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...
- Le 2e tireur de la fusillade du 12e serait Jean Khodja.
- Puis il a rejoint un mec.
- C'est Hamza El-Hassani.
- On reste discrets.
- Vous avez un truc à me demander ?
- On a visé
le fils aîné d'Eric Perez.
- Je discute plus, fini !
- Tu vas repartir à la guerre ? - Je suis pas à la retraite, moi.
- Trouvez les El-Hassani.
Je ne veux pas d'une guerre des gangs en plein Paris.
- Braquage à l'Opéra-Comique.
- Merde !
- Arrêter des bras cassés et rater le vrai coup ?
- Qu'est-ce tu fais ici ?
- Il reprend sa place
à la tête du groupe.
Thème sombre
...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a quelqu'un qui est... - Non.
Pas chez nous, en tout cas.
J'ai été rétrogradé.
- Pourquoi ?
- Ils pensent que j'ai merdé une opé.
Que je suis pas prêt pour le commandement.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'ai pas trop envie d'en parler.
- OK.
J'arrête de te poser des questions.
T'as pas à avoir honte. Pas ici, pas avec moi.
Si tu as besoin de te calmer, tu peux partir quelques jours.
Mais tu ne laisses plus traîner tes armes où nos enfants dorment.
Thème du générique
...
- Oui !
*Sonnerie
*- Niko.
- Euh... Salut, c'est...
Tu m'as donné ton numéro en boîte.
Et voilà, donc, rappelle-moi sur ce numéro.
Merci, ciao.
- Bon...
Rachid El-Hassani, on l'a pété pour trafic international.
A priori, il continue de la prison
et s'appuie sur son petit frère, Hamza.
La famille a pris une grande place dans le trafic de stups.
Socrate a enquêté sur eux
avec son ancien groupe.
Tu peux nous en parler ? - Ouais.
Ils ont une connexion pour la coke, mais on n'a jamais pu la remonter.
C'est hyper rare, normalement, il y a des balances. Là, rien.
Les gars laissent rien traîner.
Ils importent à peu près 20% de la blanche qui circule.
- En région parisienne ? - En France.
- Et ils seraient plus dangereux que les Perez ?
- Ils ont fait tuer Sélim devant son fils.
Leur tireur vous a shootés.
Maintenant Jordan, je continue ?
- Eric a dû faire un truc pour que des jeunes inconnus
répliquent si violemment.
- Tu sais quelque chose qu'on ne sait pas ?
- Non. - Bon.
Alors, on met le paquet sur les El-Hassani.
Si le petit téléphone à son frère, je veux le numéro de sa puce.
Je veux savoir ce qu'il dit à Jean, qui ils voient, ce qu'ils font.
Et ce qu'ils préparent. OK ?
...
- Attends, je te fais un peu de place.
Les gars sont partis sur Hamza, je t'ai attendu.
Désolée, on n'a pas mieux.
- C'est bien comme ça.
- Si tu as 5mn, je...
- Je veux pas parler d'hier.
- C'était pas du tout pour te parler de ça.
Tu m'as dit que je pouvais te parler de ce que je ressentais
par rapport à Aslan.
Je suis pas fatiguée, je mange tout le temps, je prends du muscle.
J'ai ma testo qui monte.
- Et ça te préoccupe ? - Ben ouais.
C'est ce que j'ai toujours voulu, mais pourquoi ça se développe là ?
Surtout après ça.
- Parce que ton cerveau est complètement perdu.
Tu as survécu. Tu as une forme d'euphorie.
Tu sens pas la fatigue, tu as de l'énergie, tout ça.
Mais normalement,
la norme, c'est le stress et la dépression.
C'est contre ça que tu lutteras. - Et si ça m'arrive pas ?
- Tu sais jamais comment le corps réagit.
J'ai vu des mecs maigrir, grossir,
certains se pètent des trucs, se déclenchent des cancers.
Tu as ceux qui veulent plus rien, ou qui ont des pulsions sexuelles.
Ceux qui jouent, qui boivent.
- Et toi ?
Comment t'as tenu ?
- Un mélange de ma famille, Dieu.
- Dieu ? - Oui, Dieu.
- Ah ouais ?
Alors, qu'est-ce qui te différencie des mecs comme Khodja ?
- Je crois peut-être pas au même Dieu.
- Moi, je crois pas en Dieu, j'ai pas de famille,
je fais comment ?
T'es bon pour remonter le moral, toi.
- Ca bouge, il vient de sortir.
Il monte dans son véhicule.
C'est parti.
Thème électro
...
Il prend à droite
sur Olympe de Gouges.
