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Original subtitles

Salut. Tu fais quoi, par ici ?

Laisse-moi deviner. Tu fais du stop, hein ?

Oui.

- Tu vas oĂč ? - Melbourne.

Dommage. Je vais Ă  Canberra.

- Ça t'avancerait ? - Oui, super.

Je vais acheter un truc. Prends tes affaires

et mets-les dans la voiture. J'arrive.

- Au fait, moi c'est Bill. - Paul.

Paul Onions.

Comme le putain de légume !

Enfin un véritable Australien !

Ça doit faire plaisir.

AprÚs mes exams, j'ai décidé de bourlinguer un peu.

Je vois.

T'as eu un entraĂźnement type commando, dans la Marine ?

Non, pas du tout.

Je m'occupe de climatisation. Je suis ingénieur.

Ingénieur !

T'es en Australie depuis quand ?

Environ 5 semaines.

Tu vas retrouver quelqu'un, Ă  Melbourne ?

Non. J'y vais pour bosser. Cueillette des fruits.

T'as l'air vanné.

Repose-toi.

Je me charge de la route.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Aussi loin de Sydney...

la radio passe plus.

Je vais chercher des cassettes.

Qu'est-ce tu fais ?

- Je me dégourdis les jambes. - Bouge pas.

Reste dans la voiture, d'accord ?

Je prends juste les cassettes. Sous le siĂšge.

Ça va ?

Ouais, tout va bien.

Et ça, c'est quoi ?

Un braquage, connard de Rosbif !

Inutile de...

Assieds-toi et mets ta ceinture !

- Qu'est-ce que... - La ferme !

Assieds-toi et mets ta ceinture !

Compris ?

Du calme.

Reviens ici !

Remonte dans la bagnole !

ArrĂȘtez-vous !

ArrĂȘtez-vous !

- Il est armé ! - Allez-vous-en !

Non ! J'ai des enfants !

Il est armé ! Démarrez ! Vite !

Je savais que tu paniquerais, maman...

Appelle quand tu arrives, Joanne.

Le conducteur était super...

Vous me manquez.

On t'envoie de l'argent, si besoin. Ne fais pas de stop.

Je t'aime. Tu me manques.

Si on descend Ă  Casula, on paiera pas le train.

Je suis contente de t'avoir eu.

Sois prudente. Ne fais pas de bĂȘtises.

Je dois raccrocher. Bisous. À bientît.

Je t'appelle demain, maman.

Je vous appelle dĂšs que j'arrive. Bisous. Au revoir, maman.

Vous me manquez.

Les jeunes touristes sont-ils les proies d'un tueur ?

Notre pays est réputé sûr.

Pourtant, deux routards allemands sont portés disparus.

D'aprĂšs l'enquĂȘte de notre reporter,

ces cas ne sont pas isolés

et cachent peut-ĂȘtre des actes criminels.

En l'espace de 18 mois,

6 touristes étrangers ont disparu en Australie.

Les derniers en date sont 2 jeunes Allemands,

Gabor Neugebauer et Anja Habschied,

disparus à Noël.

Nous sommes les parents

de Gabor Neugebauer. Nous recherchons notre fils.

Gabor, 21 ans,

et Anja, 20 ans, sont arrivés en Australie en novembre.

Ils devaient rentrer en Allemagne le 24 janvier.

Depuis leur dernier appel à Noël,

leurs familles sont sans nouvelles.

Voici notre fils. Et sa copine, Anja Habschied.

Elle a des mĂšches rouges. Contactez-nous si vous savez

oĂč ils se trouvent.

1 nouveau message.

Bonjour, Paul. C'est le docteur Dee, votre psychologue.

Je vous confirme notre R.-V. mardi Ă  19 h.

Tu ne travailles pas, Ivan ?

- Quoi, Maman ? - Tu ne travailles pas ?

J'ai un jour de repos.

C'est nickel. Vraiment nickel.

Fous-toi de moi, Bodge.

Je peux t'aider, frangin ?

S'te plaĂźt ?

Ouais. T'as qu'Ă  faire les jantes.

- Merci. - Tiens.

T'as pris le billet de loterie ?

Merde. J'allais oublier.

Le voilĂ .

- Merci. - C'est un gagnant, j'espĂšre.

T'as laissé une trace, là.

- Qu'est-ce qui te prend ? - T'aimes ça !

Shirley !

Tu trouves ça drÎle ?

Vachement.

Ça te plaüt, hein ? Et là ?

Vos gueules !

- Tu sens bon. - Quoi ?

Tu sens bon. Donne-moi ce tuyau !

Polly !

On s'éclate ?

Ça va, champion ?

Content de te voir.

Ça boume ?

- Vous vous souvenez de Polly ? - Salut.

Je l'ai invité à voir la télé et à crécher cette nuit.

- C'est bon ? - Comme tu veux.

S'il se tient bien.

Y a intĂ©rĂȘt.

- Éteins ce fichu tuyau. - Gare à toi.

Si on descend Ă  Casula,

on paiera pas le train.

- Ça m'ennuie pas de payer. - Autant s'en passer !

Et on continuera en stop.

- T'as eu ça oĂč ? - C'est joli, hein ?

Mes parents me l'ont envoyé.

T'es prĂȘte ? Ça va ĂȘtre gĂ©nial !

Mes parents en reviendraient pas !

Moi, faire la cueillette des fruits !

C'est toi, Ivan !

T'étais à la chasse ?

Ouais.

T'as chopé un kangourou ?

Tu veux un café ?

Tu le prends comment ?

Noir.

On n'a la tĂȘte Ă  rien. MĂȘme pas au travail. C'est trop dur.

Jo a disparu depuis maintenant 4 mois.

On aimerait reprendre une vie normale.

Que Jo nous appelle et que tout rentre dans l'ordre.

Quelqu'un sait forcément quelque chose.

Je voudrais ajouter qu'Ă  ce stade,

nous n'avons aucune preuve...

qu'il soit arrivé malheur à Joanne ou Caroline.

Inspecteur Gordon ?

OĂč peuvent-elles ĂȘtre ?

Elles ont été vues à Kings Cross, au sud de Sidney, le 18 avril.

La suite n'a pas été confirmée.

Sait-on oĂč elles sont aujourd'hui ?

