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LA PROF DU BAHUT
Allez, mes enfants, d�p�chez-vous. Il se fait tard.
D�p�chez-vous que je puisse commencer mon office.
C'est quoi, �a ? Des pigeons ?
Il pleut, alors qu'il fait beau.
A�e ! Ma t�te !
Il pleut des bassines.
Nom de Dieu ! Esp�ce de petits voyous !
Monsieur le baron,
votre petit-d�jeuner est servi.
Madame Immacolata.
Genesio...
Comment allez-vous ?
N'oublie pas d'aller retirer
les m�dicaments. - Oui.
- Professeur, que s'est-il pass� ? - Non !
Ne me touchez pas. Appelez l'ambulance.
- C'est fait. - Que s'est-il pass� ?
C'est � vous d'enqu�ter !
On a sabot� mon �cole.
Ce sont des saboteurs !
- Qui �a ? - Tais-toi !
Ils ont fait �a � la dynamite.
J'ai rien fait.
C'�tait pas de la dynamite.
Il s'agit d'une malheureuse exp�rience chimique.
Je voulais m�langer l'acide nitrique avec de l'eau distill�e.
Je me suis tromp�e, j'ai vers� de la glyc�rine.
Quel rapport avec l'explosion ?
Qu'il est b�te !
Il en est ressorti du J3 H3 NO3 au cube.
Mais c'est la bataille navale !
Qui vous a donn� vos grades ?
Vous n'avez jamais entendu parler de nitroglyc�rine ?
Si. Ce sont des suppositoires contre la constipation.
C'est pour �a que �a br�le le cul !
Je sens que je vais d�faillir ! �a y est, je d�faillis.
Venez, c'est ici.
Laissez-les passer. Allez !
- Soulevez-la doucement. - Attendez !
Deux ambulanciers ne suffiront pas. Il faut, au moins, quatre personnes.
Pas d'inqui�tude. Mes hommes sont l�.
Ex�cution.
Bien. Alors tenons-nous en
� ce que prescrit le manuel de secourisme.
Vous, placez une main sous la cheville
et l'autre sous le mollet.
Vous, faites de m�me � gauche.
Vous, les mains dans mon dos. Vous, sous les �paules et la t�te.
Et vous allez tous soulever en m�me temps.
Vous �tes pr�ts ? Un !
Deux ! Trois ! Soulevez !
- Garde... ! - �-vous !
- Bonjour, professeur. - Bonjour, les enfants.
Asseyez-vous.
Taisez-vous, allez.
Je vais reprendre le cours de Mme Mastrilli.
Mettons-nous tout de suite au travail.
Les enfants, on �coute !
On va faire de la trigonom�trie.
Je vais �crire au tableau
un exercice que vous devrez r�soudre.
Compris ?
O� est la craie ?
Ah, la voil�.
C'est pas vrai ! Cette craie ne veut pas �crire.
- Cariglia ! - Oui ?
- Que fais-tu ? - Je jette un papier.
Laisse donc la poubelle.
Viens plut�t �crire au tableau.
Voyons si toi, tu y arrives.
Alors, �cris.
Sinus alpha
plus consinus b�ta
au carr�.
Tu as fini ?
Tu peux retourner � ta place.
Dans cette classe, il se passe des choses �tranges, diaboliques !
Silence !
Prenez vos cahiers et r�solvez "l'iserxice".
Pardon. "L'exercice".
Bien fait pour toi !
- Peppino ? Allez, vas-y. - Je m'en occupe.
Tu regardes quoi ?
Sainte Vierge !
Au secours ! Mais d'o� sort ce journal ?
Nom d'un chien !
Professeur Strazziota !
Oui. Que puis-je pour vous ?
Mais que se passe-t-il ?
Rien, monsieur.
Il fait juste un peu chaud.
- Chaud ? - Oui.
- Au cul ? - Oui, aussi.
Vous devez vous faire respecter, �tre plus dur.
C'est ce que lui dit aussi sa femme !
Cariglia !
Quel insolent !
Les enfants, j'ai une mauvaise nouvelle.
� cause de l'accident qu'a eu la professeur de sciences,
vous n'aurez pas cours de chimie.
Tout le monde assis !
Qu'est-ce que vous croyez ?
Vous allez tous aller � l'h�pital
pour rendre visite au professeur. Don Antonio vous accompagnera.
Silence !
La voil�, notre belle mademoiselle Mastrilli !
Alors ? Vous vous plaisez dans ma clinique ?
Oh oui, beaucoup, docteur.
Je me souviens quand votre p�re l'a faite construire.
- Papa... - Lui aussi, il a �t� mon �l�ve.
Tout comme vous.
�coutons...
�coutons ce c�ur.
- Il ne bat plus. - Quoi ?
Si, il bat. Il bat.
Oui ?
Vous pensez ?
Ah, la fleur !
- Voici pour vous. - Merci.
Alors, �coutons un peu ce c�ur.
Allez-y.
�a va. C'est un c�ur r�sistant
qu'on a l� ! - Merci.
Propret� avant tout.
Allez, on y va. Tr�s bien.
Mes compliments.
C'est pas vrai, �a !
Heureusement que ce sont des chaussures de Var�se.
Elles sont indestructibles.
H� ! On est l� pour rendre visite � une malade,
on n'est pas venus voir un match de foot !
Ma pauvre demoiselle. Comment est-ce arriv� ?
Un accident banal.
Je me suis tromp�e d'�prouvette.
Et tout a saut�.
�a arrive � tout le monde,
mais la chimie, c'est beau. - Peut-�tre.
Mais moi, je pr�f�re l'anatomie.
Eh bien, chacun ses go�ts, non ?
Oui. Mais Graziella est la meilleure en tout.
Aussi bien en chimie qu'en anatomie.
Oui. Elle excelle en tout, m�me au football.
Vous verrez, pour le match mixte.
Mixte ? Gar�ons et filles m�lang�s ?
Oui.
Maintenant, ils sont �gaux. Et la femme s'est �mancip�e.
Ils ont insist�.
Qui ? Les filles ?
Non. Les gar�ons. Ce sont les gar�ons
qui veulent jouer avec elles, hein ?
- Peppino ? Aide-moi � me relever. - Aide-la.
Aide-la.
A�e ! Mon cor au pied ! Mon cor...
C'est quoi ? Une clinique ou un bordel ?
Un bordel !
