All language subtitles for Toni.Erdmann.2016.German.720p.BRRip.1.4GB.MkvCage

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Original subtitles

Bonjour. Un paquet.

Qu'est-ce que mon frère a encore commandé ?

Toni !

Tu as commandé quelque chose ?

Il sort de prison, il n'en fait qu'à sa tête.

Il était sous les verrous : colis piégés.

Hier, il a même vidé la gamelle du chien.

Attendez un instant.

Viens voir.

Bouge ton cul du hamac.

Je te vire si ça continue.

Tu as encore commandé dans le catalogue des 3 Vénus ?

Pas du tout. Sois pas vache comme ça avec moi.

- Viens ! Le gars attend. - Où ça ?

À la porte, enfin !

Où ça ?

Quoi ? Il est où, ce gars ?

- Voilà. Bonjour. - Bonjour.

Mon frère ment, j'ai pas commandé de trucs érotiques.

Je m'en fiche du contenu.

Tant mieux.

Donnez-moi ça.

J'ai hâte de la désamorcer.

- Je signe quelque part ? - Oui.

Lukas ? Qu'est-ce que...

Bonjour.

Mon collègue, le démineur.

Allez, rentre.

Alors je signe.

N'ayez pas peur, c'est...

C'est juste mon tensiomètre.

Mon frère, c'était moi.

Vous aviez deviné.

Sans rancune.

Merci.

Au revoir.

J'arrive.

Viens, on va prendre l'air.

Il ne voit plus rien.

C'est pas demain le cours ?

Oui, mais...

Je voulais vous dire, te dire que...

Je veux arrêter les cours de piano.

J'ai plus le temps.

C'est pas vraiment une surprise.

Pas vraiment.

Qu'est-ce que je fais du piano ?

Je l'ai acheté exprès pour toi.

Je blaguais.

Bon.

Dis-moi...

Il y a cette boule qui tourne.

Je voulais voir un truc sur Google,

je dois me maquiller pour une fête d'école.

Je vois, il a planté.

Viens, mon petit.

N'aie pas peur.

Willi !

Pourquoi tu ne le fais pas piquer ?

Il souffre tellement.

Je ne te fais pas piquer non plus.

Je t'ai apporté des flammekueches.

Elles sont très bonnes.

Il suffit de les réchauffer.

Tu manges ça, toi ?

Ça m'arrive.

Reprends-les.

Assieds-toi enfin.

Oui, mais...

je dois m'en aller bientôt.

Les Dombrecht vont faire couper tes haies.

Tu leur prends tout le soleil.

À la bonne heure.

Comme ça, je pourrai tirer dans leur salon.

Parfait.

Je viendrai peut-être avec Ines demain. Elle est de passage.

Elle est là ?

N'ayez pas peur, Mme Rodica.

- Vous allez bien ? - Oui, bien.

Je peux te l'emprunter ?

C'est quoi cet accoutrement ?

Ça t'intéresse, finalement ?

J'ai accepté un petit boulot dans une maison de retraite.

On me paie 50 euros par décès.

La plupart d'entre eux ne résistera pas.

...34 années de bons et loyaux services pour l'école de Laurensberg.

Pour cette nouvelle vie, le conseil d'un poète inconnu :

"Qu'il est bon de ne rien faire et de pouvoir s'en reposer."

Merci.

Merci au club d'arts plastiques de la 5e B.

Nous sommes ravis d'accueillir les classes de 6e D et 4e B

avec un nouvel hommage musical dirigé par M. Conradi et Mme Eikamp.

Trois, quatre...

Nous sommes infiniment tristes de votre départ, M. Dudinger.

Aujourd'hui ici, demain là-bas

À peine arrivé, je repars

Jamais je ne me suis plaint de quoi que ce soit

Mon Dieu, c'est quoi ?

J'ai l'estomac détraqué.

Où vas-tu comme ça ?

J'ai failli sortir mon flingue.

Tu as un flingue ?

Évidemment.

Tu étais à l'école comme ça ?

Non, j'ai un petit boulot

dans une maison de retraite.

C'est intéressant...

Bärbel, bonjour.

Bonjour.

- Winfried. - Babette, enchantée.

Bientôt parents, félicitations !

Il faudra vous serrer les coudes.

Du rouge, du blanc ou une bière ?

Comme vous.

- Elle n'est pas là ? - Elle téléphone encore.

Tiens.

Merci.

Ça a été, son vol ?

Elle était fatiguée.

Mais ça s'est très bien passé à Shanghai.

Elle n'est plus à Bucarest ?

Si, mais elle avait des entretiens. Elle veut aller là-bas ensuite.

Ça s'est très bien passé.

Ils y ouvrent une succursale. Elle a rencontré des managers de Siemens.

De nouveaux clients.

Même des PDG.

Elle affronte de sacrés poids lourds sur le ring.

Bien sûr.

Et à Bucarest, qu'y fait-elle ?

Le pétrole. Le business du pétrole.

Elle conseille juste une compagnie pétrolière.

Elle n'est que consultante.

Faudrait qu'un jour je note tout ça.

C'est l'anniversaire de qui ?

On a décidé de le fêter en avance.

Les amis, faudrait quand même...

Faudrait me tenir au courant.

- On parle boutique ? Salut, papa. - Salut.

Spaghetti.

- Ça va ? - Très bien, à vrai dire.

Désolé, je ne savais pas que vous fêtiez ton anniversaire.

Mais bientôt...

j'ai une réunion à Bucarest. Je t'apporterai ton cadeau.

C'est ça, passe. Tu sonneras.

Méfie-toi.

- Tout est réglé ? - Rien de grave.

Tu as sali ta veste.

Quoi ?

Vite, le savon au fiel.

Maman, des vestes j'en ai plein la valise.

C'était moi, désolé.

C'est juste une petite tache.

Qu'est-ce que c'était ?

Rien, mon tensiomètre.

- Qu'est-ce que tu as ? - Rien.

Simple routine.

Et ta tenue ? Il y a un truc à comprendre ?

C'était pour rigoler, avec les élèves de l'école...

Je vais me débarbouiller.

En fait, je dois repartir.

J'ai laissé Willi chez ma mère.

Comment il va ?

Pas trop mal.

Il dort beaucoup.

Regarde, là.

Tu pourrais me recoller ça avec ta colle super pro ?

C'est fendu.

Dans ton cas, je consulte même à domicile.

Exactement.

On pourrait les fixer pour de bon ?

Pour les laisser en permanence.

Mes couronnes sont barbantes.

Elle est toujours pendue au téléphone.

Qu'avons-nous fait de travers avec elle ?

Tu veux pas rentrer ?

Je suis toujours au téléphone.

Autre chose ?

J'arrive, papa.

Très bien.

Quoi qu'il en soit, demain...

je te rappellerai.

C'est bien qu'on ait parlé. Au revoir.

Tout va bien ?

