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Ne r�fl�chis pas trop.
Rel�che ton bras.
Qui �tait tireur d'�lite � 10 ans ?
P�re ?
Vous ne la tuerez pas.
Pourquoi ?
Vous �tes la corneille.
Hodor ?
Tout va bien.
Hodor.
Tu �tais encore dans la peau du loup ?
C'est la corneille.
Elle est revenue.
J'ai essay� de la tuer, en vain.
- Un gar�on... - Je veux pas savoir.
Tu m'as demand�.
On a assez de soucis sans parler de magie noire.
Je n'ai pas demand� � faire ces r�ves.
Je sais, petit seigneur.
Il faut partir.
On nous suit peut-�tre.
On nous croit morts.
D'o� tiens-tu �a ?
De la corneille � trois yeux ?
Elle sert � rien.
Je sais pas ce que savent les gens.
Mais je sais que le Mur est loin.
Ma m�re disait qu'� Westeros, les hommes �taient lugubres.
Lugubres
et barbus.
Des barbares puants qui traverseraient le D�troit
pour nous enlever dans nos lits.
Pensais-tu en �pouser un ?
Je pensais n'�pouser personne.
Jamais ?
Pas avant
de rencontrer le roi des barbares lugubres, barbus et puants.
Sire.
Madame.
Lord Bolton.
De bonnes nouvelles ?
Des messages de Vivesaigues
et de Winterfell.
Je ne l'avais pas vu depuis des ann�es.
Je ne sais m�me plus combien.
Nous allons aux fun�railles.
Je laisse lord Bolton en garnison ici.
Aurai-je les menottes quand je dirai adieu � mon p�re ?
Y a-t-il autre chose ?
Le b�tard Bolton a trouv� Winterfell d�sert�.
Les Fer-n�s ont tu� les habitants et incendi� le ch�teau.
On n'a pas trouv� Bran et Rickon.
Ils ont pu s'�chapper.
Theon a pu les emmener,
les garder otages.
As-tu re�u une demande de ran�on ?
Non.
Es-tu absolument sans nouvelles de Theon ?
O� suis-je ?
Qui �tes-vous ?
Que voulez-vous ?
Je veux faire ceci.
La route sera longue si on gagne Port-R�al
� travers champs et for�ts.
- Comment passer le temps ? - En avan�ant.
C'est d'un ennuyeux.
Ma t�che est de vous ramener et de r�cup�rer les filles Stark.
Ennuyeux me va tr�s bien.
Peu importe que vous soyez un fid�le serviteur,
personne n'appr�cie les taiseux sans humour.
Croyez-moi. On me sert depuis ma naissance.
Vous croyez que lady Stark va laisser un grand machin
la suivre toute sa vie ?
Une semaine avec vous et elle voudra votre mort.
Si lady Stark est m�contente de mon service,
elle me le fera savoir.
C'est une honn�te femme.
Voyez comme elle le paie.
Comment �tes-vous entr�e
au service de lady Stark ? Dites-moi.
�a ne vous regarde pas.
C'est r�cent. Vous n'�tiez pas � Winterfell.
Vous le savez ?
Je suis pass� � Winterfell.
J'aurais remarqu� votre t�te
tapant dans les portes.
Avancez.
- �tiez-vous avec Stannis ? - Non !
Renly, donc.
Vraiment ?
Il �tait incapable de diriger plus qu'un banquet.
- Taisez-vous ! - Pourquoi ?
Je le c�toyais � la cour depuis son plus jeune �ge.
Le petit coquelicot �tait partout.
Il sautillait dans les couloirs, par� de soieries brod�es.
- Je le connaissais mieux que vous. - Non.
Je faisais partie de sa garde. Il ne me cachait rien.
- Il aurait fait un bon roi. - Vous �tiez mordue.
Je n'�tais pas mordue.
J'ai vu juste !
Le lui avez-vous dit ?
�videmment que non.
Vous n'�tiez pas son genre, j'en ai peur.
