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Original subtitles

On dit que l'argent est la racine du mal

Et que lit-on sur les billets ?

"Nous croyons en Dieu."

C'est dément, non ?

Diriger un cartel, c'est rouler en moto

à 150 km/h en plein trafic.

Tout mauvais calcul,

toute erreur,

peuvent avoir des conséquences fatales.

Il n'y a pas de manuel sur la façon d'être la patronne.

Chaque décision difficile n'incombe qu'à vous.

Et quand les vôtres vous trahissent, aussi dur que cela soit,

vous n'avez d'autre choix que de vous en séparer.

L'histoire et la nature humaine ont prouvé

qu'on ne reste pas au sommet

sans verser de sang.

LA NOUVELLE-ORLÉANS

- Jefa... - On en est où ?

Il a fallu six mois pour tout organiser, mais tu seras livrée

cette semaine.

Bien. On se reparlera bientôt.

D'accord, patronne.

Prêt !

De quoi passer une bonne soirée.

C'est quoi, cet endroit ?

Trois mille mètres carrés de surface commerciale.

Restaurants,

magasins,

un cinéma.

Notre avenir.

Un centre commercial ?

Je veux qu'on possède des entreprises légales.

Qu'on grandisse.

On a déjà une grande partie du Sud-Ouest.

L'expansion pourrait comporter des risques.

Si on gagne plus d'argent,

on pourra acheter plus d'immobilier.

Après,

on n'aura plus à travailler avec Castel et Boaz

qui assassinent leur famille.

On pourrait se fondre dans la légalité américaine ?

Beaucoup de grandes fortunes américaines

ont commencé dans le crime. Pourquoi pas nous ?

Tu pourrais avoir ton restaurant, qu'en penses-tu ?

La Cantina Potemkine.

Ça me plaît.

- Tu as pu envoyer un message à James ? - Il a disparu.

C'est un fantôme.

Aucun souci au port ?

Bien sûr.

C'est juste un camion de cactus.

En route.

- Bonjour, principessa. - Comment vas-tu ?

Bien, le plus heureux des hommes.

Chewy.

Patronne !

- On a enfin notre produit ? - En effet.

Que fait Castel ici ?

Une démonstration de force.

Je m'excuse pour ma visite inopinée.

Je vais à LA pour une réunion,

je voulais t'annoncer une très bonne nouvelle.

J'ai tiré des ficelles

auprès d'un ami du gouvernement mexicain.

Tu n'es plus recherchée pour le meurtre d'Epifanio Vargas.

Tu as des amis puissants.

- Merci. - Je t'en prie.

Pourquoi es-tu vraiment ici ?

J'ai un problème.

Des fermiers colombiens se mêlent de mes affaires.

J'ai entendu dire qu'ils s'apprêtaient à expédier à la Nouvelle-Orléans.

À moi ?

C'est le cas ?

J'ai passé un marché avec toi, et toi seulement.

Je suis désolée pour mes soupçons,

mais dans notre secteur, on a des ennemis partout.

Ça ne signifie pas qu'il faut en créer qui n'existent pas.

J'ai misé sur toi, Teresa.

J'apprécie que tu l'aies fait.

Merci.

Je dois y aller.

Je t'avertirai de la prochaine expédition.

Fais bon voyage.

Merci.

Ce n'est pas une démonstration de force,

c'est de la peur.

Tout l'agave a été déchargé. On va mettre en bouteille.

On se cantonne toujours au darknet ?

Il nous faut un distributeur sur la côte est,

qui puisse nous présenter les principaux intervenants.

- Javier a une idée. - Raul Rodriguez.

C'est un trafiquant cubain de Miami.

Il vend une tonne par mois en Floride du Sud.

Il a des relations jusqu'au Canada.

Je le connais.

On l'appelle El Gordo, car il ressemblait à un cochon grillé.

C'est délicieux, d'ailleurs.

- Il travaillait pas avec Epifanio ? - Si. Et ensuite Camila.

Sans eux, il a dû se charger de l'importation.

Ses livraisons sont peu fiables.

La DEA a fait une énorme saisie à Miami le mois dernier.

C'est pour ça qu'il fera affaire avec nous.

Écoutez,

je voulais vous rappeler une chose :

pas de violence inutile.

On fait profil bas.

Dans cette ville, nos affaires sont légales.

D'accord ?

Merci.