- OK, il passe devant moi.
Je le prends.
...
Là, on est rue Eugénie Eboué.
Il s'arrête devant un immeuble, au 18.
Il fait monter une femme voilée, 60-70 ans.
*- Sa mère qui va voir Rachid. - OK. Je préviens les autres.
Réception de SMS
*- Hamza a chargé sa mère, il l'emmène à Villepinte voir Rachid.
*Allez-y, on se retrouve là-bas.
- Voilà, voilà !
Toi, content ?
- Ouais.
C'est pas mal.
Pas mal.
- Ca vous plaît ?
- Ca a de la gueule, non ?
Rajoute-moi
un coeur dessus.
Comme si qu'y coule.
Tellement, j'l'aime, ma fille.
T'as compris ?
Non ? Redis-lui !
En mandarin
- Explique, dis-lui.
- Ca sera fait, vous inquiétez pas.
- Combien je dois ? - Je vous dis ça.
- Les "kallos", prenez exemple pour les gâteaux.
Vos trucs au miel, c'est pas bon, Tarek.
Tiens, c'est bon. Prends tout. Un portable sonne.
Dis-lui qu'il ira manger avec sa femme.
T'es un bon, toi.
*- Eric ? C'est Rachid.
- T'as pas peur, toi.
Tu sais ce que tu fais, là ? Petite merde.
- Tu veux commencer comme ça ? *- Tu croyais quoi ?
- Tu veux pas savoir pourquoi je t'appelle ?
- Je le sais pourquoi tu m'appelles.
C'est parce que t'as le "trash".
Mais fallait réfléchir avant.
- J'ai rien fait à ton fils. *- T'es un rigolo, toi.
- Pourtant, c'est la vérité.
C'est pas moi qui ai commencé tout ça.
Je travaille dur, je laisserai personne me mettre à l'amende.
- T'inquiète pas, va.
Ca sera pas par personne.
- Comment tu réagirais à ma place ?
*- Je suis pas à ta place, moi, espèce de petite salope.
T'as essayé de me faire, alors, maintenant,
*tu vas voir comment on travaille.
*A bientôt, Rachid.
Thème à suspense
...
- Tiens, regarde.
...
Il repart, vas-y.
...
- Parloir, deuxième tour.
...
- On passe devant lui, il se gare. *- OK, je le prends à pied.
...
Badri : *- Je me gare en sous-sol.
...
- Il prend un café à côté des escalators, je décroche.
- Je confirme.
...
- Merde.
Son portable sonne.
...
Eric : *- C'est moi. "Michto" ?
- Ouais, et ton fils ?
*- T'inquiète pas pour lui.
Dis-moi, je fais l'anniversaire de la petite, ce soir.
Là où qu'on se voit d'habitude. Sois-y à ma boîte.
Passe.
- Je sais pas si je peux passer.
- Ce serait bien. Ca fera plaisir à la petite.
*Comme ça, on pourra parler.
Le portable sonne. Je te laisse.
*A ce soir.
...
Ouais ?
OK. Faites ce que vous avez à faire.
Conversation en arabe
...
- Allô, Hamza ?
Crissement de pneus
Vas-y. Elle pleure.
- Tes fils, ils sont morts !
- Madame ! Madame !
Ferracci :
*- Pendant que le groupe filochait Hamza,
*sa mère a été tabassée devant la prison.
- Merci de m'avoir prévenu. *- De rien.
*Musique électro - On n'avait pas dit
que tu me laisserais gérer ?
- Quoi, j'ai fait quoi ?
- Pff !
Faire tabasser leur mère devant la prison, t'as pas de figure.
- Ils ont fait mon "chiavé".
Je suis qui, moi ? Perez.
Voilà. Ben voilà.
Vous vous en foutez, hein ? C'est des serpents.
Je les pousse à la faute.
- On filochait Hamza,
on aurait pu tomber sur tes gars.
- T'es tombé sur mes gars ? T'es pas tombé sur mes gars.
Ben, alors, tu ne me fais plus confiance ?
- C'est plutôt toi, non ?
- J'avais besoin de toi,
mais t'étais pas là. - Je suis revenu.
Je vais m'occuper des deux frangins.
Mais si tu refais ce genre de connerie,
on n'a plus de deal, tu veux te faire justice, tu m'oublies.
- Faites quelque chose.
Allez, enlève ta petite laine, ça va. Détends-toi.
Tu bois quoi ? - Je fais la bise à ta fille
et je me casse.
- Tu restes pas pour voir Noam ?
Il arrive. - Noam ?
- Il vient ce soir.