Il pr�f�rait les fillettes, � l'image de Loras Tyrell.
Vous �tes trop virile.
J'ignore les rumeurs.
Sauf celles sur mon compte.
Je dis vrai, pour Renly.
Ses penchants n'�taient un secret pour personne.
Si le tr�ne �tait couvert de queues, il y serait encore coll�.
Fermez-la !
Je ne le bl�me pas.
Pas plus que je ne vous bl�me.
On ne choisit pas ses amours.
O� allez-vous ?
Au sud. Et vous ?
� Vivesaigues.
On �vite la route royale ?
Le danger r�de. On perd � tous les coups.
En effet.
Vous �tes prot�g�, vous.
Sauf votre respect, madame, je voudrais pas me frotter � vous.
- Les dieux vous gardent. - Vous aussi.
Il sait qui je suis.
- Non. - Et si vous vous trompez ?
S'il alerte quelqu'un ?
On ne le tuera pas.
- Il est innocent. - Plus innocent
que les filles de lady Stark ?
Resserrez ici.
C'est mieux.
Tu as l'air fort.
Pas de fleurs !
J'ai dit : "Pas de fleurs."
Apportez-en d'autres.
Bien, Sire.
Des fleurs !
Sur le roi !
On dirait les roses Tyrell. Donne l'�chantillon � Margaery.
�a suffira � lui faire une robe.
- Comment la trouves-tu ? - Qui ?
Margaery.
C'est l'alliance parfaite. Les Tyrell � nos c�t�s,
nous materons les Nordiens.
Nous pendrons leurs seigneurs.
Nous salerons leurs champs. Plus personne n'osera se rebeller.
C'est une bonne alliance, mais comment la trouves-tu ?
Elle est belle et intelligente.
- C'est vrai. - Sa bienveillance
envers les gens du commun est int�ressante.
Je ne trouve pas.
Dire qu'elle...
Je n'ai jamais eu de conversation aussi barbante.
Margaery Tyrell
s'occupe des pouilleux � dessein.
Elle s'habille en catin � dessein.
Elle a �pous� un tra�tre � dessein.
Elle a �pous� Renly Baratheon car on le lui a ordonn�.
C'est ce que font les femmes intelligentes.
Elles ob�issent.
- Tu dois te demander... - Je ne dois rien faire du tout.
C'est mieux.
Beaucoup mieux.
Je n'y crois toujours pas.
Il n'attend rien de moi.
Il s'inqui�te de mon sort car il a aim� ma m�re.
Il n'y a qu'une chose qui int�resse les hommes.
Littlefinger n'est pas amoureux de moi.
L'amour,
ce n'est pas ce qu'il recherche.
Il est trop vieux.
Ils ne le voient pas comme �a.
Il ne vous a pas demand�
de l'aider, d'espionner quelqu'un ?
S'il vous demande quoi que ce soit, s'il tente quoi que ce soit,
ou s'il vous touche, dites-le-moi.
Pourquoi ? Que feras-tu ?
Je le forcerai � arr�ter.
Ser Loras Tyrell, madame.
Fais-le entrer.
Lady Sansa.
Ser Loras.
Ma s�ur
vous invite � prendre l'air
avec lady Olenna, dans les jardins.
Puis-je vous escorter ?
Vous embellissez avec chaque jour qui passe.
Vous �tes trop bon, ser Loras.
Vous aurez sans doute oubli�
notre premi�re rencontre.
Au tournoi de la Main, vous m'aviez offert votre faveur.
Une rose, une rose rouge.
Bien entendu.
Tu es un amour.
Je vous laisse.
Lady Sansa.
Merci, ser Loras.
Venez.
Lady Sansa, j'ai l'honneur de vous pr�senter ma grand-m�re.
Lady Olenna
de la maison Tyrell.
Embrassez-moi, mon enfant.
C'est gentil de nous rendre visite, � moi et � mes b�casses.
Mes condol�ances.
J'ai �t� d�sol�e d'apprendre le d�c�s de Renly.