J'ai une réunion au bar, à tout à l'heure.

- Il y a de la bière au frigo. - Ne buvez pas tout !

- Salut, Birdie. - Salut !

Quoi de neuf ?

Goûte cet...

élixir magique.

Tiens.

Merci.

C'est bon.

Bien sûr, je l'ai fait avec ta tequila

et mes compétences en mixologie.

Il s'appelle comment ?

Le Teresita, d'après ton surnom pour la patronne.

Patrona,

vous avez mis du temps.

Il fait beau, on a marché.

René Bardot, des licences, est dans ton bureau.

Bien. Merci.

J'ai parlé à un des hommes d'El Gordo.

Il est à la Nouvelle-Orléans pour un combat de coqs.

Vraiment ?

Il paraît qu'il élève ses propres coqs.

Il aime organiser de grands combats illégaux.

- Il faut qu'on y aille. - Oui.

Merci.

Viens avec moi.

M. Bardot.

Je suis Teresa Mendoza.

Voici Javier,

mon gérant.

BASÉ SUR LE ROMAN DE ARTURO PÉREZ-REVERTE

Votre titre de propriété mentionne un copropriétaire, George...

Megalos ?

Il est arabe ?

Seuls les Américains peuvent obtenir une licence ici,

Mme Mendoza.

Il est américain et très occupé.

- Je m'occupe du bar. - Je suis désolé.

Il faudra compter deux mois pour vos licences.

Quel est le problème ?

- Les demandes datent de six mois... - Les choses vont lentement par ici.

Nous, les employés du gouvernement,

on est surchargés et...

sous-payés.

Je pourrais vous aider.

Tu peux ouvrir le coffre, s'il te plaît ?

Je n'accepte pas les pesos.

Sale con.

Change d'attitude, Pancho.

Comment tu m'as appelé ?

- Tu m'as dit quoi ? - Javier...

Vous voilà prioritaire.

Vous allez enfin pouvoir ouvrir.

J'ai acheté le déjeuner.

Tu m'as déjà vu manger

dans ma voiture ?

Une propriétaire de bar avec deux gardes du corps.

Ça me semble un peu étrange.

T'as quelque chose sur nos nouveaux voisins ?

Ils ont un domaine viticole à Phoenix.

Ils font du vin à Phoenix ?

On a tout vérifié. Une affaire légale.

Non, mec.

À la Nouvelle-Orléans, y a rien de légal.

Il est temps qu'on se présente.

Merci pour l'information.

Au revoir.

C'était Taza.

Dans le dernier chargement de Phoenix,

il manquait cinq kilos.

Tous nos produits viennent du Mexique.

Y en a qu'un avec la paire nécessaire pour oser nous voler :

Boaz.

S'il vole dans l'expédition du Sud-Ouest,

il peut accuser Taza.

- Tu as reçu la cargaison ? - Oui.

On a un problème à Phoenix.

Il nous manque cinq kilos.

J'envoie des hommes parler à Taza ?

Je ne soupçonne pas Taza.

Tu ne m'accuserais pas de voler.

Tous nos produits passent par toi.

Teresa, je ne te volerais jamais.

Je te donne ma parole.

Alors des erreurs sont commises à Sinaloa.

Si quelqu'un qui travaille pour moi

te vole,

alors je prendrai mon chalumeau et j'irai de maison en maison

jusqu'à ce que quelqu'un dénonce

cet enfoiré de voleur.

- Sa famille parlera. - On ne torture pas des innocents.

Trouve qui c'est et force-le à rembourser

ce qu'il doit.

Je dois diriger Sinaloa.

- Je le ferai à ma façon. - Tu suivras mes règles.

Comme tu veux, Jefa.

- Une seconde. - Du calme.

On jette juste un œil.

Bonjour, messieurs.

Malheureusement, ce n'est pas encore ouvert.

C'est rien, je voulais juste passer voir

ce que vous aviez fait de cet endroit.

Ce bar a eu cinq autres propriétaires avant vous.

Personne ne semble gagner d'argent,

ici.

J'espère que ça changera.

Je suis Marcel Dumas.

Voilà mon associé, Bobby Leroux.

- Teresa Mendoza. - J'ai une boîte de jazz.

Comme c'est à côté, je suis un peu le comité d'accueil.

Bobby, donne les pralines à la dame.

C'est ma femme qui les fait.

- Vous n'achèterez pas mieux. - Merci.