Ces charmantes petites cr�atures,
elles aiment jouer.
- Comment te sens-tu ? - Mal.
J'aurais besoin d'un bon laxatif.
J'ai trop de soucis en t�te. �a me bloque tout.
Le dernier coup, c'�tait ce matin.
Eh ben, �a va. Une fois par jour, �a suffit.
Nicc�, je te parle de soucis, pas de caca !
- Si seulement ! - Pourquoi ?
Tu sais ce qui est arriv� � Mlle Mastrilli ?
Oui. Que s'est-il pass� ?
- Une explosion. - Mon Dieu !
Et elle a fini � l'h�pital, la pauvre.
C'est pas vrai.
Et je dois lui trouver une rempla�ante.
C'est une bonne professeur, �g�e mais exp�riment�e.
Entre nous, �a ne te dirait pas d'en avoir une un peu plus fra�che ?
T'as perdu la t�te.
Je suis dans le p�trin et toi, tu penses � �a !
Tu crois quoi ? Qu'� mon �ge, je pense aux belles...
"Fra�che" dans le m�tier !
Tu as dit que tu devais trouver une rempla�ante.
Marini, celui qui est parti � Rome,
il a une fille qui a sa ma�trise.
Elle est dou�e. Si tu veux, je la fais venir.
Oh oui. �a r�soudrait tous mes probl�mes.
Et tu aurais bien besoin aussi de Microlax.
C'est qui ? Un professeur ?
Un laxatif.
Tu n'es pas constip� ?
Si. Mais ces petits trucs-l�, �a ne me fait rien.
Aie confiance.
Les effets de ce produit d�passent ton imagination.
C'est comme un tremblement de terre dont l'�picentre serait � Chicago.
Merci, Nicc�.
- De rien. Genesio ! - Oui, monsieur ?
Monte chez moi et apporte un anti-douleur � ma femme.
Tr�s bien. Tout de suite ! J'y cours !
Oh ! Genesio !
Madame Immacolata.
Enfin !
Vous venez si rarement.
Vous aussi, vous me laissez seule.
C'est que j'ai peu de temps libre.
Madame, sous ces v�tements bat un c�ur plein d'ardeur.
Vous pensez � moi ?
Oh oui ! Avant, pendant et apr�s chaque repas.
Et vous m'�mouvez tant que j'en ai des palpitations.
Mon Immacolata !
Oh, Genesio ! Vous me dites des choses
qui me troublent,
qui me bouleversent l'�me, qui m'excitent.
Ne vous excitez pas trop.
Mais vous �tes un excitant.
Ne me tourmentez pas.
Non, pas maintenant !
Si, maintenant. Plus !
Genesio ? Ceci est insinuation mesquine.
Si on veut, prunelle de mes yeux.
Laissez-moi vous ausculter.
Non ! Pas maintenant !
Je me sens mal. Je suis an�mique.
- Mon Dieu ! - Un instant.
- Je vous ai apport� un anti-douleur. - Merci.
Vous �tes un vrai chou.
Ne l'avalez pas ! C'est un suppositoire.
- Ah oui. - Vous voulez que je vous aide ?
- Oui ? - Vade retro,
Satana !
Genesio ! Genesio !
Artillerie lourde.
Voici vos boissons.
- Merci. - De rien.
Alors, �coute. Si la professeur est bonne, je me la fais.
Si elle est moche, c'est toi. Si c'est une cochonne, lui.
Ah oui ! Comme �a, quand vous ferez les cons, je vous h�bergerai !
T'as de la chance que la prof habite chez toi.
Attendons de voir.
Tu sais � quoi elle ressemble ?
Il para�t qu'elle est gentille.
S'ils disent qu'elle est gentille, �a veut dire qu'elle est moche, non ?
Allez, on y va. Viens.
- O� ? On doit vraiment partir ? - Je viens ?
Pourquoi t'as pris ce rendez-vous ?
T'as raison. Faire l'amour � plusieurs, �a m'ennuie.
"L'amour � plusieurs" ?
Oui. C'est barbant, c'est d�sordonn�.
Il y a trop de seins, trop de fesses. C'est le bordel.
Tu sais jamais � qui tu touches le cul.
�a facilite les rencontres.
Alors, je peux venir ?
T'es fou !
Si on arrive avec un inconnu, on pourra pas entrer.
Recommandez-moi.
On fait pas de la politique. On doit rester discrets.
Je m'y connais en femmes. J'ai l'�il du pharmacien.
C'est �a, oui !
H� ! Regardez !
Regardez, elle n'a pas de culotte.
- � quoi tu le vois ? - Les pellicules sur les pieds.
Allez, soyez sympas. Vous m'emmenez ?
Laisse-nous y r�fl�chir un peu.
Et o� a-t-elle lieu, cette orgie ?
- On lui dit ? - Mais il va le r�p�ter.
Non. Je le dirai � personne.
Dans le monast�re.
Une orgie avec les moines, sans femmes ?
Mais non, cr�tin.
Toutes les semaines,
ils invitent des s�urs qui sont consentantes.
Si vous m'y emmenez, je vous donne tout mon argent.
Tu le jures ?
Je le jure.
Bonjour, mes fils. Que d�sirez-vous ?
Aidez-nous. Il y a un fou qui nous suit !
- Mais o� est-il ? - On ne sait pas quoi faire.
- O� est-il ? - Le voil� !
Il a dit quoi ?
Qu'une seule personne peut entrer. Alors, on te laisse la place.
- Alors, j'y vais seul ? - Oui. T'en fais pas.
J'y vais, alors ?
- Vas-y. - T'en fais pas.
- Tu assures, hein ? - Oui.
- J'y vais ? - Oui.
J'y vais.
Que veux-tu ?
Eh bien... Des pri�res et des sceptres.
J'ai apport� un petit accompte pour vous et les s�urs.
Une petite obole. O� dois-je me d�shabiller ?
Se d�shabiller ?
Sale p�dale d�go�tante ! D�tourneur de mineurs !
Ah non. S'il y a des p�dales, alors je m'en vais.
Non. On va la faire, cette orgie.
D'accord. On prend des stimulants ?
- Vous en dites quoi ? - Oui. Du piment rouge.
Non. Le piment rouge, �a ne me pla�t pas.
Le jour m�me, �a t'excite. Le lendemain, �a te br�le le cul.
C'est que ces orgies...
me tuent !
