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- Regardez le faucon !
- Magnifique !
Comment il vole aussi haut, Sully ?
Un courant ascendant l'entraîne.
Il le trouve comment ? Il sent quand le vent le porte.
- J'aimerais voler. - Tu vas bientôt
te construire un nid !
Les hommes rêvent tous
de voler. - Je vais me fabriquer des ailes !
Ce n'est pas une bonne idée.
Rappelle-toi ton dernier essai. J'étais jeune.
J'y connaissais rien.
J'avais pas d'ailes. Icare en avait.
Et son vol lui a été fatal.
Mais il a volé ! C'est un mythe.
Si je faisais des ailes
assez grandes, je réussirais.
Ou une sorte de machine volante ?
Tu m'aideras, Sully ? À quoi ?
Faire des ailes.
Oui, bien sûr.
- Fais une maquette d'abord.
Ainsi, tu verras comment ça marche avant.
La bibliothèque a un livre sur les machines volantes.
Tu le regarderas avec moi ? Oui.
J'y vais !
Brian !
Comment osez-vous l'encourager ? C'est dangereux.
Il ne lui arrivera rien. - Et pourquoi ?
Il ne la construira pas. Il essaiera puis,
se lassera. Pourquoi le laisser commencer ?
- Pour qu'il renonce de lui-même.
- Qui est-ce ?
Des Indiens.
- Sully ?
Je vous cherchais.
Vous faites quoi ? Je les emmène
à Palmer Creek.
Les Utes et les Pawnees sont ennemis.
Nous les empêcherons de se battre. Soldat,
ligotez-les. Ce sera inutile.
Mais ils vont se battre.
Ils ne doivent pas vivre ensemble.
M. Hazen veut que je rassemble les vagabonds.
Où est-il ? - Dans un campement
à Rightwood. On conduit tous les vagabonds
de toutes les tribus à Palmer Creek.
Vous prendrez le relais.
Prendre le relais ?
Vous êtes agent indien.
Pas pour longtemps.
On disait qu'une femme médecin ne survivrait pas dans l'Ouest.
Mais j'étais décidée à lutter.
Je n'étais plus seule. J'avais une famille.
Et c'était mon plus grand défi.
Voilà un ornitopthère.
Elle a volé vingt mètres avant de… Avant de quoi ?
Avant de tomber. Mais personne n'a été blessé !
La mienne aura des ailes plus larges.
Ça crée moins de résistance au vent.
Tu en penses quoi, Sully ?
Les ailes ont l'air correctes. Mais où est la queue ?
Pas encore faite.
- Tu mets des plumes ? Non.
L'oiseau en a. C'est pas ça qui le fait voler.
C'est quoi ? - Des tas de trucs.
La taille et la forme des ailes.
J'ai presque fini.
Il ne reste qu'à donner la lettre à Hazen.
Prenez du temps pour réfléchir. C'est tout réfléchi.
Vous avez été si préoccupé par Nuage Dansant et moi que vous
ne pensez plus à vous.
Je sais ce que j'ai à faire. Démissionner ?
Ils jettent des Indiens ennemis dans la même réserve !
Il leur faut une permission pour sortir.
Et je suis censé les empêcher de s'enfuir.
Et veiller à ce qu'ils aient ce qu'il faut.
Des écoles,
des fermes, une clinique. Ils les auront pas.
Vous êtes leur seul allié. Si vous partez, ils en nommeront
un autre.
Votre présence peut changer les choses.
Si vous pouvez en aider au moins un, ça vaut la peine.
Vous savez comment ça finira.
Ces camps sont provisoires.
Le gouvernement veut les chasser. Je ne peux pas
cautionner cette politique. Alors vous abandonnez ?
Que puis-je faire ?
Déchirer cette lettre.
Je reviens demain.
- Bonne nuit. - Au revoir, Sully.
Tiens, intéressant. C'est quoi ?
Le gouvernement vend
les terres des Cheyennes. Je dois mettre une annonce.
Montre-moi.
De combien d'argent disposes-tu ?
Je ne sais pas. - Te rends-tu compte
de l'aubaine que c'est ?
La moindre parcelle prendra de la valeur.
