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EN PARTENARIAT AVEC
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EN PARTENARIAT AVEC CRYBABY ET FATHERLAND
... dirigé par un cercle vicieux de généraux
dont il souhaite libérer son pays.
Abiola espère que son année de philanthropie à travers le pays
lui sera profitable.
Les deux candidats devront répondre aux allégations...
... celui qui remportera les élections du Nigéria ce mois-ci
aura la lourde tâche de...
Cher Père,
je te reverrai dans mes rêves.
Que les quatre coins de la Terre veillent sur moi.
Que le Créateur de ma Mère ne m'abandonne pas.
Mère est faite d'or.
Je te reverrai dans mes rêves.
Je te reverrai dans mes rêves.
Je te reverrai dans mes rêves.
Je te reverrai dans mes rêves.
Tu ne m'en as pas préparé.
J'en ai assez préparé pour nous deux.
Où est ma part ?
Dans la cuisine.
Tu me prends pour ton serviteur ?
Tu n'as pas mis de sucre.
Arrête de le lécher !
Ne finis pas tout !
Regarde.
J'en ai tué un autre.
Je te reverrai dans mes rêves.
Tatanka saute de la corde.
Mr Perfect le soulève
et lui inflige son Perfect-Plex.
Oh, non ! Tout semble perdu !
Serait-ce la fin de l'Ultimate Warrior ?
L'arbitre se met à compter.
Un...
Deux...
Oh, non ! L'Undertaker entre dans le ring.
Tout le monde craint l'Undertaker.
Pourquoi tu prends toujours les miens ?
- Reprends ton Kamala. - J'aime pas Kamala.
Pourquoi tu me le files tout le temps ? Tu ne me dessines jamais de gentils.
L'Undertaker ne peut pas gagner sans Paul Bearer.
Je ne te dessinerai plus jamais des gentils.
Y a que toi qui sais dessiner.
Dessine tes propres gentils.
L'Undertaker,
le meilleur de tous.
Avant, tu aimais bien l'Undertaker.
Maintenant que je l'ai, tu le détestes.
Tatanka...
le porte.
Tout le monde craint l'Undertaker.
Attends. Laisse-moi passer en premier.
Je t'ai dit qu'il est là.
Olaremi.
Tu ne m'as pas entendu t'appeler ?
Je cherche ma montre. Je l'avais posée ici,
sur la coiffeuse.
Qui a touché à mes affaires ?
Vous avez joué dans la chambre ?
Non, Papa.
Où est votre mère ?
- Elle est partie préparer... - Au village.
Au village ?
En vous laissant ici tout seuls ?
Elle m'a chargé de veiller sur lui.
C'est toi le responsable, hein ?
Va me chercher un verre d'eau.
C'est gentil.
Merci.
Que Dieu te bénisse.
Tout va bien ?
- Tu repars ? - Oui, Junior.
Je vais travailler.
On ne t'a pas vu depuis les fêtes du Sallah.
C'était il y a longtemps.
Tu viens d'arriver et tu repars ?
Attends au moins le retour de Maman.
Dites-lui que je suis passé.
Vous connaissez la distance entre ici et Lagos ?
Si j'attends que votre mère rentre du village,
je n'arriverai jamais à temps.
Vous savez quoi ?
Habillez-vous.
Aujourd'hui, vous m'accompagnez.
Maman nous a demandé de ne pas quitter la maison
avant son retour.
Alors reste et attends-la.
Dis-lui que je suis parti à Lagos avec Papa.
- Elle t'a nommé responsable ! - Avec de la chance,
Maman sera rentrée avant notre départ. Autrement,
on n'aura qu'à lui laisser un message.
Allez, dépêchez-vous. On est pressés.
Viens.
Ce gosse...
Pourquoi tu prends ça ?
Ça te regarde pas.
Ça sort d'où, ça ?
Ça te regarde pas.
Et pas la peine de me supplier quand j'achèterai des glaces.
Vous êtes prêts, oui ou non ?
Oui, Papa !
Allez, vite. Dépêchez-vous.
Préparez votre monnaie.
Je vous l'ai dit, il me faut la monnaie exacte.
Ne me poussez pas, madame !
Vous voyez pas que j'essaie de monter ?
- Faites de la place. - Un peu de patience !
Allez, donnez la monnaie.
La monnaie ? Là derrière, la monnaie ?
L'ARMÉE NIE TOUT MASSACRE À BONNY CAMP
C'est quoi cette odeur ?
Qu'est-ce que c'est que ça ?
- C'est toi qui as pété ? - Non !
Tu en es sûr ? Ou bien c'est toi ?
C'est toi qui pues ?
Qu'avez-vous mangé hier ?
LE NOUVEL APARTHEID DE L'AFRIQUE DU SUD
Ce matin, l'armée a nié toute implication
dans le massacre présumé survenu à Bonny Camp il y a dix jours.