Te voil�, Ernestina ! Comment vas-tu ?
Bien, docteur. Merci.
- Toujours en forme. - Je vous en prie, suivez-moi.
Madame, le docteur est arriv�.
Mon cher Don Fifi, entrez. Entrez !
Vous �tes splendide.
Comme vous �tes gentil.
Permettez-moi de vous pr�senter la nouvelle professeur,
mademoiselle Marini.
L'honorable baron Don Filippo Cacciapuotolo.
Mais aussi chirurgien.
Enchant�e.
Dites-moi, mon cher Don Fifi,
un amaretto vous ferait-il plaisir ? - Oui.
Pourquoi es-tu habill� comme �a ?
Quelqu'un est mort ? Tu peux plus bander ?
Si, si. Je bande.
La nouvelle professeur est arriv�e.
- Qu'est-ce qu'on en a � faire ? - Je sais pas.
- Me voici ! - Genesio.
Bienvenue.
Le peloteur est arriv�.
Bonjour.
Et voici Andrea, leur fils.
Et alors, Andrea ?
- Quoi ? - Tu n'embrasses pas ta maman ?
Voici Stefania Marini,
la nouvelle enseignante de sciences.
Et lui, c'est notre tr�sor.
N'exag�rons rien !
Mais c'est un bon produit fait maison.
Pr�cisons tout de m�me qu'il est n� dans ma clinique.
Pardon, Don Fifi.
Vous l'avez mis au monde, certes,
mais qui a mis la fiche dans la prise ?
C'est moi. Une sacr�e d�charge �lectrique !
- Genesio ! - Oui ?
Qu'est-ce que tu fabriques, bon Dieu ?
Il a une cervelle d'oiseau, mais c'est un brave homme.
Je vais pr�parer le repas.
- Venez visiter la maison. - Oui, volontiers.
Venez.
Et toi, retire-moi ce costume d'enterrement et rejoins-moi.
Oui, monsieur. J'arrive.
Tu as remarqu� comment elle me regardait ?
J'ai encore fait une touche. Qu'est-ce que j'y peux ?
Je plais !
Et en changeant de dimension,
les corps ne perdent pas leur poids
sp�cifique.
Alors, cette prof, elle est comment ?
Ben... moyen.
Rien d'exceptionnel.
- Cariglia. - Oui ?
- Le seau est pr�t ? - Oui. Il est l�.
Va le prendre.
� pr�sent, je vais vous en faire une d�monstration pratique.
Si je prends ce seau
et que je le tourne avec force de fa�on rotative,
l'eau contenue � l'int�rieur ne tombera pas.
Observez bien.
Silence !
Cariglia et Balsamo !
Je vais faire un rapport au proviseur.
Et vous en entendrez parler.
Au revoir.
Silence !
Qu'avez-vous � rire ?
Assis !
- O� est votre professeur ? - Je suis ici.
- O�, "ici" ?
Derri�re la porte.
Professeur Strazziota !
Il a les couilles bien plates !
Mais leur poids sp�cifique n'a pas chang�.
Professeur Strazziota !
Redressez-vous !
Oui. Oui, monsieur le proviseur.
- Excusez-moi. - Dehors !
Oui. Tout de suite.
La rempla�ante va arriver.
Vous �tes pri�s de bien vous comporter.
La voil�.
- Bonjour. - Bonjour.
- Je vous en prie. - Merci.
Je vous pr�sente la professeur Marini,
la rempla�ante de sciences naturelles.
C'est la classe la plus indisciplin�e.
Soyez tr�s s�v�re, inflexible, impitoyable.
- Bonne chance. - Merci.
Et voil� !
Asseyez-vous.
Je suis d�sol�e de ce qui est arriv� � votre professeur.
Mais ne vous en faites pas, je ferai de mon mieux
pour que vous soyez pr�ts pour vos examens. Et...
Avant de commencer � �tudier les sciences naturelles,
je voudrais parler un peu avec vous,
�tre � votre disposition pour aller au plus profond des choses.
Quelqu'un a une question ?
Quel est votre sujet pr�f�r� ?
Je pense que l'anatomie nous int�resse tous.
Bravo !
D'accord.
On va parler des poumons.
Et plus pr�cis�ment de la fonction de ces organes,
la respiration.
Vous pourrez nous montrer comment faire du bouche-�-bouche ?
On l'utilise seulement en cas d'asphyxie.
Mon Dieu !
J'�touffe !
Tr�s dr�le !
Le bouche-�-bouche a pu sauver la vie de beaucoup de gens.
Mon oncle pompier l'a pratiqu� sur des hommes.
� force, il est devenu p�d�.
Cariglia !
�a suffit, maintenant.
Vous abusez tous de ma patience.
Balsamo, parle-moi des battements du c�ur.
Tu vas rester bouche b�e longtemps ?
Le c�ur a un battement involontaire. Le c�ur ne se commande pas.
Tr�s amusant. Assieds-toi.
Je vais vous parler de la circulation du sang.
Moi, mon sang circule si vite que �a fait tourner mes couilles !
Cariglia ! Esp�ce d'impoli !
Va dire ces choses-l� au proviseur. Dehors !
Andrea ! Tu crois qu'elle va me faire suspendre ?
Je ne sais pas.
Non, je ne pense pas.
La voil� !
- Bonjour. - Bonjour.
Bonjour.
T'as vu, elle a l'air �nerv�.
"�nerv�" ? Elle est dans une col�re noire.
Elle ? Et moi, alors ?
Puis-je rendre hommage � la nouvelle perle de l'�le ?
- Bonjour, docteur "Cacciapuotro". - Cacciapuotolo. Eh non !
Fifi pour les amis.
Parce que nous sommes amis, hein ?
- Je ne sais pas. - Non ?
- Alors, on le deviendra. - J'en suis s�re.
Je vous en prie.
Puis-je vous raccompagner en voiture ?
- J'habite � deux pas. - Alors je vous raccompagne � pied.
- Si vous insistez... - Oui.
Elle vous pla�t ?
Un souvenir de ma maman.
Oh, d�sol�e. Je suis confuse.
De toute fa�on, il fait chaud.
T'as vu, sa veste est foutue.
Oui. Et j'esp�re qu'il me foutra la paix.
Oui ?
Pouvons-nous entrer ?
Ah, c'est vous.
- On souhaiterait vous parler. - Je viens m'excuser.
