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Original subtitles

Monsieur Casanova, Monsieur Casabigi, vous voulez bien me suivre ?

Monsieur

Giacomo Casanova ?

Messieurs, autant vous le dire directement, nous n 'avons pas beaucoup

Même si c 'était pour sauver la France.

Deux aventuriers vénitiens au secours de la France.

Ne soyez pas si méprisants avec Venise, monsieur le comte.

Comme nous avons grandi sur les flots, nous avons une bonne connaissance de la

noyade.

Très bonne.

Et à propos de noyade, les comptes du pays sont au plus bas, n 'est -ce pas ?

Alors, qu 'avez -vous en tête ? Collecter de l 'impôt ? Partir en guerre

Courser à cheval ? Vendre vos biens ? Le roi n 'a pas accepté de vous recevoir

pour entendre vos pantalonnades, Casanova.

Si vous avez, comme vous le prétendez, une solution miracle,

Présentez -la et épargnez -nous tout le reste.

Nous l 'avons dit, nous le savons tous ici, les caisses du royaume sont vides.

Des années de guerre et de folie dispendieuse, le peuple de France

martyr, famine, disette, impôts.

Les pamphlets circulent contre vous, les emprisonnements se multiplient, les

mécontents encore plus.

Et pour couronner le tout, majesté, vous avez décidé de transformer le cœur de

Paris pour y construire une école militaire.

Comment financer tout ça ?

Notre solution miraculeuse vous proposera de faire coup double.

Restaurer vos finances et redonner de l 'espoir à votre peuple.

Et par quel miracle ? Celui de la loterie nationale.

Donnez à vos sujets l 'occasion de devenir riches.

Prélevez l 'impôt sur chaque billet acheté.

Déduisez notre commission. Reproduisez le tirage tous les mois et toutes les

semaines. Et faites des gens riches et heureux.

Rendez -leur l 'espoir.

Remplissez vos caisses et achevez votre école militaire. C 'est une abomination.

Je ne sais même pas comment on a pu vous faire entrer.

Vous parlez d 'une loterie populaire.

Mais ce n 'est pas de l 'argent que le peuple réclame.

C 'est du pain.

Détrompez -vous.

L 'argent a la valeur sublime.

L 'argent est à la fin comme l 'aboutissement de tout ce qui est créé

recréer.

À choisir entre un pain et une pièce d 'or, l 'affamé prendra le pain, bien

Mais offrez -lui la possibilité d 'être demain couvert d 'or.

Il vous cèdera jusqu 'à son dernier quignon.

Ce monde, monsieur, votre monde, nous n 'en voulons pas.

Sois heureux.

Laissez.

Si.

Vous allez voir, c 'est diablement simple, diablement plaisant et

rentable.

Pour la maudite somme de quelques sous, chaque habitant de ce pays aura la

possibilité de gagner fortune et richesse.

Il s 'acquittera de ce nouvel impôt en vous baisant les pieds de mon cœur.

Et pour une raison très simple.

Parce que la loterie, sire, excite notre penchant le plus vicieux.

Notre propension à nous raconter des histoires.

Tu t 'intéressais pas à l 'histoire ? C 'est pas trop mon truc.

C 'est quoi ton tri ? Moi, j 'étais bon en maths.

Tu sais compter, moi.

Ouais. On s 'en fout que tu saches compter.

C 'est vrai. Tout le monde sait compter.

Mon téléphone, il sait compter.

T 'as un milliard et demi de Chinois qui savent mieux compter que toi.

Non, ce qui compte, c 'est l 'histoire.

Parce que l 'histoire, c 'est les gens.

L 'histoire, c 'est les relations.

Alors t 'as la politique.

L 'histoire de ton futur.

Si tu sais pas ce qu 'il s 'est passé, tu peux pas savoir ce qu 'il va se

passer.

Tout tourne autour de la même pyramide sociale.

T 'en veux ? Euh non, t 'as raison.

En haut, t 'as le roi.

Puis t 'as la noblesse de cour qui méprise la non -présentée.

Puis t 'as la noblesse d 'épée qui méprise la noblesse d 'Europe.

Et puis t 'as les seigneurs qui méprisent les inoblis. Et les inoblis,

méprisent qui ? Ils méprisent les bourgeois.

Dans la bourgeoisie, dans la haute bourgeoisie, haute banque, haute sphère,

haute finance.

Des mecs un peu comme moi, si tu veux.

Alors attention, parce que nous on bosse.

Donc on a les thunes.

Et les nobles, ils n 'en ont rien.

La haute bourgeoisie méprise la moyenne bourgeoisie. La moyenne bourgeoisie, c

'est les marchandises. C 'est les sables.

C 'est les avocats.

La moyenne bourgeoisie, elle méprise la basse bourgeoisie.

La base bourgeoisie, c 'est les commerçants, c 'est les médecins de

'est ce que tu veux.

Et puis après, ça continue.

En 16, en 17, en 18, en 19, c 'est là.

C 'est les trélons, les putes, les vagabonds, etc.

Ça sent la ch'touille. Mais c 'est romanesque. C 'est un charme.

Foyer, il dit, c 'est la pyramide.

Chacun en dit celui qui est au -dessus et maîtrise celui qui est en -dessous.

Sauf le petit bourgeois. Parce que le petit bourgeois, il a peur. Il a peur de

grimper et il a peur de tomber.

Donc quand tu vois, je te regarde tout à l 'heure.

Je te sens, je me sens à tout le monde ici, à tous les tâches. Tu sais quoi ? T

'as peur ? Je tue la peur !

Avec tous ces fantômes.

Je crois pas qu 'on a le droit d 'être là.

Et vu que je suis que stagiaire, j 'aimerais pas que ça me... T

'imagines

à quoi il pense, le roi ?

4 du Mac à poil sur son pieu.

Le mec, il se dit que c 'est plus qu 'une affaire de jour.

Il a compris, il sait.