Juste un peu stressée.

- Tu pars déjà ? - Oui, il le faut.

- Tu viens pour le petit-déj chez mamie ? - Mon avion part à 10 h.

- Tu lui as dit que j'étais là ? - Non. Pas grave.

J'appellerai Inge.

Qui ça ?

J'ai engagé une fille de substitution.

Parfait. Elle t'appellera à ma place pour ton anniversaire.

C'était une blague ?

Il reste peut-être du maquillage quelque part.

Oh, j'ai oublié ça. Merci.

- On se parle bientôt sur Skype. - C'est ça, mon Skype remarche.

- Elle travaille trop. - Elle fait tout comme il faut.

Rentre.

Dans ta corbeille.

T'es mon petit Willi.

Vous ne voulez vraiment appeler personne ?

Ça ira, merci.

Excusez-moi, pardon !

M. Conradi ?

Je l'ai trouvé. Un instant.

Je m'appelle Anca Pavelescu.

Je suis l'assistante de Mme Conradi.

Tu es toujours là ?

Une visite éclair.

Je sais, c'était un peu...

Pas la peine de venir. Je vais à l'hôtel.

Non, il ne s'est rien passé.

Alors à plus tard.

Salut.

Je dois vous suivre.

Bien sûr.

Le Radisson se trouve ici,

c'est aussi un hôtel 5 étoiles.

Le restaurant est remarquable. Il y a un très beau Cigar Lounge.

Et des Business Lounges pour un verre le soir.

Je ne suis que le père.

Je suis en vacances.

Excusez-moi.

Allô ?

J'y suis déjà.

Bien sûr, d'accord.

À tout à l'heure.

Elle demande si vous voulez l'accompagner.

Ce soir, à la réception de l'ambassade américaine.

- C'était elle ? - Oui, elle est toujours en réunion.

Si elle veut.

Je lui dirai.

Elle est comment, ma fille ?

Comme patronne ?

Comme chef ?

Elle est très...

sincère. Elle donne beaucoup de feed-back.

Sur ma performance.

"Performance", ça veut dire...

c'est ça votre boulot ?

Non, "performance", c'est mon travail en général.

Par exemple, dans les réunions, avec l'équipe,

dans le contact avec les clients.

Qu'est-ce qui compte

dans le contact avec les clients ?

Un concept n'a pas de sens si le client n'en veut pas.

L'art consiste à expliquer au client ce qu'il veut.

Ma fille doit faire ça très bien.

C'est ici.

Merci.

Elle arrive.

Quelle longue journée !

C'est sûr, tu as travaillé, toi.

Et moi qui débarque comme ça.

Tu as attendu combien de temps ?

Trois heures.

Je n'étais pas sûr que tu m'aies reconnu.

Si, mais la direction de Dacoil Roumanie au grand complet me suivait.

Ça s'est bien passé avec Anca ?

Tout le monde a été très sympa.

Le chauffeur aussi.

Alors, ce soir :

réception à l'ambassade américaine

avec des discours, des petits fours, du bavardage.

Voilà.

Je peux y aller comme ça ?

Ça passera.

Une dernière chose.

Si on doit aller boire un verre avec Henneberg, le PDG, notre client,

j'irai seule. D'accord ?

Je me bats pour la prolongation de notre contrat.

Sans le client, un concept n'a pas de sens.

Tu peux dire...

que tu es mon père, mais...

tu es épuisé après ton programme culturel chargé.

Vas-y.

On est déjà en retard.

Pour en revenir à la question : pourquoi la Roumanie ?

La Roumanie offre aux entreprises américaines,

avec des produits, des services ou des technologies,

des possibilités importantes de contribuer au développement du pays.

Mesdames et messieurs, le buffet est ouvert. Merci.

Il ressemble à Tiriac.

Possible.

Prends-nous quelque chose au buffet. Merci.

- Un truc, au buffet. - Bien sûr.

Merci.

- La 3e rencontre aujourd'hui, bonsoir. - C'est vrai, bonsoir.

Passionnant, ce discours.

On est encore loin du but,

mais la Roumanie a prouvé sa solidité économique dans la crise.

J'ai repris l'analyse de rentabilité.

Nous déciderons en connaissance de cause lundi.

Voici ta spécialiste ! Mme Conradi pourra sûrement t'aider.

- Ines Conradi. - Enchantée.

Natalja doit faire du shopping.

Depuis quand travaillez-vous déjà à Bucarest ?

Un an. Je suis bien occupée grâce à vous.

Alors elle sait tout en matière de shopping.

- Je m'excuse. Vous êtes très occupée. - Non, ça va.

- Que cherchez-vous ? - Des bricoles.

On est invités à un mariage ce week-end à Moscou.

J'aimerais acheter des cadeaux.

Eh bien...

Je fais peu de shopping, mais il y a plusieurs centres commerciaux

et un endroit avec des boutiques de luxe.

C'est selon vos besoins.

Donnez-moi votre numéro. Je vous trouve les meilleurs endroits.

- C'est donc Natalja... - Henneberg.

Bonsoir. Je ne suis que le père.

Henneberg. Vous êtes en visite ?

Sur un coup de tête.

Je n'étais jamais venu en Roumanie.

En fait, je suis venu négocier.

Elle ne vient plus, alors j'ai engagé une fille de substitution.

La question est de savoir qui la paie.

- C'est moderne comme solution. - Oui.

Et l'autre fille est mieux ?

Ses gâteaux sont meilleurs.

Elle me coupe les ongles des pieds.

Ce n'est pas votre fille, n'est-ce pas ?

Bonne soirée.

Bien.

- Ça y est, c'est organisé ? - C'est fait.

- Bonne soirée à vous. - Bonne soirée.

À demain.

C'était le PDG dont je t'ai parlé. C'est un contact vraiment important.

Je crise. Ces pseudo-investisseurs chinois !

- Tu viendras lundi ? - Oui, envoie-moi l'adresse.

- Au Da Vinci, à 21 h ? - Très bien.

À plus tard.

Et vous ?

Vous vous joignez à nous ?

On va prendre un verre. Ça vous dit ?

- Votre nom déjà ? - Winfried.

C'est sympa, mais je suis fatigué.

Programme trop chargé. La culture.

Moi volontiers. Où allez-vous ?

Votre père apprécierait votre compagnie.

Un verre, allez !

Non, je dois aller me coucher.

J'ai fait le palais de Ceausescu de long en large.

On a deux voitures, si vous changez d'avis.

Allez, viens.

- Tu veux que je vienne maintenant ? - Oui.

Ma femme est très contente à Paris.

Amenez-la la prochaine fois. La mer n'est pas loin.

Il y a beaucoup de Français ici, les écoles privées sont excellentes.

La Roumanie vaut mieux que sa réputation.

- Elle peut avoir une vie agréable ici. - Oui.

- Où êtes-vous installés en ce moment ? - À Francfort et en France.

