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Original subtitles

POINT DE NON RETOUR

PHARMACIE

Ouvre Ia porte, connard. Ouvre cette putain de porte.

Merde, j'avais Ies cIés, Stan !

Ça va pIus vite.

II m'en faut.

CaIme-toi, tu vas en avoir.

II m'en faut vraiment.

Ouvre cette saIoperie de porte, Johnny.

Viens !

Chéri, ne descends pas !

C'est Ia Pharmacie Osman, au coin de la 7e et de Burdoch.

Merde ! Je croyais que tu savais où était Ia bonne marchandise !

II Ia garde toujours Ià !

Merde !

Je compte jusqu'à trois.

Ou bien ?

Ou ma femme Iavera ton sang demain matin.

Ah ouais, papi ?

Tu tirerais sur ton gamin ? Avec ce gros fusiI,

tu tuerais Ie petit Johnny D. ?

Tu vas pas tirer sur ton fiIs !

- La ferme ! - Toi, Ia ferme !

Et aide Johnny D. à trouver Ies médocs !

Les fIics !

Non !

Je vis ici !

Tu en as trouvé ?

Quoi ?

AIIons-y.

AIIez !

Assieds-toi !

Assieds-toi, saIope !

Mets-Ia sur la chaise.

Non seulement t'es moche, mais en pIus t'es con.

Fais ta maIigne avec moi et je t'arrache Ies yeux !

Bon. . .

comment tu t'appeIIes ?

- Maggie. - Ton nom de famiIIe.

Pipe.

Maggie Pipe.

Vas-y. RigoIe.

Tu vas vite perdre ton sourire dans Ie CouIoir de Ia Mort.

Là.

Signe ça. J'ai pIus de temps à perdre avec tes conneries.

Je peux avoir un crayon ?

Après vous avoir reconnue coupabIe de meurtre,

la cour vous condamne à Ia peine capitaIe par injection.

Vous resterez donc en détention à Ia prison de PIeasanton

jusqu'à exécution de Ia sentence.

Et que Dieu ait pitié de votre âme.

Connards !

Non, non !

S'iI vous pIaît, attendez ma mère !

Attendez, qu'est-ce que vous faites ?

Attendez que maman vienne !

Attendez-Ia !

II faut Ie dire à ma mère ! EIIe va venir me chercher !

Maman !

SaIut.

Je m'appelIe Bob.

Maggie, c'est un diminutif pour Margaret ?

Monsieur, c'est quoi cet endroit ?

Où suis-je ?

Tu es morte. Enfin, c'est ce que tout Ie monde croit.

VoiIà ton enterrement.

On I'a organisé samedi après-midi.

Tu es enterrée Ià. Cimetière Oakmont.

ParceIIe 48, rang,e 1 2.

- VoiIà ton père. - Ma mère n'est pas venue ?

Non, ta mère, eIIe. . .

Tu sais que tu ne peux pas sortir.

Je travaiIIe pour certaines personnes.

Appelons-Ies "Ie gouvernement".

On a décidé de te donner une autre chance.

Ça me concerne ?

Oui.

Vous en savez beaucoup sur moi.

Oui.

AIors...

vous aIIez me Ia donner, cette chance ?

Je dois faire quoi ?

Apprendre, Maggie.

Apprendre à bien parIer, à te tenir droite pour commencer.

Apprendre Ies Iangues, I'informatique...

Faire queIque chose pour ton pays pour une fois.

Et si ça ne m'intéresse pas ?

Rangée 1 2.. .

parceIIe 48.

Je peux y réfIéchir ?

Oui, pourquoi n'y réfIéchirais-tu pas ?

Tu as une heure.

Putain d'enfoiré !

Debout !

C'est par où Ia sortie ?

Par Ià.

- C'est qui ces cons ? - Juste des empIoyés. Ça va.

Baisse ça. Tout va bien. Retournez à vos postes.

Foutaises ! Tout est foutu !

Tu sais que tu ne peux pas t'en tirer comme ça.

Range ça !

Retourne travaiIler.

Tout est en ordre.

- Ouvre. - Je ne peux pas.

- Ouvre cette porte ! - ImpossibIe.

- Ordonne-Ie-Ieur ! - Ils refuseront.

Je vais Iui écIater sa putain de cerveIIe !

Ça ne changera rien.

Donne-moi cette arme.

C'est bien.

Pose-Ia.

AIIez.

Tu es trop inteIIigente pour te mesurer à tout ça.

C'est bon.

Pose-Ia.

RègIe numéro un :

ne jamais charger Ia première chambre.

Ça devrait te raIentir pour un moment. . .

Maggie pour Margaret.

Tout est prêt ?

Un, deux, trois.

AIors ?

C'est oui ou non ?

Et si je vous dis que j'ai encore des questions et qu'iI me faut du temps ?

On n'a pIus de temps.

Et si je vous dis que vous pouvez vous Ies carrer au cuI ?

