All language subtitles for madame-claude-2-1981

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Original subtitles

Bonjour, M. Pelletier.

Je vais

garder

ça.

Bonjour.

Salut.

Mademoiselle Clarine Anderson.

La championne de tennis ? C'est une des filles de Madame Claude.

Super ! Pourquoi je rencontre jamais des filles comme ça, moi ? Parce que tu fais

pas le poids, Jacques. Cherche pas.

Le type dans la Rolls est le frère du président de la République de

Centrafrique.

Qu'est-ce que tu racontes, Christian ? Simplement que le gouvernement est sur

le point de conclure une série d'accords commerciaux avec le Centrafrique.

Et que les filles de Madame Claude facilitent une négociation.

Ce n'est pas la première fois.

Je dirais même plus, le gouvernement est un des principaux clients de Mme Claude.

Et qui pourrait se les affrer, sinon le gouvernement ? Et les grosses

multinationales.

Qu'est-ce que tu as d'autre ? Que voulez-vous de plus ? D'autres photos, d

'autres filles, des déclarations. Qui est le contact de Mme Claude au sein du

gouvernement ? Y a-t-il une liaison extérieure ?

Autrement dit, comment ça fonctionne exactement.

C'est une très grosse affaire, Christian.

Mais le père Pelletier, il ne voudra rien entendre avant d'avoir des preuves

suffisantes pour étayer tout ce que tu dis.

Je suis désolé.

J'ai seulement besoin d'un peu d'aide.

Je peux avoir Jacques ? Accordé.

Viens. On garde.

C'est vrai ? C'est bon ? Ce sera super.

Tu vas voir, ça va faire un malheur.

Attends une minute. On te le remet au départ.

Non, pas maintenant. Je préfère que ce soit mixé.

De toute façon, il faut que je parte. J'ai rendez-vous.

Ciao. Ciao, Célia.

On peut le réentendre ? Ok.

Allô ? Claude, c'est moi.

Comment ça s'est passé ? Je ne sais pas.

Je ne sais jamais.

Ils ont l'air satisfaits.

Je vais chez mon psychiatre tout à l'heure.

Il y a quelque chose d'autre ? Pas pour le moment, Célia. On se rappelle.

OK. Bye.

Au revoir.

Bonjour, monsieur.

Bonjour. Vous êtes attendu sur le parcours, monsieur Leblanc ?

Bonjour.

Bonjour.

Pierre, vous pouvez nous laisser.

Bien, monsieur.

Bien.

Je viens de recevoir une mauvaise nouvelle. Un journaliste du Citoyen a

découvert que nous utilisions Mme Claude et ses filles.

Mais ce n'est pas possible, avec toutes les précautions que nous avons prises.

Toujours est-il que ce Christian je ne sais quoi a un commencement de preuve.

Malheureusement, c'est parvenu aux oreilles du président.

Oh, allons Max, il y a certainement une erreur. Il n'y a pas d'erreur.

Le citoyen est sur écoute.

Un nouveau scandale équivaudrait à un suicide politique.

Il faut faire quelque chose. Il n'y a pas de quoi perdre la tête, le blanc.

Apparemment, ils n'ont pas suffisamment de preuves pour la faire tomber.

En attendant...

Il faut attaquer directement le problème à sa source.

Madame Claude ? Précisément.

Madame Claude va être invitée gentiment à fermer boutique et à prendre une belle

et longue retraite. Elle ne doit pas, surtout pas, être appelée devant une

commission d'enquête.

Ce serait la pire des choses.

Max, j'ai besoin d'elle.

Nos contrats d'armement avec l'argent, ils dépendent des filles de Madame

Claude.

Désolé, Robert.

Pour une fois, vous ne devrez compter que sur votre talent personnel.

Quel qu'il soit.

J'en parlerai à Paul Barton. Après tout, c'est lui notre contact avec elle. Vous

ne parlerez pas à Barton. C'est un problème d'ordre interne exclusivement.

Il doit être traité de l'intérieur.

Moins Barton en sait, mieux ça vaut.

Madame Claude est une femme tenace.

Elle a mille bonnes raisons de rester ici.

