All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S11E10.Anchor.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

Merci pour ce soir. À bientôt.

Merci à toi.

- Ça, c'est pour m'avoir menti. - Non, T-Mac. Je...

Soixante-dix dollars ? J'en attendais 150.

C'était un pauvre radin, Daddy.

Tu mens. Où est le reste de l'argent ?

- Reviens ! Reviens ici ! - Je suis désolée !

Non, s'il te plaît ! Je suis désolée, T-Mac.

Je suis désolée. Désolée.

Oh, mon Dieu ! C'est une petite fille.

- Viens ici. - Non !

Audrina ? C'est Fin.

- Merci d'être venu. - Je croyais que tu avais arrêté.

J'ai essayé. Mais le foyer était pourri et les cours étaient nazes.

- Et Daddy m'a promis qu'il serait gentil. - Il n'a pas tenu parole.

Ça ne fait pas trop mal. Mais ce n'est pas pour ça que je t'ai appelé. Elle est là.

T-Mac a fait ça ?

Non, on a juste trébuché sur elle.

Tu aurais dû appeler le 911, pas moi.

Une pute morte ? Les flics s'en foutent.

Alors je t'ai appelé, toi.

Elle était trop jeune pour se prostituer.

Tu as sûrement raison.

Avec ce t-shirt, aucun chance.

"Jésus m'aime." Mais quelqu'un d'autre l'aimait un peu moins.

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

Elle est morte depuis environ 12 heures. Strangulation par ligature.

L'arme était une lourde chaîne à maillons ouverts.

Je vois la forme dans les ecchymoses. Propre, elle a l'air beaucoup plus jeune.

- Douze ans. - Tu as fait une scintigraphie ?

Non. Sa mère a fait une déclaration de disparition hier soir.

Elle s'appelle Ruby Brown.

Elle était en cinquième dans un collège catholique.

Est-ce qu'elle menait une double vie ?

Elle ne se prostituait pas.

L'hymen est intact.

Comment une collégienne a pu finir morte sur ce trottoir ?

Ce n'est pas à toi de mener l'enquête. Ce n'est pas un crime sexuel, Fin.

Ce n'est pas mon avis.

Donne-moi l'adresse de la mère. Je vais lui annoncer la nouvelle.

Je peux en faire dix. Je peux faire des compétitions.

Si je gagne une médaille, je te l'enverrai. Je t'aime, papa.

Elle a filmé ça la semaine dernière. Son père est militaire à Kaboul.

Tous les soirs, je prie pour qu'il ne lui arrive rien.

- C'est ma faute. - Non. Bien sûr que non.

J'ai envoyé Ruby acheter du lait. Elle l'a fait des centaines de fois.

- Elle a été... ? - Non, personne ne l'a touchée.

- Pourquoi ont-ils fait ça à mon bébé. - C'est ce que je vais découvrir.

Ta-da !

- Ruby Brown n'est pas notre affaire. - Capitaine, c'était une enfant.

Son meurtre n'a pas été motivé par des raisons sexuelles.

Transmettez le dossier à la section criminelle.

Sans piste ni témoin, ils ne pourront rien en faire.

Raison de plus pour s'en débarrasser.

Nos chiffres ne sont déjà pas bons.

C'est plus important que la vie d'une gamine ?

Deux gamines. Il y a eu un autre homicide dans le Bronx le mois dernier.

Le même type de chaîne a servi à étrangler une fille de 10 ans.

Magda Ibañez. Jetée dans un tonneau comme Ruby Brown.

Des meurtres en série de petites filles. Laissez-moi cette affaire.

J'appelle le QG pour qu'ils officialisent le mode opératoire.

Où en est la brigade du Bronx ?

Ils n'ont rien trouvé.

Je vais interroger les parents de la victime.

Ils sont partis l'enterrer au Honduras. Ils ne reviendront pas.

Tu n'auras jamais l'autorisation de partir en Amérique Centrale.

Fous-moi la paix.

Rien dans le rapport d'autopsie ?

Non. Pas de sang, pas de cheveux, pas d'ADN.

La seule empreinte, c'est celle de la chaîne.

- Donc on n'a rien. - On a ce que vous vouliez.

Le MO est officiel et vous avez l'affaire.

Bonne chance.

OK. Le CDPI doit rédiger un communiqué de presse.

Non. Pas la presse.

Il faut rendre l'affaire publique. Il faut une hotline.

Pour que tous les parents paniquent ?

- Et quand une autre... - Ce sont les instructions du QG.

Alors sortez trouver un témoin.

CHUSOK DELI MARDI 13 OCTOBRE

Ruby est venue acheter du lait hier soir.