Il �tait galant.
Charmant et tr�s propre avec cela.
Il savait s'habiller et a pens� que �a faisait de lui un roi.
Il �tait preux
et noble. P�re et Loras l'aimaient.
Loras est jeune et excelle � la joute,
mais il n'est pas sage pour autant.
Quant � ton idiot de p�re...
Grand-m�re ! Que va penser Sansa ?
Que l'on a de la jugeote.
L'une de nous, en tout cas.
C'�tait de la trahison, je les ai mis en garde.
"Robert a deux fils et Renly a un a�n�.
"Quelles pr�tentions peut-il avoir � cet affreux tr�ne de Fer ?"
Nous aurions d� nous tenir � l'�cart.
Mais quand on a trait la vache, impossible de lui rendre son lait.
En cons�quence de quoi, nous voil� ici.
Que dites-vous de cela, Sansa ?
Mangeons des g�teaux au citron.
J'adore �a.
C'est ce qu'on nous a dit.
Comptez-vous nous laisser mourir de faim ?
Venez.
Allons nous asseoir.
Je suis bien moins ennuyeuse que ces femmes.
Connaissez-vous mon fils,
le seigneur de Hautjardin ?
Je n'ai pas ce plaisir.
Vous ne ratez rien. Il est balourd.
Son p�re aussi �tait balourd.
Mon �poux, feu lord Luthor.
Il est tomb� d'une falaise en chassant au faucon.
On dit qu'il scrutait le ciel
sans se soucier d'o� allait sa monture.
Mon fils fait de m�me, sauf que lui
chevauche un lion.
� pr�sent,
je veux conna�tre la v�rit� sur cet enfant roi,
ce Joffrey.
Je...
Oui, vous. Qui saurait mieux me r�pondre ?
Nous avons entendu des anecdotes d�rangeantes.
Sont-elles vraies ?
Ce gar�on vous a-t-il maltrait�e ?
A-t-il pris votre langue ?
Joff... Le roi Joffrey, Sa Majest�
est juste, beau,
et aussi courageux qu'un lion.
Les Lannister
sont tous des lions.
Et les pets des Tyrell sentent la rose.
Est-il gentil ? Est-il fut� ?
A-t-il bon c�ur ? Est-il doux ?
Je vais l'�pouser.
J'aimerais savoir ce que cela implique.
Du fromage.
Il est servi
apr�s les g�teaux.
Il est servi quand je le demande. C'est-�-dire maintenant.
Avez-vous peur, mon enfant ?
Rassurez-vous.
Nous sommes entre femmes.
Dites-nous la v�rit�. Il ne vous arrivera rien.
Mon p�re disait toujours la v�rit�.
Il avait cette r�putation. Ils l'ont accus� de f�lonie
et ils l'ont d�capit�.
C'est Joffrey, le coupable.
Il avait promis d'�tre cl�ment.
Il lui a coup� la t�te et a parl� de cl�mence.
Il m'a emmen�e sur les remparts et m'a forc�e � la regarder.
Continuez.
Non, je ne voulais pas dire...
Mon p�re �tait un tra�tre.
Mon fr�re l'est aussi. Ne me demandez rien d'autre.
Elle est terrifi�e. Regardez-la.
Parlez librement, mon enfant.
On ne trahira pas vos confidences, c'est jur�.
C'est un monstre.
Quel dommage !
Ne rompez pas les fian�ailles.
N'ayez crainte. Sire Balourd
est d�termin� � voir Margaery
devenir reine.
Nous vous remercions de votre franchise.
Voici mon fromage.
On est en guerre.
Cette escapade est une distraction.
Mon grand-p�re n'est pas une distraction.
Allons-nous combattre � Vivesaigues ?
Alors c'est une distraction.
Mon oncle Edmure y a ses hommes. Nous avons besoin d'eux.
� moins qu'il les fasse pousser,
il n'en a pas assez.
Avez-vous perdu foi en notre cause ?
