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Jazz Pictures pr�sente
Un film de Antonio Tibaldi
LA MARQUE DU PASS�
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Il a d�vor� son p�re. Il a d�vor� sa m�re aussi.
Personne n'a un app�tit comme celui du Grand Tom.
Personne n'a attrap� cette merveille qui saute hors de l'eau comme l'�clair.
Ses nageoires sont comme des ailes lorsqu'il vole dans les airs,
en lan�ant des �illades aux p�cheurs.
La l�gende dit que Dieu seul sait o� elle vit.
Tu peux me la raconter encore une fois ?
- Il vaut mieux pas. - S'il te pla�t...
Je ne veux plus entendre cette histoire stupide. �teins la lumi�re.
Tu as entendu ce qu'il a dit. Allez, couchez-vous.
Je vous borde et vous allez dormir.
- Jimmy ? - Quoi ?
- Tu m'aimes ? - Bien s�r que je t'aime.
Et maman ?
Dors.
- Et papa ? - Qui pourrait ne pas t'aimer ?
Moi. Je ne l'aime pas du tout.
Allez, on dort.
Au lit maintenant.
- Bonne nuit, Jimmy. - Dormez bien.
Tracy...
- Attends, attends. - Tu en es s�re ?
- Et si mes parents reviennent ? - Ils ne reviendront pas, je te le jure.
- J'ai envie de toi. - On ne devrait pas le faire.
On ne devrait pas faire �a.
Je ne suis pas pr�t pour �a.
Dans une semaine, on va vivre ensemble.
Je ne suis pas s�r d'�tre pr�t pour �a non plus.
Que veux-tu dire ?
Je ne sais pas si je pourrai partir.
Je ne peux pas les laisser.
Quoi ? Les gar�ons ? Tu ne peux pas les laisser ?
Et nous, alors ? Tu es tellement concern�...
Tu es tellement obs�d� par ces gar�ons que tu ne penses � rien d'autre.
Je ne suis pas obs�d�.
- Tu n'as jamais eu l'intention de partir. - Si, je l'avais.
Tu l'avais ? Et quand allais-tu me le dire ?
- Quand allais-tu me le dire ? - Je ne sais pas. Excuse-moi.
C'est moi. Je ne suis pas assez bien pour toi.
Tu es trop bien pour moi. �a n'a rien � voir avec �a.
Tu ne sauras jamais ce qui est vraiment bien, si tu ne sors pas de ce trou.
Tracy...
Tracy, je ne veux pas que tu soies f�ch�e contre moi.
J'ai besoin que tu soies mon amie.
Comme on dit, s'il faut du p�trole, mieux vaut aller au Texas.
L'imb�cile a vendu la machine, quelques mois apr�s son retour � la maison.
Il faut encore r�cup�rer la facture.
Les num�ros de s�rie se suivent.
Je ne sais pas, un endroit perdu. Un bar de nuit.
Je pense que c'est 555-0199.
Oui, c'est une habitude d'avoir son adresse dans un bar.
Et je peux t'assurer que celui-ci est sordide.
C'est notre homme, ch�rie. C'est notre homme.
Entretemps, restons discrets jusqu'� ce que j'en sache plus.
C'est �a.
Sers-toi une bonne bi�re et repose-toi un peu.
- Un bourbon sec pour moi ? - �a vient.
Tu peux garder la monnaie, ch�rie.
Vraiment ? Qu'ai-je fait pour m�riter �a ?
Merci.
C'est ton mari, ce Ray l�-bas ?
Qu'est-ce qu'il a fait, cette fois ?
Je ne suis pas flic.
Non ? Super.
Il pense que tout le monde en est un.
Il est m�fiant, pas vrai ?
Qui �tait-ce ?
Je t'ai demand� qui c'est.
Ne commence pas, Ray, par piti�.
Il vient de d�penser vingt billets.
Je vais te le demander encore une fois.
- C'est qui, putain ? - Comment veux-tu que je le sache ?
Il ne s'est pas pr�sent�, mais il sait qui tu es.
- Tu lui as parl� ? - Oui.
C'est pour �a qu'il t'a donn� de l'argent ?
Peut-�tre parce que je suis gentille.
- C'est ce qu'il a dit ? - Non.
- Ray West. - Andy.
Andy ? La dame derri�re le bar voudrait vous remercier pour votre g�n�rosit�.
- Je peux ? - Ouais, bien s�r.
Elle est tr�s s�duisante.
Je suis s�r que vous aimeriez en avoir un bout, pas vrai ?
- Vous la connaissez ? - Juste d'ici.
Mais je ne vous ai jamais vu auparavant.
- Vous n'�tes pas d'ici ? - Non, je ne fais que passer.
- Le commerce... - Oui.
Quel genre de commerce, Andy ?
Automobiles classiques.
- Je recherche des occasions � restaurer. - C'est vrai ?
Et quels mod�les vous int�ressent ?
Pontiac ann�es 60, Corvaire ann�es 70...
et surtout les voitures allemandes.
Allemandes...
