All language subtitles for Les.Petits.Meurtres.D.Agatha.Christie.S03E02.FRENCH.720p.WEB.H264-FREAMON

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Très bien. La maquette prend du retard.

Ça va signer.

Poussez-vous.

Oh là ! Enlevez-moi cette chemise. Elle me pique les yeux.

Oui, Eve.

Tu vas te faire massacrer.

Bon, je vais t'aider. Oui, c'est la dernière fois.

Allez. Hop, c'est filoche.

Allez, hop. Et on s'habille tonto, ma chérie.

Parfait. Voilà.

Tu m'enfiles ça.

Je vais prévenir John que tu es devant son objectif dans deux minutes.

OK.

Qu'est-ce qui se passe ? Il y a une araignée ! Il y a une araignée ! Mais qu

'est-ce qu'il se passe ici ? Il y a une araignée et j'ai peur, voilà.

Quelqu'un peut la tuer. John ? Pourquoi faire ? Elle est belle, elle est

parfaite. Elle peut rester immobile pendant des heures. Prenons plutôt de la

graine.

Ça ne vous suffit pas d'être en retard, mais en plus, il faut que vous fassiez

perdre du temps à tout le monde.

Mais c'est quoi ces cernes ? On ne s'est pas couché à 20 heures ? Vous savez ce

qui arrive aux mannequins qui ne respectent pas les règles ? Elle est

morte.

Et si vous retourniez taper sur votre petite machine à écrire ? Allez, hop, au

boulot ! Mais c'est pas

vrai ! Quand dit ? Quand dit ?

Je ne trouve plus mon magazine femme.

Vous ne me l'auriez pas emprunté par hasard.

Est-ce que j'ai une tronche de ménagère dépressive ? Après, si c'est là que vous

pêchez votre théorie de psy, je vous explique.

Parfait. Comment ça, parfait ? Vous êtes parfaitement dans votre problématique.

De quoi, comme ça ? Ce mépris affiché reflète à merveille votre peur des

femmes.

Ce continent inconnu.

On en parlera à nos prochaines séances.

Il n'est pas du tout inconnu, le continent.

Hein, les gars ? C'est vous qui êtes problématique.

Moi, je ne suis pas en plein divan.

Accepter d'aller mal, c'est la première étape du deuil. Je vais très bien.

Vous pouvez vous la foutre de votre thérapie. Non ? Où ça ? Ah, bonjour,

patron. Euh, patron, pardon.

Venez avec moi. On a une scène de crime. Un mannequin est assassiné au magazine

femme.

Alors ?

Identité de la victime ? Commissaire, tout le monde la connaît, l'identité, c

'est Candice Weber.

Qui ça ? Candice Weber.

Mon mannequin de vedette.

La star montante du moment.

Oui, elle a commencé une grande carrière de comédienne.

Elle a une scène géniale dans le dernier James Bond. Tout est fait.

Bon, mais à part ça, Bloom ? Elle a été grondée, commissaire, d'après la

rigidité qui est avérée que je dirais cette nuit.

Qui a découvert le corps ? C'est moi.

Et... Vous l'avez vu quand, la dernière fois ? Hier après-midi, ici.

Après mes essayages, je suis rentrée chez nous.

On habite ensemble.

Allez, laissez-vous. Vous avez vu ses mains ? Oui, j'ai vu ses mains

et son visage. C'est magnifique.

Police,

cadavre, enquête.

Ne vous en faites pas, je vais m'occuper de vous.

La victime est impeccablement maquillée et manucurée, mais elle a de la crade

sous les ongles.

C'est bizarre.

C'est sur Nicole.

Blum, faites un prélèvement.

Elle est la dernière personne à l'avoir vue vivante.

Bien ! Elle peut dégager du cadre ? Elle peut, mais elle veut pas.

C'est vous, John Berger ? Oui, c'est moi, oui.

Bon, là, tu peux virer de là, maintenant. Tu prends très, très mal la

lumière, ma grande.

Ah oui ? Et ça, ça prend bien la lumière ? J'ai quelques questions à vous poser

concernant la mort de Candice Weber.

Oui, alors vite, parce que j'ai une à sortir.

Eh bien, Suzy, merci.

Tu n'as pas beaucoup l'air de vous affecter.

Si, bien sûr.

Elle va beaucoup me manquer.

Une blondinette avec une carnation pareille, c'est unique.

Vous étiez avec elle hier soir ? On shootait pour le prochain numéro. On a

dû finir vers minuit, je dirais.

Quand je suis parti, elle a échangé.

Il n'y avait plus personne dans les locaux. Je pense, oui. Je ne sais pas.

Je ne suis pas allé vérifier. Je ne sais pas.

Je ne suis pas flic.

Allez. Allez, on respire.

On prend sur soi.

Voilà.

Ah non, non, non. On ne fait pas le maquillage.

Pas pleurer.

John, je te la confie.

Bonne chance pour la faire sourire.

Et commissaire, je suis désolée, mais on est très, très, très en retard.

Il y a un peu de tenue, mademoiselle.

Bon, Bérangère, là, il faut sourire, hein ? Allez, on y va.

OK ? Voilà.

Voilà un petit peu le visage.

Vous lui connaissez les ennemis à un candidat ? Quelqu'un qui aurait pu en

vouloir ? Et ces filles sont des fantasmes ambulants, et ce ne sont pas

les pervers qui manquent. Marie-Hélène !

L'horoscope de la semaine, vous attendez la prochaine lune ? Vous vous arrêtez là

? Ou c'est moi qui vous arrête ? Mais si je m'arrête, tout s'arrête.

Vous savez où est-ce que c'est d'être une femme de pouvoir ? De tenir les

rênes d'une équipe ? Je crois que je sais, oui.

Candice, elle acceptait ce genre d'autorité ? Non, cette gamine, c'était

une vraie pro.

Ambitieuse, tenace.

C'était une future Jane Mallory. Qui ça ?

Mais, chérie, vous vivez dans une gratte.

Presque. Un commissariat.

Jane Mallory ! Notre chérie.

Mannequin internationale.

Elle a en fin de carrière 28 ans.

Pardon. Eh oui, dans ce métier, on se périme vite. Mais bon, les gens veulent

toujours des nouvelles têtes, alors... Alors, la nouvelle tête, c'était quand ?

Ça va aller ? Oui, oui, merci, oui.

Je suis tant pis juste ici, mais... Elle a toujours été sympa avec moi, quand

même.

Hé, bé ! Hé, bé ! Sacré repère de minette, hein ? Ça

va pas être facile de se concentrer tous les jours, hein ? Mais enfin, voyons,

inspecteur, un peu de tact.

Monsieur était proche de la victime.

C'était votre nana ? Hein ?

Mais non, non, pas du tout.

Ah ben non.

Ben non, évidemment non.

Allez, j'encorde la gonzesse à cuisiner, moi.

Désolée.

Mais au maximum du tact, là.

Bonjour.

Je me présente Max Beretta. Je suis inspecteur.

Alors, on a John Berger, le photographe mégalo qui traite ses modèles comme de

la viande.

Yves Lavergne.

La rédac chef qui se la joue de sergent.

Et cette mise en scène macabre, les yeux en papier, vous aviez déjà vu ça ? Oui,

mais Candice Weber, pour eux, c'était la poule aux œufs d'or.

Niveau mobile, ça colle pas.

Et vous, inspecteur, vous avez appris quelque chose après ces longues heures

passées dans les vestiaires ? Eh ouais, figurez-vous. Parce que je m'enquêtais

au cœur de l'action, vous voyez.

Oui, j'ai appris que Candice hier s'est fruitée avec une autre fille, les gérées

du magazine.

Elle s'appelle Jane Mallory. Bah, vous connaissez-vous ? Bah, oui, quand même.

J'ai faim dans une grotte, hein.

Ah oui, non, c'est vrai, parce qu'il est encore habitué à sa conduite.

Non, le truc, c'est de ne plus avoir peur de la mort.

Après, c'est... Alors,

la

rumeur, une jolie petite brune.

Je dis que Candice peut répliquer la prochaine couverture. Et alors le pire,

c'est qu'elle était amie et qu'elle est allée en colocation avec Bérangère, la

fille qui a prouvé le corps.

Crap, c'est un vrai poignet de crâne.

C'est pas un joli petit angoustique.

Et du coup, je me suis dit que je pourrais peut-être aller au domicile de

Malorie pour faire un brin de cosette.

Hein ? Ben voyons.

Et d'après vous, on est où là ? Dernier étage, porte de gauche.

J'aimerais vous parler du meurtre de Candice Weber.

Oui.

Quoi ? En vrai ?

Je suis désolée.

Je suis sous le choc.

Vous

venez

? Oui.

J'aimerais vous toucher.

Oh mon Dieu, je suis trop tard. Je dois travailler maintenant.

