Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous aussi, nous pardonnons � ceux qui nous ont offens�s.
Ne nous induis pas...
Je vous fais mes adieux.
Bonne chance.
Depuis la fermeture de la mine, ce n'est plus le m�me homme, mon p�re.
Ce n'est pas surprenant.
Il ne fait que boire et parler du pass�.
Il dit que c'est une punition pour nos p�ch�s.
Votre devoir est de soutenir votre mari, Mme McKinnon.
Il fait peur aux gar�ons.
Ils ne dorment pas.
Votre mari vous a donn� deux fils robustes.
Vous deviez lui en �tre reconnaissant.
Je le suis, je le suis.
J�sus est mort pour nos p�ch�s.
- Oui. - Nous sommes des p�cheurs.
Je sais.
Votre mari a le droit absolu
d'inculquer le respect et l'ob�issance � vos fils.
Vous devez le savoir.
Mon p�re.
Je suis si malheureuse.
Si malheureuse.
Attendre le bonheur dans cette vie est une forme d'arrogance.
Vous �tes une femme mari�e.
Ne vous laissez pas tenter.
N'a-t-il pas obtenu un travail � l'usine sur le continent ?
Oui.
Ne vous a-t-il pas trouv� un endroit o� habiter sur le continent aussi ?
Oui, c'est vrai.
Alors soyez reconnaissante de ce que le Seigneur vous a apport�.
Remplissez votre devoir.
Le divorce n'est pas un mot pris � l�g�re dans notre �glise.
Nous avons tous �t� prot�g�s et b�nis sur cette �le.
Nous avons tous �t� mis � l'�preuve.
Ne vous laissez pas entrer le diable, Mme McKinnon.
Ne le laissez pas entrer.
Aislin, quelqu'un arrive.
Mets la bouilloire sur le feu, s'il te pla�t.
Bonjour, mon p�re.
Bonjour, mon p�re.
Que me vaut l'honneur de cette visite ?
Nous venons nous excuser de ne pas pouvoir assister � votre dernier sermon.
Mon dernier sermon ?
Le dernier sermon avant notre d�part.
Voulez-vous du th� ?
- Aislin. - Merci, oui.
Oh, non. Non, merci, mon p�re.
Nous avons trop � faire.
Les Galbraith peuvent emmener nos brebis et agneaux avec les leurs
directement au continent apr�s le sermon,
mais ils ne peuvent pas prendre notre b�lier...
Il est... il est...
M. McKinnon ?
Vous restez sur l'�le, mon p�re,
alors on pensait que vous pourriez garder le b�lier
jusqu'� ce qu'on puisse nous l'apporter ou venir le chercher.
Quand la mine ouvrira � nouveau. Ou... peut-�tre avant.
Oui, on peut s'en occuper pour vous.
Viens. Allez, allez.
On se revoit bient�t.
Oui, nous nous reverrons bient�t.
Viens, Anne.
Adieu.
Je vous raccompagne avec Aislin.
"Nous comprenons votre d�cision personnelle de rester sur l'�le
"malgr� le d�part des travailleurs et de leurs familles.
"Cependant, la mine ne compte pas rouvrir � l'avenir.
"Le poste � l'�glise sur le continent est � vous si vous le voulez.
"Veuillez me r�pondre avec h�te,
"vu que l'usine ouvre dans deux semaines.
"Je vous prie de recevoir mes cordiales salutations, J. Dalgleish."
Nous...
Nous pendons...
tous...
sur le fil de la merci de Dieu.
D�livre-moi,
� Dieu, car les eaux me sont entr�es jusque dans l'�me.
Je suis enfonc� dans un bourbier profond, dans lequel il n'y a point o� prendre pied.
Je suis entr� au plus profond des eaux,
et le fil des eaux se d�bordant, m'emporte.
Que fais-tu ?
L'orage a fait tomber les barri�res et le toit de l'abri.
J'ai trouv� les oies, mais le b�lier des McKinnon s'est enfui.
Je dois travailler.
Il est peut-�tre sur la plage. Je vais aller voir plus loin.
Dans moins de 24 heures, je dois m'adresser � la congr�gation.
- Tu comprends ? - Je m'en occupe, Balor.
Tu m'entends ?
Toute une communaut� repose sur moi.
Ce ne sera pas long. Le petit-d�jeuner sera � l'heure.
Tu n'es pas habill�e.