- Je me suis mal conduit, je sais. - Et toi ?
�coutez, nous ne sommes pas de m�chants gar�ons.
On est juste un peu b�tes.
Tr�s bien.
�a va pour cette fois-ci.
Je meurs de chaud. J'ai besoin d'aller me rafra�chir.
Au revoir.
- Au revoir. - Au revoir.
T'entends ? Elle va se rafra�chir.
Elle va se mettre nue et prendre une douche !
Et alors ?
- Comment �a ? - T'es un vrai gamin.
Moi d'abord !
- Allons-y. - Oui.
Doucement.
Tu vois quoi ?
- Elle se d�shabille. - Oui ?
Oui.
- Elle est nue ? - Elle est en petite culotte.
Allez, c'est mon tour.
Laisse-moi voir !
Oh la la ! Que c'est beau !
Une vraie merveille.
- Elle est dans la baignoire ? - Presque.
Si elle pouvait se doucher
deux fois par jour.
Il ne lui manque plus que la parole !
- Laisse-moi voir. - C'est un bijou.
Laisse-moi voir.
Un pur bijou !
- Elle a sorti le gel douche ! - Ah oui ?
Regarde comme elle l'�tale.
J'en peux plus.
- Je suis � bout. - Arr�te de bouger.
Fais attention !
Mais pourquoi on met pas deux serrures aux portes ?
Allez, laisse-moi voir. Allez !
- Allez. - Continue.
Mon Dieu !
- Quelle beaut� ! - J'en peux plus.
- Je r�ve. - Mais o� elle va ?
Non !
- Non ! - Je ne vois plus rien.
- Quoi ? - J'ai rien fait !
Bravo ! Mon fils est un voyeur.
- Moi, je la regardais pas. - Toi, tais-toi ou sinon...
Allez, ouste !
Qu'est-ce qu'il y a � regarder ?
Mon fils, un voyeur.
Un p�re, d'accord...
Don Nicc� ! Que faites-vous ?
Rien.
Quels couillons ! Il n'y a rien � voir. Rien du tout.
- On ne voit rien ? Je peux ? - Bien s�r.
- Alors ? - Rien.
Une salle de bain comme toutes les autres,
avec une baignoire, des robinets...
Ces deux-l�, ce sont des obs�d�s sexuels.
Il suffit qu'il y ait un trou pour qu'ils y fourrent l'�il !
Que vois-tu ? Qu'as-tu vu ?
Rien.
Je manque d'app�tit.
Rien ne me fait envie.
Regardez ce que je vous ai pr�par�.
- Je go�te juste. - Oui.
Faites-moi plaisir.
C'est qui ?
C'est Genesio.
- Un instant. - Oui, oui.
- Va lui ouvrir. - J'arrive, j'arrive.
- Entrez. - Bonjour.
Bonjour, Genesio.
Laissez-nous seuls.
Oui.
Comment vous sentez-vous ?
Mal. Mal !
Je n'ai m�me plus d'app�tit.
Je vous ai apport� des vitamines effervescentes
� avaler.
Comme vous �tes mignonnet !
Comme vous �tes bien gironde, madame Immacolata !
Mais que dites-vous ?
Genesio !
Genesio ! � quoi tu joues ?
Qu'est-ce que j'en sais, moi ?
Les enfants, je vous demande la plus grande attention.
Nous allons parler
d'un instrument d'optique, tout � fait particulier et c�l�bre.
Plus commun�ment connu sous le nom de p�riscope.
C'est clair ? P�riscope.
Je vous le dessine au tableau.
Regardez bien.
Si on mettait un hublot � la porte,
on y verrait mieux que par la serrure.
Oui. Et mon p�re nous bottera les fesses
Balsamo !
Oui.
Vu que tu aimes tant discuter,
pourquoi ne viens-tu pas expliquer � tes camarades
ce qu'est un p�riscope ?
Tout de suite.
Approche.
Voyons ce que tu sais faire.
�a bavarde, au lieu d'�couter ce que dit le professeur.
Je parle dans le vide.
Excusez-moi.
- Alors ? - Le p�riscope est une chose longue
qu'on peut tenir d'une main
et qui s'allonge...
Ne l'allonge pas trop. Continue.
Gr�ce � un jeu de prismes,
il permet de voir un objet situ� sur la mer
de l'int�rieur d'un sous-marin. Ou d'un �tage � un autre.
Mais oui !
Je n'y avais pas pens�.
D'un �tage � l'autre, hein ?
Comment tu l'as fait ?
J'ai pris le verre d'anciennes lunettes de mon grand-p�re.
Pour les prismes, j'ai pris 2 miroirs.
Vraiment ?
Mais une fois � l'envers, t'es s�r que �a fonctionnera ?
Mais bien s�r ! Tout a �t� calcul�.
- Allons-y. - Oui !
Le rideau !
Vas-y doucement. Ne l'ab�me pas.
Vas-y.
- Alors, on voit quoi ? - Il n'y a personne.
Comment �a ?
Fais-moi voir.
- Voil� le marin ! - Fais-moi voir.
Quelle effraction !
Tiens, � toi.
Elle est l� ou pas ?
Je vois quelque chose.
C'est elle ! C'est bien elle.
- Cul � b�bord ! - Laisse-moi voir.
Quelle merveille ! Attends un peu.
L'image est un peu floue. Je vais le descendre un peu plus.
Elle est l�.
Une cuisse. Une cuisse qui se glisse.
- Cari ? - Qui se d�shabille.
Une autre cuisse !
Sainte Vierge !
Oh mon Dieu !
Attends.
Laisse-moi voir avant que ce soit fini !
Voil�. Je vais me mettre l�.
Comme �a, j'y verrai mieux.
O� tu vas ?
Passe-le, vas-y.
- O� elle va ? - Viens l�.
- Elle s'en va. - Reste tranquille.
- Je reste tranquille. - Baisse-le.
La voil� ! C'est �a, retire tout.
Enl�ve cette culotte.
Quelle merveille !
Regarde, elle va l'enlever.
Attention !
Que s'est-il pass� ?
J'en sais rien. J'arrivais juste.
- Le fris� ! - Je suis ici.
Mais que faites-vous l� ?
Je remplace le mannequin. On le vole toujours, je veux voir qui c'est.
La publicit�, c'est l'�me...
L'�me de mes deux, oui !