Jimmy West, rendez-vous. Je vous arr�te pour ivresse sur la voie publique.
J'esp�re que quelqu'un s'occupe de tes deux fr�res. Tu m'entends, Jimmy ?
Nate...
Monte dans la voiture.
�a fait longtemps que je ne t'ai pas vu.
- J'ai pens� � rendre une petite visite. - Ouais, c'est bien.
- Comment vont les petits ? - Ils grandissent.
Et toi ?
Moi ?
Tracy est vraiment boulevers�e.
Bon Dieu, elle ne perd pas de temps.
Je suis d�sol�, Nate.
- Vous allez recoller ? - Je ne sais pas.
Je ne sais plus. Il faut qu'elle vive sa vie.
Oui mais elle aimerait que tu fasses partie de son avenir.
Combien de filles seraient d'accord de te payer l'universit� ?
Vous �tes ensemble depuis longtemps.
Je sais.
- Je ne crois pas ce qu'elle raconte. - Quoi ?
Elle croit que tu es gay.
Qu'est-ce qui se passe, vieux ?
Parle-moi.
J'ai rencontr� quelqu'un d'autre.
- Qui ? - Une autre personne.
- Qui ? Quelle autre personne ? - Une autre personne !
- Quel �talon ! - Je suis pas un �talon.
Jimmy West, le bourreau des c�urs !
T'as raison.
Faut que je parte, Ray.
�coute, j'ai une v�ritable mine d'or...
Et ce que tu me proposes en fait,
c'est des Volkswagen, Ray !
- J'en ai une. - Je cherche des minibus. Des minibus.
- Oui. - Les hippies d'aujourd'hui
les transforment en vans.
- Tu en as un ? - Ouais.
Avec le moteur d'origine ?
Attends. Donne-moi ta carte de visite, ou un num�ro.
- Officier, je... - Police ! Ne bougez pas !
- Les mains en l'air ! - Oui, monsieur.
Ne bougez pas. �cartez les jambes. L�chez les cl�s.
Soulevez votre chemise !
Soulevez votre chemise !
Pas de mouvement brusque. Soulevez votre chemise !
Maintenant, je veux que vous vous retourniez lentement.
C'est �a. Lentement.
- � genoux ! � genoux ! - J'ai un permis.
- � genoux ! - Oui, monsieur.
� genoux ! La t�te par terre ! � terre !
�cartez les bras ! �cartez les bras !
Paume des mains en l'air !
- Je ne pense pas qu'ils t'ont cru. - Ton coup de fil n'a rien arrang�.
Et qu'aurais-je d� faire ?
Je ne m'inqui�te pas. Je leur ai racont� ce qui s'est pass�.
Comme on fait son lit, on se couche.
On n'est pas responsables, on n'est pas les propri�taires.
Nate me regardait d'une dr�le de fa�on, je ne sais pas...
- Qui est Nate ? - L'officier Carr.
Qui est l'officier Carr ?
Il allait � l'�cole avec Jimmy. Il a quelques ann�es de plus, je crois.
Ils jouaient dans la m�me �quipe.
Jimmy ?
Tu vas bien ?
Jimmy, tu vas bien ?
- Salut. - Salut.
- C'est une p�dale qui a trop bu. - Dis pas de conneries, Ray.
Dis pas de conneries.
T'es une p�dale sao�le.
- Laisse-moi tranquille. - Tu bois ma bi�re.
- M'emmerde pas. - Tu bois ma bi�re et tu me r�ponds ?
Tr�s bien, viens ! Allez, viens.
- Tu sais quoi ? - Non, dis-moi.
Je pense que je peux te battre � pr�sent.
- Tu peux me battre ? - Oui.
Tu peux me battre ? Allez, viens, viens !
T'es qu'un trouillard. T'es sao�l.
T'es qu'un trouillard de merde !
Vous allez vous faire mal ! Super.
Ce n'est que de la bi�re. Sale drogue ! J'en rach�terai demain !
- Ce n'est pas � cause de la bi�re, hein !? - Jimmy !
Viens, Jimmy.
Pour l'amour de Dieu, Ray ! Par piti�, non !
- C'est ma faute, d'accord ? Ne... - Ne... quoi ?
- Ray, par piti�, regarde-la. - Tais-toi, tais-toi.
Regarde-la, Ray. Elle est �puis�e.
Par piti�, regarde-la !
Regarde-la !
Non, pas la cabane. Dans la voiture.
- Pourquoi la voiture ? - Parce que je le dis ! � l'arri�re.
Tr�s bien. Tr�s bien.
Allez !
C'est �a, c'est �a ! Allez, allez !
Allez ! Je veux vous voir !
Voil�, j'ai fini. C'est assez. C'est termin� !
J'ai dit, c'est fini !
Dehors ! J'ai dit que j'avais fini et que c'est termin� !
Et ne reviens plus chez moi, petit merdeux ! M�me pas pour chier !
- Pourquoi es-tu si dur ? - Ferme-la et rentre � la maison.