AIors, c'est oui ou non ?

Je vais avoir besoin de pIusieurs choses.

Oui, c'est ça.

J'aurai besoin de musique.

De la bonne musique.

Je voudrais du Nina Simone.

Et je veux d'autres caImants.

Ma jambe me fait foutrement maI.

C'est tout ?

Je ferai une Iiste.

C'est ça.

Tu parIes, ducon.

On va commencer par un programme facile.

C'est comme un cIavier de machine à écrire. Avec Ies Iettres, Ià,

les chiffres, Ià. La touche "retour", O.K. ?

Les tab. . . Doucement, doucement.

C'est une souris.

Tu I'utiIises pour écrire, dessiner, sauvegarder, tout ça.

Tu vois Ia biIIe ? Fais-Ia rouIer et regarde I'écran.

Bien.

Attends !

Attends. Doucement, d'accord ?

Doucement. Comme ça, d'accord ? Descends Ia fIèche sur "Jouer".

CIique dessus une fois.

Fais attention, Maggie.

- Est-ce que le dinosaure peut le manger ? - Tu veux qu'iI Ie mange ?

Bien, très bien.

Sois un peu pIus détendu.

A toi.

Non, ma jambe me fait maI.

Ça ira. On travaiIle juste Ies réfIexes. Ce sera faciIe, viens.

Je suis en garde. Essaie de m'atteindre au visage.

AIIez, vas-y, frappe-moi.

Frappe-moi.

Souris quand tu entres queIque part, ma chère.

CeIa détend Ies autres, et ceIa souIigne Ies traits du visage.

Tu comprends : "La richesse de la nature, c'est sa jeunesse" ?

"La richesse de Ia nature, c'est sa jeunesse."

Ce qui vient en premier est meiIIeur,

la jeunesse vaut mieux que Ia vieiIlesse.

Tu as Ie don de Ia jeunesse. C'est Ià-dessus qu'iI faut bâtir.

Charmant, ma chère, mais Ià n'est pas Ia question.

Mets ton chewing-gum Ià-dedans.

C'est mieux.

Assieds-toi.

Es-tu un viIain petit canard. . .

ou un cygne ?

Parce que tu as Ie choix, tu sais.

Pour croire, iI faut vouIoir croire.

C'est une joIie façon de dire que si tu te crois beIIe,

aIors, tu seras beIIe.

Tu verras.

Qu'est-ce que tu fais quand tu es maI à I'aise,

en coIère ou effrayée ?

Je frappe.

Tu pourrais essayer de sourire.

Tu souris un peu et. ..

tu dis queIque chose de désinvoIte. Pas besoin que ce soit approprié, en fait.

Tu dis...

"Les petits détaiIs ne m'ont jamais intéressée."

Dis-Ie !

S'iI te pIaît, ma chère.

Un sourire et Ia phrase.

"Les petits détaiIs. . ."

"Les petits détaiIs. . .

ne m'ont jamais intéressée."

Relève le menton. Redresse-toi.

C'est ça. Sois fière de toi.

Montre-moi.

Bien, Maggie.

Bon, c'est mieux.

"Je fais une sieste aujourd'hui. Hier...

j'ai fait une sieste.

Quand iI m'arrive un probIème, je me sens mau.. ."

PIus fort.

"Je me sens maI, pas mauvaise. MaI est un adjectif.

"RappeIez-vous qu'on dit : 'C'est un secret entre eIIe et moi'. Pas entre 'eIIe et je."'

Baisse, tu veux ? Baisse, s'iI te pIaît.

Les gens commencent à se pIaindre. Pourquoi tu n'utiIises pas Ie casque ?

Parce qu'iI est merdique.

Tu sais, tu. . .

C'est Nina Simone ?

Tu me I'as donné, tu te souviens ?

EIIe veut du sucre dans son boI ?

Non. EIIe dit :

"Chéri, fourre-la-moi deux fois par jour, et je ferai n'importe quoi pour toi.

"Je Iècherai Ie pIancher sur IequeI tu marches."

Pourquoi tant de grossièretés ?

Pourquoi tu parIes comme un pédé ?

AIors, comment ça va ?

Je m'emmerde telIement.

Je deviens foIIe. Je commence à parIer toute seule et tout. . .

Tu as d'excelIents rapports.

Tant mieux !

AIors, j'ai droit à une récompense ? C'est bientôt mon anniversaire.

Pourquoi tu ne me laisses pas sortir ?

Juste pour une nuit ?

Fais-moi suivre.

S'iI te pIaît ?

Je ne peux pas, vu ?

Ecoute, Maggie. . .

je sais ce que tu ressens.

- Foutaises ! - Si, c'est vrai.

J'ai été une recrue moi aussi.

J'ai été à ta pIace.

Et tout comme toi, j'en ai détesté chaque minute.

AIors, tu comprends.

Ça me rend dingue d'être enfermée. Laisse-moi sortir me baIader.

ImpossibIe.

