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Je l'admet, Dolores, je t'ai �vit�.
J'ai beaucoup travaill� pour finir ce morceau.
et je n'avais gu�re envie de te voir.
Tu es devenue encombrante ces derniers temps.
� appeler sans cesse, � te planter devant chez moi...
Mais c'est peine perdue.
C'est fini entre nous.
J'ai connu d'autres femmes...
Elle avait du sang espagnol.
Nous avons travers� l'Am�rique latine.
J'ai �crit �a pour elle.
J'ai connu celle-l� � Sun Valley.
Voil� ton morceau
Je l'ai appel� "Nocturne".
Nocturne,
Tu es mon Nocturne,
car quand je te vois
une douce musique s'�l�ve...
Oui, la m�lodie s'�l�ve
et les paroles s'encha�nent
comme un million de violons.
Tu fais vibrer les cordes de mon coeur...
Nocturne,
tu es mon Nocturne,
tu es dans les mots que je chante,
dans chacune de mes notes...
mais la page est tourn�e,
je ne peux plus t'aimer,
tout cela appartient au pass�
que dirais-tu d'un voyage, mon ange ?
dans les montagnes, ou � Palm Springs...
pour voir des gebs, changer d'air.
Si tu as besoin d'argent, je t'aiderai.
Tu as fini de gaspiller de la peloche ?
Les jolies filles ne se flinguent jamais ?
Je n'ai affaire qu'� des hommes.
Va donc bosser � la Gazette des Polices.
Au boulot, Doc ?
- D'abord les empreintes. - Comme vous voudrez.
- �a me d�passe. - Quoi ?
Un compositeur c�l�bre, plein aux as,
avec une belle maison et des femmes...
Pourquoi se tuer ?
Je penserai � le lui demander.
T'en penses quoi ?
Demande � Halberson, c'est son enqu�te.
Content de te l'entendre dire.
Il �tait en train d'�crire.
- On se tue � ce moment l� ? - J'suis pas musicien !
On a un revolver, le sien, avec une balle en moins.
Si on trouve ses empreintes
et des traces de poudre, c'est un suicide.
Sinon, c'est un meurtre. C'est math�matique.
Ses empreintes sont dessus.
�a ne prouve rien. Et les traces de poudre ?
Un instant.
- Si c'�tait mon enqu�te... - Et moi, je suis photographe ?
Non, commissaire.
�tez vos salles pattes !
Quand j'aurai envie qu'on me touche, je vous le dirai.
Qui est-ce ?
On n'a pas �t� pr�sent�s.
- Votre nom ? - Susan Flanders, je travaille ici.
- Comme quoi ? - Femme de m�nage.
Vous n'avez rien entendu,
genre coup de feu ?
Il y a toutes sortes de bruits, ici.
- Elle portait des boules Qui�s. - Comment �a se fait ?
J'aime pas sa musique, c'est de la guimauve.
Et puis, je dormais.
- � 22h00 ? - Je me couche � 21h00.
- vous pouvez le prouver ? - Je dors seule.
Venez par ici.
Je suis cens�e m'effondrer en larmes ?
On a un sc�nario de pr�t ?
Des traces de br�lures sur la tempe et de poudre sur la main.
Donc, suicide, ce qui fera plaisir � ma femme.
- Pour quelle raison ? - Pas � cause de moi.
Semblait-il pr�ocupp�, d�prim� ?
Les autres d�primaient pour lui.
- Quels autres ? - C'�tait un Don Juan.
Mais c'�tait pas mon genre.
- Une femme est venue ce soir ? - C'est � parier.
- Qui �tait-ce ? - Moi, j'�poussette les meubles.
�a n'a pas toujours �t� le cas.
Ce vol d'un diamant de 20 carats...
Au Beverly Ritz ?
Une femme de chambre s'�tait enfuie par la fen�tre.
Elle vous ressemblait assez.
Sauf qu'elle s'appelait Annabelle Waters.
Faites-la s'habiller et emmenez-l�.