Si vous parlez de vengeance, ma foi est intacte.
Si vous ne croyez...
Je peux croire � l'envi,
�a ne changera pas les faits : on a trop peu d'hommes.
Vous pensez la victoire impossible.
Puis-je �tre franc ?
Ne l'�tes-vous pas d�j�,
lord Karstark ?
Je crois que vous avez perdu la guerre
quand vous l'avez �pous�e.
Vous avez peur d'elle.
Elle le sent.
Je n'ai pas peur d'elle.
- Puis-je vous aider, lady Stark ? - Non.
Pardon.
Vous ne pouvez m'aider.
On les fabrique pour prot�ger ses enfants.
Seule une m�re peut les faire.
Votre premier ?
Mon troisi�me.
C'est efficace ?
D'une certaine mani�re.
J'ai pri� que mon fils Bran survive � ses blessures.
Bien des ann�es plus t�t, un des gar�ons a eu la variole.
Le mestre a dit : "S'il passe la nuit, il vivra,
"mais la nuit sera longue."
Je l'ai veill� pendant ces heures d'obscurit�.
J'ai �cout� son souffle irr�gulier,
sa toux, ses g�missements.
Quel gar�on ?
Jon Snow.
Quand mon �poux
a ramen� ce b�b�, je n'en supportais pas la vue.
Je ne voulais pas voir
ces yeux noirs �trangers me fixer.
J'ai pri� les dieux de l'emporter.
"Faites qu'il meure."
Il a eu la variole.
Et j'ai su que j'�tais la pire des femmes,
une meurtri�re.
J'avais condamn� ce pauvre enfant � une mort atroce,
parce que j'�tais jalouse de sa m�re.
Une femme qu'il ne connaissait m�me pas.
J'ai donc pri� les Sept
de lui laisser la vie.
"Laissez-le vivre
"et je l'aimerai.
"Je serai sa m�re.
"J'implorerai mon mari de lui donner un v�ritable nom,
"de l'appeler Stark et qu'on n'en parle plus,
"d'en faire un des n�tres."
A-t-il surv�cu ?
Il a surv�cu.
Mais je fus incapable de tenir ma promesse.
Tout ce qui est arriv� depuis,
tous les malheurs qui ont frapp� les miens...
Tout �a parce que j'ai �t� incapable d'aimer un orphelin.
T'a-t-il �t� p�nible de tuer le Mimain ?
Oui.
Tu l'aimais bien ?
Je t'aime bien, mais si tu mens, je te tuerai sans �tat d'�me.
J'ai du sang de sauvageon, c'est mon peuple.
Je comprends.
Comment pourrais-tu comprendre ?
Vous voulez prot�ger les v�tres.
Pas facile de rallier 90 clans,
dont la moiti� veulent s'entretuer
pour un affront quelconque.
On parle sept langues dans mon arm�e.
Thenns et Pieds Corn�s se ha�ssent, comme Pieds Corn�s et clans gel�s.
Tout le monde hait les troglodytes.
Sais-tu comment j'ai convaincu cannibales et g�ants
d'avancer dans la m�me arm�e ?
Non.
Je leur ai dit qu'on mourrait tous si on ne partait pas au sud.
C'est la v�rit�.
�a vient.
Qu'est-ce qu'il a ?
C'est un zoman.
Il peut se mettre dans la peau d'un animal.
Il rep�re les lieux.
Tu avais jamais vu de zoman ?
Orell !
O� �tais-tu, cette fois ?
Au Poing des Premiers Hommes.
Qu'as-tu vu ?
Des corbacs morts.
Quoi, goret ?
Tu pleures parce que tu as froid ?
200 fr�res se sont fait massacrer par des morts
et tu es toujours l�,
� pleurnicher.
�a te semble juste ?
Je les ai vus tomber au combat pendant que tu te planquais.
Pourquoi tu t'arr�tes pas un peu ?
Tu en cr�ves d'envie.
Debout, Sam.