Il a trop bouffé dans la main des bourgeois parce qu 'il avait besoin de

Eux, ils vont demander un retour sur investissement. Normal, c 'est pas con.

Donc il sait que sa pyramide sur laquelle il trône ne tient plus qu 'à un

Attention, c 'est un putain de fil parce que personne n 'ose imaginer prendre la

place du roi.

Mais tu vois, c 'est ça la question.

C 'est comment est -ce que tout ça s 'effondre ? Tu veux pas qu 'on y

Tu vois, je vais te dire, c 'est très simple.

À un moment donné, les mecs, ils se sont dit que cette piole, c 'était qu 'une

piole.

Et que le roi, c 'était qu 'un peau frappe allongée sur une souris.

À partir de là, n 'importe qui peut prendre sa place.

N 'importe qui peut devenir roi.

Il n 'y a plus de rang.

Tous les hommes naissent libres et égaux en droit.

Rien n 'a changé.

La pyramide est toujours là, les rangs sont toujours là, il y a toujours des

gens au -dessus et des gens en dessous.

Aujourd 'hui, toi t 'es en dessous, moi je suis au -dessus, mais dans deux

minutes.

On sait pas.

Tu vois ce que je veux dire ?

Ça va, tu t 'amuses bien ? Tu te fous de ma gueule ? Dis -moi que tu te fous de

ma gueule ! Ouais, ça va, eh ! Tu as loué le château ou tu l 'as pas loué le

château ? Monsieur, s 'il vous plaît, sortez d 'ici.

T 'es ridicule ! Bon, bah c 'est une fiole, ça va, y 'a pas mort d 'homme.

Monsieur, je vais vous demander de sortir, s 'il vous plaît.

T 'es géant, ok ? Johan, il a 22 ans, il a grandi à Trappes, il s 'endage aussi,

il voulait voir le lit de Louis XIV, je voulais lui montrer.

T 'en penses que c 'est, le lit de Louis XIV, pour un gamin qui a grandi à

Trappes ? Putain, regarde -toi, t 'es plein de coques, là.

Bon, messieurs, je vais gentiment vous demander

Je crois qu 'il y a quelqu 'un sur la table.

Non.

C 'est pas moi, c 'est le tailleur.

C 'est une merde.

C 'est un internat de filles.

Nous, on trace dans le couloir avec tout notre barda.

À chaque porte, il y a deux,

trois têtes de nanas en pyjama, l 'air affolé, les cheveux en pagaille. Tout le

monde sait ce qui vient de se passer.

On arrive dans la chambre.

Elle est par terre.

Je masse, je m 'y mets.

Je masse comme jamais j 'ai massé. J 'entendais toutes ces côtes craquer. C

'était horrible.

Le chef intube.

Je prie.

J 'en peux plus. Excusez -moi.

Il n 'y a plus de jambon. Désolée.

Je ne sais pas, vous avez quoi ? Thon crudité, sinon... Poulet, peut -être ?

Thon. Ok.

Thon, alors.

Merci.

Et il y avait le classeur encore ouvert, le manuel d 'histoire, de maths. Et

juste au -dessus, t 'as une photo d 'elle, avec sa mère, la même ou plus

vieille. Franchement, elles ont les mêmes cheveux longs.

Hyper jolies, elles sont hyper belles, toutes les deux.

La photo, elle est récente, c 'est l 'été, tu vois. En dehors, ça rigole, on

dirait des frangins.

C 'est la tellerie, parce que je me dis que quelque part, un téléphone va se

sauver. Ça va réveiller une maison, et c 'est sa mère qui va décrocher. C 'est

Jésus, putain, je suis con. Il faudrait qu 'on reprend la rue, que les personnes

arrivent.

Maintenant je suis hors soleil, c 'est un raz -de -pourri derrière la clinique.

T 'as rien à te reprocher, Livio, d 'accord ? Arrête de ressasser, t 'as

te reprocher. Je ressasse pas, je suis claqué, j 'ai envie de rentrer.

Eh, monsieur !

Vous

pouvez baisser la télé, s 'il vous plaît ?

C 'est ma bête.

Tiens.

Tout va bien, monsieur ? Oui.

J 'ai une migraine.

Je vais vous prendre un double express.

Un double express ? Oui.

Tu vois, le truc, c 'est ça.

Ils passent leur temps à nous foutre dans le crâne qu 'on les défile.

C 'est pas comme si le flic était en danger partout, tout le temps. Non, c

pas vrai.

C 'est un conditionnement, ce truc -là. Tu vois ce que je veux dire ? Ça te met

dans un truc négatif, du coup, tu stresses.

Enfin, tu stresses.

Ils ont peur. Je le dis pas, mais ils ont peur.

Tiens, t 'as l 'air.

T 'as l 'air parfait.

T 'as l 'air, t 'as eu peur.

Voilà.

C 'est pour ça que je t 'ai mis dans la voiture.

Tu t 'es posé, tu t 'es calmé, t 'es redescendu.

Tout allait bien.

Comment j 'ai pu faire ça, putain ? Mais t 'as rien fait, Alifio.

C 'est bon, il y avait un attroupement. T 'as tiré en l 'air pour disperser les

gens. Y a pas mort d 'homme.

T 'as raison, ouais.

Tu sais quoi ? Fais voir ton arme.

Quoi ? Ton arme.

Montre. Pourquoi ? Allez, fais voir.

On va changer les charges.

On dirait que c 'est moi qui tiens le, ok ? Ah, t 'es curieux.

Allez ! C 'est bon, ça.

C 'est bon.

C 'est bon.

C 'est bon. C 'est bon.

C 'est bon. C 'est bon.

C 'est bon.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Excusez -moi.

Ouais, attends deux secondes. Il n 'y a plus de jambon, désolé. Vous avez quoi ?

Euh, je sais pas, on a peut -être du thon.

Ou sinon, ben poulet, quoi.

Thon.

Ok, thon alors. Merci.

Ouais, donc finalement, on lâche l 'affaire.