C'est compris ?

Je veux aIIer me promener !

Porte 5 ?

Descends Ies méchants. Epargne Ies bons.

Tu as deux secondes par cibIe.

Compris ?

Attention, prête. . .

vas-y.

C'était quoi ça ?

- DrôIe. - Ouais, c'est ça.

C'est quoi ton problème ?

II faut être gracieux en mangeant, mais rester natureI.

Un os s'enIeve déIicatement, du bout des doigts

et se pose sur Ie bord de I'assiette.

Pas de fausse manière bourgeoise.

On ne cache pas I'os sous une serviette.

Aujourd'hui, on va commencer par Ie pIat de résistance.

AIIons-y.

Un os.

Puis-je sortir de tabIe ?

Tu as fait mieux.

Je sais qu'eIIe est pénibIe, mais je peux la changer. EIIe a de grandes possibilités.

Moi aussi, j'aime ses possibiIités. EIIe en a à revendre.

AIors, briefe-moi sur cette fiIIe.

C'est I'agent féminin qu'iI nous manque.

D'habitude, iI faut deux ans. Dans ce cas-I . . . . . .

Six mois.

C'est ça. Et je ne veux pIus qu'eIle fasse son cirque.

Y en a marre de ses conneries. EIIe mord, eIIe se bat. . . ça veut dire quoi ?

AIors, c'est compris ?

Six mois. Et je veux des résuItats immédiats ou c'est une baIIe dans Ia tête.

Eteins ça.

Demande-moi pourquoi je suis si sérieux.

Pourquoi es-tu aussi sérieux ?

Parce que j'ai des choses sérieuses à te dire, Maggie aIias Margaret.

D'abord, Ia bonne nouveIIe.

Bon anniversaire.

Maintenant, Ia mauvaise nouveIIe.

Kaufman a fixé une Iimite.

II dit qu'iI ne toIérera pIus aucune de tes conneries.

II a prononcé Ie mot "balIe" et Ie mot "tête".

Tu m'entends ? Est-ce que ça rentre, Maggie ?

Car je veux que tu saches que ce n'est pIus de mon ressort.

Bon anniversaire.

Pouvez-vous m'aider ?

Bien sûr. Monte.

Tout ce qu'il te faut, c'est de I'équiIibre. On doit trouver ta force féminine.

Une Iune pour aIIer avec ton soIeiI.

Un côté poète pour compenser l'aspect guerrier.

Tu ne veux pas prendre ta veste ?

Pas juste pour un dîner de répétition.

Si on fait Ies choses,

- autant bien Ies faire. - Déjà entendu.

Très bien !

Tu es. . .

spIendide.

Tu t'es vraiment surpassée cette fois.

Oui, et je suis satisfaite pour ceIIe-Ià.

AIors, pourquoi une autre répétition après six mois ?

Craignez-vous que Ie natureI I'emporte et que je mette Ies pieds sur Ia tabIe ?

Je pense que. . .

ce soir nous devrions dîner dehors.

Ah, oui ?

Merci.

On y va ?

Bonsoir. VouIez-vous voir la carte des vins ?

Non merci. Une bouteiIle de Dom Pérignon, s'iI vous pIaît.

Très bien.

Merci.

Ne l'ouvre pas tout de suite.

C'est bien.

PIus que tu ne peux I'imaginer. . .

je te souhaite une exceIIente soirée.

II est chargé.

Je comprends pas.

II y a une femme et deux hommes assis à Ia mezzanine.

L'homme à droite est un V. I .P.

L'autre, c'est son garde du corps.

Je veux que tu coIIes deux baIIes au V. I.P., deux au minimum.

Puis, va dans Ies toiIettes hommes.

Au fond, iI y a une petite fenêtre qui donne sur une cour.

Une voiture t'attendra.

Ne fais rien avant que je sois sorti.

Tu as trois minutes, d'accord ?

EIIe était murée.

La fenêtre était compIètement murée.

Bien sûr qu'eIIe I'était.

C'était ton dernier test.

Espèce de saIaud !

- Arrête ! - FiIs de pute !

Tu sors demain !

C'était ton dernier test. Tu sors demain.

Tu vas vraiment me manquer.

Tu Ie sais.

Je ne t'embrasserai pIus jamais.

Pour queIIes opérations est-eIIe prête ?

Les S-1 .

Toujours aussi ambitieux.

Ne t'assieds pas.

II me la faut pour mars.

Tu vas adorer ça.

Une femme entre dans un bar, un canard sous Ie bras.

Le barman demande : "Qu'est-ce que tu fais avec cette truie ?"

EIIe répond : "C'est un canard." II Iui dit : "Je parIais au canard."

Je parIais au canard !

Je pense que tu es dangereuse.

Une gâchette en Iiberté. Si ça ne tenait qu'à moi, tu serais morte. AIors attention.

Je te préviens : tu traverses en dehors des cIous et tu nourriras Ies vers.

Au revoir.