Et si jamais elle refusait de coopérer ? Robert, vous n'avez pas l'air de saisir.

Cette femme est une menace permanente. Elle partira.

De gré ou de force ?

Vous savez, docteur, j'aurais sans doute mieux fait de ne pas me marier. J'aime

tellement ma liberté.

Que feriez-vous de cette liberté ? Je choisirais moi-même mon esclavage plutôt

que de me le voir imposer.

La liberté, est-ce autre chose ? Et quel genre d'esclave aimeriez-vous être ?

Esclave d'un homme tendre, un homme capable de m'écouter, de me regarder,

de me caresser des yeux.

Un homme qui aurait le pouvoir de faire vibrer ma chair avant même de me

toucher. Votre mari ?

Mon mari.

Grâce à son argent, j'ai pu m'offrir tout ce qu'une femme peut désirer.

Mais cela ne vous suffit pas.

Non.

J'ai tant d'autres désirs, d'autres fièvres à apaiser.

Oh, docteur, parfois je me demande si je ne deviens pas folle.

Qu'est-ce qui vous fait croire ça ? Hier après-midi, par exemple.

Jamais je n'ai vécu un moment aussi inoubliable.

Dans un ascenseur.

Dans un ascenseur ? Oui.

Il s'est arrêté entre deux étages.

J'étais seule avec un jeune homme.

Dans sa façon de me regarder, il y avait quelque chose qui me fascinait.

Me troublait.

Quand le concierge a appelé pour savoir s'il y avait quelqu'un à l'intérieur,

J'ai vite posé ma main sur sa bouche pour l'empêcher de répondre.

Je ne sais pas du tout ce qui m'a pris.

Vraiment ? Non.

J'étais même sur le point de m'excuser quand j'ai rencontré son regard.

Et quand il porta ma main à ses lèvres et doucement effleura ma paume avec sa

langue, j'ai cru que j'allais défaillir.

Et alors ? Que s'est-il passé ? Il m'a serré

tout contre lui, sans dire un mot.

Mes doigts devinaient une peau ferme et voluptueuse sous son chandail.

Son corps musclé m'enflamma.

Mes jambes se dérobèrent sous moi.

Je n'eus que la force de m'adosser à l'ascenseur et me laisser lentement

glisser.

Mes mains...

Explorait ses hanches, ses cuisses, son sexe.

Déboutonnait son jean.

Chaud, tendu, lisse comme le velours, il s'offrait à ma bouche.

Je m'approchais, le caressait avec ma langue, mes lèvres.

Puis tendrement ma bouche le captura, l'enserrant dans une longue étreinte.

Il jouait amoureusement avec ma chevelure.

Puis il serra mes épaules, me forçant à me relever.

Il embrassa mon cou, mon oreille,

ma bouche.

Alors je m'abandonnais.

Ses mains cherchèrent leur chemin sous ma robe, entre mes jambes.

L'instant d'après, je le sentais me pénétrer délicatement, vigoureusement,

chaque élan augmentant mon désir.

J'ai cru que je devenais folle, j'aurais voulu le supplier de s'arrêter, mais je

ne pouvais plus parler.

Les spasmes devinrent d'instant en instant plus intenses, jusqu'à me faire

atteindre le plus fulgurant orgasme que j'ai jamais eu.

Mon corps tout entier...

Mes sens vibrent

comme s'ils étaient encore en moi à l'instant où je vous parle.

Et je sens toujours l'étrange intensité de son regard, aussi

ardent, aussi pénétrant que

le vôtre.

Merci docteur.

Oui ? Allô ? Oui ?

Alors, M.

Barton ? L'opération se présente le mieux possible. Les documents ont déjà

été remis à la signature.

À quel taux sera consenti le prêt ? Bas, comparé à ceux pratiqués actuellement.

Parfait. D'où vient l'argent ? Eh bien... Hong Kong, New York, les

Bahamas, l'Angleterre, la France.

Je vois.

Nous comptons sur une discrétion totale autour de ces négociations.

La moindre fuite jeterait le discrédit sur le consortium.