Surtout avec le chemin de fer.
On pourra faire d'énormes bénéfices.
Je n'aime pas la spéculation.
C'en est pas. À ce prix, c'est une affaire sûre.
La ruse, c'est de se réserver les meilleures terres.
Tu peux acheter toutes les terres que tu veux,
ça ne m'intéresse pas.
Ça doit paraître quand ?
Demain.
Tu pourrais pas attendre quelques jours ?
Je n'ai pas le droit de faire ça !
Donne-moi un jour d'avance.
La région sera envahie
par des milliers d'acheteurs, sinon.
J'aime pas avoir à te demander ça. Je ne demanderai plus rien.
Mais j'en ai besoin, Dorothy.
Je pourrais constituer un petit pécule.
Au cas où je serais malade,
ou pour ma retraite.
Je t'ai aidée à lancer ton journal !
Tu pourrais m'aider à ton tour.
Un jour, pas plus !
Merci. Je vais repérer les lieux !
En pleine nuit ?
Oui, il le faut.
Voilà de quoi manger pour le voyage.
Merci.
Vous pouvez vous occuper de Wolf ? Sa patte n'est pas guérie.
Mais oui, bien sûr.
Soyez prudent, je vous en prie.
Je suis toujours prudent.
Vous me manquerez.
Je vous aime.
Je te donne cette perche.
Ça fera l'armature. Je fixerai les ailes ici.
Tu les fabriques en quoi ? Un truc léger. Peut-être…
du papier d'emballage ? Brian, tu es là !
T'as du papier d'emballage ? Possible.
Je vais voir.
Elle a un soupir amusé
Ça ne pourra jamais voler. Qui sait ?
Quel exploit si on réussissait !
Ne l'encourage pas, Matthew.
Pourquoi ? C'est un rêve pour lui.
Vous êtes inquiète… Inquiète ?
Il a failli mourir en sautant du chêne.
Un miracle qu'il ait survécu. Tout ira bien.
On le surveillera. Il ne fera pas de bêtises, promis.
D'accord ?
- Loren ? Que fais-tu là, Sully ?
Je vais au camp militaire. - Pourquoi ?
Je quitte mon poste d'agent indien.
Tu as enfin retrouvé la raison.
Il s'est passé quoi ? Je rentrais en ville,
peut-être trop vite, mais je voulais être
le 1er acquéreur de cette terre.
- Quelle terre ? Hein, heu…
Avec le train, certains vendent leurs terres,
d'autres les achètent. C'est laquelle ?
Je sais pas trop. Vous avez pourtant l'air pressé.
Le territoire Cheyenne.
Le gouvernement le vend pas cher.
La terre prise après Wachita ? Oui.
Vous ne pouvez pas. - Pourquoi ?
Elle a été volée. - Oh non,
elle a jamais appartenu aux Indiens.
On devait la leur rendre.
Finalement, non. Ils l'ont payée de leur sang.
J'ai rien à voir avec ça.
Et cette terre peut rapporter gros.
Vous tirez profit de ce massacre. Arrête ! Soulève donc ça.
Si vous prenez cette terre,
vous aurez du sang sur les mains. Ça ne me dérange pas.
Je croyais que tu avais changé mais c'est sans espoir.
T'es toujours de leur côté. Votre roue !
Elle va tenir.
Grand fracas
Vous pouvez bouger ? Non,
ma jambe est cassée.
Il gémit de douleur
- Il nous faut de l'aide. Non, laisse-moi. Va en ville,
chercher le Dr Mike. Il y a des ours.
Il y a trop de sang, ça les attirera.
Je peux pas me déplacer.
Sur un traîneau.
On va au camp. Les militaires ?
Oui, ils ont un chirurgien. - Non,
je vais perdre cette terre !
Sans soins, vous perdrez votre jambe.
Loren gémit de douleur
C'est une belle fracture. Il grommelle
Passez-moi le whisky.
Il faut recoudre. - Non.
Certainement pas ! - La plaie
va s'infecter et vous aurez la gangrène.
J'utiliserai du crin.
Du crin ? - Ça tient bien.
Pas question. Je veux être recousu par un médecin.