Bien.

J'aime bien Francfort. J'aime les pays avec une classe moyenne.

- C'est très reposant. - Je vous comprends.

Il faut juste leur apprendre une autre culture d'entreprise.

D'ailleurs, j'ai dit à Van Rompuy

que l'entrée de la Roumanie dans l'UE était judicieuse.

Parlez-nous un peu de la jeune génération de managers roumains.

- Que voulez-vous savoir ? - Comment ils travaillent...

Voici la spécialiste.

Mme Conradi s'y connaît.

En arrivant, j'ai été surprise.

Ils ont pratiquement tous un diplôme étranger,

parlent plusieurs langues,

sont très dévoués.

Ils ont une mentalité internationale.

Mais ils ne comprennent plus la Roumanie.

Ils ont évolué plus vite que le pays. Ils ne resteront pas ici.

Si vous voulez mon avis,

je ne suis pas fan

des mentalités internationales.

D'accord, M. Dascalu,

je voulais dire que le savoir était international.

Excusez-moi, que faites-vous chez Dacoil ?

Je suis consultante chez Morrisons.

Nous évaluons s'il est rentable d'externaliser certaines activités.

C'est intéressant de vous l'entendre dire ainsi.

Je vous laisse le dire vous-même.

Mme Conradi travaille sur les possibilités

d'amélioration de la maintenance,

mais l'externalisation est la dernière option.

Bien sûr, je me suis mal exprimée, désolée.

Mais son père a une idée commerciale pour la Roumanie.

Il a engagé une fille de substitution car la sienne n'est jamais là

et il a besoin de quelqu'un qui lui coupe les ongles des pieds.

Ne vous avisez pas de piquer mon idée.

J'aime bien faire des blagues.

Nous sommes vraiment très fiers d'elle.

Tout ce qu'elle fait ici et tout.

Vous pouvez l'être.

On s'appelle ?

Bonne nuit à tous. Il est tard.

Je suis fatigué.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Bonne nuit. À demain.

On va ailleurs ?

Pour découvrir la célèbre vie nocturne de Bucarest ?

Vous ne regretterez pas d'avoir laissé votre femme à Paris.

- Au revoir. - Enchanté.

Fallait que je fasse comprendre que c'était une blague.

Au fait, de quoi vous parliez ?

C'est quoi "l'externalisation" ?

C'est quoi ?

C'est quand on sous-traite des activités à des partenaires externes.

Il veut externaliser la maintenance des installations pétrolières.

- Qu'est-ce que tu as dit de travers ? - Rien.

Ça n'aurait pas dû m'échapper.

Pourquoi ?

On doit lui donner raison,

mais il ne veut pas en assumer la responsabilité.

Il a donc besoin de nous.

Tu serais responsable de quoi ?

Papa, ce sont des centaines d'emplois transférés et finalement supprimés.

C'est une décision impopulaire, voilà pourquoi il a besoin de nous.

Comme ça, tu pourras lire dans ton journal

qu'un cabinet de conseil a tout ruiné.

Dis-moi...

Tu comptes rester combien de temps ?

J'ai pris un congé d'un mois.

Là, je t'ai vraiment fait peur.

Demain, j'ai juste une séance de massage. Après, je te montrerai Bucarest.

Ton cadeau.

- Déjà ? - Vas-y, ouvre-le.

S'il ne convient pas, tu jettes.

Merci.

Pourquoi tu n'as pas attendu mon anniversaire pour venir ?

Le vol était pas cher.

Merci.

C'est une excellente râpe à fromage.

Une râpe française.

De chez Designo.

Le vrai cadeau en fait, c'est ça.

Achète-toi une nouvelle veste.

- Ou autre chose. - Ne m'offre pas d'argent, papa !

Au fait, où as-tu laissé Willi ?

Eh bien, Willi...

Willi, hélas, est mort.

Quoi ?

Je suis désolée.

C'était un vieux chien.

Et pourquoi tu ne m'as pas appelée ?

Moi aussi, je suis très occupé.

Je nous coupe du saucisson ?

Pas pour moi. Merci.

C'était nul.

Je suis partie. Je ne paie pas 100 euros pour des chatouilles.

Nous sommes vraiment désolés. C'était quelle fille ?

Une blonde,

très maigre.

Je vous prie de bien vouloir l'excuser.

Dragos sera libre dans une petite demi-heure.

Pourvu qu'il me tabasse.

Vous voulez boire quelque chose ?

- À vos frais ? - Oui.

Dans ce cas, on prend deux coupes de champagne,

deux oranges pressées

et deux club-sandwichs.

Je reviens tout de suite.

Ce n'est pas un peu trop ?

Non, pas du tout.

Ma boîte laisse beaucoup d'argent ici.

Alors ?

Es-tu un petit peu heureuse ici ?

Ça veut dire quoi "le bonheur" ? Le mot est fort.

Je voulais savoir si tu avais le temps de vivre un peu.

Pour aller au cinéma, par exemple ?

Oui, enfin...

faire des choses amusantes.

Ça en fait des grands mots ! "S'amuser", "bonheur", "vivre".

On fait un peu le tri ?

Pour toi, qu'est-ce qui vaut la peine d'être vécu ?

Si déjà on aborde les grands sujets.

Je ne peux pas te le dire à froid.

Je voulais juste savoir comment tu allais.

J'ai bien compris, mais il faut des réponses aussi.

Je sais, j'attendais votre appel.

Non, vous ne dérangez pas.

Vous y êtes déjà ? D'accord, je peux y être...

dans 15, 20 minutes.

Je sais, c'est la folie. Restez où vous êtes.

Les club-sandwichs.

À tout de suite.

Merde.

Je dois retrouver Natalja, la femme de Henneberg, au centre commercial.

Désolée, c'est important.

- Quand ? - Tout de suite.

Tout de suite ?

C'est plus roumain que le palais de Ceausescu.

Le plus grand centre d'Europe et personne n'a les moyens d'en profiter.

Je suis vraiment désolée, M. Conradi. C'est affreux ici.

Mon pauvre, on t'a fait attendre.

Ines, je vous laisse. Merci pour tout. Vous m'avez sauvé la vie.

C'était un plaisir.

C'était pas trop pénible ?

Es-tu vraiment un être humain ?

Non, c'était super.

J'ai vu du très beau patinage.

Je suis aussi allé chez Lidl.

Tu veux encore faire quelque chose ? Voir le palais ?

Et si on rentrait ?

Je peux faire des spaghetti, j'ai fait les courses.

- Merci. - Alors ?

Tout va bien, Spaghetti ?

Tu as déjà faim ?

Pas encore.

Je m'excuse pour ma question stupide tout à l'heure.

Quelle question stupide ?

Si tu étais un être humain.

Pas grave. C'est bien de toi ça.

Je vais me reposer. Je dois montrer un club aux Henneberg, vers minuit.

À plus tard.