T'as aim� �a, pas vrai ? T'as ador� !
Et toi aussi, petit con ! Vous avez eu ce que vous vouliez !
- Non Jimmy, pas ce soir. - Mais il faut qu'on parle.
Il va te voir.
Je n'irai pas en fac avec Tracy.
Il faut partir d'ici.
Pourquoi ne veux-tu pas aller � l'universit� ?
Il faut �loigner les petits tr�s loin de lui.
- Et o� irons-nous ? - Le plus loin possible.
Ils ont vu ce qui s'est pass� la nuit derni�re.
Tu devrais aller en fac avec Tracy.
- Pourquoi tu laves tous ces draps ? - Tu veux quelque chose ?
- Il pisse au lit ? - Laisse-moi tranquille !
Ou bien est-ce qu'il a des pertes ?
Merci.
Tu es en forme ?
- Il n'y a plus de bi�re. - Je vais en acheter.
Et que te disait-il, ce petit con ?
Il voulait me dire qu'il est d�sol�.
Il voudrait rester encore un peu ici,
pour s'occuper des petits.
Il peut rester regarder l'herbe pousser. Nos jours ici sont compt�s.
O� est le vieil homme qui nous apporte le courrier d'habitude ?
Le vieux Sheppard est mort hier. Crise cardiaque.
Je suis d�sol� de l'apprendre. Il avait l'air d'un homme bien.
- Tu ne le connaissais pas ? - Non, monsieur.
Eh bien ! �a c'�tait un superbe lancer, mon gar�on.
- Comment t'appelles-tu ? - Jimmy. Jimmy West.
- Le West du lyc�e Lincoln ? - Oui, monsieur.
Ouais, je suis s�r qu'on te verra dans le journal, mon gar�on.
Et tu ferais quoi, si tu p�chais le Grand Tom ?
Je le lui enfoncerais dans le derri�re.
Il est trop grand pour �a.
Je me souviens de cette �quipe. Nate Carr en faisait partie.
On aurait jur� qu'il deviendrait le nouveau Ricky Henderson.
Nate est un ami � moi.
Et ce type violent, l�-bas...
- il travaille ? - Non.
C'est bien ce que je pensais. Il a servi au Vietnam ?
Il a fait son service militaire, non ?
- Je pense que oui. - Je suis s�r qu'il �tait militaire.
Comment le savez-vous ?
Fiston, je distribue du courrier depuis plus de vingt ans.
- J'ai pas besoin de l'ouvrir pour savoir. - Vraiment ?
Je plaisante. Ch�que de l'association des v�t�rans de guerre.
- Merci de le d�poser dans la bo�te. - Bien s�r.
- Bonjour. - Bonjour.
- Vous devez �tre l'inspecteur Flea. - Fleaharty, madame.
Nous avons dit tout ce que nous savions � la police.
Je suis du d�partement scientifique, je ne vais pas vous poser de questions.
�a ne durera que quelques minutes.
Ensuite j'enl�verai les scell�s et vous pourrez recommencer � travailler.
- Vous enlevez le cordon ? - Dans une minute.
- Je peux vous offrir un verre ? - Ce sera pour plus tard.
- Jimmy, c'est quoi un loogy ? - C'est un lanceur gaucher.
- Tu es un loogy ? - J'aimerais bien.
Mark, tu travailles ton lancer � main gauche ?
Oui, je pense que je lancerai mieux d�s cet automne.
Tu crois ?
J'ai quelque chose pour toi.
- Ferme les yeux. - Qu'est-ce que c'est ?
C'est ta balle f�tiche, celle que tu as lanc�e contre Derby.
- C'est vrai. - Pour garder ?
Pour garder.
- Je peux jouer au teeball cette ann�e ? - Oui.
Teeball ! Un jeu pour les gamins.
- C'est pour les filles. - Ne frappe pas ton fr�re.
- J'ai senti quelque chose me piquer. - Quoi ?
- Donne-moi �a ! - Non.
Mark, donne-moi �a. Donne-le moi.
Non, non.
Petit galopin !
Allez, on regarde le match.
- Qui c'est ? - Tracy.
Arr�te �a.
- Elle va venir aujourd'hui ? - Regarde la t�l�.
Si tu veux voir un loogy, regarde.
Regarde comment son bras gauche bouge.
Les gosses, �a c'est un loogy.
- T'es fou, mon gar�on ? - D�sol�, monsieur.
Qu'est-ce que tu veux, fiston ?
L'autre jour, vous avez dit que vous aviez fait la guerre.
Arm�e des USA. Dix ans, et deux fois le Vietnam.
Vous n'avez pas �t� bless�, pas vrai ? Et vous �tes revenu normalement.
Dieu a veill� sur moi.
Donc, vous ne recevez pas ce genre de ch�ques.
Crache le morceau, fiston. Que veux-tu savoir ?
Mon p�re, Ray...
Il a quelque chose qui ne va pas...
ici en-bas.
Et alors ?
Je ne sais pas. Il a une sorte de...
sac en plastique avec une sorte de tuyau.