C'est juste un petit cadeau

de la Chambre de commerce des gens de couleur.

Marcel est le président de la CCGC.

C'est une organisation non officielle.

Des gens de couleur qui veillent...

sur d'autres.

Il faut avoir les bons amis dans cette ville.

Si je comprends bien, vous fabriquez votre tequila.

Ici, on s'en tient au rhum

ou au bourbon.

Mais cet agave,

c'est difficile à trouver. Vous devez savoir y faire.

Notre barmaid est incroyable.

On espère ajouter quelque chose

à la richesse de vos cocktails.

J'en suis sûr, mais je...

Je vous promets d'être présent pour votre ouverture.

- Tenez. Je suis à votre service. - Merci.

Oui, madame.

Des policiers infiltrés ?

Je ne pense pas.

Très bien.

On va au combat d'El Gordo.

Cinquante mille dollars pour participer. Et il y a un code vestimentaire.

Un code vestimentaire pour un combat de coqs ?

Le Mexique me manque.

Là.

Le voilà.

On y va.

J'étais jamais allé à un combat de coqs huppé.

C'est dingue.

Je mets 500 billets. Allez ! On y va !

C'est ça, 5 000.

Señor Rodriguez ?

Je m'appelle Teresa Mendoza. Vous m'accordez un instant ?

Teresa Mendoza.

Je te connais. Ta réputation te précède.

Si vous me connaissez,

vous savez aussi que j'ai le meilleur produit sur le marché.

Je l'ai goûté une fois, impressionnant.

Tu le vois ?

Le plus grand.

C'est mon combattant, Papito.

Mets ton argent sur lui.

Désolée, je ne joue pas.

Tant pis pour toi, Papito est un champion.

- Quelle est la cote ? - Cinq contre un.

Hé, gringo.

Dix mille sur le challenger.

On t'appelle pas El Gallo ?

Tu devrais reconnaître un gagnant quand t'en vois un.

Tu vas perdre ton argent.

Mais si je gagne, je gagnerai gros.

Cinq contre Papito.

Cheo, t'es fou ou quoi ?

Comme il a dit, si je gagne, je gagnerai gros.

Ça fera plus d'argent pour moi.

Alors, flaca,

tu voulais un instant, tu l'as. Parle.

Vous n'avez jamais voulu être importateur.

J'ai une façon unique de déplacer le produit qui est moins risquée.

Je peux vous offrir 20 % sur la première expédition

et 10 % sur les commandes...

Les choses sérieuses !

Mesdames et messieurs, pour le premier combat,

les Everglades contre le Bayou,

le missile cubain, Papito,

contre le tueur cajun, Rocky !

Que le combat commence !

Continue, vas-y.

Il y a eu une descente de la DEA à Miami. Je peux vous approvisionner.

Si je deviens votre fournisseur, je résous deux problèmes pour vous.

J'ai pas besoin de ton produit, flaca.

J'achète à des indépendants.

J'en ai assez des cartels pénibles

qui continuent à couper des têtes.

Je ne dirige pas de cette façon.

Félicitations, mais ça ne change pas ma décision.

Allez, Papito !

Tue-le !

Mais non, bon sang !

Le gagnant, le tueur cajun, Rocky !

Tiens, fils de pute, prends ton fric.

Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

Allez ! Envoyez la salsa !

On est censés s'amuser ! Allez !

Donnez son fric à El Gallito !

C'est tout l'argent que toi et les tiens obtiendrez de moi.

Juste un instant.

D'accord.

Mettez de la glace.

Gordo était amusant,

avant son anneau gastrique.

- Il doit avoir faim. - Il est encore tôt.

Vous trouverez quelque chose d'amusant à faire ce soir.

Je travaille.

Vous n'êtes pas là pour le combat ?

Les affaires aussi.

Mais...

je pourrais trouver le temps pour le plaisir.

On se voit plus tard ?

Peut-être.

Vous finissez quand ?

Vers minuit.

Trop tard pour moi.

Une cargaison arrive ici ce soir.

- Comment tu le sais ? - Miami est bloqué.

Raul a besoin d'un point d'entrée.

Castel a dit que ses concurrents livraient quelqu'un ici,

et Cheo vient de me dire qu'il travaillait ce soir.

On intervient ?

S'il croit pouvoir se passer de nous, il refusera un accord.

Alors il doit avoir besoin de nous.