- Que faites-vous ? �a va pas ? - Chut !
Ah ! J'ai compris.
Je vous donne �a tout de suite.
Voil�. Un seul, �a suffit ?
Non. Je veux cent pr�servatifs.
D'accord. Tr�s bien.
J'ai une belle bo�te pleine. Je vous l'emballe ?
Non. Mettez-les l�.
D'accord. Dans le sac.
Et voil� !
Merci.
Vous pouvez me servir ?
Mais bien s�r. Je suis l� pour �a. Que voulez-vous ?
�a, et des suppositoires pour la gorge.
- Pour �a, j'ai un sirop extra. - Plus de suppositoires ?
- Non. Ils font gr�ve. - Pourquoi ?
Parce qu'eux aussi, ils en ont plein le cul !
Elle est bonne, hein ?
Mais o� est-elle pass�e, bon Dieu ?
Ah, c'est toi.
Tu m'as fait peur.
Que faites-vous ici ?
Je n'arrivais pas � dormir.
Ces vieilles affaires ne sont plus utiles � personne.
Comme toi.
Au lieu de m'aider dans la classe, tu fais le fanfaron.
Je ne fais pas ce que je veux.
Je dois suivre les directives du chef.
Peppino Cariglia.
Qui ? Le petit, l� ?
Le p�re de ce "petit" est un chef de la Camorra.
C'est quasiment le roi de l'�le.
C'est un homme tr�s puissant, impitoyable. Un vrai dur.
Et vous avez pris un �norme risque en le traitant ainsi.
Arr�te donc de dire des b�tises.
"Des b�tises" ?
Mlle Mastrilli, �a ne vous dit rien ?
Elle a mis un 4 � Peppino.
Et vous avez vu ce qui lui est arriv� ?
C'�tait un accident.
Non, c'�tait un avertissement.
Mlle Mastrilli dit �a, parce qu'elle sait que si elle parle...
Tu parles s�rieusement ?
Peppino me l'a dit. Il n'a confiance qu'en moi.
Je n'arrive pas � croire qu'il se passe de telles choses ici.
Ne soyez pas inqui�te.
Il suffit de suivre les r�gles.
J'aimerais parler au professeur Mastrilli.
Sans la compromettre. Juste pour lui demander conseil.
Ce n'est pas une mauvaise id�e.
Si vous voulez, je vous accompagne.
Merci.
Stefania... Je...
Qui est l� ?
Qui est l� ?
Il n'y a personne.
Genesio oublie toujours la lumi�re. Et c'est moi qui paie.
La prochaine fois, il va payer.
Et si maintenant je vous embrasse, que se passera-t-il ?
N'essaie m�me pas ou je hurle.
Bonjour. Vous d�sirez ?
Vous vous souvenez de moi ?
Mais bien s�r. On n'oublie pas un visage comme le v�tre !
Hier, je suis venu ici.
Et j'ai achet� une bo�te de cent pr�servatifs.
Oui, je m'en souviens. Et alors ?
Alors...
Il en manquait un.
- Il n'y en avait que 99. - Comment est-ce possible ?
C'�tait une bo�te pleine, qu'on venait de recevoir.
Un ! Il en manquait un.
Tr�s bien. Alors, je vais v�rifier. Car on ne sait jamais.
Eh oui ! Il en manquait un.
Et pardon si �a vous a g�ch� la soir�e.
Oui, vous me l'avez g�ch�e. J'ai d� m'arr�ter au meilleur moment.
C'est qui, lui ? Mister bite ?
C4, H10.
Le butane est un hydrocarbure gazeux et satur�.
Tr�s bien. As-tu entendu parler de l'alcool butylique ?
Ben... Non, jamais.
C'est un solvant pour les vernis.
Qui est la m�re de ce composant chimique ?
- Quelqu'un le sait ? - Moi.
Ah oui ? On t'�coute.
Selon moi, c'est un fils de "butane" !
Ce n'est pas tout � fait faux.
C'est un des nombreux d�riv�s du butane,
ou bien un fils de "butane" comme t...
Comme tant d'autres.
Je vois que tu as plut�t bien r�vis�.
- La prochaine fois, je t'interroge. - Avec grand plaisir.
� demain, les enfants.
Au revoir.
Au revoir.
Depuis l'arriv�e de cette prof, Andrea a perdu la t�te.
Tu n'as rien � lui envier.
Si tu le voulais, on te ferait la cour.
- Qui ? - Un de nous.
Qui �a ?
Moi.
- D�sol�e, tu n'es pas mon type. - Je suis tout petit, mais...
- Peppino ! - Quoi ?
Il y a du nouveau.
Je vais accompagner Mlle Marini � la clinique.
C'est le moment parfait !
Mais �a va pas ?
Avec tous les lits que vous avez chez vous ?
- Tu as oubli� mon p�re ? - Ah oui.
Celui qui botte les fesses.
Tu crois qu'il va le faire ?
�coute, voil� ce qu'on va faire.
On va les suivre.
Pourvu qu'ils fassent vite.
On me l'avait dit, que vous �tiez belle.
Mais... vous d�passez toutes mes attentes.
Approchez.
- Asseyez-vous pr�s de moi. - Merci.
Toi, tu n'as rien � faire ? Dehors !
Excusez-moi.
Je vous laisse tranquille.
Allons, avouez-le. Vous avez un tas d'ennuis avec eux.
Comment l'avez-vous compris ?
Je ne suis pas une jeunette.
J'ai quelques ann�es de plus que vous.
Je ne sais comment m'y prendre. Ils sont si exub�rants.
Des mal-�lev�s, oui !
Vous n'avez pas peur d'eux ?
Non, pas du tout.
Je les mets au d�fi sans cesse.
Vous �tes vraiment courageuse.
Apr�s ce qui vous est arriv�...
Quel est le rapport ?
�a, c'�tait un accident. Bref, disons
que j'ai commis une imprudence.
Alors ? Comment va notre ch�re malade ?
Comment voulez-vous qu'elle aille ?
Mais vous n'avez qu'� pas jouer avec des explosifs.
Et comme on dit : � quelque chose
malheur est bon.
Et c'est la premi�re fois
qu'une explosion me fait un effet si... fantastique !
Quel beau parleur !
Docteur.
Je ne suis pas bien, dans cette position.
Docteur !
- Que dites-vous ? - Mes jambes ! Elles me font mal !
