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Bienvenue, mes fr�res.
Soyez tous b�nis.
Comme vous le savez, il ne reste plus qu'une journ�e...
avant l'�v�nement le plus prometteur
de notre calendrier : le 20 avril.
Asile.
Asile !
Pardonnez-moi, mon p�re. Continuez.
M. Stannard, vous ne pouvez nier ceci.
Dites-nous qui vous a envoy� ici.
Je vous l'ai dit : je p�chais, la temp�te a menac�,
je me suis r�fugi� ici.
Sur cette �le.
Il s'agit donc d'un pur hasard ?
Un heureux hasard,
mais pour nous, pas pour vous, M. Stannard.
Ouvrez !
Ouvrez cette porte ! Ouvrez !
Donnez l'alerte. Qu'il ne sorte pas d'ici vivant.
Auriez-vous vu mon Posey Poof ?
Voil� un nom qui ne manque pas de mordant.
Posey ne mord jamais. Jamais.
Je voulais aller le promener,
j'ai laiss� la porte � peine entrouverte et il a fil�.
C'est donc un chien.
Je ne puis vous aider.
Si vous le voyez, vous le ram�nerez ?
Sans faute.
Posey Poof ?
Stannard ?
George ?
Vous avez retrouv�
mon Posey Poof.
Pouvez-vous me le donner ?
J'ai mal au dos.
Comme je suis heureuse.
Posey est ma seule compagnie.
- Veuillez m'excuser... - Les gens serviables
se font rares.
Vous avez fait le bonheur d'une vieille dame.
- Gambit. - Steed.
- Je veux Purdey. - Comme nous tous.
Elle ne r�pond pas et vous vivez pr�s de chez elle.
- O� �tes-vous ? - Chez Stannard.
J'y conduis Purdey sans d�lai.
Bonjour, Purdey.
Je vous r�veille ?
Le devoir nous appelle
et vous �tes injoignable.
Retournez dans votre �cole priv�e.
Ne me regardez pas ainsi.
Je vous tire du lit, je ne vous y jette pas.
Bonne nuit, Gambit.
Purdey.
J'�tais dans le public.
Je dois dormir pour �tre belle.
Vous avez besoin de beaucoup de choses,
mais pas de �a. Certainement pas.
Mike Gambit, un de ces jours...
Je sais, et j'ai h�te d'y �tre.
- Quel est le probl�me ? - Stannard.
Chers amis,
je vous pr�sente notre invit� d'honneur, venu d'Allemagne,
le Dr Maybach von Claus.
Je dois pr�ciser
que je suis von Claus et que ceci
est Albert.
Mais de nous deux,
Albert est sans aucun doute le plus important.
Comme vous le savez,
il n'est pas rare que des amphibiens qui hibernent, comme celui-ci,
la grenouille commune, se mettent tout naturellement
dans un �tat de l�thargie
durant de longues ann�es.
La grenouille commune.
Pourtant, Albert est une grenouille hors du commun.
Et son �tat d'extr�me hypothermie
n'a rien de naturel.
Albert est l'objet d'une exp�rience scientifique.
Il y a dix ans, je l'ai congel�,
mais sans le tuer, je l'esp�re.
Avec une technique de r�animation
que je vais vous montrer,
je compte ramener Albert parmi nous,
dans le monde des vivants, sans douleur
et sans s�quelle aucune.
Je suis all� voir George Stannard pour un dernier briefing.
On m'a assomm�, George a disparu et �a m'inqui�te.
Je fais donc appel � vous.
Vos ''connaissances''.
De quoi ?
De George.
Vous et lui...
Certainement pas. George est un gentleman.
- Quel rapport ? - Ce n'est pas un crit�re.
Sinon, il n'y aurait plus de gentlemen.
Nous avons d�n� ensemble 2 ou 3 fois, c'est tout.
Un dernier briefing ?
La conf�rence de von Claus. Il assurait sa s�curit�.
Je m'en occupe.
Et votre agresseur ?
Une Mercedes noire.
Une id�e ?
Peut-�tre.
Vous voyez ?
Anorak, cuissardes,
cannes � p�che...
Plus rien.
Il est donc parti.
A la p�che.
Et vous savez o�.
Souhaitons la bienvenue � Albert.