Je lui ai dit que c'était bon pour les os.

Personne n'a eu l'air de s'intéresser à elle ?

Non. J'aurais voulu pouvoir vous aider. C'était une gentille fille.

- Vous pouvez afficher ça ? - Je vais en mettre partout.

Avez-vous vu cette fille ?

Non, non.

- L'avez-vous vue hier soir ? - Non, désolé.

L'avez-vous vue hier soir, vers 18h30 ?

Désolé, mec. Bon courage.

Pas sur le trottoir !

- Tu es agent de la circulation ? - Ils m'insupportent.

Eux et les centaines de gens qui ne voient rien et ne disent rien.

Vous avez vu cette fille hier ?

- Non, merci. - Vous avez quoi de si important à faire

pour ne pas nous aider à arrêter un assassin d'enfants ?

C'est la fin de la journée. On arrête ?

On reste jusqu'à ce qu'on ait trouvé un témoin.

- Vous l'avez vue hier ? - Désolé.

Alors ?

- Rien de rien. - Désolé.

On n'a entendu que ça, aujourd'hui.

"Désolé, je ne l'ai pas vue." "Désolée, je ne peux pas vous aider."

- J'en ai marre de ce mot. - Content d'avoir demandé ?

On a distribué une centaine d'affiches. Un flash info aurait été plus efficace.

Quand je sortais avec ce journaliste,

j'ai connu une femme qui s'occupait de la rubrique criminelle. Nicole Gleason.

On ne peut pas parler à la presse.

Elle est mignonne. Je peux te la présenter.

Pas besoin d'aide pour ça.

Mais tu auras besoin d'un alibi

si quelqu'un te voit boire un verre avec un journaliste.

OK. Dis-lui de me retrouver au Lenox Lounge à 22 h.

LENOX LOUNGE MARDI 13 OCTOBRE

Vous avez bien fait de venir. Le public a le droit de savoir

qu'un tueur en série s'en prend à nos filles.

- Vous allez vous en occuper. - Dès demain.

Pourquoi pas dès ce soir, pour l'édition du matin ?

- Vous aurez une dette envers moi. - Je serai ravi de la payer.

- Vous avez des photos ? - J'ai tout prévu.

Les portraits des écoles font toujours bien à la une.

- Le Ledger. - Merci.

"On est fous de KoKo" ? C'est une blague ?

- Page 17. - C'était nécessaire.

Quand le chef donne un ordre, on le suit.

Sauf quand c'est Liv ou Elliot qui désobéit.

Vous avez désobéi à un ordre direct.

La seule chose qui me chagrine, c'est de ne pas avoir eu la une.

Quinze lignes, pas de photo.

Si la victime ressemblait à Elizabeth Smart,

il y aurait une mise à prix de 1 000 000 $.

- Ce n'est pas du racisme. - Bien sûr. Dites-vous ça.

Où allez-vous ?

Vous me suspendez pour cinq jours ?

Parfait. J'aurai le temps d'enquêter.

Vous n'êtes pas suspendu. Pas encore. Grâce à vous, on a une piste.

Deux habitants du quartier de Ruby ont mentionné un livreur

qui aime les petites filles.

Il avait une livraison à deux rues de chez elle le soir de sa mort.

COLUMBIA MARKET MERCREDI 14 OCTOBRE

Tiens. À la cerise. C'est ma préférée. Et toi ?

Moi, le raisin.

- Lâchez-moi ! - La ferme.

Petite, crache cette sucette

et va rejoindre ta mère.

- Mais qu'est-ce que j'ai fait ? - On en parle au poste.

- Il faut que j'attache mon vélo. - On l'emporte.

- Asseyez-vous. - Je n'ai pas envie d'être ici.

C'est ce que vous ont dit les petites filles ?

- Je veux rentrer chez moi, dans le Bronx. - C'est là que vivait Magda.

Comment procédez-vous ?

Vous les mettez dans le coffre de votre vélo ?

Je leur fais faire des tours. Ça leur plaît.

Et si ça ne leur plaît pas, vous les étranglez avec ça.

Parfois, elles ne veulent pas être mes amies. Mais je ne fais de mal à personne.

Une fois mortes, elles ne sentent plus rien.

Je ne comprends pas.

Bien sûr que si. Les sucettes, les tours à vélo...

Les psys appellent ça le "grooming". Vous les amenez à vous faire confiance.

C'est comme ça que vous avez trouvé Madga et Ruby ?

Je ne connais pas ces noms.

Vous étiez trop occupé à leur donner des sucettes ?

Je donne des sucettes à mes amis.

Et celles qui ne veulent pas de vous ?

Celles qui veulent descendre du vélo ? Celles-là, vous les étranglez.

