! Tu m'entends ? Je n'ai rien fait de mal.

J'ai dansé cette danse idiote.

Il s'agit de la photographie.

On la perd chez toi, et tu ne vois rien !

Dors, imbécile. Dors.

Mais c'est une bêtise ! C'est Bruno qui l'a perdue.

En plus tu me le dis ?

C'est une des vieilles photos données au public !

Et "le cœur en miettes" ?

Ce n'est même pas mon écriture !

Pirro, déchirons-la ensemble.

Pourquoi la déchirer ? Elle est à Bruno, non ?

Il l'a perdue ici, c'est un ami… Je vais la lui rendre.

Tu ne voudrais pas d'un scandale !

Laisse-moi.

Je t'en prie, Pirro, ne sois pas si jaloux. Ne gâche pas tout.

Je te le jure. Entre Bruno et moi, il n'y a jamais rien eu.

C'est toi que j'aime.

Regarde-moi, Pirro.

N'as-tu plus confiance en moi ?

J'en ai tellement, de la confiance, que demain, je pars.

Où vas-tu ?

Je vais à… Milan.

J'y reste deux jours et deux nuits.

Pourquoi n'avoir rien dit ?

J'avais oublié.

Prépare-moi les valises.

Ça te plaît ici, mon chou ?

Pardon ?

Aimes-tu notre nouvelle maison ?

Oui, elle est très belle.

Sais-tu que je serais ravi si Sereno partageait ma passion de la musique ?

Mieux vaut celle de la musique que des femmes.

Allons faire un bisou aux enfants.

Inutile, ils ne sont pas là.

Où sont-ils ?

Chez maman.

Qu'elle arrête d'enlever nos enfants !

Elle n'y est pour rien. C'est moi qui ai appelé Serafina.

Nous sommes donc seuls ?

Tout seuls.

Trésor !

Une seconde lune de miel.

C'est beau.

D'ici peu, ce sera merveilleux.

- Pourquoi ? - Tu verras.

J'ai compris.

Mon cousin va venir.

Lequel ?

Gustavo, l'ancien champion régional.

Le boxeur ?

Vous étiez fâchés ?

Mais nous avons fait la paix, et il vient pour toi.

Pour moi ? Je n'ai rien à voir, je ne suis pas imprésario.

Exact. Tu es une crapule.

Comme je ne peux te donner la leçon que tu mérites,

c'est lui qui s'en chargera.

Mais quelle leçon ?

Arrête ton cinéma.

C'est toi qui as perdu la photo de Tosca.

Mais tu rêves, ma poupée.

Tu es l'amant de ma meilleure amie. Belle amie, d'ailleurs.

Ornella !

Où vas-tu ?

Gustavo, tiens.

Qu'as-tu fait ?

Je lui ai jeté les clés. Il monte.

Ce troglodyte va tuer un innocent !

J'ai toujours trouvé Tosca antipathique.

Imagine le massacre !

Alors, qui a perdu la photographie ?

Eh bien… Je le sais, mais je ne peux trahir un ami.

Pas de salades. C'est toi !

Écoute !

Quoi encore ?

Si je te le dis, tu jures de te taire ?

Je le jure. Parle, vite.

Un instant ! Quand même…

Alors ?

C'est Federico.

Tu es un grand menteur, mais ça pourrait bien être vrai.

Bruno, je veux te croire.

Alors, pas la peine d'ouvrir !

Bonsoir, Ornella. Où est ce salaud ?

Bonsoir, Gustavo. Ce n'est plus la peine,

on a fait la paix. C'était un malentendu.

Bonsoir.

Je ne sers plus ?

Vous avez entendu madame, non ?

Une autre fois, alors.

Les occasions ne manqueront pas.

Adieu.

Bon débarras !

Mon amour…

Mon trésor…

Ça va être une nuit merveilleuse, tu verras, rien que pour nous.

Oui, mais écoute…

Tu me jures de ne rien dire sur Federico ?

Bien sûr que je te le jure.

Je te le jure !

Allez dormir. Votre malade a meilleure mine !

Vous le surveillerez, ma sœur ?

Vous m'appellerez si besoin. Avant la visite du chef de clinique.

Je voudrais l'ausculter de nouveau.

Docteur, d'où sortez-vous soudain tout ce courage ?

