All language subtitles for duo_05

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German Download
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese Download
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

J 'ai rien contre l 'homosexualité, chacun ses goûts, mais ta bite, elle me

gêne. Mais qu 'est -ce que tu veux que j 'y fasse ? Tu pourrais peut -être te

faire opérer. Comment tu ferais pour trouver 200 000 euros ? Je me

débrouillerais. Je vais vous faire inscrire au registre des emprunteurs d

'encreux. Mais t 'es complètement fou, qu 'est -ce que tu fais ici ? C 'est

là que vous vous retrouvez ? Vous êtes fiché, mon pire.

Très. J 'ai rarement vu un flic de votre âge de plus nul en informatique. Mais

je ne suis pas plus nul que vous, vous n 'arrivez à rien.

J 'en ai le goût, vous voulez quand vous voulez, c 'est moi qui paye. Je te le

jure sur la tête de Victor.

On se dit que t 'éprouve rien pour lui.

J 'ai le

Ça va ? Non.

Le prix du temps, Max. Je te donne le marché de l 'eau.

Jure -moi que tu ne verras plus jamais me renier en dehors du travail.

Oh, Gabriel !

Gabriel ! Qu 'est -ce qui se passe ? T 'as vu comment tu

m 'as appelé ?

Viens, viens.

Dis donc, mais enfin.

Mais enfin, tu m 'as appelé Gabriel.

C 'est à lui que tu penses quand on... Non, je sais.

Je ne sais pas pourquoi j 'ai dit ça. J 'ai dit ça comme ça. Bien, voyons.

Chéri, on pense à ce qu 'on veut dans ces moments -là. Ce n 'est pas une

procédure contradictoire.

Ah oui ? S 'il te plaît, garde tes pensées pour toi. Parce que sinon, ça

'ambiance. Crois -moi.

Je ne sais pas pourquoi j 'ai dit ça.

Moi, je sais, moi.

Mais non, ce n 'est pas ça.

Ce téléphone.

Mais qu 'est -ce que j 'en ai à foutre, moi, d 'un incendie dans un squat de

Blakos ? Franchement, il y en a tout le temps.

Et puis de toute façon, je suis pas de permanence, merde ! Ah, il y a un mort.

Ah. Oui, alors là, c 'est différent, évidemment, oui.

Oui.

Oui, oui, tout à fait, absolument.

Bien sûr.

Oui. J 'arrive.

Un type brûlé vif dans un squat.

Les affaires reprennent.

Habitua, le parquet vous charge de l 'enquête.

Toi et Gabriel.

Thierry, je te jure que je ne sais pas pourquoi j 'ai dit ça.

Non, tu fous du pourquoi, Carole.

Le pourquoi, c 'est ça qui fout la merde dans ce bas monde.

Sous -titrage MFP.

Très bien.

Vous avez contrôlé les papiers à tout hasard ?

S 'ils vivaient ici, c 'est qu 'ils n 'avaient pas de papier.

Mais on les connaît, oui.

Sénégalais, Ivoiriens, quelques Aïrois.

Un peu de shit, un peu de recel, un peu de putre, rien de bien méchant.

Jusqu 'à aujourd 'hui.

Pour moi, c 'est accidentel.

Vous allez un peu vite, non ? Écoutez, vu les conditions dans lesquelles ils

vivent, bougies, réchauds, planchers de bois, l 'étonnant, c 'est que ça ne soit

pas arrivé plus tôt. D 'après les pompiers, le feu a pris à plusieurs

Ils pétaient la haie, cette nuit. Il devait y avoir 20 réchauds à gaz

Oui, en fait, c 'est pas la première fois qu 'ils utilisent leurs réchauds,

pourtant, c 'est la première fois que ça flambe

Excusez -moi, mais je préfère me fier à une enquête criminelle.

Je te trouve bien agressive avec lui.

Faudrait savoir ce que tu veux.

Trop, c 'est comme pas assez. C 'est suspect.

Maroni ! Maroni !

Vous connaissez Valérie Altman ? La Voix du Sud. Bien sûr.

Quand je bloque dans une enquête, je lis ses articles.

Du nouveau sur la victime ? Je crois qu 'il est toujours décédé, oui. Et sur le

coupable ? Bien, rien n 'a dit que ce soit criminel. Enfin, ça crève les yeux.

Ces gens vivent vraiment dans des conditions scandaleuses. Oui, conditions

expliquent certainement que ce soit un accident.

Et bien voilà, une fois de plus, la police s 'apprête à enterrer l 'affaire.

Marwani, faites un effort, elle va me faire une salle. Et puis on sait jamais,

ça peut être un meurtre déguisé en accident.

Ça arrive.

Bien, le parquet a entendu les avis des uns et des autres.

Et évidemment, vous concluez que c 'est un mot. C 'est probable.

Je vous demande donc... Bon allez, ça va, j 'ai compris.

Vous venez, Carole ? Vous l 'appelez Carole ? Vous m 'appelez bien Gabriel.

Je veux savoir pourquoi vous me fuyez depuis plusieurs jours.

Je ne fuis pas du tout.

Formidable. On dit une camp ? Je suis très prise en ce moment.

Victor a son conseil de classe et ma mère a un petit accès de déprime. Vous

foutez de moi, non ? Eh, eh, attendez.

Ah, c 'est moche.

Autant vous dire la vérité, j 'ai promis à mon mari de ne pas vous voir en

dehors du boulot.

Capitaine ? Une seconde.