De nombreux responsables religieux et prêtres du pays
appellent au calme,
tandis que les résultats de l'élection sont toujours attendus.
MKO Abiola, qui semble être en tête,
a déclaré être confiant que...
Il devrait.
Le problème de ce pays, c'est le manque de discipline.
D'où la nécessité d'un régime militaire.
Monsieur, s'il vous plaît !
Épargne-nous cet argument.
Ils n'en ont pas fait assez ?
Ils sont malfaisants.
Regardez ce que l'armée a fait à Bonny Camp la semaine dernière !
Vous y étiez ?
Ils disent que personne n'est mort.
Ce n'est que de la propagande électorale !
Vous croyez tout ce que dit le gouvernement ?
Ils renieraient leur propre mère à la première occasion.
Ils vont finir le comptage. Et même sans ça,
MKO a un plan.
C'est le seul qui peut redresser le pays.
Que Dieu te bénisse.
On sait tous que le gouvernement ne veut pas renoncer au pouvoir.
Mais là, ils n'ont pas le choix.
Toute cette souffrance doit cesser.
On ne sait pas ce qui nous attend.
S'il vous plaît, tout le monde descend.
Qu'est-ce qui se passe ?
On va bientôt repartir, alors calmez-vous.
Descendez, s'il vous plaît.
Rends-moi mon argent.
Du calme, du calme.
Panne d'essence.
Pourquoi on s'arrête ?
Me dis pas de me calmer. Garde ça pour ta femme.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Le bus a un problème ? - On n'a plus d'essence.
C'est quoi le souci ?
Calmez-vous ! Calmez-vous !
Vous voyez bien que j'ai raison !
Le problème dans ce pays, c'est le manque de discipline.
Papa, on va marcher jusqu'à Lagos ?
Si tu veux y passer deux jours.
Non, on va trouver un autre moyen.
Peut-être qu'un autre bus s'arrêtera.
C'est quoi, ça ?
Peut-être un lémurien.
Venez acheter mon wara.
Venez acheter mon fromage.
Dieu soit loué.
NOUVEL APARTHEID
On est sur le Troisième Pont du continent.
Le plus long de toute l'Afrique.
C'est le plus long pont du monde ?
Tu plaisantes ?
Où vont-ils tous ?
Je sais pas. Peut-être au travail.
C'est ma voiture.
La mienne, c'est celle-là.
Laquelle ?
La verte.
J'en ai pas vu de verte.
Et ça, c'est la tienne.
Bande d'imbéciles.
Mon frère, tu m'as sauvé aujourd'hui. Je te remercie.
Il est arrivé quoi à ses jambes ?
J'en sais rien. Regarde ailleurs.
Pourquoi ?
C'est mal de dévisager ceux qui souffrent.
Alors pourquoi il reste au milieu de la route ?
Baba Bisi ! Attends, attends !
Kapo !
Kapo !
Corridor !
Mon frère !
- Kapo ! C'est toi ? - C'est bien moi !
Ça faisait longtemps !
C'est à cause du boulot, Corridor. Comment vas-tu ?
C'est dur dans la rue.
On reste discrets depuis notre boulot pour ces élections.
T'en fais pas.
Le changement approche. MKO accédera au pouvoir.
Tu crois ?
C'est pas ce qu'on entend dans les casernes.
L'armée est là pour rester.
Ils ont tué quatre des nôtres rien que ce mois-ci.
Ils sont déjà enterrés.
Ce régime ne veut pas bouger.
Il doit dégager. Ils nous ont volé notre avenir.
Pas question qu'ils volent le leur.
Tu as raison, Kapo.
Ce sont tes fils ?
Oui.
Des têtes de noix de coco comme leur père.
Kapo,
s'il te plaît...
C'est dur dans la rue, mon frère. T'as pas quelque chose pour moi ?
Kapo ! Mon chef !
- Du calme, du calme. - Merci. Tu es bon.
Kapo, mon Kapo !
Les autres Kapos, ce sont des... ?
Des imposteurs !
Qui c'était ?
Il s'appelle vraiment Corridor ?
Son vrai nom est Damilare.
"Corridor", c'est en raison de son gabarit.
Il est plus balèze que Kamala ?
Je pense que si.
- Pourquoi il t'appelle Kapo ? - Pourquoi tu lui as donné...
Les garçons !
Ici, c'est Lagos ! Gardez les yeux ouverts !
Donnez-moi vos mains !
L'ARMÉE NIE TOUT MASSACRE À BONNY CAMP
Papa, est-ce qu'ils auront tous de l'essence aujourd'hui ?
Qui sait ?
Allons-y.
On y va.
ESPOIR 1993 MKO ABIOLA
Il y a des akaras pour tout le monde.
C'est votre client préféré ?
Vous êtes tous mes clients préférés.
Vous l'êtes tous.