N'en ayez aucune inquiétude, j'ai tenu compte de tous les éléments de risque.

Au fait, il faudra peut-être un peu plus de temps pour boucler toute cette

affaire. Vous comprenez, des sommes pareilles ne se trouvent pas sous le

pied d'un cheval.

Votre commission de 4 millions de dollars non plus.

Oui, bien sûr.

Mais le transfert de devises étrangères entraîne toujours quelques petits

problèmes. Le consortium n'a que faire des problèmes.

L'argent doit être crédité à notre compte bancaire le vendredi 23 au plus

tard. C'était inclus dans nos accords.

Nous ne revenons jamais sur les termes de nos contrats. Il serait maladroit de

décevoir le consortium, M.

Barton. Ai-je été suffisamment clair ? Oui, parfaitement.

Claude, qu'est-ce que vous faites ici ? Qu'est-ce qui te passe ? Vous êtes

tombée du lit ? Des ennuis ? Parce que vous n'en avez pas la moindre idée.

Non. Paul, vous mentez.

Où voulez-vous en venir à la fin ? Je ne comprends pas.

Vraiment ? Hier soir, deux hommes ont attaqué dans la rue en tirant sur moi d

'une voiture.

Plusieurs balles ont même passé à quelques centimètres de moi.

Ce n'est pas vrai.

Mais ils m'ont manqué.

C'est ce que vous appelez tenir compte des éléments de risque ? Je représente

vraiment un tel risque, Paul.

Un risque ? Mais vous êtes folle.

Ne sommes-nous pas partenaires, amis ? Pourquoi je voudrais vous tuer ? Peut

-être le but n'était-il pas de me tuer.

Je saisis pas.

Je n'avais pas spécialement envie de rentrer chez moi aussi et je passais la

nuit à l'hôtel.

Naturellement, je n'ai pas pu fermer l'œil.

Paul, ces hommes n'étaient pas de vulgares rapules. Ils savaient

exactement ce qu'ils faisaient.

Cette petite scène a été montée par la police pour montrer à quel point elle

était facile de m'éliminer.

Accidentellement, bien sûr.

Alors c'est ridicule.

Avec vos relations, ils n'oseraient pas vous toucher.

Vous croyez ? J'ai eu largement le temps de réfléchir cette nuit.

Il y a deux jours, Karine m'a dit qu'elle était certaine d'avoir été

suivie et photographiée.

Maintenant, ce sont les flics qui font joujou dans la rue.

Croyez-moi, ce n'est pas une coïncidence.

J'ai appris à me fier à mon instinct. C'est à lui que je dois de survivre.

Il s'est passé quelque chose au gouvernement, une chose grave.

OK, Claude.

J'ai essayé de me renseigner, c'est promis.

Mais maintenant, descendons prendre quelque chose dans un café, je meurs de

faim. Et il nous reste un certain nombre de petits détails à mettre au point.

D'accord, mais il faut d'abord que j'aille me changer.

Non, j'ai une meilleure idée. Vous me raccompagnez, je nous prépare un petit

déjeuner.

Paul, j'ai trouvé

la fille idéale pour Hong Kong.

Adorable.

Quand voulez-vous que je fasse partir ma petite jeune fille ? Immédiatement.

Pour le prochain week-end.

Bien.

Claude, il faut s'activer sérieusement. Si cette histoire de fusillade est

vraie... Paul, j'ai pris une importante décision cette nuit. Quand cette affaire

sera terminée, j'ai l'intention de me retirer.

Vous ? Vous retirer ? J'aimerais bien voir ça.

Mon cher Paul, avec ces deux millions de dollars en plus, je peux même financer

mon bowling.

Quel 2 millions en plus ? La moitié de la commission.

La moitié de ma commission ? C'est impossible.

Ma chère Claude, c'est seulement grâce à mes contacts financiers que cette

affaire existe.

Et c'est grâce à mes filles que vous l'avez conclue.

Écoutez, Claude, vous êtes peut-être une institution ici à Paris, mais vous n

'êtes pas la seule sur le marché.

Qu'est-ce qui m'empêche de prendre des arrangements avec un de vos concurrents

?

Le temps.