Non. Les jambes sont tr�s bien.
Mais bon, on va faire des petits r�glages.
Voil�. Voyons un peu.
Il faut remonter, bien haut, la jambe gauche.
Et bien haut, la...
Et puis, on tourne la...
Il se fait tard.
Je dois m'en aller.
- Au revoir, professeur. - Salut, ma petite !
Attendez.
Je vous raccompagne.
Apr�s vous.
Que s'est-il pass� ?
Mais rien.
Th�rapie de choc. Apr�s vous.
Les voil� ! Ils arrivent ! Cache-toi !
Je dois aller au village. Je vous emm�ne.
Mais je suis venue avec Andrea.
Qui sait o� il est parti, ce gamin ? Venez.
Je vous en prie.
Regardez-moi ce salopard.
Heureusement que personne ne m'a vu, sinon quelle honte !
Vous avez vu ce soleil et cette mer ?
Oui. C'est magnifique.
Mais je dois rentrer. On m'attend pour d�ner.
Bien s�r. Mais avant, vous devez me promettre qu'on se reverra.
- Je veux vous montrer ma villa. - Avec plaisir.
Vous savez, je vis seul. Tout seul dans une grande maison.
- Ne parle pas. Tais-toi. - J'ai quelques domestiques.
Mais ils n'ont personne � servir.
Vous avez bien des invit�s parfois, non ?
Oui. Je ne peux pas le nier.
Parfois, �a arrive.
�a arrive, bien s�r.
Oui. L'�t�, la saison de l'amour...
Ah l'amour ! La plus belle invention au monde !
Respirer ce bon air m'excite, me stimule.
Respirons � pleins poumons.
Rassasions-nous
de ce merveilleux climat, de cette splendide nature.
Rassasions-nous avec les yeux, le c�ur, l'�me.
Comme vous parlez bien !
Oui. Dans notre famille, nous sommes des artistes, des po�tes,
des musiciens. Je peux d'ailleurs chanter
comme � Broadway.
C'est quoi, ce bruit ?
Cette voiture a un petit probl�me.
Peut-�tre la suspension. Mais je l'entretiens !
Nous y voil� !
On est arriv�s.
Stefania...
Il y a des moments o� les hommes...
m�me les plus forts...
Ne regardez pas, les enfants. Continuez � chanter. Chantez !
....ne peuvent r�sister. Je peux vous embrasser ?
Que faites-vous l� ?
On fait ce qu'on peut.
Esp�ces de cochons !
Je vais m'occuper de vous, moi !
Saligauds !
Bonjour !
Ah, Don Antonio !
Entrez, entrez donc.
Non. Pas de baisers. Mais faites �uvre de bienfaisance.
Alors, qu'elle est cette urgence ?
- Don Antonio... - Dis-moi.
Je suis une grande p�cheresse.
Immacolata, que dis-tu ? Tu n'es pas une p�cheresse.
Don Antonio...
J'ai un homme dans ma vie.
Un autre homme ?
Eh oui.
Tu as commis des actes impurs ?
Pire !
Qu'as-tu fait ?
J'ai fait des choses terribles.
Cet homme est ma ruine.
Il me tente, il me trouble,
il m'enflamme !
Il me br�le !
Ah ! Don Antonio !
Sauvez-moi.
Je ne suis pas pompier, moi. Que pouvons-nous faire ?
Ma fille...
Qui est-ce ?
- C'est Genesio. - Ah non !
C'est malheureux. Mais le c�ur est impr�visible.
Par ailleurs, mon mari est un vrai cynique.
C'est une brute. Il ne fait que m'insulter.
- Pourquoi ? Il a tout d�couvert ? - Mais non. Il m'insulte
parce que selon lui, je mange trop. - Il a tort.
Il a tort.
Il ne sait pas que le p�ch� de gourmandise
est une sorte de s�curit� pour la chastet�.
Bien s�r qu'une �pouse doit chercher �...
Mais si de temps en temps, elle fait des spaghetti aux palourdes
ou un beau poulet aux poivrons, quel mal y a t�il ?
Je sais que vous aussi, vous aimez la bonne ch�re.
Manger est une bonne chose. Alors, je vous inviterai � d�ner.
Bonne id�e ! On fera un bon gueuleton.
Rappelle-toi que lorsque le corps se sent bien,
l'�me chante !
Et tout le monde est content.
Avancez, avancez. Mettez-vous en ligne.
Ah non.
Les capitaines avancent d'un pas.
Toi, c'est face.
- Pile. - Et toi, pile.
Face.
Le ballon !
Allez, allez !
BIENVENUE
But !
Bravo !
But ! But !
Un, deux, trois, quatre,
cinq, six... - Mourre !
Cocu !
Attention...
- Allez, les gar�ons ! - Allez !
- Mais qu'est-ce que vous faites ? - Allez !
H� ! Regardez par l� !
Non !
Mains ! Mains !
� quoi vous jouez ?
Au secours !
� l'aide !
Esp�ces de sauvages ! Arr�tez ce vacarme honteux.
Saligauds ! Je vais descendre et m'occuper d'eux et de l'arbitre.
C'est pas un match, �a ! C'est un vrai bordel !
Pourquoi tu siffles, toi ?
Tu sais quoi ? Je ne te supporte plus.
Moi ?
Tr�s bien.
Ah, comme c'est beau, ici !
Le soleil, la musique, la mer !
C'est magnifique !
Mais �a serait encore mieux sans la Camorra.
La Camorra ? La Camorra n'existe pas.
Comment �a ?
Le p�re de Peppino est le roi de l'�le.
Qui �a ? Peppino Cariglia ?
Non ! Ne prononcez pas son nom.
�coute, ici, on a un proverbe qui dit :
Je m'appelle Silv�re et je me m�le de mes affaires.
Allez, dansons !
Je vais...
Eh bien, je suis vraiment content.
Oui...
Esp�ce de cr�tins !
Vous m'avez fait honte, oui !
Je vais tous vous attraper et vous botter le c...
Le cale�on.
C'est lui, l�.
Peppino Cariglia.
Donnez-lui ce qu'il m�rite.
Compris ?
Mieux vaut que vous rentriez chez vous. Rentrez chez vous !
D�p�che-toi !
Rentre !
Allez !
- Bonjour, petit. - Bonjour.
O� vas-tu ?
Que voulez-vous ?