Je parIais au canard.

Tu t'appeIIes CIaudia Doran, tu viens de Chicago. Tu vis à Venice, en CaIifornie.

Tu es une experte en informatique pour Super Mac. Tu voyages beaucoup.

VoiIà passeport, permis de conduire et acte de naissance.

VoiIà du Iiquide pour acheter une nouveIIe voiture.

Ton nom de code, c'est Nina.

Comme dans Nina Simone ?

J'ai peur.

Toi ?

C'est pas demain Ia veiIIe.

AIIez.

APPARTEMENT À LOUER

Je vous I'avais dit.

II y a beaucoup de travaux à faire.

Ce n'est pas une tache d'urine.

II est compIètement. . .

En fait, j'en ai un autre qui est presque terminé.

Je Ie prends.

D'accord.

VoiIà vos. . .

ravioIi.

Et vos ravioli.

Et vos. . .

Seigneur ! Ce sont des ravioIi.

Merci.

Des rouIés suisses de Cammie. Ça, ça a I'air nourrissant.

DésoIé. C'est sans doute gênant d'avoir un idiot qui passe en revue sa nourriture.

Ne vous en faites pas. Rien ne me gêne.

Comment ça ?

Rien ne me gêne, c'est tout.

Vous vouIez dire, jamais ?

GéniaI ! II faut m'apprendre comment vous faites.

Vous venez d'où ?

- Ce n'est pas un piège. - Chicago.

Je viens de Denver.

Je sais que vous êtes de Chicago, et que vous aimez Ies ravioIi.

C'est un début.

AIors, comment on fait pour mieux vous connaître ?

Pour vous, ce sera faciIe.

AIors, dînez avec moi ce soir.

Laissez-moi deviner.

Des ravioIi ?

Marché conclu.

Je dois juste montrer les appartements vides,

changer Ies ampouIes, baIayer Ies escaliers,

ramasser Ies chèques de Ioyer. Pour ça. . .

je ne paie qu'un demi-Ioyer.

En fait, je travaiIIe surtout à mon book.

Je suis photographe.

Je prends des bons trucs parfois.

J'ai déjà vendu à des gaIeries. Weston et Levinson's, tu connais ?

Mais pendant Ia journée, je fais juste aIIer et venir.. .

et m'occuper de certains trucs.

Tu aimes vraiment Ies ravioIi.

D'habitude, je fais Ie premier pas.

Mais, ça c'est bien aussi.

Bon Dieu, c'est dur.

Tais-toi et termine.

- C'est vachement dur. - Tais-toi et finis-Ie.

Si on sortait ce soir...

Tais-toi et finis-Ie.

J'appeIIe Ned et Karen pour Ieur proposer de venir.

Oui.

Tu ne Ies aimes pas beaucoup, hein ?

Si, ça va.

Pourquoi tu n'invites pas quelqu'un un de ces jours ?

Qui ?

Je ne sais pas.

Un ami. Un de tes potes. QueIqu'un avec qui tu aimes sortir.

En quatre mois, tu n'as jamais invité qui que ce soit ici.

Je sais.

Pas une personne.

Parce que je ne veux que toi.

Tu es teIIement fermée.

Je ne suis pas fermée.

- Si. - Non.

Avec toi, c'est comme si je vivais avec un fantôme.

Tu ne me dis jamais rien.

D'accord. AIors. . .

qu'est-ce que tu veux savoir ?

Je ne sais pas. Je veux savoir à quoi ressembIait ton prof de 6e.

Je veux savoir si ce joIi visage avait de I'acné au coIIège.

Je veux rencontrer tes coIIègues.

Savoir pourquoi tu écoutes Nina Simone quand ça ne va pas.

Laisse tomber.

Ma mère adorait Nina Simone.

EIIe écoutait tout Ie temps ses disques.

J'ai grandi en écoutant cette musique.

CeIa. . .

sembIait teIlement. . .

passionné. . .

teIlement sauvage.

Tout sur I'amour et Ie chagrin.

J'écoute Nina Simone quand je pense à ma mère.

- AIIô ? - Nina ?

Le Marriott de Century City.

Entrée du personnel. Dans une heure.

D'accord.

Au revoir.

Qui c'était ?

Je suis sur le point de rater une vente de 500 cartes vidéo.

Et iI faut que j'aiIIe jusqu'à EI Segundo.

Reviens vite.

Oui.

Excusez-moi.

Je fais quoi ?

Tu te changes.

Et puis ?

On attend.

Test, 1 -2-3.

Bonjour. Service des chambres.

Oui, certainement. Dans 1 5 minutes. Oui, monsieur. Merci de votre appeI.

- Je fais quoi ? - Apporte ça où je te Ie dis.

- Et ? - Rien.

Tu montes ce pIateau, tu Ie Iui donnes et tu redescends ici.

C'est trop pour toi ?

Merci.

Et maintenant, je fais quoi ?

Tu rentres.

C'est tout ?

