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J'ai fait le test, c'était positif.
C'est très courant qu'une grossesse s'arrête au tout début.
On va affronter tout ça ensemble.
Tu connais Hopkins, le chef par intérim ?
Je doute qu'on le voie souvent. Il s'occupe de pas mal de casernes.
Ça fait de toi l'officier le plus gradé.
Le siège vous envoie ici pour être l'assistante du commandant Pascal ?
J'ai envie d'être utile.
Des nouvelles du siège concernant votre poste ?
Je vais rester dans cette caserne. Je vais attendre qu'on m'en expulse.
Pascal dit avoir laissé quelque chose dans son bureau
Vous savez ce que c'est ?
Il ne vous a rien laissé dans le bureau.
Il vous a laissé le bureau.
Je suis ravi de ce travail de consultant. C'est à toi que je le dois.
C'est quand même moi qui t'invite, hein ?
En plus, je peux adapter mon boulot à ma rééducation.
Comment ça se passe ?
Je progresse lentement, mais sûrement.
Et toi, toujours aucune nouvelle du concours de capitaine ?
Bientôt, j'espère. Stella espérait en avoir avant son départ.
Ah, oui, la formation aux feux de forêt.
Oui, elle est partie ce matin avec son équipe.
Ils seront au fin fond du Colorado, en pleine forêt, donc injoignables.
Ça te fait quoi d'être le plus haut gradé de la caserne depuis le départ de Pascal ?
Je suis prêt à assumer.
Je me demande à quel point Hopkins va s'impliquer dans cette caserne.
Il est déjà très occupé.
Je l'ai juste croisé brièvement. Il est dur mais réglo, il paraît ?
Oui. Ce qui est étrange, c'est que la caserne 51 n'est pas dans son secteur.
Va savoir pourquoi ta caserne se retrouve sous sa houlette.
À cause des coupes budgétaires ?
On ferait mieux de commander, sinon, on va être en retard.
Quelqu'un a vu mes clés ?
Dans la cuisine, sur le plan de travail.
Tu vas le dire à Severide aujourd'hui ?
Je sais, je traîne des pieds, mais...
Je ne veux pas que ça crée des tensions, tu vois ?
Ça ne sera pas le cas. Il tient à toi, Joe. Dis-lui.
Oui, d'accord, je lui dis aujourd'hui.
À plus tard.
Hé, attends... Je te dépose ?
Ça ira.
D'accord. Bonne journée !
Il a daigné nous dire quatre mots, pour moi, c'est une victoire.
C'est ça, les ados, non ?
Oui. Je n'étais pas facile, à cet âge-là. Et maintenant, je suis parfait...
Allez, va travailler.
Salut.
D'accord.
Des t-shirts, des casquettes. Ce serait génial.
Tony, tu connais Delguzzo, de l'équipe du matin ?
Oui.
Il cherche à récupérer des affaires de pompier.
Je suis bénévole au service d'oncologie pédiatrique.
Les enfants adorent les trucs de pompiers.
Désolé, je n'ai rien.
Kolchak dit en avoir trouvé dans son coffre.
Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre, pas vrai ?
Oui.
Bonne journée, les gars.
Quel abruti.
Pourquoi tu n'aimes pas Delguzzo ?
Comme il prétend avoir grandi avec le pape, il se prend pour le pape.
C'est un ami du pape Léon ?
Oui. Ils sont allés à Sainte-Marie en même temps.
Il l'appelle Bob. Tu n'es pas au courant ? Il n'arrête pas d'en parler.
Mon ami dit que son père était le dentiste du pape Léon.
Il n'aurait jamais vu de dentition aussi parfaite.
Je n'avais jamais entendu parler de ce Bob.
Mais depuis qu'il est pape, tout Chicago
prétend le connaître.
Bonjour, lieutenant.
Bonjour.
Pas de camion, d'autopompe et d'ambulance sur l'emploi du temps.
Il n'y a que la Section ?
Oui... on est en sous-effectif.
Je compte sur vous pour assurer.
Bien sûr. À votre service.
Alors, tu as décidé quoi ? Tu t'installes dans ce bureau ?