Vous allez en baver avec moi.
�a nous distraira, Annabelle.
Allez, la belle.
Allons-y, les gars.
- Restons � disposition du chef. - Ouais.
POUR DOLORES
Apprenez � frapper aux portes.
Je suis policier.
- C'�tait quoi ? - De la lotion capillaire.
Allez vous asseoir par l�.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Je pose les questions.
- Votre nom ? - Eujenio Mora.
Qui �tes-vous ?
- Le domestique. - Saviez-vous qu'il �tait mort ?
- Comment �tes-vous entr� ? - Par la porte de service.
Vous pressentiez ce suicide ?
Non, monsieur.
Il m'a envoy� faire des courses.
- Vraiment ? - Oui, monsieur.
Il m'avait demand� de l'aspirine, de la cr�me � raser,
du bicarbonate et des lames de rasoir.
- Il attendait quelqu'un ce soir ? - Une dame.
- Une de celles-l� ? - Je ne sais pas.
- La dame est venue ? - C'�tait mon apr�s-midi libre.
Je vais � la boxe. Je pars apr�s d�jeuner.
Il m'a dit de ramener aspirine,
- cr�me � raser... - Et des lames de rasoir, je sais.
- Savez-vous tirer au pistolet ? - Oui, bon tireur.
Vous nous montrerez �a.
au cours de l'enqu�te.
- Enqu�te ? - Suivez-moi.
Laissez �a.
Combien tu as perdu, ce soir ?
Je ne savais pas que tu �tais l�.
La plage a am�nag� des salles de Bingo, ou quoi ?
J'ai gagn� 3 dollars.
Madame O'Rourke en a perdu 6, l'andouille.
Tu as une m�re maligne.
- Tu perdais, la semaine derni�re. - C'est du pass�.
Allez, je t'offre un Coca avec mes gains.
�a me va.
- Je me suis r�gal�. - C'est vrai ?
- Tu veux un sandwich ? - Non, merci.
Tu veux m'amadouer ?
Tu ne t'es plus assis � ce piano depuis l'�ge de 7 ans.
C'est le dernier morceau de Keith Vincent.
J'en ai entendu � la radio en ramenant Mme O'Rourke.
- C'est un suicide ? - C'est ce que dit Halberson.
C'est ce qu'il dit...
Halberson ne se mouille pas.
en effet.
Qui est Dolores ?
Sa petite amie, j'imagine.
Tu lui as parl� ?
Pas encore.
Elle doit savoir des choses. Elle �tait peut-�tre l�.
Elle a aussi pu lui poser un lapin...
On ne peut pas se fier aux Dolores.
- Pourquoi ne l'a-t-il pas fini ? - Dis-le-moi.
- Et pourquoi... - Si seulement j'avais les r�ponses.
Il avait de l'argent, une Dolores, une belle maison.
Mais il d�cide qu'il a besoin d'a�ration
et il se troue la t�te.
Il laisse ses empreintes et de la poudre sur sa main.
Trouve la solution, toi.
Je rejoins mon oreiller.
Bonne nuit, maman.
Bonne nuit, Joe.
- Eujenio. - Oui, monsieur ?
- Vous connaissez ces poup�es ? - Certaines.
Et leur nom ? Celle-l�, par exemple.
Monsieur l'appelait Dolores.
Ce qui me facilite la t�che.
Il les appelait toutes Dolores.
Un monde rempli de Dolores !
Quelle �tait la derni�re en date ?
Elles sont toutes jolies, mais toutes pareilles.
Elle, je m'en souviens.
Elle voulait sauter par la fen�tre, c'�tait dr�le.
J'admire votre sens de l'humour.
Excusez-moi.
- Comment �tes-vous sortie ? - Il faut savoir se donner.
Pourquoi engager quelqu'un comme vous ?
Pour combattre la crasse, j'imagine.
Avec tous ces flics et ces cadavres qui tra�nent.
Vous n'avez pas mal au nez � force de le fourrer partout ?