Proprement.
À votre guise.
En attendant, pour limiter les dégâts…
Il crie Restez immobile.
Comment je pourrais, sur cet attirail ?
Vous voulez monter ?
Non.
Je vous aide.
Allez. Il gémit
Voilà.…
Soulève ma jambe. Je la tiens.
T'es sûr que ça tiendra ?
Les Cheyennes s'en servent depuis des siècles.
Où en est Brian avec sa machine volante ?
Il a presque fini la maquette.
S'il pouvait arrêter ! - Pourquoi ?
Les garçons aiment les machines. C'est trop dangereux.
Du danger, il y en a partout. - Oui, mais
pourquoi prendre des risques inutiles ?
Vous le protégez.
On ne peut les enfermer de peur qu'ils se blessent.
Et c'était dangereux de venir ici seule.
Je n'y avais pas pensé. - La diligence
aurait pu être attaquée.
Votre mère a dû s'inquiéter. - Vous prenez des risques.
Vous avez affronté une horde de chevaux,
fait la Course du Colorado,
sauté d'une falaise.
Je devais sauter.
On m'aurait tuée. Brian a le choix, lui.
Il peut construire autre chose.
Brian pourrait être le premier à voler.
C'est peut-être son destin.
Une bonne mère doit encourager son fils.
Il gémit
- On s'arrête ? Repos !
Je suis pas fatigué. - Tant mieux,
mais le cheval, lui, a besoin de souffler.
Vous saignez encore. Pas étonnant !
Balloté comme je suis.
On bouge pas !
Nous suivons ce chemin, c'est tout.
Je veux pas le savoir.
Partez. Il n'a pas d'ordres
à recevoir de vous, il est agent indien.
Ça alors… Je m'en fiche. C'est mes terres.
Elles sont aux Cheyennes.
Plus maintenant, on bâtit une ferme.
La vente vient de débuter.
Notre père est allé signer l'acte notarié.
Je dois emmener cet homme blessé au campement militaire.
Trouvez un autre chemin.
Le temps presse.
Faites demi-tour.
On va où ? Prendre le sentier
qui longe la corniche. - Tu vois,
tout le monde veut ces terres.
Je suis mieux qu'eux, non ?
Je vois pas la différence.
Il a mal
Qui veut parier que ça tombera ?
- Pourquoi dire ça ? Vous disiez à Michaela
de laisser Brian essayer. Je rigole.
J'espère que ça volera, au moins une minute.
Brian, ta machine a un nom ?
Cavalier de la Lune !
Où est le Dr Mike ? Chez la veuve Clark.
Elle ne rentre que ce soir.
Bon, profitons du vent,
après il sera trop tard.
Vous êtes prêts ? OUI !
Dégagez la rue !
Prêt ?
Vole, Cavalier de la Lune !
Vole ! Oh…
- T'aurais dû l'appeler
Mange-Poussière ! Rires
Arrêtez.
Ce n'est qu'un jouet.
Non. Oui, c'est une arme.
Montre-la à l'armée. Rires
L'écoute pas. J'y fais pas attention.
Les ailes ont tenu.
La forme ne va pas.
Si je les mettais plus loin de la queue ?
Ça serait mieux équilibré.
Je crois que je vais faire ça.
Viens !
J'arrive.
Loren chante
Taisez-vous ! Vous gardez pas le bétail.
Ça me fait oublier que je souffre.
- Moi, ça me fait souffrir !
Bon d'accord, j'arrête de chanter.
- La route est effondrée. Quoi ?
Je t'avais dit qu'on aurait dû retourner en ville !
Je vais arranger ça. Non, il faut faire demi-tour.
Descendez. Soulève ma jambe.
Il peine Allez, donne-moi la main.
…Laisse-moi m'appuyer sur toi.
Il a mal
Tu vas pas
me faire grimper ça ? On peut.
Après, la route est plate jusqu'à Rightwood.
Les pierres ne vont pas encore glisser ?
Je vais faire un essai.
Allez, grimpe !
Je vous porte puis je reviens prendre le traîneau.
J'y arriverai pas. Allez, un petit effort.
Appuyez-vous sur votre jambe valide.