Je m'en servirai peut-être pour des réunions... pour l'instant.
Tu y vas progressivement.
On peut dire ça.
Dis, lieutenant...
tu as une minute ?
Il y a quelque chose dont je veux te parler. Une grande nouvelle.
Bien sûr. C'est quoi, Cruz ?
Eh bien...
Chloe est enceinte.
Félicitations !
- Merci. - C'est prévu pour quand ?
Mi-août. Oui. On vient de faire la dernière écho, tout va bien.
Les garçons sont contents ?
Otis, oui. Javi ? Il ne respire pas la joie, ces derniers temps.
Section trois.
Accident de voiture. Parking, intersection de North Branch et Halsted.
C'est à quel étage ?
Au 8e. Restez-là. Je vous dirai ce dont j'ai besoin.
Reçu.
Cette voiture a reculé d'un coup. J'ai dû l'esquiver.
Des blessés ?
Là-bas. Je n'ai pas fait exprès de la percuter.
Restez là.
Au secours !
Tenez bon. On va vous sortir de là.
Section 3 à central. Délai de l'ambulance ?
Section 3, dans deux minutes.
Cruz, sac d'urgence, planche dorsale, coussins gonflables et cales.
Reçu. J'arrive !
Tenez bon.
Les secouristes arrivent mais je dois arrêter l'hémorragie.
Ça va faire mal.
Vous vous en sortez comme une cheffe.
Capp, mets les cales.
Reçu !
Cruz, Tony, les coussins gonflables.
Reçu.
Tenez bon. Vous êtes super.
Ma fille... où est-elle ?
Comment s'appelle-t-elle ?
Sara... Elle était juste à côté de moi.
Cruz, trouve une fille qui s'appelle Sara. Assure-toi qu'elle va bien.
Je m'en occupe.
Hé, quelqu'un a vu une petite fille prénommée Sara ?
Sara ?
Hé ! Je m'appelle Joe. Tu es blessée ?
Maman va aller bien ?
On fait tout ce qu'on peut, promis. D'accord ?
Tony, dis-moi quand tu es prêt.
C'est bon, je suis prêt.
Lève sur rouge.
Stop. Lève sur vert.
Stop. Capp, assure les cales.
C'est bon.
Tenez bon. C'est presque fini. Faisons glisser la planche dorsale.
Aïe...
Tiens-la bien. On va la sortir doucement.
Je la tiens.
On vous tient. C'est bon.
On la fait glisser à trois. Un, deux, trois.
On la porte tous ensemble. Prêts ? On lève.
Fracture ouverte du fémur, possibles traumas crâniens et rachidiens.
On prend le relais.
Hé, c'est sa fille. Prenez-la avec vous.
Pas de souci.
Tout va bien. Tu vas juste aller à l'hôpital avec ta mère. D'accord ?
Rochell s'occupe de vous. C'est la meilleure. OK ? Tout ira bien.
Viens, ma puce, tu vas m'accompagner. Allez, viens.
Tout va bien.
C'est bien, ma puce.
- Bien joué, papa. - Ah, ouais.
Voir des enfants lors des interventions... Bon sang, c'était déjà assez dur avant.
Mais maintenant, avec un autre bébé en route...
Attends ! Quoi, on attend un bébé ?
- Cruz ! - Quand comptais-tu nous le dire ?
Il vient de me le dire avant l'intervention.
Vous êtes les prochains à l'apprendre.
Eh bien, on est ravis d'avoir entendu ça.
Ouais, félicitations, Joe.
Merci les gars.
Mon Dieu, je vais bientôt avoir trois enfants.
Je ne sais pas comment Herrmann s'en sort.
Moi non plus. Hé, Stella sera heureuse pour toi aussi.
Pourquoi Hopkins est ici ?
Il ne l'a pas dit. Il a juste filé dans le bureau.
Commissaire Hopkins.
Lieutenant Severide.
Bienvenue à la caserne 51. Qu'est-ce qui vous amène ?
Inspection. Cette caserne est sous mon commandement, maintenant.
J'imagine que vous le saviez déjà. C'est quoi, ça ?