D�j�, en Am�rique,
on conserve des corps dans des caissons r�frig�r�s
en attendant de pouvoir les r�veiller.
Des gens qu'on aurait d�clar�s morts il y a quelques ann�es
sont maintenus en vie
artificiellement et pour une dur�e ind�termin�e.
Albert ouvre la voie
� bien des miracles.
Un sommeil, une ''mort dans la vie'', si vous voulez.
Et puis, une r�animation contr�l�e
et un retour d'entre les morts.
Nous avons march� sur la Lune,
mais pour aller sur d'autres plan�tes,
il nous faut trouver le moyen
de faire voyager les astronautes pendant pr�s de cent ans.
Nous sommes � un doigt d'y arriver.
Merci.
Mesdames et messieurs, le cocktail nous attend.
M. Brown ?
C'est Brown-Fitch. Brown-tiret-Fitch.
Mike Gambit. Je suis avec Steed.
Une question...
- Qu'est-ce que c'est ? - Du schnaps.
- En l'honneur du Dr von Claus. - Il est immonde.
Une boisson polyvalente.
Comme carburant durant la guerre, il a fait des d�g�ts.
- C'�tait votre question ? - Non.
La Mercedes noire. A qui est-elle ?
Je ne suis pas le valet de parking.
Dommage. Il le saurait, lui.
Renseignez-vous, mon bon Brown-Fitch.
C'est l'un des nombreux probl�mes � r�soudre.
Pardonnez-moi, docteur. Puis-je vous parler ?
Veuillez m'excuser.
Votre allemand est excellent, mais cet accent...
- Je n'en reconnais pas l'origine. - Alors parlons anglais.
Une conf�rence passionnante,
mais certains points me d�rangent...
Les v�tres sont d'une incomp�tence !
Encore un cafouillage. Rien d'�tonnant.
Comment �a ?
La Mercedes noire. J'ai le propri�taire.
Et ?
C'est l'un des v�tres, Stannard.
Stannard est ici ? George Stannard ?
A la fen�tre, avec von Claus.
Brown-tiret-Fitch. Avec un grand ou un petit F ?
- Un grand F. - Comme Foutu.
Il y a une voiture blanche derri�re.
- On est suivis. - Ce n'�tait pas exclu.
Nous �tions d'accord.
Prochain virage.
Si vous devez mourir, faites-le dignement.
Je vais vous poser des questions
et vous allez y r�pondre.
Car vous avez voulu me tuer sans fair-play.
Compris ?
Ouvrez la bouche ! Crachez �a !
J'ai lou� un bateau � Stannard hier. Il est parti aussi sec.
- Il a pass� la nuit en mer ? - S�rement.
- Pourquoi ? - Sur mes conseils.
Pour quelle raison ?
- A cause des bars. - Des bars ?
Vous vous y connaissez.
Votre fa�on de la tenir.
Vous �tes p�cheur aussi. Fallait le dire avant.
Il y a du bar � profusion, en ce moment.
T�t le matin
et tard le soir, c'est le meilleur moment.
Vous �tes bien un amateur de p�che !
C'est votre tenue de ville qui m'a tromp�.
Bons poignets, forts et souples.
C'est la p�che au thon ?
Ou l'ouverture du champagne.
Ou le saut d'obstacle.
J'ai fouill� la chambre de George : rien.
- Vous vous inqui�tez ? - Pas exactement.
Vous avez raison.
Il conna�t bien le coin, et quand bien m�me,
mon bateau conna�t le chemin par coeur.
Le voil�.
C'est bien lui !
Il y a un probl�me.
Aucune marque.
- Pas la moindre �gratignure. - Si, ici.
Votre rouge � l�vres.
Pourquoi ?
Quel joli rose.
''Rose'' ! C'est ''P�ch�s de jeunesse''.
C'est une accusation, pas une couleur.
R�fl�chissons.
La barque venait du nord-ouest. Qu'y a-t-il, par l� ?
L'Am�rique.
Et � part �a.
L'�le de St Dorca.
Que fait-on, l�-bas ?
On y pratiquait surtout la p�che, avant la guerre.
Depuis, seuls les Fr�res y vivent.
C'est une retraite.
- Les Fr�res ? - L'ordre des Fr�res de St Dorca.