- Bon sang ! - Oui, monsieur.
- Et qu'est-ce que j'ai � voir avec �a ? - Rien.
Mais comme vous disiez �tre all� au Vietnam...
je pensais que vous pourriez peut-�tre consulter les archives...
Tu veux dire, consulter son dossier m�dical ?
Ce sont des informations confidentielles, mon gar�on.
Tout est contr�l� minutieusement.
- Pourquoi veux-tu savoir ? - Pardon, monsieur. Je dois partir.
Pourquoi tu ne vas pas � l'�tang maintenant ?
- Je n'ai plus envie de p�cher. - Tu r�ponds � ton p�re ?
Non, monsieur.
Tu m'enl�ves ce gant et tu t'en vas � l'�tang.
- Quelle crotte ! - Quoi ?
Oui, monsieur.
- Quand les troupes sont-elles parties ? - 1973.
Dis-moi une chose...
Avec ton lancer...
pourquoi tu n'essaies pas d'entrer dans un de leurs programmes � l'universit� ?
Je ne sais pas.
Je vais te dire...
si tu lances toujours de cette fa�on, tu n'auras pas besoin de bourse d'�tudes.
- Tu ne crois pas que ce soit ton p�re ? - Je ne sais pas.
- Tu as un certificat de naissance ? - J'en ai jamais vu. Je ne crois pas.
Je vais te dire une chose.
Ta m�re doit �tre une �pouse d�vou�e...
vu qu'il ne peut pas... tu sais.
Elle est tr�s d�vou�e.
C'est ici.
Tu es s�r que tu ne veux pas que je te ram�ne ?
�a fait plus de deux kilom�tres.
- Je l'ai fait plus d'une fois. - Ce sont tes jambes, apr�s tout.
Jimmy, tu peux nous raconter l'histoire du poisson, encore une fois ?
Pas ce soir. Je suis tr�s fatigu�.
Raconte-lui l'histoire pour qu'il se taise.
Je ne m'en souviendrai pas bien ce soir.
En plus, tu as l'air fatigu�. Tes paupi�res sont lourdes, lourdes...
Et �a ?
- O� as-tu trouv� �a ? - Dans son placard.
Attends... Tu y es entr� ? Ce n'�tait pas ferm� ?
Mark, n'y va plus jamais !
Il sait m�me quand quelqu'un regarde la poign�e.
Est-ce qu'on va d�m�nager ? Il y a des tas de cartons l�-dedans.
Des cartons ? Avec quoi dedans ?
Des photos et des trucs comme �a.
J'ai oubli� mon gant et ma balle l�-bas. Ceux que tu m'as donn�.
Merde.
Mark, tu sais bien comment il est !
- C'�tait ouvert. - Non, tu sais comment il est.
Esp�rons qu'il oubliera, hein ?
N'oublie pas les phares.
Tu te souviens de �a ?
Tu peux la mettre pour moi ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Je veux seulement entendre ton grand c�ur...
battre.
Qu'y a-t-il dans les cartons, dans votre chambre ?
Tu as entendu ce que je disais ?
Tu as entendu ?
Kate ?
Quoi ?
Apr�s, nous partirons d'ici.
Serre-moi dans tes bras.
Serre-moi.
Qu'est-ce que vous foutez, tous les deux ?
Tu poses pour une photo, Katie ?
Alors, Katie, tu vas partir avec lui ?
Enl�ve ta robe. Pourquoi tu l'enl�ves pas ? Enl�ve-la !
- Jimmy ! Jimmy ! - Laisse-la tranquille, papa.
Fous-lui la paix, merde !
Qu'est-ce que t'as ? T'es f�ch� ? Regarde, Katie, tu l'as chamboul� !
Elle n'a rien fait. Elle est fatigu�e, et moi aussi.
- Fatigu�, toi ? Tu ne travailles pas ! - Et toi ?
- On fait le bal�ze, hein ? - �te tes mains, Ray !
Fallait pas boire ma bi�re !
- Arr�tez �a ! - Je veux pas de bagarre. Je veux parler.
- Vas-y ? - Regarde-le.
La petite p�dale devient un homme.
C'est pas la v�rit�, Jimmy ? Je crois qu'on doit lui dire.
- Ne fais pas �a, s'il te pla�t ! - Il faut lui dire, Katie.
- Je dois lui dire. - Je sais d�j�, Ray.
Tu ne sais foutre rien, Jimmy !
- Mon Dieu, tu dois te calmer ! - Tu le dis, ou c'est moi.
- Ne fais pas �a, Ray ! - Jimmy, je suis pas un bon p�re, tu sais.
- Je le crois pas ! Je le crois pas ! - Il faut que je lui dise.
Pourquoi tu me regardes ? Comme si tu ne savais pas ! Tu ne savais pas ?
Tu veux me dire que tu ne savais pas ?
Tracy.
Tracy, je sais que tu es l�.
Que veux-tu ?
Je veux te dire une chose.
Ouais ? Comment elle s'appelle ?
Tu as parl� � Nate ?