Pascal a suggéré que j'utilise son bureau, j'ai apporté des affaires.
C'est le bureau du chef, lieutenant.
Je comprends. Pascal ne savait pas si cette pièce serait utilisée...
Peu importe.
Et vous avez une assistante ?
Lucy travaille pour l'ensemble de la caserne.
Vraiment ?
Lucy, je veux faire le tour complet de cette caserne.
Mettez-moi au courant.
Bien sûr, chef. Par ici.
Trois enfants. Cruz va être débordé.
On devrait dire à Delguzzo d'en parler à son pote.
Le Pape fait peut-être des baptêmes.
En fait, j'ai réfléchi à ça.
Le pape Léon à 70 ans. Et Delguzzo doit avoir la cinquantaine.
Et alors ?
Ils auraient été ensemble à Sainte-Marie ?
Sainte-Marie était une école, mais aussi une église, non ?
Ils y étaient peut-être ensemble.
J'ai déjà été dans un stade avec Michael Jordan.
Ça ne fait pas de lui mon coéquipier.
Tony, Capp... voici le commissaire Hopkins.
Tony et Capp font tous deux partie de l'équipe de Severide.
Il paraît que la Section 3 est la meilleure unité de secours de la ville.
J'ai hâte de voir si vous êtes digne de cette réputation.
Oui, chef.
C'est lui qui commandait, lors de l'effondrement de la rue Fulton.
Attends... c'était lui ?
Oui. Il a sorti toute son unité tout seul, avec la clavicule cassée.
La vache.
Voici le quartier des officiers. Il y en a trois au fond.
Je vois.
Quelque chose ne va pas, chef ? Vous voulez voir une autre pièce ?
Non, c'est juste que...
votre visage me dit quelque chose. On s'est déjà croisés ?
Je ne pense pas... mais on me dit ça tout le temps.
Je dois avoir une tête banale.
Alors, le lieutenant Severide est ici,
ici, c'est le lieutenant McHolland, et là, le lieutenant Kidd.
Dites à Severide de venir me voir dans le bureau du chef.
Oui, chef.
Fermez la porte.
J'ai annulé mes autres visites de casernes aujourd'hui.
Je reste ici jusqu'à la fin de votre service.
Histoire de mieux cerner cet endroit.
- Bien, chef. - Je n'ai pas terminé.
Vous êtes le plus haut gradé de la caserne la plus sollicitée de Chicago.
Je dois m'assurer que vous êtes à la hauteur.
J'ai des inquiétudes.
Chef ?
J'ai l'impression que vous vous estimez au-dessus des règles.
Comment ça ?
En général, votre femme est de service en même temps que vous, non ?
C'est contre le règlement.
Cette situation a été examinée et validée
par de nombreux chefs.
Mais les règles sont les règles.
Pascal a peut-être tout accepté...
une relation dans la caserne, un lieutenant avec son propre bureau...
mais Pascal n'est plus votre commandant.
C'est moi qui le suis.
Et je dois m'assurer que cet endroit est entre de bonnes mains
quand je ne suis pas là. Sinon, il faudra opérer des changements.
C'est compris ?
Ça sera tout, lieutenant. Vous pouvez disposer.
J'ai fait l'inventaire du matériel de la caserne,
la Section n'a que l'ancien système de sauvetage sur corde.
- Il est obsolète et insuffisant. - Vu.
Qu'une des casernes les plus sollicitées
n'ait pas le système le plus récent est inacceptable.
Elle devrait avoir le nouveau système avec treuil à cabestan électrique.
- Je m'en occupe immédiatement, chef. - Bien.
Je peux vous aider ?
J'espère. Euh...
Je m'appelle Renee. J'étais... sur les lieux de l'accident ce matin.
Le camion qui a percuté une femme ?
En quoi puis-je vous aider ?
Je suis passée au Chicago Med pour prendre des nouvelles de cette femme,
mais on ne m'en a pas donné, vu que je ne suis pas de la famille.
Vous la connaissez ?
Non. J'étais dans la voiture qui a reculé et...
Je n'ai pas fait attention. Je n'ai pas vu le camion.
C'est ma faute.
Le camion a essayé de m'éviter et puis...