Je veux rentrer chez moi. J'habite dans le Bronx.

Votre ami n'a pas perdu de temps. On vient de trouver un corps.

Scotty Wu. Étranglé avec une chaîne. 12 ans.

Heure du décès ?

Il a perdu un degré et demi. Ça s'est passé il y a trois heures.

Quand as-tu arrêté le livreur ?

Il y a six heures.

Il va pouvoir repartir sur son petit vélo.

Je l'ai déjà inscrit au Club des Futurs Pervers de New York.

Les parents se sont manifestés ?

Non, c'est un voisin qui l'a identifié. Les parents travaillent dans un resto.

Ça va être à toi de les prévenir.

Quelle chance.

CAFÉ CHEN WU MERCREDI 14 OCTOBRE

Dites-nous que c'est un cauchemar !

Scotty devait rentrer directement après l'école.

Je lui dis toujours de rentrer avant la nuit.

Il n'a jamais parlé d'une personne louche qui aurait essayé de l'approcher ?

Non, Scotty faisait attention. Il protégeait les autres enfants.

Mais personne ne l'a protégé !

- Il était notre fils unique. - Il était notre ancre.

Votre ancre ?

Elle veut dire qu'il était dans nos cœurs.

Le Snakehead. C'est lui !

C'est la personne qui vous a fait entrer dans le pays ?

- Ma femme ne sait pas ce qu'elle dit. - Vous lui devez de l'argent ?

Allez-vous-en.

Je me fiche de vos papiers.

J'essaye de découvrir qui a tué votre fils.

Non. On ne doit pas vous parler. C'est ce qu'ils nous ont dit.

"Ils" ?

Services aux Immigrants ? Non, vous n'aurez pas d'ennuis avec moi.

S'il vous plaît. Appelez Keiko. C'est notre amie.

Le Snakehead des Wu a été entièrement payé.

C'est moi qui ai transmis l'argent.

Vous aidez les immigrants à payer les passeurs ?

- C'était pour leur sécurité. - Scotty Wu n'en a pas profité longtemps.

C'est horrible. Surtout après Ruby et Magda.

Vous les connaissiez ?

Les trois familles sont nos clientes.

Nous les aidions à obtenir la naturalisation.

Scotty, Magda, Ruby.

Les victimes étaient des points d'ancrage pour des parents sans papiers.

Ce ne sont pas des "points d'ancrage", mais des citoyens américains.

En tout cas, ils ont tous un lien avec ce centre. Ce n'est pas un hasard.

Si le tueur a une dent contre les immigrés,

il cherche peut-être ses victimes ici.

On n'est pas très aimés.

Toutes les semaines, on a une alerte à la bombe

ou des insultes taguées sur la porte.

Sans parler de ce qui arrive par courrier.

Montrez-nous ça.

- Ça fait beaucoup de haine. - Et de peur. Et de crottes de chiens.

Vous subissez de plein fouet les débats sur l'immigration.

On essaye juste de rappeler au public

que les "clandos" et autres sans-papiers sont comme eux.

- Des humains qui vivent et respirent. - Ce n'est plus le cas de Scotty Wu.

On va examiner toutes ces lettres

au cas où le tueur serait un de vos correspondants.

La plupart d'entre eux sont ses fans.

Vous regardez ce sale raciste de Gordon Garrison ?

"Connais ton ennemi."

Ces meurtres ont beau être tragiques,

ces pauvres enfants étaient les seuls citoyens américains de ces familles.

Des enfants exploités par leurs parents

pour rester dans notre pays, où ils n'ont pas leur place !

On doit vraiment écouter ce ramassis d'absurdités ?

Attendez la suite. Il a invité Randall Carver.

...l'ami des immigrés, l'avocat au cœur pur, Randall Carver !

Une sangsue qui hait les flics.

Merci beaucoup. Merci, Gordon. Mais vous avez tort.

Ces familles veulent vivre le rêve américain, comme vous et moi.

Après tout, ne sommes-nous pas tous des immigrants ?

Mon public est composé de citoyens honnêtes, fatigués de voir leur quartier

envahi de criminels qui n'ont rien à faire dans ce pays !

Les seuls criminels que je vois sont les policiers.

Oui. La police, qui détourne le regard

quand des immigrants sont victimes de violences.

- Les envahisseurs sans papiers ? - Des enfants innocents.

Combien d'enfants vont devoir mourir

avant que cette soi-disant Unité Spéciale prenne ces meurtres au sérieux ?

- On s'en occupe, crétin ! - Tu cries sur la télé.

Voilà pourquoi je demande à tous les bons New-Yorkais

de me retrouver aujourd'hui devant leur QG pour exiger

que la police fasse de la protection de nos enfants sa priorité.