Désolée.

Oui, c'était mon ami.

Pourtant, chez femme, on m'a dit que vous étiez pris le bec au sujet du

prochain numéro.

Excuse-moi ? Qu'est-ce que vous insinuez là ? Quand ils me piquent la houle,

alors je la tue, c'est ça ? Ça va, on les connaît les femmes entre elles.

Parce que vous vous engoulez jamais avec vos collègues, vous ? Ben non, jamais.

Mais bon, on n'est pas là pour parler de moi.

Vous étiez où hier soir ? Et toute la nuit pendant qu'on y est ? Ici, avec

Bérangère. On a dîné, on s'est couché tôt.

Ah ouais ? Eh oui.

On a une hygiène de vie très stricte.

C'est pour ça que j'ai une jolie peau. Et que vous... Vous avez une jolie

veste.

Et on va vérifier tout ça.

On se revoit demain au poste ? Demain.

Demain, j'ai des essayages et un shooting, darling.

J'ai peut-être un créneau...

Vendredi ? Je crois qu'on ne s'est pas bien compris tous les deux.

Demain, vous venez à 10h pétante, sinon je vous coffre.

OK, darling ? Et comment ça, vous n'avez rien à dire à la presse ? On commence à

peine l'enquête, monsieur le divisionnaire.

Bientôt, il leur faudra les coupables avant les meurtres. Pardon ? Rien.

Attention, Grégo.

N'oubliez pas qu'en tant que première femme à ce poste, on vous attend au

tournant au ministère.

Je ne vous mets pas la pression.

Et vous comptez faire quoi ?

Continuez les interrogatoires.

Vérifiez les casiers.

Récupérez le compte-rendu de l'autopsie.

Faire mon boulot, quoi.

Les journaleux attendront.

Et la presse fait partie de votre boulot.

Surtout quand la victime s'appelle Candice Weber.

Un nom et un visage que toutes les ménagères connaissent.

Quelle merde, non ? Loum, je vous écoute.

La mort se situe entre minuit et deux heures du matin.

D'après les traces de triangulation, je dirais que la patin est une personne de

taille moyenne.

qui vont attendre d'opérer par derrière.

De quelle façon ? Montre-moi.

Allez-y.

C'est bon.

Merci. Merci, Bloom.

Oui.

Vous avez trouvé quelque chose, tous les ongles ? Il s'agit d'un cocktail de

produits chimiques qu'on trouve exclusivement sur les papiers photos de

Polaroid.

Il y avait plein de polaroïds chez Malorie.

Enfin, tout le monde a un appareil aujourd'hui, même moi.

En revanche, on n'a rien retrouvé près du corps.

On peut imaginer que l'agresseur l'ait prise en photo avant de l'étrangler.

Et qu'en se débattant, elle aurait griffé la photo.

Et il l'aurait emportée avec lui ensuite.

Mais c'est génial !

Non, c'est pas le génial de, ah, une femme est morte dans d'atroces

souffrances, c'est génial, mais on a affaire à un serial killer.

C'est génial ! Déjà, quand vous parlez en français, on comprend pas tout.

Mais si vous vous mettez à jacter en revif, là... Bon, c'est quoi le concept

? Un serial killer, c'est un tueur psychopathe qui commet ses crimes d

'après un modus opérandi bien précis et animé par une pulsion, comme la

fascination pour les jolies femmes.

Il prendrait des petites photos de souvenirs avant de les tuer ? Oui.

Ce serait un moyen d'érotiser son acte et d'en jouir à posteriori.

On appelle ça un trophée.

Mais pourquoi les bouches et les yeux découpés ? Une façon d'esthétiser la

chose, j'imagine.

Les serial killers sont souvent des artistes ratés.

Ah, je viens d'y trouver un nom ! Le phototueur.

C'est pas mal, non ? Mais si je ne m'abuse, dans le serial, il y a série.

Pour l'instant, il n'y a qu'un mot.

Ah oui, pour l'instant, c'est surtout une intuition.

Ah, d'accord, la fameuse intuition féminine, c'est ça ? Eh bien, moi, mon

intuition, vous voyez, c'est que c'est un règlement de compte entre nanas.

Le meurtrier pourrait être une femme ? Euh, oui, c'est possible.

Les femmes ne se détestent pas toutes entre elles, vous savez.

Ça reste un cliché.

Mais il y a des clichés qui sont des vérités.

Et la Jane Mallory, là, moi, je la sens pas.

Moi, je sens personne.

Alors, on va éplucher les emplois du temps de tout le monde.

Vous pouvez m'aider ?

Allez chercher votre voiture, faites le tour par derrière, vous me récupérez là

-bas.

Mais je pensais plus à une aide sur le long terme.

Mais c'est vite.

Comment vous faites

pour

tenir le coup en tant que femme ? Je vais vous dire ce que je pense de cette

question en tant que femme.

Vous avez quoi d'intéressant ?

J'en suis sûre, c'est un serial killer.

Le phototueur. Non, merci.

Le phototueur, et c'est moi qui ai trouvé le nom, a étranglé sa victime par

derrière. T'as vu ça, chérie ? La publicité des parfums Belcourt entre les

conseils sac à main et la recette de cuisine de la semaine, c'est d'un

vulgaire. Peut-être qu'il voulait éviter le regard de ses victimes comme s'il

avait honte.

Non, mais s'il traite notre exclusivité comme ça, il va falloir revoir les

contrats.

Je pourrais dresser un profil à l'américaine.

Au commissariat, personne ne m'écoute.

Et sinon, j'ai décidé de me faire greffer une troisième jambe pour marcher

plus vite.

Oui.

Dis-donc, n'y va pas de main morte, ta patronne.

Je n'ai rien à dire à des fouilles de merde de votre espèce, déclare la

commissaire Gréco.

C'est un vulgaire !

Vous

ne vous fatiguez pas, on ne va pas vous prendre en photo, Eiffel.

Ou alors ce sera un mauvais signe.

Vous voyez ce que je veux dire ? Enfin, profil avec un joli petit matricule.

Alors, je suis un directeur.

C'est moi qui pose le question, Eiffel, d'accord ? En attendant, vous êtes en

état d'arrestation.

Est-ce que j'ai vérifié votre alibi ?

Et c'est du pouding.

Où est-ce que je vous dis que j'ai dîné à la maison avec Bérangère ? Ah ouais ?

Vous êtes sûre ? Non, parce qu'il n'y avait qu'une seule assiette sale et un

seul verre utilisé quand je suis venu chez vous.

Bérangère n'avait pas faim.

Elle avait sûrement trop dansé.

Vous savez, j'ai cru comprendre que c'était inhabituel.

J'y suis allé hier soir.

Et j'ai plusieurs témoins qui ont fait la fête avec elle jusqu'à l'aube.

Et c'est pour ça qu'elle était en retard chez femme hier matin.

Eh ouais, je vois tout.

Et vous, en revanche, personne ne vous a vu ce soir.

Et c'est pour ça que vous vous êtes fabriqué un faux alibi.

Non, c'est Bérangère qui m'a demandé de la couvrir.

Si on apprend au magazine qu'elle passe une nuit dehors, elle se fait virer.

Oui, demandez-lui.

Mais c'est ce que je vais faire.

On l'attend, là.

Chef, on a une suspecte.

Non, on a un problème.

On n'a pas fini ce délit.

Même modus operandi, même strangulation.

Rien sous les ondes, mais ça ne veut pas dire qu'elle n'a pas été prise en photo

à un moment donné.

Je crois que c'est clair.

Candide et Bérangère vivaient toutes les deux avec Jane Mallory.

C'est elle le dénominateur commun.

Beretta, elle ne vous revient pas, d'accord.

Vous sautez un peu vite aux conclusions.

Elle a un mobile et elle n'a plus d'alibi.

Pour moi, c'est notre suspect numéro un. Oui, ou alors notre future victime

numéro trois.

Quel sens de la formule.

J'adore.

C'est l'affaire.

Bonjour, Rico.

On peut savoir qui vous êtes ? Absolument.

Le commissaire chargé de l'enquête ? C'est une blague ? Non.

Ce sont des renforts, Greco.

Deux jours d'enquête et vous nous sortez un flic du chapeau ? Du 36 quai des

Orfèvres à Paris, pour être exact.

Commissaire Pierre-Victor Kozak de la Criminelle. Mais vous pouvez m'appeler

Pébéka. Écoutez, Greco.

Monsieur Kozak a sauté en urgence dans le premier train pour venir relancer

cette enquête.

Et en plus d'être un grand policier, Monsieur Kozak, PVK, est un expert en

gestion de crise et relations publiques.

Il sait parler à la presse, lui.

Comme je dis toujours, ça fait partie du métier.

Merci, j'ai arrêté.

C'est pour me calmer.

Bon, d'accord. Si vous devez me seconder, je vais vous mettre à jour.