On n 'a rien pu faire.

Et euh... Au moment où les mecs chargent le corps sur le brancard,

je sais pas, je peux pas m 'empêcher de...

Regardez son bureau.

Son petit bureau d 'internat.

Le mec, c 'était horrible.

T 'as le classeur encore ouvert, les manuels d 'histoire, de maths.

Et juste au -dessus, t 'as une photo d 'elle avec sa mère.

C 'est la même en plus vieille. Elle est hyper belle. Elles sont hyper belles

toutes les deux.

Et la photo, elle est rancante.

C 'est l 'été dernier.

On dirait des frangines.

Et là, il y a un truc qui me percute.

C 'est que quelque part, un téléphone va sonner.

Ça va réveiller une maison.

Et c 'est sa mère qui va décrocher.

Donne -moi un demi.

Je sais pas l 'alcool avant un midi.

T 'as de l 'eau, moi ? Quoi tu veux de l 'eau ? De sous -produit ? Une gueule

avec du sous -produit ? Oui, carrément, ouais.

Donc quoi, tu vas m 'interdire de boire d 'eau ? C 'est quoi ton problème, toi ?

Bonjour,

monsieur Lame.

Monsieur Kant.

Bonjour. Monsieur Kant, bonjour.

Bonjour.

Comment ça va, monsieur Kant ? Eh,

le noix, tu sers pas d 'alcool avant midi ? Bon, bonhomme, je vais te

de baisser d 'un ton. Baisse de raciste, moi.

Sinon, vous êtes les pires tréconnus.

Tu vas finir ta nuit ailleurs ? Tu en as un autre ? Remets -moi un.

C 'est le numéro d 'hier ? Non.

J 'ai pas eu le temps de les accrocher.

C 'est vos numéros, monsieur Kant ? Hein ? Je vais me coucher, je suis claqué.

C 'est pas croyable.

C 'est pas croyable.

Vous avez gagné ? Vous avez le ticket avec vous ? Oui, oui.

Allez -y, scannez -le, on va vérifier.

Tiens, regarde.

Attends, je te rappelle.

Il a tous les numéros.

Sérieux ? Je vais voir.

On est d 'accord.

Il ne faut pas rester avec ça, M. Quentin.

Ça, il faut aller enquêter, là.

Ah oui, allez -y.

Alors, je vais y aller.

Allez -y, allez -y.

Je vous accompagne. Je vais.

Combien je vous... Non, c 'est bon, c 'est bon, c 'est pour moi, ça.

S 'il vous plaît, rangez, rangez, rangez.

Alors... Au revoir, messieurs, dames. Au revoir.

Sérieusement ? Ah oui, oui, c 'est...

Il a oublié son ticket. Non, il a oublié son ticket ? Non, mais il va revenir.

Attends.

Montre.

Fais voir.

Non, vas -y, fais voir.

Putain.

Je vais avoir un...

Je pouvais prendre un double extrait, s 'il vous plaît ? Oui, je vous l 'amène.

Je vais le remettre.

Bouge pas !

C 'est ce que tu crois que t 'es en train de faire ? Donne ! Tu braques des

flics, t 'as pété les flots ! Donne ta gueule, donne -moi le ticket ! Calme

! Personne te veut du mal ici ! Respire ! C 'est quoi ton plan ? Donne -moi le

ticket, putain de pute ! Calme -toi ! Tu penses quoi ? Tu penses que tu peux

aller enquêter ? On est tous témoins, on sait tous que t 'as pas gagné ! Tu

crois quoi ? On n 'en parle pas avec moi ! Tu vas poser cette arme gentiment,

calmement, et tu vas rentrer chez toi.

Ok ? Et je te garantis qu 'on va pas courir derrière nous, tu vas foutre !

Je te le garantis, d 'accord ?

Respire ! Respire ! Arrête ! Arrête ! Calme

-toi ! Respire ! T 'es touché ? Idiote, calme

-toi ! Regarde -moi ! C 'est fini !

Tiens -la à toi ! Tu vas

bien ?

Arrête de bouger !

Au revoir. Au revoir.

Allô papy, ça va ? Dis, est

-ce que tu vas bien ?

Oui, oui.

Oui, ne t 'inquiète pas, je vais très très bien.

Dis -moi Gattel, tu viens manger avec nous ce soir ? Ben oui.

Alors, à tout à l 'heure mon gars.

A tout à l 'heure.

Donne -moi ta main, putain ! Pousse -toi ! Vas -y ! T 'es pas là ! T 'es pas là

! T 'es pas là ! T 'es pas là ! T 'es pas là !

Je vais aller voir ce qu 'il y a dessus.

Oh papa, monsieur, vous allez où là ? Je sors, je sors, je sors, monsieur.

Et si vous me laissez pas sortir, j 'appelle la police, ok ? Non, monsieur,

'est nous la police, tout va bien.

Je sors quand même, je sors quand même.

Monsieur, calmez -vous ! Lâche -moi de là ! Lâche -moi ! Qu 'est -ce que c 'est

que ça ? Non, c 'est rien. On verra ça après.

Arrête, c 'est rien, on verra ça après.

Livio, Livio, regarde -moi.

Livio, j 'ai besoin que tu m 'aides.

Il y a un mort, réveille -toi.

J 'isole. J 'isole.

Comment ça je l 'isole ? Viens, viens, viens. Non, ne me touche pas.

Lâche -moi. Tu me lâches.

Viens, viens. Descends, tu descends.

Ok,

Nico, ferme le bar.

Le flingue.

Il est où le flingue ? Putain, il s 'est détaché.

Norma, tu veux que je le détende lui aussi ? Tu la mets où ? À la cave, c

la petite cellule de garde à vue. Quoi ? De toute façon, avec tout ce qu 'on a

trouvé sur lui.

Allez, vas -y, j 'appelle les collègues. Allez, allez ! Non, non, non, on va où

? Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez !

Ça dit quoi ? Pas ouf.