Ça ne veut pas dire que c'est votre faute, c'est un accident.
C'est très gentil à vous de me dire ça.
Mais ça me rend dingue de ne pas savoir si elle va bien ou pas.
Sa fille était avec elle...
J'ai vu le rapport. Elle était stable à son arrivée à l'hosto.
Quelques fractures, mais elle va s'en sortir.
Vraiment ?
Je suis vraiment soulagée de le savoir. Merci.
Si vous voulez des nouvelles... n'hésitez pas.
Lucy.
Pourquoi ce type est une vraie peau de vache ?
Je peux gérer. Pascal non plus n'était pas facile, au début.
Il veut sûrement marquer son territoire.
Hé, Chloe ! Félicitations. Un nouveau bébé Cruz !
Tu n'as même pas l'air enceinte. Tu as une mine splendide.
Tu es resplendissante.
Félicitations, Chloe. Excellente nouvelle.
Merci. On est aux anges, mais aussi terrifiés.
On pensait en avoir fini avec les couches.
Je peux te parler ?
- Lieutenant ? - Oui. Vas-y.
On commence les exercices sans toi.
Donc, tu as fouillé.
Je n'ai pas fouillé.
Tu as lu les emails de Javi.
Je rangeais sa chambre, ils étaient sur son écran.
J'ai vu un message d'Eddie, des services sociaux,
je ne pouvais pas l'ignorer.
Le type qui nous a confié Javi ?
Oui. Javi lui a demandé de l'aider
à retrouver sa famille au Honduras.
Et il l'a fait ?
Je ne crois pas... du moins, pas pour l'instant.
On a déjà essayé et on a failli
se faire arnaquer par un faux oncle.
Et si on appelait cet Eddie ?
Je ne sais pas. Je ne veux pas empirer les choses.
Mais vu l'attitude de Javi
depuis qu'on lui a parlé de la grossesse...
Tu crois que c'est lié à ça ?
Peut-être que le fait qu'on ait un autre enfant biologique lui fait penser...
que ça va l'éloigner de nous ?
Ou peut-être que ça lui fait se poser des questions sur sa famille.
Mais pourquoi ne nous a-t-il rien dit ?
Et si...
Et s'il voulait les retrouver
parce qu'il veut aller vivre avec eux ?
Ça n'est qu'un email.
Ça ne veut pas dire qu'il veut nous quitter.
Je vais lui parler.
À toi, Capp. Tony, mets le pied-de-biche.
Je suis prêt.
Frappe ! Encore !
Continue.
La Section n'est pas au complet. Qui manque-t-il ?
Cruz. Il s'occupe de quelque chose.
Capp. Mets l'outil en position.
Il manque un homme. Un écarteur hydraulique ferait l'affaire.
Ils vont y arriver. Allez, Tony, mets plus d'effet de levier.
Beau boulot, les gars.
Hé, désolé.
Pas de souci. On range.
Désolé de te demander ça quand Hopkins est là,
mais Javi peut passer à la caserne tout à l'heure ?
On est en crise.
Bien sûr.
Salut, Tom.
On dirait que les félicitations sont de mise.
Pourquoi ?
Je viens d'apprendre que tu es arrivé premier au concours de capitaine.
Ouah, je suis... Stella va être ravie.
Hopkins ne devrait pas tarder à te l'annoncer officiellement.
Il se trouve qu'il est dans la caserne. Il n'a rien dit.
Il doit le savoir. Je ne vois pas pourquoi il ne te l'a pas dit.
Lieutenant ? Hopkins vous cherche. Il vous attend dans vos quartiers.
Il veut me voir, là.
S'il te plaît, aie l'air étonné quand il te le dira.
Ça marche.
J'imagine que c'est la femme de Cruz qui est passée.
En effet.
Les membres de votre équipe se permettent
de gérer leurs affaires perso pendant le service ?
J'ai autorisé Cruz à prendre une petite pause.
Ça a perturbé votre entraînement.
Capp et Tony ont géré.
C'est au lieutenant de gérer.
Vous avez des nouvelles de mon concours de capitaine ?
Oui.
Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ?