Votre délai expire le 23, rappelez-vous.

Si vous me doublez, vous perdez tout.

Deux millions, ce n'est pas aussi bien que quatre, mais c'est mieux que rien.

Claude, vous êtes un escroc.

Sûrement.

Mais ne dit-on pas qu'ils se ressemblent, s'assemblent, sans rancune

? Faites-vous une raison, soyez vos joueurs.

Mon Seigneur ! Bach se retournerait dans sa tombe.

S'il t'entendait le massacrer de cette façon, Vanessa, dis-moi ce qui ne va

pas.

Excusez-moi, monsieur, je ne le sentais pas du tout aujourd'hui.

Je suis vraiment très déçu, Vanessa.

Combien de fois t'ai-je dit que le talent ne suffisait pas, qu'il faut

maîtriser la technique ? Écoute.

Rappelle-toi.

Seule la technique peut venir au secours de l'inspiration défaillante. N'oublie

jamais cela.

Non, monsieur.

Très bien, Vanessa, tu peux partir maintenant.

Merci, monsieur.

À demain.

Et travaille ta technique.

Oui, monsieur.

Salut, génie. Salut.

Salut Eric. Bonjour Vanessa. Ça va ? Allô ? Gérald ?

C'est Claude.

Claude ? Ça va vite t'entendre.

Écoute, est-ce que tu pourrais me consacrer un moment en fin de semaine ?

C'est urgent.

Oui. Oui, c'est urgent.

Tu veux samedi ? Oui, très bien.

J'ai toujours su que tu étais un ange.

Au revoir. Au revoir.

Égalité.

Chérie,

on te demande au téléphone.

Allô ? Tu t'envoles pour Hong Kong demain matin à 8h30.

Il y aura un billet à ton nom à l'aéroport et quelqu'un t'accueillera à

l'arrivée.

N'oublie pas ton violoncelle.

Je vous appelle dès mon retour.

Bon voyage.

Youpi !

Qui c'était

? Mon agent.

Je suis engagée pour un concert à Hong Kong.

Je pars demain.

Quelle machination.

Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.

Écoutez, Paul, j'ai une réunion dans quelques minutes.

Je vais vous mettre les points sur les îles.

Deux hommes ont fait feu sur Mme Claude dans la rue cette nuit.

Je vous serai obligé de ne pas prononcer ce nom ici.

Vous allez me dire ce qui se passe.

Sinon, moi, je vais le gueuler dans les couloirs.

L'ordre de la fusillade n'a pas pu être donné d'ailleurs que de ce bureau.

C'est grotesque. Pure fantaisie.

Oui, bien sûr.

J'oubliais, docteur.

Ce que vous aimez, vous, c'est les fantaisies pornographiques. Pas vrai ?

Ça suffit, Paul.

Fichez-moi la paix, vous m'entendez ? Je n'ai rien à vous dire.

Mais à quoi ça rime, cette pression sur Claude ? Ça n'a vraiment aucun sens. De

quoi ils ont peur, vos gens, du gouvernement ? Barton, retenez ceci.

Le gouvernement n'a peur de rien ni de personne.

Mais il faut qu'elle parte. C'est hors de question. Elle a des obligations.

Elle doit partir où des choses déplaisantes pourraient arriver.

Un accident ? Je n'ai pas dit ça.

C'est vous.

Est-ce que vous ne comprenez pas, bande de clowns, que supprimer Claude ne

résoudra pas vos problèmes ? Elle a réuni suffisamment de témoignages, de

photos, de bandes pour vous expédier tous au chômage à perpétuité.

Elle est beaucoup plus dangereuse morte que vivante.

Charles, vous venez ? La réunion va commencer.

Oui, j'arrive.

Tout de suite.

Éloignez cette femme, Barton.

Avant qu'il soit trop tard.

On a posé un tas de questions, mais sans résultat.

Vanessa, regarde-moi.

C'est facile.

Je crois que je n'apprendrai jamais à manger comme ça.

Bien sûr que si.

Tout peut s'apprendre si on le désire.

Tu as appris le violoncelle, n'est-ce pas ?