J'ai la phobie des photos de femmes.
- Il les aimait en chair et en os. - � ce qu'on dit.
Pourquoi ce nom de Dolores ?
Je me le suis demand�.
D'apr�s moi, il tenait pas la route.
M�me moi, il m'a appel� Dolores, une fois.
Les prochains jours promettent d'�tre int�ressants.
Merci, Dolores.
Je m'appelle Clara.
Il vous appelait autrement.
Qui ?
Vincent
Qu'est-ce que �a peut vous faire ?
Ici, vous n'obtiendrez rien d'autre que du caf�.
O� �tiez-vous la nuit de sa mort ?
Vous ne devriez pas.
Vous connaissez �a ?
Vous essayer de casser mon piano ?
Il m'a co�t� 1000 dollars.
- Bon, bon. - Bon ? C'est �a, tout va bien !
Vous avez emb�t� Clara avec ce Vincent.
- Vous �tes flics, ou quoi ? - Exactement.
S'il lui faut un alibi.
moi, Nick Papas, je lui en fournis un.
Je suis un bon alibi, non ?
Un instant !
J'attendais pas de visiteurs.
Connaissez-vous un certain Keith Vincent ?
Keith Vincent !
Ne me parlez pas de ce type.
De quoi s'agit-il ?
�tes-vous celle qui s'appelait Dolores ?
Moi ?
Il m'a jamais appel�. Vous confondez avec Nora.
- Nora ? - Mon amie Nora Bolton.
elle est venue vivre ici apr�s qu'il ait d�truit sa vie.
Vous �tes flic ?
Pas exactement.
Pas exactement ?
C'est quoi, ces sous-entendus ?
Vous �tes flic ou pas flic.
Autant le dire.
On disait quoi ?
On parlait de votre amie.
Ouais, Nora...
Combien de nuits elle a pass� � me raconter ses mis�res.
J'aimerais les entendre.
C'est pas gagn�, mon cher.
Elle s'est foutue en l'air avant-hier.
juste dans ce lit.
Ne discutez pas, Joe. Vous abusez.
M. Billings, pr�sident de l'association contre le crime.
dit que vous avez harcel� sa femme.
Sans parler de cette histoire de piano.
Nick Papas dit qu'il est en miettes.
Je sais ce que dit Nick Papas, Halberson.
Et au Silver Garter,
vous avez suivi une fille dans les coulisses.
- Elle ne s'est pas plainte. - Sans doute.
�coutez...
Je vous ai accord� ces deux jours.
Vous avez poursuivi neuf filles
et r�colt� neuf alibis.
Ne pensez-vous pas que �a a assez dur� ?
Et les indices ? L'aspirine, les lames de rasoir...
Il voulait sans doute �loigner le philippin.
C'est ce que je lui ai dit, chef.
Vous avez b�ti une th�orie
qu'aucune cour n'acceptera comme preuve.
- Une chanson inachev�e... - Qui lui trotte dans la t�te.
Allez donc attendre dehors, Halberson.
Bien, monsieur.
Asseyez-vous, Joe.
C'est une voie de garage, une de plus.
Souvenez-vous de l'affaire Mulvany, et de Van Nuys...
Deux coups dans l'eau.
Vous �tes l'un des meilleurs,
mais vous �tes but�.
Observons les faits objectivement.
Le test au nitrate montre que Vincent a tir�,
et on a ses empreintes sur son revolver.
Quant � la raison...
Peut-�tre une autre femme.
Vous faites fausse route.
Vous pensez � ce que Lombroso appelle un crime passionnel.
Nous savons tout sur les crimes passionnels.
Ils ont tous ceci en commun:
ils ne sont pas pr�m�dit�s.
Si c'est un meurtre,
nous n'imaginerons jamais ce qui s'est pass�.
Notre t�che s'arr�te � partir du moment
o� le coroner a �tabli le suicide.
La commission voulait vous suspendre, ce matin.
Je ne serai pas toujours l�.