Tant que l'arrêté de promotion n'est pas sorti, vous n'êtes pas capitaine.
Et ça peut prendre du temps.
En outre, cette promotion ne change rien pour moi.
Je reste votre chef, votre supérieur hiérarchique.
Chef, je commence à me dire
qu'il y a un problème d'ordre personnel, mais je ne vois pas lequel.
Disons que j'ai déjà été dans cette situation
et que je ne referai pas la même erreur.
Quelle erreur ? Que voulez-vous dire ?
J'ai du travail. Vous aussi, j'en suis sûr.
Salut, tu n'auras pas ce message aujourd'hui,
mais je voulais entendre ta voix.
Il y a un souci avec le nouveau chef...
j'ai l'impression qu'il en a après moi.
Je dois comprendre ce qu'il en est.
Bref, rappelle-moi quand tu auras terminé,
quelle que soit l'heure. Je t'aime.
Oui, j'ai parlé à Craig, du service technique,
son système ne prend pas en charge les kits de cordage,
il m'a dit de vous appeler.
Rien trouvé.
Contacte Kylie, elle saura où c'est.
Oui, j'ai une référence.
Une minute... c'est quelque part par là... Je peux vous aider ?
Le match a commencé. Je veux des piles pour la télécommande.
C'est peut-être dans le bureau. J'attends.
Alors, système de sauvetage sur corde Hyperion. CX-12. Oui, je reste en ligne.
C'est Kylie ?
Non, Gregory, de l'équipe du matin.
Selon lui, l'histoire de Delguzzo concernant le pape est vraie.
Comment peut-il le savoir ?
Il dit en avoir été témoin.
Que Delguzzo a une sorte de connexion divine.
- Lucy ? - Jamais entendu parler de lui.
Connexion divine... ben voyons.
Chaque fois que Delguzzo conduit l'autopompe,
ils réussissent à se garer près d'une borne incendie. Explique ça.
C'est écrit "stationnement interdit" juste au-dessus !
Oui, je suis en ligne !
Attendez, c'est vrai ? D'accord, j'arrive.
Par pitié, ne le donnez à personne d'autre.
Que se passe-t-il ?
Il n'y a plus qu'un kit de cordage, et trois casernes sur le coup.
Si je ne les convaincs pas de me le donner...
ça pourrait être mon dernier jour ici.
Ah, le voilà ! Juste à temps pour le déjeuner. Ça allait, l'école ?
Ça va.
Bien sûr. Viens, on va discuter, d'accord ?
J'ai fait quelque chose de mal ?
Quoi ? Non.
Je voulais juste qu'on discute un peu, entre hommes.
Alors, ta mère et moi...
on a appris que tu essaies de retrouver des membres de ta famille au Honduras.
Vous l'avez appris de qui ?
Ta mère rangeait ta chambre, elle l'a vu sur ton ordi portable.
Elle fouille dans mes affaires ?
Ne te fâche pas... tu l'avais laissé ouvert.
La prochaine fois, déconnecte-toi.
Mais écoute, on ne veut pas que tu t'imagines devoir nous cacher ça.
Je sais que ce n'est pas évident d'avoir
un petit frère ou une petite sur en route...
On tient à ce que tu saches que ce bébé
va juste agrandir notre famille, ta famille.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tu es notre fils, Javi.
Tu le seras toujours.
Ce bébé n'y changera rien.
J'ai envoyé ce message avant de savoir que maman était enceinte.
Ça n'a rien à voir avec ça.
Vraiment ?
Peu importe, de toute manière.
Ils n'ont trouvé personne.
Comme si je n'avais jamais existé.
Ce n'est pas vrai, tu le sais.
Je dois y aller. Je dois retrouver mes potes, on va faire un match.
Attends... tu peux avoir quelques minutes de retard.
C'est déjà le cas.
Dossier personnel
DÉCERNÉ À ANDRE HOPKINS
Tu es concentré. Imperturbable.
Sacrément concentré.
Je regarde le dossier d'Hopkins.
Tu as trouvé des trucs compromettants ?
Ce n'est pas vraiment ça que je cherche...
J'essaie juste de cerner cet homme.