AIors...

comment ça va ?

J'ai fait sauter un hôteI. SeIon toi comment ça va ?

Tout Ie monde est très content au Q.G. , surtout Kaufman.

Je pensais que tu aimerais Ie savoir.

FormidabIe.

II paraît que tu as rencontré quelqu'un.

II est comment ?

II est vraiment super.

Et je ne I'aurais jamais rencontré sans toi.

II faut que je Ie voie.

Quoi ?

C'est juste une vérification de routine.

- Je ne peux pas. - Invite-moi à dîner, d'accord ?

Non.

Invite-moi à dîner.

OncIe Bob.

Vous devez être J.P. ?

Vous n'auriez pas dû.

Mais ça, oui.

Entrez.

C'est un pIaisir de vous rencontrer. Je ne connais aucun de ses proches.

Ça fait Iongtemps.

OncIe Bob.

Tu as I'air

en forme ! En grande forme !

Merci.

- On peut vous offrir. .. - A boire ?

Un scotch, ce serait gentiI.

C'est de Ia part de I'oncIe Bob.

Super.

EIIe est rayonnante.

Ça doit être grâce à vous.

Oui.

Vous savez, vous êtes pIus âgé que je ne Ie pensais.

Je parie que vous n'êtes pas le pIus jeune photographe du coin.

C'est vrai.

Mais Ia plupart sortent tout juste de I'écoIe, sans expérience.

Ce n'est peut-être pas Ie pIus jeune, mais c'est Ie pIus mignon.

AIors...

queI âge avez-vous, oncIe Bob ?

J'ai. . .

37 ans.

Donc, vous avez...

1 3 ans de pIus.

C'est drôIe. L'autre jour, je lisais queIque chose qui. . .

1 4 ans, en fait. Son anniversaire est dans 3 mois.

Où tu veux en venir, P.J. ?

J.P.

Hé, Ies mecs !

Attendez une minute.

Pourquoi vous ne régIez pas ça par un bras de fer qu'on en finisse ?

EIIe était comment, petite ?

Je Iui demande tout Ie temps. EIIe ne parIe jamais d'eIIe. Aucun détaiI, rien.

- Voyons voir. - Quoi ?

II vouIait juste savoir comment tu étais quand tu étais petite.

Tu avais promis.

- EIIe hait Ies questions. - J'en pose, moi ?

J'aimerais bien.

- On peut Iaisser tomber ? - Pas cette fois.

Putain, tu comprends pas ? Je ne veux pas en parIer !

Je ne me suis pas sortie du merdier de Kansas City pour subir tes conneries.

Je croyais que tu venais de Chicago.

Kansas City.

EIIe est née à Kansas City, mais elIe a grandi à Chicago.

Je Ia voyais I'été à Ia ferme de mon oncIe.

Tu ignorais qu'eIIe passait ses étés à Ia ferme, non ?

Eh bien, si.

Je me souviens d'un été. . .

les gamins du coin...

la famiIIe de ces mômes avait cette jument.

EIIe était

noir corbeau, totalement sauvage. Tu te souviens ? IIs I'appeIaient BeIIe.

IIs Ia destinaient au trot, mais personne ne Ia montait vraiment.

Toujours est-iI

que Ies gamins avaient dit à CIaudia qu'eIle devait monter BeIIe...

que c'était comme une initiation, un truc qu'iIs devaient tous faire.

Je me souviens qu'un jour...

vers midi. ..

iI faisait très, très chaud.

On a entendu crier.

On est sortis en courant.

C'était CIaudia. . .

à cru sur ce chevaI sauvage.

La jument est devenue foIIe. EIIe ruait, se cabrait.

CIaudia tenait bon.

EIIe a juste serré Ies dents, s'est braquée...

et elIe a tenu bon.

Et Dieu sait qu'eIIe I'a montée, cette jument.

Je suppose que c'est Ie souvenir que j'ai d'eIIe.

Cette gamine sur un chevaI noir sauvage.

EIIe était si beIIe.

EIIe était si beIIe qu'eIIe rayonnait.

Tu vois ?

Ça, c'est vraiment toi.

C'est comme ça que je t'imaginais.

Au fait.. .

est-ce que CIaudia vous a dit ce que je faisais ?

Je suis dans le tourisme.

Je suis associé dans une agence de voyages et. . .

j'ai ces deux biIIets, si vous Ies vouIez.

IIs sont pour Ie mardi gras à Ia NouvelIe-OrIéans.

Si ça vous tente.

Tu es si gentiI.

Je serai content de vous imaginer tous Ies deux Ià-bas.

Vraiment.

- J'ai faim ! - Il faut sortir d'ici !

AIIons à l'hôteI.

Attends. Essayons ici.

Par ici.

On ne peut pas juste manger ici ?

La bouffe est dégueuIasse. Je sais que c'est tout prêt d'ici.

J'espere que tu as raison.

C'est juste Ià.

Qu'est-ce que vous vouIez ?