On ne me verra pas, la mine est ferm�e, il n'y a personne � des kilom�tres.
Je t'ordonne de revenir imm�diatement.
Je t'en prie, l'animal est peut-�tre bless�.
Mais... Qu'il aille au diable !
Aislin !
- Reviens ! - L�che-moi !
Pas question.
Balor, l�che-moi.
Je ne tol�rerai plus ton insolence.
Insolence ? Je ne suis qu'une esclave.
Tu es inutile, plut�t.
Cette vie n'est que mensonge !
- Petite ingrate... - C'est toi que l'on punit, Balor.
Non !
Non... Je t'ai sauv�e.
Tu as failli mourir.
Je suis rest� des mois � ton chevet en priant
que tes joues myst�rieuses reprennent leur couleur.
J'ai permis aux femmes de te soigner.
Et quand je n'�tais pas ce vous avez cru que j'�tais,
vous avez arr�t� de vous occuper de moi.
Je t'ai laiss� garder tes habitudes, malgr� la honte inflig�e.
Garder mes habitudes !
Garder mes habitudes !
Je ne peux m�me pas d�faire mes cheveux.
Je ne peux pas �tre moi-m�me.
Comment oses-tu dire �a ?
Comment oses-tu ?
J'avais ton enfant en moi.
J'avais ton enfant.
Tu m'as forc�e � marcher jusqu'� cette �glise dans la neige,
sous la gr�le, sous la pluie, tout cela au nom de Dieu.
Pour m'humilier publiquement.
Tu as tu� notre enfant, comme tu laisserais le b�lier mourir.
J'avais tort !
Dieu t'a punie, Aislin, pour avoir r�sist� � Son �glise.
Tu es une sorci�re d�moniaque, et j'aurais d� le savoir.
Vous �tes tous fous.
Ces hommes sont tous des alcooliques mis�rables
et leurs �pouses cruelles sont leurs esclaves.
Vous �tes des parasites sur cette �le.
Dieu n'est pas avec toi ou eux.
Dieu est dans la terre. Il est dans le ciel.
Il est dans l'eau. Il est dans l'air !
Oui, et Dieu est dans l'ob�issance, la discipline et le respect.
Ton propre corps a parl� plus fort que ta langue de vip�re.
Tu es une m�re rat�e.
Et une femme rat�e.
Et tu pourriras dans les entrailles de l'enfer.
Vas-y.
Vas-y !
Frappe-moi ! D�foule-toi ! Montre-moi...
N'ose pas parler de ma m�re.
Au moins, je me souviens de mon p�re.
Dieu du ciel.
Pasteur McNeil et Mme McNeil, quel plaisir de vous rencontrer.
Eh bien, voici Fionn.
Enchant�.
La mission de r�habilitation de Glasgow
est ravie que vous ayez accept� de soutenir son projet.
Tr�s ravie.
Ce gar�on est un p�cheur, cela ne fait aucun doute.
Il est n� dans le p�ch�, pas vrai ?
Oui, monsieur.
M. Smith ?
M. Smith, c'est exact.
Mon �pouse et moi sommes ravis de vous voir,
bien que votre venue soit inattendue.
Inattendue ?
Mais nous vous avons envoy� un courrier le mois dernier,
vous informant de l'arriv�e du gar�on.
C'est la premi�re fois que nous en entendons parler.
Aislin ?
Il se passe beaucoup de choses sur l'�le, M. Smith.
Oui, en effet, Mme McNeil.
Ces endroits recul�s sont un monde � part.
J'ai appris, pendant la travers�e en ferry
que votre mine de diatomite fermait d'ailleurs cette semaine.
Nous sommes en pourparlers avec la compagnie mini�re.
Cette fermeture n'est qu'une mesure temporaire, M. Smith.
Cela me paraissait pourtant d�finitif.
Mon �pouse et moi restons sur l'�le.
C'est bien la preuve de notre assurance dans la fugacit� de la situation.
J'ai surv�cu aux brutalit�s de la guerre, M. Smith.
Prenez les choses en perspective.
Alors, M. Smith, je crois qu'il est temps
de prendre un peu l'air.
J'ai accept� de participer � ce programme, mais aucune lettre n'est arriv�e.
Aislin montrera sa chambre au gar�on et arrangera les choses.
Le Seigneur nous a amen� ce gar�on, et s'il s'�carte...