Des moines. En voil�, justement.
lls ach�tent des provisions et vendent leur extrait.
''L'extrait de poisson de St Dorca''. C'est un conservateur.
lntoxication aux fruits de mer ?
Ce pauvre George est mort � cause de fruits de mer.
Mais comment ?
Il a mang� trop d'hu�tres ? Mordu par un hareng ?
- Vous �tes oblig� de jouer ? - �a aidait Sherlock Holmes.
Et nous avons besoin d'aide.
George disparu, von Claus envol�...
- L'impasse. - En effet.
Les Allemands sont coop�ratifs et efficaces, comme toujours,
mais �a ne m�ne � rien.
Il appartenait � un commandant nazi, Fritz Gunner, en d�cembre 1942.
Qu'est-il devenu ?
Port� disparu, pr�sum� mort. Il a pris le vol Der Adler K7,
qui a quitt� Berlin en 45,
avant l'arriv�e des Russes.
On n'a revu ni lui ni l'avion.
- Retour au violon, donc. - Il y a un lien.
Un revolver allemand, von Claus.
Je sais, mais �a nous m�ne o� ?
- Et � quoi ? - L'autopsie de mon agresseur
est int�ressante.
Empoisonnement aux fruits de mer.
Probablement un extrait concentr� de la glande � venin
- d'une m�duse. - De l'extrait ?
Les moines de St Dorca
- en font leur sp�cialit�. - Des moines ?
Des moines ?
Si j'avais su ce que nos jeunes gens pr�paraient !
C'est simplement impardonnable.
Mais heureusement,
- �a partait d'une bonne intention. - Bonne intention ?
- On me kidnappe, on me drogue... - J'en conviens,
mais la raison de leur acte est purement altruiste.
Je vous en prie, docteur, calmez-vous.
- Prenez le th� avec moi. - Du th� ?
La moiti� du pays me recherche ! Je veux un t�l�phone.
L'�le n'a malheureusement pas de ligne t�l�phonique.
Mais un bateau pourra bient�t vous ramener.
En attendant,
j'aimerais que vous me laissiez vous expliquer.
J'insiste !
Dr von Claus,
il y a quelques semaines,
l'un de nos fr�res est tomb� dans le coma.
Tous nos efforts pour le ranimer
- ont �chou�. - Il y a des m�decins...
En effet.
Nous avons d'excellents m�decins et l'�quipement ad�quat.
Mais ce qui nous manque, c'est votre g�nie.
T�chez de comprendre.
L'homme dans le coma est tr�s aim�.
Certains le consid�rent comme un saint.
Voil� pourquoi ces jeunes gens imp�tueux
ont commis cette folie.
Pourquoi ne me l'ont-il pas demand� ?
Seriez-vous venu ?
Vous �tes tr�s sollicit�.
Vous ne pouvez aider tout le monde.
Le bateau sera bient�t pr�t ?
S'il faut attendre, autant que j'aille voir cet homme.
M. Jud ?
M. Jud ?
- Voici fr�re Bury. - Dr von Claus.
Fr�re Bury dirige notre �quipe m�dicale.
Beau travail.
Excellente m�thode de cong�lation.
Merci.
Je serais ravi de travailler avec vous.
Dossier du patient.
Il faut du mat�riel hyperthermique, des d�sensibilisateurs...
C'�tait pr�vu. Nous les aurons.
Ravi de travailler avec vous.
O� puis-je me pr�parer ?
Il est pas d'ici.
Il a pr�vu de rester un moment.
Juste un jour ou deux. Je ne peux me passer de l'essentiel.
O� est ma chambre ?
On s'occupe de vos bagages, monsieur.
Notre hospitalit� est l�gendaire.
- Voulez-vous boire quelque chose ? - On va tout fouiller.
Des raquettes !
C'est soit un excentrique,
soit un fou.
Je sais pas quoi en penser.
Et �a, t'en penses quoi ?
Trouv�es sur la plage nord.
Enterr�es.
Cach�es.
Allons voir.
�a aurait un rapport avec Stannard ?
Possible. D'un autre c�t�...
On va d�j� voir la plage.
On demande � Hara ? Il a pu voir quelqu'un.
Ce vieux tar� ?