Non, non, non.

Sales immigrants ! Rentrez chez vous !

Ce pays a été bâti par des immigrants !

Unité Spéciale, qu'avez-vous à dire ? Combien d'enfants devront mourir ?

Unité Spéciale, qu'avez-vous à dire ? Combien d'enfants devront mourir ?

Tiens-moi ça. Je vais lui botter le cul.

Ne salis pas tes chaussures.

Eh bien ! Vous êtes le flic chargé de l'affaire ?

Ne vous approchez pas de moi.

Vous comptez m'ignorer comme vous avez ignoré ces enfants assassinés ?

Sans moi, personne n'en aurait entendu parler.

La puissante NYPD s'en occupe, mais le tueur est encore en liberté ?

Les citoyens veulent des réponses.

Non. On veut savoir pourquoi ces sans-papiers sont encore là.

- Hé ! - De la brutalité, maintenant.

- Ce sont des violences policières. - Dégage, connard.

L'UNITÉ SPÉCIALE DE LA VIOLENCE

- L'Unité Spéciale de la violence ? - Ce type est une sangsue.

Et vous êtes inspecteur de police. Mais pour combien de temps ?

- Je ne l'ai pas brutalisé. - Les images mentent ?

Suspendez-moi. Je m'en fous.

Je vais trouver ce tueur.

Fin.

Non. Continuez, Tutuola. Sortez, allez chercher un autre travail.

Vous allez adorer être vigile de centre commercial.

OK. Je suis désolé. J'ai perdu mon calme avec Carver.

Allez dire la même chose à ce connard qui fait de nos vies un enfer.

CABINET CARVER MERCREDI 14 OCTOBRE

Vous n'écoutez pas !

- Je suis trop occupé à aider des gens. - Aider ?

Je viens voir Randall Carver.

Vous ruinez l'Amérique. Gardon Garrison l'a dit.

Sortez d'ici.

Vous défendez des rats !

Occupez-vous des Américains !

Hé !

Pourquoi vous m'attaquez ? C'est lui qui ruine le pays.

- Gordon Garrison dit... - Gordon Garrison est un Néandertal.

Non. Ne l'insultez pas.

Il a le courage de dire la vérité

malgré la pression des élites libérales.

La ferme. Je suis flic. Tout va bien ?

Ça va. On voit souvent ce genre de taré.

Carver, c'est là qu'on dit merci.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Mobile News ? Vous avez déjà appelé ces vautours ?

- Ce n'est pas moi. - Bien sûr.

Vous n'êtes pas obligé de faire ça.

Ne vous en faites pas. Je vous laisse le feu des projecteurs.

Non, l'arrêter.

Je ne vais pas porter plainte contre M. Thagard.

Il est téléguidé par Garrison.

Et il a ravagé votre bureau.

On ne va pas le mettre en prison pour une vitre cassée.

Je vois clair dans votre jeu.

On vous agresse, les flics sont brutaux et vous êtes le gentil.

Votre chef m'a dit que vous veniez vous excuser.

Vous voulez qu'on s'entende ? Relâchez-le.

Que se passe-t-il ? La police vous harcèle encore ?

Oh, non ! Pas du tout.

Pour une fois, ils font ce qu'il faut.

- Pas vrai, inspecteur Tutuola ? - C'est votre jour de chance.

Salut.

- Vous êtes en retard. La fête est finie. - Je ne voulais pas y aller.

Faire le buzz autour de Randall Carver, ça ne m'intéresse pas.

- Vous voulez quoi ? - Vous aider.

En écrivant un entrefilet en page 17 ?

Je voulais la une. Vraiment. Mais mon chef...

Ouais. Et mon chef à moi m'en veut à cause de vous.

- C'est vous qui êtes venu. - Et alors ?

- Vous avez eu une piste grâce à moi. - Une perte de temps.

- Et pendant ce temps, Scotty Wu est mort. - C'est ma faute si ce garçon est mort ?

Non, c'est la mienne.

Je n'arrive à rien et des enfants se font tuer.

C'est une lourde responsabilité, Fin.

Mais vous n'êtes pas seul.

Ah oui ? Vous allez résoudre l'affaire pour moi ?

Continuez de vous lamenter sur votre sort.

Ces sourires auraient dû vivre pour toujours.

Moi aussi, les enfants me font de la peine.

Si tu es venue m'encourager, tu perds ton temps.

Je suis venue te donner ça.

Sérieusement ? Tu te fiches de moi ? De la paperasse ?

Ce sont des dossiers d'employés.

Ceux des entreprises qui travaillent pour le Centre d'aide à l'immigration,

de la gestion des salaires au nettoyage des toilettes.