Non, non, on s'est mal compris.

Il reprend l'enquête et vous le secondez.

Ça va vous faire du bien d'être un peu canalisé.

Quoi ? On n'a pas terminé ? Ben si, mais j'ai besoin de mon bureau, du coup.

Vous inquiétez pas.

Je vais vous faire installer un poste de travail à côté de Râteau.

Vous serez pas loin, comme ça.

Bon, ben, c'est pas si mal passé.

Je préfère m'installer un peu plus loin, en fait.

Mais... Je préfère me barrer complètement.

Vous attendez ça depuis le début, vous, le ministère, tout le monde. Si, si, je

vois bien que je dérange.

Je vais aller me canaliser ailleurs, je démissionne.

Vous disiez ? Ouais, va redescendre.

Bon, vous savez comment sont les femmes.

Et casse un peu de vaisselle.

Et puis, ça va mieux.

On en fait l'enquête.

Vous n'allez pas vous barrer maintenant.

Et puis, ça ne déduit pas comme ça. On est une équipe, putain.

En plus, le serial killer est venu le serial.

Votre ego est choqué. C'est normal.

Il faut que vous libériez votre frustration.

Allez vous enfermer dans les toilettes et créez un bon coup. J'y penserai. Au

revoir.

Eh bien, d'accord, c'est ça. D'accord, OK.

Lira quitte le navire.

Inspecteur Beretta, débriefing.

Je vous prie de l'enlever.

Donc, pour vous, elle est coupable ? Oui.

Moon, on est dans le cliché de la femme fatale, là.

Monsieur Beretta nage en plein fantasme et il en profite pour régler ses comptes

avec l'autre sexe.

Faites pas gaffe au bruit.

Ok, je vais faire confiance à votre frère, inspecteur.

À partir de maintenant, vous allez assurer la garde rapprochée de Jane

Mallory. Quoi ? C'est pourquoi moi ? C'est votre piste, non ?

Vous la suivrez 24 heures sur 24.

Si elle est coupable, vous pourrez enquêter au plus près. Si elle est

innocente, vous la protégerez.

Vous êtes qui, vous, au fait ? Ah, oui, Rose Bercourt, psychologue.

C'est la commissaire Gréco qui m'a engagée.

Elle donne mon avis sur les coups de paix.

Une psy dans la police, j'adore. Très moderne.

Dites-moi plus.

Malorie, par exemple.

Si elle est innocente, comment vous expliquer qu'elle ne verse pas une larme

alors qu'elle vient de perdre deux de ses amis ? Parfois, les larmes ne

viennent pas en premier.

La culpabilité domine.

Elle se dit peut-être qu'elle aurait pu les protéger.

Et puis, il y a le complexe du survivant. Pourquoi elle et pas moi ?

Moi, je pencherais plutôt pour un serial killer.

Un serial killer ? C'est un concept américain. Oui, je sais, j'ai étudié le

sujet.

J'adore, très moderne.

Je l'appelle le photo-tueur.

Mademoiselle Belcourt, je sens qu'on va très bien s'entendre.

Vous allez me lâcher.

Ça m'arrangerait, figurez-vous. Allez en voiture, pêchez-vous.

Inspector Bereza, la commissaire Gréco a disparu, il y a quelqu'un dans son

bureau. Vous n'êtes pas au courant.

Oh non, elle est morte.

Non, non, non, elle a démissionné. Quoi ?

Non, mais normalement, c'est moins grave.

Eh, pas taxi.

Et moi, je ne suis pas coupable.

Sous-titrage ST'

501

Salut. Salut.

T'en veux ? Non, rien.

Bob, préparez ma note, je pars.

C'est vrai ? Je veux dire, c'est la réalité ? Non, parce qu'avec ce truc-là,

à un moment donné, moi, je ne sais plus.

Si, si.

Moi aussi, j'ai envie d'évasion.

Je saute dans le premier train et adieu.

Pour ce soir, c'est foutu. Le prochain, c'est demain matin.

Pas pour demain matin, alors.

Je vais te dire un truc, Annie.

Si je planais pas autant, je serais super triste.

Parce que, tu vois, on t'aimait vachement ici, hein ? Ouais.

Ouais. Mais apparemment, c'était pas le cas de tout le monde.

Sous-titrage ST' 501

T'es sûr que ça va ma chérie ? Ouais.

Fais juste un autre... Fais un autre discours.

Sex on the beach. Eh ben, sex on the beach alors.

Franchement Annie, moi je dis souvent, avec l'alcool, il faut faire super

gaffe. C'est un peu un poison, tu vois.

Comme le tabac.

Eh ben, au poison alors.

Quoi ? Excusez-moi, je... Qu'est-ce qu'il y a ? Je vais m'offrir un verre, c

'est ça ? Tu crois que parce que je suis une femme, je ne suis pas capable de me

prendre une cuite par moi-même ? Non, pas du tout. C'est juste votre montre

dedans. Regardez.

Bon.

Ah bah oui.

On dirait qu'il est l'heure d'en boire un autre.

Le jour de voir est arrivé.

Très jolie reprise, très jolie, c'est pas très république.

La république, tu ne comprends pas ? Oui.

On devrait dire le république, parce que c'est un truc de mec.

D'accord.

Je raconte.

Je ne te connais pas.

T'es gentille.

Moi, je m'appelle Annie.

Et toi ? Moi, c'est François.

Enchanté, Annie.

Bonne nuit.

Vous allez me fixer, me suivre comme ça toute la journée.

C'est mon job.

Ça m'oppresse.

Non, non, mais ce n'est pas vrai. Vous n'allez pas recommencer.

C'est mon job.

Si il y a des freins, tu parles d'un job.

Il y a des gens qui font ça tout le temps en prise unique, c'est eux qui

payent.

Giovanni ! On téléphonait à New York.

On doit être à jour sur les dernières tendances peintures. On est prêts ? Et

maintenant, comment voulez-vous ? Avec Colombo dans les pattes toute la journée

? Deux crimes ont été commis. On se doit de collaborer avec la police. Et il

croit quoi qu'on va assassiner quelqu'un avec un cintre ou une gaine ?

Inspecteur.

Comprenez l'émotion de mes collaborateurs. Chacun ici est à fleur

de peau. Fleur de peau.

Je vous demande un peu d'humanité.

C'est décidé ? On fait la une du prochain numéro ? Mais pas avec ça.

Parce qu'on est beau dîner.

On a grossi.

Yes ! C'est direct comme ça.

Oh oui.

Bon.

Alors, de quoi on m'accuse exactement ? Parce que je vous ai donné mes alibis,

non ? Oui.

La petite fusille, là, pour la première nuit.

Stéphanie pour la deuxième.

Vous ne faites pas que les photographier, apparemment ? Je suis

passionné. Ça en dit long sur votre rapport aux femmes.

Les faire poser, c'est une façon de les contrôler ?

C'est quoi, ces conneries ? Répondez à madame, c'est une professionnelle.

J'aime les femmes, j'aime la beauté, voilà. Je vois pas s'il y a d'anormal.

Bon, les filles, merci, c'est fini. Suzy, tu étais unique.

Tiens.

Bon, je vous laisse, je dois rejoindre François Zardy.

Ah bon ? Oui, nous aurons un shooting pour la pochette de son prochain album,

alors si vous n'avez pas d'autres questions sur ma vie sexuelle... Eh ben,

je vais te montrer. Non, je pense que ça ira pour aujourd'hui. Non, mais je crois

que... Ça ira.

Vous restez à disposition de la police ? Oui, oui, bien sûr.

Dites-moi, ça vous dirait de venir au concert de Françoise ? Je vous mets des

places backstage ou en loge avec Jacques.

Pourquoi pas, oui.

OK, vous êtes sur la liste.

Regardez-moi.

Clac ! Suzy, tu m'attends, mon ange, hein ? Vous

savez ce qui vient de se passer, là ? Il vous a manipulé.

Moi, non.

Je me le suis mis dans la poche.

J'en ai rien contre lui, il couche avec ses mannequins, c'est pas un crime.

Allez ! Ça vous fait tout bizarre d'avoir un commissaire cool, hein ? Ça

vous change de madame coincée ? Et moi, et moi, et moi...

Attention

avec les médocs, Annie, ça aussi, il faut faire super gaffe.

Si tu veux, j'ai une infusion apaisante.

Très, très apaisante.

Ok, j'insiste pas.

En attendant, t'as loupé ton train.

Je sais.

Pas la seule chose que j'ai loupé ces derniers temps.

Bien dormi ? François, vous vous rappelez ? On s'est rencontrés hier

soir. Vous, moi et votre ivresse.

Vous m'avez ramené dans ma chambre.

Voilà, c'est moi.

J'ai pas dit trop d'âneries ? Non, non, par contre, oui, vous en avez chanté.