Tu es le bienvenu.
Je prends mes bagages ?
Oui, bien s�r.
Oh� ?
Mme McNeil ?
Ce n'est pas ta chambre. D�sol�e.
C'est... celle-l�.
Tu devrais attendre en bas pendant que je fais ton lit.
Ce voyage a d� t'�puiser.
J'habitude de faire mon lit, Mme McNeil.
Ne vous emb�tez pas.
Pas question, tu es notre invit�.
Merci, Mme McNeil.
Oui, il a insist� pour que le petit
ait une chance de se r�habiliter gr�ce � notre �glise.
J'avoue que si j'avais �t� tabass� autant qu'il l'a �t�,
je n'aurais pas fait preuve d'autant de charit�.
- Tout cela pour une montre � gousset ? - Oui.
J'ai bien peur que ce soit un autre signe de l'avidit� du diable
envenimant l'esprit d'un enfant de la ville.
Oh, mon Dieu.
Il ne trouvera pas les tentations des quais de Glasgow ici.
Exact, exact.
Ces gar�ons sont tous les m�mes quand le diable les tient :
lubriques, sournois...
sans respect pour les anciens.
M. Smith, depuis la guerre, notre soci�t� s'est �gar�e.
Oui.
Je vous remercie de me faire le portrait complet du gar�on.
Il est malheureux que son portrait soit tel qu'il est.
Mails il semblerait que ce soit le destin du petit.
La dur�e de ces placements est g�n�ralement de trois mois.
J'en suis conscient.
S'il y a des probl�mes que vous ne pouvez rectifier de vous-m�me,
appelez-moi et nous d�ciderons de la meilleure action � prendre.
Le gar�on n'aura pas d'endroit o� se cacher de la lumi�re
sur cette �le, M. Smith.
On dirait qu'il n'y aura personne pour d�tourner son attention non plus.
Pour l'amour du ciel, c'est un criminel, traite-le comme tel.
Entrez.
Merci.
Est-ce que �a te convient ?
Oui, Mme McNeil, la chambre est tr�s jolie.
Et ces arbres sont magnifiques.
Oui, vraiment magnifiques.
Je les ai remarqu�s en arrivant, moi aussi.
Le pasteur aimerait te voir dans son bureau.
Il se passe beaucoup de choses sur l'�le,
et il subit beaucoup de pressions.
Les choses ne resteront aussi intimidantes qu'elles y paraissent au premier regard.
Je descends maintenant ?
Finis ton lait.
Quand je ne te confie pas une t�che directe...
occupe-toi des autres t�ches que je t'aurais pr�c�demment confi�es.
Dans l'ordre.
Consid�re l'ex�cution de chacune de tes t�ches
comme la manifestation de ton remords.
Plus tu as p�ch�, plus tu travailleras.
Et tu as p�ch�.
Oui, monsieur.
En plus de ton travail, tu �tudieras.
Tu avanceras vers la lumi�re.
Il sera ton p�re comme Il a �t� mon p�re.
Le meilleur p�re.
Il faut an�antir le diable en toi.
Tu ne resteras jamais inoccup�.
Ce ne sont pas des vacances.
Le Seigneur t'a envoy� chez moi
car c'est mon chemin vers la lumi�re qu'Il a choisi pour toi.
Personne n'est l� pour te prot�ger de tes p�ch�s, mon gar�on.
L'heure du changement est arriv�e.
Entrez.
Je t'ai pr�par� des scones.
Tout va bien ?
Oui, tout va bien.
Merci.
Le pasteur ne nous rejoindra pas pour d�jeuner.
Il doit pr�parer son sermon de demain...
Ni pour d�ner.
Tu peux te reposer.
Mme McNeil.
Appelle-moi Aislin.
M. Smith...
ne m'a jamais rencontr� avant de me conduire ici.
N'ayez pas peur de moi.
Ne t'en fais pas, mon gar�on.
Je ne prends pas tout ce qui se passe ici pour parole d'�vangile.
Ensemble, nous sommes forts.
Plus forts que M. Dalgleish et ces gens scabreux du continent,
dont la nature d�moniaque nous a �t� envoy�e pour nous tirer
vers les fournaises de l'enfer pour toute l'�ternit�.
Plus forts !
N'ayez aucun doute.
Ses pourceaux d�go�tants vous entoureront.
Ils feront leur possible pour briser notre famille.