J'ai cru que tu étais morte.

Quoi ?

Il est quelle heure ?

9 h et demie. Tu as dormi une éternité.

- Pourquoi tu ne m'as pas réveillée ? - Tu dormais profondément.

Tu as dit que tu me réveillerais pour dîner.

J'ai essayé.

Merde.

Merde !

Ils m'ont appelée quatre fois.

Sais-tu ce que ça signifie pour moi ?

Lundi, j'ai une présentation pour laquelle j'ai bossé des semaines.

Je ne peux pas me payer le luxe de poser un lapin.

Je ne sais pas...

...si tu vas aussi bien que tu l'affirmes toujours.

Même si je décidais de sauter par la fenêtre,

toi et ta râpe à fromage ne pourraient pas m'en empêcher.

Tu as d'autres buts dans la vie que de refourguer des coussins péteurs ?

Je n'ai même pas de coussin péteur.

Je connais des hommes de ton âge qui ont encore de l'ambition.

Tiens, ton shampoing.

Garde-le si tu en as besoin.

L'un des meilleurs shampoings d'Aix-la-Chapelle.

Finalement, c'était pas si mal.

Bon...

La prochaine fois, on se concerte pour que je sois dispo.

D'accord.

Tu t'es pris le pied dedans ?

Touche pas !

Bouge-le.

Il ne doit pas être cassé.

- Je ne peux pas te laisser comme ça. - Ce n'est pas si grave.

- Je t'accompagne en bas. - Hors de question.

Salut.

Salut.

Tu m'appelles s'il y a un souci.

Bien sûr.

Salut.

L'option 1...

...10 % dès la première année de mise en œuvre.

Absolument, M. Dascalu, nous sommes d'accord...

...mais nous détaillerons chaque option ultérieurement.

- Bonjour. - Salut.

La Tarom ou la Lufthansa ?

Toujours la Tarom. J'adore le champ' roumain.

Henneberg est arrivé plus tôt.

C'était comment ?

Soûlant. Je me suis tapé trois heures de shopping avec sa femme.

Mais on a dîné ensemble. J'ai tâté le terrain.

Il est devenu prudent pour l'externalisation.

Ou alors il y a de nouveaux opposants au projet.

Le sujet a suscité une certaine tension.

- Alors j'ai... - Je suis surpris.

J'ai donc retravaillé la présentation et je plaide pour...

...plus de douceur ?

Laisse-moi terminer.

Je crois qu'on doit être plus offensifs.

Il espère qu'on décide à sa place. Qu'on recommande l'externalisation.

Il ne peut pas se prononcer pour, alors voici mes trois options.

L'externalisation de tous les sites. On ratiboise.

Entre les deux, notre option qui va avoir l'air inoffensive.

Et puis une solution avec un minimum de changements, sur un site pilote.

C'est délicat de modifier la stratégie avant un meeting.

Ça ne va pas.

- Vous avez mangé où ? - Au Da Vinci.

- Je ne suis pas convaincu. - L'argument numéro 2 est Iliescu.

Il faut aborder le fait qu'il freine. Toutes ses données sont incomplètes.

Pour une analyse précise, Iliescu doit nous en fournir plus.

- Ça ne tient pas la route. - Ines...

Je ne te critique pas, Tim.

C'est fichu pour un choix clair, voilà pourquoi je propose trois options.

Iliescu est un sujet à bannir pour le comité directeur.

On garde ça pour un moment plus propice.

Les trois options...

- Va pour moi si tu es sûre... - Absolument.

Dernier point : Dascalu.

Ça reste compliqué avec lui. C'est sûr, il va être contre nous.

Au fait, la petite Anca sera là ?

Oui, elle sera aux manettes, Gerald.

Vous voulez que je sois présent ?

Il vaut mieux que je le fasse seule. On en reparlera plus tard.

- C'est pas mon plus beau chemisier. - C'est très bien. Merci.

C'est juste pour la présentation.

Elle arrive.

Je voulais juste savoir : tu es satisfaite de mon travail ?

Absolument.

Oui, absolument.

Tu as fait beaucoup de progrès.

Merci.

Essaie de parler allemand plus souvent.

Je sais, c'est pas suffisant au quotidien.

Un instant. Excusez-moi.

Je crois que celui-ci ira mieux.

Merci.

Dans l'option 1, nous comptons une année pour la mise en œuvre.

Les coûts internes et externes s'élèveront à 5 ou 6 millions d'euros.

Les atouts d'une externalisation totale sont les tarifs des fournisseurs.

L'énorme concurrence entre eux fait chuter les prix.

Ce qui réduit nos frais de 10 % dès la première année.

Je doute fort que les coûts baissent aussi rapidement.

Il faut des années pour transmettre notre savoir-faire à ces fournisseurs.

Absolument, M. Dascalu, on doit voir chaque scénario en profondeur.

Anca ! Tes cheveux.

Mais il est impossible d'externaliser

les services de maintenance en l'espace de dix mois.

Sur le site, il y a...

On a 200 ouvriers là-bas.

Ça fait beaucoup...

Il faut aussi prendre en compte nos frais,

pour la supervision, la formation, etc. Ce n'est pas dans vos calculs.

Il faut aussi tenir compte du fait

que Dacoil ne respecte aucune norme HSSE sur ses sites.

D'accord avec vous, il reste des questions.

Il faudra analyser les choses plus en détail.

Mais j'aimerais soutenir Mme Conradi.

Ça ne changera rien sur le fond. J'ai vu ça dans d'autres pays.

Merci, Ines.

Merci.

Quelles sont vos instructions, Titus ?

Il nous faut une analyse positive en béton avant qu'on se lance.

Ce que vous proposez en option 1

serait un changement trop grand pour notre entreprise.

L'option 2 me paraît plus réaliste en ce moment.

Mais il faut la valider juridiquement, chose très difficile avec les syndicats.

Cela reste une proposition très intéressante.

Nos estimations seront prêtes à la fin du mois.

Je suis désolée, mais...

nous ne pouvons rien promettre

tant que la coopération avec Buzau reste difficile.

J'aimerais donc voir avec vous, M. Dascalu,

comment améliorer la coopération avec M. Iliescu.

Comment coopérer plus étroitement ?

Je vais voir ce que je peux faire.

Réglez cela, messieurs.

Nous avons fini, je pense. Merci.

Alors ?

Je n'aime pas que tu ne respectes pas notre accord.

Pour Iliescu, c'était pas très élégant.

Les prochaines étapes sont claires.

La prochaine fois, informe-moi s'il y a un problème.

Je n'y manquerai pas.

Sinon...

Bravo.

- Merci. - Tu es une bête, Ines.

- Je peux remonter l'écran ? - Remonter ? Oui.

C'est moi, je voulais savoir...

...si tu étais bien rentré. J'espère que tu as fait bon voyage.

Je crois que tu as mes clés, c'est pas très grave.