Bon,

je vous laisse.

Le devoir m'appelle, comme on dit.

Bonne journée.

Vous faites quoi ? Je suis maître verrier.

Je restaure des vitraux dans l'église à côté.

Allumez-y un vierge à ma dignité.

D'accord.

D'accord, mais alors, en échange, vous prenez un verre avec moi ce soir ?

Vendu.

Ce soir, alors.

Vous savez, si vous n'avez pas pris ce train ce matin, c'est peut-être que

vous aviez quelque chose à terminer ici.

Ce soir.

Salut, Bob.

Salut ! Chef, je peux vous parler ? Oui,

allez. Fin de la récré, messieurs.

Gréco m'avait demandé de rechercher les antécédents de tout le monde en magazine

femme. J'ai trouvé ça.

Tiens, tiens.

Regardez qu'il y a un passé d'agresseur de femmes.

Une déclaration, s'il vous plaît. Une déclaration, s'il vous plaît. Une

déclaration, s'il vous plaît. Monsieur, s'il vous plaît. Monsieur, s'il vous

plaît.

Commissaire Kozak, vous tenez le coupable ?

Je pense que s'il y a quelque chose de sacré dans notre pays, c'est la

présomption d'innocence.

Mais effectivement, plusieurs faits, toutes preuves, nous laissent croire que

le phototueur, comme je l'appelle, est bientôt sous les verrous.

Oh, il est bon.

Il est très bon.

Monsieur, je regrette que... enfin, qu'il m'ait bon de dépasser ma pensée.

Vous avez été bien plus efficace que votre prédécesseur.

Vous n'allez pas jeter la pierre au commissaire Gréco, il a fait son mieux,

la pauvre.

J'ai juste poussé les recherches, vérifié les antécédents, fait marcher ma

matière grise et les résultats sont là.

Et surtout, j'ai pu compter sur mon équipe de choc.

La consultante en psychologie, Rose Belcourt.

Et mon brillant second, l'inspecteur Max Beretta.

Et les trois mousquetaires, une photo.

S'il vous plaît, un peu sur votre peau.

Il y a 7 ans, vous tombez fou amoureux de votre voisine.

En même temps, je vous comprends, elle est très jolie.

Mais au-dessus de vos moyens.

Alors évidemment, elle vous repousse, vous ne le supportez pas, vous tentez d

'étrangler, tiens, tiens.

Mais elle se débat et elle s'en sort, de justesse.

Avec les séquelles psychologiques qu'on peut imaginer. Je ne l'aurais pas tué.

J'ai perdu la tête.

J'étais amoureux pour la première fois.

J'étais un gamin.

Heureusement pour vous, vous auriez été majeur, vous ne seriez plus de ce monde.

Oui !

Il est bon, hein ? À Paris, on l'appelle la coucheur.

Candice et Bérangère, vous les aimiez aussi, non ? Oui.

Enfin, non, pas comme ça.

Je les intéressais pas tout à l'heure.

Je suis quand même pisé.

Ah ! Donc vous avez essayé.

Mais elles vous ont repoussé, encore.

Et cette fois, vous les avez punis pour de bon.

Regardez les... Regardez ce que vous avez fait ! Non, non, non, non, non !

Non !

Monsieur Dampierre, Thierry, je peux vous appeler Thierry ? Je pense que vous

avez eu le temps de réfléchir.

Alors dites-moi, je suis curieux, laquelle vous avez préféré étrangler ?

Vous

avez raison, c'est moi,

c'est moi, je suis dangereux.

Vous m'enfermez.

Non mais vous, ça fait plus. Non mais vous, ça fait plus.

Mais bravo, mais magnifique.

Accouchement difficile, mais sans forceps.

Les aveux se portent bien.

C'est un petit meurtrier.

Félicitations.

Plus besoin de me coltiner de gêne malorie, moi.

Mais c'est bizarre, quand même.

Son profil colle pas du tout avec celui d'Inferial Killer.

Mais comme quoi, les Américains n'ont pas toujours raison.

Je vais chercher mon enregistreur, on met les abeilles en boîte et on va fêter

ça. Vous avez pas faim, vous ? Je vous invite, commissaire.

Vous aimez le...

Vous n'êtes pas coupable de ces deux meurtres, n'est-ce pas ? Je vous ai

observé à la mort de Candice.

Le propre d'un psychopathe, c'est de ne ressentir aucune émotion. Et vous, vous

étiez très touché.

Vous vous en êtes trop bien sorti il y a sept ans. Vous pensez que vous n'avez

pas assez payé ? J'ai gâché la vie de cette femme.

Je l'ai traumatisé.

Je suis malade.

Vous ne comprenez pas.

Si. C'est pour ça que vous devez suivre une thérapie.

Vous soignez et vous pardonnez.

Mais vous accuser de ces crimes ne changera pas le passé.

Et ne réparera rien au présent.

Si vous mentez, le vrai coupable restera en liberté et d'autres femmes seront

tuées.

C'est pas moi.

Je suis innocent.

Qu'est-ce que vous lui avez mis dans le crâne ? Mais la vérité ! Et ça vaut

mieux pour nous parce que si le vrai tueur apprend que quelqu'un s'attribue

ses crimes, il risque de te tuer à nouveau.

Mais les sérieux killers sont des gens très narcissiques ! Écoutez, c'est moi

le commissaire, c'est mon enquête, c'est moi qui fais les théories et c'est toi

qui dis qu'il est narcissique, ok ?

Oh

non ! Non, non, dehors ! C'est déjà qu'à cause de vous, je dois retourner

protéger l'emmerdeuse.

Il faut aller chercher Gréco.

Non, mais vous êtes sous LSD depuis 24 heures ou pas ? Elle est partie, Gréco.

Mais non, je l'ai vue ce matin.

Je n'ai pas confiance en Pévita. C'est elle qui doit reprendre l'enquête. Alors

là, non. Non, non. Ma cache, Bono. Elle avait qu'à pas te barrer comme ça. Elle

nous a bien plantés.

On parle de Gréco, là.

Pas de votre femme, ni de votre papa.

Votre épouse vous a quitté. Votre père est parti. C'est votre trauma.

Chaque départ vient donc alimenter votre syndrome de l'abandon et... Non, peut-on

l'arrêter ? Écoutez, j'en ai ma claque de vos analyses à deux francs.

Vous savez quoi, d'ailleurs ? Sans Gréco, la thérapie, c'est fini.

Donc, vous sortez de ma tête et de ma boîte.

Non.

Allez, allez, allez, allez ! Bon départ

! Si vous croyez que j'ai besoin de vous pour la convaincre, hein ! Alors là,

plutôt crever.

Vous n'allez quand même pas laisser M.

Superflu comme un net.

Rien qu'aujourd'hui, il a failli jeter un innocent en prison. Ils l'ont voulu,

ils se le gardent. J'ai ma dignité.

Et la dignité de ces femmes assassinées, vous en faites quoi ? Et puis, vous nous

manquez.

Rangez vos violons, belle cour. Je vous ai vu avec Beretta tout à l'heure.

Vous aviez l'air de très bien vous passer de moi.

Je vois.

Commissaire, il serait temps de rassurer la petite fille en vous qui a besoin qu

'on l'aime.

Tu veux une petite fille ? Ah si, la preuve vous boudait.

Ou pas.

Bon, admettons.

J'accepte de jeter un coup d'œil à l'enquête, mais de loin. Et après, je

pars. D'accord.

À partir de maintenant, vous êtes mes yeux et mes oreilles.

Je veux tous les éléments du dossier.

Photos des victimes et des scènes de crime.

Amenez-moi aussi les yeux et les bouches en papier découpé. Il y a un truc à

creuser de ce côté-là.

Je demande à la maire d'être à vous aider.

Beretta ? Laissez tomber, on ne peut pas compter sur lui.

C'est à vous, ça ? Oui.

Il a pris un coup, non ? Je l'ai fait tomber.

Il faut que je le fasse réparer, d'ailleurs.

C'est arrivé quand ? Désolée, j'ai que ça.

Et vous mangez pas, vous ?

Moi ?

Pas sourire ? Je m'arrête là.

Mes pesses de mer, je peux pas prendre un gramme.

Attendez, attendez.

Vous n'avez rien mangé ? Non, j'ai pas les droits.

Je vous dis, c'est de mon contrat.

Mais allez-y, ça me dérange pas.

Non, non, ça me bloque.

Mademoiselle, vous êtes où ? Monsieur Blum, vous êtes encore là ? Oui, j'ai un

petit peu de mal à quitter le bureau depuis que la commissaire Gréco est...

C'est parti.

C'est normal.

Toute séparation est un deuil.

Chacun sa manière de surmonter les changements. Moi, par exemple, je fais

des insomnies. C'est pour ça. Le bruit de la photocopieuse, ça me berce.