Il y a longtemps que tu joues du violoncelle ? Ça fait sept ans.

Tu sais, j'adore la musique plus que tout au monde.

J'en ai... Comment dites-vous cela ? Viscéralement besoin.

Mon plus grand regret, c'est de ne pas jouer moi-même.

Pourquoi ne jouez-vous pas d'un instrument ? Parce que...

J'ai décidé que mes études étaient plus importantes que toute autre chose.

Atteindre ma position dans la banque a été une lutte. En Chine, une femme

banquière, c'est encore très inhabituel.

Et l'inhabituel, souvent ça met les autres sur la défensive.

Mais maintenant, vous pourriez faire de la musique.

En écouter, oui.

Mais il est trop tard pour devenir une musicienne.

Tu vois ?

La musique est un monde à elle toute seule.

Elle est harmonie des formes, des couleurs, des sens et de tout ce qui est

beauté.

Ainsi toi, Vanessa, ce soir, tu es musique.

Merci. J'ai passé un week-end délicieux.

Je savais que vous seriez satisfaite.

À propos, la demande d'emprunt a été acceptée par notre banque.

Les fonds seront transférés dans le courant de la semaine au compte de l

'intéressé.

Merci infiniment. Ça a été un plaisir de travailler avec vous.

Célia, Vanessa arrive de Hong Kong dans une heure.

Peux-tu aller la chercher à l'aéroport et lui remettre cette enveloppe de ma

part ? Oui, bien sûr.

Claude, je vais vous quitter.

Pourquoi ? Mes disques commencent à se vendre et je veux m'y consacrer

davantage.

Je m'y attendais.

C'est ta vie, ma chérie. C'est à toi de décider.

J'avais si peur que vous soyez fâchée.

Sûrement pas.

Après tout, ce n'est pas un métier qu'on peut exercer toute sa vie.

Je suis heureuse que ça marche pour toi.

Mais tu vas me manquer.

Tiens, je t'ai rapporté un cadeau. C'est vrai ? Comme c'est gentil.

C'est vraiment ravissant.

Merci, ma chérie.

Tu veux du thé ? Oui, maman.

Tu prends du ventre, mais tu n'es pas encore assez gros.

Je n'étais pas le mari qu'il te fallait.

C'est moi qui me suis trompée, Gérald.

J'avais besoin d'un ami, pas d'un mari.

Et tu es devenu mon seul véritable ami, la seule personne à qui je fasse

confiance.

Peux-tu garder ça, précieusement ? Qu'est-ce que c'est ? De très

confidentiels documents, avec le mode d'emploi au cas où il m'arriverait un

pépin. C'est si sérieux que ça ? Oui, ça peut le devenir.

Ah, et j'aurais à faire des mouvements sur Zurich, New York et Caracas.

Pas de problème.

Je peux te faire ça dans la semaine. Formidable.

Mais... Quel nom portes-tu actuellement ? Es-tu toujours mariée à ce

joaillier suisse ? Non.

Fais tout ça au nom de Casares.

C-A-S-A-R-E-S.

Tu es remariée ? Pas du tout.

Mais je vais certainement faire un petit tour au Venezuela.

Je suppose que là-bas, tu n'as pas besoin de marier non plus, n'est-ce pas

? Quand comptes-tu partir ? Je ne sais pas

vraiment, mais j'espère bientôt.

Qu'est-ce qui te retient encore ici ?

Une excellente raison.

Deux millions de dollars.

Allô ? Oui ? Une minute.

Paris ? C'est pour toi.

Oui.

Es-tu déjà allé au Bahama ? Je sens que ça ne va pas tarder. Je viens de prendre

ton billet.

Un charmant garçon te retrouvera là-bas.

Un émir.

Alors, ça n'attend pas.

Ton avion est à 10 heures ce soir.

Il y a peut-être un problème, il te connaît.

C'est un fan de tennis.

Claude, il n'y a aucun problème.

Pas mal de vos charmants garçons me connaissent.

J'aime ça.

À propos, félicitations. Tu as joué merveilleusement.

Merci, Claude. Au revoir.

Attention, Karine ! Ne vous inquiétez pas !