Attendez.

Vous devriez savoir qu 'on ne résiste pas indéfiniment à ses sentiments.

Et vous, vous devriez savoir qu 'on ne résiste pas à une femme qui a décidé que

son couple marcherait. Votre couple ne peut pas marcher tant que vous résistez.

Je ne mentirai pas à mon mari, Gabriel.

Vous lui mentez déjà.

Je reviendrai plus tard. Bon, qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous ne voyez pas qu

travaille, là ? On a retrouvé les papiers de la victime. Il s 'appelait

Nicefordialo. Passionnant.

Carte de séjour.

Incroyable.

Un black avec une carte de séjour ? Fausse. Des papiers comme ça, ça vaut au

moins 3000 euros.

Et alors ? Et alors ? Quand on a les moyens de se payer des papiers pareils,

'est -ce qu 'on fout devant un squat de ce genre ? Je sais pas. Peut -être que c

'est tout ce qu 'il avait, 3000 euros.

Bien sûr.

Et comme par hasard, c 'est le seul à mourir asphyxié dans l 'incendie. C 'est

un meurtre, enfin, c 'est évident.

C 'est un accident.

Vous spéculez, là. On dirait une journaliste. Vous êtes vraiment une tête

mule. Pas plus que vous.

Mais j 'ai une idée.

Si on pariait ? Parier quoi ?

Si c 'est un accident, vous passez le mieux avec moi. Mais attention, cette

-ci, pas d 'échappatoire. Vous perdez, vous payez direct.

C 'est ridicule.

Et si c 'est un meurtre, qu 'est -ce que je gagne ? Je sais pas.

Qu 'est -ce que vous voulez, Carole ? Si je gagne, vous vous engagez à renoncer

à moi.

Définitivement.

D 'accord, mais on fixe un délai.

Il faut décider d 'un délai pour savoir si c 'est un accident.

Une semaine ? Non, c 'est trop long, je ne tiendrai pas.

Bon.

Cinq jours.

Comme ça, on aura tous les rapports du labo.

D 'ici cinq jours, heure pour heure, je vous aurai prouvé que c 'est un meurtre.

Dans cinq jours, à midi douze, on entendra ça.

13h30. Le vigile va uriner pour la cinquième fois de la journée.

Qu 'est -ce que vous faites, hein ? Contrôle. Un contrôle ?

De quoi ? Secret professionnel.

C 'est parce que je vous ai refusé le prêt, c 'est ça ? Non, pas du tout.

Vous croyez que je n 'ai pas repéré votre petit manège depuis quelques jours

'ai appelé votre hiérarchie. Vous n 'êtes chargé d 'aucun contrôle

mon établissement. Alors je vous prierai de cesser immédiatement de me

surveiller et de me harceler.

Sinon, je serai content d 'appeler la police.

C 'est compris.

Plan A.

Échec total.

Plan B.

Ouvert plan B.

Tu lui vois pas.

Ils ne sont pas très clairs. C 'est un meurtre ou un accident ? Un meurtre. Et

'était clair, finalement.

Le légiste, il dit quoi ? Mort par asphyxie. Aucune trace de coup.

Le corps est carbonisé, ça veut rien dire. On aura le toque psychologique

une semaine.

Quatre jours.

L 'origine de l 'incendie ? En plusieurs foyers, on ne sait pas. Les deux

experts ne sont pas d 'accord.

Sondez pas en vous.

Tiens, donnez -moi le ficus retus.

Non, à gauche. En haut.

Voilà.

Et prenez le citrus mitrefulio.

Reste que la victime était détentrice d 'une vraie fausse carte de séjour, ce

qui suppose des complicités élevées, au moins à la préfecture.

Oh là là, c 'est pas de la petite délinquance organisée, ça. C 'est la

piste typique.

Moi, ce que je vois, c 'est que si c 'est un meurtre, on est décis.

On va pas faire semblant que c 'est un accident parce qu 'on a peur d 'être

décis. Et pourquoi pas ? De toute façon, sur la base de vos rapports, je ne peux

rien conclure. Sinon, vous êtes tous les deux cintrés, mais...

Mais bon... La presse semble convaincue que c 'est un meurtre.

Laissez -moi m 'occuper de la presse. Vous enquêtez sur un accident.

S 'il s 'avère que c 'est un meurtre, de toute façon, une fois que c 'est

enclenché, la hiérarchie laissera pisser.

Compris ? Oui, patron.

Vous pouvez disposer.

Monsieur, monsieur, mon lit.

Je veux aller avec vos amis, là -bas.

Gendarmerie nationale, vous montez avec les autres personnes, messieurs, s 'il

vous plaît.

Terrible, hein, les conditions dans lesquelles ces gens vivent. Ouais.

Messieurs, quelqu 'un parle français ? Oui.

Venez traduire pour moi, monsieur, s 'il vous plaît. Oui, madame.

Est -ce que vous connaissez un certain Nicephore Diallo ?

On nous a dit qu 'il travaillait avec vous sur des chantiers.

Je ne connais pas, madame. Le pari suppose que vous enquêtiez à la

C 'est -à -dire ? C 'est -à -dire que normalement, vous en auriez déjà pris un

par le col en lui disant tes papiers, connard ! J 'aurais déjà prouvé, d

'ailleurs. Mais enfin, vous auriez fait ça rien que pour m 'emmerder.

Approche. Allez.

Tes papiers, connard ! Comme ça ?

Merci. Même provenance que celle de Diallo.