Oui, bien sûr.

Déjà là ? Petite orange.

C'est fichu pour le karaoke.

Pas de regrets.

C'est vraiment pas mon fort.

C'est quoi votre fort, alors ? Je ne sais même pas ce que vous faites dans la

vie. Mon métier ? Je suis commissaire priseur.

Et ça se passe bien ? Oui.

Enfin, en ce moment, c'est un peu compliqué.

L'histoire de surenchère avec un collègue.

Je vais bientôt faire une pause.

Je crois que j'ai beaucoup trop donné à mon travail.

C'est drôle, moi aussi je suis à deux doigts de décrocher en ce moment.

Pour ? Je sais pas, pour... prendre l'air juste, pour...

pour me recentrer sur les belles choses.

Certaines qui en râlent vraiment la peine.

Vous devriez changer de position dans les canapés. Vous devriez changer de

canapé.

Oui, je vous attends.

Moi, je te laisse.

Parfait. Salut.

Ça va, ma belle ?

Excusez-moi.

C'est qui ? Ça va ?

Pas

moi,

I swear.

Mon corps ! Mon Dieu ! Une de vos mannequins ? Non, je ne la connais pas.

Je m'effugie.

Ce n'est pas moi.

Je ne la connais pas.

Alors, qui est-ce ? Tout ce que je sais, c'est qu'elle est mort étranglée par le

même assassin entre minuit et deux heures du matin.

Et l'anglaise ? Elle n'est pas quittée, elle est hors de cause.

D'ailleurs, je ne suis pas mécontent de m'en débarrasser.

Au contraire.

Elle devient une cible.

Voir en a pas. Elle a lâché plus d'une semaine.

Non, n'importe quelle femme, ça en a pas.

Et puis les mannequins qui sont vivés.

Mais comment vous savez qu'elle n'est pas mannequin ? Enfin... Ah oui, elle a

raison.

Regardez ses cuisses et ses hanches.

Et puis le nez.

On en parle du nez.

Elle n'aurait aucune chance dans le métier, la pauvre.

Donc, on peut juger le corps d'une femme, même post-mortem ? Formidable.

Faut qu'il en soit, vous ne lâchez pas Malorie, on ne sait jamais.

Même si en effet, on dirait bien que notre tueur a élargi ses critères.

Ou alors, quelque chose l'a relié aux autres.

Bon allez, allez Rose, on va parler à la presse.

Pour leur dire quoi, on n'a rien ? Ils ont commencé à douter quand on a relâché

Thierry Dampierre. Il faut qu'on s'y remette dans la poche.

On va leur dire que les taux se refairent.

Ça va faire peur au tueur.

Un tueur qui a peur, ça fait des erreurs.

Ou ça fait des morts.

C'est ce que je lui ai dit.

Mais il n'a rien voulu entendre. C'est vraiment un gros.

Un gros simple.

Et voilà.

Il me rend vulgaire en plus.

Vous avez de la marge.

Vous avez recommencé à fumer ? J'ai recommencé à arrêter.

Ce que vous avez pour moi ? J'ai pu piquer un autre oeil.

Tenez.

Regardez. Vous voyez rien ? Le maquillage est différent, mais on a les

mêmes yeux. Même forme, même couleur.

Les yeux appartiennent à une seule et même fille.

Ah, mais oui.

Vous avez raison.

Il y a quelque chose de marqué derrière.

Mais c'est mon baie, ça.

Le baie de Bellecour.

La dernière campagne pour le parfum, j'en connais le logo.

Et l'autre jour... J'ai entendu mes parents dire que femmes avaient l

'exclusivité de leur publicité.

Vous allez m'apporter tous les derniers numéros du magazine.

Les yeux appartiennent peut-être à notre prochaine victime.

Ça, c'est du travail d'enquêteur.

Pas comme le commissaire prétentieux qui passe son temps avec les journalistes.

Ce culte de l'image, c'est tellement superficiel.

Excusez-moi, vous êtes la psy de la police ?

Oui. Celle qui est passée à la télé ? Ça vous dérange de prendre une photo avec

nous ? Ben non, pas du tout.

Merci.

Merci,

je vous en prie.

Des lots intéressants à vendre, madame la commissaire Prézeur ? Oui, oui, oui.

Une grosse prise.

Je peux voir ? Ah non, c'est impossible.

C'est confidentiel. Ah, je comprends.

Moi, j'aime bien ça, les confidences.

Alors, je vais vous confier quelque chose.

Je descends une minute dans une heure.

C'est peut-être que je reçus.

Jane, ma chérie, John t'attend depuis au moins deux minutes. Ça fait deux minutes

de trop, là.

Alors, hop, on y va. Allez.

Ah, non, hein ? Non, non, je n'ai ordre de pas la quitter. Non, mais John va

shooter, là, donc c'est no way. Moi aussi, je peux shooter. Qu'est-ce qui se

passe ? C'est M. le garde-corps, là, qui se prend pour Clint Eastwood. Je dois

rester avec elle.

Cool.

J'ai peut-être une idée pour que chacun de nous puisse faire son travail.

Donc, vous, plus... Moi, vous avez envie d'être là, en fait. Plus c'est sexy.

Alors, soyez plus énervés. Vous voulez, hein ? Là, j'ai plus ? OK.

Là, ça, c'est bien.

Très bien.

Alors,

vous trouvez toujours ça facile ? Moi, je reste à ma vie pour vous protéger.

Vous n'allez pas comparer, quand même ? Il est cassouret, mais ce n'est pas

compliqué.

OK, on y retourne.

Alors, vous n'avez plus ? OK.

Ça, c'est bien, ça.

Posez-vous, rapprochez-vous, rapprochez-vous encore.

Serrez, serrez, serrez.

Ah, je suis bloqué, pardon, je suis bloqué. Ah, c'est mal.

C'est bien, c'est bien, c'est bien, c'est plus.

Arrête, non, arrête, non, non.

Non, Jean, non.

Allez, allez, allez.

Fais quoi ton truc ?

T'essaies de te taper les filles et puis quand elles refusent, tu les butes. Et

tu prends un petit coup à la relive et tu sors de ta vie, tu es tranquille dans

la maison. Je délirais de ne tuer personne.

Ah ouais ? Et elle ? Tu la reconnais ? Elle, là aussi. Non. Ah ouais ? Et elle,

tu veux dire que tu la reconnais pas ? Non, je la connais pas ! Non ! Putain,

tu mens.

Je la connais, tu mens.

Rache-toi un vrai pied-bas ! Je remis, je creux, et je mens.

Regarde-la bien.

Regarde-la bien ! Ok, je la connais.

Il s'appelle Sandrine.

Sandrine comment ? Sandrine Bernier, je crois. Elle travaille à l'hôpital de la

Croix. Elle me vendait des trucs. C'est quoi, des trucs ? Eh ben, des trucs !

Putain, des trucs ! Des trucs, c'est la drogue ! Des trucs, des enfaîtes pour

finir, pour sortir.

Hein ? Et qu'est-ce qu'elle fout au magazine, alors ? Mais je sais rien,

moi, à ce qu'elle foutait. Elle est là, peut-être, pour me... pour me... me

fourrer de la bonne cam', enfin, voilà. Mais je l'ai pas tuée, putain ! Bon.

Bon.

On va tout reprendre depuis le début ?

Mais qu'est-ce que c'est que ça, Beretta ? Je suis désolé, John. Tout ceci n'est

qu'un terrible malentendu.

Beretta, enlevez-lui les manottes.

Merci, Pierre-Victor.

J'ai bien cru qu'il allait me mordre.

Je vous vois au cocktail chez Claude ce soir.

Absolument, John.

Merci. Je m'occupe de toi.

Carrément. Merci, Pierre. De rien, John.

Je vous avais dit de le laisser tranquille, vous m'avez désobéi. Et lui,

il a agressé Malorie. Et il connaissait la troisième victime, c'était sa

dileuse. Oui, bon, c'est le chemise, Beretta.

De toute façon, ses maîtresses ont confirmé ses alibis, il est hors de

cause.

Il est intouchable aussi, apparemment. Bon, vous avez gagné, je vous retire de

l'enquête. Je ne veux plus vous voir ici.

A partir de maintenant, vous vous contenterez de coller au train de jeune

Malorie.

Et estimez-vous heureux.

Il y a pire, comme train.

Sandrine, elle est partie en plein milieu de sa garde avant hier soir.

Ah oui ? Il s'est passé quelque chose de particulier ? Elle avait l'air nerveuse.

Elle a filé comme ça, sans aucune explication.

Ça ne lui ressemble pas d'ailleurs.

Elle est très consciencieuse.

Donc, infirmière, faites-vous le tour.

Dernière porte à gauche. Merci.

Mais Reta, qu'est-ce que vous faites là ? PVK m'a mis sur la touche, alors j

'enquête en douce.