- Mais faire quoi ?
- Faire la musique à ma petite.
Nina, c'est ma princesse, je peux rien lui refuser.
- On n'avait jamais mélangé. - Il est où le problème ?
Nina était très bien avec ta femme et elle adore Noam, j'y peux rien.
- Tu t'es toujours arrangé pour qu'on t'obéisse.
C'est comme ça que tu as eu cette boîte.
*Morceau techno
- Mais non !
Mais vous êtes fous !
Je vous aime !
*...
- Regarde-la, regarde-la. Ma beauté.
Ma fille ! - Mon père.
*...
- Viens là.
Dis à tes "raclos"
qu'ils arrêtent de me filmer, moi et Patrick.
- Pas de problème. - Profite.
- Allez, on arrête.
Joël, tu les arroses, ils sont avec moi.
*...
- Bon anniversaire. - Merci.
Ca va ?
- Joyeux anniversaire, ma belle. - Tu es magnifique.
- Bon anniversaire. - Merci.
T'es là, toi ?
- Joyeux anniversaire. - Merci.
Viens boire un verre.
Viens. - Non, je dois y aller.
- Viens.
Juste un verre, viens.
Faut qu'on parle de ton petit. Il va pas bien, Noam.
Quoi, t'as pas remarqué ? - Il a perdu sa mère.
- Ca fait six mois qu'il va plus en cours, il se drogue.
Moi, je peux plus, là.
C'est toi son père.
*...
- Mais il est là !
- T'as vu l'heure ?
*...
*Morceau électro
*...
*Morceau house
*...
La musique s'arrête.
Acclamations, applaudissements
...
- Bon anniversaire,
ma fille. - Merci.
- Fais un voeu.
- Euh...
Applaudissements
Merci.
*La musique reprend.
*...
Crépitement
*...
- Hé, y a le feu !
Faites évacuer !
Y a le feu ! Sortez ! Sortez !
Dehors ! Dehors !
Noam !
Noam, sors !
Dehors !
Thème angoissant
...
Déflagration
...
Quelqu'un entre.
- Wesh, bien ou quoi ?
- Ca va. - Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
- Rien, j'ai aidé un pote sur sa bagnole.
- Tu pues l'essence.
- J'ai aidé un pote sur sa bagnole. Je peux me laver ?
- T'es sûr que ça va ?
- J'ai "uet" un mec et l'ai fait brûler dans sa voiture.
- T'es drôle, hein ?
- Vas-y, retourne à tes vidéos.
*Fusillade
*...
Propos disparates des entraîneurs
...
Thème intrigant
...
- Ils ont tiré sur ton fils,
ils ont foutu le feu à la boîte et on fait rien ?
- On a fait leur mère, ils ont répondu.
- Et on s'arrête là ?
- Je parle pas avec toi.
C'est qui les hommes ici ?
- On est des gadjos ou des Perez ?
- Calme-toi ou j'égorge ton homme.
- Ecoute ton frère.
Tu as déjà pris
une volée.
C'est lui qui va prendre.
Hé, le "kallo",
tiens ta femme.
- Sa femme, c'est ta fille.
- Va t'asseoir. - Ca va.
- Démarre.
- Arrête, là, putain !
Mon père, on "graillave".
- Eh ben, voilà.
Je vais devoir gérer, comme d'hab'.
Vous tenez pas la route.
Pour dépenser les "lovés", vous êtes là.
Ca va à Deauville, ça flambe.
Mais côté affaires, ce que je fais, vous savez pas le faire.
Je le fais depuis plus longtemps et mieux que les autres.
Ces "kallos", là, c'est de la rigolade.
C'est pas les premiers qui veulent monter sur moi.
Vous avez pas les épaules.
On va tout perdre, parce que vous avez le "trash".
Toi, ta fête a été gâchée ?
Ben, ton anniversaire, il est là. Profite, voilà, mange !
- Vous faites comme vous voulez.
Moi, je bouge.
Une voiture arrive en trombe.
Thème angoissant
...
Il tape.
...
Cris de douleur
...
- Couche-toi !
Bouge pas.
Ferme tes yeux.
*Morceau électro
*...
...
Il frappe.
...
...
- Oh !
Vas-y, ouvre.
Ouvre, putain ! Ca fait deux fois que t'es en retard pour le loyer.
- Je vais payer.
- Cette semaine ! Ou toi, ta pute, tes gosses, vous dormez dehors.
- Désolé.
- T'as compris ? - Excuse-moi. Je "va" payer.
- Excuse-moi mes couilles.
- Fallait me rappeler.