Elle est fausse, hein, cette carte ? Bon, allez, les papiers, tout le monde,

Les papiers ! Monsieur, papiers, papiers, monsieur.

Papiers, voilà, très bien.

On est tombés sur un nid ? Alors ? Vous êtes en train de démontrer un trafic de

fausses cartes de séjour. Je n 'ai pas le rapport avec Hammer.

La mauvaise foi.

Bon, vous êtes...

Vous vous y prenez mal.

Uniquement pour vous prouver que moi, je suis sport.

Le premier qui parle, on lui donne des vrais papiers.

Comment ça vous leur avez promis des papiers ? Vous êtes malade. Je dis ça

ça pour qu 'ils parlent. Évidemment qu 'on va pas leur filer des papiers.

Mais enfin, c 'est dégueulasse, on a conclu un marché. Si vous voulez tenir

promesses, c 'est votre problème.

Capitaine, dans le contexte actuel, le parquet voit mal, comment on pourrait

régulariser tout ça ? Oui, ça va, je me débrouillerai.

Le plus important, c 'est l 'enquête.

Absolument. L 'accident, il en est où ? Vous avez des pistes sur le coupable ?

La presse s 'interroge.

Tous les ouvriers mettent en cause un certain Léon Scotto, entrepreneur de

Il les employait sur divers chantiers au Black. C 'est lui qui leur a vendu les

cartes de séjour, 5000 euros.

Mais en quoi est -ce lié à l 'accident criminel ? On peut penser

que M.

Diallo en savait trop sur ce trafic et qu 'il a été éliminé avant de faire des

révélations.

Ça me paraît spéculatif.

Absolument. Vous êtes d 'accord avec lui ? Enquête avant tout, patron.

Donc, vous voulez poursuivre votre enquête sur ce Scotto ?

Travail au noir, fausse carte de séjour ? Vous en pensez quoi ? Sans perdu, mais

je peux toujours interroger mes sources sur ce coteau.

Bon, je veux du neuf pour la presse, alors vous tirez le film et faites

Si un fonctionnaire de la préfecture est mouillé, rappelez -vous le secret du

bonheur. J 'ai rien entendu, j 'ai rien vu, ça je... Venez avec moi, Marouani.

J 'ai senti une connivence entre vous, là.

Il pense que c 'est un accident et moins un meurtre.

On est en désaccord sur tout.

Faut vraiment que tu te fasses soigner.

Tu jures que tu me caches rien ? Depuis dix ans, tu me fais jurer trois fois par

jour, Jean -Louis. Ça fait plus de dix mille serments.

Tu penses pas qu 'on pourrait passer à un autre mode de rapport ? Tu jures pas,

alors ? Non ! Ça va, Dolinière ? Vous avez l 'air bizarre.

Enfin, je veux dire, plus que d 'habitude.

Non, ça va, ça va.

Pas bien, mais ça va.

Vous étiez pas à La Réunion ou vous étiez où, là ? Toujours une affaire un

particulière.

Grosse affaire bancaire.

Ça fait des jours que vous êtes dessus. Vous pouvez pas nous en dire un peu plus

? Je préfère pas.

Mon commissaire, c 'est un peu particulier comme histoire. Je préfère

tout seul pour l 'instant.

Vous surmenez pas, quand même.

Vous le trouvez pas un peu...

Ah bon ? Je suis heureux de célébrer aujourd 'hui LZA

Récidier. Doit être méconnu, mais grand défenseur de notre belle langue

provençale.

Merci, monsieur, dame. Merci.

Monsieur le maire, excusez -moi. Que pensez -vous de l 'incendie du squat de

Saint -Julien ? Je m 'incline devant la douleur effrayée.

Vous croyez à une origine criminelle ?

Je suis sans opinion, mademoiselle. Vous devriez essayer, ça vous détendrait.

Si ce n 'est pas criminel, ce drame est dû à la salubrité. Or, cet immeuble est

géré par une société d 'économie mixte contrôlée par la mairie.

Quel est votre commentaire ? Je suis sûr que la police, comme d 'habitude, fera

très bien son travail.

Merci, mademoiselle.

Ah, oh ! Tu étais là ? Je sais qu 'entre ta poule et celle de ton patron, je ne

sais plus où donner de la tête.

Dis -moi, l 'incendie de cette nuit -là a sûrement un accident.

Oui, je sais, mais Léon Suskoto, ça te dit quelque chose ? Ben, demain, c 'est

un entrepreneur, si je me souviens bien.

Oui, et tu le connais ? Pas personnellement, mais j 'ai dû le

Il a déjà eu des marchés de la ville ou pas ? Je ne crois pas.

Il faudrait que je vérifie.

Pourquoi toutes ces questions ? Parce qu 'il est mêlé à un trafic de fausses

cartes de séjour et la victime de cette nuit en avait une. C 'est quand même une

drôle de coïncidence, non ?

Mais enfin bon, si tu me dis que tu ne le connais pas, pas de problème.

Écoute, je te ferai passer nos copies de son dossier à la mairie.

Pas seul de toi, fils.

Léon Coteau.

Oui, c 'est un gros du bâtiment.

Il construit des écoles, des marchés, des crèches.

Il est mouillé un peu ou beaucoup ? Il fait un gros chiffre d 'affaires, mais

pas de bénédict.

Nos gars pensent que c 'est un blanchisseur.

Mais bon, en dix ans, ils n 'ont jamais rien pu prouver.

Passez -moi le dossier, Scotto.