Et nous aussi.

Et c'est excitant, non ? Bon, qu'est-ce que vous avez, vous ? Ah non, ah non,

non, non.

Non, je partage pas mes infos.

On vote plus ensemble, vous avez oublié ? Non, j'ai pas oublié.

Votre seul caractère non plus.

Stop. Cette échange part sur de très mauvaises bases.

Bon, vous, là.

On a besoin de travailler en équipe, là.

Le problème... C'est que vous êtes dans la fête. Ça vous empêche d'accéder à

votre santé.

Donc, le dialogue est rompu. Allez, asseyez-vous.

Et quoi ? On va prendre le thé ? Non, on va prendre le temps de se parler.

Max, qu'auriez-vous besoin de dire à Annie ? Mais je n'ai rien à lui dire.

Elle nous a plantés.

Annie, vous entendez ce que Max essaye de vous dire ?

Il s'est senti abandonné.

Non, j'ai pas dit ça.

J'ai choisi de partir, il a choisi de s'écraser.

Choisis ton camp, camarade.

Max, Annie s'est sentie trahie.

Elle avait un besoin vital d'être comprise dans sa démarche. Enfin, pas du

tout. Eh ben, nous, on avait un besoin vital d'une commissaire qui fasse son

boulot. Annie, Max a désespérément envie que vous reveniez, mais il ne sait pas

comment l'exprimer.

Quoi ? C'est bon, ça va, je suis pas sa mère.

Max, Annie a envie de revenir.

Mais elle ne peut pas céder parce qu'elle se place dans le rôle de la mère

face à un fils en rébellion.

Elle, c'est ma mère.

Ça va pas bien, c'est le cours. Vous déraillez ? Si vous entendiez comme ça

en séance.

C'est parfait.

Il a catalysé votre colère et maintenant vous la reportez sur moi en vous

associant. C'est la logique du triangle.

Bon, ok, stop là, on n'a pas le temps.

Ça vous dit on s'active et on coince le salopard ? Ça me dit. Mais pas parce que

je suis votre fils. On voit sûrement pas.

Oui, quand même.

Ah ouais ! Vous êtes fait votre petit commissariat perso.

À l'hôtel.

Un hôtel de police, quoi. Très amusant.

Venez.

Oui.

Donc, Sandrine était la dealeuse de John Berger.

C'est pratique quand on a les clés d'armoire pharmacie.

Mais il a dû se passer quelque chose avant-hier pour qu'elle quitte son poste

aussi précipitamment.

Elle s'est peut-être sentie menacée.

L'agresseur l'aurait suivie à l'hôpital et elle s'est renfuie.

Vu ce qui s'est passé par la suite, c'est crédible.

S'il est venu, il a dû signer le registre de l'accueil.

Celui-là ? Ah, d'accord.

Alors, avant-hier... June Berger, dites-moi qui a marqué June Berger.

Eve Laverne.

C'est quoi son lien avec notre pharmacienne de l'hôpital ?

Faudra l'interroger.

Mais moi, je peux pas, on m'a viré de l'enquête.

On n'a qu'à cambrioler son bureau.

Ben quoi ? On n'est plus obligés de respecter la loi. C'est plus nous, la

loi.

Dis-donc, j'aime pas trop ce que ça vous fait, la clandestinité, à vous.

Moi, pour une fois, je suis d'accord.

Faut qu'on arrête de tortiller.

Par contre, moi, faut que je retourne auprès de Malorie, sinon je vais me

faire griller pour de bon.

Ben, moi, je peux pas.

Mais attendez, c'est tout de même pas moi qui vais... Mais qu'est-ce que je

vous dis que je travaille ici ? Je suis journaliste.

Et elle travaille la nuit, la petite dame. Non, mais j'ai oublié des

documents sur mon bureau.

Si je rentre pas mon papier de main, ma patronne, elle va me tomber dessus.

Bon.

Allez, je vous ouvre.

Mais traînez pas trop tard, parce qu'il y a eu des meurtres ici.

Très bon.

Merci les gars, bonne soirée.

Vous en avez mis du temps.

J'ai essayé de me disputer avec eux, mais... C'était moins bien.

Si vous pouviez éviter de me balancer à mon boss, ça m'arrangerait.

Ah, je suis votre alibi.

C'était le monde à l'envers, mais... OK.

Merci. Non.

C'est à moi de vous remercier.

Pour tout à l'heure avec John.

Ah non, mais c'était normal, ça.

Il n'avait pas le droit de vous traiter comme ça.

Je suis habituée, vous savez.

Dans mon métier, ça arrive tous les jours.

Comme dans tous les milliers où les gens ne peuvent voir.

Putain, faudra les balancer, ces porcs.

Un jour, peut-être.

Mais c'est bien de vous voir, vous en avez fait pour de bonnes raisons.

Bonne nuit,

inspecteur. Bonne nuit.

Donc je dors sur le canapé, hein.

On n'a qu'à faire ça comme ça.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Eve Laverne à 20 ans.

Elle était pas mal, non ? Donc elle était mannequin.

Et pas qu'un peu ! Eva Vernon, icône dans les années 50.

Elle a changé de nom après son accident.

Allez, laissez planter en voiture.

Elle était au top de sa gloire.

Elle a été gravement brûlée au village.

D'où la frange et les lunettes et les duquillons de maquillage.

Et d'où sa sévérité envers ses mannequins.

Elle serait maladivement jalouse de leur beauté.

Ça lui ferait un bon mobile de serial killer, ça.

Donc j'avais raison.

C'est une sorte de jalousie.

Elle les prendra en photo pour filier leur beauté à tout jamais.

Le phototueur serait une phototueuse.

Ah, ça fait moins bien. C'est la photocopieuse.

Mais quel rapport avec la toubib ? C'était la dealeuse de John Berger.

Elle devait traîner dans le coin.

Elle a peut-être surpris Eve en train de tuer l'une des filles.

Ève Laverne, on arrive.

Euh, commissaire ?

Commissaire ? Oui.

Qu'est-ce qui vous prend, vous aussi, d'entrer t'entraper ? Attendez, je vais

vous expliquer. Non, non, non, laissez tomber.

D'accord, d'accord, je suis pas commissaire Prisogne, je suis

commissaire, tout court.

Enfin, j'étais.

Enfin, c'est compliqué.

Alors au contraire, c'est très simple, vous êtes moqués de moi.

Moi je pensais, après notre dîner, après tout ce qu'on s'était dit.

Bah bon, j'ai dû me faire des idées.

On en reste là, c'est mieux. On va pas se quitter comme ça, François, c'est

ridicule.

Ah, ça c'était pour vous.

Au revoir, Annie.

C'est une partie d'échec.

Faites attention, quand même.

Dans un échec, il y a échec.

Faites attention, bon sang ! Je suis désolée, je suis tellement maladroite.

Tout ce travail ! Mais vous êtes inépuisable.

J'espère que je n'ai pas tout dérangé votre placement.

Oh ! Mais c'est qui, elle ? Elle me fait penser à quelqu'un.

Pas vous ? On dirait Evlaverne

Jeune.

Ah mais oui, mais c'est vrai.

Inépuisable et physionomiste.

Non, mais vraiment, elle va être furieuse.

On ne l'a pas vue de la matinée. Écoutez, quand elle est en plein

bouclage, il ne faut absolument pas la déranger.

Laissez-moi au moins la prévenir. Non, non, on va lui faire la surprise.

Non, non, pas de surprise.

Hé, je suis désolé, j'ai bien...

Je vous remercie infiniment.

Bon, finalement, aucun lien entre elles.

Ève ne venait pas à l'hôpital pour voir notre pharmacienne.

Elle avait rendez-vous avec un médecin spécialiste de la reconstruction

faciale. Je me suis tapé tous les derniers exemplaires de femmes.

Rien qui ressemble à nos yeux découpés.

C'est-à-dire que cette nuit, je me baladais dans son bureau.

J'aurais presque pu croiser le tueur.

Et il est resté ? Vous aussi ? Attendez.

Sur le panneau en liage, là.

Hier soir, quand j'ai cambriolé son bureau, il y avait plein de photos.

Elles ont disparu.

Des photos de filles.

On dirait que le tueur est reparti avec des souvenirs en plus, cette fois-ci.

Montrez-moi.

Punaise. Je vous le fais pas dire.

Non, non, non, punaise.

Les punaises pour accrocher les photos.

Si le tueur les a manipulées, il a pu laisser ses empreintes dessus.

Globuleux. Ouais.

Voilà mes petits lapinous.

Ça y

est,

ça devait arriver. Je deviens fou, je les entends parler.

Enchanté, mon Dieu, j'ai pas le droit d'être là.

Alors, j'ai récupéré les punaises.

Il y avait effectivement des empreintes.

J'ai demandé à ce qu'on les compare aux fichiers. Je n'ai pas dit pourquoi.