À bientôt. Salut.

L'équipe se réunit à 13 h.

Je te rappelle après.

C'est ça. Super.

À bientôt. Salut.

- Ça s'est bien passé ? - Très bien.

Allez, ne sois pas vexé.

- Sois content de ne pas avoir été là. - Je ne suis pas vexé.

Pour citer Gerald : c'est inclus dans le prix.

Gerald pratique d'autres prix que moi.

Tu fais quoi ce soir ?

Je retrouve Steph de Boer et Tatjana.

Soirée entre filles.

C'est quoi l'ordre du jour ?

Les quotas de femmes, le harcèlement sexuel au travail...

- Les vernis Business ? - C'est ça.

Chic.

Excusez-moi. J'ai dû rentrer me changer.

- Tu es belle. - Merci. Toi aussi.

Tu travailles trop.

C'est l'enfer en ce moment. J'avais ce truc important aujourd'hui.

On attend toujours notre table.

Ils ont dit qu'elle allait se libérer.

Et ta soirée avec les Chinois ?

Après une demi-heure, ils étaient bourrés.

Je me suis farci cinq heures de mandarin.

Au moins, j'ai vendu un appartement.

On se disputait pour savoir qui avait passé le pire week-end.

Steph était à Naples.

Que s'est-il passé ?

C'était sale, la nourriture était répugnante,

même les enfants voulaient rentrer.

J'ai sûrement passé le pire week-end de ma vie.

Mon père m'a rendu visite. Sans prévenir,

il a débarqué dans mon bureau pour m'apporter mon cadeau d'anniversaire.

Mais en fait, il traverse une crise parce que son chien est mort.

Avec ça, Henneberg a insisté pour que je sorte avec lui et sa femme.

- Il est toujours là ? - Oui.

Je dois les inviter au nouveau lancement.

Et mon père qui me fait des spaghetti et me parle du sens de la vie !

Si tant est qu'il y en ait un.

- Bizarre. - C'était ton père ?

Oui, mais il est reparti.

Et comment est la nouvelle femme ?

Très russe, très maigre, très blonde.

Une coupe de champagne pour ces dames ?

On prend du champagne ?

S'il vous plaît, je ne peux pas tout boire tout seul.

- S'il vous plaît... - D'accord.

Trois coupes pour ces dames. Et...

une bière pour moi.

Ça fait deux heures que j'attends M. Tiriac.

Ça suffit. Je vous en prie.

- Ion Tiriac ? - Oui.

Je m'appelle Toni.

Toni...

Erdmann.

Ines Conradi.

Enchanté.

Je m'appelle Steph de Boer.

Steph, enchanté.

Tatjana.

- Tatjana, enchanté. - Enchantée.

Enfin à boire !

Merci.

Merci beaucoup.

Vous travaillez à Bucarest ?

Oui et non.

Je suis venu faire du shopping.

Et pour le spa.

Je suis venu aussi pour...

un dentiste réputé.

Il a tout refait. Mes dents sont trop petites.

Et je voulais un truc plus féroce.

Plus dangereux.

Qui est ce dentiste fou ?

C'est la...

clinique internationale du design dentaire...

... de Bucarest. Très réputée.

Mais le dentiste lui-même est...

italien.

Il n'est pas dentiste en fait, il est plutôt...

un architecte italien.

Non.

Ce n'est pas vrai. Je blaguais.

Ce sont mes vraies dents.

Vous êtes donc un ami de Tiriac ?

Non. Il n'a pas d'amis.

Je suis son partenaire au tennis. On joue ensemble en Allemagne.

Cool. C'est intéressant.

Mais il ne décroche plus son téléphone.

Il est en pleine crise.

Sa "Schildkröte" est morte.

Pardon, c'est quoi une...

Une tortue.

C'est ça, la tortue était très, très âgée.

Ils ont vécu ensemble pendant 45 ans.

Et soudain...

il est ravagé.

Crise cardiaque.

C'est triste, pas vrai ?

C'est très triste.

- Je ris, mais il me fait de la peine. - Pour moi, ce n'est qu'une tortue.

Je peux savoir...

quelle est votre profession ?

Ma quoi ?

Votre profession.

Ma profession... c'est homme d'affaires.

Consultant et coach.

Bien. Et vous avez une spécialité ?

Pardon ?

Comme coach...

vous avez une spécialité ?

La vie.

Avez-vous terminé votre dîner ?

Mon homard m'attend !

- Voulez-vous partager une table ? - Oui !

Non, merci.

Votre table est prête.

- Enfin ! Merci. - Enchantée, Toni.

C'était quoi ça ?

Ces dents !

Non, le truc avec la tortue.

Mais certaines tortues vivent vraiment très longtemps.

Vous prendrez des boissons ?

Oui, s'il vous plaît.

Une bouteille d'eau gazeuse.

Qu'est-ce que vous relancez alors ?

Notre site web.

Il y aura un peu de tout.

Gabriel a invité tout Bucarest.

Mon Dieu, c'est dégoûtant.

Il n'attend sûrement pas Ion Tiriac.

On ne sait jamais.

Tu avais pris le carpaccio.

Avec du poulpe. C'était bon ?

Pas tellement.

Il y a mieux.

Ma limousine m'attend.

Ravi d'avoir fait votre connaissance.

Attendez un instant. Mon mari est chasseur de têtes.

Si vous ou M. Tiriac avez besoin de nos services, n'hésitez pas.

C'est pour moi ?

Merci.

- Au revoir. - Bonsoir.

- Tu es une vraie pro. - Il n'a même pas de carte.

Excusez-moi.

Gabriel m'écrit : "Tiriac, cool."

Et je n'ai pas sa carte !

La prise de parole était bonne. De ce côté-là, tout va bien.

J'ai bien occupé l'espace, j'étais allée dans la pièce avant.

Et la respiration ?

La respiration ?

- Tu as appliqué la technique ? - Je n'en ai pas eu besoin.

Ça s'est bien passé. Mais...

je veux travailler mon langage corporel.

Je ne le contrôle pas toujours.

Tu as un exemple concret ?

C'est surtout quand j'écoute.

Je pense que tu es à l'écoute.

Oui, bien sûr.

C'est très louable, mais concentre-toi sur ton message.

Ah oui, je vois.

- Je peux te parler ? - Bien sûr.

J'ai l'impression que l'équipe n'est plus très unie. Tim aussi.

Pense à l'esprit d'équipe !

Évitons de creuser un fossé avec les Roumains.

Ils ont perdu le moral.

Je le vois aussi.

C'est aussi mon impression.

Je fais un brunch d'anniversaire. J'invite tout le monde ?

Quelque chose de personnel ! Bien.

On travaillera avec les chiffres qu'on a, sans faire de vagues.

Ton idée de faire pression sur Dascalu se retourne contre nous.

Iliescu et lui n'aborderont pas notre projet.

Pourquoi ?