MKO L'EMPORTE
Arrête ! Arrête !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu n'aimes pas ?
Il y a des oignons.
Et alors ?
Tu n'aimes pas les oignons ?
Il aime pas les oignons.
D'accord.
Des chevaux de polo.
Ils s'en servent pour pratiquer le polo.
C'est quoi le polo ?
Un sport où l'on monte à cheval
pour frapper une balle avec un bâton.
Je ne connais pas les règles. C'est un sport de riches.
C'est comme le tennis ?
Non.
C'est plutôt comme le football...
sur un cheval
avec un bâton.
Ça a l'air idiot comme jeu.
ESPOIR 1993 MKO ABIOLA
LE NIGÉRIA RETIENT SON SOUFFLE
Baba, combien jusqu'à Costain ?
Cent nairas.
Comment ça ?
La pénurie d'essence.
Ton dernier prix ?
- Quatre-vingts. - Tu peux descendre à 40 ?
Ça, c'est le Théâtre national.
Quand elle était étudiante, votre maman
dépensait tout son argent dans les pièces de théâtre.
On peut aller voir ?
Pas le temps.
Venez.
- Kapo ! - Mekus !
- Kapo, Kapo ! - Mekus, Mekus !
- C'est toi ? - C'est bien moi.
- Comment vas-tu ? - Ça va.
Ça fait un bail !
C'est vrai.
Voici mes fils.
Comment ça va ?
Un ami vous demande comment ça va. Que répondez-vous ?
Bien, monsieur.
Allons, on se réveille ! Vous ignorez qui est votre père ?
Soyez les bienvenus. Entrez.
Asseyez-vous.
Allez.
Le gouvernement militaire nie l'existence d'une pénurie d'essence à Lagos,
accusant ces rapports de tentatives de déstabilisation
et d'incitation à la panique de la part des manifestants prodémocratie.
Ces gens
UNE ÉLECTION ILLÉGALE - sont des menteurs.
Ne fais pas attention à eux, mon frère.
- Kapo, Kapo ! - Mekus !
- Ça faisait si longtemps. - Oui.
J'ai repris le boulot la semaine dernière.
Tu savais que Chioma avait accouché de jumeaux en janvier ?
Oui, Chibuzor me l'a annoncé.
- Félicitations ! - Merci, merci.
Les jumeaux sont réservés aux hommes puissants !
Mon frère,
c'est pas facile.
C'est pas facile.
Va t’asseoir.
MKO Abiola a déclaré
qu'il demeurait confiant envers les résultats des votes...
Kapo, je crois pas que tu sois sur le planning du jour.
Ton nom n'apparaît pas sur la liste.
Ça fait un moment que je l'ai vu.
Je ne suis pas venu pour travailler,
mais pour voir le superviseur.
Il paraît qu'ils ont recommencé à payer les salaires.
Tu viens tout juste de le louper.
Il est parti déjeuner.
Tu le connais, il n'est pas là,
il reviendra ce soir.
Et la comptable ?
Ne compte pas sur elle.
Je viens de recevoir mes quatre mois dus,
mais en m'adressant au superviseur.
Ils t'ont payé ?
Oui.
Chioma est venue avec les bébés
et s'est assise devant le bureau du superviseur.
Elle lui a dit que s'il ne lui donnait pas l'argent,
elle resterait ici
et l'obligerait à les nourrir lui-même.
Mon frère, l'argent a déboulé aussitôt !
Ils te devaient quatre mois ?
Ils m'en doivent six.
Le superviseur m'a demandé d'attendre la fin des élections.
Elles sont passées et toujours rien.
Ramasse ça
et va t’asseoir avec ton frère.
Excuse-moi, Mekus.
Mon frère, c'est moi qui devrais m'excuser.
Six mois, c'est dur...
Ces gens ne sont pas corrects.
Tu savais que Rasaq avait attendu huit mois ?
- Huit ! - Huit mois...
Je vais l'attendre.
Je dois le voir aujourd'hui !
C'est important.
Kapo,
tu sais que je te dis toujours la vérité.
Surtout depuis que tu t'es battu pour moi.
Je te promets qu'il vient de partir
et qu'il ne reviendra pas avant ce soir.
Mutiu m'a parlé de ses combines récentes.
J'ai besoin de cet argent.
Je ne peux pas rentrer sans.
Je comprends.
Je n'étais pas tranquille chez moi jusqu'à ce qu'ils me payent.
Et j'ai souffert pour venir ici aujourd'hui.
Je suis navré.
Ne sois pas fâché.
Vous avez un endroit où dormir cette nuit ?
Sans les jumeaux, je vous aurais accueillis.
Pourquoi pas Segun ? Il aura de la place chez lui.
Non, je dois les ramener aujourd'hui.
Bola est partie au village avant notre départ.
Elle va les chercher. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète.