Je le crois pas.
Laisse-moi au moins entrer.
- Tu t'es servi de moi ? - Moi ? Comment ?
Tu t'es servi de moi. Tu t'es servi de moi !
Je ne me suis jamais servi de toi, Tracy. Tu le sais bien.
Je ne sais pas quoi dire. Je...
Je ne sais pas. Je sais que je suis paum�, compl�tement paum�.
Je suis plus que paum�.
Tu es paum� ? On est tous paum�s !
�coute...
Si tu �coutes ce que j'ai � dire, tu n'auras plus jamais � me revoir.
Mes deux petits fr�res...
... ce sont mes fils.
L'autre femme, c'est Kate.
Mais c'est ta m�re.
Je sais.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit avant ? - Je suis d�sol�.
Je suis vraiment d�sol�, Tracy.
Je suis d�sol� que tu aies perdu deux ans de ta vie avec moi.
Tu aurais d� sortir avec d'autres types, des types normaux.
Je regrette tellement.
Il y a des gens � qui tu pourrais parler de �a.
Maintenant, il faut que je tire les petits de l�.
�coute-moi.
Je ne crois pas que ce soit bien, c'est pourquoi je suis venu te le dire.
Ne pars pas.
Tracy...
Encore une chose.
Tu pourrais aller au supermarch� ?
Tu sais, il y a ces grands aquariums remplis de poissons, dans le fond ?
Oui.
Si tu pouvais me rapporter
le plus gros poisson, pour que je le mette dans l'�tang, pour les petits.
Okay, je vais le faire.
Jimmy ! Jimmy, viens ici.
Viens, je veux te parler.
Je t'ai dit la v�rit�, Jimmy, et maintenant je veux t'aider.
Regarde, je ne cache rien.
O� sont les petits, Ray ?
Katie les a emmen�s voir un spectacle.
Je voulais que tu les accompagnes,
mais tu �tais parti, alors...
- Ils sont all�s voir quoi ? - J'en sais rien, un dessin anim�...
Et Katie me faisait chier. Elle s'inqui�te pour toi.
C'�tait � toi.
Viens ici.
- Jimmy, je veux seulement te parler. - Pour me dire quoi ?
Assieds-toi un moment. Ce n'est que de l'eau.
Jimmy...
tu as grandi...
�trange de trouver ceci sous ton lit.
Tu pourrais regarder des revues pour hommes !
- Ce n'est qu'une revue. - Je sais, mais il manque des pages.
- Qu'est-ce qui manque ? - Je dois te parler de certaines choses.
- Quelles choses ? - Tu sais qu'on n'a jamais...
- Tu sais ce que c'est...? - Je m'en fous.
Et voir les potes br�ler le corps d'un b�b� ?
- La chose la plus pr�cieuse, un b�b�... - Je m'en fous, tu entends ?
Et ne pas pouvoir l'aider. Il br�le et il crie et il pleure...
et ne pas pouvoir l'aider, Jimmy ! Ne rien pouvoir faire !
Je ne veux pas savoir, Ray. Je ne veux pas savoir !
Par piti�, essaie de m'�couter, s'il te pla�t, Jimmy, �coute...
- �a ne m'int�resse pas. - Je t'en prie...
Jimmy, tu ne comprends pas.
Je ne veux pas savoir, Ray !
Jimmy...
- Salut, Flea. - Comment va ?
Qu'est-ce que tu as ?
Ben, c'est le sang de la victime.
J'attends l'analyse d'urine mais
jusqu'� pr�sent, leur histoire tient la route.
Qu'est-ce qu'il y a, Carr ?
Tu ne devais pas rentrer chez toi ?
Je veux vous parler, sergent.
Je sais quand je dois me retirer.
Flea, d�pose �a � l'agence de voyage.
Nous devons interroger cette personne.
- Quelle personne ? - � toi, Carr.
Je peux t'aider ?
J'aimerais faire partie de l'enqu�te
sur le bar Rattlesnake.
J'ai besoin de toi pour patrouiller. En outre, �a semble �tre un accident.
Je connais les gens qui tiennent l'�tablissement.
Ils sont clairs, pas d'ant�c�dents. M�me pas une amende de circulation.
Ce ne sont pas des saints. Je viens de parler � la fille Connor.
Assieds-toi, Carr.
Prends �a.
Jimmy ?
Qu'est-ce que c'est ?
Je lui ai tout racont�.
Il est temps de le laisser partir.
Il me manquera aussi, Kate.
Il va me manquer, Kate.
Ray.
- C'est lui ? - Non, ce n'est qu'un type perdu.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je n'ai plus envie de jouer.
�a fait combien de temps qu'il est parti ?
�a fait deux jours.
Tu crois qu'il va revenir ?
Je ne sais pas. Je n'ai pas envie d'en parler.
Tr�s bien.
- Cette bagnole a d�j� roul� ? - Pas depuis que je suis n�.
Jimmy se cachait ici quand papa avait bu.
Bones est toujours ici.