On y va.

Un paquebot venant des Bahamas. C'est la seule arrivée ce soir.

D'accord.

On cherche quelque chose qui sort de l'ordinaire.

Cet étui pourrait contenir 100 kilos.

C'est trop gros,

mais ça ferait un bon épisode de sitcom.

Voilà l'équipage.

Pourquoi de si grandes valises ?

Aux Bahamas, il suffit d'un ou deux bikinis.

À plus tard.

Oui, ça marche.

Qui on a là ?

Teresa a raison.

El Gordo s'est offert

une petite livraison.

Il a plus besoin de nous qu'il ne le croit.

La petite Mexicaine qui était au combat,

elle est venue me brancher grave.

J'aurais pu me la faire.

Ne faites rien de stupide.

Vos armes.

Sortez de la voiture.

Reculez !

Je déteste le reggaeton.

C'est fait. Sans anicroche.

Bien.

Merci.

Bonne nuit.

Au revoir.

Merci.

Patronne.

C'est Boaz.

Quoi, cousin ?

C'est quoi cette connerie d'interdire la torture ?

Plus personne nous respectera.

Le nom Jimenez signifie quelque chose,

mais si on faiblit, ça durera pas.

Tu sais qui vole ?

J'interroge toujours les gens.

Personne ne parle.

Alors continue.

Il cherche toujours, patrona.

Merci.

C'est Teresa Mendoza !

La pute !

Maintenant, une goutte de jus d'orange.

Une goutte, pas une douche !

Qu'est-ce que tu fais ?

Les cocktails, c'est trop de travail,

trop d'ingrédients.

La tequila, c'est propre.

Mais si t'en bois plus de deux, ça devient très sale.

Sale à quel point ?

T'es vicieux... Vraiment vicieux.

En route, Pote.

- Salut. - Salut, ma belle.

À plus.

Qu'est-ce qui se passe, cousin ?

Écoute-moi,

te conduire comme un dingue, ça te donne pas l'air loyal.

Tu voles Teresa ?

Je suis beaucoup de choses, mais pas un voleur.

Remettre en question le style de la jefa

m'empêche pas d'être loyal.

Se conduire en mecs gentils, comme elle le veut,

c'est de la connerie.

Elle ne tue pas les gens d'entrée de jeu.

C'est si difficile de suivre un ordre ?

Je vais le faire parce que je suis un bon soldat.

Teresa ferait mieux de pas l'oublier.

Toi, n'oublie pas qu'on est tous remplaçables.

Tu me menaces, primo ?

Je te rappelle juste les faits.

Connard.

Ma patronne veut que tu rembourses ce que t'as volé.

Je vais m'en occuper pour toi, je suis un homme généreux.

Je toucherai pas à ta famille.

Juste à toi.

C'est quoi ça ?

Ta maison.

Teresita...

- C'est trop, je peux pas. - Si, tu peux.

Viens visiter.

Entre.

Teresita.

T'as vu cette cuisine !

Personne a jamais rien fait de pareil pour moi.

Tu le mérites. Tu travailles dur,

tu me protèges, tu me conseilles.

Tu es mon ami, ma famille.

Comment je peux te protéger d'ici ? Je vais être trop loin de toi.

Tu as besoin de ta maison pour vivre ta propre vie.

Après tout ce qu'on a traversé,

c'est un nouveau départ.

Il semble que depuis qu'on est ici, tu as moins besoin de moi.

Tous ceux que j'aimais sont partis, sauf toi.

J'aurai toujours besoin de toi.

C'est Raul.

- Allô ? - Flaca,

j'ai besoin de parler affaires avec toi.

Rendez-vous à l'endroit du combat.

J'arrive...

Un rendez-vous.

- Ça pourrait être un piège. - C'en est un.

Mais il veut gagner de l'argent, et on peut lui en faire gagner.

Allons-y.

On y va armés, hein ?

Teresita ?

Seulement vous.

Elle ne va nulle part sans moi, cabrón.

Pas d'armes.

Pas d'armes ?

Je ne suis pas armée.

Teresita...

Je croyais que tu jouais pas, flaca.

Je ne considère pas ça comme un pari.

C'est pour vous.

Merci.

Mais le moment est mal choisi pour un toast,

juste avant ta mort.

C'est de la cocaïne liquide.

Je la passe comme ça.

C'est de la cocaïne ?