Ce serait juste que tu reçoives ton argent aujourd'hui.
Surtout avec cette folie électorale qui n'en finit pas.
Ces gens, hein ?
On s'en va.
Kapo.
Essaie de revenir ce soir.
Pour le service du soir.
Le superviseur reviendra car il nous faut de l'essence pour la nuit.
Et je te promets
que j'inscrirai ton nom au planning de la semaine prochaine.
Merci, Mekus.
C'est rien.
Tu es avec tes fils.
Emmène-les visiter Lagos.
C'est la grande ville !
Laisse-les en profiter
avant de les ramener au village.
Tu ne m'as pas dit leurs noms.
Akin. Remi.
Remi et Akin, hein ? J'ai quelque chose pour vous.
Les garçons,
vous aimez le chocolat ?
Prenez.
Tu les as bien éduqués. Ils sont polis.
Tenez.
Ne soyez pas timides, je n'en manque pas.
Prends.
Partage avec ton frère.
Qu'est-ce qu'on dit ?
- Merci, monsieur. - Très bien.
- Qu'est-ce qu'on dit ? - Merci, monsieur.
C'est bien.
Kapo, détends-toi.
Tout ira bien.
Je suis là pour toi.
Mekus est toujours là pour toi.
Merci, Mekus.
Prends un chocolat.
Je n'en veux pas.
Allez, mon ami. La vie n'est pas si pénible.
On y va.
À plus tard.
- À plus tard. - Au revoir, les garçons !
Profitez bien de Lagos.
Au revoir, monsieur.
Papa,
est-ce que ça va ?
Oui, ça va.
On devra seulement revenir plus tard.
Alors, que voulez-vous faire aujourd'hui ?
Manger une glace !
Aller à la plage
ou au Stade national.
Pour quoi faire ? Il n'y a pas de match.
Et toi, sache que la glace n'est pas de la nourriture.
Toi et tes sucreries !
Allons manger un vrai repas.
On verra ensuite ce qu'on fait.
Oui, Papa.
Bienvenue au Nigéria, une terre de culture à l'histoire riche
et à la beauté naturelle extraordinaire.
Me parle pas de ce match contre la Côte d'Ivoire.
Westerhof fait n'importe quoi.
Ce n'était qu'un seul match.
Va entraîner l'équipe, je te regarde.
J'ai peur qu'une guerre éclate si l'armée refuse le résultat des élections.
Une guerre ? Les Nigérians ne veulent pas mourir.
Regardez la manif à Bonny Camp.
Ils ont tué cinq personnes.
Papa,
tu saignes encore du nez.
Je vais bien. Pas d'inquiétude.
Écoute ça.
Hier, je suis allée à la banque.
J'ai attendu trois heures.
Impossible de retirer mon argent.
Il faut de la patience.
Personne ne s'occupait de nous.
Tout le monde était en colère.
Papa, si MKO a gagné,
ça veut dire qu'il est président, non ?
S'il a gagné, il a gagné.
Honnêtement, celui qui meurt pour le Nigéria meurt pour rien.
NEPA ! Encore une panne d'électricité !
Tu as raison. Il a gagné, c'est le nouveau président.
Il accédera bientôt au pouvoir.
- Ils ne peuvent pas tromper Dieu ! - Exactement.
Que Dieu te bénisse, mon frère.
Voyez-vous,
je pense qu'il faut tout remettre aux mains de Dieu.
Mes frères et sœurs, prions ensemble.
Ne mêle pas la prière et Dieu à notre repas.
Laisse-nous manger en paix.
Ces gens-là m'insupportent.
La prière, toujours la prière ! Mais jamais rien de concret.
- Il suivra Dieu au combat ! - Note bien ce que je dis.
Le Nigéria ira mieux, mon frère.
Sinon aujourd'hui, demain, pour nos enfants.
Laisse-la. La tienne, c'est celle-là.
Je veux rentrer à la maison.
Tu ne t'amuses pas ?
Maman me manque.
J'aurais aimé qu'elle soit là.
Moi, je m'amuse bien.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Akinola ! - Bonjour, Tatie.
Bonté divine !
S'il te plaît.
Mon petit !
Rem, Rem ! Viens par ici !
Mes neveux !
- Ngozi, ce sont les fils de Folarin. - Olaremi !
Je t'ai dit de...
Seigneur...
Ma petite Seyi, comment vas-tu ?
- Fola ? - Oui.
Mon Dieu !
Folarin...
c'est bien toi ?
Dieu du Ciel !
J'étais morte d'inquiétude !
Ma petite Seyi.
Comment ça ?
À cause des élections ?
Ne t'en fais pas. Nous allons tous bien.
Ce pays va changer pour le mieux.
Comment va Seun ?
Seun est...
S'il te plaît... allons parler dehors.
D'accord.
Reste ici avec ton frère.
- Ne bouge pas, compris ? - Oui, Papa.