- Bones ? - Oui, le chien de Jimmy.
Papa lui a tir� dessus, quand tu portais encore des couches.
pourquoi ?
Il �tait sao�l et il a appel� Jimmy.
Mais Jimmy n'est pas venu, alors il a tu� son chien.
J'aimerais bien qu'on aie un chien.
Tu peux r�ver.
- Il est derri�re ? - C'est l� qu'on l'a enterr�.
�a ne fait pas tr�s peur.
- Tu es venu chercher des vers ? - Non.
Quelqu'un a creus�.
Mark ! Mark !
Vous n'arrivez pas � �viter les ennuis, n'est-ce pas ?
- Qu'est-ce que tu cherches l�-dessous ? - Ma balle.
Ta balle ? Elle va vraiment partout, ta balle, pas vrai ?
Fais voir. Allez.
C'�tait la balle sp�ciale de Jimmy !
Jimmy ne voudrait pas que vous alliez sous cette bagnole, pas vrai ?
N'allez pas sous cette voiture.
Tracy.
Comment vas-tu ?
- Que veux-tu ? - O� est Jimmy ?
Jimmy n'habite plus ici.
Comment, il ne vit plus ici ? O� est-il ? O� est-il parti ?
Tu devras le trouver toi-m�me.
Je sais qu'il n'abandonnerait pas les gar�ons.
Petite, tu ne sais rien du tout.
J'en sais plus que vous ne pensez. Vous m'entendez, Kate ? Je sais !
Je...
Quand il se fera surface, je suis s�r que tu seras la premi�re � le voir.
Maintenant, je veux que tu t'en ailles avec ta belle voiture,
et que tu sortes de ma propri�t�.
Un poisson !
Il y a un poisson g�ant, l� ! Il y a un poisson g�ant !
Il y a un poisson gigantesque, l� ! Il est �norme !
- Pourquoi tu l'as pas attrap� ? - Oh, ferme-la !
Pourquoi a-t-il utilis� le mot "faire surface" ? Tu crois que c'est une piste ?
Je sais que �a semble ridicule,
mais il faut le conna�tre.
Avec lui, tout est � double sens.
Il aime se payer la t�te des gens.
Je n'ai aucune id�e de ce que �a peut signifier.
D'accord, j'irai jusque l� quand ce sera calme.
- Et v�rifier l'�tang ? - Et v�rifier l'�tang.
Merci.
Tu es le meilleur.
- Tu n'as pas peur que je le trouve ? - Si.
Mais il y a une chose que je sais...
le jour o� Jimmy voulait s'en aller,
il ne voulait rien d'autre qu'emmener les petits loin de ces deux-l�.
Il ferait tout pour les petits.
J'en avais deux autres comme �a, ch�rie. Ils �taient l�-haut.
- Ils sont ici. - Ah, excuse-moi.
- Je vais faire � manger. - D'accord.
Mark ! Je l'ai eu !
Mark ! J'ai attrap� le Grand Tom !
Allez, enroule ! Enroule !
Donne-moi la canne.
Allez, donne-moi la canne.
Tiens �a.
Maman, on l'a attrap� ! On l'a attrap� !
C'est le Grand Tom. C'est le Grand Tom.
Ray, viens voir.
M'man ! Viens voir ! On a p�ch� le Grand Tom !
Regarde �a !
- Regarde �a ! - J'arrive pas � le croire !
- Vous l'avez p�ch� ? - On l'a p�ch�.
- Et qu'est-ce qu'on va en faire ? - Je ne sais pas.
- Tu veux l'�cailler ? - Non.
Rentrons. On va l'�cailler.
Je le crois pas.
Je te disais qu'il y avait quelque chose.
J'esp�re que Jimmy va revenir, comme �a il pourra le voir.
Tu ne le verras plus jamais apr�s le d�m�nagement.
On devrait le remettre dans l'�tang.
Tu ne crois pas qu'il a trop chaud dans ce plastique ?
Je ne sais pas. Il est mort, de toute fa�on.
Salut...
Viens ici.
Venez, je veux vous montrer quelque chose.
Voici o� nous sommes, d'accord ?
Et l'Oklahoma est juste au-dessus de nous, vous voyez ?
Je vais indiquer la route et mettre la carte o� Jimmy pourra la trouver, okay ?
- �a va ? - Oui.
On va s'assurer qu'il verra le Grand Tom.
- D'accord ? - D'accord.
Merci.
Excusez-moi, n'y a-t-il pas une loi qui emp�che de boire en service ?
Pardon ?
Carr. Nate Carr.
- On se conna�t ? - Moi je vous connais.
- Un sac urinaire ? - D'apr�s le rapport d'urologie.
- C'est comme une vessie annexe. - Je sais ce que c'est.
- Tu veux du caf� ? - Oui, donne-m'en un peu.
Pourquoi tu ne fais pas nettoyer �a ? Regarde-moi �a ?
- Nettoie-le, toi. - Pourquoi pas une des femmes ?
- Elles sont occup�es. - Je sais. De toute fa�on...
l'urologue dit que ces trucs peuvent provoquer des infections.