- Non. - Rel�ve-toi !
- Je ne peux pas. - Si tu t'arr�tes,
tu mourras.
Si tu t'arr�tes pas,
tu mourras s�rement aussi.
- Vous vous en moquez. - Bien s�r que non.
Vous m'avez abandonn�.
Quand les Autres sont venus, vous m'avez abandonn�.
On t'a abandonn�. Tu es gros.
Tu es lent.
On voulait pas mourir.
Relevons-le.
Le goret a eu son compte.
Aide-nous.
Il nous ralentit.
- Aide-nous ! - Pourquoi ?
Pour qu'on meure tous ?
On avancera plus vite sans lui.
Que se passe-t-il ? Debout,
Tarly !
Il va bien ?
- Je crois. - On devrait le laisser.
�a suffit.
Tarly,
je t'interdis de mourir.
Tu m'entends ?
Pourquoi...
Rast, il est sous ta responsabilit�.
Je suis cens� faire quoi ?
Assure-toi qu'il arrive en vie.
S'il meurt, toi aussi.
En avant !
Je cr�verai pas pour toi, goret.
Tu m'entends ?
O� sont Rickon et Hodor ?
Ils cherchent � manger.
Qu'est-ce que c'est ?
Bouge pas, gamin,
ou tu te noieras dans ton sang.
Je n'ai pas d'armes.
T'es pas tr�s pr�voyant.
C'est ma s�ur qui les porte.
Je sais mieux m'en servir.
L�che ta lance.
L�che-la.
Si tu me tues,
le loup va vous d�chiqueter.
�t�, je pr�sume.
Je m'appelle Jojen Reed.
Et voici ma s�ur,
Meera.
On est venus de loin pour vous trouver, Brandon.
La route est encore longue.
J'essaie simplement de comprendre.
Arr�te � la fin !
- Jaqen t'a offert trois vies. - Tais-toi.
Explique-moi une chose.
Il a offert de tuer 3 personnes, n'importe lesquelles.
Tu n'avais qu'� lui donner trois noms.
- Joffrey par exemple. - La ferme.
Tywin Lannister.
On a pu quitter Harrenhal, de quoi tu te plains ?
Tu pouvais stopper la guerre.
O� va-t-on ?
Au nord.
On aurait d� atteindre la Ruffurque.
On l'a pass�e ?
Elle fait 100 pieds de large. Comment l'aurait-on pass�e ?
On pourrait suivre la Ruffurque jusqu'� Vivesaigues.
Ma m�re y a grandi. Mon grand-p�re nous prot�gera.
- C'est peut-�tre un m�nestrel. - Chut !
Les m�nestrels ont de l'or.
On peut lui tomber dessus, le ligoter, le voler
et acheter � manger.
Ainsi s'exprima
le seigneur de Castamere
Mais d�sormais la pluie
verse ses larmes sur son ch�teau
o� personne ne peut l'ou�r
Qui se cache
derri�re le mur ?
Un lion ? Un loup ?
Un lionceau ou un louveteau crasseux.
Tire encore.
Non.
Baisse ton �p�e, petite.
Passez votre chemin.
Continuez � chanter.
Laissez-nous
et je ne vous tuerai pas.
- C'est g�n�reux. - Tu es dangereuse.
J'aime les gens dangereux.
Pourquoi
tes amis sont-ils timides ?
Quels amis ?
Le gros � ta gauche et le gars � ses c�t�s.
Trois jeunes en cavale, avec des �p�es
forg�es dans un ch�teau.
Vous venez d'Harrenhal ?
Qui �tes-vous ?
Thoros de Myr.
L'archer que voici s'appelle Anguy.
- Qui servez-vous ? - La Fraternit� sans banni�res.
Venez.
Je veux savoir comment deux gars et une fille dangereuse
ont quitt� Harrenhal.
Je les suis pas. La Fraternit� ?
La Montagne les traque. On va finir bouff�s par les rats.
Tu n'as rien � craindre de nous.