Dascalu fait confiance à Iliescu. Pourquoi agirait-il ?

Maman, j'ai du travail.

Henneberg veut écarter Dascalu pour négocier avec les syndicats.

C'est ce que je fais.

Je ne vois pas comment continuer.

Les données sont faussées. Les effectifs sont plus importants,

on ne licenciera jamais assez.

La bonne nouvelle : Henneberg te confie le ratiboisage.

Oui, je mange des fruits.

C'est pas fondé.

Tu le sais aussi bien que moi !

Surtout si je veux vendre une restructuration de cette ampleur.

J'ai pris mes cachets.

Ça va révolter la féministe en toi.

Je cite : Mme Conradi possède assez de charme pour s'occuper d'Iliescu.

Si j'étais féministe, je ne supporterais pas des types comme toi.

Je prends ça pour un compliment.

Tu as convaincu Henneberg.

Il veut à tout prix te garder ici.

- Que lui as-tu répondu ? - Que j'allais t'en parler.

Et que je pensais que tu devrais terminer le projet.

- Et notre accord ? - Tu embraies systématiquement là-dessus.

C'est pour une année, maximum. Tu repartiras à un tout autre niveau.

J'ai déjà entendu ça plusieurs fois.

Je peux diriger Bucarest depuis Shanghai.

Ce n'est pas réaliste.

C'est ton projet pour devenir associée !

Il vient de péter ?

Réfléchis.

Après, tu auras l'embarras du choix.

Mais d'abord on termine ce projet.

On peut aller discuter ailleurs ?

- Il me faut ta décision. - Bien sûr.

J'y réfléchis, mais allons prendre un café.

Je me demandais où on s'était rencontrés ?

Pardon ?

Vous, ici ?

Je travaille ici. On a une réunion.

Moi aussi. J'ai une supervision avec M. Henneberg.

Espérons qu'il ne se braque pas aujourd'hui.

Marburger. Également Morrisons.

Erdmann.

Vous mettez de la crème ?

Ça doit être moi.

M. Erdmann est coach, en free-lance.

Je vous ferai signe pour le séminaire.

Un séminaire, pour nous ?

Oui, on y songe.

On verra. Si vous êtes consentant.

Pardon ?

Êtes-vous consentant ?

Laissez tomber.

Bien. Au revoir.

Excuse-moi, j'arrive.

Oui, bien sûr.

Tu délires ?

Tu veux m'achever ou quoi ?

Papa, je te parle !

Si c'est au sujet de votre père, je ne suis pas la bonne personne.

Mais si vous cherchez à développer votre charisme

ou si vous vous retrouvez à parler seule à un téléphone,

venez me voir. Vous êtes la bienvenue.

Voilà mon homme.

Ça tombe bien.

Je vous en prie.

Ah non, pas de voiture électrique !

Super. J'ai hâte.

Alors il nous en faut deux ?

Je peux m'en occuper. Aucun problème.

Tu es sûr pour le deux-mâts ? C'est beaucoup de boulot.

À cinq.

Daniel ne compte pas. Il sera scotché au bar pour les cocktails.

Envoie-moi des photos.

Super.

Je te rappelle.

À bientôt, salut.

Une croisière à la noix ! Ils vont louer un deux-mâts.

À quoi bon ?

- La femme de chambre n'est pas passée ? - Non.

Seulement Bogdan.

Ton amant roumain.

- Vous pouvez signer ici ? - Oui.

Merci beaucoup et bon appétit.

Génial.

Gerald est au courant pour nous deux.

Et alors ?

Il m'a dit de ne pas trop te sauter pour que tu ne perdes pas ton mordant.

C'est justement pour ça que je te baise.

Aujourd'hui, je veux te baiser dans chaque coin de cette pièce.

Qu'est-ce que tu as ?

Tu as pris de l'avance. Je te regarde faire.

Dépêche un peu.

Je ne veux pas perdre mon mordant.

T'as vraiment pas d'humour.

Ma bite te rendra forte.

Mon sperme a des superpouvoirs.

Allez.

Non, mon mordant est plus important. Je te regarde faire.

Je veux que tu vises un petit four.

Je le mangerai après.

Tu es sérieuse ?

Lequel ?

Celui que tu voudras.

Le vert.

Je vais jouir.

T'es vraiment tarée.

Salut Steph, c'est moi, Ines.

Tu es très occupée, désolée de te déranger.

Je voulais juste te dire que j'avais le numéro du coach de Tiriac.

Oui, je l'ai revu.

À toi de voir, bien sûr.

Pourquoi pas, après tout ?

Je suis en train de me changer.

Je t'envoie un texto.

Super. À plus tard.

Viens voir.

La meuf de Gerald.

Quelle mémère !

Il met des photos de barbecue sur Internet.

Bonsoir, Gabriel.

Super endroit, vraiment.

Bonsoir, M. Erdmann.

Vous vous êtes calmée ?

Tiriac vient toujours ?

Il a dit qu'il viendrait, oui.

Mais il y avait l'enterrement aujourd'hui.

D'Angelina.

- La tortue, bien sûr. - C'est ça.

- Il y avait beaucoup de tortues ? - Il y avait foule.

Il y avait même une fanfare de tortues.

Je suis censé...

faire un truc particulier ce soir ?

- Tu veux un verre ? - Oui, merci.

C'est qui ce type ?

Un collègue.

- Voilà. - Merci.

Tim Trauter, M. Erdmann.

Erdmann, enchanté.

Ça va ?

Pardon.

- Amis quand même ? - Bien sûr.

Que font vos parents ? Dans la vie.

- Mes parents ? - Oui.

- Ils sont concessionnaires. - Bien.

- De voitures BMW. - Formidable.

On apprend beaucoup de ses parents.

Moi, par exemple, mon père m'a appris

comment se servir d'une râpe à fromage.

Chez nous, ce savoir se transmet de génération en génération.

C'est une râpe particulière ?

Non...

une petite râpe parfaitement normale.

Croyez ce que vous voulez.

Et vous ?

Vous aimez râper le fromage ?

Je n'ai hélas pas le temps.

Il faut être très détendu pour s'en servir correctement.

- Ils ont mis le paquet. - Ils n'ont pas lésiné.

Ça, c'est... Dana.

Tim. Enchanté.

Erdmann. Bonjour.

Vous êtes là aussi ?

- Henneberg est ici aussi ? - Oui. On a mangé ensemble.

Il doit toujours être...

Je suis ici incognito. Je vous appellerai demain.

Il faut que je vous présente mon mari.

Je dois appeler ma mère.

- Henne se fait coacher par ce mec ? - Oui, c'est drôle.

Une petite virée ?

Absolument.

Plus tard.

Je vous rejoindrai.

Allons-y.

Je suis le meilleur peintre sur œufs dans mon pays.

- Bien. - Bonsoir.

J'apprends des choses sur les traditions roumaines.