Mais il blanchirait pour qui ? Selon une partie de mes gars, pour la mairie.

Enfin, pour le maire.

Merci.

Mais vous savez, ce sont des rumeurs, on n 'a rien de solide.

Voilà l 'individu.

Ça va ? Salut Didier.

Salut Gaby.

C 'est à gaz ? C 'est à carbonite plutôt.

T 'en es où ? Le feu a pris sous les combles.

C 'est une lampe à pétrole fuyée.

Le pétrole a coulé sur le parquet et s 'est répandu goutte à goutte au second.

Et là, t 'avais deux réchauds à glace qui brûlaient. C 'est qui expliquerait

le feu est pris en plusieurs endroits ? T 'as même des gouttes qui ont dû passer

au premier ? C 'est accidentel alors.

Ouais. Génial.

Génial, chef ! Sauf si... Sauf si quoi ? Un type très

malin vient, repère les lieux, note le parquet, la lampe, dévisse le

bouchon pour laisser s 'échapper le pétrole, étourdit le gars.

Il fallait être à l 'étrache pour le corps.

T 'es récarbonisé, pas forcément.

T 'es couillu ! Mais ça peut...

C 'est cool quand même.

Écoute -moi bien, Didier.

Quand tu le sauras, tu m 'appelles moi en premier. T 'as compris ? Moi.

M -O -U -A ? Non.

Ciao. Salut.

Je te dérange ? Rentre.

Je ferme la porte.

Alors que tu m 'as vu comme ça, autant que tu restes.

Si un jour on vit ensemble, tu n 'iras pas tout connaître de moi.

Je voulais juste te dire, j 'ai pas encore trouvé l 'argent.

Pauvre chérie.

Regarde la situation ridicule dans laquelle nous sommes.

La banque qui devait me prêter... Enfin bon, bref.

J 'aurais besoin d 'encore un peu de temps.

Tu as changé de banque ? Non.

Tu as représenté ton dossier.

Oui, c 'est ça.

J 'ai représenté mon dossier.

Alors, un reste.

Il nourrit les mouettes et il passe des coups de fil.

Vous voulez pas qu 'on l 'auditionne tout de suite ? Non, il va se méfier.

Qu 'il soit en confiance et qu 'il nous amène tout doucement vers le mec qui lui

fournit les faux papiers.

Comme vous voulez, hein. C 'est vous qui êtes pressé, pas moi.

Max, il vous a pas filé des tuyaux sur lui ? Non, pas grand -chose.

Marquez -moi, ça m 'étonne pas.

Il me dit qu 'il m 'a gloui des trucs tous les deux.

Non, tu le connais même pas.

Qui est -il ? S 'il me le dit, ça me suffit.

Oui, je sais.

C 'est votre côté gamin, presque touchant.

Pourquoi vous ne parlez jamais de vous ?

Vous

êtes

bien intéressant, là.

Oui,

ça ne doit rien dire.

Les brioles.

Ça ne prouve pas que Max soit impliqué dans l 'accident ou même dans le trafic

de faux papiers.

Pourquoi il vous a menti alors ? Je ne sais pas.

Mais je lui demanderai.

Je ne lui demanderai rien du tout.

Ce n 'est plus une source, c 'est le sujet de l 'enquête. Si vous lui parlez,

tout est par terre.

Sérieusement.

Vous me promettez que vous ne direz rien à Max de ce qu 'on vient de voir.

Je vous le demande, Gabriel.

En tant que collègue et en tant que femme.

D 'accord.

Je vous le promets.

Voilà, mais vous, de votre côté, vous promettez de ne rien faire, seulement

parler d 'abord.

Pas de garde à vue, d 'audition ou de PV.

Remue.

Mon cactus.

J 'ai besoin d 'un scoop en ce moment, mon rédac chef trouve que je fous rien.

T 'as raison.

Mais tu comprends l 'incendie, si c 'est un meurtre, et qu 'en plus il y a un

trafic de faux papiers, avec la préfecture qui est mouillée, et peut

la mairie, mais moi je tiens l 'été avec ça.

Ah oui, mais moi je saute avec ça.

Tu sais, si je fais un bon scoop, je pourrais prendre mes RTT, je pourrais

partir une semaine en forêt.

Ah bon ? Tu peux pas te débrouiller pour qu 'on pense que c 'est un meurtre au

moins un moment ? Mais à quoi ça servirait si c 'est pour un moment ? Ah,

suis la première à annoncer que c 'est un meurtre, et qu 'après je suis la

première à annoncer qu 'en fait c 'est pas un meurtre, c 'est plus un scoop, c

'est deux scoops.

Alors ? Ça fait deux semaines, enfin.

Tu m 'as suivi.

C 'est pas toi que je suivais, c 'est Scotto.

Enfin, qu 'on suivait.

Ah, parce qu 'elle était là, elle aussi.

Bon, l 'incendie, ce coteau, c 'est quoi ? Ça cache quoi ? Mais rien, Gabriel.

OK. Je t 'ai pas dit que Léon, c 'était un ami. J 'avais peur que tu imagines

les choses.

Mais il est de la vieille école, Léon, crois -moi.

C 'est -à -dire ? Que s 'il avait voulu lui guider un type, ça aurait été un

coup de paramine sur la tête et une chape de ciment à prise rapide. C 'est

même le B .A .B. du B .T .P.

Et ta gendarme, comment elle voit les choses ? Elle bougera pas sans m 'en

parler. J 'ai sa parole.