Restez ici avec Ngozi.
S'il te plaît, veille sur eux.
Alors, quel âge avez-vous ?
J'ai huit ans.
Et toi ?
Onze ans.
Vous êtes de grands garçons.
De vrais hommes.
C'est quoi, ça ?
Des oiseaux.
Papa ?
Est-ce que ça va ?
"UNE SEMAINE DE MIRACLES" AVEC LE PASTEUR KENNY HILL
Oui, je vais bien.
CROISADE POUR UN MIRACLE MONDIAL
Mais on devra revenir plus tard.
Dans les derniers jours, le Seigneur dit :
"Je répandrai mon esprit sur tous les miens.
"Mon Dieu ne nous abandonnera jamais.
"Vos fils et vos filles prophétiseront.
"Vos jeunes hommes auront des visions.
"Vos vieillards auront des rêves."
Sept ans avant l'arrivée du Seigneur !
Sept ans avant l'arrivée du Seigneur !
"Vos fils et vos filles prophétiseront.
"Vos jeunes hommes auront des visions.
"Vos vieillards auront des rêves."
Repentez-vous !
Ces petits ne sont pas trop jeunes pour connaître le Seigneur !
Repentez-vous ! Le Royaume des Cieux est à nos portes !
Sept ans avant l'arrivée du Seigneur !
Vous devez connaître le Christ
si vous voulez accéder au Royaume des Cieux !
Il est la voie, la vérité et la lumière.
Ma sœur, ne fais pas mine de ne pas m'entendre !
Dieu te voit, ma sœur.
Sept ans avant l'arrivée du Seigneur !
Repentez-vous !
Que fais-tu ?
- J'achète de la glace. - Avec quel argent ?
Le mien.
Que veux-tu ?
- FanIce. - Ce gosse...
Où as-tu trouvé cet argent ?
Tu as ton argent à toi ?
- Ça coûte combien, une FanIce ? - Cinq nairas.
- Tu en prends combien ? - Une.
Tu n'en prends pas pour ton frère ?
- Non. - Comment ça ?
Parce que c'est mon argent.
Fais voir.
Tu sais que tu devrais partager avec lui.
J'ai pas envie !
Pourquoi il a pas son propre argent ?
Il n'en a pas.
Alors, si tu veux une glace, tu dois lui en prendre une aussi.
Il ne me donne rien avec le sien !
Soit tu lui en achètes une, soit tu n'achètes rien du tout.
Achètes-en une à ton frère.
Désolé, il ne la prendra pas.
- Prends-en une pour ton frère. - Laisse tomber.
Il ne prend rien. On part. Allez.
On va où ?
Dans un endroit où j'allais avec votre mère
quand on vivait à Lagos.
Bonjour, monsieur.
Bonjour.
Bien dormi ?
Je n'ai pas à me plaindre.
Je vous connais.
Oui, monsieur.
Fola !
C'est toi !
J'ai un visiteur très spécial aujourd'hui !
Entrez !
Venez, venez !
Quels invités de marque !
Comme c'est bon de te voir !
Ça fait si longtemps.
Un bon moment, oui.
Comment va Maman ?
Maman ?
Maman...
Elle nous a malheureusement quittés,
il y a plus d'un an.
- J'en suis désolé. - Merci.
Dieu la protégera.
Amen.
Merci, Fola.
Amen et merci.
- Et si on entrait ? - Bonne idée.
Fola, ça faisait si longtemps !
Vous avez vu ça, les garçons ?
Suivez-moi. Venez.
Regardez.
Montez sur tous les manèges que vous voulez.
Allez vous amuser.
Ce sont de bons garçons.
- Fola. - Monsieur.
Vois-tu...
Mon âme souffre...
parce qu'à l'époque...
où ma femme était en vie...
je ne lui ai pas assez dit...
à quel point j'étais reconnaissant pour tout ce qu'elle faisait pour moi.
Aujourd'hui, je ne fais qu'exister.
Je ne me suis d'aucune utilité.
Et ça m'attriste profondément.
Je suis sûr qu'elle le sait.
Je regrette tant D'être allé jusqu'à Ijaye
Je regrette tant D'être allé à la rivière pour la lessive
Quand je suis rentré Ma bien-aimée n'était plus là
Et les larmes ont roulé sur mes joues
Je regrette tant D'être allé jusqu'à Ijaye
Je regrette tant D'être allé à la rivière pour la lessive
Quand je suis rentré Ma bien-aimée n'était plus là
Et les larmes ont roulé sur mes joues
Aide-moi à le lui faire savoir.
Akinola.
- Akinola. - Père.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Dis-moi.
Tu es fâché contre ton père.
Est-ce que tu aimes Maman ?
Bien sûr que j'aime ta maman. Je l'adore.
Alors pourquoi la rends-tu toujours si triste ?
Elle pleure toujours à cause de toi.