Je vais voir.

Génial. Je vous attends ici. Oui, très bien.

Merci.

Dites, c'est bien pour aider la commissaire Grégo que vous me faites

prendre tous ces risques. Mais oui, bien sûr. Allez-y.

Aller, allons.

Aller, allons.

Blou, vous avez bouclé le rapport sur la Verne ? J'en ai besoin en urgence.

Lou, vous êtes là ? C'est bon, j'ai les résultats des empreintes.

Et on a une correspondance.

Mais quelles empreintes ? Quelle correspondance ? J

'ai rien fait, je vous dis.

Ouais, j'ai rien.

Quatre tout petits meurtres.

Allez, elles sont où les photos que vous avez piquées dans le bourg de Ève après

l'avoir tuée ?

Je ne vois pas de quoi vous parlez.

De ça, peut-être.

La noix.

De ça ? Oui, ok.

Je les ai prises cette nuit.

Des fois, je pique le courrier d'Ève aussi.

Il y a des filles qui lui envoient des photos.

Et je les regarde, c'est tout.

Je leur fais rien aussi.

Et à Ève, non plus, je lui ai rien fait.

Vous raconterez tout ça au bourreau, monsieur Dampierre ? Mais petite

consolation, Vous qui aimez les photos, vous allez être servi.

Et c'est ainsi que j'ai eu l'idée de faire relever les empreintes sur les

punaises.

J'ai donc le plaisir d'accueillir ce cher monsieur Dampierre pour la seconde

fois dans notre commissariat.

Et ne vous inquiétez pas, cette fois-ci, nous ne le laisserons pas filer.

En fait, PVK, ça veut dire petit voleur de carrière.

Une carrière avec un K.

Ouais, il faut aller trouver le goffe et tout lui expliquer.

Laissez tomber.

L'essentiel, c'est que la façon soit notre alizée de bonne foi pour toutes.

Il avait tout prévu.

D'abord jouer les fragiles, puis avouer maladroitement pour me pousser à plaider

son innocence.

De la psychologie inversée, je suis tombée dans le panneau. On est tous

tombés dedans.

On a quand même affaire à un pervers hors catégorie.

Et si c'est pas un flagrant délit de complot, ça ? J'ai pris la petite

enfilature.

Cette histoire de relevé d'empreinte sous l'initiative personnelle de cette

empotée de légiste, j'ai pas cru une seconde.

Dossier confidentiel.

Pièce à conviction.

Ça va vous coûter cher, hein ? Oh, vous avez résolu l'affaire, vous rentrez à

Paris, la victoire en main.

Ça devrait vous suffire, non ? Oh ben non, je m'appelais bien ici, je vais

rester.

Je reconnais que vous êtes des éléments de qualité.

Ce serait dommage de se passer de vous.

Je vais demander à ce que vous travaillez sous mes ordres.

Pas question.

Sinon, je vous balance à l'inspection générale.

Et vous serez tous grillés à vie.

Je vous laisse réfléchir.

Qu'est-ce que vous voulez ? Vous.

Je suis désolé de vous avoir menti.

J'avais peur de vous faire fuir avec nos métiers à la con.

Alors qu'en fait, c'est avec vous que j'ai envie de m'enfuir.

Non. Oh, le train part en dehors.

Quoi ? Quelque chose vous retient ? Non.

Je serai là.

Et maintenant, j'ai une montre qui marche.

Ben voilà, je crois bien tout.

Et vous êtes hors de danger, donc... Voilà, quoi.

Bon, et ben... Au revoir.

Ça va me manquer de plus vous avoir dans les pas.

Vous faites comme moi aussi.

Ce qui m'attend, c'est un trou duc encore plus rigide que votre canapé, à

qui je vais devoir obéir comme un clébard pour ne pas perdre mon job. Vous

voyez, c'est pas très festif comme avenir.

I'm sorry, je peux faire quelque chose ?

Ben, pourquoi parler ?

Oh,

oh ben ! Barbara ! Barbara ! Alors là, attendez

-vous à être surprise.

Rose est dans le journal.

C'est vrai ! C'est formidable !

Et pour une fois, t'es bien coiffée.

Mais du tout, j'ai l'air d'une potiche.

En plus, ils ont marqué assistante du commissaire. C'est plutôt vateur.

Ils présentent très bien ce commissaire.

Je suis pas assistante, je suis psychologue.

C'est vrai, quoi, psychologue.

Bonjour. Bonjour.

Oui, c'est pour quoi ? Ben, vous êtes pas la psychologue ? Si, si, bien sûr.

Tiens, tiens, inspecteur.

On a envie de reprendre sa thérapie, finalement.

Et que les investis ne pensent pas d'elle.

Ou qu'ils viennent sans rendez-vous.

Comme vous pouvez le constater, je suis très demandée.

Attendez votre tour.

Vous êtes l'inspecteur chargé de l'enquête ? Je pourrais aussi avoir un

autographe ? Ah, d'accord.

En fait, vous êtes venu voir la psy de la télé pour parler cadavre.

Dans ce cas, je ne peux rien pour vous.

Bien que cette curiosité malsaine relève sans doute d'une névrose existentielle.

Dehors.

Suivant. Pour la thérapie, ceux qui viennent pour un autographe peuvent

partir.

Bon, je crois que c'est tout.

Allez-y, moquez-vous, profitez-en.

Ah mais non, je comprends.

Vous n'avez pas envie d'être connu, mais reconnu pour ce que vous faites.

C'est normal.

Qu'est-ce que j'ai dit une connerie ? Au contraire.

Vous avez mis le doigt dessus.

J'avais besoin d'être renarcissisée.

C'est pour ça que je suis tombée dans le piège de la célébrité et que j'attends

encore la validation de mes parents.

Alors qu'en réalité, j'en ai pas besoin.

C'est incroyable, vous venez de me psychanalyser.

Comme quoi, c'est pas si compliqué.

Allez, à moi.

En résumé, vous ne considérez pas Diane Mallory comme un objet ? Ah, mais non.

Non, non, j'ai vu comment la traite.

C'est dégueulasse.

Mais à la première occasion, vous lui sautez dessus, donc vous la considérez

comme un objet ? Mais non, mais pas du tout.

C'est elle.

Elle a été sympa, alors... Non, mais vous vous entendez, là ? Elle a eu un

élan de tendresse, mais vous vous êtes pas demandé si c'était par autre chose

que sexuel ? De l'amitié, peut-être ? Oh là là !

Ah d'accord, de l'amitié avec une femme ? D'après quoi, on se fait des couettes

? Faudrait qu'on se voit deux fois par semaine.

C'est quoi ça ? Vous lisez les lettres trouvées chez Thierry Dampierre ? Oui.

Thierry ne s'intéressait qu'aux photos, il lisait pas les lettres.

Du coup, personne s'est jamais intéressé aux candidatures de ces jeunes filles.

Je trouve ça terriblement cruel.

Moi, je vais leur répondre qu'elles sont belles, mais pas que.

Qu'elles peuvent faire quelque chose de leur vie.

Qui se vous occupe ? Bah, tenez, par exemple.

Madame Lavergne, je vous écris pour vous dire que...

Quoi ? La fille s'appelle Catherine.

Elle était maintienne pour le magazine il y a deux ans. Et elle envoyait cette

lettre à elle pour lui demander de l'aide. Elle raconte comment elle a été

violée par John Berger.

Le chantage qu'il lui a fait. Comment il l'a piégée dans la chambre noire du

studio. Il l'a même mise en cloque. Et c'est Sandrine Bernier qui l'a faite

avorter. C'était pas sadileuse. C'était son contact en cas d'accident.

Et d'après ce qu'elle a écrit dans la lettre, elle n'était pas la première.

Elle parle au moins d'une dizaine d'autres filles.

John Berger est un serial violeur obsédé par ses modèles qui a fini par vriller.

Les tuer, c'est les posséder un peu plus.

Thierry Dampierre n'est réellement qu'un petit ordu qui s'est retrouvé au mauvais

endroit au mauvais moment. Mais c'est John Berger, notre assassin.

Attendez.

Je veux bien vous croire, mais vous oubliez qu'il a des alibis pour tous les

meurtres. Si Salopard les viole et qu'il les terrorise, les filles raconteraient

n'importe quoi pour le couvrir.

Ton petit café.

Je t'ai préparé ta note.

Je n'ai pas compté les bâtonnets dans le sang.

Cadeau. Ça me fait plaisir.

Bon, d'accord.

Je n'ai pas beaucoup de temps pour mon train, mais ce sera mon bout d'honneur.

Ah, mais vous partez ? Elle part ? Padron ? Vous n'avez pas entendu

Pébéquin ? Il va vous griller dans le métier, vous ne pourrez pas bosser

ailleurs. Je sais, mais peu importe.