Parmi tous ces gens qui entrent et sortent,

il pourrait y avoir notre tueur.

Tu t'es mouillée pour me trouver des pistes ?

Un "merci" aurait suffi.

Je me suis embrouillé avec toutes les femmes que j'ai croisées aujourd'hui.

Nicole Gleason ?

Je l'ai agressée alors qu'elle voulait m'aider.

Fin, pourquoi te sens-tu si concerné par ces enfants ?

Leur couleur de peau, le fait que les gens s'en fichent...

Oui. Et le fait que l'enquête n'avance pas.

Elle va peut-être avancer, maintenant. Merci.

Tu sais comment me remercier ? En arrêtant ce salopard.

- Munch ! - Quoi ?

On repart sur les lettres d'insultes !

Je trouve que dalle. Juste des gens en colère.

Certains soulèvent même des points intéressants.

Et vu les fautes de grammaire, je pense que le vrai problème, c'est l'éducation.

Pas l'immigration.

J'espère qu'on va trouver quelque chose dans ces dossiers.

- Regarde ça. - Tu as un gagnant ?

Façon de parler. Il a signé "Né aux USA".

"Plus vous aidez ces salauds d'immigrants, plus ils font d'enfants.

Quelqu'un doit vous arrêter. Vous et eux."

- C'est sa seule lettre ? - Oh que non !

"L'Amérique est la salle d'accouchement du Tiers Monde."

"Ces enfants doivent être avortés."

Une semaine après la mort de Magda.

Ça pourrait être notre homme. Il est d'ici ?

- Fallsburg, New York. Détenu 13602. - Ce crétin est en taule.

C'est l'heure de s'ennuyer à mort devant les vidéos de surveillance.

- Salopard. - Toi-même.

Je ne te parlais pas.

Tu as un ami imaginaire ?

Joe Thagard. Il travaille pour la société qui déchiquette les papiers du Centre.

Il avait donc les adresses de Magda, Roby et Scotty.

Pourquoi lui ?

C'est le connard qui a dévasté le bureau de Randall.

Et je l'ai relâché il y a trois heures.

Police de New York ! Mandat de perquisition.

- Rien dans la salle de bain. - Rien dans la chambre.

Il est sorti.

Depuis peu. Sa cafetière est encore chaude.

Fin, viens voir.

Regarde ça.

Il les espionnait sur le terrain de jeu du Centre.

Et il a volé leurs dossiers.

Il a dû passer des jours à tout scotcher.

Regarde. Magda, Ruby et Scotty. Leurs visages sont barrés.

Et il a repéré quatre autres enfants.

On vous renverra chez vous quand vous serez en sécurité.

- Tu veux manger quelque chose ? - Je peux avoir un coca ?

La machine est au bout du couloir. Viens.

Ça va aller. Si vous avez besoin de quelque chose, on est là.

- Où est Fin ? - À Bay Ridge, pour la famille Al-Haziz.

APPARTEMENT DES AL-HAZIZ

Ohé ? Il y a quelqu'un ?

Police !

- Je ne veux pas ! - Plus un geste. Éloignez-vous de lui.

Reste là.

Je vous préviens, votre cervelle va finir sur le trottoir.

- Je n'ai rien fait à ce garçon. - Parce que je suis arrivé.

J'étais ivre. Je me suis trompé d'appartement.

Vous avez assommé le père et attaché la mère.

Vous alliez mettre l'enfant au lit ?

Ce n'était pas moi. C'était sûrement un de leurs amis terroristes.

Qu'est-ce qui vous excite ?

Étrangler des petits enfants ?

Ou savoir que votre petit monde blanc en est débarrassé ?

On n'en sera jamais débarrassés.

- Un meurt, trois naissent. - Mais vous vouliez arranger ça.

- Quelqu'un doit le faire. Mais... - Pas quelqu'un. Vous.

Faux.

Admettez-le, tueur d'enfants. Allez-y. Dites-le.

Je n'ai qu'une chose à vous dire.

Sale nègre.

- Ce type a signé son arrêt de mort. - Non. Fin ne mordra pas à l'hameçon.

C'est tout ce que vous avez ?

C'est déjà plus que ce que vous avez : rien.

Une bonne nouvelle ?

Tout va bien au Manoir Xénophobe.

Par où commencer ? Les fûts de 200 litres trouvés dans le garage ?

Ou la chaîne sur laquelle on a trouvé du sang et des tissus cutanés ?

Oui, amène ça. On s'en servira pour cadenasser la cellule de ce crapaud.

Vous n'avez que des mots. Moi, j'ai des preuves.