Non.

Aucun indice quant Ă  leur localisation.

Nous venons du pays de Galles pour lancer un appel.

Quelqu'un doit savoir.

OĂč est notre fille ?

OĂč est Joanne ?

S'il vous plaĂźt !

T'es perdu ?

Tu délires.

- Tu cours trop vite. - Et toi pas assez.

Keith !

Merde.

- Voyez avec l'inspecteur. - Bob Godden.

Laissez vos coordonnées.

On vous recontactera.

Joanne Walters était allongée sur le ventre,

le bras droit tendu au-dessus de la tĂȘte.

Le corps

était trÚs décomposé, en particulier le haut du torse.

Encerclant la tĂȘte de Mlle Walters,

se trouvaient les restes d'un bĂąillon en tissu,

noué prÚs de son oreille droite.

Un autre bout de tissu

était logé entre ses dents.

Le corps a reçu 14 coups de couteau,

dans la nuque et le torse.

Un des coups a touché

la colonne vertébrale et l'aurait paralysée si elle avait été en vie.

Sur son jean,

les 4 boutons du bas étaient défaits.

Elle n'avait pas de sous-vĂȘtement.

Ici !

Caroline Clarke, tout comme Joanne Walters,

était allongée face contre terre.

Elle a reçu un seul coup de couteau dans le dos,

et un t-shirt bordeaux Ă©tait nouĂ© autour de sa tĂȘte.

Son crĂąne portait 10 impacts de balles.

Non !

Neil.

- Ça va ? - Et toi ?

- Bien. - Merci de m'avoir averti.

J'ai promis aux parents de les informer.

Oui, bien sûr.

Et toi, ça va mieux ?

- Oui, c'est réglé. - Bien.

Bob !

Voici le sous-lieutenant Paul Gordon.

Bonjour. Bob Godden.

Les forestiers ont un nom pour cet endroit.

- "La fosse du bourreau". - Ne le dites pas Ă  la presse.

Ces crétins le savent déjà.

- C'est quoi ? - Un club de tir.

- Vous y ĂȘtes passĂ©s ? - Ils n'ont rien vu,

rien entendu. Comme dans Papa Schultz.

Une hypothĂšse ?

On présume que le tueur, ou les tueurs,

se sont garés là-bas, ont remonté l'allée pare-feu...

On a trouvé des mégots. Combien ?

Six. Des Royalties.

Le tueur était fumeur ?

Lui ou Caroline. Joanne ne fumait pas.

Et leur matériel ? Les sacs, les duvets ?

Il a dû s'en débarrasser.

Il a sans doute abattu Caroline ici.

Puis il a traßné son corps.

- Et l'a planqué. - Comme s'il avait honte.

Ou pour nous échapper.

Pauvres gamines.

Quelle fin sordide.

Bonsoir. La police a identifié un des deux corps

retrouvés dans les Highlands.

Il s'agit d'une touriste britannique, Joanne Walters.

Le corps retrouvé prÚs de Bowral

pourrait ĂȘtre celui

de son amie Caroline Clarke.

Les jeunes femmes auraient été assassinées

entre Picton Road et...

Mlle Walters a été sauvagement poignardée et son amie,

abattue de plusieurs balles...

Les recherches se poursuivent...

Pour retrouver l'arme du crime, que le tueur aurait pu jeter

dans la forĂȘt de pins ou les taillis alentour...

Pour le pĂšre de Joanne,

Ray Walters, le meurtrier de sa fille

n'est qu'un chien qu'on devrait abattre.

Ivan ?

OĂč est l'appareil qui Ă©tait dans le salon ?

Dans le tiroir.

Je veux faire des photos du bébé de Stace.

T'es bel homme, Ivan.

Tu trouves ?

Tu plais aux filles, tu sais ?

Parce que t'es poli et galant.

Tu devrais sortir plus.

Je sors.

Viens au cinéma avec moi, ce soir.

Je sors pas en amoureux avec ma frangine.

C'est pas un rencard.

Allez, accompagne-moi.

J'ai une surprise pour toi.

Je vais chercher la voiture.

Excusez-moi, j'ai oublié votre prénom...

C'est Chalinder.

- Je travaille avec Shirley. - Oui, je sais.

Si j'avais su Ă  quoi ressemblait ce film,

j'aurais pas accepté.

- Je suis gĂȘnĂ©. DĂ©solĂ©. - C'est rien.

C'était un peu...

- Surprenant. - En effet.

- Vous allez souvent au ciné ? - Quand je peux.

- Et vous ? - Pareil.

On pourrait aller en voir un meilleur, un de ces quatre.

Oui. Ce serait sympa.

Bien.

Oui, ils cherchent le coupable.

Les inspecteurs sont compétents, M. Walters.

Je ne suis pas chargĂ© de l'enquĂȘte, donc...

D'accord, je les appellerai.

Au revoir.

Pendant 14 ans, j'ai bossé dur...

pour devenir un bon enquĂȘteur.

Mais j'ai perdu toute assurance.

J'ai commencé à...

douter de mon propre jugement, Ă  faire des erreurs.

Quel est le problĂšme, Paul ?

Mes supérieurs ne me font plus confiance.

Vous voulez quitter la police ?

Je n'ai rien d'autre.

Je veux ĂȘtre utile.

Je veux une chance...

de prouver ma compétence.

Il y en a d'autres. Des cadavres.

Qu'est-ce que t'en sais ?

Appelle les flics, si t'es aussi bien informé.

Allez, Des. Fin de la pause.

T'as entendu ce qu'il a dit ?

Tu connais Richard.

- Qu'il y a d'autres cadavres... - C'est un vrai mytho.

Ces derniĂšres semaines, plus de 100 policiers

ont ratissĂ© la forĂȘt domaniale de Belanglo.

Le périmÚtre est immense.

Nous avons bien quelques pistes,

mais pas de suspect Ă  ce jour. Heureusement pour nous,

d'autres découvertes macabres sont peu probables.

C'est pourquoi nous allons abandonner les recherches.

Merde !

Que faisiez-vous par ici ?

Les recherches avaient cessé trop tÎt...

Et donc, Bruce ?

Je cherchais des indices. Pour aider.

Pourquoi avoir pris le crĂąne ?