Oui, un kilo entier.

On l'expédie liquide,

vous la convertissez en poudre.

J'utilise ce système depuis un an.

La DEA ne nous a pas chopés.

Vous devez savoir que je dirige cette organisation

comme une entreprise normale.

- Je peux être une bonne associée. - Les bons associés ne se volent pas.

Mes hommes se font attaquer et ma cocaïne disparaît

le jour où tu proposes de me fournir. Curieux, non ?

Si je vous avais fait ça,

je serais là avec seulement un homme ?

Passer le produit est un art.

N'importe qui a pu voir quelque chose et suivre vos hommes.

Mon offre tient toujours, avec 50 % de réduction

sur la première expédition.

J'aime l'argent plus que le meurtre.

T'en as une sacrée paire, flaca.

Je vais te dire.

Si tu peux faire venir cette cocaïne à Miami en 48 heures,

tu as un nouvel acheteur, mais si tu me voles...

j'enverrai une armée.

Merci.

Merci beaucoup.

J'ai une élève dans la salle ce soir, merci d'avoir applaudi.

Je vous paierai tous en sortant.

Beau boulot, les gars, à plus tard.

Je ne vous espérais pas.

Moi non plus.

C'était vraiment bien.

On devrait aller ailleurs.

Je connais un endroit.

Cool.

Beaucoup de mes amis ont quitté la ville après Katrina.

Moi, je m'y suis enraciné encore plus.

J'ai acheté cette vieille église.

Pour en faire un studio d'enregistrement et un espace de concert.

C'est bien.

Elle était vraiment en mauvais état.

Elle est toujours en mauvais état.

Je fais tout le travail moi-même.

Ça m'a donné un but.

Cette église m'a sauvé.

Sauvé de quoi ?

Je vous le dirai une autre fois.

Je sais que c'est dur de construire quelque chose.

Oui ?

Racontez-moi.

Une autre fois.

C'était génial de vous voir jouer ce soir.

Et vous ?

Vous n'avez pas donné votre récital.

Je ne joue pas en public.

Vous devrez.

Quelque chose de simple,

juste des gammes.

Vous voyez.

Recommencez.

D'accord.

Ré mineur.

On s'occupe du camion de Mendoza.

En route.

Salut, Chicho.

Pote t'a envoyé ?

Mme Mendoza.

Lieutenant Randall Green, police de la Nouvelle-Orléans.

Vous avez un mandat ?

Ce n'est pas une demande, Mme Mendoza.

Allez-y.

Avancez.

Bonsoir, Mme Mendoza.

Vous devez être un peu déroutée.

Laissez-moi me présenter. Je suis le juge Cecil Lafayette.

Vous me faites arrêter ?

Vous arrêter ?

Pour cet argent donné à René ? Non, ma chère.

Je veux juste parler de ces deux licences pour l'alcool

que vous désirez si désespérément.

Vous voyez,

René est juste le portier.

Je suis le décideur.

J'arrive à la Nouvelle-Orléans.

Je commence juste à comprendre comment ça marche.

Laissez-moi vous aider.

Pour avoir une entreprise dans ma ville,

vous devez payer des taxes,

et celles-ci devront être remises à votre serviteur.

Je vais faire simple.

Dix mille ?

La rénovation a coûté cher.

Je n'ai plus de liquidités.

Ça me prendra deux semaines.

Deux semaines...

Vous aimez les roses ?

La plupart des gens les croient difficiles à cultiver,

mais ce sont juste des petites dames exigeantes.

Elles ont besoin de six à huit heures de soleil par jour,

de beaucoup d'espace pour que leurs racines s'étendent,

mais vous savez quel est l'ingrédient clé

pour une rose primée ?

Le sang.

La plupart des botanistes disent qu'on peut utiliser du sang animal

pour lui donner tout l'azote nécessaire.

Mais je suis d'avis que cette dame a des épines

pour une raison.

Elle a soif de ce qui court dans nos veines humaines.

Par chance, du sang,

nous en avons en quantité.

Je vous donne deux jours.

Passez une bonne soirée.

Elle pense pouvoir transformer Bourbon Street en Tequila Street.

Cette ville va la renvoyer dans le caniveau d'où elle est sortie.

Allô ?

- Teresa. - Tony ?

On veut me tuer.

GARDIEN

Tony ?

Tony !

Sous-titres :Eric Leblanc

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