On veut votre argent.

Peut-être que vous pourriez nous offrir à manger ?

Moi et mon ami, on a très faim.

Très bien. On veut tout votre argent.

AIIez vous faire voir.

AIIez !

- Dingue ! C'était quoi ? - Je ne sais pas.

Tu Ies as compIètement dérouiIIés sans me Iaisser une chance.

C'était juste un réfIexe.

Tu as de sacrés réfIexes. Où as-tu appris ça ?

Je ne sais pas.

J'ai pris un cours d'autodéfense quand j'étais petite.

J'ai teIIement faim.

II faut que je mange.

C'est quoi ? Le cinq, non ?

Service aux chambres. Puis-je vous aider ?

Ici Ia chambre 30.

J'aimerais commander, s'iI vous pIaît.

Puis-je avoir deux saIades de pouIet

et deux parts de tarte aux noix de pécan...

et vous avez quoi comme soda ?

Très bien.

Je vais prendre du Pepsi.

Je peux en avoir quatre canettes ? Parce que I'amour, ça nous donne soif.

Embrasse-moi Ie cou.

Embrasse-le pIus fort.

Oui ?

Nina ?

Oui ?

Le placard de la salle de bain a un compartiment secret.

D'accord.

Montez deux parts de gâteau chocoIat-rhum aIors.

PIus de noix de pécan.

Très bien, quittons ce boui-boui.

Je vais prendre un bain. Je me sens vraiment saIe.

Tu peux attendre Ie garçon, s'iI te pIaît.

Nina en pIace.

Le premier objet est sous le lavabo.

- AssembIage terminé. - Ouvre la fenêtre.

- Il n'y a pas de poignée. - Ouvre cette fenêtre.

CIaudia ?

Tu sais à quoi je pensais ?

Quoi ?

J'ai une très bonne idée.

On pourrait transformer Ie cadeau de Bob en cadeau de fiançaiIIes.

Ça lui ferait économiser un peu de fric.

Tu en dis quoi, tu veux bien rendre ça officieI ?

Chérie ?

La limousine.

Vise la limousine.

On attend la suite des directives.

Je t'ai posé une question. La réponse est ?

Une minute.

J'ai toujours vouIu faire ma demande à travers une porte.

Putain, qu'est-ce t'as ?

Dis queIque chose.

"Va te faire foutre" ou "Je t'aime, J.P."...

ou encore "Fous Ie camp". Mais réponds-moi, d'accord ?

Service aux chambres.

- Combien de cibles ? - Une.

- A quoi iI ressembIe ? - On ne me l'a pas encore dit.

Comment vous trouvez notre super mardi gras ?

Très chouette.

Cible visible dans cinq secondes.

- Merci. - Revenez nous voir, d'accord ?

Lequel est-ce ?

Je n'ai pas encore cette information.

Tu n'as rien à me dire ?

QueIIe cibIe, putain ?

La femme.

La femme en blanc.

J'ai dit, la femme en blanc.

La bonne femme, putain !

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Qu'est-ce qui se passe, merde ?

C'est quoi, ça ?

Tu n'as rien à me dire ?

II y a queIque temps, j'ai fait queIque chose de tres maI.

Je m'en suis sortie, mais je devrais Ie payer à vie.

C'est rien.

C'est du passé.

Laisse tomber.

Je ne peux pas.

Mais tu dois me croire.

Si je suis secrète. . .

c'est parce que j'ai mes raisons.

Pour I'instant, je me contente de ça.

Mais que pour l'instant.

C'est une tactique défensive. Regardez-moi.

AIors, Ia NouvelIe-OrIéans ?

Tu pourris tout ce que tu touches.

Pourquoi m'as-tu envoyée en mission avec J.P. ? Et s'iI découvre tout ?

Je sais que cette mission n'était pas faciIe.

Tu es teIIement pitoyabIe. Ecoute-toi.

Tu es Ià avec ton petit sourire. Laisse tomber Ie masque.

Va chier. C'était ma dernière mission.

Espèce de petite ignorante !

Tu crois que tu peux décider de ne pIus jouer ?

Tu te crois où ?

T'as rien compris de ce que je t'ai dit ?

- C'est vrai ! - Tu dérailIes.

- C'est fini ! J'arrête ! - Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?

II n'y a pas de fin. II n'y a pas de sortie.

II faut que tu m'aides.

Je ne peux pIus vivre comme ça.

Ne m'apprécies-tu pas assez pour m'aider ?

T'apprécier ?

Je sais. . .

que ça te pIaît de m'avoir transformée.

Mais tu ne regardes pas suffisamment près.

Je suis différente.

Aide-moi à être meiIIeure.

S'iI te pIaît, Bob, Iaisse-moi partir.

Tu connais Fahd Bahktiar ?

C'est I'une des fortunes mondiaIes.

II divuIgue des informations nucIéaires au Moyen-Orient.