Nous le savons, alors attention � qui vous donnez vos choses saintes.
Attention.
En tant qu'�vangiles... mes �vangiles...
l'�preuve qui vous attend est de r�pandre la parole du Seigneur, J�sus Christ.
Je vous promets de conserver la puret� de notre �le
avec chaque goutte de mon sang.
Je serai l� pour vous.
Comme les falaises de cette �le,
je r�sisterai � l'orage pour vous, mes enfants de Dieu.
Nous serons � nouveau ensemble.
R�unis.
En famille.
Allez remplir votre devoir.
Allez-y.
L'orphelin de Glasgow ne s'est pas �chou� sur la rive.
Il est arriv� en voiture.
Pasteur McNeil, puis-je rentrer ?
Je ne me sens pas tr�s bien.
Il faut t'endurcir pour survivre sur notre �le, mon gar�on.
Oui, mon p�re.
Si vous partez sur le continent, ne revenez pas tous aussi faibles !
Vous avez tous p�ch�.
Croyez-moi, vous serez entour� de pourceaux d�go�tants.
Mme McNeil !
Je veux dire, Aislin.
Tu as retrouv� ton chemin ?
Je crois que j'ai trouv� le b�lier.
Il a un licol. Je crois qu'il est bless�.
Je prends mes affaires, am�ne-le au hangar � bateau.
Tu es tr�s dou�, Fionn.
Je n'ai rien fait.
Allez, mon grand, n'aie pas peur.
Qui peut se plaindre d'�tre attach� avec une vue pareille !
La gentille dame va t'aider.
Tu vas gu�rir en un rien de temps.
Mets de la pommade sur sa blessure.
- Moi ? - Tu n'es plus � Glasgow, Fionn.
Tiens-le par les cornes pour qu'il ne bouge pas.
C'est la t�che la plus facile qu'on m'ait confi�e aujourd'hui.
Qu'est-ce que c'est ?
Un m�lange d'herbes.
- D'herbes ? - Tu sais, de plantes.
�a gu�rit les foulures, coupures, contusions, blessures.
Tiens, mets-en.
O� l'avez-vous eu ?
- Je l'ai pr�par�. - Vous l'avez pr�par� ?
- Je l'ai pr�par�. - C'est incroyable.
Si �a marche.
Oh, �a marche.
Heureusement que vous en aviez.
Ram�ne-le dans la cour.
- Vous ne devriez pas faire �a. - Quoi donc ?
Vous devriez vous reposer. Je peux m'en occuper.
C'est mon travail, mon gar�on.
Je suis l� maintenant...
Tu ne peux rien faire avec ces v�tements.
Alors je vais me changer.
Je peux le faire.
Nous avons tous des t�ches dans la vie, mon gar�on.
Appuie l�-dessus.
- Comme �a ? - Oui, c'est �a.
J'ai d�barrass� le petit-d�jeuner.
Le d�jeuner sera bient�t servi.
Le gar�on se d�brouille bien.
- L�che ce que tu fais, mon gar�on. - J'ai presque fini.
L�che imm�diatement ce que tu es en train de faire.
Le Seigneur m'a parl�, et j'ai un plan.
Pourquoi as-tu besoin d'un bateau, Balor ?
Je vais emmener des morceaux de l'�glise sur le continent.
Qui va conduire le bateau ?
Moi.
Je vais d�monter l'�glise pour l'amener � eux.
Que Dieu soit mon juge.
Tu n'es pas oblig� de faire �a.
C'est mon �glise.
J'en ferai ce qui me pla�t.
Laisse-moi manger, femme.
Fionn ?
Comment �a se passe ?
Je ne sais pas.
Les d�sirs du Seigneur sont myst�rieux.
Balor n'est pas l� ?
Non. Il m'a dit de vider le bateau.
Tu veux que je t'apporte ton d�jeuner ?
Je pourrais manger un cheval.
Vous voulez monter et jeter un �il ?
Il faut encore que je nettoie.
�a fait des ann�es que je ne suis pas mont�e sur un bateau.
Je n'�tais jamais mont� avant l'autre jour...
et regardez-moi maintenant.
Il est ancr�.
Je suis l�, tout ira bien.
D'accord.
Tu as travaill� dur aujourd'hui.
Oui.
L'�glise �tait toujours vide.
Alors tu t'en souviens ?
Je vais prendre un bain.