Je l'arrête, ce métier.

Bon, vous venez ou quoi ? Eh,

laissez-le-moi.

Je vais lui repérer un portrait à la vérité. Il va l'avoir, sa une.

Les amies les plus glauques que j'ai jamais vues.

Mais qu'est-ce que c'est que cette chienlit ? Maintenant, c'est le

photographe l'assassin. Ah ouais ? Il violait ses mannequins.

Tout est dans la lettre de la petite Catherine.

Le mec a complètement pété un plomb. Ah moi ça m'étonne pas, je le soutenais

depuis le début.

Eve Laverne a dû se douter de quelque chose et il l'a éliminée. Et voilà,

comme la pharmacienne, elle en savait trop. Ça tombe sur le sens. On avait

arrêté le pigiste.

Il était à l'abri, pourquoi se suicider tout à coup ? Mais justement, c'est

Seriel qui leur cherche la lumière.

Quand on a un culpé de série d'ampières, John n'a pas supporté.

Mieux valait être mort et coupable que de déposséder de ses exploits. Et c'est

exactement ce que cherchait à faire la ascendante Pierre. Je savais qu'il était

innocent. J'ai tendu un piège à la satanée, il est tombé dedans.

Mais pas vrai, vous ne saviez rien du tout, vous.

Vous avez même protégé John pour faire vos soirées showbiz.

Si vous aviez fait votre travail, deux femmes seraient encore vivantes.

C'est vous qui me parlez de faire mon travail ? Mais vous faites quoi ici,

Gréco ? Et sur la scène de crime, vous n'aviez pas démissionné ?

Elle a volé des pièces à conviction et mené une contre-enquête dans l

'illégalité la plus totale en utilisant un service de police. Je réclame des

sanctions pour elle et ses deux complices. Non ! Monsieur le

divisionnaire, s'il vous plaît.

Rose Belcourt et Max Beretta n'ont fait que suivre mes ordres.

Je porte seule l'anti-responsabilité de cette affaire.

Je ne me battrai pas.

Portez plainte si vous voulez.

Je vous enverrai mon adresse.

Commissaire, attendez.

Ma décision est prise, Bloom.

Il le faut.

Vous allez vous en remettre ? Non. Si, mais enfin, c'est pas le sujet. C'est la

robe. Quelle robe ? La robe que portait Berger quand il s'est tué.

La fermeture se trouve dans le dos. C'est le genre de robe que les

mannequins ne portent qu'avec l'aide d'une habilleuse.

Il n'a pas pu la mettre tout seul.

Il ne s'est pas pendu tout seul.

L'enquête n'est pas terminée. On a encore un tueur en liberté.

Mais non, on veut juste savoir ce qui est arrivé à la file de la lettre.

Je vais laisser plus de feuilles. Oui, va pas.

Catherine, Catherine Seban.

Je me souviens d'elle.

Ah oui, elle était toute timide à son arrivée il y a deux ans.

Puis elle avait complètement disparu de la circulation.

Je comprends mieux pourquoi.

Bon, ça va, ça va, ça va. C'est la dernière adresse.

Oui, oui, voilà, ça arrive.

Ah là, ah oui.

Ah, c'est ça que vous connaissez.

Je suis désolé de vous déranger.

Et puis pour la dernière fois aussi, je suis désolé.

En fait, j'avais mal compris.

Ma femme vient de me plaquer.

Elle a sûrement eu raison, parce qu'en ce qui concerne le continent féminin, je

suis vraiment nul.

Mais je sais pas, si un jour vous avez besoin d'un pote, un pote nul, ça me

dirait bien.

Voilà.

Après, faudra m'aider parce que comme j'ai jamais organisé de se rendre aux

copines, faudra un peu me... Ok.

Avec plaisir.

Cool, cool, cool.

Bon. Eh ben, à bientôt.

Cool. À bientôt.

Hector, on n'avait pas un truc à vérifier ? Excusez-moi, est-ce que vous

avez connu une Catherine Seban ? Elle vivait ici il y a deux ans.

Catherine... Non, je ne l'ai pas connue.

J'ai juste pris sa chambre quand elle est partie.

Mais on a une photo d'elle.

Bon, bon, toute mignonne.

Ah, voilà.

C'est pas possible.

C'était sous votre nez depuis le début. Hé, hé, il y en a des pleins, des

pauvres. Mais faites pas attention à ce que je dis. Quand je panique, j'ai

tendance à culpabiliser les autres.

C'est un réflexe de protection.

Ah, c'est flippant. Mais mon panique...

Je vais arriver à vous auto-analyser.

Mais arrêtez d'analyser mon analyse et pensez ! Dégage-toi, là !

François

? Vous êtes prête ? Presque. J'en ai pour deux minutes, j'ai une dernière

chose à vérifier et je boucle mon enquête.

Annie, il faut qu'on y aille, là.

J'ai pu récupérer des négatifs chez le serial killer.

Je suis désolée, François.

Cette enquête m'obsède et je passe à côté de tout.

C'est pas grave, allons-y.

Si, je m'en vais.

Je suis passée à côté de la robe, par exemple.

La robe que portait John Berger quand on l'a retrouvée.

Je l'avais déjà vue.

Sur une ancienne couverture du magazine Femmes.

Portée par une très jolie jeune fille au regard lumineux.

Un regard qui m'avait semblé familier.

Très familier.

Fallait que j'en alternette.

Même si j'avais très peur de ce que j'allais trouver.

J'ai demandé à Bob à la réception, il m'a donné votre nom de famille.

J'ai passé des coups de fil.

J'ai appris ce que vous m'aviez caché.

Votre fille unique s'est suicidée il y a deux ans.

Vous n'étiez pas en ville pour les vitraux, mais pour assouvir votre

vengeance en faisant passer John Berger pour un serial killer.

Petite fille.

C'est eux les assassins.

C'est leur faute, à tous.

Catherine m'a tout raconté, le viol, dans la chambre noire.

Ses copines juste à côté, qui l'ont entendu crier, mais qui n'ont rien dit.

Sa patronne, qui a refusé de l'aider.

Et celle qui l'a abordée.

Toutes comblées, toutes.

J'ai essayé de la persuader de porter plainte, mais... Elle n'a pas tenu le

bloc.

Elle s'est pendue.

Et pourquoi vous n'avez pas dénoncé John Berger ? À qui ? À la police ? À quelle

preuve ? Déjà, une fille vivante, quand elle parle de viol, on ne la croit pas,

alors... Morte.

J'ai préféré faire justice moi-même.

Vous en êtes sûr ?

Eve Laferne, elle n'aurait jamais reçu l'aide de votre fille.

Candice et Bérangère, elles étaient elles-mêmes victimes de John. Si elles

ne sont pas intervenues, c'est pour sauver leur peau.

Quant à Sandrine, la fille de l'hôpital, elle organisait des avortements

médicalisés pour éviter aux filles d'être tricotées.

Oui.

Vous avez tué des innocentes.

C'est le risque quand on se fait justice soi-même.

C'est pour ça qu'on a inventé les enquêtes et les commissaires.

Je suis désolé, Annie.

Quand on s'est rencontrés, je ne savais pas qui vous étiez.

J'étais...

Commissaire PVK renvoyé.

Beau parleur, mais mauvais enquêteur.

Tiens, voilà, ça c'est bon.

Je vais l'encadrer.

Ensuite, affaire résolue grâce à la pugnacité de la brigade, avec à sa tête

la commissaire Gréco, meilleure quand elle s'attaque au crime plutôt qu'à la

presse. Bon, ça reste un compliment.

Arrêtez de fanfaronner, Beretta.

Ça a quand même failli être un sacré fiasco.

Je vous préviens, je vais resserrer quelques boulons.

Comment ça ? Quels boulons ?

Bah, vous qui jouez les mannequins, peut-être au lieu de faire votre boulot,

on a l'air de quoi ? On m'a forcé, d'accord ? De toute façon, le numéro

vient de sortir, j'ai vérifié, on m'a viré des coups. Je confirme, ouais.

C'est dommage, d'ailleurs.

Ça vous allait vraiment bien, ce petit ensemble en velours, très sexy.

Merci, dis donc.

Attendez, mais comment vous savez pour le velours ? Bah, j'ai récupéré les

négatifs du shooting.

Je me les garde pour les jours de déprime.

Quoi ?

Faites pas trop la maligne, Belcourt.

La psychologue, attirée comme un papillon par la lumière, on en parle.

Et la commissaire qui tombe amoureuse de l'assassin, on en parle aussi, alors.

Bon, on va pas s'éterniser mille ans sur cette enquête.

On classe le dossier.

Dites-moi, quand vous parliez des négatifs, c'était du bluff ? Je sais

pas.

D'après vous.

Ah, c'est vous, le flic.

Comme père, on est d'accord à bluff.

Oupa !

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.