Les seigneurs veulent br�ler la campagne.
On essaie de la sauver.
Allez, venez.
On va discuter devant un repas.
Ensuite, vous pourrez partir.
Voil� ce qui va se passer.
Quand je me tairai,
ma fl�che tombera
sur ta grosse t�te.
Je te conseille
de bouger, je vais me taire.
La moiti� du pays meurt de faim, mais vise celui-l�.
C'est peut-�tre � cause de lui que le pays a faim.
Mon lion !
On en a parl�.
Tu ne peux pas venir ici !
Tu as dit de venir si j'ai un souci.
Quelqu'un t'a vue ?
- Non. - En es-tu s�re ?
Mon p�re ne lance pas de menaces en l'air.
Te faire tuer viendrait couronner sa semaine.
Tu dois en �tre s�re et certaine.
Tr�s bien,
quel est ton souci ?
Je m'inqui�te pour Sansa.
Lord Baelish lui a parl� et son amie m'a mise en garde
� son sujet.
Baelish n'a pas d'amis.
- Je ne la connais pas. - Ros ? Une rousse ?
Tu la connais ?
J'essaie de conna�tre tout le monde.
On n'a jamais trop d'amis.
C'est une putain.
On ne devrait pas la juger.
- Tu l'as bais�e. - Je t'en prie.
Je l'ai bais�e une fois.
Deux fois.
Mais depuis que je t'ai rencontr�e,
je n'ai couch� avec aucune autre.
Elle �tait bonne ? Elle t'a plu ?
Pas autant que toi ou c'est elle qui serait en train de me torturer.
Qu'a-t-elle dit au sujet de Littlefinger ?
Que Sansa devrait se m�fier.
Y a-t-il un idiot quelque part qui se fie � lui ?
- On doit la prot�ger. - On ne peut pas.
Maintenant que les Lannister l'ont rejet�e,
Sansa aura bien des pr�tendants. C'est une beaut�
qui porte un nom tr�s ancien.
Une beaut� ?
Une beaut� !
Oui, d'un point de vue objectif,
elle est belle. Son visage
pla�t aux autres hommes comme aux femmes
en g�n�ral.
Mais pas � moi,
�videmment.
Je n'ai d'yeux que pour toi.
Sale pervers ! Tu la d�sires.
- C'est une enfant ! - Je ne veux pas parler d'elle.
- Mais tu le fais. - Parce que tu m'y forces.
Je ne t'ai pas forc� � prononcer ces mots.
C'est cruel et injuste.
Cruellement injuste.
"Quelle cruaut� ! Shae est cruelle avec moi."
Oui.
Et l�, me trouves-tu cruelle ?
Seulement si tu arr�tes.
Tu ne dois pas revenir ici.
M'entends-tu ?
C'est dangereux.
Les gens ici sont dangereux.
Les gens sont dangereux.
- Lady Tyrell, Sire. - Faites-la entrer.
Vous vouliez me voir, Sire ?
Je vais chasser. Je veux m'assurer que vous ne manquez de rien,
- avant de partir. - Comme c'est gentil, Sire.
- J'ai tout ce qu'il me faut. - Tant mieux.
La vie � la capitale vous pla�t-elle ?
Cela doit vous changer du camp de Renly.
Agr�ablement.
Une dame n'a pas sa place dans un camp militaire.
Et dans le lit d'un tra�tre ?
Est-ce l� la place d'une dame ?
Sire...
j'accomplissais mon devoir,
voil� tout.
Quel devoir aviez-vous envers un tra�tre, selon vous ?
Celui de toute �pouse, donner des enfants � son mari.
Vous avez �chou�.
Pourquoi ?
Je ne dirai pas du mal des morts.
On devrait dire du bien d'un f�lon parce qu'on l'a embroch� ?
Non.
Je vous demande pardon.
Les subtilit�s de la politique m'�chappent souvent.
Renly...
Je pense
que la compagnie des femmes ne l'int�ressait pas.