- Fionn prend un bain. - Comme �a, il est dans le bain !
Il a fini de travailler sur le bateau il y a 10 minutes.
Je lui ai dit qu'il pouvait prendre un bain et lire un livre.
Tu viens dans mon presbyt�re et tu oses apporter ces salet�s.
Non, mon p�re, ce n'�tait pas pour vous manquer de respect.
Mais tu l'as fait.
Ce sont des histoires, de la po�sie. Il n'y a rien dedans.
Je sais ce que c'est.
Et je connais les gens comme toi.
Tu me crois n� de la derni�re pluie ?
Ces immondices poussent ton esprit citadin d�prav�
� mettre en �uvre ses d�sirs sournois.
C'est l'�uvre du d�mon, et il n'a rien � faire chez moi !
Je lis aussi la Bible. �a, c'est � titre de passe-temps.
Tu penses avoir le droit de prendre du bon temps ?
Non, monsieur.
Sa place est aux ordures.
Cela me prouve que je vais devoir m'occuper de toi � mon retour.
Retourne dans ta chambre.
Un peu de d�cence !
Tu encourages ce gar�on.
Comme tu encourages toujours le diable.
- Balor... - Pas un mot, surtout.
Pas un mot !
- O� vas-tu ? - M'occuper des animaux.
Tu t'en souviens.
Fionn.
Quoi ?
Je voulais juste te dire...
que tout ira bien.
Tout ce que je sais, c'est que je dois rester ici.
Quelle est votre excuse ?
- Puis-je entrer ? - Oui.
C'est ton trajet ?
C'est un long chemin.
Deux cent milles marins aller et retour.
Un tr�s long chemin.
- Balor ? - Oui ?
Tu devrais emmener le gar�on avec toi.
C'est plus logique.
Tu auras plus besoin d'aide que moi.
Je me d�brouille tr�s bien toute seule.
Tu ne peux pas �tre la seule �me sur cette �le.
Pourquoi prendrais-je un gar�on alors que c'est le travail d'un homme ?
Un seul homme.
De plus, je suis matelot.
Le gar�on n'a jamais �t� en mer.
Tu as s�rement raison, Balor.
Tu seras jug�.
Aislin !
- Il n'y a pas de temps � perdre. - �a va ?
Le gar�on devra travailler toute la nuit s'il le faut.
Je pars demain.
Il faut que tu mettes les planches de l'�glise sur le bateau.
Il reste encore beaucoup � faire...
Tout doit �tre termin�.
Dieu m'a parl�, et c'est demain qu'il faut partir.
Puis-je avoir un imperm�able, au moins ? L'eau est gel�e.
Aislin, trouve-lui un imperm�able. Il y a tant � faire.
Le temps nous est compt�.
As-tu utilis� des doubles crochets pour �a ?
Non, j'ai doubl� les cordes. C'est tout ce que j'ai trouv�.
Ce n'est pas un camp de r�cr�ation pour adolescents.
Je sais.
C'est la plus grande �preuve que Dieu m'ait impos�e.
J'ai travaill� toute la nuit.
Et vu tout ce qu'il y avait � faire,
j'ai voulu gagner du temps en doublant les cordes.
Gagner du temps ? Il n'y a plus de temps � gagner.
Tu t'es bien repos� ?
Oui, merci.
J'imagine que tu en avais besoin apr�s tout ce travail.
Vraiment besoin.
Tu veux ton petit-d�jeuner ?
Oui, merci.
Une bonne tasse de th� chaud nous fera du bien � tous les deux.
Merci.
Ce n'est rien.
Pour mes livres.
Je les ai r�cup�r�s d�s que j'ai pu.
Ce sont... les seuls biens que je poss�de.
J'y tiens beaucoup.
C'est compr�hensible, Fionn.
Je lis aussi la Bible.
Ce n'est rien.
Ils ont l'air int�ressants.
Ils le sont.
Vous aimez la po�sie ?
Oui.
Oui, j'aime bien.
Celui-l� est mon pr�f�r�.
Lis-le-moi.
- Maintenant ? - Oui, pourquoi pas ?
Je pensais que vous pourriez...
Nous sommes seuls. Il n'y a personne.
L'�le est d�serte.
�a fait bizarre.
Nous sommes en s�curit� et au chaud ici.
Tout ira bien.
Ne vous m�prenez pas.
Je ne suis pas une enfant.