- J'appr�cie votre geste, chef. - Pas de quoi.
Allez remettre �a chez Vincent.
Et mettez-vous aux ordres d'Halberson.
Oui, monsieur.
H�, Joe !
T'es toujours avec nous ?
Parfait !
J'ai une mission pour toi.
- Le chef veut que je rapporte �a. - D'accord.
Occupe-toi de �a.
MADAME MELTON JONES
PLAINTE POUR VOYEURISME.
C'est peut-�tre le tueur de Brenwood.
Voil� notre admirateur de starlettes.
Vous avez essay� les agences matrimoniales ?
Susan !
- N'y avait-il pas une autre photo ? - On dirait.
- J'avais pas remarqu�. - De qui �tait-elle ?
Je ne m'int�resse pas aux filles.
- Je sais une chose... - Quoi ?
Elle s'appelait Dolores.
Merci.
Combien de fois dois-je vous dire
de regarder vers la droite !
Je vous r�p�te que c'est mon mauvais profil.
C'est � moi de juger vos profils, Mlle Evans !
- � qui est ce visage ? - C'est le votre, gardez-le.
Si c'�tait le mien, j'arr�terais les chamallows.
- Malotru ! - Assez !
Je n'en peux plus !
Tony...
� toi l'honneur de photographier la face de Mlle Evans.
Les femmes ! Je ne les supporte plus.
Allons-nous voir ce tirage ?
J'ai un client pour vous.
- Il photographie des cadavres. - Des cadavres ?
Au moins, ils ne protestent pas.
Voil�.
Tu as la photo de M. Vincent ?
Elle est dans le bouillon.
- Vous y voyez assez ? - �a va.
Pourquoi l'avez-vous tu� ?
- Lequel ? - Keith Vincent.
On dit qu'il s'en est charg� lui-m�me, non ?
Ce n'est pas mon avis.
C'est l'avis d'un inspecteur de police ?
D'un lieutenant de police.
Pour moi, c'est du pareil au m�me.
Cravate froiss�e, costume bon march� et gros sabots.
- Les miens ne sont pas si gros. - Peu m'importe.
J'imagine.
Mieux vaut un Vincent.
- Qui vous dit que je l'ai tu� ? - La couleur de vos cheveux.
C'est mince, comme preuve.
Et que dire de la photo manquante ?
Sachez que je l'ai reprise il y a un mois.
Je n'en crois rien.
�a a le m�rite d'�tre franc.
Venez-en au fait.
Volontiers. Par o� commencer ?
Dites-moi o� vous �tiez la nuit de sa mort.
C'est facile.
21h45, j'encaisse un ch�que de 50$
au Gotham Delicatessen.
22h00, je vais au Pantages voir un film,
j'y avais un petit r�le.
La caissi�re s'en souvient,
le directeur doit v�rifier les gros billets.
J'y suis rest� 20 minutes, je n'aimais pas le film.
En sortant, j'ai crois� Grace Andrew, vers 22h20.
Je suis rentr�e � pieds.
Essayez d'en faire autant.
J'aime cet alibi. Clair, net et bien ficel�.
Je n'y crois pas.
�a devrait me d�cevoir ?
�a pourrait vous mener au poste.
J'en ai assez, vous commencez � m'ennuyer.
Ouais, d�gagez, vous l'emb�tez.
Pas si ennuyeux que �a...
Peut-�tre pas.
Joli plongeon, Pat, comment �a s'appelle ?
Frances Ransom ?
Nous changeons tant de ch�ques... Comment est-elle ?
Brune, de taille moyenne, dans les 25 ans...
Une belle silhouette.
Merci.
J'en vois passer des centaines comme �a.
Ah oui ? Je reviendrai.
Pardon.
- Vous vendez du salami ? - L� bas.
- Dites donc ! - Faites la queue comme les autres.
Attendez votre tour.
Avez-vous encaiss� un billet de 50$, mardi ?
Le mardi, je suis en cong�.
Monsieur Barnes.