Tu me jures que tu n 'y es pour rien dans cette histoire ? Je te le jure,

Gabriel, sur la tête de sauveur.

Mais plus j 'y passe, plus je me dis qu 'il y a des Siciliens là -dessous.

Bonjour.

Bonjour.

Mais qu 'est -ce qui vous prend ? Je vais regarder autour de vous.

Madame ? Un café, s 'il vous plaît.

On est dans un bar connu des couples illégitimes.

Il ne faut pas attirer l 'attention.

Qu 'est -ce que vous avez fait hier soir ?

Rien, je suis rentré chez moi. J 'ai regardé le foot sur MTV, il y avait une

rétro. Bien, mais un peu longue.

Je suis endormi en pensant à vous.

C 'est ça ? C 'est de la connelle.

Ben oui, c 'est Gilda Rodriguez.

Elle travaille au service des étrangers à la préfecture. Elle est mariée à une

île.

Elle est charmante, en tout cas.

Vous croyez qu 'elle a les cartes de séjour sur elle ? On progresse vers mon

meurtre. Alors, mon accident, vous voulez dire ?

Il ne vous reste plus que deux jours.

Enveloppe.

Vas -y, Scotto.

Mets ta main sur l 'enveloppe.

Constitue le délit. Sois frôle, sois cool.

Cette fois -ci, tu ne pourras plus nier.

On est en planque, là. Tu vas nous planter.

En planque ? Ben, voyons.

Tu as vraiment décidé de te foutre de ma gueule jusqu 'au bout, c 'est ça ? Jean

-Louis, vous permettez que je vous appelle Jean -Louis ? Vous voulez ma

la gueule ? Bon, alors est -ce que monsieur le substitut nous autorise à

interpeller une fonctionnaire de la préfecture impliquée dans un trafic de

papiers ? J 'en sais rien, moi. Il faut que j 'en réfère ma hiérarchie. Il se

barre, là. Il faut y aller tout de suite, sinon il va lui dicter sa leçon.

Eh bien, il lui dictera.

Merde ! Ça m 'est complètement égal, de toute façon. Bon.

Moi, j 'ai été sport.

Je vous laisse régler l 'addition.

Mais enfin, c 'est un bar de drague. C 'était juste pour faire comme les

Ne te fatigue pas, Carole.

Je vous suis depuis deux jours. Les faits sont là. Si tu nous suis depuis

jours, tu as bien remarqué qu 'on ne s 'était pas touchés.

Merde ! Vous ne vous touchez pas avec les mains, certes.

Mais avec les mots, quelque part, c 'est pire.

Je rêve.

En deux jours, vous avez passé 9h07.

Tu as ri aux éclats, à ces plaisanteries, 18 fois.

C 'est énorme.

Il est drôle. Qu 'est -ce que j 'y peux ?

Le rire excessif est un signe caractérisé de parade nuptiale

répéter ? Quand vous marchez dans la rue, tu marches à son rythme et non l

'inverse. C 'est un signe de soumission. Mais tu serais une lionne ou une

belette, mais tu danserais autour de lui à fesses en l 'air.

Évidemment, dans la rue... Mais enfin, chérie, calme -toi.

Ce qui est le plus terrible, en fait... Ce qui est le plus terrible, c 'est la

façon dont tu le regardes.

Tu le regardes...

Je te regarde comme tu m 'as regardé les premières années.

Mais alors hier, quand tu étais censé travailler, tu faisais quoi ? Hier soir,

quand vous vous êtes séparés, toi, je savais où tu allais. Il fallait bien que

tu ailles faire dîner Victor.

Alors j 'ai eu envie de le suivre.

Je crois que je voulais savoir.

Savoir quoi ? Est -ce qu 'il a de plus que moi ? Dans les années de mariage en

moins. Alors tu l 'as suivi comme ça jusqu 'à chez lui ? Non, il n 'est pas

chez lui.

Il a été dîner d 'abord ? Non, il est allé directement à l 'hôtel de ville et

puis s 'est enfermé avec le maire.

C 'est normal, je crois qu 'ils sont assez potes, non ? Ouais.

Ils sont... potes.

Ils ont parlé pendant une heure, moi je commençais à m 'ennuyer, puis je voulais

pas que tu t 'inquiètes. Alors je suis rentré.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ça va pas ? T 'as l 'air toute... Ça va, ça va. J 'ai

un peu du mal à digérer le café.

Tu t 'es fait des idées, tu t 'es raconté tout un film, quoi.

18 fois en 9h07, les statistiques ne manquent jamais.

À part ceux de la délinquance.

J 'ai réfléchi.

À propos de la chose dont on a parlé au restaurant.

Faire un autre enfant ? Je crois que c 'est le bon moment, finalement.

Quant à Marwani, je n 'arrive même pas à croire que tu puisses penser que j 'ai

envie de frayer avec un tel connard ! D 'ailleurs, à ce propos, il y aurait bien

une chose que tu pourrais faire pour moi.

Dis -moi, chérie.

Marwani essaye de bloquer l 'enquête pour protéger son copain de mer.

S 'il parquait...

m 'autoriser à auditionner la femme qui fournit les fausses cartes de séjour à

Scotto, je pourrais avancer.

Et Marwani serait bien emmerdé.

Pourquoi ? Parce que derrière cette femme, il y a Scotto.

Et derrière Scotto, il y a le maire.

Et derrière le maire, il y a Marwani.

Divorcé. Instable. Rejeté.