Tu as fermé le rideau, Nico, c 'est toi ? Ouais, c 'est toi qui m 'as demandé.

La porte, Nico.

Putain. Pas le rideau, la porte.

Je vais appeler l 'espoir. Ça va aller ? Ok.

Ça va ? J 'arrive.

Mais tu me défenses, t 'as rien fait.

Quoi ? Mais Nigé, t 'es gamin, on l 'a tous vu.

Il est mort, quand il est mort. Il est mort, plutôt.

Ouais.

Ouais, il est mort.

Regarde -moi.

Ça va aller.

Hein ? Leur téléphone, tu les as ? Ouais.

Au vu de la situation, j 'aimerais pas que Livio est des emmerdes.

Après tout, y a pas de raison, hein ? Donc on est tous d 'accord que je me

fait braquer ? Là, Livio est intervenu et malheureusement... T 'en penses quoi,

toi ? C

'est un héros ?

Moi, je vais descendre voir les deux autres.

Vous restez ici, je n 'en ai pas pour longtemps, OK ? Et pour le ticket, on

quoi ? Il

a soixante -deux pour encaisser.

Nous, on trace dans le couloir avec tout notre bordel. Il y a à chaque porte, je

ne sais pas, deux, trois têtes de nanas en pyjama, les raffolés, les cheveux en

pagaille. Tout le monde sait ce qui vient de se passer.

On arrive dans la chambre.

Elle est là et il n 'y a rien.

Pupilles, ventiles, poux, que dalle.

Le pompier, il est dead. Ça fait peut -être, je ne sais pas, dix bonnes

qu 'il la masse.

Et dans des cas comme ça, tu masses. C 'est ma confiance.

Donc, je m 'y colle.

Je masse comme jamais j 'ai massé de ma vie. J 'entendais ses côtes se briser. C

'était horrible.

Le chef intube.

Je prie, je masse.

J 'en peux plus, mais on abandonne au bout d 'un moment, ok ? Et pendant que

gars chargent le corps sur le brancard, je peux pas m 'empêcher, je regarde ton

bureau, tu vois.

Ton bureau d 'internat.

Avec les placeurs encore ouverts.

Et juste au -dessus, t 'avais une photo d 'elle, avec sa mère.

Et franchement, c 'est la même en plus vieille, les mêmes cheveux longs, hyper

belles toutes les deux.

Et la photo elle est récente, hyper bizarre, on dirait genre l 'été, il fait

beau, ça rigole, franchement on dirait des étrangers.

Mets -moi un demi.

J 'ai pas d 'alcool avant midi.

Et ça c 'est quoi ? Les amis.

Espèce de gros rassé toi.

De toute façon en Chine vous êtes les pires. C 'est bon t 'es content ?

Maintenant tu vas aller finir ta nuit ailleurs.

Mets -moi un verre d 'eau.

C 'est une merveille.

Non, j 'ai pas envie d 'aller dans le sac à cheveux.

Qu 'est -ce que tu fais ? J 'ai besoin de toi, putain !

Pourquoi tu ne m 'as pas répondu ? J 'ai gagné.

J 'ai gagné quoi ? Je suis un bâtard.

J 'ai gagné 219 500 000. Laisse -moi voir.

Laisse -moi voir.

Et l 'Asie, elle a gagné 294 millions.

Quoi ? 294 millions.

Arrête de parler ! Arrête de parler ! Arrête de parler ! Arrête de parler !

Arrête de parler !

T 'es pas en train de braquer un ticket de loto ? Ouais, je le braque ! T 'en

braques pas un ticket de loto ? Mais c 'est quoi ? Je vais l 'enquêter comment

Je vais l 'enquêter, arrête de parler ! Pousse cette arme ! Je pense pas.

Papier à couteau, ça peut...

T 'étais pas avec Libur ? Non, je l 'ai déposé après le service.

Déjà qu 'on s 'était appelé une merde.

Ça va ? Ça va, ça va.

Tiens, prends une coupe.

Tu veux appeler chez toi ? Non, c 'est bon, je vais rejoindre Florent

directement.

Arrête à boire à l 'habitude.

Parfois c 'est chaud.

Ça va aller.

A toute.

Vous connaissez la valeur de ce ticket ? 294 millions d 'euros, je crois.

Vous l 'avez validé où ? Au Roi -Soleil, lundi.

Vous jouez souvent ? Ça m 'arrive, oui.

Alors, il était comment cet agresseur ? Il était

grand, jeune.

La peau noire.

Il portait une veste en polaire.

Couleur foncée, calcite.

D 'accord. Vous pourriez faire un portrait ? Je peux essayer.

Ça va ? Vous voulez qu 'on contacte un petit ou un membre de votre

famille ?

Je suis juste en train de dormir.

C 'est le choc, c 'est normal.

En même temps, vous avez eu une journée compliquée. Vous avez été à la mort de

quelqu 'un. Vous avez gagné une grande somme d 'argent aujourd 'hui.

Ça fait beaucoup.

Ça va aller, Madame Wang.

Ne t 'habitue pas à l 'argent. Arrête, t 'as toujours aimé.

La police.

Quoi ? Tu veux que j 'arrête ? Non, je sais pas. Qu 'est -ce que je dis à Livio

? Je l 'ai ? Il va arrêter.

Comment tu vas la plus belle ? Ça va.

Tu vas bien ? Super.

T 'es en boîte ? Bonjour.

Enchantée.

Gère. Comment ? Très bien.

C 'est cool ? Là, c 'est beau.

Désolé, j 'ai dû rester jusqu 'à la clôture du marché. Ça va bien ? C 'est

facile.

Bon, tiens.

C 'est cool, c 'est cool.

Désolé pour les chiffres. C 'est bon pour les chiffres.

Merci.

Tu as ton fil partout.

Une poussette ? Un goûter ? Tout le monde est terminé ? On est bon ? À

monsieur Kant.

À monsieur Kant. À monsieur Kant.

T 'imagines ? J 'ai marre.