Comme les photos que vous avez collées sur les murs.

Et l'ADN des trois enfants sur la chaîne avec laquelle vous les avez étranglés.

Magda. Ruby. Scotty.

Alors ? On ne dit plus rien ?

J'ai bien fait. L'Amérique est devenue un enfer.

- Oui, à cause des intolérants comme vous. - Non, à cause d'eux.

Ils ont gâché ma vie, détruit mon pays.

Voyez les choses du bon côté.

La prison est une vraie petite Rainbow Coalition.

Beaucoup d'entre eux vont devenir vos amis.

Vous portez plainte contre cette ordure ?

M. Carver est ici pour un autre type d'interaction avec cette ordure.

Je vais représenter Joe Thagard.

- C'est une blague ? - Gratuitement.

- Ce type a tué trois enfants. - Oui.

Parce que son esprit a été empoisonné par des gens comme Gordon Garrison.

Vous auriez dû l'entendre fulminer sur sa vie difficile.

Seul Gordon le comprend.

Cet homme est autant une victime que les trois enfants qu'il a tués.

Dossier numéro 0401. Joseph James Thagard.

- Trois homicides volontaires. - Que plaidez-vous ?

- Non coupable. - La partie civile pour la caution ?

Détention préventive. L'accusé présente un risque de fuite.

Votre Honneur. Mon client n'a pas la chance d'être marié.

Est-ce une raison pour l'incarcérer ?

Non. Mais les trois meurtres sont une raison suffisante.

Les parents vont mieux dormir ce soir.

Ils ont tort. Le vrai criminel est encore en liberté.

Vous le dites innocent ?

Non. Je dis qu'il n'est pas responsable. On lui a lavé le cerveau.

Gordon Garrison l'aurait poussé au crime ?

Le visionnage continu de l'émission Flashpoint l'a convaincu

que les sans-papiers étaient une menace pour le pays.

Attention, Votre Honneur.

Si on écoute la radio, on va se changer en zombies.

Riez. Mais les discours de haine proférés par des figures d'autorité.

sont la plus grande menace pour ce pays depuis le maccarthysme.

Il existe de nombreuses jurisprudences en matière de lavage de cerveau. Autorisé.

Thagard est juste un fanatique qui essaie d'échapper à la prison.

Le jury sera de cet avis ?

Ça n'a pas marché pour Patty Hearst.

Et elle était plus sympathique que Joe Thagard.

Elle n'aurait jamais pris cette mitrailleuse

si l'ALS ne lui avait pas lavé le cerveau.

De nos jours, cette défense aurait fonctionné.

Mais en 1976, on ne connaissait pas le syndrome de Stockholm.

Ni le pasteur Jim Jones.

Jim Jones a poussé ses adeptes au suicide.

Thagard n'a jamais rencontré Gordon Garrison.

Des tas de gens regardent Flashpoint sans tuer personne.

Mais Garrison n'est pas l'accusé.

La question sera de savoir si Thagard est fou.

Il ne l'est pas ?

Il savait ce qu'il faisait.

Carver aussi. J'ai regardé la télé hier.

Il était sur toutes les chaînes.

Justement. Avant Internet et l'info en continu,

on imprimait des pamphlets.

Maintenant, n'importe quel cinglé peut pousser des millions de lemmings

à sauter d'une falaise.

Les discours de haine ont plus de portée, mais le taux de criminalité est stable.

Mais d'après un rapport de la Sécurité nationale,

l'extrémisme de droite a grimpé après l'élection d'Obama.

Ne mêle pas Obama à ça.

Je dis juste qu'il faut prendre ces groupes extrémistes au sérieux.

Je vais montrer au jury qui est vraiment Joe Thagard.

COUR SUPRÊME LUNDI 7 DÉCEMBRE

J'ai commencé à regarder Flashpoint après avoir quitté les garde-côtes.

J'étais tout le temps sur mon canapé.

C'était soit lui, soit des feuilletons stupides.

Vous aimez Gordon Garrison ?

Au début, ses propos me dérangeaient. Mais quand j'ai vraiment écouté...

- J'ai commencé à comprendre. - Comment ça ?

Je n'avais pas de travail malgré mes compétences et mon expérience.

J'ai perdu ma voiture. Puis ma maison.

Ma copine m'a quitté.

Et pourquoi ces choses vous sont-elles arrivées ?

Gordon dit que tous les emplois vont aux sans-papiers

qui travaillent pour moins cher.

Et ça vous a mis en colère.

Oui. J'ai passé 13 ans à défendre mon pays

et on leur donne mon travail ?

Donc oui, je suis en colère. Gordon dit qu'on devrait tous l'être.