S'il a vu un truc, il l'a d�j� oubli�.
Une injection directe dans le coeur.
S'il r�agit,
il faudra faire revenir sa temp�rature
� la normale.
Progressivement, mais le plus vite possible.
Vous comprenez bien qu'il s'agit du moment crucial.
C'est ici que nous �chouerons
ou que nous ouvrirons la voie de la r�ussite.
Oxyg�ne.
Bonjour.
- Bonjour. - Vous �tes M. Hara ?
''Monsieur'' ?
On m'appelle plus ''monsieur''.
On se moque de moi. J'oublie des choses.
Comme nous tous.
- �a vous arrive ? - Parfois.
De quoi parlions-nous ?
Des trous de m�moire.
Je n'oublie pas tout.
Il y a des choses qu'on voudrait que j'oublie.
Quelles choses ?
Que devriez-vous oublier ?
Le gros oiseau, pour commencer.
Quel gros oiseau ?
Oiseau ? Quel oiseau ?
Celui dont vous me parliez.
Il a surgi d'un coup dans le ciel...
en volant tr�s bas, comme dans la chanson.
Une vraie boule de feu.
C'�tait un signe.
C'est arriv� quand ?
Quoi donc ?
- Le gros oiseau. - Quel oiseau ?
Celui qui est tomb� du ciel.
- Vous l'avez vu aussi ? - J'ai oubli� quand !
Vous avez oubli� ? C'est une sale manie.
C'�tait pendant la guerre.
Une terrible guerre entre...
quelqu'un et quelqu'un d'autre...
Quelque part.
Le gros oiseau a surgi du ciel
et ils l'ont enterr�.
lls l'ont enterr�.
Savez-vous o� ?
Je pourrais vous y emmener.
Vraiment ?
Si j'arrive � me souvenir o�.
Le pouls se renforce.
Vous avez r�ussi.
Nous avons r�ussi.
P�re Trasker,
P�re Trasker !
Vous �tes un pionnier. Vous prenez d'�normes risques.
Je n'aurais jamais os�.
Vous avez ressuscit� cet homme.
Vous �tiez le seul � pouvoir le faire.
Docteur !
Vous �tes fatigu�.
Compl�tement �puis�.
Votre bateau est pr�t, mais reposez-vous avant de partir.
Je crois que c'est une bonne id�e.
Le trac� doit rester constant.
Ne vous en faites pas, je reste ici.
Allez-y,
reposez-vous.
Si j'ai bonne m�moire, il est enterr� par ici.
Ou l�-bas... ou ici...
Si vous avez bonne m�moire.
lls n'ont pas eu le temps de l'enterrer profond�ment.
Mais ils l'ont vid�, avant.
lls ont dit que c'�tait un tr�sor.
Le plus pr�cieux de tous, mais ils l'ont emport�.
Le plus pr�cieux de tous les tr�sors !
Bien s�r, M. Gambit.
Nous avons les archives de tous les vols.
Lequel cherchez-vous ?
- Der Adler K7. - Celui de 1945 ?
- En effet. - Pas besoin de chercher le dossier.
Je le connais par coeur.
Le vol Der Adler K7 a quitt� Berlin � 22h30
le 29 avril 1945. Vous �tes d'origine allemande ?
- Pardon ? - Un homme si beau a forc�ment
du sang allemand.
D�sol�.
J'aime aussi les Anglais et je suis libre ce soir.
O� allait-il ?
- Le vol K7. - En Am�rique du Sud. Suivez-moi.
La forme de votre m�choire, vos �paules carr�es...
En Am�rique du Sud ?
C'est le dernier vol � avoir quitt� Berlin
avant la capitulation. O� d'autre pouvait-il aller ?
Vos yeux ont un petit c�t� bavarois...
Vous �tes charmante.
Qui �tait � bord ?
Personne, � part l'�quipage.
Et le plus pr�cieux tr�sor d'Allemagne, d'apr�s la rumeur.
Or et oeuvres d'art ?
Ce n'est qu'une rumeur, M. Gambit. Non confirm�e.
Qu'est-il arriv� � l'avion ?
D'apr�s son dernier message radio, il �tait l�
et se dirigeait vers l'ouest.