Sans ça,

vous ne m'auriez pas cru.

On a une identité ?

On pense à la jeune Everist. Disparue aprÚs le séisme.

Et James Gibson, son copain ?

Je pense.

Neil.

Ces morts remontent Ă  1989.

Plus les deux Anglaises de l'an passé...

C'est le mĂȘme type.

Elles étaient à moins d'un kilomÚtre !

Tu n'y es pour rien.

Des milliers de gars auraient pu chercher en vain.

Et un potier tombe dessus par hasard !

Je savais qu'il y en avait d'autres. Je le savais !

Tu n'y es pour rien.

Les corps de James Gibson et Deborah Everist

ont été découverts à moins de 600 mÚtres

de ceux de Caroline et Joanne retrouvés il y a 13 mois.

Les deux jeunes Australiens ont été poignardés à mort.

Mlle Everist était ligotée avec ses propres collants.

Vu les similarités entre les scÚnes de crime,

la police va réexaminer tous les cas de disparition...

... Ă  quelques centaines de mĂštres

des corps des routardes britanniques...

Les agents ont ordre de passer la forĂȘt au peigne fin...

À la recherche du moindre indice...

... Le cas des jeunes Allemands Simone Schmidl, Anja Habschied

et Gabor Neugebauer sera également l'objet

d'une nouvelle enquĂȘte.

Aucun d'eux n'a été aperçu depuis 1991.

Les parents de Gabor viennent d'arriver en Australie...

Je te parie qu'il y en a d'autres.

Des dizaines.

En réponse à l'inquiétude grandissante des citoyens,

le ministre de l'Intérieur et le préfet de région

ont annoncé la création d'une cellule d'action

entiĂšrement dĂ©diĂ©e Ă  l'enquĂȘte.

Parfait.

Tu es prĂȘt ?

Le commissaire Clive Small,

un des officiers les plus expérimentés de la région,

dirigera cette cellule d'action.

Ils veulent 20 enquĂȘteurs Ă  plein temps.

Bob Godden et Neil Birse y compris.

Et trouve-moi des types aguerris.

Qui peuvent tenir la distance. Tu seras mon bras droit.

Tu vas ĂȘtre le flic le plus mĂ©diatisĂ© du pays.

Mais sans indices, on risque de s'enliser.

Exact.

Le meurtrier se planque depuis des années.

- Et ça peut continuer. - Je ne le sais que trop.

En cas d'échec, tu porteras le chapeau.

Et adieu ma carriĂšre.

On n'a pas intĂ©rĂȘt Ă  foirer.

Paul ? C'est Neil Birse.

Salut Neil ! Comment ça va ?

- Et toi ? T'as l'air... - Désolé, je mangeais.

On a monté une cellule d'action pour les meurtres.

- T'es le bienvenu. - Tu déconnes ?

Non.

Tu peux passer au poste ? Rapido ?

Oui. Non. Oui, pas de souci !

"Cellule Air", ce sera notre nom.

Désolé.

Bob, on abandonne

vos méthodes.

Vous avez écarté des dizaines de suspects,

mais nous reprendrons tout à zéro.

Nous allons d'abord regrouper toutes les infos

concernant les 4 meurtres et chercher un lien éventuel

avec d'autres disparitions.

J'ai ici une liste de 43 personnes

qui pourraient ĂȘtre des victimes potentielles.

Nous chercherons un lien.

Et motus sur ce chiffre aux journalistes.

Dorénavant, moi seul suis chargé de m'adresser à la presse.

- C'est clair ? - Oui, chef.

C'est clair ?

Neil, Bob, mettez les nouveaux au parfum.

- Mark Camenzuli. - Paul.

Monsieur le commissaire.

Inspecteur Gordon. Je suis ravi de vous rencontrer.

N'hésitez pas à me solliciter pour...

Formidable.

Allez nous chercher du café. Accompagnez-le.

Il y a une excellente pĂątisserie

en bas de la rue, sur la gauche.

Tiens.

- Tu sens ? - Quoi ?

À lĂ©cher le cul de Small,

tu sens la merde.

- Je voulais juste ĂȘtre sympa. - Et voilĂ  le rĂ©sultat.

On est les moins gradés, donc les larbins.

Bons à servir le café et fermer nos gueules.

C'est ta bagnole ?

Contredanse.

Pour info, c'est réservé aux livraisons.

Te gare pas ici.

Et voilĂ .

Ma vieille maman.

Qui est-ce ?

Mon grand frĂšre Boris.

Et sa femme Marilyn.

Le mariage a pas tenu.

Ça, c'est mon frùre Wally.

Et sa femme

Maureen.

Ça a pas tenu non plus.

Et elle ?

Elle, c'est...

ma sœur Margaret.

Elle n'avait que 16 ans.

Margaret ! Non !

Ils rentraient Ă  la maison.

Ils étaient presque arrivés.

Wally conduisait.

Elle a traversé le pare-brise.

Je comprends.

Joanne avait pris des photos pendant son voyage.

J'en appelle Ă  tous, mĂȘme Ă  l'auteur du meurtre.

Envoyez ces photos Ă  la police.

C'est tout ce qu'il me reste d'elle.

C'était Jill, la mÚre de Joanne Walters.

Les victimes ont été dépouillées ?

Je ne pense pas.

Aucun de leurs effets personnels n'a jamais été retrouvé.

Ils circulent peut-ĂȘtre encore. On publiera une liste de ces objets.

On est tous terrorisés, ici.

Mon mari dort avec un fusil sous le lit. Normal, non ?

Si le tueur est du coin...

Le tueur n'a pas agi au hasard,

donc on suppose qu'il connaßt la région.

Avez-vous un suspect ?

Nous avons

une meilleure compréhension des faits

- et des pistes Ă  suivre... - Un suspect ?

Pas Ă  vous communiquer, Mlle Kilmarten.

- Y a-t-il d'autres corps ? - Autrement dit : "Que dalle".

Vous n'avez rien, pas vrai ?

Allez-vous-en, Mlle Kilmarten.

Ici, à Bowral, on ne déplore aucune disparition.

J'espĂšre que les cadeaux plairont Ă  ta mĂšre.

Cache-les, pour l'instant.

- Bonjour, Alex. - Salut "Chalindre."