"Si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel,
"brod� de lumi�re d'or et de reflets d'argent,
"le myst�rieux secret, le secret �ternel,
"de la vie et du jour, de la nuit et du temps.
"Avec tout mon amour je le mettrais � tes pieds.
"Mais moi qui suis pauvre et n'ai que mes r�ves,
"sous tes pas je les ai d�roul�s.
"Marche doucement
"car tu marches sur mes r�ves."
Pourquoi es-tu aussi lent ?
Cette vue est �poustouflante.
Le travail sur le bateau m'a �puis�.
�a fait d�j� une �ternit�.
On voit � des kilom�tres.
Voil� le paradis sur Terre.
Tout fonctionne ensemble, en harmonie.
Les digitales sont en fleur, regardez.
Je ne suis pas venue depuis des mois.
Pourquoi ?
- Regarde en bas. - O� �a ? Je ne vois rien.
On ne voit que du vide.
Il n'y a pas une seule personne.
Pas un seul bateau de p�che.
C'est incroyable.
- Vous �tes � votre place ici. - Ici ?
Sans personne ?
Vous ne vous sentez jamais seule ?
Tout le monde se sent seul.
Je ne suis jamais venu dans un endroit pareil.
Moi non plus.
Viens, je vais te montrer les grottes.
Mais vous vivez ici.
C'est comme d'entrer dans le ventre d'une baleine.
Ou la gueule d'un lion.
On dit que les nonnes d'Iona se cachaient ici des Vikings.
C'est l� que je me cacherais s'il le fallait.
�a me fait �trange de te voir faire �a.
J'�pluche des pommes de terre.
Vous me nourrissez depuis mon arriv�e.
Laissez-moi le faire.
J'ai du reprisage qui m'attend.
Ce serait aussi travailler.
D'accord.
Je vais chercher mon livre.
O� allez-vous ?
Dehors.
Au cabanon ?
Tu as vu ce qu'il y avait dedans ?
Toutes ces choses ont l'air extraordinaires.
Les herbes qui ont soign� le b�lier.
Je reviens tout de suite.
Tu es tellement douce et chaude ce soir.
Si magnifique.
Nous sommes seuls.
Et tout ira bien.
Ils vous prennent pour une sorci�re.
Avant, ils pensaient que j'�tais une sainte.
C'est toujours l'une ou l'autre.
Mais je ne fais plus attention � ce que les gens pensent.
Pourquoi �tes-vous aussi gentille avec moi ?
Je suis gentille avec toi car tu t'es montr� gentil avec moi.
Dans un sens, ils ont raison.
Mais il n'y a rien de diabolique � utiliser la nature pour gu�rir.
Je ne ferais pas de mal � une mouche.
Bien que j'ai pens� � me faire du mal.
Ce que vous avez fait pour le b�lier... je trouve �a magnifique.
J'ai vu tellement de bagarres, tellement de violence.
Je n'y ai jamais vraiment r�fl�chi...
mais c'est vrai qu'on peut aussi gu�rir les choses.
O� avez-vous appris � le faire ?
Je devais conna�tre �a avant.
Et �a fait quatre ans que je suis toute seule avec les plantes,
- alors c'est instinctif. - Seule ?
Oui.
Un jour, un vieux p�cheur aux yeux verts tr�s vifs m'a donn� mon livre.
Je ch�ris ce livre.
- Il vous l'a donn� ? - Oui.
�a devait �tre instinctif chez lui aussi.
Vos herbes n'ont pas pu aider le b�b� ?
Non, elles n'ont pas pu aider le b�b�.
Rien ne pouvait sauver le b�b�.
- Aislin ? - Oui ?
M. Smith vous a dit pourquoi j'�tais l� ?
Oui, il l'a dit � Balor.
Ce n'est pas la v�rit�.
Ce n'�tait pas pour une montre � gousset.
Tu n'es oblig� de me le dire.
Il faisait sombre. Il �tait tard.
Il n'y avait personne.
Je lui ai dit de ne pas le faire.
Je l'ai r�p�t�.
Je l'ai pr�venu, je vous jure.
De me laisser tranquille.
Je ne suis pas comme �a.
Il n'a pas arr�t�, il n'a pas �cout�.
Et l�...
Je l'ai frapp�.
Ce n'est rien, ce n'est rien.
Allons, tu as fait ce qu'il fallait.