Il a d� �tre abattu. Comme vous le voyez,
il n'y a rien, l�-bas. Il est au fond de l'oc�an.
Pas de sang allemand, certain ?
- J'oubliais... - Je le savais.
J'ai pris 3 balles en escaladant le Mur.
Vos compatriotes m'ont transfus�.
Un d�ner ce soir
est hors de question.
Samedi ?
- J'attends votre appel. - Vous vous trompez.
Il y a quelque chose, l�-bas.
Une toute petite �le, St Dorca.
Le plus pr�cieux tr�sor d'Allemagne vient s'�craser sur votre �le.
Que faites-vous ?
Question d�licate.
Je suis d'une honn�tet� irr�prochable.
Vous tuez les survivants pour garder le tr�sor.
Les gens de l'�le l'ont fait,
ce pauvre Stannard l'a d�couvert par hasard et...
J'avais bien compris. Encore faut-il le prouver.
Ne vous montrez pas comme �a.
Vous semblez parler � votre chapeau.
C'est Purdey ? Que fait-elle ?
Elle passe le temps.
On se rappelle.
J'ai trouv� un avion : Der Adler.
Je sais ce qu'il cachait.
Le pr�cieux tr�sor d'Allemagne.
Vous le saviez ?
Gambit y croit aussi.
C'est la seule explication !
�a n'explique pas l'enl�vement de von Claus.
Aidez-moi � entrer.
Dans la chambre d'un gentleman ?
- C'est dangereux. - Vous n'�tes pas un gentleman.
D'o� le danger.
Bonne nuit, Purdey.
- Autre chose... - Il faut trouver von Claus.
Docteur von Claus !
Il ne r�agit plus. Une rechute.
Le moniteur fonctionne. Que se passe-t-il ?
Il est retomb� dans le coma.
Recommen�ons le processus. Il est encore en vie.
Je suis pr�t � recommencer.
Je suis pr�t.
Ce n'est pas le m�me homme.
- C'est impossible. - Ce n'est pas le m�me homme !
La fatigue. Retournez vous reposer.
- Je le surveille. - Montrez-moi son visage.
Son visage !
Mon Dieu !
Non, Dr von Claus.
Mon Dieu !
Ne faites pas �a.
On a besoin de lui.
Il sait maintenant que nous sommes d�termin�s.
Vous allez ob�ir.
C'est immonde, obsc�ne !
C'est l'avenir.
C'est le pass�. Un pass� qui doit mourir !
Mourir ?
Dommage que vous ayez tout d�couvert.
Sinon, vous seriez d�j� sur le chemin du retour.
Vous allez donc faire ce qu'on vous dit.
Plut�t mourir.
Vous tuer ?
Vous �tes indispensable, mon cher docteur.
On ne peut vous tuer.
Mais vous avez une femme.
Et trois filles tr�s charmantes.
En Allemagne, certes.
Mais il nous reste des amis, en Allemagne.
L'affaire est r�gl�e.
Vous n'avez pas le choix.
Le patient a �t� ramen� � ses quartiers.
Des quartiers plus adapt�s � son rang.
C'est l�-bas que vous l'examinerez.
�a sent pas bon.
M. Steed.
Vous ne dormez pas ?
lnsomnies. Une promenade me fera du bien.
Je ne vous le conseille pas.
La nuit est fra�che.
J'ai une nature chaleureuse.
Quelle sale manie !
Veinarde.
Moi ?
Nos hame�ons tuent ou endorment.
J'ai eu envie d'utiliser les seconds.
Car j'avais envie d'autre chose.
Vilain.
- Mais je comprends. - C'est vrai ?
Pour les envies.
En ce moment pr�cis, j'ai envie...
d'un steak au poivre.
Si possible au George V, � Paris.
Nous avons trouv� ceci.
Dites-moi quand et pourquoi.
Eh bien...
Vous n'allez sans doute pas me croire...
mais j'ai oubli�.
Je ne me souviens de rien.
J'ai d� me cogner la t�te.
Merci de votre accueil.
Merci pour tout.
Je dois vraiment y aller.
Mes fr�res !
Fr�res de St Dorca.
Comme vous le savez, demain,
c'est le 20 avril.
Un anniversaire !
Et une renaissance !