J'ose pas regarder. Alors, fermez les yeux !
Sully, c'est l'idée la plus idiote
que tu as jamais eue.
Pourquoi tu me laisses pas
dévaler la pente ?
Ne me tentez pas !
Loren gémit
On a réussi. Dieu soit loué.
Ah ! Sully !
Sully !
Lancez la corde.
Si vous pouvez l'attraper ! Je vais essayer.
Je l'ai ! Attachez-la.
Au cou du cheval.
Puis lancez-la-moi.
Allez, là-dedans.
Loren !
Dépêchez-vous ! Tiens bon, Sully !
Il a mal
Ça va aller ?
Une infusion d'écorce de saule ? C'est un truc indien ?
Ça calme la douleur. Je reste au whisky.
Merci de m'avoir aidé. Ça a dû être dur, avec votre jambe.
Je regrette de pas vous avoir ramené en ville.
On aurait perdu moins de temps. Tu pouvais pas savoir.
Si on était pas tombés sur ces vauriens, on y serait.
Je pensais trop à mes affaires personnelles.
Donner cette lettre à Hazen.
Je me suis mal conduit.
Alors, tu démissionnes ? - Oui,
je ne peux plus être agent indien.
Je ne peux pas cautionner les agissements du gouvernement.
Oui, mais maintenant, une chose est sûre,
cette terre est pas pour moi.
J'irai vous l'acheter. Quoi ?
Dès que nous serons au camp, j'irai porter votre demande.
Ce sera bon, j'arriverai avant les autres.
Tu achèterais ces terres Cheyennes pour moi ?
Maintenant, tout m'est égal.
Tu comptes faire quoi ?
- Suivre la corniche. Non, après ta démission.
Je ne sais pas, comme avant.
Il en reste des Cheyennes ici, à part Nuage Dansant ?
Des Indiens du nord, déplacés à Palmer Creek.
- Qui va s'occuper d'eux ? Je ne sais pas.
Un ami pourrait leur être utile.
Si tu voulais rester…
Je ne peux pas. On veut que je fasse des fermiers de ces nomades.
Ils se déplacent avec les saisons.
Ils peuvent changer. Être fermier, c'est bien.
Je ne connais rien à ce métier.
Il gémit
C'est un jour parfait. Cette fois, il va voler.
Ici, personne ne nous verra.
Sauf maman. Voilà.
- Prêt ? Maman, on est prêts.
Bonne chance !
On y va !
Ouais !
Donne du mou. Lâche !
C'est bien !
Cavalier de la Lune, tu vas voler !
- Bravo !
C'est bien !
- C'est magnifique !
T'as réussi. Oui.
Au prochain essai, il volera plus. Au prochain,
c'est moi qui volerai.
- Tu n'es pas prêt pour ça. Si, tu l'as bien vu.
Avec ton poids, ce sera différent.
Je ferai une machine plus grande.
En attendant, rentrons.
Tenez, buvez encore un peu de tisane.
Je suppose que c'est les Cheyennes qui t'ont appris cette potion.
Quand le Dr Mike a eu l'influenza, elle n'en voulait pas.
Maintenant, elle s'en sert souvent.
Ça marche.
Tu dois avoir du chagrin à cause de tout ça.
- À cause de quoi ? Des Cheyennes.
Je n'ai pas envie d'en parler.
Je les aime pas trop.
Que pensez-vous de Brian et sa machine ?
Sully.
Tu peux pas changer la tragédie de Wachita.
Il a toujours rêvé de voler. J'arrive pas à y croire.
Ce petit a besoin de toi.
Les Indiens aussi.
Il y a un moment où il faut ouvrir les yeux,
serrer les poings et se décider à bouger.
Loren… - Tu as tant de raisons
de te réjouir.
Tu vas te marier,
fonder une famille.
J'ai l'impression
de toujours perdre ceux que j'aime.
Quand j'avais dix ans,
mon père…
m'a laissé tomber pour aller travailler en ville.
Puis, ma mère s'est noyée.
Donc, je suis parti pour l'Ouest. J'ai rencontré Abigail.
Et les Cheyennes.
Oh, Sully.