Tu es occupé. Je te laisse.
Hé, attends. Comment ça s'est passé avec Javi ?
Pas très bien...
Pour être honnête, Chloe et moi, on est un peu dépassés par tout ça.
Ce n'est pas le fait qu'il soit ado, je l'ai été, je sais ce que c'est.
C'est l'adoption... c'est plus dur à gérer.
C'est un gamin sensible... je ne sais pas quelle est la bonne approche.
Tu sais quoi ? Je connais peut-être quelqu'un qui saurait.
Section trois... Sauvetage en tranchée. Un blessé.
On en parlera en route.
Au 9901 Montrose.
Super. Il va venir avec nous.
Vite ! Par ici ! Il est tombé pendant que je creusais.
J'ai essayé de bouger le bras, mais c'est parti en vrille.
Je l'ai écrasé, je crois.
Il perd beaucoup de sang. On se dépêche.
Le bras... il est parti en vrille...
Il faut enlever de la pression. Mettez des cales sous le système hydraulique.
Pourquoi ça tourne encore ? Coupez le moteur.
Non, chef, ce n'est pas la bonne solution.
Le bras ne bouge pas parce qu'il est sous pression.
Si on coupe, le godet tombera.
Il ne survivra pas.
Je vous écoute.
Extraction rapide.
Il faudra quand même lever le bras de la pelleteuse.
S'il refait des siennes, il y aura une pression de 20 mégapascals.
Ça l'aplatira comme une crêpe.
D'accord. Vous êtes en charge.
Allez ! Tony, prends la planche dorsale.
Vous deux : je descends, vous m'assurez.
Reçu.
Tenez bon. On arrive dans une minute.
Je vais vous harnacher et vous remonter.
Vous serez sorti dans deux minutes.
Je vous harnache pour que mon équipe puisse vous remonter.
Allez, remontez-moi !
C'est bon.
Ne relâchez pas les sangles, remontez-le quand je bouge le godet.
Reçu. Tony, cale bien la planche dorsale pour qu'on puisse le glisser dessus.
Les commandes sont alimentées par un circuit à réinjection de fluide ?
C'est ma première semaine, mais je crois, oui.
Prêts ?
C'est fait.
Trois, deux, un, allez !
Secouriste !
Prêts ? À trois. Un, deux, trois...
Comment saviez-vous que ça marcherait ?
Je m'occupais de mettre les bateaux en hangar l'hiver, à la marina Northside.
Les mêmes systèmes hydrauliques sur circuit à réinjection de fluide.
Ce n'était pas un bug, les commandes fonctionnent.
Oui, elles sont juste capricieuses.
Beau boulot, Section 3.
Cruz, il est arrivé. Vous pouvez aller en salle de réunion.
Super. Merci.
Votre fils essaie donc de retrouver sa famille biologique ?
Oui, oui, et j'ai essayé de lui en parler, mais...
Mais c'est la dernière chose qu'il veut faire. Et je comprends.
Severide dit que vous avez affaire à des adolescents tout le temps.
- Comment ? - Honnêtement...
Parfois, il suffit de les laisser se comporter comme des crétins.
La plupart d'entre nous étions comme ça à cet âge-là.
Oui, oui. Je comprends.
J'essaie de me mettre à sa place, mais je ne sais pas ce que c'est que
de ne pas avoir de famille biologique dans sa vie.
Ouais.
Et cette histoire avec Javi, est-ce juste une curiosité, ou...
Cherche-t-il quelque chose qu'il ne trouve pas chez nous ?
D'après mon expérience avec les enfants adoptés et placés en famille d'accueil,
le fait de s'interroger sur leur famille biologique est normal,
ça n'a rien à voir avec les sentiments envers leurs parents adoptifs.
Alors, de quoi s'agit-il ?
C'est exactement ce que représente l'histoire de famille pour tout le monde.
On essaie juste de comprendre qui on est.
Et souvent, pour un gamin comme Javi,
comprendre vraiment qui il est
commence par comprendre d'où il vient.
Alors, j'ai déjà deux capitaines en lice pour ce kit de cordage.
Premier arrivé, premier servi.