Excusez-moi.

M. Erdmann, nous allons au club. Si vous voulez vous joindre à nous.

Vous travaillez pour quelle ambassade ?

Traduisez, merci.

- Dans quelle ambassade travailles-tu ? - L'ambassade d'Allemagne.

Celle d'Allemagne. Je suis l'ambassadeur Erdmann.

Et elle, c'est ma...

secrétaire.

Miss Schnuck.

Merci.

- Encore ce mec ? - Il est amusant.

Ça ne fait rien ?

Oui, bonsoir. On s'est vus...

- Au restaurant. - Vous vous connaissez ?

On s'est déjà rencontrés.

Non,

mon cœur...

Merci.

Je m'en charge.

Avec la carte de crédit ?

N'aie pas peur.

Je voulais voir si tu vas bien.

Mais t'es complètement malade !

Je vous arrête !

Pour usage de stupéfiants !

Maintenant, détache-moi.

Non, c'est beaucoup trop risqué.

Mais où ai-je mis la clé ?

Détache-moi, j'ai un rendez-vous. On vient me prendre.

Je ne l'ai pas.

Je ne l'ai pas !

Mon père a fait une mauvaise plaisanterie.

On doit régler ça.

Vous pouvez la réveiller.

Viens. Et enlève ce truc.

- Comment ? - Enlève ce truc !

Prenez place.

Bien.

- Vous prenez un café ? - Non, merci.

Bonjour.

- Comment allez-vous ? - Bien. Et vous ?

Je vais bien. M. Erdmann, M. Iliescu.

Iliescu. Enchanté.

Merci de nous recevoir. Je m'excuse d'arriver à l'improviste.

M. Erdmann vient d'entrer chez NWG. Il est en visite avec M. Henneberg.

Il voudrait se familiariser avec notre projet.

Alors, prenez place.

Que puis-je faire pour vous ?

M. Erdmann a conduit un projet semblable pour une entreprise russe.

Il est ici en observateur,

pour voir comment nous travaillons ensemble.

Vous avez un stylo pour moi ? Pardon, je suis mal préparée.

Avant toute chose,

j'ai hâte de voir notre projet se poursuivre.

Moi aussi.

Et que notre coopération soit plus étroite désormais.

Avec plaisir.

Vous savez que j'ai présenté vos chiffres à la commission.

Malheureusement, il y a beaucoup de questions sur vos données.

J'ai pris votre défense, je sais combien ce que nous vous demandons est difficile.

Je suis surpris d'apprendre qu'il y a des problèmes.

M. Tamaric est à Bucarest.

Mais c'est à vous que je voulais parler.

C'est un cas compliqué, il nous faut décider

si une collaboration plus étroite est possible.

Vous êtes conscient du risque.

Vous pourriez perdre un certain nombre de vos ouvriers.

Mais nos consultants pourraient aussi venir travailler dans vos bureaux.

Cela ne sera pas nécessaire.

Je préfère aussi essayer comme ça, M. Erdmann.

C'est vous qui voyez.

Je suis désolée.

C'est étrange, je sais.

C'est le dernier puits que nous fermerons.

Probablement d'ici la fin de la semaine.

C'est un système de remontée artificielle.

Pas bon, ça.

Ce n'est vraiment pas bon.

Il connaît les règles.

- Ne le virez pas. - Si, si.

- J'ai dit ne le virez pas. - Oh que si.

Va lui dire qu'il ne peut pas le virer comme ça.

Il peut virer qui il veut.

Plus il licenciera de monde, moins j'aurai à le faire.

Écoutez.

- Je blaguais. - Mais vous avez raison.

Il connaît les règles de sécurité.

Non, merci.

Je suis désolé.

Je viens de dire que vous alliez tout moderniser.

Si, prenez.

Merci.

Je n'ai que des euros.

Merci.

C'est gentil, merci.

Ne perdez pas

le sens de l'humour.

Traduisez, merci.

Je l'ai traduit.

J'en reviens pas que tu lui dises de ne pas perdre le sens de l'humour.

C'est vraiment dur.

C'est pas ça...

C'était une rencontre agréable.

Comment veux-tu moderniser

si tu fais dans ton froc à l'idée d'un seul licenciement ?

Tu veux pas faire une pause ?

Pour tout ce que tu fais dans ta vie,

je peux te prédire l'impact économique que ça aura sur ces gens.

Ta mentalité d'écolo ne nous mènera pas loin.

Tu fais tout comme il faut.

Magnifique.

C'est ici.

Merci.

Je la ramène ?

S'il vous plaît.

On est où ici ?

L'ambassadeur Erdmann.

Vos pommes !

- Merci. - Je vous attends ?

Un instant, oui.

Allez, papa, on arrête.

Je suis M. Erdmann. Ma secrétaire, Miss Schnuck.

Partons. S'il te plaît !

- Vous êtes vraiment venu. - Sur un coup de tête.

- Si ce n'est pas inopportun. - Désolée pour ma sœur.

Miss Schnuck, ma secrétaire, que vous connaissez.

Oui, bien sûr.

Des pommes du jardin de l'ambassade.

Bien.

Entrez donc.

J'ai eu cette vision : peindre des œufs de Pâques.

Ah, les œufs.

Entrez, je vous prie.

Des amis, la famille...

Tu te souviens de M. Erdmann ? Il était à la réception.

- Bonjour. - Contente de vous revoir.

Pour les œufs, vous savez ?

Ils sont peints par des professionnels.

On ne les fait pas nous-mêmes. C'est très compliqué.

Mais on en a fait avec les enfants.

On va vous montrer.

Oui, s'il vous plaît.

- Miss Schnuck. - Venez.

Ma sœur. Elle vous expliquera.

Je vous en prie.

- Je vais devoir aller en cuisine ? - Non !

C'est pour la peinture. Vous vouliez essayer ?

Oui, volontiers.

Asseyez-vous, s'il vous plaît.

On prend cet ustensile...

et on le plonge dans la cire chaude.

Vous prenez du gâteau ?

Volontiers.

Ensuite vous dessinez un motif.

Miss Schnuck, c'est à vous.

- Essayez. - Non.

Si, c'est très...

salutaire.

- Asseyez-vous. - Prenez des notes, d'accord ?

Juste quelques-unes.

C'est gentil, merci.

Je vais essayer. Mais ça, c'est trop...

Merci de nous recevoir.

Il est bon, le gâteau.

La Pâque orthodoxe...

- Quand est-ce ? - La semaine prochaine.

Nous nous réunissons avant...

Maintenant il faut le plonger dans la couleur.

Pendant trois à cinq minutes.

C'est un peu froid, le résultat...

ne va pas être bon...

- On a visité un champ pétrolifère. - Ah oui ?

Laissez-le.

Je crois que ça suffit.

Merci beaucoup pour votre temps

et votre gentillesse.

De rien.

Je vous l'apporte quand il sera terminé.