On a trouv� du sang dans l'urine. Pas celui de la victime.
- Et alors ? - Alors ?
Celui qui a d�cid� de pisser sur la victime, ne l'a pas bien fait.
- Comment �a ? - Il a utilis� un sac.
Je regarderai �a demain.
Regarder quoi ?
- J'esp�re que c'est froid. - Gel�.
Oui.
Sergent, �a vous ennuie si je suis l� cette fois ?
C'est vrai, Carr, tu l'as m�rit�.
- Inspecteur Carr ! - Je vous en prie.
Nous n'avons pas l'habitude de faire �a, madame, mais...
Vous pouvez m'appeler Doris.
Doris. Tr�s bien, Doris.
Mais si vous voulez nous aider, il va falloir commencer par le d�but.
- C'est quoi, cette merde ? - Bi�re du Texas.
Je pensais que nous devions faire preuve d'hospitalit�.
Vous avez d�j� entendu parler de Samuel Adams ?
Bien s�r.
Cet Andrew Berg travaillait pour vous, pas vrai ?
J'ai toujours pens� que oui. C'est un d�tective priv�.
Je ne m'attendais pas � ce qu'il meure comme �a.
Je savais qu'il �tait au Texas, � cause des notes de frais qu'il m'envoyait.
- Combien de temps a-t-il travaill� ? - Dix ans.
- Dix ans ? Sur la m�me affaire ? - Oui.
Eh bien, voil� qui devient int�ressant.
�coutez... je ne veux pas faire de jugement h�tif, messieurs...
mais tous les repr�sentants de la loi � qui j'ai eu affaire sont des cons.
La police, ce sont des cons. Le FBI, ce sont des cons.
Et tout particuli�rement les inspecteurs militaires sont des cons !
J'ai pass� huit ou neuf ans � essayer de tra�ner un salopard au tribunal,
et aucun ne m'a aid�e.
C'est pour �a que j'ai d�cid� d'engager un priv�.
Les derniers conc dont vous parliez, ces inspecteurs militaires...
Oh, vous �coutiez ?
Peut-�tre n'�tes-vous pas comme tous les autres.
Parlez-moi de ces militaires.
L'homme qui a ruin� ma vie �tait un soldat,
ou en tout cas, il en avait l'air.
Il en avait tout, sauf la plaquette d'identification.
O� est maman ?
� la cuisine.
- Elle est f�ch�e contre toi. - Ah oui ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Elle dit qu'elle ne partira pas avant le retour de Jimmy.
Donne-moi une autre bi�re.
Il n'�tait pas rare de voir de jeunes soldats de Fort Dix,
ou de McGuire, faire du stop.
La plupart prenaient le bus, mais certains pr�f�raient l'auto-stop.
En permission, ils montaient � New York.
Et mon mari, qui n'a jamais fait de service militaire,
il adorait l'arm�e,
et surtout les jeunes, du Vietnam.
Il avait le sentiment de leur devoir quelque chose.
Ch�rie, regarde ce gars-l�.
- Salut. - Salut.
O� tu vas, vieux ?
Eh bien, � la maison, j'esp�re.
Il faut tirer fort, elle se coince parfois.
Okay.
� la maison, hein ?
- Tu viens de Fort Dix ? - Oui.
- C'est un beau b�b�. C'est un gar�on ? - Oui, merci.
- Quel �ge a-t-il ? - Six mois.
Oui, c'est mon b�b�.
- Combien p�se-t-il ? - Je ne sais pas, environ six kilos.
Il est grand. Il sera plus grand que son papa.
Grand gar�on.
Je peux vous demander quelque chose ? Est-ce que je peux le tenir ?
S'il vous pla�t.
D'accord. Allez, mon ch�ri.
- Voil�, on y va. - Tenez-le bien.
Quel joli gar�on. Tu aimes ma m�daille ?
Tu l'aimes ?
Elle est belle.
J'ai quelque chose pour toi, un petit jouet.
Tu as d�j� vu �a avant ?
Oh, mon Dieu. Par piti�, ne lui faites pas de mal.
Danny, il a une arme.
Danny ! Non !
Par piti�, non !
Ne me faites pas de mal, s'il vous pla�t.
Ne me faites pas de mal...
C'est la derni�re fois que j'ai vu mon b�b�.
C'est alors que vous �tes entr�e � l'arm�e ?
Je suis all�e � Fort Dix. Je me suis enr�l�e pour huit ans.
Et ensuite, vous avez contact� d'autres services ?
Si, j'ai tout essay� pour obtenir de l'aide.
Et c'est alors qu'Andrew est arriv� au Texas ?
Apr�s avoir fouill� tout le sud pendant dix ans !
- Je crois que c'est le dernier arr�t. - Peut-�tre qu'il en est tout pr�s.
A-t-il mentionn� des noms, des suspects potentiels ?
�norm�ment, mais il y avait toujours une raison de les �liminer de la liste.
Mais pas de noms au Texas ?