S'il vous plaît, je suis venue...
- Eh bien... - ... aussi vite que j'ai pu.
Il suffisait d'appeler.
Je vous aurais dit la même chose.
Écoutez, mon poste est en jeu, là.
Ne le prenez pas mal, mais je ne vous connais ni d'Ève, ni d'Adam. Désolée.
On dirait qu'on a un point commun.
Oui, comme 2,5 milliards de personnes.
Exact. Vous connaissez Delguzzo, de l'équipe du matin de la caserne 51 ?
C'est un bon ami. Il a une sorte de connexion avec Dieu,
vu qu'il est proche du Pape.
Oui, j'en ai entendu parler.
C'est vrai, hein. Il suffit de le côtoyer un peu
pour que tout se passe bien, même quand on cherche à se garer.
Je sais qu'il aimerait que tout se passe bien ici aussi.
Vous ne croyez pas ?
Je ne peux rien refuser à une amie de Delguzzo.
Il sera ravi de l'apprendre.
Je vous fais parvenir le kit demain matin.
Oh... Merci !
Dossier personnel
SANCTION DISCIPLINAIRE
À ANDRE HOPKINS, CASERNE 66 DE : COMMISSAIRE ADJ DUNSTING
La caserne 66...
Vous étiez sous les ordres de Benny,
mon père. Il vous a suspendu.
Vous avez fait des recherches.
Votre dossier ne précise pas la raison...
mais si vous avez des griefs envers Benny, je n'y suis pour rien.
Vous vous trompez.
Je connais les types comme vous. Pistonnés par leur papa.
Lui et ses relations au siège vous ont aidé,
pendant que nous autres, on se battait pour décrocher un poste.
Mon père ne m'a jamais facilité la tâche.
Vous et moi avons plus en commun que vous ne l'imaginez.
J'en doute.
Vous portez son nom. Vous faites partie du problème.
J'aurais dû affronter votre père et ses amis quand j'étais jeune.
Mais je n'avais pas d'expérience, pas de pouvoir. Les choses ont changé.
Mon poste et la restructuration en cours
me donnent l'occasion de rectifier le tir.
De mettre fin au népotisme, aux pots-de-vin, au favoritisme.
De faire un grand ménage. Et c'est bien ce que je compte faire.
J'ai décidé d'établir ici mon bureau permanent.
Je reste ici, à la caserne 51, là où je serai le plus utile.
Faisons remonter ça à la hiérarchie. Si on expose le parti pris d'Hopkins
ils verront qu'il ne peut être un chef impartial.
Le siège sera forcé de réagir.
Non. Pascal est parti, les autres chefs de la ville sont débordés.
Hopkins ne va pas partir.
C'est injuste. Tu viens d'être promu.
Je dois attendre mon arrêté de promotion.
Tout le monde sait que le capitaine Selvidge part à la retraite.
Ton arrêté sortira d'un jour à l'autre. Hopkins ne peut rien y changer.
Peut-être pas, mais quoi qu'il en soit, on ne peut pas être à deux.
Que comptes-tu faire ?
Merci d'avoir fait si vite. Vraiment.
Hé, le kit de cordage ! Vous l'avez eu !
Pile à temps. Reste à savoir si ça suffira à sauver ma peau.
Le chef l'a demandé, vous l'avez fait.
Ce n'était pas que moi.
J'ai peut-être parlé de votre ami qui connaît le Pape.
Sérieux ?
Oui... la dame des équipements...
Elle allait le donner à une autre caserne, j'ai parlé de Delguzzo et...
voilà.
Un miracle.
Remerciez Delguzzo de ma part, d'accord ?
Ça ne veut rien dire.
Salut ! On parlait justement de toi !
Comment s'est passé ton bénévolat au service d'oncologie ?
Tu y crois, toi ? Deux des enfants sont déjà en rémission.
Ouah, c'est incroyable.
J'espère qu'il y aura d'autres bonnes nouvelles la semaine prochaine.
Je vous tiendrai au courant.
Je n'en doute pas.
D'accord, alors...
À plus tard, les amis.
Maintenant, il essaie de s'attribuer le mérite de ces gamins.