Quoi encore ?
Excusez-moi, j'arrive.
Une place.
Vous avez eu un billet de 50, mardi ?
J'en doute.
Au dessus de 20, je suis cens� v�rifier.
Mais je n'ai peut-�tre pas �t� averti.
Vous serez avec Mlle Andrews. Elle sera bient�t libre.
Je pr�f�re Mlle Madison, on s'entend bien.
C'est une �cole de danse, pas un club de rencontres.
Attendez par l�.
Il faut jouer le jeu.
D�tendez-vous. Comme �a.
Allez-y, essayez.
Vous n'�tes pas tr�s dou�. Essayez plut�t le tango.
Frances Ransom dit que vous �tes la meilleure.
C'est elle qui vous envoie ?
Je lui dois la moiti� de ma client�le.
Nous habtions ensemble.
Encore un essai.
- Vous l'a connaissez bien ? - Je l'ai vue ce matin.
J'ai l'impression qu'elle a des ennuis.
Elle m'a sembl� en forme.
- Elle a affaire � la police. - La police !
elle voulait que je dise � la police que mardi soir
je l'ai crois�e au Pantages.
Vraiment ?
Mais la police n'est pas venue.
- Vous progressez. - Merci.
- Et si j'�tais d�tective ? - Ne soyez pas ridicule.
A-t-on jamais vu de d�tective sans chapeau ?
Allez, rentre avant que le zoo ne te cherche.
Laissez mon manteau !
J'en ai marre de le voir dans mon dos.
J'aime pas qu'on touche mon manteau.
Vous voulez porter plainte ?
- Qu'est-ce qui se passe ? - Une bagarre.
- Salut, Joe. - Salut, Flynn.
- Tu cherches les ennuis. - Une fouille de routine...
Tu vas les trouver.
- Comment �a ? - C'est le chef Earn.
Il t'attend d'urgence depuis cinq bonnes heures.
Merci.
- Qu'est-ce qu'il veut ? - Me dire trois mots.
- Juste trois ? - Rendez votre insigne.
Il t'en dira d'autres.
Il a su que tu poussais de braves gens dans les piscines.
- C'est donc �a ? - On l'entendait � des kilom�tres.
ERIK TORP. EMPLOY� AU KEYBOARD CLUB.
T'as besoin de bl�, Joe ?
Non, �a ira.
Rends-moi un service.
Donne �a au chef.
Bien s�r.
Eh bien, � un de ces jours.
Tu ne vas pas continuer l'enqu�te !
Je sais quand je suis au tapis.
C'�tait une belle soir�e.
Faisons en sorte que �a le reste.
Bonne nuit.
C'�tait un magnifique placage.
Vous n'avez jamais pens� � jouer pro ?
- Comment �tes-vous entr� ? - Un passe-partout.
Rempochez-le.
et repassez la porte.
Vous n'�tes gu�re accueillante, contrairement � votre int�rieur.
Vous envisagez de vous installer ?
Le paillasson suffirait � me ruiner.
Je vous l'offre, emportez-le mais partez.
Je pr�f�re vous offrir un verre.
- Avec votre salaire ? - Ce sera aux frais du contribuable.
- �a, c'est une premi�re... - Alors ?
Je m'ennuie d�j�.
Sortir au bras du contribable...
S'il n'y a que �a, je vous offre le mien.
Je n'aime pas les rempla�ants. J'ai un autre rendez-vous.
C'est non de toute fa�on.
- C'est assez clair ? - Limpide.
J'oubliais...
Je vous rends ceci.
Je l'admirais...
�a doit valoir un paquet.
Le cambriolage, �a vous r�ussirait.
Pas autant que le m�tier que vous faites.
Ma derni�re apparition dans un film m'a rapport� 63 dollars.
Et cette babiole alors ?
Et le vison pendu dans le placard, et cette tani�re ?
Les gens aiment me faire des cadeaux.
Les gens comme Vincent, par exemple ?
Mais sortez donc d'ici !