Faut témoignage.

Il y a non -dénonciation.

Et je vois pas quoi rajouter.

Non. C 'est pas énorme. Vol.

Tentative. Tentative de vol. Il y a vol que si on pousse l 'argent. On pousse l

'argent que si les plans marchent.

C 'est dingue.

C 'est pas du groupe.

Notre job. On peut perdre notre job. Je peux perdre mon job. Je prends les

risques. Toi, t 'es pas là. D 'accord ? C 'est basique. Et puis en plus, ça va

nous aider.

Bon, il y avait du monde.

Moins pour moins, plus à tous les jours.

Le mec, en quel but ? Quoi ? Il va suivre, tu penses ? Je sais pas.

En tout cas, le gars qui nous a braqué, c 'est sûr.

Ah ! Je dis que parlez -vous ! J 'ai appelé des mecs, ils m 'ont dit qu 'il y

avait des bonhommes ! Oh non, je vais aller me tourner ! Ah !

on va expliquer la situation aux deux autres, ils vont partir avec Livio, moi

'appelle les collègues, ok ? Nico ? Oui ? Tu vois bien qu 'est -ce qu 'il y a ?

On est obligé de dire qu 'il est noir.

Je vais te l 'écrire, mais t 'es pas capable, voilà.

La caméra, tu t 'en es occupé ? T 'es parti, t 'es bon ? Non, pas encore, je

vais.

Ok, tu t 'en occupes, d 'accord ? Je compte sur toi.

Monsieur, il a fait chaud.

C

'est

là.

Mais... Mais je fais comment ? Je sais pas.

Je suis navré.

Pour les conditions, je... J 'avais pas conscience.

Je suis désolé.

J 'avais pas conscience à quel point on est dans la merde.

Hé ! Mon grand, moi je vais t 'expliquer comment ça va se passer.

J 'ai eu un braquage et mon collègue a fait preuve de courage.

Toi t 'as refusé de décliner ton identité et en plus t 'étais en

stupéfiants.

Voilà ce qui m 'a été constaté.

Tu comprends ? Et moi je te propose qu 'on raconte une histoire.

Bon, ne vous fatiguez pas, j 'ai compris où vous voulez revenir.

Je veux revenir nulle part, ça te dit les choses.

Et moi...

Le vieux monsieur, là ? Ouais.

Et donc, vous voulez lui prendre son argent ? Non, on va pas dire ça comme

non. Je peux comprendre.

C 'est beaucoup de argent.

J 'habitue, là.

J 'ai pas genre la finance.

Bah donc, on a fait pour s 'entendre.

J 'ai jamais spéculé sur un meurtre.

Je pense que la notion de meurtre est relative, quand même, là, non ?

Tu sais, je l 'ai bien connu, moi.

Monsieur Kant.

Je le connaissais bien, je le voyais tout le temps ici.

Ce qui s 'est passé aujourd 'hui, personne n 'a voulu. Même pas le petit

nous a tous foutus dans la merde.

Ce ticket -là, cet argent -là, tu crois qu 'il va l 'acquérir, à ton avis ? Je

sais pas, à sa famille.

Ouais.

Exactement.

Ils m 'ont touché 36 millions d 'euros.

36 millions.

C 'est pas assez ? Franchement.

Et après, on partage tout.

On a huit avec M. Campbell.

On dit victoire en huit. Même le gamin qui nous a braqués.

Tout le monde a égalité.

Qu 'est -ce que t 'en penses ? T 'es mal ? T 'as rien à faire.

T 'étais pas là ce matin.

T 'as juste à prendre l 'argent et oublier tout ce qui s 'est passé.

Et vous allez raconter quoi ? C 'est pas lui qui gagne.

Je reste marreuse.

Vous êtes fait un beau film, là -haut.

C 'est pas un film si on dit tous la même chose sur la réalité.

Bon, ça reste un film, je crois.

Moi, j 'ai une autre proposition pour vous.

Vous êtes deux flics, vous avez trouvé de la drogue sur moi, alors on fait un

deal.

Vous me laissez partir.

Et je dirai rien.

Ok, j 'oublie tout.

Je disparais, je retourne à ma vie de merde avec mon cœur de mec et vous

entendez plus jamais parler de moi. Et pourquoi tu cracherais sur 36 millions d

'euros ? J 'ai déclaré 1 ,2 millions aux impôts les dernières.

Donc je vais me contenter de les gagner dans les 20 prochaines années.

Pardon, mais... Les gars sont à l 'aide d 'impôts ?

Vous êtes extraordinaires les deux, là.

Votre histoire, elle tient même pas debout et vous vous en rendez pas

Ah ouais ?

Et pourquoi elle tient pas debout mon grand ? Mais parce que... Parce que...

Imaginez que le mec il jouait tout le temps les mêmes numéros.

Voilà. J 'y connais rien moi.

Je crois que ça arrive souvent les mecs qui jouent les mêmes numéros, non ?

Mais attends, elle vous a dit qu 'elle allait partager avec vous ? Avec toutes

les personnes qui étaient présentes avec elle ce matin ? Ouais.

Bon, elle dit ça maintenant, mais... J 'y crois pas trop, on verra par la

Ouais, bah, ça mettrait du beurre dans les épinards, quand même.

Tu m 'étonnes.

36 millions d 'euros.

Attends, t 'attends pas.

Eh ben, on est tout bon, mon radar.

Tu vas pouvoir y aller.

J 'ai croisé la femme de monsieur Kant dans les couloirs, là.

Pour... Tu la connaissais, toi ? Je savais qu 'il était marié, quoi.

Je parlais un peu avec elle. Il y a un truc qui l 'aperçure.

Et honnêtement, je la comprends.

En fait, apparemment, son mari jouait au loto toutes les semaines et il jouait

toujours les mêmes numéros.

L 'âge de son premier chien quand il est mort, ça l 'a donné sens.

Et un dernier truc, je sais plus ce que c 'est.