- Salut. - T'es plein de surprises, toi.

- Moi ? - Paraßt que c'est sérieux,

avec Chili Bang Bang.

Appelle-la "Cylindre", ce sera plus simple pour toi.

Shirley a l'air contente, toi aussi,

alors tout baigne.

Ça roule, nous deux.

- C'est quand mĂȘme Ă©tonnant. - Pourquoi ?

On n'a jamais aimé les basanées.

Alex.

Elle est gentille. Vraiment gentille.

Tu verras.

Comme je disais, t'es vraiment plein de surprises.

Shirley ?

Oui.

Je peux te poser une question sur Ivan ?

Je sais que...

il a été marié.

Il n'en parle pas et je comprends ça.

Mais sur une photo, une personne était déchirée.

Son ex-femme, Karen Duck.

Une salope.

Désolée, mais c'est le mot juste.

Elle avait un gosse. Ivan l'a élevé comme si c'était le sien.

Il les a entretenus.

Et le jour de la Saint-Valentin, Karen

a fait sa valise et a tout emporté.

Ivan a dit qu'à son retour, la maison était vide.

- Pourquoi est-elle partie ? - J'en sais rien.

Ivan était bon avec eux.

Ça l'a anĂ©anti.

Mais toi, il t'aime bien.

Tu le sais, d'ailleurs.

Il se livre peu.

Ivan n'est pas trÚs doué pour...

se lĂącher.

Tu sais, on est une famille nombreuse.

14 frùres et sœurs.

Donc...

On se dispute sans cesse,

rien n'est jamais simple.

MĂȘme s'il le dit pas, Ivan a besoin de toi.

Il n'est pas fait pour ĂȘtre seul.

- On va s'installer ici ? - On a besoin d'un central.

Y a mĂȘme pas de tĂ©lĂ©phones ! Comment on va bosser ?

On aura aussi besoin d'une clim. Ça pourrait durer.

Les WC sont HS !

On est prĂȘts, Clive. Manque plus que des indices.

Et un ou deux suspects seraient bienvenus.

L'opinion publique va réclamer un coupable.

Mais on reste calmes, on fait tout dans les rĂšgles.

Dans les moindres détails. Ainsi, quand on le coincera,

on perdra pas un procÚs pour vice de procédure.

On sait que le tueur est passĂ© dans la forĂȘt de Belanglo.

Il a forcément laissé des indices

sur son identité.

La zone de recherches s'étend à 500 hectares.

La forĂȘt entiĂšre couvre 38 000 hectares. TrĂšs accidentĂ©s.

- Un hectare, c'est combien ? - 10 000 mÚtres carrés.

- Donc 38 000 hectares... - 38 millions de mÚtres carrés.

- C'est beaucoup. - Beaucoup.

Gerard, faites-nous un topo sur l'arme.

Merci, Clive. L'an passé, j'ai analysé

les balles retrouvées sur Mlle Clarke.

Les 10 douilles portaient la mĂȘme signature au culot.

Et si l'on en croit les rainures sur les balles,

il s'est servi d'un silencieux. Bonne nouvelle...

j'ai pu déterminer que l'arme du crime était un Ruger 10/22.

Le 10/22 est semi-automatique.

Le chargeur contient 10 balles.

Le tueur a donc vidé tout un chargeur sur sa victime.

Et la mauvaise nouvelle ?

4,5 millions d'exemplaires ont été fabriqués

et 50 000 doivent ĂȘtre en circulation en Australie.

Si le tueur a mis un vieux chargeur sur un nouveau modĂšle,

il faudra vérifier 100 000 Ruger.

On l'a fait, à l'époque ?

- On en a vérifié 700. - Sur 100 000 ?

Ceux achetés légalement. Quant aux autres...

Et c'est notre meilleure piste ?

Jusqu'ici, inspecteur.

Neil, vous vous chargez du Ruger ?

Je passe au club de tir demain.

Un témoin aurait des infos concernant

la date des crimes.

Royce, un topo sur les 4 victimes ?

Oui.

Joanne Walters est arrivée à Sydney le 4 juin 1991.

Elle a logé au Victoria Backpackers, dans Kings Cross.

Bon sang, je vais jamais le trouver, ce truc.

Tu peux me tenir ça ?

Dans les photos du bébé de Stace, il y avait celles-là.

Le labo a dĂ» se tromper. Je m'en occuperai.

Le voilĂ  !

Joan !

Tiens, tu devrais prendre ça pour la Tasmanie.

- T'es sûr ? - Oui.

C'est un bon sac Ă  dos. Garde-le.

Le copain

qui me l'a donné repart en Nouvelle-Zélande.

Il en a plus besoin.

Moi non plus.

- Autant le prendre. - Merci, Ivan.

Qui veut une saucisse ?

Elles sont prĂȘtes.

Pour l'instant, on sait

que les 1res victimes retrouvées

ont disparu juste aprĂšs le Vendredi saint.

Deborah Everist et James Gibson, aprÚs Noël.

Le tueur était en vacances.

Ou juste en repos.

C'est peut-ĂȘtre un fou de religion,

genre satanique.

- Pourquoi tu dis ça ? - Il fait du feu.

Juste des feux de camp.

Ça n'a rien de satanique.

La position des 4 corps est la mĂȘme.

Allongés au sol, couverts de broussailles,

prÚs d'une bûche ou d'une pierre. Comme l'a dit Gordon,

il y avait des traces de feux sur les 2 sites.

Alors, peut-ĂȘtre que le type a campĂ©.

La principale différence entre les 2 sites,

c'est que sur celui de Clarke et Walters,

il serait resté un peu plus longtemps.

Comme s'il devenait plus Ă  l'aise.

C'était marrant... Je m'en servais.

Quoi ?

Le 1er ministre John Fahey a promis une récompense

et 300 nouveaux policiers vont élargir les recherches

dans la forĂȘt domaniale de Belanglo.

M. Fahey s'engage Ă  traduire le ou les tueurs en justice

en annonçant une récompense pour toute information.

Merci d'ĂȘtre venu nous parler, M. Milat.

Pas de souci. La récompense tient toujours ?

Oui. Elle tient toujours.

Vous avez vu quelque chose au club de tir.

Oui.