J'ai horreur de te voir malheureux.
Buvez votre tisane. Ça va aller.
Eh ! Oh, désolé !
T'es là depuis quand ? Je viens d'arriver. Tu t'entraines ?
J'ai le sentiment d'être venu au monde pour voler.
T'as déjà éprouvé ça ?
Non, pas vraiment.
Ce que j'ai fait, le hasard l'a choisi pour moi.
Je sais que je suis fait pour ça.
C'est possible,
mais le Dr Mike ne te laissera pas faire.
Si, il le faut !
Elle n'acceptera pas.
Aide-moi à la convaincre. Je peux pas.
Pourquoi ? Elle change jamais d'avis.
Ça lui arrive. C'est très rare.
Tu me demandes d'arrêter ?
Toi aussi, tu veux que j'abandonne ? J'ai pas dit ça.
Tu devrais peut-être attendre quelques années.
À mon âge, tu feras ce que tu voudras.
Je veux pas attendre.
T'as pas le choix.
Je vais lui parler. Je te souhaite bonne chance, frérot.
C'est sincère.
Maman, t'es occupée ?
J'ai toujours du temps pour toi. Assis-toi.
Tu m'as dit qu'on se moque des gens qui ont des idées nouvelles.
Oui. Comme Christophe Colomb.
Les gens trouvaient son idée dangereuse.
Ils croyaient qu'il tomberait en arrivant au bout de la Terre.
Colomb était un adulte. Tu n'es qu'un enfant.
Je ne veux pas t'en empêcher mais en tant que mère…
C'est pas dangereux. S'il te plaît, fais-moi confiance.
Les jeunes ne voient jamais le danger.
Tu as déjà
failli mourir. On mettra une meule de foin.
J'ai sauté plein de fois.
Matthew aussi. Essaie autre chose.
Je veux faire ça.
Quand je vois un oiseau, comme ce faucon,
j'essaie d'imaginer les sensations que ça procure,
de voler, de planer au-dessus de la terre,
de voir les toits des maisons, les arbres, la prairie.
J'approuve ta curiosité.
On doit se sentir si libre,
de flotter dans les airs.
Et les nuages ?
Quel effet ça fait d'en traverser ?
C'est comme de la fumée ?
Ou comme du coton ?
On peut s'assoir dessus ?
Je ne crois pas.
J'aimerais tant le savoir.
Il y a de nouveaux occupants. Combien ?
- Un homme et une femme. - Sully,
c'est un cimetière indien ici, non ?
Oui.
Tu dois les empêcher de construire à cet endroit !
Là ou ailleurs, c'est pareil.
C'est une terre sacrée.
Ça vous est égal. - Oui, mais pas à toi.
Toi, tu t'en fiches pas.
Tu t'en es toujours soucié.
Je ne te reconnais plus.
Si on empêche ceux-là,
d'autres viendront.
Qui les en empêchera ? Et ceux qui viendront après ?
C'est interminable et on y peut rien.
Rien !
Il y a toujours quelque chose à faire. Tu le sais.
Mais t'as plus de cran. Alors tu démissionnes.
Tu laisses tomber, comme l'ont fait ton père et ta mère.
Tu renonces
car tu es lâche. Et vous, vous êtes fou.
Peut-être mais je dis la vérité.
Et tu veux pas l'entendre.
Le cheval s'agite
Qu'est-ce qui lui prend ? Vous n'entendez pas ?
Holà !
Tout doux, tout doux.
Doucement, du calme.
Reste ici.
Tout doux !
Ah !
Il va revenir ?
Les autres l'ont attiré. J'irai le chercher plus tard.
Laisse-moi ici.
Non, c'est vrai.
Je peux pas marcher. - Si, le camp est juste
derrière la colline, pas loin. Laisse-moi, comme les Cheyennes.
Venez.
Levez-vous.
Appuyez-vous sur moi.
Il faut un gros bout de bois.
T'as vérifié dans les chutes ? J'ai utilisé tout ce que j'ai pu.
Bonjour. Bonjour.
Hum !
C'est avec ça que tu veux voler ? Oui.
Où vas-tu t'assoir ?
Là-dessus.