Séro positif. Rejeté.

Rejeté. Pourquoi celui -là ? Si il est trop parfait, ça cache quelque chose.

Bonjour, monsieur le directeur.

Je peux vous aider, madame ? Ou mademoiselle, peut -être ?

Mademoiselle ? Vous cherchez un produit en particulier

? Non, je viens juste d 'arriver dans la région.

Je voudrais ouvrir un compte dans votre établissement.

Mais il n 'y a aucun problème.

C 'est drôle, il me semble qu 'on ne s 'est pas déjà rencontrés quelque part.

Non, je ne crois pas, non.

Excusez -moi, c 'est ridicule.

Ne croyez pas que je vous fais le coup de... Non, non, j 'ai vraiment cru.

Excusez -moi.

Tout le monde peut se tromper.

Marwani, vous avez du nouveau sur le meurtre ? Quel meurtre ? L 'incendie.

Ah, l 'accident.

On est allé jusqu 'au tour, identifier la fille qui lui fournit les faux

papiers. Une obscure, une sans -garde. La chef du service des étrangers.

Oh là là. Non, non, ne vous inquiétez pas, le parquet ne veut pas qu 'on

poursuit. Oui, en même temps, ça ferait un bon papier.

Je vous demande pardon ? Ah, rien.

Dites -vous, et sous l 'heure, ça va mieux, non ? Oui, je crois qu 'on a

trouvé une synergie.

Vous faites quoi, là ? On travaille, le parquet a changé d 'avenir.

Mais vous m 'aviez promis que vous ne feriez pas de garde à vue sans m 'en

parler d 'abord.

Moi aussi, j 'ai changé d 'avis, finalement.

J 'ai décidé de gagner mon pari. Elle a avoué ? Non, mais j 'y vais de ce pas.

Mais enfin, Carole, qu 'est -ce qui vous arrive ? Expliquez -moi.

Merci de ne pas me déranger pendant mon audition.

Vous me prenez pas mal, mais vu de l 'extérieur, ça ne me paraît pas

synergique que ça, finalement.

Vous étiez donc en train de remettre des cartes de séjour ?

À monsieur Stroto.

Vous pouvez m 'expliquer ? Après tout, c 'est leur donner du travail au type.

Et puis des papiers.

C 'était presque une bonne action.

Mais enfin, vous dirigez le service des étrangers. Votre mari, c 'est le dire

-cap du préfet. Vous ne vous rendez pas compte de la gravité de vos actes ? Oui.

Je crois que je m 'en foutais. Vous en foutiez.

Vous avez déjà connu l 'amour ? Celui qui prend là et qui envahit tout.

Mais ça n 'est pas de moi dont il est question.

Oui.

Mais vous voyez, jusqu 'à il y a un an, je croyais être heureuse avec mon mari.

Il travaille beaucoup, mais il est gentil, il s 'occupe bien des enfants.

On fait l 'amour deux fois par semaine, le mardi, parce que les enfants sont

chez ma mère et le samedi.

C 'était bien.

Enfin, ça allait.

Puis j 'ai rencontré Léonce.

Il venait pour les papiers d 'un de ses gars à la préfecture.

J 'ai tout de suite eu envie de lui.

J 'ai envie de le toucher, j 'ai envie qu 'il me touche, j 'ai envie qu 'il me

prenne.

Je résistais.

Et puis quand finalement j 'y suis allée, j 'ai compris.

Compris quoi ? Qu 'on ne devrait pas vivre sans ça.

Si vous saviez comme Léon, ça a changé ma vie.

Ça c 'est sûr.

Il va peut -être vous envoyer 15 ans en prison.

Ah oui.

Tant pis.

Il me restera au moins mes souvenirs et ça personne ne pourra me les prendre.

Vous connaissez cet homme ? Oui, il sert parfois de

chauffeur à Léonce.

Un jour, il nous a emmenés pour aller prendre le bateau en Corse.

C 'était en juillet. Il faisait bon.

D 'ailleurs, là, pour la première fois... Vous avez une idée du nombre de

fausses cartes que vous avez fournies à ce... Léonce ?

Je sais pas.

Une trentaine ? Une trentaine.

Vous pensiez pas au risque ? Non.

Puis bon, comme Léon s 'était couvert par le maire, moi je pensais que...

? Ben, le maire était parfaitement au courant.

D 'ailleurs, il touche une commission sur chaque carte, alors... Ah.

Vous saviez pas ? Auditionner le maire dans une enquête criminelle ? Une

sur un accident.

Très drôle.

Vous pouvez pas d 'abord commencer par auditionner Scotto ?

Oui. Oui.

Mon orchidée ! Oui,

alors, le maire auditionné dans le cadre d 'une enquête pour trafic d

'influence, ça irait.

On pourrait enfin s 'expliquer.

Elle était bien, la rétro, hier soir, sur MTV ? Normal, pourquoi ? Il y avait

des beaux buts, des beaux arrêts.

Bon, OK, je ne vous ai pas complètement tout raconté.

Pas complètement tout raconté.

Quand je pense que vous m 'avez promis, les yeux dans les yeux.

Et l 'aplomb avec lequel vous m 'avez menti le lendemain en me tenant la main,

je pourrais plus jamais vous croire sur rien.

Mais vous arrêtez pas à ça. Un beau baron entraîne un autre, c 'est tout.

Oui, c 'est ça.

Vous savez ce que je crois ? Je crois que la seule chose qui vous intéresse

le fond, c 'est la conquête. C 'est de m 'avoir.