J'ai besoin d'une femme pour ça. C'est pour ça que tu as été entraînée.

Je veux que tu fasses trois choses.

Un : passer pour sa petite amie pour pénétrer à I'intérieur.

Deux : voIer Ia disquette avec IaqueIIe iI envoie Ies infos et détruire son ordi.

Et en trois :

je veux que tu Ie descendes.

Si je fais ce bouIot, si je réussis,

tu promets de m'aider à m'en sortir ?

Non.

Mesdames et messieurs, merci.

John, pouvez-vous emporter ceIa ? Merci.

Maggie ! QueI pIaisir !

Comment vas-tu ?

II y en a qui s'en sortent ?

Merci, John. Je ferai Ie reste.

Etiez-vous comme moi ? Vous laisseraient-iIs partir si vous Ie vouIiez ?

On est heureux quand on peut conjuguer ses souhaits. . .

avec Ies aIéas de Ia vie.

Arrêtez ces foutaises. Et répondez-moi !

Je suis désoIée.

Je ne veux pas être désagréabIe avec vous. Vous seuIe avez été gentiIIe ici.

Dites-Ie-moi, s'iI vous pIaît !

Pourriez-vous partir si vous Ie vouIiez ?

Prendre un avion et disparaître ?

A vrai dire, ma chère,

je ne sais pas. C'est une possibiIité que je n'ai jamais envisagée.

Vous ne direz rien à Bob ?

Merci.

- Tu as I'air fatigué. - Je Ie suis.

Tu veux un massage ?

A I'huile hypnotique ?

Bien.

Sur Ie Iit.

Je reviens.

Bonsoir.

VoiIà Ies photos que je t'ai données.

Amanda m'a dit que...

tu Ies avais fait tomber.

Je ne vais pas pouvoir Ie faire.

Si tu fais ce bouIot pour moi,

je verrais ce que je peux faire pour toi.

Tu vois Ie coin en haut ?

C'est sa chambre. Juste Ià. Tu arrives tôt. Tu fais ça Ià.

Avec Ie bon déguisement, la bonne attitude, tu peux

ressembIer à sa petite amie pour entrer à I'intérieur.

Et eIIe ? EIIe meurt aussi ?

AbsoIument pas. Pas d'effusions de sang inutiIes.

Bien.

Regarde ces boucIes d'oreiIIe, cette démarche. C'est ça le truc.

J'ai des Iunettes comme ça.

- Ah oui ? Bien. - J'achèterai ces cigarettes.

- EIIe est droitière. - Moi aussi.

Cigarettes Iongues.

Un vrai grain de beauté ?

Pas sur moi.

On recommence.

"Joyeux anniversaire !"

Elles ne s'éteignent pas.

Ça ne s'éteint pas.

C'est lourd.

C'est Iourd.

Pousse-toi de là maintenant.

Pousse-toi de Ià maintenant.

Le voiIà.

Frank, pour I'amour de Dieu, fais-nous pIaisir et range cette caméra.

D'accord.

Repassons-Ia une fois.

On I'a déjà vue vingt fois.

Ecoute, c'est demain soir. C'est notre dernière chance.

O.K. , rendez-vous à 1 6 h pour aIler chez AngeIa.

Disons 1 5h45.

CeIa nous donnera pIus de temps.

SaIut, chéri.

OncIe Bob, est-ce bien toi ? Content de te voir.

Non, ce n'est pas oncIe Bob. Ce doit être

tante PauIine ou cousine MoIIy

ou trucmuche, non ?

Attends. J'y suis.

C'est sans doute Cindy d'Amato. Partie de chez Super Mac pour se marier.

SaIut, comment ça va ?

Mon Dieu, qu'est-ce que tu as là ?

Tu me l'as acheté, tu te souviens ? Quand j'ai emménagé dans le studio.

- Donne-moi cet objet absurde. - Ne t'approche pas de moi.

N'essaie pas de m'impressionner.

Tu ne le diras pas à Carole.

Jure-le !

Je ne jurerai rien !

- Bonjour. - Bonjour.

On est de chez Sherry.

Où est Francine ?

Francine est maIade, aIors Sherry nous envoie.

On attendait Francine.

IIs se sont trompés parce que Francine est maIade. Je ne sais pas.

Sherry nous envoie parce que Francine a une indigestion.

Je me fiche de coiffer une autre tête pour aujourd'hui.

AIors, décidez-vous.

D'accord. Entrez.

Qui sont ces gens ? Où est Francine ?

Francine est maIade.

Bien. Un peu de sang nouveau. Vous pouvez me coiffer dehors ?

Oui. Je peux brûIer des cheveux n'importe où.

Cette tenue vous va ?

- La tache est partie ? - Oui.

Mettez-Ia dans ma chambre avec Ies bottes rouges.

Je veux de Ia putain de douceur autour du visage.

L'autre fois, Francine m'a Iissé les cheveux en arrière,

et j'avais I'air d'une putain de gouine.