Tu l'abandonnes toujours.
Elle travaille toujours pour s'occuper de nous.
Et ça la rend toujours très triste.
Moi aussi, je dois travailler pour prendre soin de vous.
Maman travaille, mais on la voit tous les jours.
J'aime votre mère.
C'est ma femme.
Ma meilleure amie.
Je sais que tu es en colère.
Mais, crois-moi,
je n'aime pas être absent.
Pour travailler tous les jours dans une usine.
Alors pourquoi tu n'as pas pris un travail à proximité, comme Maman ?
Ta mère a fini ses études.
Et encore,
elle a de la chance de travailler pour la famille de M. Gbenga.
Moi...
Je m'estime heureux d'avoir un emploi.
Et les salaires sont plus élevés à Lagos.
Si je ne travaille pas pour vous envoyer le peu d'argent que je gagne,
- j'ignore ce qui arrivera. - Ils ne te payent même pas !
Papa !
C'est froid !
Je sais nager !
À te regarder, j'en doute !
Papa, j'ai de l'eau dans le nez.
Souffle.
Un vrai champion !
- Je t'avais dit que je savais ! - Un vrai champion !
Papa, qui est le meilleur nageur ?
- Marco. - Polo.
Akinola,
où vas-tu ?
Akinola, reviens.
Fais pas le bébé !
Akinola, reviens. Il ne recommencera plus.
Il est fâché contre moi.
Il me rappelle ta mère.
Mais tu ne devrais pas te comporter comme ça avec lui.
Tu dois prendre soin de lui.
Tu comprends ?
Ton rôle de frère aîné, c'est de le protéger en tout temps.
Rien n'est plus important que la famille.
Il faut prendre soin d'elle et subvenir à ses besoins.
Toi et Akin devez toujours vous protéger mutuellement.
Dieu nous a réunis pour une bonne raison.
Tu m'entends ?
Oui, Papa.
Papa ?
Oui ?
Maman dit que si tu travailles tout le temps
et qu'on ne te voit jamais,
c'est parce que tu nous aimes
et que tu gagnes de l'argent pour nous.
Oui, elle dit vrai.
Elle dit aussi
que Dieu nous aime beaucoup.
Ça aussi, c'est vrai.
Alors, est-ce que ça signifie
qu'on ne voit pas souvent
ceux qui nous aiment beaucoup ?
Parfois, c'est difficile de savoir quoi faire.
J'aimerais être toujours avec vous et votre mère.
Mais la vie n'est pas ainsi.
Le Nigéria est un pays difficile.
Mon père avait plusieurs épouses.
Avant qu'il ne quitte ma mère, il m'a dit
que le seul rôle d'un homme est de prendre soin de sa famille.
Mais il n'a pas pris soin de nous.
J'étais si en colère
quand je n'ai pas pu finir mes études.
J'étais en colère car il était absent.
C'est pourquoi je veux le meilleur pour vous.
Tu comprends ?
Oui.
Tout est sacrifice.
Il faut seulement prier de ne pas sacrifier ce qu'il ne faut pas.
Je ne vous ai pas vus grandir.
Regarde-toi.
Mes fils.
Chaque fois que je rentre à la maison, je suis sous le choc.
Vous grandissez.
Si vite.
Et votre mère...
Il ne croyait pas que tu allais rentrer.
Mais moi, si.
Tu sais,
quand j'étais jeune,
j'avais peur de l'eau.
Quand j'avais à peu près ton âge,
il y a très longtemps,
mon grand frère,
ton oncle,
s'est noyé en mer.
Il s'appelait Olaremi.
Il est allé à la plage avec ses amis durant les vacances de Pâques
et les flots l'ont emporté.
Subitement, il est parti un jour...
et on ne l'a jamais revu.
J'ai été incapable de m'approcher de l'eau pendant longtemps.
Il te manque ?
Parfois,
son rire me manque.
Son rire était très drôle.
Parfois, c'est son odeur.
Notre mère faisait du beurre de karité.
Chaque fois que je sens cette odeur...
Il y a environ douze ans,
je me suis mis à le voir en rêves.
Je le voyais toutes les nuits.
Chaque fois que je m'endormais.
C'était comme s'il essayait de me dire quelque chose.
Il essayait de te dire quoi ?
Je ne sais pas.
Chaque fois qu'il ouvrait la bouche...
je me réveillais.
Un jour, j'étais dans un car en direction d'Ibadan.
Une vieille femme s'est tournée vers moi
et m'a dit que mon frère avait un message pour moi.
Tu imagines ?
Une femme que je n'avais jamais vue.
Elle m'a dit
qu'elle avait vu mon frère et qu'il était très triste.
Qu'il était triste parce que personne ne se souvenait de lui.
Personne ne prononçait son nom,
comme s'il n'avait jamais existé.
La vieille femme s'est mise à pleurer.