C

'est

encore plus bête sur la mer que sur un court de tennis.

Et si je te demandais de m'épouser ? Qu'est-ce que tu lui répondrais ?

Que vous ne jouez pas le jeu ? Et si j'étais vraiment amoureux de toi ?

Encore faudrait-il que je sois amoureuse de vous, non ? Écoutez, vous n'êtes pas

mal. Vous êtes riche.

Mais en tout cas, en ce qui me concerne, vous ne pouvez acheter que ce qui est

achetable. Alors, contentez-vous de ce qui est à vendre.

On verra.

Sous-titrage

MFP.

Merci à tous.

Partons à l'appareil. Une bonne nouvelle pour vous.

Mes associés se laissent tenter par votre affaire.

Notre argent sera à la disposition de l'intéressé demain matin.

Parfait. Bye.

C'est donc le citoyen qui est derrière tout ça ? Oui.

Et le fait qu'ils continuent à furter partout, ça signifie probablement qu'il

leur manque des éléments.

Mais ce n'est qu'une question de temps.

En tout cas, nos amis ministres ont très peur.

Et c'est pourquoi ils veulent que vous disparaissiez.

Croient-ils vraiment que je sois née d'hier ? J'ai suffisamment de pièces

compromettantes pour leur rendre la vie difficile, même du fond de mon cercueil.

Peut-être, mais vous ne profiterez pas du spectacle là où vous serez.

Vous m'enverrez le compte-rendu ? Une chose est sûre, le gouvernement est au

courant de tout ce qui se manigance aux citoyens.

De leurs moindres faits et gestes.

De toute façon, il faut que nous gardions une longueur d'avance.

Bon, il va falloir que je m'attaque à ce problème.

C'est à moi de le faire.

Respectons la division du travail.

Vous, vous livrez la marchandise.

Et vite.

Naturellement. Il reste encore New York et mon ami anglais.

Et c'est vraiment important.

Et ceci nous permettra d'augmenter nos ventes de 2,5%. Votre suggestion semble

intéressante. J'en informerai notre président.

Analyse de ses commentaires à notre prochaine réunion.

Je vous remercie beaucoup.

C'est tout pour aujourd'hui.

Monsieur McBride est arrivé ? Oui, il est là. Vous pouvez y aller.

Entrez.

Bon, alors, entendez comme ça.

Alors, qu'en pensez-vous ? Mes clients doivent-ils cautionner cet emprunt ? Il

y a des risques. Il faudrait étudier le dossier.

Voulez-vous vous en charger ? Il faut que je prenne une décision.

Certainement, monsieur.

Merci.

Alexandra.

Oui, monsieur ? Vous êtes quelqu'un de très bien. Et comme vous le savez, je me

propose beaucoup sur vous.

J'espère que vous ne regretterez jamais d'avoir quitté la France.

Je n'ai jamais de regrets, monsieur.

Mademoiselle Vernon, il y a un appel pour vous de Paris.

Je vous passe la communication ? Paris ? Bien sûr, je prends.

Allô ? Alexandra ? Claude ? Il y a si longtemps.

Bonsoir, bienvenue à bord.

Voulez-vous me suivre, s'il vous plaît ?

Mais qu'est-ce que vous faites ici ? Quelque chose ne va pas, Alexandra ?

Non, monsieur.

Alors, qu'est-ce que vous faites ici ? Je suis la surprise.

Et je vous demande pardon ? La surprise.

Paris. Madame Claude. Ça ne vous dit rien ? S'il s'agit d'une

plaisanterie, elle est vraiment sinistre.

Si c'est une tentative de chantage, c'est raté.

Ce n'est ni l'un ni l'autre, monsieur McBride. C'est beaucoup plus simple. Je

suis votre surprise de Paris.

Je ne vous plais pas ? Si.

Non. Ne vous inquiétez pas.

De toute façon, je voulais abandonner mon poste.

Claude m'a proposé cette mission.

J'ai accepté.

Vous me croyez maintenant ?

Candice ! Donne.

Vous m'avez appelée ? Elle est à vous.

Tu as vu, c'est une brune aujourd'hui.