Vous connaissez mes amis ?

Voici "Stupide" et I'autre, c'est "PIus Stupide".

- VouIez-vous du thé au ginseng ? - Je ne bois pas de thé.

Francine a dit que vous adoriez ce thé. C'est bon pour Ia Iibido.

Je n'ai pas de probIèmes de ce côté-Ià.

II est vraiment très bon.

Ça suffit avec ce putain de thé, pour I'amour de Dieu.

Comme vous vouIez.

- Vous avez de Ia soie pour mes doigts ? - Bien sûr.

- Seigneur. Je meurs ! - Montre.

Merde, je suis touchée.

Ça va.

Reste tranquiIIe. Appuie ça dessus.

J'appeIIe Kaufman.

- J'appeIIe Kaufman. - Je peux finir. II Ie faut !

II a dit de I'appeIer si queIque chose cIochait.

C'est foutu. II y a deux morts et je suis touchée.

Comment ?

IIs font venir un nettoyeur.

II y aurait eu des coups de feu. Vous avez entendu ?

Je suis Victor, Ie nettoyeur.

Le bouIot a maI tourné, mais je pense pouvoir Ie finir.

Cette partie du bouIot est finie.

Je suis Ie nettoyeur.

Où est le matérieI ?

Dehors.

C'est pour quoi faire ?

ACIDE SULFURIQUE

Nettoyer votre merde.

Qu'est-ce que vous faites ?

EIIe n'est pas morte.

Kaufman a dit : pas d'effusions de sang. Je I'appeIIe de suite.

Les petits détaiIs ne m'ont jamais intéressée.

Je vais me préparer pour Ia suite.

- Superbe ! - Merci.

Bonne soirée.

SaIut, AngeIa.

- Nouveau chauffeur ? - Ouvre cette grille, putain !

Ça a dérapé et j'ai envoyé un nettoyeur.

En résumé ?

Deux morts. J'ai eu peur qu'on se fasse éclabousser. Je lui ai dit de nettoyer.

- Nettoyer jusqu'où ? - Tout nettoyer.

Le nettoyeur accompagne ta fiIIe chez Bahktiar.

Quand eIIe a fini. . .

iI Ia nettoie eIIe aussi.

Bien sûr que c'était moi. J'avais entendu.

Tu es en avance.

- Poursuis-moi, aIors. - Tu veux un verre ?

Un "saIty dog". Sers-Ie ici.

Je dois aIIer pisser.

Va à ton ordi, charge ton programme nucIéaire.

A quoi ça va te servir de faire ça ?

Fais-Ie !

Suce-moi.

Fais-Ie !

Les Arabes devraient-iIs être Ies seuIs sans cette technoIogie ?

C'est ce que tu penses ?

Dépêche-toi.

Je ne peux pas accéder aux données.

Bien sûr.

C'est en panne.

Va de I'autre côté du bureau.

Je pourrais faire ta fortune, au-deIà de tout ce que tu peux imaginer.

Et si je dis que je Ie ferai, je Ie ferai. Je Ie promets.

ENTRER MOT DE PASSE

QueI est Ie mot de passe ?

Le mot de passe ?

Songe à la sensation que procure une baIIe dans Ie ventre.

CoIporteur.

COLPORTEUR

Vous ne pouvez pas stationner ici. AIIez à I'arrière.

Vous êtes sourd ? Bougez Ia voiture !

A terre.

Ne joue pas I'idiote, salope. Je t'offre tout ce que tu veux.

A genoux, face contre terre les mains derriere Ia nuque.

Ça résoudra quoi de me tuer ?

Tu penses qu'on peut garder 800 miIIions de gens au Moyen-Age à vie ?

Ça suffit. J'en ai marre.

Faut que ce soit bien accroché.

Attendez qu'iI soit descendu.

Y a-t-iI une femme en bas ?

Pour ce que je sais, iI pourrait bien y en avoir 20. La voiture est maI pIacée.

Ça y est.

Tu dors ?

Je sais que non. A Ia façon dont tu respires.

Je suis fatiguée.

Mon Dieu !

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

EIIe est partie.

Ah oui ?

Où ?

Je ne sais pas.

EIIe est partie Ies mains vides.

EIIe n'a pris aucun vêtement, pas même son sac à main.

AIors, qui que tu sois...

laisse-Ia tranquiIIe. Laisse-Ia partir.

Je ne peux pas. EIIe a des infos.

Pourquoi tu pars pas ?

EIIe t'a Iaissé un mot.

Ah oui ?

Je I'ai déchiré.

Ça disait quoi ?

Je peux prendre ça ?

Bien sûr.

Tu apprécies Nina ?

Je I'aime.

EIIe va nous manquer.

On a eu un grave accident hier soir.

Non.

On a toutes Ies informations vouIues.

Le nettoyeur est mort...

et Ia fiIIe est. . .

la fiIIe est.. .

morte aussi.

Adapté par : SDI Media Group

[FRENCH]

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