Je m'en vais.

Il faut que je vous laisse. Merci beaucoup.

- C'était très intéressant. - Merci.

Nous pourrions chanter une chanson, pour vous

et votre famille ?

Pour vous remercier.

Pourquoi pas ? Je serais ravie.

Je m'en occupe.

Pour une fois, soyons polis jusqu'au bout.

...et moi, nous allons vous chanter une chanson.

On applaudit

la fabuleuse

Whitney Schnuck !

Tout va bien ?

Vous jouez très bien.

Merci.

Qu'est-ce que c'est ?

Un masque bulgare.

Vous voulez rester pour dîner ?

Pourquoi pas ?

De toute façon, l'ambassade est fermée.

À cette heure.

Je ne suis pas l'ambassadeur d'Allemagne.

Oui. Je connais l'ambassadeur d'Allemagne.

C'était stupide de ma part.

Je suis vraiment désolé.

C'était juste pour s'amuser.

Je suis ici en vacances.

Je rends visite à Miss Schnuck, ma fille.

Je voulais voir

à quoi ça ressemble ici, comment elle vit...

C'est très compliqué.

Je sais. La famille.

Désolée, je n'ai pas vu l'heure.

Tout va bien. Je suis Lilly.

On s'est permis de tout monter.

Aucun problème.

- Je suis désolée. - Aucun problème.

Nous apporterons les plats demain.

- Merci d'avoir choisi Darius Catering. - Merci à vous.

J'arrive trop tôt ?

Non, non, entre.

Entre.

Merci.

C'est gentil.

C'est superbe !

Darius a bien fait les choses.

Ils ont tous été très gentils. Ce n'est qu'une petite réception.

Qui doit venir ?

Surtout des gens de mon équipe.

Bien, de nouvelles têtes.

Tiens.

Moi aussi je fais tout à la dernière minute.

Tu veux que je t'aide à choisir ?

Ton armoire doit déborder.

Non, merci.

Je peux t'aider ?

Je vais ouvrir, tu vas t'habiller.

Tout va bien, Gerald. Je suis juste nue.

C'est une...

réception à poil.

C'est intéressant.

Pour souder l'équipe. Tu avais dit que...

Une idée stupide. Mais je n'ai pas trouvé mieux.

Tu n'es pas obligé de participer.

Sonne, si tu changes d'avis.

Merci.

C'était quoi ça ?

C'était ton boss !

Et qu'est-ce qu'on fait pour toi ?

Hors de question que je me déshabille.

Ce n'est pas mon truc.

Alors tu ne peux pas rester.

Sérieux ?

Merci.

Amusez-vous bien !

J'arrive trop tôt ?

C'est une...

C'est une fête à poil.

Gerald a lancé l'idée, il a connu ça à la fac.

- Pour souder l'équipe. - Bien sûr.

Qui est déjà là ?

Personne.

Ils sont tous là, je rentre à poil, et vous vous foutez de moi ?

Appelle quand la plaisanterie est finie.

Merci, Tim.

Merde.

Tim m'a dit que tu n'ouvres que si on est nus.

Mais ce n'est pas un truc sexuel ?

Non, pas du tout.

Juste un challenge ?

C'est ça.

Je te rapporte ça.

Je n'ai pas pu...

enlever la tache...

Merci.

C'est très bien comme ça.

De rien.

Merci.

Je suis désolée, je...

Je suis la première ?

Bon anniversaire.

Merci.

Comme tu empruntes toujours la mienne...

C'est pas grand-chose.

Ça va ?

C'est juste parce qu'au travail...

tu es si sérieuse et...

voilà que tu as cette idée.

Alors, l'appartement te plaît ?

Tu es satisfaite ?

Pourquoi ?

J'ai cherché longtemps.

Bien sûr.

Je n'étais pas au courant.

Merci.

De rien.

- Je te sers à boire ? - Volontiers.

- Et quoi ? - Peut-être...

Tim ?

C'est qui ?

Je n'en ai aucune idée.

C'est pas Gerald ?

Tu es Gerald ?

J'ai pris une bière.

J'entre ?

Putain !

Énorme !

C'est bon ça.

Dingue.

Énorme !

Tu l'as trouvé où, celui-là ?

Je crois que c'est bulgare.

Ça sert à chasser les mauvais esprits.

C'est bon pour l'équipe.

Énorme.

Il s'en va déjà ?

Il y a...

du saumon avec une rémoulade au citron, enfin, vous voyez.

Servez-vous. Je vais aller le payer.

Salut, entrez. Je reviens tout de suite.

Désolée. Amusez-vous bien...

Gerald et Anca sont là.

Je suis désolée...

Papa !

Excusez-moi !

Pourriez-vous m'aider ?

Pour la tête ?

Vous pourriez...

tirer.

Comme ça ?

Tirez !

Plus fort.

Tout va bien ?

Oui.

L'heure est grave.

- Vous permettez ? - Oui, merci.

Désolée de ne pas être revenue la voir.

Il y a foule.

Ils veulent tous leur part.

- Vous êtes prêts ? - Oui.

Alors, fermez le cercueil.

Je peux faire quelque chose ?

On a presque fini, merci.

S'il y a des choses ici

auxquelles tu tiens, Benjamin dresse une liste.

J'y réfléchirai. Merci.

Rends-lui visite. Il sera content.

Oui, à l'occasion.

Ines.

Où es-tu en ce moment ? À Budapest ?

À Bucarest.

Mais j'ai démissionné. Je vais à Singapour pour deux ans.

Pour une nouvelle boîte.

Comment s'appellent ces boîtes ?

McKinsey, que tu dois connaître. Avant, j'étais chez Morrisons.

Formidable, tu parcours le monde.

Winfried, viens voir.

Et vous, toujours à Malaga ?

Non, ça fait longtemps qu'on est retournés à Remchingen.

- Je reviens. - À tout à l'heure.

Cette chanson...

Irma est folle, non ?

On devait passer un morceau de Harry Belafonte.

Lui, elle l'aimait.

Même si c'était de la "musique nègre".

Tu sais...

Toutes les choses qu'elle a gardées...

Un casque de soldat.

Que des chapeaux, regarde.

Tu sais...

cette question que tu m'as posée, à Bucarest ?

Sur la vie.

Sur ce qui est digne d'être vécu.

Le problème...

c'est que souvent, le quotidien prend le dessus.

On fait ceci et cela, et pendant ce temps,

la vie passe.

Comment veux-tu retenir les instants ?

Parfois, comme ça, je me souviens...

Quand tu as appris à faire du vélo...

Quand un jour...

je t'ai retrouvée à un arrêt de bus.

Mais tout ça, on ne le comprend qu'après.

Sur le moment,

ce n'est pas possible.

C'est ça.

Attends.

Je vais chercher l'appareil photo.

Adaptation : Mireille Onon

Sous-titrage : Eclair Media

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