Ce doit être grâce à Saint Côme et Saint Damien !

- Au revoir, ma sœur. Merci. - Côme et Damien…

Me voici. Grâce à Côme et Damien. Tout va bien ?

Oui, mais comment, si tard ?

Je ne pouvais dormir, j'étais trop anxieuse.

À cause du malade ?

À cause de toi, et tu le sais.

Il fallait prendre un somnifère.

- Effectivement. - Tu l'as pris ?

Non, mon mari.

J'ai prononcé ton nom dans mon sommeil.

Tosca, que nous arrive-t-il ?

Rien, Federico. Il ne doit rien se passer.

Je n'aurais pas dû venir.

Je t'attendais, tu sais ?

- Vraiment ? - Oui.

Merci, chéri.

Il ne faut plus nous revoir.

- Je sais, il ne faut plus, mais… - Mais ?

Mais ce n'est pas juste.

J'aurais tant de choses à te dire.

Est-ce mal ?

Non, je ne crois pas.

Appelle-moi ce soir.

Pour me donner des nouvelles.

Ce soir ?

Oui.

Pirro s'absente deux jours.

Je dirai que je suis de garde.

Claudina, tu travailles encore ?

J'ai presque terminé.

D'ailleurs…

Encore quelques lignes et j'aurai tout fini.

Tu es un trésor.

Combien de café as-tu bu ?

Il n'y en a plus ? Je vais t'en refaire.

Tu vas être malade.

Et toi, tu iras en Amérique.

Les citations sont traduites. Il manque juste la préface.

Finis-la, et tu pourras remettre le tout.

Voilà, monsieur.

Je ne te mérite pas.

Tu te trompes !

C'est moi, plutôt.

Quelle bêtise, tu es un ange.

C'est faux, et voici pourquoi.

Non, tu le sauras ce soir en dînant dehors pour fêter le dossier fini.

Allons sur l'Appia Antica, sous la lune. Tu m'emmènes ?

Oui, si je ne suis pas de garde.

Tu l'as déjà été !

Un de mes collègues est malade et…

De toute façon, je ne te libèrerai pas.

Salut, beau monsieur.

Tu emmènes un cadavre au bureau ?

Non, je pars en voyage.

À l'improviste ? Où ?

À Milan, pour une affaire privée.

Je m'en vais deux jours… et deux nuits.

J'aviserai le DRH. Tu te sens mal ?

Non, je vais bien. Juste un peu sommeil.

Je t'emmène ?

Merci, j'ai un taxi.

Au revoir.

Ce n'était pas pareil. Nous vous attendions.

Bien sûr que j'étais désolé, et papa aussi.

Ne dites pas ça de maman, elle est si gentille.

Oui, dites-moi.

Doucement… Bien sûr que je peux sortir, je ne suis pas un bébé.

Ce soir ?

À neuf heures ? Je vais essayer.

D'accord, comptez-y. Au revoir, à ce soir.

- Qui était-ce ? - Un ami.

J'ai tout entendu. Alors ?

Elisa.

- La pharmacienne ? - Oui.

- As-tu des clés ? - Non.

Je t'en donnerai. Et de l'argent ?

Essentiel avec une femme ! Il faut un petit geste.

J'ai cassé ma tirelire.

- Cassée ? - Oui.

- Combien avais-tu ? - Dix mille lires.

- Dix mille ? - Oui.

En monnaie ? Je peux ?

Tu devras les changer.

Parce qu'un gros billet…

impressionne toujours une femme. De la cologne.

Range ça, sinon maman te le prendra.

Tato !

Prends le sirop de ta maman.

Oui, maman.

Puis remets Tchaïkovsky.

Car nous le réentendrons ce soir, à la discothèque municipale.

Précisément ce soir ?

L'État offre de la bonne musique.

Et nous, ce soir, à neuf heures… Qu'as-tu dit ?

Moi ? Rien. Je n'ai rien dit, maman.

Tu as dit un gros mot !

- Qui a dit un gros mot ? - Lui !

Un gros mot, un vrai ?

Oui. Un gros mot horrible qu'on ne peut répéter.

- Et c'était ? - Rien.

Et c'était…

Tais-toi !

- J'ai dit de Tchaïkovsky… - Qu'en as-tu dit ?