Pourquoi le croyez-vous ?
� chaque fois que j'essayais
de lui faire un enfant,
il se d�robait, invoquait un conseil de guerre.
Il ne voulait jamais essayer.
� l'exception d'un soir.
Il avait bu
beaucoup trop de vin et a sugg�r� une chose...
qui avait l'air douloureux
et qui n'aurait pu produire d'enfant.
- Je suis peut-�tre fautive. - Non.
Tous le savaient...
d�g�n�r�.
C'est un soulagement que de vous l'entendre dire.
J'ai envisag� de rendre sa perversion
passible de mort.
Vous en avez le droit.
Vous devez agir
comme bon vous semble.
Vous �tes le roi.
Oui.
C'est vrai.
Elle vous pla�t ?
Elle est neuve. C'est la plus belle
des Sept Couronnes.
Magnifique. Puis-je la voir � l'�uvre ?
La conception est nouvelle. Il n'y a pas de manivelle.
On utilise un levier
pour bander la corde.
La carreau se met l�.
Apr�s, il suffit
de viser.
Et...
M'emm�nerez-vous chasser, un jour ?
Pardon, Sire. Ce n'est pas la place des femmes.
Cela s'est d�j� vu.
Mon p�re ne me laisserait pas faire.
Ce n'est plus � lui
que vous appartenez.
Voulez-vous la tenir ?
Vraiment ? Avec plaisir.
Cela doit �tre exaltant
d'appuyer du doigt ici et de voir
une cr�ature mourir au loin.
En seriez-vous capable ?
Seriez-vous capable
de tuer ?
Je ne sais pas. M'en croyez-vous capable ?
Voudriez-vous me regarder faire ?
Oui.
Arr�tez !
- Dis-nous la v�rit�. - Sur quoi ?
Que voulez-vous ?
Je veux la v�rit�.
- Quelle v�rit� ? - Pourquoi as-tu pris Winterfell ?
Je l'ai pris pour...
Qui te l'a ordonn� ?
- J'ai agi seul. - Pourquoi ?
- Pour prendre le Nord. - Pourquoi ?
Pour le garder. Le gouverner.
Bien.
C'est tr�s bien.
Mais j'ai r�pondu !
Pourquoi as-tu pris Winterfell ?
Pour la gloire de mon p�re.
Attendez. Attendez. Je l'ai pris
par haine des Stark
qui m'avaient gard� en otage. Je voulais les punir.
Que faites-vous ?
Piti�.
Je dirai ce que vous voudrez.
Enlevez �a.
S'il vous pla�t, enlevez-le.
- Votre s�ur m'envoie. - Yara ?
Je viendrai ce soir.
- Le ch�teau dormira. - Reste.
Piti�, ne me laisse pas.
Piti�.
Ne t'en va pas.
Rickon, reste avec nous !
Laisse-le.
Les loups sont l�.
Vous entrez dans sa t�te
et voyez � travers ses yeux.
Seulement quand je dors.
�a commence comme �a. Vous �tes un zoman.
Il n'y a pas que les loups. En r�ve,
- je vois... - La corneille � trois yeux ?
Vous l'avez vue ?
Nous l'avons vue ensemble.
Est-ce li� aux r�ves de loup ?
La corneille, c'est autre chose,
c'est plus profond.
Elle donne la vue.
On voit les �v�nements � venir ?
Et les �v�nements du pass�
ou du pr�sent, � des milliers de lieues d'ici.
Qu'est-ce qu'il lui dit ?
Pourquoi demandez-vous ?
Il a pas honte, votre fr�re, que vous le prot�giez ?
Pourquoi aurait-il honte ?
Un gar�on de cet �ge sous la protection de sa s�ur
aura toujours besoin qu'on le prot�ge.
Certains auront toujours besoin d'aide.
Doit-on les abandonner ?
J'ai r�v� de la mort de mon p�re.
Vous n'en avez pas r�v�, vous l'avez vue.
Moi aussi.
Vous avez le don ?