Je n'ai pas toujours fait ce qu'il fallait.
Je revendais des affaires sur les quais de Glasgow.
Aux matelots.
Je me suis attir� un tas d'ennuis.
Ils m'aimaient bien. Je pouvais leur avoir ce qu'ils ne pouvaient pas avoir.
C'�tait une vraie �ducation ?
La meilleure que j'ai re�ue.
Ils s'en fichaient que je vienne d'un orphelinat.
J'�tais utile, et ils s'occupaient de moi.
Et j'ai compris des choses sur les femmes.
Qu'as-tu compris sur les femmes ?
Un tas de choses diff�rentes.
�a s'appelle "Chanson pour un salaud comp�tent".
"Si seulement j'aimais une fille honn�te.
"D�sint�ress�e et sans int�r�t.
"Avec des l�vres douces comme si elles �taient timides.
"Et non �duqu�es.
"� quoi sert de r�ver ?
"La seule fille en ville n'est pas aussi honn�te que p�le.
"Elle est l�g�re comme du duvet de chardon.
"C'est bien ma chance.
"D'�tre n� un soir de mars. Quand la lune �tait folle.
"Si seulement j'aimais une fille honn�te.
"Si seulement mon p�re aussi."
Cette fleur est l'�uvre du diable !
N'osez m�me pas y penser !
�a, c'est un m�lange tr�s puissant.
De fleurs s�ch�es et de champignons.
Ce... champignon puissant.
Aucun homme ne doit manger son fruit, c'est contre nature !
Imagine que je prenne �a
et que je croise Mme McSwan.
Comme vous �tes superbe, Mme McSwan.
Je suis gu�ri, Mme McSwan, et c'est vous que je choisis.
Ce n'est pas un �lixir d'amour, Fionn.
Il aide � communier pleinement avec la nature.
C'est un m�lange curatif.
D'accord, vous m'avez convaincu.
J'essaie.
Fionn.
J'ai toute une vie � gu�rir.
Je suis pr�t. Et vous ?
Les plus vieux arbres sur Terre...
viennent de l'autre c�t� de la mer.
Ils peuvent atteindre... 60 m�tres de hauteur.
Ce sont de vrais g�ants.
Les plus vieux arbres sur Terre...
atteignent leur taille gigantesque...
les cent premi�res ann�es.
Et les deux cents ann�es suivantes...
ils �tendent leurs racines imposantes.
Je vais faire un feu.
�a fait bizarre d'�tre � l'int�rieur.
On est comme... dans une bo�te d'allumettes.
Puis-je avoir toute une th�i�re de th� !
Je meurs de faim.
Oui, moi aussi.
- Les restes d'hier ? - Les restes d'hier !
Et voil�. Le feu va rugir en un rien de temps.
Vous m'avez fait peur !
Je vais monter me changer maintenant.
Je trouvais que �a faisait �trange ici, mais c'est pire l�-haut.
Il fait froid.
- C'est pour moi ? - Oui.
Merci de vous �tre occup�e de moi.
Je crois qu'on s'occupe l'un de l'autre.
- D�sol�. - C'est rien, j'en allume une autre.
Tu crois �tre la seule � avoir �t� sauv�e de la mer par Dieu ?
Fionn. Monte dans ta chambre.
Balor, tu es bless�.
Viens l�, viens l�.
Retire �a.
Mets �a autour de toi.
Tiens.
Apporte-moi � boire.
Tiens.
Je vais pr�parer la chambre.
Pour toi.
Assieds-toi ! Mange quelque chose !
Vous allez bien ?
Que fais-tu ici ?
Vous allez bien ?
Va dans ta chambre, Fionn.
Va dans ta chambre !
Va nettoyer le bateau, mon gar�on.
Aislin, viens l�.
Que passe-t-il ici ?
Rien.
Rien ?
Je suis parti pendant pr�s de cinq jours et tu n'as rien fait ?
Comment est l'usine ? Y a-t-il de nouveaux g�tes ?
Pr�s de cinq jours, et tu n'as rien fait ?
Tout est en ordre, Balor.
Je me suis occup�e de la fermette, le gar�on a fait ses corv�es.
Ce gar�on commence � avoir la grosse t�te, non ?
C'est un bon gar�on. Il m'a aid�e partout.
Tu es contente d'avoir pu passer du temps avec lui ?
Je suis contente que tu sois revenu en un seul morceau
- et que tu sois satisfait... - Satisfait !