Que je m'en fichais.

Bravo ! C'est mon fils à moi !

Voilà le corrupteur ! Sors d'ici !

Va-t'en ou je t'étripe !

Je te lacère ! Je t'éventre…

Je t'en prie, maman, calme-toi. Maman !

Laisse-moi, moustique !

Il m'a appelée moustique !

Je serai toujours là, maman.

Entendre ça, c'est trop !

Tu la fais pleurer !

Calme-toi, maman.

En vérité, tu devrais continuer à l'ignorer, mais…

Il faut bien que tu le saches, et quelqu'un doit te le dire.

Tu m'inquiètes.

Je ne peux rien dire. Je l'ai juré à mon mari, c'est sacré.

Donc, je ne te dirai rien.

Dis-lui toi, maman.

Sachez, ma brave dame,

qu'hier soir, la photographie a été perdue par…

Je le lui dis ?

Votre mari.

Je suis muette.

Ma bichette !

Rentrons, maman.

Moi, je ne t'ai rien dit. J'ai juré.

Trésor ?

Mon amour ?

Mon amour ! Je suis réveillé !

Tu m'appelais ?

Tu fumes ? Je ne t'ai jamais vu fumer. Que tu es belle !

- Veux-tu du café ? - Pas un café, un baiser.

Langoureux et doux…

Un vrai…

Pourquoi ouvrir ? L'obscurité est plus tendre.

Mais on voit mieux le visage à la lumière.

Alors, regarde-moi. Que vois-tu ?

La barbe qui pousse.

Je me rase immédiatement !

Puis nous ferons ce que tu disais, nous sortirons ensemble.

Je voudrais manger quelque chose de spécial.

Tu n'as pas un ami à remplacer ?

Ah oui. Eh bien… Je dirai que je ne peux pas.

Tu dois faire ton devoir.

Tu le fais toujours, non ?

Comment, tu laisses passer une occasion comme celle-ci ?

Elle est déjà passée.

Comme tu voudras.

Ordure !

Quoi ? Je n'ai pas entendu. As-tu changé d'avis ?

Je te demandais… quel costume tu voulais.

Le noir.

Pour remplacer ton ami ?

Exactement. Le noir.

Qu'as-tu donc ?

Tu es nerveux ?

Je te comprends.

Tu ne souhaitais pas sortir avec ta mère ce soir.

Ne crains rien, tout n'est pas joué.

Pourquoi ? Tu penses que…

Il peut toujours surgir un empêchement. Comment dire…

Elle pourrait avoir un malaise, un accident.

Ou autre chose, voyons ! Ton Papa pense à tout, il veille…

Tato, trésor, tu m'as envoyé des fleurs !

Tu as cassé ta tirelire

car tu t'es souvenu de ma fête !

La sainte Aurélie.

Car maman s'appelle Aurélie ! N'est-ce pas ?

Je ne t'ai pas envoyé de fleurs.

Qui est-ce, alors ?

Va à la cuisine, toi.

Ouste.

Fais voir.

Sais-tu l'auteur de cette farce ?

Ton père ! Mais oui !

Il m'invite à dîner ce soir. Il voudra m'empoisonner.

Attends-moi. Je vais me changer.

D'accord, maman.

Bonsoir. J'ai apporté les cachets de madame.

C'est elle !

Mais oui.

- Elle est montée ! - Qu'attends-tu ?

- J'y vais ? - Va !

Merci, Papa.

- Bonsoir. - Bonsoir.

J'ai les cachets de madame.

Merci bien.

Allez donc les lui donner.

Oui, porte-les à maman.

J'ai compris.

- Tu ne veux plus sortir avec moi ? - Bien sûr que si.

- Tu es prêt ? - Oui, maman.

On sortira tous les deux.

Dommage. Une autre fois, alors. Si j'en ai envie.

C'est ton violon, ça ?

Je n'en ai jamais vu un de près !

Qu'il est beau. Tu me le fais entendre ?

- Maintenant ? - Oui, avant de sortir.

Excusez-moi…

Passez.

Bonsoir.

Ah, le violon. Il en joue bien.

Je ferme parce que le son me donne des bourdonnements.

C'est ton papa ?

Il est charmant.

- Vraiment ? - Très.

- Que fais-tu là ? - Ce que vous y faisiez.