- Bouge d'ici, toi !
- Il est où, Rayan ?
- Tu t'es fait baiser, hein ?
Je sais pas où il est. Il m'a envoyé
repérer une ferme dans le 77.
- Pour quoi faire ?
- Pour une planque.
Pourquoi tu le cherches ?
C'est ta petite femme ?
Un conseil, éloigne-toi de lui. - Garde tes conseils.
- Ah ouais ? - Ouais.
- Ca va ? - Ca va.
Je peux te parler deux minutes ? - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je sais où sont les braqueurs.
- C'est ton Rayan ? - Un type qui le connaît.
Ils seraient cachés
dans une ferme vers Orléans.
- Après tout ce qui s'est passé...
- Ca coûte quoi d'aller vérifier ?
- Patrick nous laissera jamais y aller.
- Patrick, il le sait pas.
On dit rien à personne, c'est à une heure d'ici.
On y va, on revient.
Je suis désolé
pour ce qui t'est arrivé. - Désolé de quoi ?
Je t'ai dit de trouver un tonton. - Oui, mais j'ai pas géré.
- Arrête.
C'est moi qui t'ai demandé de trouver un informateur, OK ?
Ca arrive avec les tontons.
D'un côté, on a empêché un braquage
et de l'autre, on a sauvé des otages.
- Oui, mais c'est pas bien ce qu'ils t'ont fait.
Je te le dis,
même si ça y change rien,
je trouve pas ça correct.
Par contre, lève le pied,
s'il te plaît, Saïd.
Thème à suspense
...
- Alors, ça donne quoi ? - Le corps de ferme est ici.
Par là, on est couverts.
...
Tu penses qu'il y a quelqu'un ?
- (On peut pas savoir, là.)
- (On attend ce soir ?)
- (Non, faut savoir maintenant.)
...
Il frappe.
- Entre.
- On a remonté les braqueurs de la salle des ventes sur un tuyau.
Ils sont dans une ferme, à 80 bornes.
- Je suppose
que tu as été vérifier ?
- On a vérifié l'immat'.
Voiture replaquée.
Puis à l'intérieur, tu as tout l'arsenal du braqueur.
Faux brassard, gyro, arme automatique.
- J'appelle la BRB, ils se démerdent.
- Ecoute,
c'est pas à nous de le faire, mais je te dis la vérité,
pour moi et Julien, cette histoire, faut la terminer.
Sinon, je perds les gars.
- Si on le fait, c'est moi qui mène l'opération.
Et quand on rentre,
tu te mets à fond sur les El-Hassani. OK ?
Thème angoissant
...
- Ils sont quatre dans cette partie du bâtiment.
C'est des braqueurs, alors, ils sont armés et prêts à tirer.
On est à environ un kilomètre de la ferme.
On va faire l'approche à pied.
Les 50,
vous allez à l'arrière,
en couverture.
Les 30,
vous venez avec nous, on va suivre ce chemin,
passer la cour, arriver à la porte principale.
Et je rentre en premier avec mes gars,
sinon, ils vont me tuer. Pas de questions ?
On s'équipe.
Thème à suspense
...
Il force la porte.
...
Détonations
- Police, bouge pas !
- Police !
- Montre tes mains !
- Bouge pas !
- Lève tes mains !
- Bouge pas !
- Reste au sol !
Tu restes au sol !
- Bouge pas !
...
- Bouge pas !
...
- Il est où, Rayan ?
- Arrête.
- Putain, il est où ?
- Arrête, pas ici, viens.
- Oh !
Qu'est-ce qui se passe ?
- On pense que son "tonton"
est un des braqueurs.
- "On pense", ça veut rien dire. Tu l'as rentré au fichier ?
- Non.
- Super. Cette discussion n'a jamais existé.
A la BRB de faire son enquête.
C'est plus notre problème. OK ? - Oui.
- N'oublie pas ta promesse, toi.
Ne mentionnez pas cette histoire devant les autres groupes. Vu ?
- Allez, viens. - Oui.
- Allô ?
Tu veux me parler de quoi ?
Thème intrigant
...
- T'es venue avec le chef ?
- Ouais.
- Je préfère qu'on se voie là.
Là-bas, les petits caillassent les lampadaires, c'est sombre.
- Bon, tu veux quoi ?
- J'ai un ami, il a un problème.
- Les amis, vaut mieux pas en avoir.
- Mais il veut vous tendre la main.
- Tu parles de l'ami qui est dehors ou de celui qui est en prison ?
- Le père Perez a kidnappé un membre de leur famille.
Un bon travailleur, il a rien à voir avec ça.