Pouvoir raconter ça à vos copains à la mi -temps ou à Papy Max entre deux

magouilles.

Vous me voyez vraiment comme ça ? Ce que je vois, c 'est que dans deux heures, j

'aurai gagné mon pari.

J 'espère bien que vous paierez immédiatement.

Le parquet apprend que vous envisagez une audition du maire dans le cadre d

trafic d 'influence.

Mais pas du tout. Si, si, si.

Le maire est clairement mis en cause par Gilda Rodriguez.

Elle accepte de maintenir ses déclarations contre l 'impunité et la

discrétion vis -à -vis de son mari.

Alors, qu 'est -ce que vous dites de ça, Gabriel ? Qu 'à ma connaissance, ma

hiérarchie s 'oppose. Après réflexion et consultation des personnes autorisées,

je dis... Banco pour l 'audition du maire. Mais attention, hein. Pas un mot

presse, ni à personne.

Ça doit rester une exclue.

Une exclue ? Hein ?

Ça doit rester exclusivement entre nous.

Ah oui, bien sûr.

Absolument.

Vous viendrez avec nous, Marmoni, ou... Non.

Non, je ne voudrais pas priver le capitaine Schuller d 'une part des

Quelle est la nature exacte de vos relations avec M. Scoto ? C 'est un ami.

Vous savez qu 'il emploie des sans -papiers au noir sur ses chantiers.

Avec mes amis, je ne parle pas de ce genre de choses.

Mais je ne comprends pas.

Vous êtes devenu pour ma table ou pour ma visite ? Pas du tout, M.

le maire.

Non, cet entretien est purement informel, strictement confidentiel.

Oui.

Le presse, M. le maire.

Ah, ces journalistes.

Je vous assure que nous ne sommes pour rien.

Si je comprends bien, vous imaginez que mon ami Léance, que vous dites lié à un

trafic de faux papiers, aurait provoqué un incendie criminel pour supprimer un

témoin gênant.

C 'est ça ? C 'est une hypothèse de travail.

La face idéale se fait ce que vous dites.

Trafic, travail au noir, etc.

Vous croyez qu 'il a envie que la police vienne mettre le nez dans ses affaires

? Non. Et c 'est pour ça qu 'il aurait éliminé le témoin, dans notre hypothèse.

Mais chère madame, pour éliminer un témoin, pourquoi provoquer un incendie

va attirer la planète entière ? Si.

Le pauvre Diallo avait été retrouvé au fond du vieux port avec une balle dans l

'oeil. Je lui dirais, bon.

Mais elle est sainte -die.

Avec les femmes, les enfants, tout le bordel.

Vous y croyez vraiment ? Non, non, non, je ne crois rien. Enfin, je vous crois,

vous.

Et vous ? Oui, monsieur, absolument.

Je dirais que...

Le parquet penche indubitablement pour la thèse de l 'accident.

Est -ce que vous êtes personnellement mis en cause, monsieur le maire, par un

témoin, pour tentative de corruption active ? Alors, je suis impatient d

confronté à votre témoin.

Ah, excusez -moi.

Pardon, procureur général.

Oui,

très bien.

Alors ?

Ah bon ? Vous avez du crâne.

Ah, merci.

Il a du goût, mon Gabi. Parfait.

Au revoir.

Nous vous avons dérangé assez longtemps, M. le maire.

Je vous en prie.

Merci beaucoup, M. le maire. Merci pour votre accueil. Bonne chance pour votre

enquête.

Et mes amitiés à votre collègue.

M. le maire ?

Bon, c 'est le bout de la route, j 'aurais jamais dû vous écouter.

Mais enfin ! Ça suffit ! Gilda Rodriguez vient de se rétracter, elle est toute

en bloc. Alors je vais essayer de remettre ça pas mal dans le tube.

Bouclez -moi rapidement votre rapport sur cet accident.

Monsieur le substitut.

Monsieur le substitut. Vous auriez pu me soutenir, hein, chérie ? Mais enfin, j

'ai obtenu l 'audition du maire, Carole, tu exagères. Qu 'est -ce que je peux

faire de plus ? Franchement, entre nous, les arguments du maire se tiennent,

Carole. Excuse -moi de te le dire.

Tu crois ?

Écoute, il n 'y a pas de mobile, il n 'y a pas d 'auteur. Les circonstances sont

rocambolesques. Je ne suis pas juge d 'instruction, mais pour moi, cet

est un accident.

Bon, il faut que je te laisse.

Je suis convoqué par mon patron et pas pour une promotion.

Je suis désolée.

Ne t 'inquiète pas, va.

Je sais le manier, le Dieu.

Ah, j 'avais pensé à Théophile comme prénom. Est -ce que tu aimes Théophile

Choulard ?

Je t 'aime.

Vous manquez plus que vous.

Comment ça s 'est passé ? Je me suis fait rouler dans la farine, vous êtes

content ? On va faire un tour ? Mon père ?

Mon père, il était trafiquant d 'anisette.

Il distillait dans sa cave.

Il vous faisait participer ? Non.

Il a été assassiné avec ma mère quand j 'avais un an.

À la mitraillette dans la salle à manger.

Si j 'ai bien compris, il était copain avec ceux qu 'il ne fallait pas et

pendant un règlement de compte... C 'est la vie ? C 'est.

Vu qu 'il n 'avait pas de famille, ni l 'un ni l 'autre, pas de biens, à part

une dizaine de bouteilles que j 'ai toujours, j 'étais bon pour l

Vous êtes un enfant de l 'assistance ? Non.