Ne sais-tu pas que ce n'est pas bien ?

Alors ?

Vous voulez que je joue ?

Oui ! Connais-tu "Comme avant, plus qu'avant" ?

Maman ne me laisse pas jouer de chansonnettes.

Maman ne te les apprend pas, c'est sûr. Moi, si.

Plus bas.

Un, deux…

Comme avant, plus qu'avant, je t'aimerai

Essaie.

Prêt ?

Un, deux…

Comme avant, plus qu'avant, je t'aimerai

Crois-tu que ce soit le moment de jouer du violon ?

- Je peux essayer ? - Vous voulez ?

- Oui, comment fait-on ? - C'est bien ainsi.

- Serrez les cordes. - On n'entend rien.

Essayez encore.

Je n'en tire aucun son. Aide-moi.

- Comment ? - Comme ça.

Donne-moi ta main et serre les cordes.

Et je tiens l'archet ?

Qui est avec toi, Tato ?

Tato, réponds.

L'heure est venue.

Me voici, je suis prête.

Il faut agir.

Qu'est-ce que c'est ?

Que veux-tu, Benito ?

Appelle-moi Benny.

J'ai enlevé l'armoire, je capitule.

- Je suis à toi, Lolita ! - Trop facile !

- Pourquoi ? - Bas les pattes.

- Résolvons la situation ! - Qui est avec Tato ?

- Elisa. - Elisa ? Pas Elisa !

Comment ça, non ? Viens ici.

Mais ne t'inquiète pas, il lui apprend le violon.

Tu entends le violon, non ?

- On ne l'entend plus. - Tant mieux.

Je veux dire, espérons que… qu'il lui enseigne autre chose.

- Il faut l'empêcher ! Lâche-moi ! - J'attends depuis 20 ans !

Ne pense pas à Tato. Voici le moment de penser à nous.

Courage, Bertuetti.

Qu'as-tu fait aujourd'hui ?

J'ai joué avec Lisetta.

Qui est Lisetta ?

La fille du gardien.

Et à quoi avez-vous joué ?

À se marier.

Se marier ? Ah non. Ce n'est pas un beau jeu, ça.

Je veux l'épouser, papa.

L'épouser ? Non. Joue à tous les jeux que tu aimes,

mais ne te marie jamais. Ne te mar…

Compris ? Et maintenant, tu vas aller au dodo.

Tu vas faire un gros dodo.

Sereno, tu as entendu papa ? Au dodo, il est tard.

- Oui, au dodo. - Les maris !

Maman, occupe-toi du petit.

Bonne nuit, maman.

Il mérite qu'on l'assomme.

Qui donc ?

Lui, là. Ton ami.

Lui ? Mais c'est Federico.

- Il doit avoir une consultation. - Chez qui ?

Il te le dit lui-même…

Et alors ? Tosca n'a pas le droit d'être malade ?

Mais c'est toi qui m'as parlé de leur liaison.

- Moi ? - Mais oui. La photographie !

Mais c'est un détail, ça.

Et quel détail !

Cet idiot croit l'avoir conquise.

Alors que c'est un pari.

Quoi ?

Les clés !

Elle est bien bonne ! Excuse-moi un instant.

- Quoi ? - Écoute !

- Je dois monter, Tosca se sent mal. - Mais non, attends.

- Elles ont fait un pari. - Qui ça ?

Tosca et Claudina !

Et après, Tosca lui racontera.

Merci, tu es un ami.

Si on ne se serre pas les coudes…

- Bon, j'y vais. - Bien sûr.

Allez, entre. Je t'attends ici.

Je peux entrer ?

Viens, Federico.

- Bonsoir, madame. - Qui est avec toi ?

Personne, pourquoi ?

Tu m'as fait peur.

Tu donnais l'impression que quelqu'un te suivait.

Quelqu'un comme ton mari ?

Oh non. Pirro est parti.

Ma femme, alors ?

Ciel, elle est là ?

Je n'en sais rien, moi. Et toi ?

Federico, est-ce que tu vas bien ?

Très bien. Comme peut aller un homme dans une situation semblable.

Tu m'attendais, non ?

Bien sûr.

La situation te déplaît ?

- Qui est là ? - Je l'ignore.

J'entends du bruit.