Ces gens ne payent pas d'impôts, ils ne payent pas l'hôpital...

Et quand leurs femmes pondent des gosses, ils gagnent le droit de rester ici.

Sauf si leurs enfants meurent.

J'ai été fou de leur avoir fait du mal.

Je sais...

Je sais que le meurtre est un péché. Mais...

Quand je regardais Flashpoint, ça me semblait logique.

Le meurtre vous semblait logique ?

Il répétait que le gouvernement et les organisations

donnaient notre pays aux étrangers et qu'il fallait réagir.

En tuant des enfants ?

Comme dit Gordon : aux grands maux, les grands remèdes.

Un vrai patriote ne se soustrait pas à son devoir.

Et vous vouliez être un patriote.

Monsieur Carver. Je ne suis ni intelligent, ni riche, ni puissant.

Mais j'aime mon pays.

Mais Gordon disait que l'amour ne suffisait pas. Que je devais agir.

C'est ce que j'ai fait.

Je suis désolé d'avoir tué ces enfants.

Je ferais n'importe quoi pour les ramener. N'importe quoi.

Ce n'était pas votre faute, Joe.

La vie a été rude avec vous.

Cela vous a rendu vulnérable au discours de cette ordure.

Je regrette d'avoir écouté Gordon Garrison.

Rien à ajouter.

Vous pensiez vraiment qu'un patriote irait assassiner trois enfants ?

Ça veut dire oui ou non ?

Madame...

Gordon dit que les soldats doivent tuer en temps de guerre. Et nous sommes en guerre.

Mais vous n'êtes pas soldat.

Vous avez été renvoyé des garde-côtes.

- J'ai été harcelé par mon chef. - Le lieutenant Eddie Velasquez.

Naturalisé après des années de service militaire.

Vous avez dit que vous n'aviez pas d'ordres à recevoir d'un sale chicano.

Non, madame. C'était parce qu'il n'était pas qualifié.

Mais ce n'est pas sa faute. J'accuse la discrimination positive.

Vous haïssiez les immigrants avant Flashpoint.

On ne vous a pas lavé le cerveau.

Vous avez toujours été raciste.

Objection. S'il y avait une question dans ce discours,

- je ne l'ai pas entendue. - Je reformule.

Si on vous a lavé le cerveau, pourquoi n'avez-vous pas revendiqué vos crimes ?

Pourquoi ne pas avoir appelé Flashpoint ?

Si vous pensiez que vos actes étaient justes,

pourquoi ne pas vous être affiché ?

Madame, je n'y ai jamais pensé.

Parce qu'on ne vous a pas lavé le cerveau.

Vous êtes juste un meurtrier qui ne voulait pas se faire prendre.

Vous n'avez pas l'habitude qu'on secoue votre cage.

Un point pour Mme Cabot. Mais je n'ai pas encore sorti l'artillerie lourde.

Pourquoi vous défendez ce taré ?

- Il est un symptôme, pas la maladie. - Ce symptôme a tué trois gosses.

Garrison, Limbaugh, Beck, O'Reilly...

Ils sont comme un cancer qui répand l'ignorance et la haine.

Ils ont persuadé le public que les immigrants étaient le problème.

Pas des entreprises qui ne paient pas le minimum vital

ni notre système de santé défaillant.

Ne gaspillez pas votre salive. Il n'y a pas de caméras.

Je ne recherche pas l'attention. J'en ai déjà assez.

Alors pourquoi perdre votre temps à défendre ce raté ?

Mon père était au Ku Klux Klan. Il me racontait les lynchages.

Quand je lui demandais pourquoi, il disait "certains hommes ont besoin de tuer".

Des problèmes avec papa ? Si vous faites libérer Thagard,

lui et les autres abrutis seront très fiers de vous.

Ils vous enverront une cagoule pointue.

Écoutez-moi. Je hais le Klan et tout ce qu'il représente.

Mais ils m'ont appris que...

un homme bon peut se laisser entraîner par des forces malfaisantes.

Le problème dépasse Joe Thagard.

Ces enfants seraient encore en vie si Garrison ne l'avait pas poussé à tuer.

M. Garrison, combien de fois cette année avez-vous parlé des sans-papiers ?

- Aucune idée. - Cinquante-sept.

Combien de fois avez-vous employé le terme "clando" ?

Je ne sais pas.

Je comprends. J'ai arrêté de compter au bout de 18 fois en une seule émission.

"Clando", "bougnoul"...

Vous avez même décrit les Canadiens comme des "Mexicains du froid".

Je décris ce que je vois.

C'est pour ça qu'on t'aime, Gordon ! Les patriotes aiment Gordon Garrison.

Cet homme n'est qu'un facho raciste !