Il faut bien changer de temps en temps.

Candice, sortez.

N'ayez pas peur.

Ne dites rien.

Ne cherchez pas à comprendre.

Essayez d'être avec moi comme vous étiez avec elle.

Qu'est-ce qui se passe ? Si seulement une fois, une seule fois, cet idiot

savait ce qu'il voulait.

Merci, monsieur McBride.

Vous ne le regretterez pas.

Au revoir.

Je n'ai rien oublié ? Non, ne le vois pas.

Toi, n'oublie pas.

Les enfants comptent sur toi de bonheur, c'est quoi ? Ne t'inquiète pas.

Je peux faire tranquillement ton shopping à Londres.

Je pense aussi que tu as promis de ne pas travailler ce week-end.

Il fait beau temps en même temps quelque part.

Tu as ma parole, bonheur.

Bon, faut que je me libère.

Je vous ai trop parlé dans une demi-heure.

Au revoir, chérie. Au revoir.

Bonjour, Hélène. Bonjour.

Ah, tu es superbe.

Je suis si nerveuse.

J'ai envie d'oublier tout ça et de rentrer chez moi.

Oh, Hélène.

Ça fait tellement longtemps que tu y penses. Tu ne vas pas faire marche

arrière maintenant.

J'imagine que ce n'est pas possible, si.

Détends-toi.

Il n'y aura aucun problème.

Fais-moi confiance, je ne t'enverrai jamais à quelqu'un, tu vois, qui ne soit

pas bien pour toi.

Vos filles doivent rencontrer des hommes si puissants, si importants.

Écoute, l'homme le plus puissant du monde n'est plus rien qu'un homme entre

tes bras.

Il espère satisfaire un fantasme, un rêve à travers toi.

C'est ce qui rend ce que tu vas faire aussi fascinant.

Mais c'est si touchant. Je vais tomber tout de suite amoureuse.

Il faut que tu comprennes que si tu tombes amoureuse, tu limites ton pouvoir

à un seul homme, tandis que tu peux étendre ton pouvoir à tous si seulement

tu gardes la tête froide.

La tête froide, ma chérie, c'est le secret du pouvoir.

Vous connaissez Sir John Lloyd ? Non, mais sois tranquille, vous êtes un

gentleman. À propos...

La Rose de Sir John t'attendra à l'aéroport.

Ok.

Hector, veuillez accompagner madame à sa chambre.

Madame ? Si madame veut bien se donner la peine de me suivre.

Je passe.

Un cœur.

Un pic.

Deux cœurs.

Deux pics.

Trois trèfles.

Quatre pics.

Passe.

Je m'absente une minute.

Le temps de m'assurer que mon invité ne manque de rien.

Une seconde.

Vous êtes absolument éblouissante.

Vous partez ? Chut.

Cette nuit est une nuit d'hommes.

Je vous verrai demain.

La bouteille est vide, je vais la rechercher.

Vous êtes une excellente cavalière. J'ai eu un excellent professeur, mon mari.

Vous êtes mariée ? Depuis quatre ans.

Moi, depuis quinze.

Ma femme est allée faire du shopping à Paris.

Vos enfants ? Oui.

J'ai deux enfants aussi.

Votre femme est charmante.

Tout à fait charmante.

Et votre mari ? Il est charmant aussi.

Quelle nouvelle ? Ce matin, ma banque a reçu l'avis de virement des fonds

anglais.

Félicitations.

Encore un peu de chance. Et par ici la bonne soupe.

Je vous présente Pierre Roque, bien encore, il faisait partie de la police.

Il n'est pas étranger la petite escarmouche de l'autre soir rue d

'Albonie.

Monsieur Roque est prêt à nous signer une déclaration certifiant que Leblanc,

du ministère de l'Intérieur, en a donné l'ordre.

C'est vrai, monsieur Roque ? Vous faites ça, vous devrez le plonger.

Oui, monsieur.

Nous ne devions pas attendre madame Claude, seulement lui faire peur.

Mais je ne suis pas d'accord.

Ce genre de choses donnent à la police une mauvaise réputation.