Mes fr�res,
le 20 avril 1889
est arriv� parmi nous un homme
qui devait changer la face du monde !
Il est toujours parmi nous.
Et demain,
le jour m�me de sa naissance,
il nous sera rendu !
Je vous demande de l'honorer.
Je vous demande de jeter le masque
que nous pr�sentions au monde depuis tant d'ann�es.
D�barrassons-nous-en...
et pr�sentons-nous fi�rement
tels que nous sommes r�ellement !
''Vive la reine'' ?
Faites-moi sortir.
Moi ? Je suis dans la cellule voisine !
Il me faut un autre plan.
Que se passe-t-il ?
J'aimerais le savoir.
Des nazis.
Avril 1889.
Von Claus ?
Vous �tiez dans le groupe d'origine ?
Nous �tions 40 dans l'avion qui s'est �cras�.
Hommes et femmes,
tous d�vou�s au F�hrer.
Toute l'�le. Comment avez-vous fait ?
Nous �tions aussi nombreux qu'eux.
Les hommes jeunes �taient � la guerre.
Il ne restait que les femmes, les enfants et quelques vieillards.
Ceux qui se soumettaient �taient �pargn�s.
Et les autres, massacr�s.
Ou ils ont servi de cobayes. La fin justifie les moyens.
C'est l'excuse pour tant de bains de sang.
Ceci est notre �le, docteur.
Nous l'avons peupl�e. Elle est � nous !
L'ultime bastion des nazis.
Non, le premier !
D'ici, nous allons nous propager et reconqu�rir le monde !
Gr�ce � vos comp�tences.
Karl surveille tous vos gestes.
Au moindre faux mouvement...
Pensez � votre femme
et � vos trois charmantes filles.
Le temps nous r�serve des surprises : on annonce une temp�te.
Basse pressions au-dessus de l'Atlantique...
lls vont nous tuer ?
Je crains qu'ils n'envisagent une solution d�finitive.
J'ai une confession � vous faire.
Cette soutane est un d�guisement.
Vous n'�tes pas la cath�drale St Paul.
Pardon ?
Gambit vous trouve vieillot.
Mais je lui ai dit : ''Peut-�tre, mais St Paul l'est aussi.''
Vous tenez le choc, tous les deux.
Vous allez �tre ex�cut� !
Merci de l'annoncer avec m�nagement.
Un de mes trucs vieillots.
S'il se passe des choses, c'est ici.
Je d�teste la violence.
Les coups de feu me font cligner des yeux.
�a vient de la marine ?
Des ballets royaux. On m'a vir�e.
Vous avez estropi� le danseur �toile ?
Trop grande.
L'injection directe
dans le coeur.
Quelques secondes...
Messieurs.
Docteur, vous devez �tre ici malgr� vous.
Veuillez vous �carter.
Non. Il va mourir.
Cet homme va mourir !
- Est-ce vrai, docteur ? - Cet homme est dans le coma.
Il est dans le coma depuis avril 1945,
suite � un accident d'avion.
Alors continuez.
Vous n'avez pas vu qui c'est.
- Il est mort. - Non, dans le coma.
Il est � l'�tat v�g�tatif.
Tous ses organes sont pr�serv�s,
gard�s en vie artificiellement.
Tous ses organes ?
Il a l'air tr�s bien.
Le pr�cieux tr�sor d'Allemagne.
De l'Allemagne nazie.
Je suis ravi de votre intrusion.
Continuez, Herr Doktor.
C'est l'arme d'un de mes hommes.
Nous rationnons soigneusement les munitions.
Nous tuons autrement.
Les armes � feu ne servent qu'� intimider.
On les charge rarement.
Celle-ci l'est.
Continuez, Herr Doktor.
Rendez-nous notre glorieux chef.
Pour qu'il nous m�ne � la victoire, cette fois !
Finissez votre travail.
Ceci est un Smith & Wesson.
Magnum .38. Je l'ai charg� ce matin.
C'est un Schmeisser, un fusil-mitrailleur.
Une pression vide le chargeur.
Vous n'y �chapperez pas.
Continuez, c'est important.
- Vous avez promis. - Oui.
Ma vie n'est rien, mais la sienne...
Adaptation : Caroline M�gret
Sous-titrage : TVS - TlTRA FlLM
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