C'était vers 16 h, le dimanche.

À quelle date ?

Le 26 avril de l'année derniÚre.

Le week-end de la commémoration.

Je suis parti du club de tir avec Bill Ayers.

En arrivant sur l'autoroute, j'ai remarqué deux voitures.

Une Ford Falcon 1980 marron foncé.

Elle était suivie par un 4x4 à deux couleurs.

Beige en bas et marron au-dessus.

Quand j'ai regardé dans la Falcon, j'ai d'abord remarqué

que le conducteur était grand.

Il faisait

dans les 100 kilos, il avait

un gros nez et une grosse pomme d'Adam.

Il avait les cheveux orange.

On aurait dit qu'il les avait teints.

L'homme assis à cÎté du conducteur tenait un fusil.

Un calibre 410.

À l'arriùre,

j'ai vu une femme.

Je dirais qu'elle avait dans les 20 ans.

Elle avait un bĂąillon

attachĂ© autour de la tĂȘte

et sur la bouche.

Quand on a croisé la Falcon

et approché le 4x4, on a vu deux hommes à l'avant,

un homme Ă  l'arriĂšre

et une autre femme à cÎté.

Elle aussi était bùillonnée,

avec un tissu de couleur beige.

Elle devait avoir la vingtaine.

Elle était blanche aussi.

Elle avait l'air

plus enveloppée que celle qui était dans la Falcon.

Avec une coupe de cheveux au carré

qui arrivait au niveau de la nuque.

Vous avez vu deux femmes terrifiées et bùillonnées

et vous n'avez pas prévenu la police ?

Je le fais maintenant.

Mais ce jour-lĂ  ?

J'ai pas pris ça au sérieux.

Juste des jeunes qui amenaient des filles

dans la forĂȘt pour s'amuser.

- Pour s'amuser ? - Oui, on voit trĂšs souvent

des jeunes garçons et filles

aller dans la forĂȘt pour trouver un endroit

oĂč ils peuvent s'amuser.

Je pensais que c'Ă©tait la mĂȘme chose.

Mais j'ai trouvé ça assez bizarre pour noter la plaque

sur un bout de carton.

- Vous l'avez notée ? - Mais je l'ai perdue.

De mémoire, c'était...

ALD...

5...

37.

Ou ALO.

Ou ACL.

- Vraiment ? - Oui.

Ce sont les filles que vous avez vues, M. Milat ?

Attendez... Une avait l'air plus mince

et l'autre plus ronde, mais...

Oui, je crois que c'est elles.

Pourquoi avoir attendu 18 mois ?

Il l'a pas dit. Mais ce serait pas le 1er cinglé qu'on entend.

Il dit qu'il a vu les filles le 26 avril.

- Et les derniers témoins ? - Le 18.

Le conducteur confirme ?

Bill Ayers confirme

qu'il a ramené Alex Milat du club de tir.

Il a vu des voitures, mais ça se limite à ça.

Qu'en pensez-vous ?

Deux voitures roulant Ă  20 km/h,

2 ou 3 secondes maximum et tous ces détails ?

La coupe de cheveux, la couleur du bĂąillon.

C'est des conneries.

Pourquoi il inventerait tout ça ?

TrĂšs bien.

Vérifiez les informations.

Coucou, ma belle. Qu'est-ce qui se passe ?

Rich ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu sais, pour Alex ? Il a parlé aux flics.

Il a racontĂ© des conneries sur des jeunes dans la forĂȘt.

Oui. Et alors ?

Pourquoi il dit ça ?

Comment veux-tu que je sache ?

Notre frangin, c'est un gros mytho.

S'il y a de l'argent en jeu, il voudra la récompense.

Il continuera ses bobards jusqu'Ă  ce qu'on le fasse taire.

T'inquiĂšte pas.

Il a dit : "Il reste des cadavres.

"Ceux des Allemands." Il l'a dit !

Mais les journaux aussi.

J'ai chassé avec lui et ses frÚres. Ils sont fous !

Attends... tu veux appeler quelqu'un ?

Il y a eu 4 morts !

Alors, allons-y !

Tu fais chier, Janine !

C'est ce qu'il faut faire !

C'est moi qui appelle.

Bonjour. Ligne Info Crimes, j'écoute.

Un type qui travaillait avec moi

parlait des mĂŽmes qui sont morts, les routards.

Il a dit qu'il restait des corps.

Et dans la famille, ils ont la gĂąchette facile.

Je suis allé chasser avec eux et je vous jure...

- Putain, ils sont... - Pardon ?

Ils tirent sur les arbres, les kangourous et pas sur...

Bref... Son prénom, c'est Richard. Son nom de famille, Milat.

Je peux avoir votre nom ?

Mon nom ?

Mais qu'est-ce... ?

Quoi ?

Merci de nous recevoir, Alex. C'est trĂšs aimable.

Vous vous souvenez de quoi on voulait parler ?

Oui, vous vouliez m'interroger sur mon témoignage.

Oui, on essaie de comprendre.

Il y a peut-ĂȘtre autre chose

dont vous vous souvenez.

Non. Vous avez mon témoignage.

Rien n'a changé depuis.

Rien de plus sur la voiture que vous avez vue ?

La plaque d'immatriculation ?

Non. Rien du tout.

Alors, comme ça, vous chassez, Alex ?

Oui, j'aime bien ça.

Ça tombe bien en fait,

car on fait une enquĂȘte gĂ©nĂ©rale sur les armes et les munitions,

en ce moment.

Une enquĂȘte gĂ©nĂ©rale ?

Ça ne vous dĂ©range pas ?

La remise est au fond.

Merci beaucoup.

J'ai tous les permis qui vont avec.

Vous chassez quoi, Alex ?

Le poulet.

Ouvrez bien les yeux, les gars.

Pas trop vite.

Rien.

Ça fait 3 semaines. Comment peut-on ne rien trouver ?

On est allés jusqu'à l'allée des 3 Caves.

On reprend ce qu'avaient quadrillé Neil et Bob ?

Non, on suit la carte. Ça prendra encore longtemps ?

Une journĂ©e, peut-ĂȘtre deux, selon la mĂ©tĂ©o.

- Et aprÚs, on fait quoi ? - On réduira les recherches.