Non, parce qu 'il s 'est trouvé qu 'un homme qui connaissait un peu mon père a

décidé que je méritais mieux.

Un homme qui, à l 'époque, démarrait dans l 'import -export d 'huile d

Mais... Mais... Mais il m 'a pas élevé, hein.

Il a veillé sur moi, il m 'a confié à des familles.

Et puis j 'étais pas facile de toute façon, alors... Enfin, je lui dois plus

lui qu 'à n 'importe qui d 'autre.

C 'est lui qui m 'a conseillé d 'être flic.

Il disait que j 'avais un compte à régler avec la loi.

Et l 'autre jour, je devais aller le voir et je ne pouvais pas vous dire que

'allais le voir.

Vous n 'étiez pas non plus obligé de me faire une promesse.

C 'est vrai.

Mais j 'ai paru au plus précis.

Je vous demande pardon.

Alors

?

Meurs ?

Donc...

Tu peux m 'appeler comme tu veux.

Ça t 'excite.

Demain, s 'il vous plaît.

Alors après -demain.

Je vous en prie, dites -moi oui.

D 'accord, je vais insister.

Oui.

Vous avez mon adresse personnelle.

Après -demain. Après -demain.

Au revoir.

Je t 'écoute.

C 'est bon ? T 'es sûre de ça

? Bon, ok.

Merci, t 'es un pote.

Ouais, salut.

J 'ai deux nouvelles pour toi. Une bonne, une mauvaise. Je commence par

? La bonne.

Tu vas avoir une prime.

Peut -être même une promotion.

Ah bon ? Quel drôle d 'été, pourquoi ? A cause de la mauvaise.

C 'est un meurtre.

Quoi ? Mon pote expert est formel.

Quelqu 'un a dévissé le réservoir de la lampe pour provoquer une fuite de

pétrole.

C 'est un meurtre.

Mais c 'est peut -être un gamin qui y a touché par hasard.

Non.

Impossible. Il y avait une gang de crasses.

Il a fallu la dissoudre avec du solvant.

Enfin, je te passe les détails, mais c 'est un meurtre.

Qu 'est -ce que tu fais, là ? Je m 'en vais.

Mais où ? Peu importe.

J 'ai perdu mon pari.

Je renonce à toi, donc je m 'en vais.

Mais attends, attends, attends, on n 'est pas aux pièces.

Il me semble que tu m 'as demandé de payer vite, pas plus tard que ce matin.

Oui, ben j 'ai changé d 'avis.

Dis -moi, tu changes souvent d 'avis, non ? Gabriel, je t 'aime.

La vie, ce n 'est pas un jeu ni une succession de paris.

Je veux que tu restes.

Et que va dire le parquet ? Pour l 'instant, on est dans l 'enquête

préliminaire. Je ne sais pas, ça m 'est égal.

Tu renonces au gain de ton pari ? C 'est un meurtre.

Il va falloir trouver le coupable. J 'ai besoin de ton aide.

Tu n 'es plus un très bon flic, mais... j 'ai encore quelques mots.

Ok. D 'accord.

Finissons pour la bonne manche de la justice.

On a quadruplé les ventes.

C 'est pratique de pouvoir faire plusieurs éditions. C 'est plusieurs

quoi. Avant, on en faisait encore plus.

Mais la télé et la radio nous font une concurrence déloyale. Elles racontent n

'importe quoi en continu.

C 'est pour ça qu 'on a besoin de scoops dans la presse écrite.

En garde à vue.

Excusez -moi, commissaire, il y a juste un monsieur qui demande à vous voir. Je

vous rappelle.

Faites -le entrer.

Bonjour.

C 'est possible de parler à un officier de police judiciaire ? C 'est un égal

sujet.

Mais enfin, c 'est Lyon -Scoto, ça fait deux jours qu 'on le cherche.

Enchanté.

Qu 'est -ce qu 'on peut faire pour vous ? Je viens me constituer prisonnier.

Même pour quel motif ?

J 'ai assassiné Nicephore Diallo en simulant un incendie accidentel.

D 'accord.

Alors, l 'acteur s 'est payé pour ton troisième scoop.

Voilà, j 'ai commis ce crime sur les ordres personnels et express de Max

Léandry.

Max Léandry est au centre d 'un vaste système de corruption sur tous les

de la ville.

Je suis prêt à répéter toutes les accusations devant un tribunal.

C 'est pas... Oui.

C 'est la première fois que je lis mon tête -à -tête avec une homme.

Tu as juste à faire une petite substitution.

Et voilà, c 'est pas très compliqué.

Si tu veux revoir ta poule, débrouille -toi pour faire ressortir Ricotto.

Ceci est un hold -up.

Présentez.

Moi dans tes bras.

Ah bah vous voilà, vous vous arrivez bien, ils voudraient que je m 'évade.

'ont dit qu 'ils allaient m 'envoyer à la tête de Valérie par chronoposte.

Tu l 'as.

Il est très fort.

Ça sort toujours.

Dans les yeux, tu prétends que je dirige un système à ma queue.

Ah c 'est bon.

Écoutez, je vous ai déjà livré Max et André sur un plateau, alors qu 'est -ce

que vous voulez de plus ? Je veux le Sicilien. Je ne veux pas savoir combien

coûtera. Ce que je veux, c 'est suivre son enterrement le plus vite possible.

... ... ... ...

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.