Puis elle m'a dit
que ma femme, ta mère, était enceinte
d'un petit garçon.
Elle connaissait Maman ?
Je te dis que je ne l'avais jamais rencontrée.
Et ta mère n'était pas présente.
Elle a dit que je devrais lui donner le nom de mon frère
afin qu'il puisse reposer en paix.
J'ignore comment elle l'a su,
mais on a appris peu de temps après que ta mère était bien enceinte.
Et depuis que je t'ai appelé comme lui...
j'ai cessé de le revoir dans mes rêves.
Peut-être repose-t-il en paix.
Parce que tu m'as donné son nom ?
Oui.
Mais aussi parce qu'il a vécu dans la bonté.
C'est tout ce à quoi l'on peut aspirer.
Les souvenirs qui font mal quand quelqu'un s'en va...
sont les mêmes qui te réconforteront
plus tard.
Ce collier lui appartenait.
Je veux que tu le gardes.
Merci.
Mais tu dois me promettre que tu en prendras soin.
Promis.
Il est fâché parce qu'on ne te voit jamais.
Je sais.
- Parfait. - Merci, monsieur !
- Merci, Papa. - Merci, Papa.
Kapo, te revoilà.
Oui, Mekus. Le superviseur est rentré ?
Non, il n'est jamais revenu
et on n'a plus de courant.
Tu m'avais dit ce soir.
C'est ce que je croyais, Kapo.
Mais je t'ai aussi dit comment il se comporte ces jours-ci.
Pas de panique.
Il n'a pas le choix de revenir aujourd'hui.
Il doit rapporter de l'essence pour le générateur.
Il reviendra. Détends-toi.
Je vais chez "De Roots".
- Vous m'accompagnez ? - Non, Mekus.
Je vais rester et l'attendre.
Demain.
J'ai dit à Mutiu d'envoyer Peter me chercher quand le superviseur arrivera.
C'est moi qui ai ses clés. Fais-moi confiance.
"Je vais rester et l'attendre."
Je sais bien, je te comprends.
On le verra.
Viens trinquer avec moi.
C'est pas facile d'avoir des jumeaux.
Kapo ! Trinque avec Mekus.
Tu n'es pas content pour moi ?
Buvons un ou deux verres en l'honneur des jumeaux.
Les garçons, racontez-moi votre journée.
Votre père perd du temps.
Moi aussi, je vais vous montrer un endroit.
Ça va vous plaire.
Tout ira bien.
Alors, racontez-moi tout.
Il vous a emmené sur l'île ?
Il vous a emmené... ? Où les as-tu emmenés ?
... l'homme le plus riche du Nigéria, Moshood Abiola, représentant le SDP...
Kapo !
Felix ! C'est toi ?
Mon frère.
Ça faisait longtemps.
Asseyez-vous, les garçons.
Felix, le seul et unique !
Kapo, Kapo.
Kapo le Grand.
Déjà dans notre jeunesse,
Kapo était notre champion local.
Je ne mens pas. C'est la vérité.
Segun, je dis la vérité ou pas ?
Abike, s'il te plaît. Apporte-nous un autre vin de palme,
une petite bouteille de stout pour la table
et des sodas pour mes fils.
Un vin de palme et une petite stout.
- Quels sodas ? - Fanta !
Qu'est-ce qu'on dit ?
S'il vous plaît.
Ça marche.
Merci.
Merci.
Il y a match aujourd'hui ?
Non. Il paraît qu'ils vont diffuser le communiqué.
Le communiqué ?
Je pense qu'ils veulent annoncer
- qui a remporté les élections. - Tant mieux.
- Ils ont fini de compter ? - Tout le monde sait que MKO
- a gagné. - Tu l'as dit !
Dé-mo-cra-zy !
Tu verras que très bientôt,
les choses vont changer.
Et je suis là
pour célébrer ce moment avec les miens.
Bientôt, on se sera débarrassés de ces clochards au pouvoir !
C'est ce que je répète à tout le monde.
Ils ignorent à qui ils ont affaire !
Abiola !
Enfin, le pays va décoller.
Tout à fait, mon frère.
Vous saviez que j'ai rencontré votre mère près d'ici ?
Tout à fait. On a grandi à Lagos, près de Yaba.
Chaque jour, elle passait dans ma rue pour se rendre à l'école.
Si vous l'aviez vue !
La plus belle fille de toute la ville.
Tout le monde s'arrêtait
pour la regarder traverser Spencer Street.
Alors, à la fin de ma journée,
je suppliais mon oncle de m'envoyer faire des courses
à l'heure où ses cours finissaient.
J'ai essayé de parler à cette fille tous les jours pendant des mois,
mais elle est très têtue.
Ses parents désiraient qu'elle se concentre sur ses études,
mais je n'ai jamais perdu espoir.
Puis, un jour, soudainement,
elle m'a adressé la parole.