Je prépare une déclaration pour la presse.

Disant quoi ?

Que la cellule d'action confirme qu'il ne reste plus aucun corps.

Que peut-on dire d'autre, Rod ?

Le communiqué de presse.

Tu peux le diffuser.

Rod.

Mesdames et messieurs.

On a trouvé un autre corps.

La police a identifié le 5e corps

trouvĂ© dans la forĂȘt de Belanglo.

Celui d'une touriste allemande, Simone Schmidl.

Les recherches dans la forĂȘt marquaient le pas hier,

quand d'autres restes humains ont été trouvés.

Deux autres corps ont été découverts

dans la forĂȘt, prĂšs de Bowral.

Ce sont les corps des routards allemands

Anja Habschied et Gabor Neugebauer

disparus d'une auberge de jeunesse de Kings Cross

il y a presque 2 ans.

Le décompte macabre

des corps des routards est désormais passé à 7.

Ce n'est pas trop tĂŽt ?

Il est presque midi, lĂ -bas.

TrĂšs bien.

Bonjour. Vous ĂȘtes bien M. Neugebauer ?

Ici, le commissaire Clive Small d'Australie.

J'ai une terrible nouvelle, monsieur.

Toutes mes condoléances.

Viens te coucher.

J'arrive bientÎt, chérie.

On m'a toujours dit

que boire seul dans le noir était mauvais signe.

Le problĂšme, Al,

c'est que j'ignore combien il y a de corps ou si on les trouvera.

Il y en a peut-ĂȘtre des dizaines.

3 corps de plus. Et Ă  chaque fois je me dis :

c'est une nouvelle info,

une chance de plus que ce type

ait oublié quelque chose qui nous mÚnera à lui.

Mais cette foutue forĂȘt

ne nous donne rien.

C'est encore le début.

On est sur le terrain depuis plus d'un mois.

Tu savais que ce serait une enquĂȘte difficile...

que tu t'es fait des ennemis dans ta carriĂšre

et qu'ils espĂšrent peut-ĂȘtre te voir Ă©chouer.

Tu vas les laisser gagner ?

Je ne crois pas.

Des touristes étrangers sont portés disparus en Australie.

Quant Ă  la mort de Simone Schmidl, la police affirme...

Anja est arrivée en Australie en novembre...

Les cadavres de James Gibson et...

Avez-vous la moindre idée...

Les 2 femmes retrouvées assassinées prÚs de Bowral

pourraient ĂȘtre Caroline Clarke et Joanne...

Joanne avait pris des photos...

OĂč est Joanne ? OĂč est notre fille ?

Salut.

Je me suis fait dĂ©poser. Ça te va ?

Oui, bien sûr.

Je faisais juste... un peu de muscu.

Beau gosse.

- Ça va ? - Oui, mais j'ai un peu transpirĂ©.

Je crois que je vais prendre une douche.

- C'est terrible, non ? - Quoi ?

Tous ces gamins...

Oui, c'est vraiment... horrible.

Vu la similarité des scÚnes de crime et les 7 corps,

on peut parler d'un tueur en série.

Y a-t-il d'autres corps ?

Je ne peux pas répondre. Mais sachez que la cellule Air

sera Ă©toffĂ©e de 280 enquĂȘteurs sur le terrain.

7 équipes de 40 policiers

reprendront les recherches dĂšs l'aube.

Nous avons appris

l'existence d'une ligne spéciale.

Exact. Un numéro gratuit

sera accessible Ă  17 h dĂšs demain et ce, 24 h sur 24.

Toutes les informations seront les bienvenues.

Je peux aussi annoncer

de la part du gouvernement

que la récompense passe à 500 000 dollars

pour toute info conduisant Ă  l'arrestation du ou des tueurs.

500 000 ? N'est-ce pas la récompense la plus élevée...

Écoute, je sais que je ne suis pas un surdouĂ©,

mais je suis là depuis le début.

- Je sais. - Alors, donne-moi quelque chose.

- Sois patient, Paul. - Mais je suis patient.

Écoute... Tu les as entendus, OK ?

La ligne téléphonique, donnera de nouvelles pistes.

Clive Ă©largit l'enquĂȘte

et tu ne seras pas sur la touche.

Je te trouverai quelque chose. Je te le promets. D'accord ?

Alors, je veux une fiche pour chaque appel !

DĂšs que vous raccrochez, vous entrez l'info dans un ordi.

Neil Birse et moi vérifierons tout. Soit on s'en occupe,

soit on classe sans suite.

La ligne ouvre...

maintenant.

Cellule Air.

Allez, tout le monde décroche.

Mon fils agit bizarrement. J'ai fermé les yeux mais...

Mon pĂšre boit tous les soirs...

J'ai pris en stop

un Anglais qui s'était fait tirer dessus.

Je l'ai déposé au poste de police.

Racontez-moi.

M.I.L.A.T...

C'est une femme,

j'en suis sĂ»re. Elle m'a frappĂ©e Ă  la tĂȘte

et avait l'air d'aimer ça...

Vous avez un numéro ?

Je parlais à ma mÚre décédée

et elle a dit...

L'Ăąme de Joanne ne sera pas en paix

tant qu'il sera en liberté.

Ce sont des fanas des armes...

Vous devez aller dans la forĂȘt

un soir de pleine lune et suivre...

Le tueur vit dans une maison blanche

en face de la forĂȘt de Belanglo.

Je suis phrénologue.

J'étudie les bosses sur le crùne des gens.

C'est une science. Je peux analyser la tĂȘte

de tous les suspects que vous me présenterez.

Vous pouvez me l'épeler ?

Je suis Paul Onions. J'appelle d'Angleterre...

C'est une femme.

Je leur couperai les couilles ! Lentement !

Vous me trouverez jamais !

TrĂšs bien, merci.

En 24 heures, devinez combien d'appels on a eus ?

Si on trouve, on gagne quelque chose, Clive ?

Non, c'est une question rhétorique. 5 119 appels

en 24 heures.

Plus de 2 000 personnes sont suspectées.

Et parmi elles, peut-ĂȘtre le coupable.

Reste Ă  le trouver.

Quand tout ça se sera calmé,

on aura 10 000 fiches et des centaines de milliers de pistes

dont plusieurs sérieuses.