- Silence dans la salle. - Merci, Votre Honneur.

Vous pouvez dire ce que vous voulez à la télé.

Liberté d'expression.

La liberté d'expression a ses limites.

On ne crie pas "au feu" dans un cinéma bondé.

On peut, si le cinéma est en feu.

Et ne vous y trompez pas. Le pays est en feu.

Et vous jetez de l'huile sur le feu.

Et vous et vos copains crypto-marxistes au cœur tendre ?

Vous faites des discours. Vous marchez sur Washington.

Ce sera votre faute si un anarchiste casse une vitre ?

Oui, si mes paroles engendrent la violence.

- Je n'ai poussé personne à tuer. - Vraiment ?

Le 29 mai de cette année,

n'avez-vous pas déclaré... Je cite :

"Quelqu'un doit renvoyer ces gens d'où ils viennent.

Sur un bateau ou à l'arrière d'un camion,

ou même dans une boîte en bois."

Je ne parlais pas de les tuer.

Pourtant, c'est ce qui s'est passé. Joe Thagard vous a pris au mot.

Rien à ajouter.

Monsieur Garrison, aviez-vous déjà rencontré l'accusé ?

Non, jamais.

A-t-il appelé votre émission ? Demandé un autographe ?

- Envoyé des lettres d'admiration ? - Non, non et non.

Que pensez-vous de cette histoire de lavage de cerveau ?

Des foutaises. Pures et simples.

Je ne suis qu'un thermomètre social qui prend la température du peuple.

- Un thermomètre rectal ? - Procureur Cabot.

Ce n'est rien. Alex n'est pas obligée d'être d'accord avec moi.

Comme le dit Voltaire, elle peut désapprouver mon propos,

mais elle défendra jusqu'à la mort mon droit à la parole.

Voltaire n'a jamais dit ça.

Comme toujours, vous jouez avec la vérité.

De quel côté êtes-vous, madame Cabot ?

Celui de la vérité.

Et la vérité, c'est que votre opinion me donne envie de vomir.

M. Carver pense que vous êtes un dieu pour vos disciples.

Je ne vois qu'un impuissant qui vomit de la haine pour se remplir les poches.

Surveillez votre langue.

Sinon quoi ? Qu'allez-vous faire ?

Vous êtes un bouffon sans pouvoir. Un clown de la télé.

La moitié de vos spectateurs vous regardent pour se moquer de vous.

Personne ne vous prend au sérieux.

- Vous la laissez me parler comme ça ? - Crève, salope !

Elle dit la vérité.

- Il salit l'Amérique. - Dehors !

Il protège l'Amérique !

Silence dans la salle ! De l'ordre ! Faites sortir le jury.

Vous allez me dire qu'on ne leur a pas lavé le cerveau ?

Un mot de sa part, et ils attaquent.

- Vous êtes hors sujet, M. Carver. - Absolument pas.

Tout comme Garrison a provoqué tout ça, il a poussé mon client au meurtre.

COUR SUPRÊME MARDI 8 DÉCEMBRE

Accusé, levez-vous.

Premier chef d'accusation.

Homicide volontaire. Quel est votre verdict ?

Non coupable.

Deuxième chef d'accusation.

Homicide volontaire. Quel est votre verdict ?

Non coupable.

Troisième chef d'accusation.

Homicide volontaire. Quel est votre verdict ?

Non coupable.

Mesdames et messieurs du jury, la cour vous remercie.

Vous pouvez disposer.

- Comment est-ce arrivé, Alex ? - J'espérais que tu me le dises.

J'aimerais effacer ce sourire du visage de Thagard avec une ponceuse.

C'est ma faute. J'ai sous-estimé Carver.

Il a complètement transformé Thagard.

De tueur d'enfants à pauvre type pathétique.

Les jurés adorent les mea culpa larmoyants.

Et Garrison a joué le rôle du méchant.

Surtout après que ses fans sont devenus fous.

Pourquoi on se donne tant de mal ?

Pour ce que ça vaut, on a enfin la une.

GORDON M'A FAIT SORTIR

- Je vous paye un coup ? - Je risque de ne pas être très marrant.

Ça ne me fait pas peur.

C'est Randall Carver.

Qu'est-ce que vous voulez ? Moi, je n'ai pas envie de vous voir.

Très bien. J'arrive.

Désolé, je dois filer. Je vous rappelle.

Ce soir.

J'attendrai.

C'est quoi, l'urgence ?

Thagard m'a dit quelque chose à l'oreille après le verdict.

Quoi ?

Il a dit...

"Merci. Maintenant, je peux aller en tuer d'autres."

Il faut l'arrêter.

CECI EST UNE FICTION.

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