Il n'y a personne.

La femme de chambre…

est au cinéma.

Ah oui ?

Tout était donc prévu. Et ensuite ?

Que veux-tu que je fasse ?

Tu l'ignores ?

Que fait-on, quand on s'aime ?

Justement.

Que fait-on dans ce cas ?

Que voudrais-tu que je fasse ?

Federico, ça ne va pas. Veux-tu un whisky ?

Pour me soûler ?

Non, pour te détendre.

Mon Dieu !

Ce fou est armé !

Et il me suit !

Bois, ça te fera du bien.

Eh bien, madame…

Eh bien, docteur…

Tosca, minute, assieds-toi.

Reste là, j'ai à te parler.

Eh bien, madame, blague pour blague, la mienne est finie.

J'aime ma femme.

Et je lui suis fidèle.

- Pourquoi crier ? - Où est le micro ?

Tu auras prévu d'enregistrer cela. C'est trop précieux.

- Je ne te comprends pas. - Je lui suis fidèle.

Que fais-tu ?

Tu semblais une femme

mais tu es une épouse, amie des autres,

et tu fais des paris.

- Tu n'as pas honte ? - Le pari…

Non, Federico, écoute. Tu dois m'écouter.

Je te le jure sur mes fils !

Ne jure pas car je t'ai vu, moi.

J'étais chez toi, soit. Et donc ?

Tu y étais en pyjama !

Et tu vas me faire enrhumer.

Enrhumer ? Je te tuerai avant. Toi, et elle après.

Calme-toi, ce joujou tire vraiment.

Tirer ? Mais je n'ai toujours pas trouvé la sécurité !

Le petit bouton au-dessous…

Non, ne le touche pas !

Je n'ai jamais été l'amant de ta femme. Compris ?

Que faisais-tu chez moi en pyjama ?

Je ne suis même pas entré chez toi !

J'y ai accompagné le docteur… Federico.

Le docteur ?

Ta femme s'est sentie mal.

J'ai appelé le médecin et suis descendu lui ouvrir.

- Tosca s'est sentie mal ? - Mais oui.

Tu ne me crois pas ? Viens voir.

Je vais te montrer. Viens.

Espèce de…

Au début, c'était une blague.

Mais après, tout a été vrai, je te le jure.

Et tu n'as rien compris.

- Mais alors… - C'est mieux ainsi.

Du tout. Si c'est vrai… Parce que c'est vrai ?

Dis-moi que c'est vrai.

Bien sûr. J'ai enfin compris. Quel idiot !

Qui est-ce ?

Reste calme.

Malédiction, je n'y arrive pas !

Doucement, voilà. Attends.

Tosca, tu es avec le docteur ? Pirro est là. Ne pousse pas !

Minute. Comment va-t-elle ?

Lâche-moi, de grâce !

Que s'est-il passé ?

Un malaise passager.

Elle a juste besoin de repos.

Tosca, parle-moi, je t'en prie.

Je suis là. Ton Pirro, trésor.

Parle-moi…

Mon Pirro chéri…

Elle a dit "Pirro chéri".

Pirro, laissons-le finir la consultation. Allez, viens.

Je vous la confie.

Auscultez-la sans rien oublier, je vous en prie.

Quant à toi, directeur…

Je te prie de m'excuser.

J'ai douté de toi, pardonne-moi.

Alors, je peux t'appeler demain ?

Non. On s'en tire bien.

Pirro est trop bon, je ne pourrais pas.

Mais nous…

Toi aussi, tu ne te le pardonnerais pas.

Federico, viens. Il se fait tard.

- Comment va-t-elle ? - Bien. Donnez-lui de la valériane.

Merci. Et combien vous dois-je ?

Mais rien, voyons !

Federico est un ami. Au revoir, Pirro, bonne nuit.

Bonne nuit.

Ma petite Tosca…

Tu m'aimes ?

- Au revoir. - Merci de m'avoir aidé.

Et quelle aide !

- Je peux ? - Je vous en prie.

- Quel étage ? - Le dernier, merci.

Il est peut-être rentré ?

Qu'y a-t-il, vous avez peur ?

C'est ça ? Ça ne tire pas, regardez.

Vous êtes folle ? Arrêtez !

Aucune trace.

J'ai entendu un cri.