Ca se fait pas, ça.
Surtout de la part d'un voyou que vous protégez.
- On protège personne.
- Ca, c'est pas ce que pense mon ami.
- Pourquoi il vient pas
me voir directement ? - Il demande que ça.
Il a parloir demain avec son oncle, à 10h, mais le gars viendra pas.
Vous n'avez qu'à y aller, ça devrait pas être trop compliqué.
*Morceau techno
*...
Thème intrigant
...
Quelqu'un ouvre une porte.
...
- C'est ça, la police française ?
Un "arbouche" en survêt'.
On dirait mon oncle.
- La prochaine fois, je viens avec un brassard de police, on verra
comment réagiront tes copains à la promenade.
Ca peut être marrant.
- Je pensais pas que tu viendrais. - Ah, pourquoi ?
- Je sais pas.
On dit des trucs bizarres sur vous, que vous protégez un fils de pute.
- Je protège aucun voyou.
On raconte aussi des trucs sur toi.
Mais moi, j'aime bien vérifier. - Ah ouais ?
Qu'est-ce qui se raconte ?
- Que vous terrorisez les gens, que vous avez éteint Sélim,
que tu es monté sur le fils Perez, que vous voulez tout leur prendre.
T'as quel âge, déjà ? 30, 35 ?
Je te demande pas où tu as grandi.
Il y avait des millionnaires en francs dans ta cité ? Moi, oui.
T'en connais combien qu'ont pas fini clochard, toxico ?
T'en connais combien qui se sont pas fait fumer ?
Tu enlèves ceux qui se planquent au bled
parce qu'ils ont rien fait de grave pour qu'on aille les chercher,
combien n'ont pas fini en prison ?
Elle est là, la question. Celle qui a le plus de sens.
C'est : "Combien de temps ?
"Combien de temps dure la partie ?"
A la fin, on gagne toujours.
C'est toi qui as voulu me voir.
Je suis là.
Maintenant, tu parles, je t'écoute.
Tu racontes de la merde, je me casse.
- On n'a rien à voir avec tout ça.
On est tranquilles dans notre coin. C'est Eric qu'a voulu me racketter.
Je défends juste ma famille.
Pour ce qui est du fils Perez,
j'ai rien à voir là-dedans, je le jure sur mes gosses.
Il m'a rien fait à moi, pourquoi j'irais lui monter dessus ?
Pourquoi me lancer dans une guerre alors que je gagne bien ma vie ?
Tu vois pas qu'il cherche un prétexte ?
- Pourquoi ?
- Pour voler ceux qui bossent bien.
- Ils ont fait leur oseille à la dure, ils ont braqué, ils ont tué.
- Et tu es un enfant de choeur ?
- Je suis un commerçant, faut pas me tourner autour des couilles.
Faudrait que je fasse quoi ?
Que je les regarde enlever le pain de la bouche de mes gosses ?
On n'est pas parfaits.
Mais nous, on est croyants. On a peur de Dieu.
Eux, ils sont sans foi ni loi, c'est des barbares.
Ils sont morts, ils sont finis.
Ils sont dépassés.
Ils savent qu'ils ne feront plus d'oseille comme avant.
Alors, voir des nouveaux arriver, ça leur fout les boules.
C'est bien beau d'avoir des couilles.
Pour faire des "lovés", faut avant tout un cerveau.
T'appelles ça avoir un cerveau, faire tabasser ma mère ?
Il a kidnappé mon neveu, il demande une rançon.
Le petit n'a rien à voir dans l'histoire.
Il fait une école de commerce, il demande rien à personne.
Si je me mets comme eux, en mode folie,
que j'écoute mon "jnoun", je tue tout le monde.
Crois-moi, j'hésiterai pas.
Mais je suis pas comme ça. Je suis quelqu'un qui réfléchit.
Alors, je t'ai fait venir pour que tu écoutes mon histoire.
Maintenant, tu vas faire quoi pour que
Paris devienne pas Chicago ?
- Si je retrouve ton neveu et que j'arrête ceux qui l'ont enlevé,
tu oublies les représailles ?
- J'ai aucune raison
de bouger. - Je connais vos egos.
- Tu me connais pas, moi.
Je vous laisse trois jours.
C'est le fils de ma soeur.
Si entretemps, il lui arrive quoi que ce soit,
l'autre fils de pute et tous ses enfants, je les fais sauter.
Compris ?
Trois jours.
Pas plus.
Il frappe à la porte. Surveillant !
Quelqu'un ouvre la porte et la referme.
Sous-titrage : Denis Poudou pour Tri Track
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