- Quoi ? - On a � te parler.
- Trois fois rien. - Reste l�.
- Vous faites erreur. - Tu es bien Peppino Cariglia ?
- Oui. Enchant�. - Tu portes malheur.
- Pourquoi ? - On va te passer � tabac.
Je vais faire la 5 et la 6.
Viens l�, fils de camorriste.
Qu'est-ce que je vous ai fait ?
Ne m'�nervez pas. Ou je vous fais la 5 et la 6 !
Allez, d�p�chons-nous.
Quelle ch�taigne je lui ai mise !
Voyons les figures. Ah celle-ci ! La 10.
Fils de pute !
Tu vas voir, je vais te faire rapetisser d'encore 5 cm.
C'�tait quoi ? Un bus m'est pass� dessus ?
Stop !
Un instant.
On peut ?
Oui, venez. Je vais vous faire tout le livre.
7 ! 4 !
Crois� ! Esquive !
9 ! 4 !
Maintenant, je m'enfuie !
Arr�te-le !
Je vais t'�craser comme un cafard, te bouffer la t�te.
Je vais t'arracher l'oreille !
Comme on se retrouve.
- Tous ensemble. - Bien, on recommence.
Le saut ! Une nouvelle figure.
9 ! 4 et 3 !
Et le num�ro 7.
Et voil� !
17 ! 37 !
J'ai eu le num�ro compl�mentaire.
Attends !
Je m'y jette tout seul.
J'ai fait tout le livre.
- Il y a quoi, l�-dedans ? - Cette caisse doit partir � 9 h.
De nos jours, la main d'�uvre est export�e comme des conserves.
Immacolata,
ces spaghetti aux palourdes �taient un chef d'�uvre.
Et vous, Don Fifi, vous les avez aim�s ?
C'�tait exquis. Exquis !
J'adore la bonne ch�re.
Et c'est pour �a que quand Stefania m'a fait part de votre invitation,
je ne me suis pas fait prier.
Oui. Immacolata cuisine bien.
Ce n'est pas pour rien qu'on dit que le mariage
m'a pris par la gourmandise !
Stefania, vous savez bien cuisiner ?
Sinon le docteur,
il va s'enfuir.
Non. Juste les p�tes au beurre.
- Qu'y a t�il ? - Je dis "a�e".
Car le premier devoir d'une femme est de savoir cuisiner.
Elle ne voudrait pas vous perdre !
Don Fifi !
Vous lui avez dit, � votre fianc�e,
que vous �tes plein aux as ?
Parler d'argent, c'est comme parler du diable.
Oui, malheureusement, je suis afflig� de quelques centaines de millions.
Dois-je appeler un exorciste ?
Non. Don Antonio plaisante. Il ne parle pas s�rieusement.
Allez-y doucement, parce que dessous, les coups de pieds pleuvent.
Quelqu'un tire des penalty.
On dirait Savoldi.
Non. Stefania est une brave fille.
- Elle n'est pas attach�e � l'argent. - L'argent ne fait pas tout.
Mais il est important.
Bien s�r. Comme on dit :
Mieux vaut s'enrhumer dans une Rolls
qu'avoir une pneumonie dans une Fiat.
Et un penalty ! C'est lui qui l'a arr�t�.
Que fais-tu ? Tu ne manges plus ?
Non. Les amuses-bouches me font mal.
En fait, l'essentiel, c'est de s'aimer.
Mais bien s�r.
Excusez-moi, mais je m'en vais.
Quoi ? Tu ne manges pas le plat principal ?
Tout me donne la naus�e.
En ce moment, ce gar�on est �trange.
"Ton ami le docteur ne nous pla�t pas.
"Si tu continues de le voir, on le tuera.
"Si tu parles, ce sera toi."
Et maintenant, tu vas crever de peur.
Certains poissons peuvent avoir un os interne.
Ils s'appellent ost�ichtyens.
Ou bien ils ont un os cartilagineux. On les appelle "chondrichtyens".
Ils peuvent aussi �tre enti�rement cartilagineux.
Ce sont les s�laciens,
comme l'�missole et le poisson marteau.
Mais commercialement, le plus important est le requin
qui a fait des milliards au cin�ma.
Ce qui rapporte aussi, ce sont les t�l�ost�ens,
autrement dit les rougets, les bars...
Et puis, il y a aussi les langoustes.
Mais ce sont des crustac�s, pas des poissons.
Tr�s bien. Tu as bien travaill�.
Je te mets un 8.
C'est vrai ? Un 8 ?
Au revoir. � demain.
Au revoir. Lucia, prends mes livres !
- Stefania. - Bonjour.
Je t'ai appel�e trois fois
et tu ne r�ponds jamais.
Je n'�tais pas l�.
Tu �tais sortie. Tu sais ce qu'on fait ce soir ?
Je t'ai pr�par� un de ces programmes !
- Ce soir, je ne peux pas. - Pourquoi ?
- Je dois r�fl�chir. - On r�fl�chira ensemble !
Je dois y aller. C'est mieux qu'on ne nous voit pas ensemble.
- Mais qui ? - Je t'expliquerai.
- Laisse-moi. - Donne-moi au moins un baiser.
Appelle-moi !
Les femmes sont parfois si compliqu�es
que je ne les comprends plus.
- Mademoiselle ! - Qu'y a t�il ?
Je voulais vous remercier. C'est la 1re fois que j'ai un 8.
Je n'ai fait que mon devoir.
Et je tiens � te pr�ciser
que si tu as eu un 8, ce n'est pas gr�ce � ton p�re.
Non. Ne dites pas �a.
C'est gr�ce � lui que je sais �a. Il �tait p�cheur.
P�cheur ? Et que fait-il maintenant ?
Rien. Il est mort, il y a 5 ans.
D�sol�e.
Promis, j'�tudierai m�me les l�gumes.
- La botanique, tu veux dire. - Aussi.
Tu dois me promettre
que tu ne diras � personne ce qu'on s'est dit.
Je serai muet comme une carpe.
- C'est bien. Au revoir. - Au revoir.
De quoi avez-vous parl� ?
De la r�forme scolaire.
Je cherchais un livre et j'ai trouv� ceci.
C'est ing�nieux. Vraiment tr�s ing�nieux.
Je pr�sume qu'il arrive � la fen�tre de ma chambre.
Pas vrai ?
Bien s�r.
�a marche bien ?