Alors, vous êtes satisfait ? Photos, témoignages, toutes les preuves que vous

m'avez demandées sont là.

Je suis satisfait.

On peut lâcher ça jeudi. Enfin, si M.

Pelletier est d'accord.

Notre histoire éclate jeudi.

Feu vert du grand patron du citoyen ce soir.

Que proposez-vous ?

Eh bien, moi, je crois que je serai en déplacement au Portugal.

Je pense qu'il faut se débarrasser de Mme Claude.

Il est trop tard.

Il n'est jamais trop tard.

Tout l'argent est là. Beau travail, M. Martin.

Je suis ravi que vous soyez satisfait de mes services.

Le témoignage de notre reconnaissance est à votre disposition, comme convenu.

Suis-je assez clair ? Parfaitement.

Ça y est ? Oui.

Les 4 millions de dollars sont sur mon compte en Suisse.

Voilà, affaire classée.

Pas tout à fait.

Un autre, Martini ? Non, merci.

Vous n'avez rien oublié ? Je suis navré que vous me sous-estimiez, Claude.

Il y a des choses que je n'oublie jamais.

Du vent à notre réussite, cher partenaire.

Fred Weber, je vous prie.

À propos, quel nom allez-vous donner à votre bowling de luxe ?

Les deux millions ? Excellente idée.

Allô, Fred ? C'est Paul.

Oui, oui, je sais, on vient de me prévenir.

Voilà, je voudrais que vous transfériez la moitié au compte de Mme Claude.

Eh oui.

La moitié.

Ah, une minute.

Voulez-vous demander à la banque de Mme Claude de lui confirmer ce transfert à

Paris au numéro de téléphone suivant 626 05 90.

À Paris, c'est ça ? Dans une demi-heure.

Dans une demi-heure.

Merci, Fred.

Parfait. Ciao.

Qu'est-ce que c'est que ce numéro ?

Vous verrez. Monsieur Pelletier, s'il vous plaît. Monsieur Pelletier est en

conférence. Désolé, on ne peut pas le déranger maintenant.

Je suis sûre qu'il me recevra.

Un moment, madame.

Le téléphone, madame.

Pour vous.

Ah, bien. Si vous voulez bien suivre.

Pardon.

Allô ? Oui, c'est moi.

C'est fait ? Ah.

Merveilleux.

Oui, très bien.

Je vous remercie beaucoup.

Au revoir.

Madame Claude.

Monsieur Pelletier.

Vous êtes d'une grande sottise ou d'une grande impudence pour venir ici.

Tout est là.

Absolument tout.

Pas vraiment tout.

Bonsoir.

Puis-je ? Qu'est-ce que c'est ? Une nouvelle extravagance ?

Ça ne vous ennuie pas d'aller m'attendre à côté, Jean ?

Comme vous pouvez voir, j'ai mes archives secrètes, bonne fille.

Je suppose que vous souhaitez faire un échange.

Chacun y trouvera son compte, non ? Et qui me dit que vous n'en avez pas un

double ? Qui me dit que vous n'en avez pas un également ? En somme,

nous devons nous faire confiance mutuellement.

J'étouffe le fer.

Cette fois, on peut dire que c'est vraiment fini.

Ça en a tout l'air, non ? Vous

savez, j'ai toujours pensé qu'on était faits pour s'entendre.

Paul, je ne reviendrai pas.

Je sais.

Ce ne sera pas la même chose sans vous, madame Claude.

Moi, je perds une amie.

Mais la France, la France, elle perd un monument national.

Christian a changé son fusil d'épaule.

Il est maintenant le bras droit de Paul Barton.

Les disques de Célia marchent bien. Elle est devenue une vedette internationale.

Vanessa donne des récitals et satisfait ainsi son goût des voyages.

Karine vient d'avoir un bébé. Elle est follement heureuse même si elle ignore

qui en est le père.

Hélène s'offre encore une petite aventure ici et là, mais sa famille

tient une grande place dans sa vie.

Alexandra a épousé McBride et ses fantasmes.

Quant à Claude, elle a effectivement quitté la France.

Elle s'est installée aux Etats-Unis.

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