Tout ce que je sais du Texas, c'est qu'Andy y �tait.
Vous avez �t� d'une grande aide, Doris.
Vous logerez au motel, si nous avons besoin d'autres pr�cisions ?
Oui, ou au restaurant.
Je vais essayer ce "tex-mex" dont j'ai entendu parler.
Gardez un �il sur elle, tour � tour.
- Elle est au Rainbow. - Compris, sergent.
Flea, tu la reconduis dans sa voiture. Nate vous suivra pour savoir o� elle est.
- Ensuite, tu pourras revenir. - Entendu.
Sergent ?
J'ai un truc qui me trotte dans la t�te.
J'ai parl� � un d�nomm� Tom, au magasin.
Il m'a racont� des trucs bizarres concernant West.
Tu me le diras demain. Ce soir, garde un �il sur elle.
Oui, mais le jeune West a disparu.
�a, c'est facile, Carr.
Remplis un avis de disparition.
Doris, l'inspecteur Fleaharty va vous reconduire.
Ici l'agent Carr, unit� 14.
On dirait que notre Doris est rentr�e se coucher. J'en reste l� pour ce soir.
Entendu, unit� 14.
"Bi�re"
"Venez voir nos superbes peaux de serpents"
C'est pas mes affaires, t'as compris ?
J'ai compris.
- Voil�. - Merci.
Oublie �a.
Elle va s'occuper de vous. Je reviens tout de suite.
- Sous-titre non traduit -
Que puis-je vous servir ?
- Pourquoi pas une Samuel Adams ? - D�sol�e, mais on n'en sert pas ici.
- C'est une bi�re nordiste, non ? - Oui, c'est �a.
Vous vous prenez pour qui ? Garth Brooks ?
Vous avez un putain de sourire.
D�sol�e.
Je peux vous servir autre chose ?
Plus tard.
�a vous tiendra �veill� au moins une heure.
�a doit �tre du s�rieux, cette mission de surveillance.
- Voil�. - Merci, madame.
- Quelle chambre vous surveillez ? - La 102, madame.
Vous dites la 102 ? Cette chambre est vide.
Vide, comment �a ? La t�l�vision est allum�e.
On a d� la laisser allum�e.
Mais cette chambre �tait lou�e � Madame Doris Knight ?
Madame Knight est partie plus t�t dans la soir�e.
On lui a livr� une voiture de location.
Elle a dit que la chambre �tait trop petite, et que sa voiture �tait en panne.
Elle a dit o� elle allait ?
Je lui ai conseill� le Holiday Inn. Les chambres y sont meilleures.
Je ne sais pas. Elle n'avait pas l'air facile � satisfaire.
Merci, madame.
Vous ne me demandez pas quel genre de voiture elle a re�ue ?
Si, c'�tait ma question suivante.
Un v�ritable bijou. On aurait dit une Cadillac.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Tu disais qu'il fallait l'y remettre.
Il est mort, Mikey. M-O-R-T. Mort !
Allons-y.
C'est quoi, putain ?!
C'est moi, soldat.
- Vous faites une �norme erreur. - Non, c'est toi qui en as fait une.
Tu auras d� me tuer aussi.
Ainsi je n'aurais pas d� vivre avec �a.
- Je veux que tu dises une chose, soldat. - Par piti�.
Dis : "C'est pas termin� tant que la grosse dame n'a pas chant�."
- Dis-le. - Vous �tes folle.
Junior !
Junior !
Junior !
Je veux que tu dises une chose.
Dis : "En r�alit�, le silence n'est pas d'or."
Par piti�, madame, j'ai deux petits gar�ons.
Allez, dis-le.
Police ! Ne bougez pas !
Jetez votre arme, maintenant !
Madame Knight, jetez votre arme, tout de suite !
Madame Knight, ne m'obligez pas � faire �a !
Nate !
Non, Mikey, viens ici.
Qui c'est, cette dame ?
Mark ? Mark ?
Vous allez bien ?
Mark, si Jimmy...
Si Jimmy se cachait...
o� irait-il ?
Je ne sais pas.
Peut-�tre qu'il... tu disais qu'il avait l'habitude de se cacher dans le van.
Ouais... je crois que quelqu'un a creus� l�-bas.
Creus� ?
Bon, ne bougez pas d'ici, okay ?
Je reviens tout de suite.
On a besoin d'une pelle.
Une pelle, vite !
Et qu'est-ce qu'on cherche ? Une sorte de tr�sor ?
- C'est pas la peine. - Y a rien que de la terre.
Qu'est-ce que c'est ?
Une pince ! Apportez une pince, putain !
- Viens ici. - Vite !
Allez, allez... Allez, je vais essayer d'ouvrir.
Vite ! Saloperie !
Ouvre !
Merde !
Tout va bien. Tout ira bien.
Jimmy !
Jimmy ?
Jimmy, �a va ?
Je vous aime tant que je ne pouvais pas partir !
Allons-y, les gars. Faut y aller.
Traduction et sous-titres Intermodal (2010)
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