Et tu sais quoi ? Voilà.

Tu l 'en sais.

C 'est exactement les mêmes numéros que ceux de la fille.

Mais non.

T 'imagines ? Mais attends, on a repris son ticket, lui, ou quoi ? Le ticket de

M. Kant ? Ouais.

Non.

Toi, Rina, tu dirais qu 'on a...

Qu 'est -ce qu

'on fait ? Attends, attends.

J 'ai besoin de 2 minutes pour réfléchir.

On est dans la merde.

Pourquoi ? Red a vu tout arrêter.

Hein ? Maintenant, il faut qu 'on lui explique pourquoi est -ce qu 'on a mis

plombes et des renforts.

Comment ça, il veut tout arrêter ? Bah, c 'est mort.

Non, mais pourquoi ? Parce qu 'on a discuté avec le trader, en bas, il nous

mis à la montre sur des trucs, des détails, ceux qu 'on n 'avait pas

Quels détails ? Bah, si, par exemple, quand on joue toujours les mêmes

on est baisés.

Il a une femme, Kant ? Oui, je crois.

Bon, je lui demande.

Je l 'appelle, je lui dis que je fais un sondage sur les jeux d 'argent.

Je lui pose 2 -3 questions sur ses habitudes de jeu.

C 'est quoi sa fréquence, si elle aime bien jouer, à quoi elle joue, sa

situation familiale, si elle est mariée, si son mari joue, s 'ils jouent

toujours les mêmes numéros, et si elle les connaît.

Ça prend 2 secondes et on est fixé.

Nico ? Oui ? T 'as fait les images ? Oui, c 'est fait.

Putain de merde.

Pourquoi ? Il fallait pas ? Non, rien, laisse tomber.

Frida ? On a trouvé une solution.

Ah, moi aussi. Non, non, on a trouvé une solution pour ta femme. Quand tu fais

toujours le même numéro.

Hein ? On va demander à sa femme.

Quoi ? On va faire croire qu 'on fait une enquête sur les jeux d 'argent. Tu

vois, les sondages de téléphone.

Elle est où ? Justement, elle est partie chercher un véhicule jetable.

T 'es vraiment trop con, putain.

T 'es vraiment trop con, putain. T 'as pas dit que c 'est le premier truc qu

'elle allait balancer, la vanne de camp, la version, par rapport au loto ?

Attends. Quand elle va apprendre, quand on va lui dire pour son mari, tu t 'es

pas dit que c 'est le premier truc auquel elle allait penser, genre dans la

compte directe ? Et toi t 'es flic, et tu t 'es dit qu 'avec un téléphone à

cartes, elle allait pas monter jusqu 'à nous, putain de vieux putain ! Elle est

où, elle est partie où ? Elle est au Yes Mommy, juste en face du château.

Arrête -là, je vais l 'appeler ! Attends, je vais l 'appeler ! Si elle

coup de fil, on est baisés de lui ! Oh putain, de répondeurs de merde !

Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est quoi le problème ? On vous laisse pas voir si

quand je joue toujours les mêmes numéros.

Ben non, ils jouent jamais les mêmes numéros.

De quoi ? Ils jouent pas les mêmes numéros, ils jouent tout le temps chez

Tu déconnes ? Ben non.

Mais pourquoi tu l 'as pas dit plus tôt ?

Vous m 'avez pas demandé.

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce petit fille peut être un n

qui, ça ? Ben oui.

C 'est moi qui a fait les flashs.

Donc on est bon ? Faut que si elle se met, elle peut être la femme de Kant.

Elle est où, elle est là où je t 'ai dit, elle est au Yesmobile à côté du

château. Le Yesmobile, avenue Foch, là ? Bah non, je suis devant, là, j 'y suis,

elle y est pas.

Elle y est pas ? Mais, mais, mais, mais,

mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,

mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,

Il m 'a dit de toucher à rien.

Oh les bâtards ! J 'ai bien oublié de me faire ta gueule !

Vas

-y, il n 'y a rien là,

il n 'y a rien ! J 'en viens, tu crois que je serais là s 'il y avait une

?

J 'ai trouvé ça.

Oui. Tu veux en faire quoi ? Je sais pas.

On peut creuser le mur.

Vous savez qu 'aux Etats -Unis, il y a des mecs qui ont gagné plus d 'un

milliard à la loterie ? Un milliard.

On s 'en rend même pas compte.

Tu connais la différence entre un million et un milliard ? C 'est une

question.

millions de secondes, c 'est 11 jours et demi.

Un milliard de secondes, c 'est 31 ans.

Il n 'y a plus de limite parce que plus les gens participent, plus les montants

sont élevés, plus les montants sont élevés, plus les gens participent.

En fait, c 'est fou parce que tu payes ton ticket, quoi, deux balles, et à

partir de là, tu te mets à rêver, tu te poses toutes les questions.

Qu 'est -ce que je vais faire avec mes milliards ? Est -ce que je vais le dire,

pas le dire ? Vous allez le dire, que vous êtes riches.

Je fais quoi ? Qu 'est -ce que je fais ? Je fais quoi ? Comment je peux t 'aider

? Rêve -moi. Rêve -moi. Abel.

Abel. Abel.

Vas -y, vas -y, serre -la. Vas -y, ouvre -lui.

C 'est la propriétaire piquant la faillite.

Mais t 'es pas propriétaire, ça ? Ben non.

Mais qu 'est -ce qu 'elle fout là ? Ben elle vient chercher son loyer.

Attends.

Elle n 'a pas les clés ? Ben si, elle a les clés derrière.

Elle veut passer par là ? Ben oui, aide -moi, aide -moi, aide -moi ! Chut ! On

se trompe là ! Sors du navire ! Viens là ! Viens là !

Yénan ?

Bah alors ?

Vous êtes là ? Bah oui.

Tu vois bien.

Et tu pouvais pas me répondre.

Je savais pas c 'était vous.