Tant pis pour vous.
On se lasse des �piceries fines et des th��tres.
J'avais une bonne adresse, le Keyboard Club.
Le contribuable va �tre d��u.
Je m'en fiche.
Mais si vous sortez le vison du placard, je vous suis.
N'ayez pas peur, je paierai ma part.
Vous fr�quentez souvent ces clubs ?
Non, je passe mes soir�es libres � l'op�ra.
Je me pose des questions � votre sujet, M. Warne.
- Lesquelles ? - Un m�lomane dans la police ?
- Bonsoir. - Vous avez une table ?
Bien s�r. Par ici.
N'oublie pas, mon chou,
mieux vaut un peu que pas du tout.
Si l'amour ne coule pas � flots,
quand tout est fini, souviens-toi de ta chance, ch�ri...
- Que reprochez-vous � mon m�tier ? - Je pose une question.
Il faut bien des policiers.
D'ailleurs, j'aime ce m�tier.
C'est vivant.
C'est mal pay�, mais c'est excitant.
- Jamais de contraventions. - Et de bonnes adresses.
Boissons comprises.
- Que prenez-vous ? - Bourbon.
- Lieutenant ? - La m�me chose.
Si tu ne croules pas sous les ennuis, tu es verni...
- Elle vous pla�t ? - Pas mal.
- Je peux vous arranger �a. - Ah oui ?
C'est ma soeur cadette.
- Merci Fingers. - Pas de quoi.
- Bonsoir. - J'ai aim� ton num�ro.
Viens, assieds-toi.
Voici M. Warne. Tu lui as plu.
- Enchant�. - Enchant�.
- Vous buvez quelque chose ? - Une limonade.
Salut, Fingers !
Joue-nous "I couldn't sleep a wink last night".
D'accord.
Merci beaucoup.
Blues ou Beethoven ?
- Ou "Summer's end" ? - Ou "Frisco Blues" ?
Vous devriez voter.
J'ai quelque chose pour vous.
Un de mes amis l'a �crit.
Vous aimez ?
C'est pas mal.
J'aime ton ensemble.
Surtout que je l'ai cousu en essayant une machine � coudre.
- Votre ami a manqu� de notes ? - On peut dire �a.
- C'est de Vincent ? - Comment le savez-vous ?
Comment reconna�t-on un Picasso ?
- Je l'ignore. - Vous n'�tes pas un peintre.
Outre les bijoux, vous volez des partitions ?
J'ai d'�tranges manies.
Gar�on, l'addition.
C'est d�j� r�gl�.
- Tenez. - Merci.
- On vous d�pose ? - Non, il me reste un num�ro.
- Ce fut un plaisir. - Pour moi aussi.
Bonne nuit, Carol.
Taxi !
Ella a d�j� chant� autre part ?
Dans quelques caf�s de San Fransisco.
Qu'est ce que...
J'ai un autre rendez-vous aussi.
1982, Sunset Drive.
- Je veux rester. Je m'amuse ! - On ferme, Charlie.
Je veux rester quand m�me.
Seulement trois verres et il se d�cha�ne.
Vous attendez quelqu'un ?
Elle est sortie par derri�re.
- De qui parlez-vous ? - Vous n'�tes pas l� pour moi.
Non.
Ce n'est jamais moi qu'on attend, toujours Carol.
Vous savez o� elle vit ?
Possible...
Essayez le Studio Players,
sur Loma Place.
Merci.
- Vous sortez bien tard. - C'est ill�gal ?
- Selon vos activit�s... - Je vous �crirai.
�a vous donnera l'occasion de fouiner.
Veuillez me suivre, mademoiselle.
Il est tard, mais j'ai � vous parler.
- Mme Pendle vous a laiss� entrer ? - Vous n'�tiez pas seule.
Je lui ai dit que j'�tais de la police.
- Que voulait la blonde ? - Une blonde ?
La starlette
qui est pass�e vous voir.
Elle cherchait ma soeur.