On a une surcharge d'informations et un systĂšme informatique obsolĂšte.

OĂč voulez-vous en venir ?

Netmap.

12 nouveaux progiciels.

On entre tout dans le systĂšme :

noms, adresses, véhicules, heures.

Netmap transforme

ces infos en graphiques multidimensionnels.

Alors, on va tout recommencer ?

- Oui. - MĂȘme l'enquĂȘte prĂ©liminaire ?

Netmap Ă©tablira des liens auxquels on n'aurait mĂȘme pas pensĂ©.

Ça va prendre combien de temps ?

Autant qu'il faut ! C'est pas une enquĂȘte banale.

On ne résoudra pas ça en une nuit.

Il nous faut une infrastructure Ă  long terme.

On doit se consolider, s'organiser.

Les résultats compenseront le retard.

Comment enquĂȘter si on doit tout entrer dans les ordis ?

Neil, on ira aux archives pendant quelque temps.

Voir le vieux schnock ? Tu te fous de moi ?

Se consolider ? S'organiser ?

C'est pas l'ordinateur qui va trouver le coupable, c'est nous !

Je redescends.

Neil.

Et Paul Gordon ? Il suit les ordres ?

Oui, chef.

Vous le trouvez Ă  la hauteur ?

Il travaille dur, Clive.

Je doute de son esprit d'équipe.

L'enquĂȘte des routards.

On craint que le nombre de victimes de la forĂȘt de Belanglo

entache la réputation de l'Australie à l'étranger.

La police chargĂ©e de l'enquĂȘte

demande aux médias internationaux d'agir de façon responsable.

Une équipe de télévision allemande est arrivée.

Le commissaire Small demande que les meurtres

ne soient pas exagérés.

Le cannibale de Sydney

découpait ses victimes avant de les cuire sur un feu de camp

puis de les manger.

La tragédie passionne les médias britanniques

et plusieurs journaux alertent les touristes

des dangers d'un voyage en Australie

au vu des meurtres.

Je voulais que vous revoyiez cet endroit,

oĂč tout a commencĂ© et fini, espĂ©rons-le.

Voici nos derniÚres réflexions.

20 mois ont passé depuis le dernier meurtre.

- A-t-il arrĂȘtĂ© pour de bon ? - Pourquoi il arrĂȘterait ?

- Il est peut-ĂȘtre mort. - Ou en prison.

Ou il les balance ailleurs.

Espérons que non.

Du nouveau Ă  la balistique ?

Les balles trouvées prÚs de Gabor et de Mlle Clarke correspondent.

MĂȘme arme utilisĂ©e dans les 2 endroits.

Neil, du nouveau pour les corps des Allemands ?

Comme les autres.

Il y a des signes d'attouchements.

Anja a été trouvée nue, à part son débardeur.

Mais il y a une chose qui me dérange, chef.

Les bûches qui couvraient Gabor...

Comment un homme peut les soulever seul ?

- Sauf s'il est costaud. - Mais tu as vu.

Les policiers s'y sont mis Ă  trois.

Pour toi, ils étaient 2 ?

Oui, je pencherais pour ça.

Neil, trouvons-en d'abord un.

On verra oĂč ça nous mĂšne.

Bien, chef.

C'est clair, il y a eu une escalade de la violence envers les victimes.

Les 2 premiÚres ont été poignardées.

Les derniĂšres et les Anglaises

ont reçu plusieurs balles.

Anja Habschied

était agenouillée...

juste lĂ .

Tuée d'un seul coup d'épée ou de machette.

Toujours aucune trace de son crĂąne.

On est sûrs qu'un animal n'aurait pas pu l'emporter ?

Trop lourd, selon les légistes.

Il a pris la tĂȘte.

À qui on a affaire ? Comment personne ne peut savoir

qui est ce type ?

TrÚs bien. Désormais, vous travaillerez en binÎme

sur les pistes reçues par téléphone.

Tout est prĂȘt, messieurs.

On va traquer ce type.

Sans relĂąche.

Gravez cet endroit dans vos mémoires.

Nous trouverons ce qui s'est passé ici.

Chef.

Je ne sais pas s'il est en prison, s'il a arrĂȘtĂ© ou...

Mais on doit faire vite.

Tous ces gamins ont été tués pendant les vacances.

À PĂąques, Ă  NoĂ«l, au Nouvel An.

Et alors ?

Noël est dans deux semaines.

La police fouille toujours la forĂȘt de Belanglo,

au sud-ouest de Sydney,

Ă  la recherche d'indices sur les meurtres des 7 routards...

Margaret ?

C'est Ivan lĂ , n'est-ce pas ?

Les filles étaient folles de lui.

C'était le plus intelligent.

Un bon garçon.

Il est tellement mignon.

Les effets personnels sont analysés et les autopsies

des jeunes Allemands sont en cours.

Pour l'instant, la police a reçu

plus de 1 600 appels de citoyens prĂȘts Ă  aider

Ă  l'arrestation du ou des tueurs.

Sur une note plus légÚre, plus que 10 jours avant Noël...

Merci. Écoute, Rod...

Avec Clive, on a pensé à toi pour ça.

- Qu'est-ce que c'est ? - Une famille.

D'accord. C'est prioritaire, non ?

Merde, Paul. Tu prends ou pas ?

Oui, je vais le prendre. Merci, Neil.

Écoute, on va jeter un coup d'œil dans les armureries demain.

Tu veux m'accompagner ?

Non, je vais m'occuper de ça.

Comment vous savez que c'est moi qui ai appelé ?

Nous avons reçu un appel de Janine.

J'ai rappelé

pour donner notre nom. Il fallait bien !

Alors comme ça, Des, vous...

Vous ĂȘtes allĂ© Ă  la chasse avec Richard Milat, en juin 91.

Une fois... Il appelait l'endroit la montagne Milat.

Son frĂšre Wally avait un fusil d'assaut chinois SKS.

- Viens, Des... - Non, lĂąche-moi.

Allez-y.

Putain !

Bande de cinglés ! Vous auriez pu me tuer !

Tu verrais ta tronche,

mon pote.

C'était leur stand de tir privé.

Ils ont dĂ» tirer 2 000 balles.

On a un enregistrement...