Qu 'est -ce que t 'as ? Qu 'est -ce que tu fais tout seul dans le noir comme ça

? Je suis malade.

T 'es malade ou t 'es frileux à l 'idée de devoir me payer ? Je suis vraiment

malade.

C 'est vrai, t 'as pas l 'air en forme.

T 'as de la fièvre ? Un peu, oui.

Et ta serveuse, elle est pas là ? T 'as une petite serveuse, non ? Elle m 'a

planté, elle est pas venue.

Et moi qui pensais que vous étiez des gens fiables.

Bon, Bernard, je suis désolé, mais il va falloir que je me couche.

Oui, oui, bien sûr.

Mais tu vas quand même me laisser recompter.

Olivier, si tu réponds pas, là, ça va pas le faire.

Ecoute, je l 'ai cherché partout, je la trouve pas, j 'ai fait toutes les rues,

je comprends pas.

Je sais pas ce qu 'elle est en train de foutre, mais j 'aime pas ça du tout.

Pars -toi, s 'il te plaît, d 'accord ? Tu te casses.

Casse -toi, j 'ai pas besoin de toi sur place. Je suis en train de revenir, là.

Dès que j 'arrive, j 'appelle mes collègues.

On va ouvrir une histoire pour faire tenir ton sapin.

Pars -toi.

Tu sais,

j 'ai vu un truc il n 'y a pas longtemps sur Internet.

Tu sais pourquoi on n 'a jamais colonisé l 'Afrique ?

Si on l 'a... Enfin, je veux dire, pourquoi on ne s 'est jamais installé là

? physiquement, comme on a fait en Amérique, c 'est à cause des maladies.

Il faut aller là, maintenant.

Attends. Les maladies des Africains tuent les Européens et les maladies des

Européens tuent les Américains.

Alors, mais en Asie, ça, j 'y comprends rien. Je ne sais pas du tout ce qui s

'est passé. Il n 'y avait pas d 'info.

Mais dans le fond, c 'est...

C 'est peut -être vous, les Finois, les super prédateurs.

Il faut entrer chez vous, madame.

Mais je suis chez moi.

Bon, allez, j 'ai faim.

C 'est toi qui lis Aristote ? Oui.

En grec ? Tu peux me dire la différence entre le réel, le possible et le

vraisemblable ?

Vous êtes qui vous ?

Pourquoi tu répondais pas ? C 'est de la merde.

On a entendu un coup de fouet, c 'est passé quoi ? Pourquoi t 'as dit ça ? C

'est toi qui a tiré ? Non, c 'est pas moi.

Vas -y reste derrière moi.

Vous êtes qui vous ?

C 'est qui, elle ? C 'est la propriétaire.

Elle a débarqué, j 'ai... J 'ai paniqué, je savais pas quoi faire.

On s 'est planqués dans le frigo avec Abel.

On fait quoi, Reda ? On fait quoi, Reda ? Il va te dire, Reda, ce qu 'on fait.

On réplique la carte, on pote, voilà ce qu 'on fait. On réfléchit, on gamberge,

on s 'adapte.

On trouve une putain de solution.

Tu vois ? Et puis hormis le fait qu 'il va falloir que je te sauve le cul pour

la millième fois, on va commencer par remonter ce piton de rideau et ça y est,

on appelle les reforts maintenant parce que ça se... Tu vas leur dire quoi ? Tu

vas leur dire quoi ? Que Quentin est mort à cause de moi ? Qu 'on a séquillé

deux cons ? Que Nicolas a tiré dessus ? Qu 'on a regardé Abel crever comme une

merde dans la cuisine ? Tu vas leur dire ça ? Tu réfléchis ou quoi ?

Hé !

On ne pâtit pas, hein ? Qu 'on ne sait pas quoi faire.

Quand on ne sait pas quoi faire, on réfléchit.

On désigne. On désigne une direction.

Putain ! Mon arme.

Mon arme, elle est où, putain ? Donne -moi la tienne.

Ton arme, donne -la -moi.

Vous pouvez me dire ce que vous parlez ? Si on ouvre.

On doit tous raconter la même chose.

On raconte quoi ?

Comment ça va, monsieur Kantz ? Ça va bien, mais c 'est fermé aujourd 'hui.

Le rideau est cassé, mais on peut passer par derrière. Je vous accompagne ?

Ouais.

C 'est lunaire. C 'est un internautique.

On trace dans le couloir un tonneau de marda et on... À chaque porte, t 'as 2

têtes de nanas en pyjama, les raffolées, les cheveux en pagaille.

Tout le monde se tient à se passer. On arrive dans la chambre et elle est par

terre.

Et il n 'y a rien. C 'est vous, monsieur.

Que dalle.

Monsieur, dame.

Jean, tu penses ? Un petit blanc ? Oui.

Il n 'est pas là, Nico.

Non, il est malade.

Ah bon ? Et là,

il y a un truc qui se percute.

C 'est que quelque part, un téléphone va sonner, ça va réveiller une maison, et

c 'est sa mère qui va l 'écoucher.

T 'as le tirage d 'hier, s 'il te plaît. Oui, attendez, je l 'imprime.

T 'as moyen de boire un verre ? Parce que j 'ai vu de la lumière, mais si je

dérange, tranquille. Non, non, c 'est ouvert.

J 'ai même un demi.

Ok.

Donc, là, on est cinq dans le bar.

Le braqueur, Livio, moi, Monsieur Kantz et Abel.

Et avec Livio, on sera les seuls survivants, on sera les seuls témoins.

Réda, toi, t 'as déposé Livio avant de rentrer chez toi.

OK ? Madame, vous, vous n 'êtes jamais venue la journée.

Et toi, Nico, t 'étais malade.

J 'ai essayé d 'ouvrir le rideau, il est resté bloqué. De toute façon, il est

pourri, ce rideau.

Et donc, ça, ça explique pourquoi il est resté fermé toute la journée.

OK. Là, on est au moment où le braqueur vient d 'arriver.

Et Livio apprend qu 'il a gagné.