- Homme ou femme ? - Femme.

- En haut ou en bas ? - En haut.

Du calme. Du calme !

"Maman" ne viendra pas, ma femme si. Un beau pétrin.

- Alors, laissez-moi sortir. - D'accord.

Il y a le mur, on ne peut sortir.

Remettez-le en marche.

Si ça veut bien.

Tenez donc le pistolet, d'accord ?

Poussez-vous de là. Voilà. Regardez…

Ça ne marche pas. Mais baissez donc ce pistolet !

Mon Dieu, que faire ? Il faut appeler la gardienne.

C'est la Française du cinquième.

- Avec le sourire ! - Quoi ?

Bruno, que fais-tu là ?

Ouf, la concierge.

Non, ma femme. On est perdus.

Je suis bloqué. L'ascenseur est tombé en panne.

- Que faire ? - Appelle la gardienne.

Assunta !

Mais oui… Votre femme, elle a une tête d'artichaut.

Elle hurle tout le temps.

- Pourquoi riez-vous ? - Je pense à la suite.

Moi aussi. Tout ça, c'est de votre faute, non ?

Reprenez ça.

Et en plus vous me donnez le pistolet.

Si je le garde, ma mère aura peur.

Mais si Ornella le voit, ce sera le drame.

Elle est à vous.

- Je n'en veux pas. - Peu importe, elle est à vous.

Je le savais !

Il a tiré sur elle !

Et assassin, en plus !

Éventez-moi, Assunta. Monsieur, ce sera encore long ?

Dix minutes. Le moteur a brûlé, la manœuvre sera manuelle.

Alors faites-la vite. Vous êtes là depuis une heure.

Bruno, siffle sans t'arrêter.

Pourquoi sifflez-vous ?

Si je siffle, je ne peux pas embrasser.

Vous embrassez toutes les femmes que vous croisez ?

Si elles le veulent bien.

- Et les mains ? - Que viennent faire les mains ?

Tu crois vraiment ?

Gare aux mains, Bruno !

Et aux pieds ? Arrête un peu !

Ne fais pas le clown. Bats la mesure avec les mains.

Bats-la.

Maman, tu penses vraiment à tout.

Et vous, ça vous dit ?

Prépare-toi à recevoir mon cousin. Et à déménager !

Téléphone du bureau : 35 87 22

Comme ça, il n'ira pas en Amérique.

Comme ça, il n'ira pas en Amérique.

Adultère !

Comme ça, tu n'iras pas en Amérique !

Tu n'iras pas en Amérique.

Qu'as-tu fait ?

J'ai tout brûlé !

Mais je ne suis pas jalouse !

D'accord, tu n'es pas jalouse.

Mais maintenant, allons prendre de l'eau.

Votre attention, s'il vous plaît.

Embarquement du vol Alitalia 507 à destination de New York.

Il est interdit de fumer pendant l'embarquement.

Prière d'avoir la carte d'embarquement prête.

Merci.

- Elle t'a lancé un baiser. - À toi.

Non, à toi.

- Tu es donc jalouse ? - Non.

Mais sans la copie que j'avais faite,

un autre allait à ma place en Amérique.

- Ma venue t'ennuie ? - Non, chérie.

Si seulement c'était par amour.

C'est par amour. La jalousie est une forme d'amour.

Tosca chérie !

- Assieds-toi. - Merci, chéri.

Elle se sent mal ?

Mais tu as apporté une chaise.

Non, c'est…

C'est…

Qu'y a-t-il ?

Elle est enceinte…

Félicitations ! Tous mes vœux.

Lolita nous dit quelque chose.

Je ne comprends pas !

Lolita attend un bébé !

Bravo, Benny !

Moi ? Avec elle ?

Merci !

Où sont-ils ?

Regarde, les voilà !

Que t'est-il arrivé ?

Échange d'idées avec un cousin de ma femme.

Et alors ?

Ça lui apprendra.

Bon voyage !

Tosca !

Encore ?

Que fais-tu ?

Elle attend un bébé.

- Bravo. - Félicitations !

Écoute…

Si nous avons un autre bébé,

appelons-le "Ardeur".

D'accord.

Mais si c'est une fille, appelons-la "Paix".

FIN

Adaptation : P. Barsanti Sous-titrage : Eclair Media

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