Il y a des petites erreurs de construction.
- L'image ne change jamais. - Et cela te d�pla�t ?
C'est un peu monotone.
Je trouve que vous n'�tes pas mal du tout.
Je suis tr�s flatt�e par ton jugement.
Donc je te plais un peu quand m�me ?
Un peu ?
Arr�te de jouer. Tu le sais que tu me plais.
Tu me tutoies maintenant ? Bien. C'est de mieux en mieux.
Je ne peux que te tutoyer.
Sinon comment te dire que je suis amoureux ?
Cela ne t'emp�che pas de me montrer nue � tes amis.
Tu n'es qu'un arrogant.
Ce n'est arriv� qu'une seule fois. J'y �tais contraint.
Cariglia, c'est �a ?
Ce gar�on me fait peur.
Regarde �a.
Regarde ce qu'ils m'�crivent, ces voyous.
Ils d�passent les bornes.
J'aimerais tant que cette menace
soit dirig�e contre moi.
Que fais-tu ?
- Reviens. - Non, Andrea.
Quelqu'un pourrait venir.
Je suis fou de toi, mon amour.
Je t'attendrai dans ma chambre, ce soir.
Ernesta.
Ah, mademoiselle.
Vous d�sirez quelque chose ? Je vous fais un caf� ?
Non, merci. Je voulais te demander une faveur.
Oui, dites. Un instant, j'ai la sauce sur le feu.
Dites-moi.
Demain, j'aimerais dormir un peu, mais ma chambre donne sur la rue.
Et la circulation me r�veille.
Oh, je suis d�sol�e.
Donc, comme toi, tu te l�ves t�t,
pourrais-tu dormir dans ma chambre ?
Oui, bien s�r !
En plus, je n'entends rien du tout quand je dors.
- Tu es gentille. - Non, c'est rien.
Quelle personne raffin�e !
C'est qui ? Oh, l'ordure !
Sale petit voleur de mannequin ! Je t'ai eu.
Mon Dieu ! Madame Immacolata !
Genesio...
- Vous vous sentez mal ? - Ma t�te !
- Je voulais un somnif�re. - Vous l'avez eu.
Faites quelque chose. Je perds connaissance.
Je vais vous faire du bouche-�-bouche.
- C'est sensuel et anti-hygi�nique. - Ce ne sera pas hygi�nique.
Mais je vais vous couvrir de bacilles.
Vas-y ! Tu es en terrain connu.
Don Nicc�... Mais qu'est-ce que vous avez pris ?
Ernesta ?
Mon Dieu !
Monsieur Andrea !
Alors ? �a valait la peine de la voir, hein ?
- Ma maison te pla�t ? - Elle est tr�s belle.
Vraiment tr�s belle.
�a te plairait d'y vivre ?
Je pense que oui.
Mais j'aimerais la voir par mauvais temps.
Quand il pleut ?
Tu sais, j'ai souvent le cafard.
Si tu es seule, oui.
Mais moi, je serai toujours pr�s de toi.
Et tu sais quoi ? Si tu as le cafard,
je ferai jouer un orchestre 24 h sur 24 h
et tu oublieras tout.
- On continue la visite ? - Oui.
Allons-y.
Et voil� ! �a, c'est ma chambre. Ma chambre...
- Elle te pla�t ? - Elle est jolie.
Les autres femmes en disent quoi ?
Les autres ? Pourquoi parler des autres ?
Parlons de nous.
Stefa, quand nous marions-nous ?
- Se marier ? - C'est pas ce qu'on a d�cid� ?
Je n'ai pas encore pris ma d�cision.
Peut-�tre que tu ne te sentais pas s�re.
Mais ici, je te donnerai de la s�curit�.
Ceci est "la chambre de s�curit�".
- La s�curit� de me mettre au lit ? - Mais pas du tout !
Si ! Si !
Je te d�sire, je te veux.
- Embrasse-moi. - Non.
Ne t'approche plus de moi !
- Attends, reste ! - Non.
Arr�te ! Laisse-toi prendre en douceur.
Arr�te-toi ! Tu ne pourras pas m'�chapper.
Va-t'en. Laisse-moi, sale monstre !
Je veux te poss�der !
- Non. - Viens l�.
- Laisse-moi. - Je vais te prendre.
D�tends-toi. On dirait une anguille.
Arr�te. Je te veux, t'entends ?
Je te veux !
- Dis-moi "oui". - Non.
C'est � moi de d�cider. Je suis l'homme !
Arr�te, brute !
Non seulement elle me r�siste, mais en plus, elle tape.
Que s'est-il pass� ?
- Je t'expliquerai. Viens. - Par l� !
Attends !
- Mais o� on va ? - Fais-moi confiance.
Allez, monte.
Je comprends. Mais tu ne crois pas avoir exag�r�
en inventant toutes ces histoires ?
Et Il y a eu le message, aussi. J'en rirais presque.
Tu n'as pas envie d'en rire.
C'est vrai. J'ai plut�t envie de pleurer.
- Pourquoi as-tu fait �a ? - Tu ne sais pas ?
Je sais juste que tu es un menteur.
Je suis amoureux.
Je l'ai su quand je t'ai vue avec l'autre cr�tin.
J'avais peur que tu l'�pouses.
Mon amour !
Stefania !
Tiens bon !
J'arrive !
F�licitations ! F�licitations !
Tu fais quoi, l� ?
Le bouquet ! Le bouquet !
Je vais me marier avant la fin de l'ann�e !
Il y en a un qui sera un sacr� veinard.
- Ernestina. - Merci.
La mari�e a l'air g�n�.
C'est la 1re fois qu'elle va coucher avec un homme mari�.
Un morceau pour toi.
Un morceau pour moi.
Un morceau pour toi. Un morceau pour moi.
Merci.
Le mariage, c'est une question de sacrifice,
de patience,
de compr�hension
et de d�vouement total.
C'est pour �a que je ne me suis pas mari�.
Le mariage, c'est la fin du sexe.
- Vraiment ? - Eh oui.
Chaque fois que je vais faire l'amour,
mon mari rentre � la maison
et il g�che tout.
Tu aurais d� me le dire que tu �tais vierge.
Mais non. J'ai juste pas eu le temps d'�ter mon collant.
Le collant ?
Coupons-le.
Quelle capricieuse tu fais !
Un peu de patience. La nuit approche !
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