Je courrai puis lèverai les jambes.
Je vois. Les ailes sont comme celles
des oiseaux. - Joli dessin.
Merci.
Mais ça restera un dessin pendant longtemps.
Pourquoi ?
Ça coûte plus cher que prévu.
J'ai dépensé mon argent et celui emprunté à Matthew.
Horace t'a proposé de l'aider à la Poste.
J'en aurai pour des semaines. Combien cela coûtera-t-il ?
Pour les ailes,
il me faut
de la soie. C'est le plus léger.
De la corde et de la colle.
5 dollars.
C'est bientôt ton anniversaire.
Considérons ceci
comme un cadeau.
Maman ! Je ne sais pas quoi t'offrir.
Tu as résolu mon problème.
Merci !
- Nous y sommes.
Je vais nettoyer la plaie, enlever les éclats d'os et
couper les peaux mortes.
J'ai du chloroforme. - Ma jambe,
elle est en bon état ?
Il y a une infection mais rien de grave. Car votre ami
vous a vite amené ici.
Recousue,
elle cicatrisera très bien.
Dès que j'aurai vu Hazen, je retournerai en ville.
Rien ne presse, tu as tout le temps. - Pourquoi dites-vous ça ?
Parce que…
Je n'achète plus.
Pourquoi ? - Ça me dit
rien ! Voilà !
Vous garderez votre jambe.
Il ne s'agit pas de ça. C'est que…
J'ai réfléchi à ce que tu as dit.
Je ne veux pas tirer profit…
de cet horrible massacre. - Sully ?
Agent Sully ?
Vous vouliez me voir ?
Oui, Monsieur, je…
Je vous fais responsable de Palmer Creek.
Il faut maintenir la paix ici.
J'examinerai vos suggestions.
J'attends vos idées d'ici un mois.
Ça ira, n'est-ce pas ?
T'as attiré l'attention. Ils veulent tous te voir.
Ton casque. Merci, mais
je vois pas… Tu verras très bien.
Porte-le, pour moi. N'aie pas peur,
j'atterrirai sur le foin.
Quand tu veux, Brian.
Des ânes braient - Allez !
Holà !
- Sully !
Quel bonheur de vous voir.
Vous êtes parti si longtemps !
Loren ? Qu'est-il arrivé ? Un accident avec le chariot.
Oh, Loren ! Attention.
L'armée nous en a prêté un. Et pour Hazen ?
Je l'ai vu.
C'est quoi ça ? - Brian
essaie sa machine.
Elle est déjà faite ?
C'est la 3ème ! - Et vous,
vous le laissez faire ? Rien ne l'arrête.
- Il est prêt.
Voilà. Merci.
Ça va ?
On est prêts ? OUI.
On va y aller.
Écartez-vous du chemin.
- Ça va rater.
Il faut avoir la foi. Je l'ai, mais ça ratera.
- Matthew. Prêt ?
Faites qu'il ne lui arrive rien.
Attention, on y va. 1, 2, 3…
Partez !
Attendez !
Reculez, encore.
Ça va ?
Le vent était contraire.
Prêt ?
Quand tu veux.
Un,
deux, trois.
Allons-y !
- OUI !
- Ça va, Brian ?
- Brian, mon Dieu !
Ça va ?
Laisse-moi t'examiner. Je vais bien.
Mais pas ma machine. Tant que t'es sauf…
Je pensais voler jusqu'aux arbres.
Je suis tombé. Belle tentative.
Tu t'en es bien sorti.
On est fiers.
- Tu devrais
faire un truc plus utile, comme un chariot, pour moi.
Pourquoi il vole pas ? Sois patient, c'est ton 1er essai.
- Sully.
Les humains sont pas faits pour voler.
Parce qu'ils n'ont pas trouvé le moyen.
C'est les ailes, non ?
Elles m'ont déséquilibré ? Va chercher tes dessins.
C'est Robert E qui les a.
Robert E, où sont les dessins ?
Ils sont là, à côté.
Je suis content de vous revoir.
Vous ne m'avez pas dit ce que Hazen a répondu à votre lettre.
Rien.
Oh, Sully !
Sous-titrage : Dubbing Brothers
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