- Elle a dit quoi ? - Ce qu'elle a dit ? Elle a dit...
D'accord, tu peux m'accompagner.
Ça m'a suffi.
J'avais quoi, 17, 18 ans ?
Peut-être même 19.
C'était l'un des plus beaux jours de ma vie !
Votre mère est unique en son genre.
Elle est forte,
très forte.
Très têtue.
Mais le cœur qu'elle a !
Bola...
- Kapo. - Bola...
Toi et Bola étiez les Roméo et Juliette du quartier.
Tout le monde savait qui ils étaient.
Ils étaient inséparables.
Mais entre toi et moi.
Cette citadine...
Comment as-tu réussi ton coup ?
Pourquoi a-t-elle accepté de vivre au village ?
Moi, je sais. Le grand amour.
Kapo ! Kapo !
Quand elle a accepté de te suivre au village...
Ça a été le choc !
Je vais me soulager.
Je reviens.
Mes fils !
Où sont les toilettes ?
Par là. Juste là.
Je t'ai cherché partout. Même à ton travail.
J'ai craint le pire quand je suis restée sans nouvelles.
Tu n'allais plus au travail depuis un moment.
Abike, s'il te plaît. Pas maintenant, d'accord ?
Ton fils est là.
- Que veux-tu dire ? - Derrière toi.
DERNIÈRE MINUTE
- SDP ! - Progrès !
- MKO ! - Progrès !
Mes compatriotes nigérians.
Il est vrai que ces élections générales
- ont paru libres, justes et pacifiques. - J'ai goûté à la bière.
Cependant, de nombreuses infractions électorales ont été commises
dans pratiquement tous les États de la fédération
avant le début du scrutin.
Nous avons des preuves de manipulations
à travers l'offre et la réception de pots-de-vin
et autres formes d'incitations
envers les agents de la Commission électorale nationale...
Je le savais !
... et des membres de l'électorat.
Quand il est apparu évident que la cour avait été victime d'intimidation
- et de manipulation... - Non, non, non !
... pour des intérêts personnels,
tout le système politique courait un grave danger.
Ils essaient de nous escroquer !
J'ai aperçu des chars en venant ici !
C'est au vu de ces circonstances
que le Conseil national de défense et de sécurité
a décidé que, dans l'intérêt suprême de l'ordre, de la loi,
de la stabilité politique et de la paix,
le résultat des élections présidentielles est annulé.
Non.
Vous allez tout gâcher !
Pourquoi maintenant ?
Pourquoi maintenant ?
Comment un seul homme
peut-il être arbitre, entraîneur et joueur en même temps ?
On refuse !
IBB, on refuse !
Ils vont vous châtier !
Dieu maudira votre génération !
Comment osez-vous ?
Nigéria !
- Kapo ! - Papa !
- Kapo ! - Papa !
Kapo !
Ramène tes fils chez eux.
Ça chauffe déjà dans les rues.
L'armée fera usage de la force.
Non ! Je dois récupérer mon salaire !
Quel salaire ? Hein ?
J'ai la clé et ils ne m'ont pas appelé.
Réveille-toi !
Personne ne sortira après cette annonce !
Fais voir ta main.
Toi ! Descends de cette voiture !
Je te parle ! Descends !
La ferme ! Je t'ai permis de parler ?
Descends ! Sors de là !
- Dehors ! - S'il vous plaît.
Je suis avec mes fils.
Monsieur, s'il vous plaît.
S'il vous plaît.
Descends !
Sors de cette voiture !
- Grouille ! - Il n'a rien fait.
- Tiens la main de ton frère. - Descends !
Allez !
Papa !
Mon fils, ne bouge pas, reste là.
Reste là !
Donne-moi tes papiers !
Je te connais ?
Où est-ce que je t'ai vu ?
Je ne vous connais pas.
Aliyu !
Viens par ici.
Tu le connais ?
Qui c'est ? Vérifie.
Connais pas. Où l'as-tu vu ?
Je ne sais pas.
Mais je connais ce visage.
- Tu te trompes. - Je connais ce visage !
Je veux seulement ramener mes fils.
Tu essaies de sortir de Lagos ?
Tu n'as pas entendu la nouvelle ?
Qu'est-ce que t'as ?
Ça me revient !
Je savais que je t'avais vu quelque part.
Bonny Camp !
Aliyu.
- Je connais ce type. - Isaac.
Je le connais !
Écoute, Isaac.
Bonny, c'était il y a deux semaines.
Calme-toi.
Il n'en fait pas partie. C'est impossible.
Aucun n'en est sorti vivant.
POUR LA PREMIÈRE FOIS À L'ÉCRAN
POUR LA PREMIÈRE FOIS À L'ÉCRAN
Cher Père,
je te reverrai dans mes rêves.
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Adaptation : Guillaume DUCHESNE (MUBI)
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