Tu as livr� les bancs d'�glise sur le continent.
Pendant que tu t'�battais comme une fille de joie � moiti� nue avec un criminel.
On ramassait des palourdes sur la plage.
Quand l'orage est arriv�.
On est revenus en courant, tremp�s jusqu'aux os.
Alors on aura des palourdes au d�jeuner ?
On les a perdues en courant.
C'est termin� maintenant, Balor.
Repose-toi un peu.
Tu as r�alis� le but que tu t'�tais fix�.
Les choses ont �t� calmes ici.
Les choses ont �t� calmes ici.
Tu es fatigu�.
Et �reint�.
Repose-toi un peu.
Heureusement que le gar�on �tait l� pour maintenir les choses.
C'est l'�glise qui l'a fait venir, Balor.
Alors je dois faire ce qu'on me dit ?
Je dois pr�parer le d�jeuner.
C'est rien, reste calme.
Il est dans ma chambre.
O� sont tes livres ?
Sous le matelas.
- Le diable en toi n'a pas pu r�sister ! - C'est tout ce qu'il poss�de.
Il a travaill� si dur...
Il a travaill� dur pour se repentir de ses p�ch�s. Ses p�ch�s !
�carte-toi de mon chemin, je m'occuperai de toi plus tard.
Fionn !
� genoux, mon gar�on. � c�t� du fourneau, ouvre.
Tu dois te repentir de tes p�ch�s.
Tu vas arracher les pages de ses livres obsc�nes,
et tu vas les regarder br�ler.
Et apr�s, tu vas prier, mon gar�on. Prier pour ton pardon !
Pardonnez-moi de ce que j'ai fait...
Plus fort ! Allez !
Seigneur, pardonnez-moi de ce que j'ai fait.
Tu peux continuer ? Je dois rentrer...
Fionn, viens l� !
Vas-y, vas-y.
On dirait que tu as besoin de te d�fouler, mon gar�on.
Enl�ve le fumier avec la fourche.
Je veux qu'il s�che dans l'abri. Fais �a bien.
�a devrait te tenir occup�.
- Tout �a ? - Oui, tout �a.
J'emm�ne ma femme au lit.
Aislin.
Je suis d�sol�...
Non ! Non !
C'est mon mari !
Pars ! Pars !
- Balor. - Ne me touche pas !
Puis-je parler � M. Smith, s'il vous pla�t ?
Fionn !
Fionn !
Je m'inqui�tais tellement pour toi.
Tu ne peux pas entrer. Il... Il dort encore.
S'il te voit travailler, �a ira.
Excuse-toi, Fionn, excuse-toi.
Dans notre int�r�t.
Bonjour.
Je t'ai fait une bonne tasse de th�.
Il y a eu beaucoup de confusion ces derniers temps, non ?
Nous avons tous les deux r�cup�r�.
Aujourd'hui est un autre jour.
Le gar�on est-il revenu ?
Non.
Il n'a pas os�.
Il est jeune, Balor.
Il avait l'esprit embrouill�.
Tu te rappelles quand tu �tais jeune.
Il y a beaucoup de travail � faire dehors.
Il faut r�parer les barri�res et planter les l�gumes,
retourner les grains, la liste est interminable.
Non ?
Je veux de la viande.
Il y en a derri�re, je vais t'en chercher.
Balor ?
Assieds-toi, je vais pr�parer ton petit-d�jeuner.
Balor, o� vas-tu ?
Balor, je...
Non !
Balor, non !
Reviens !
Reviens !
Reviens, mon gar�on !
Arr�te !
Je croyais que vous l'attaquiez.
Je ne te laisserai pas le tuer.
Rentre � la maison, femme. Ou tu seras la prochaine.
Tu es un porc, mon gar�on. Tu es le diable !
Chez moi !
Je n'ai rien fait. Je vous le promets.
Tu arrives en bout de route, mon gar�on.
En bout de route !
Laisse-le, Balor, laisse-le !
- Femme ! - Laisse-le !
Donne-moi une bonne raison !
Parce que je l'aime !
Parce que je l'aime !
Pars.
Va-t'en.
Je suis toujours rest� � tes c�t�s.
Pars, loin d'ici.
Tu m'avais, Balor.
Sous-titres : Fran�oise Sawyer
Sous-titrage : 2G Digital Post Inc.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.