J'ai cont� le sort de votre p�re au mien,
et je l'ai vu pleurer pour la premi�re fois.
Votre p�re est Holland Reed ?
Il a sauv� la vie de mon p�re lors de la r�bellion.
Votre p�re vous a parl� de la r�bellion ? Pas le mien.
Mais je l'ai vue.
Qu'avez-vous vu d'autre ?
Une seule chose d'importance.
Vous.
Je n'aime pas les maigres. C'est comme boire � une flaque.
Je n'ai rien contre une flaque de temps � autre.
Je ne bois pas de bi�re.
Un verre rend toute histoire meilleure. Tu vois ?
Ils ont eu � me souffrir sobre, c'�tait p�nible pour tout le monde.
- Trois enfants... - On est grands.
Comment trois jeunes comme vous,
non-initi�s � l'art de la guerre, ont-ils fui Harrenhal ?
Gendry est forgeron.
- Il �tait � l'armurerie. - Forgeron ?
O� as-tu appris ?
� Port-R�al.
Chez Tobho Mott.
Ce brigand est deux fois plus cher que les autres.
Il a deux fois leur talent.
Forgeron et bon vendeur.
Gendry a vol� des armes.
Vous avez combattu pour fuir ?
Il sait se servir d'une �p�e. Moi aussi.
Mes fr�res m'ont appris.
� tes fr�res !
Finissez votre repas avant de partir.
Vous aurez faim.
On est libres ?
Je vous ai donn� ma parole.
Avant que vous partiez,
permettez-moi de lever ma coupe � votre...
Celui-ci,
il est particuli�rement grand.
Comment ma�trise-t-on un tel colosse ?
On attend
qu'il tombe ivre mort.
Mon pauvre, je compatis.
Ce n'est pas un homme,
c'est un limier !
Content de te revoir, Clegane.
Thoros ?
- Qu'est-ce que tu fous l� ? - Je bois
et je parle trop, la routine.
Jolie prise, les gars.
Petite !
Par les sept enfers, que fais-tu avec la louve Stark ?
C'est une d�cision ardue.
Prendre le pont et risquer d'�tre vu
ou traverser � la...
- Silence. - On nous verrait sur le pont.
Mais le courant pourrait nous emporter
ou je pourrais m'�chapper.
Bonne chance.
C'est merveilleux de vous voir vous d�battre avec ces questions.
Quelle solution choisira-t-elle ?
Vous avez le go�t du risque, je n'aurais pas cru.
Ne tra�nez pas.
- Je dois me reposer. - Debout.
J'ai ces choses aux pieds...
Debout !
Des cors ! Je n'en avais jamais eu.
J'�tais toujours � cheval, pas � pied comme un fantassin,
� porter les m�mes bottes
pendant plus d'un an.
Elles sont fichues.
Je n'ai jamais compris l'int�r�t de porter deux �p�es.
Vous bougez bien...
monstre de femme que vous �tes.
Ne grimacez pas avant une attaque, vous vous d�voilez.
Vous voil� face � un dilemme.
Si vous me tuez, vous aurez �chou�.
Si vous ne me tuez pas,
c'est moi qui vous tuerai.
Vous avez du talent.
Aucune gr�ce, mais du talent.
Vous voyez ?
Vous aviez l'occasion de me blesser, mais non.
Votre femme a le dessus, on dirait.
Si on peut parler de femme.
Rien ne vaut un bon duel.
�a fouette le sang.
L'�corch�
de la maison Bolton. Un peu morbide,
� mon go�t.
C'est bien lui ?
C'est lui, pour s�r.
Je l'ai vu au tournoi du mariage de ser Frey.
Donnez-lui son argent.
Laissez-nous partir. Mon p�re vous paiera.
Assez pour m'acheter une t�te ?
S'il apprend que j'ai laiss� filer le R�gicide,
le roi du Nord me d�capitera sur-le-champ.
Plut�t vous que moi.
Adaptation : Clotilde Maville
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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