Est -ce que je peux voir votre tirage ?

C

'est pas vrai.

Attends.

J 'ai gagné.

T 'es numéro ? Ouais, ouais, ouais. Là, lui, il prend ton arme.

Prends -moi le ticket, pute de pute ! Mais t 'es complètement con ou quoi ? Tu

vas faire quoi avec le ticket ? T 'as con ! Coup, monsieur Kant.

Ton miroir.

Monsieur le roi ! Monsieur ! Monsieur le roi !

Moi, je pars, je récupère Abel.

Je reviens et je me cule du braqueur.

Voilà, parfait.

Et pendant ce temps -là, on se met à l 'abri dans le frigo.

Passe -moi ta ceinture ! Il faut que je me fasse un garrot, passe -moi ta

ceinture !

Mais voilà.

36 millions d 'euros par tête.

Exactement, 36 millions et 750 000 euros.

Une part égale pour tous les vivants et les morts sauf le braqueur.

Vous récupérez la sienne et nous on récupère un vrai coupable.

Et si vous ne me payez pas, je parle.

C 'est ça ? Oui.

Ça ne marchera pas. Mais putain, ça marchera. Ça ne change rien.

Le braqueur tue Abel et Kanz, d 'accord ? Le seul truc qui change, c 'est que c

'est moi qui tire sur le braqueur, ce n 'est pas Nico.

J 'assume.

Est -ce que je pourrais le voir, ce fameux ? J 'ai un beau rôle.

Ça ne tient pas. Ça marchera, ça ne change pas grand -chose. Ça ne tient

te dis. Mais si, ça tient à réfléchir. Oui, mais le tueur.

Réfléchis. Mais si.

Tu me fais confiance ou pas ? Réfléchis. Non, mais c 'est pas...

C 'est exactement ce qui s 'est passé.

Il va où ?

Montre

-le -moi, Yénen.

Il faut arrêter maintenant.

Quoi ? De quoi ? Il faut arrêter maintenant.

Qu 'est -ce que tu fais ? Nico, qu 'est -ce que tu fais ? Arrête ! Arrête !

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête !

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête !

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête !

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête !

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête !

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Tu me rasses, hein, c 'est ça ? C 'est

on arrête les conneries.

Arrête, arrête, arrête, arrête.

Rocule ! Mec, il y a trois morts, il y a trois morts.

Pour Abel et pour le gosse, on est complices. C 'est très bien, ça. Qu 'est

que tu fais ? Donne -moi, donne -moi. Arrête ta gueule, Livio ! Je te couvre

cette fois, c 'est terminé. Écoute -moi, il faut juste qu 'on se mette d 'accord

sur la version qu 'on raconte.

Les versions de quoi ? Tu t 'entends pas ? Tu t 'entends parler ? Version de

quoi ? T 'es dans quoi, là ? On est en train de faire n 'importe quoi.

Réveille -toi, Livio, putain ! Tu loues ce putain de rideau ? Ça marche ou ça

marche pas ? Merde

C 'est vieux.

C 'est ce qu 'on veut, hein ? Coupe, coupe, coupe, coupe !

Nous devons sortir, hein, Valérie ? Tu sais ça.

C 'est parti.

Nico, tu vas bientôt rentrer à la maison.

Ne donne pas de téléphone à n 'importe qui.

Ne donne pas de porte à n 'importe qui.

Je t 'en prie.

D 'accord.

C 'est pareil pour vous madame.

Vous allez rentrer chez vous et dès que je peux, je viens vous voir.

Et pour que tout ça marche, il faut qu 'on aille l 'expliquer au mec en bas.

Le mec que vous avez enfermé.

Tu viens

?

Lilio

? Y a -t -il mon tour ?

La seule vérité de ce monde, Inan.

...

Monsieur ?

Tenez,

personne ne vous fera de mal.

Ça va, vous, ce bordel ? Ça va loin

? Je sais pas.

Je vais jamais aller par là.

C 'est vrai, c 'est parce que si on a un qui mérite pas tout ça, c 'est bien

toi.

pas moi.

Et ça sera pas le flic.

D 'abord parce que c 'est toi qui as tiré sur le petit jeune.

Tu vas prendre pour tout le monde.

Maintenant, si on arrive à raconter notre histoire,

Tout le monde s 'en sort.

Et nous deux, on n 'était même pas là.

Et c 'est les deux autres qui prennent tout sur eux.

Mais pour ça, il faut aller au bout.

Et qui va le faire ? Toi, t 'as plus la force, ça me semble clair.

Moi, c 'est même... pas comment utiliser ce machin.

Et les deux tourtereaux, c 'est même pas la peine d 'y penser.

Ce qui est sûr aussi, c 'est que si personne ne fait ce qu 'il y a à faire,

c 'est le type à côté qui va raconter son histoire

à lui.

Et je suis pas sûre que ça soit pour nous défendre.

Moi, j 'ai envie qu 'on raconte notre histoire à nous.

J 'ai envie qu 'on rentre chez nous.

J 'ai envie de croire que tu peux faire ça pour nous.

Et moi qui pensais que vous étiez des gens fiables.

Arrête !

Je sais pas pourquoi, j 'ai fait une connerie.

Il y a des bonbons qui s 'approchaient et j 'ai flippé, quoi.

Donc t 'as pas tiré ? Non.

Ici, depuis ce matin, t 'as pas tiré ? Non.

Il reste plus que nous deux.

On peut partir là, maintenant, tout de suite.

Nico, il me fait aux blagues.

Personne sait quand je suis là ou quand je suis pas là.

Si je prends mes affaires, maintenant que je rentre chez moi, qui pourrait

que j 'étais là aujourd 'hui ? Et on dit que Rita t 'a déposé chez toi avant de

venir ici.

Y a quelqu 'un chez toi ?

Amen.

C 'est parti !

... ...

... ...

On rabat ses affaires on s 'arrache.

J 'étends !

Merci.

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