Tu ferais mieux de commencer à changer d'attitude envers ce type.
Sinon quoi ?
Hé. Hé !
C'est quoi le problème ?
L'arrière de votre voiture bloque l'allée.
C'est à peine quelques centimètres.
Je n'ai jamais eu d'amende de stationnement.
Il suffisait juste d'être gentil avec l'ami du pape.
Maintenant, tu subis sa colère.
J'ai le nouveau système Hyperion, chef.
Vous voulez que je le pose où ?
Je doutais que vous y arriveriez.
Il paraît qu'il n'en restait presque plus. Posez-les là-bas.
Oui.
Aïe ! Désolée.
C'est juste... une vieille blessure. Mon épaule...
Ils ont pu sauver votre bras, alors ?
Quoi ?
C'est pour ça que je vous connais.
Cet accident... il y a quoi, cinq ans ?
J'étais sur l'intervention, ce soir-là...
... collision entre deux voitures.
L'ado, dans l'autre voiture, était à peine en vie. Colonne vertébrale en vrac...
Quant à vous...
La portière côté chauffeur vous avait presque arraché l'épaule.
Oui.
C'est moi qui ai provoqué l'accident.
J'ai perdu le contrôle de ma voiture.
Vous avez tout de suite vu que j'étais soûle.
Vous avez dit à la police de m'accompagner à l'ambulance.
Je m'en souviens.
Vous avez fait de la prison ?
Non. J'aurais dû. On m'a juste retiré mon permis de conduire.
Vous l'avez dit aux membres de cette caserne ?
Non.
Ça vaut ce que ça vaut, mais j'ai mis des années à décrocher
un poste chez les pompiers, pour faire quelque chose de bien.
Pour me racheter, d'une certaine manière.
Je comprendrais qu'il n'y ait pas de poste pour moi ici.
Il n'y en avait pas, sans commandant officiel.
Mais maintenant que j'ai décidé de rester...
il y en a un.
Vraiment ?
Je vais être clair : vous travaillez pour moi, pas pour la caserne.
Il faut que ça vous convienne.
Tout à fait.
Je vais chercher Otis.
Attends... Avant qu'on s'assoie...
Désolée d'avoir violé ta vie privée, d'avoir lu ton email.
Maman...
Non, je suis sérieuse. Si mes parents avaient lu mon journal intime
quand j'avais ton âge, j'aurais pété un câble.
Écoute...
Je me rappelle quand tu es arrivé dans nos vies, Otis était encore un bébé.
On avait si peur que tu ne sois pas heureux ici.
Et puis, le premier soir, on t'a entendu lui chanter une berceuse...
Tout s'est mis en ordre.
C'était une berceuse en espagnol, elle venait de ton enfance.
Je peux aller le chercher, là ?
Non. Pas encore.
Toi et moi, on va aller au Honduras pendant mes prochains congés.
On découvrira la ville où tu es né...
on cherchera partout.
Et tu as la place côté hublot, pour que tu voies tout à l'atterrissage.
Ça te plairait ?
Énormément.
Merci.
Kelly.
Entre.
Tu aurais dû le voir.
La manière dont il remet en cause tout ce qui compte pour moi,
la caserne, le commandement, le règlement,
la famille de Cruz qui passe nous voir...
Il a touché ta corde sensible.
C'est la meilleure caserne de la ville.
Il ne le sait pas. Moi, si. La caserne 51, c'est ma famille.
Je ne vais pas rester les bras croisés pendant qu'il la détruit.
Si Hopkins veut se battre, je me battrai.
Quoi ?
Je dois dire que j'ai des inquiétudes concernant Hopkins.
Mais Pascal t'a confié les rênes.
Honnêtement, je doutais que tu en aies tant envie que ça... jusqu'à maintenant.
Cette colère, cette conviction...
C'est le genre de chef dont la caserne 51 a besoin.
Je ne dis pas que ce sera facile. Mais, Kelly,
ce que je peux te dire, c'est que tu es exactement là où tu dois être.
Alors, prépare-toi à te battre.
Ce qui précède est fictif.
Sous-titres : Sophie Lugez
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