Dans lequel vous déclarez, en septembre 92,

que Richard a dit : "Il reste des cadavres.

"Ils ont pas trouvé les Allemands."

C'était plus d'un an avant qu'on retrouve Gabor et Anja.

Il a dit d'autres choses.

Des, dis-leur ce qu'il t'a dit.

C'Ă©tait le mĂȘme jour qu'il avait dit ces... trucs.

Au boulot, tous les gars parlaient des meurtres.

Et Richard a dit : "On peut enlever n'importe qui sur cette route.

"On les retrouverait jamais."

Et il parlait de l'autoroute Hume ?

Oui, je crois. Écoutez, Richard est un camĂ©.

Parfois, il délire complÚtement.

Mais lĂ  oĂč ils ont tirĂ© avec Des,

c'est Ă  cĂŽtĂ© d'oĂč ils ont trouvĂ© les filles Ă  Belanglo.

Salut.

Ivan, s'il te plaĂźt...

Du calme ! C'est quoi, ton problĂšme ?

Remonte dans la bagnole !

Ivan !

Le dĂźner est prĂȘt.

Je crois que je vais aller faire un tour, Shirl.

D'accord.

Et si ça n'avait rien à voir avec les routards ?

Avec le fait de venir de l'étranger ?

Si c'était juste des auto-stoppeurs venant de Liverpool ?

Ils ont tous pu partir de lĂ .

MĂȘme Gabor et Anja pour aller Ă  Darwin.

Ces types ont tous un casier et vivent dans la région.

- Ils travaillent ici ? - Non, non. Écoute-moi.

Je viens d'une famille nombreuse. Je les connais bien.

Elles sont agressives, solidaires. Mais eux, ils sont yougoslaves.

Tu crois que je délire ?

C'est le premier dossier qu'ils me donnent.

- Tu fais quoi ? - Je vais lui montrer.

Regardez son dossier.

Vérifiez s'il était en prison aux dates des disparitions.

Tenez-moi au courant.

Depuis quand avez-vous ce dossier ?

À peu prùs une semaine.

Et vous avez travaillé juste sur celui-là ?

Oui, j'y ai passé

pas mal de temps.

Un tueur est souvent identifié tÎt. Parfois dÚs la premiÚre liste.

C'est vrai.

Les Milat ont presque tous un casier.

Ils sont du coin et adorent les armes.

On vous a confié ce dossier

car c'est une bonne piste.

Mais combien ici ont un casier et aiment les armes ?

- Sans doute beaucoup... - Beaucoup.

Dans ce genre d'enquĂȘte, on se concentre pas sur un suspect.

Il s'agit d'éliminer ceux qui ne sont pas les tueurs.

C'est le cÎté fastidieux.

Vous ne pouvez pas accuser le premier...

Je n'accuse personne. Mais j'ai une intuition...

Vous savez comment ça s'appelle,

de privilĂ©gier une piste ? Avoir des œillĂšres.

Cette enquĂȘte ne doit pas tenir sur des intuitions.

Qu'en dirait un avocat ?

"Ils se sont acharnés sur mon client depuis le début

"sans chercher d'autre suspect." Je ne veux pas d'intuitions.

Je veux un dossier que l'on peut prouver devant la cour.

Quand on prend une rue Ă  sens unique, on a souvent

beaucoup de mal Ă  faire demi-tour.

Et "significatif" s'écrit avec un C, pas un G.

L'enquĂȘte a Ă©tĂ© Ă©largie...

Viens. J'ai un truc.

Au sujet des Milat ?

Je faisais mon boulot, merde.

J'ai une mission pour vous.

On va se renseigner sur le planning des Milat.

Ça attendra. Une serveuse de Liverpool

a entendu des soldats parler de tirs dans la forĂȘt.

Avant le début des meurtres.

On doit s'occuper de Richard avant...

Ce sont les ordres du chef.

Direction la caserne de Holsworthy.

La base militaire est dans l'autre sens.

Tu vas oĂč, Paul ?

La cellule Air pour les routards ?

On vérifie les plannings des détenteurs d'armes du coin.

On voudrait savoir

si Richard travaillait Ă  ces dates.

Ça va me prendre 2 ou 3 heures.

Son dossier est aux archives.

Vous pourrez envoyer un fax à ce numéro

et peut-ĂȘtre ajouter les noms de ses collĂšgues

si vous vous en souvenez ?

On devait pas demander d'autres noms, juste les plannings.

Il faut pas faire de vagues !

Tout ira bien.

- On va Ă  la base, maintenant ? - Oui.

Puisqu'on est là, autant vérifier le planning d'Ivan d'abord.

Donnie Borthwick disait que s'il avait 10 Ivan Milat,

il pourrait goudronner toute l'autoroute Hume en 8 jours.

Ivan est un type bien.

Il a jamais triché sur ses horaires. Pas comme certains.

Je crois que les feuilles sont au sous-sol.

Il faudra que je vous recontacte.

J'en aurais besoin avant les vacances de Noël.

Si je les trouve, je vous les faxe avant 18 h.

- On va Ă  la base militaire ? - Oui.

ArrĂȘtez ça !

Tu rentres tĂŽt.

Je me suis arrĂȘtĂ© pour acheter ça.

Enfin !

Je savais que tu serais lĂ .

Quoi ?

D'aprĂšs le planning de Richard Milat,

il était au travail quand Everist et Gibson ont disparu.

Et Simone Schmidl. Merde...

Aucune des dates ne correspondent.

Tu manges oĂč ce soir, Paul ?

Ça va aller.

C'est le réveillon de Noël.

- Non, c'est bon. - Julie serait ravie.

- Viens Ă  la maison. - Je vais chez mon frĂšre.

TrĂšs bien.

Tu peux vérifier le planning d'Ivan pour moi ?

AprÚs ça, je rentre, Paul.

On a...

le 30 décembre 1989.

Ivan était en vacances.

Le 20 janvier

1991.

En congé.

Le 26 décembre 1991.

En congé.

Le 18 avril

1992.

En congé.

Salut, les filles. Comment ça va ?

Grimpez !

C'est Ivan Milat.

Comment on va le prouver ?

Adaptation : Claire Allesse & Marie Le Gal-ManaĂŻ

Sous-titrage : Médiadub International

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