- Frances habitait ici, avant. - Que voulait-elle ?
Elle disait qu'elles �taient amies.
J'ai eu tort de lui donner l'adresse de Frances ?
Je ne vois pas pourquoi.
O� pourrions-nous discuter ?
Ici.
Je voulais dire en priv�.
�a ne peut pas attendre demain ?
C'est d�j� demain.
Et je n'ai aucune question.
Ne restons pas au milieu.
Et cette question ?
- Connaissiez-vous ce morceau ? - Pas avant ce soir.
Vous r�p�teriez �a au poste,
face aux flashes des journalistes ?
- S�rement pas. - Alors, dites la v�rit�.
- Frances me l'a jou� une fois. - Voil� qui est mieux.
- O� l'a-t-elle eu ? - Je ne sais pas.
- Mais si. - Vraiment.
Elle �tait l�-bas, quand Vincent est mort ?
Elle �tait d�j� partie...
Mais elle y �tait venue !
Elle en �tait amoureuse ?
Je ne dois rien vous dire, �a lui ferait du tort.
Alors, vous savez
- qu'elle l'a tu�. - Je n'ai pas dit �a !
Vous d�formez tout ce que je dis !
C'est un r�le g�nial. Je meurs au troisi�me acte.
D'habitude, je meurs d�s le d�but.
�coutez...
Je suis s�r que nous sommes dans le m�me camp.
J'appr�cie Frances et je veux l'aider.
Pourquoi ne pas tout me raconter ?
- Sinon ? - C'est que vous la croyez coupable.
Racontez depuis le d�but.
C'�tait il y a six mois.
Continuez.
Ils se sont aim�s, puis il a cess�.
Frances �tait bless�e et en col�re.
Qu'il la traite comme les autres.
- Ils ont rompu mardi soir ? - Non, une semaine avant.
Mais elle y est all�e mardi pour reprendre sa photo et le saluer.
Elle l'a salu� avec un 38 mm ?
C'est � Frances qu'il faut demander �a.
Ouais...
J'y vais de ce pas.
- Merci. - J'esp�re avoir bien fait.
C'�tait la meilleure chose � faire. Bonne nuit.
- Bien rentr�e ? - Vous avez une maison ?
Bien s�r et je l'adore.
Avec douche, caf� chaud et un lit.
- Qu'est-ce qui vous en s�pare ? - Vous.
Moi ?
Vous savez que vous perdez la t�te ?
Vous croyez que Vincent a �t� tu�,
mais vous ne savez pas comment.
Non.
Un meurte suppose un mobile,
- mais vous n'en trouvez pas. - Non.
Et vous n'avez pas non plus d'assassin.
Et moi, j'y suis all�e, vous ignorez quand,
pour d�crocher ma photo du mur.
Je sais quand.
Votre soeur me l'a dit.
Entrez.
R�p�tez-moi �a.
Volontiers.
Votre soeur dit que vous y �tiez mardi soir.
Quelle soeur ! Un grand coeur et une langue bien pendue.
Qu'a-t-elle dit d'autre ?
Votre histoire avec Vincent.
Elle pensait vous aider.
Et ma taille de menottes ?
Je m'en occuperai en temps utile.
Je m'en doute. Est-ce pour maintenant ?
�a d�pend.
Autant se d�tendre.
Vous buvez quelque chose ?
Oui, un Coca.
Me voil� prise dans un joli pi�ge.
- Vous pouvez en sortir. - Comment ?
En prouvant que vous n'�tiez plus chez Vincent � 22h00.
Serait-ce si important si j'avais �t� l� � 22h00 ?
Pour la cour, oui.
Je ne parlais pas de cela.
Serait-ce important pour vous ?
Pour moi ?
Derri�re le policier se cache un �tre humain.
Je ne suis pas en service, Mlle Ransom.
Frances.
D'accord, Frances.
Restez en civil, M. Warne.
�a peut se faire.
Mon nom de civil est Joe.
Vincent �tait une plaie.
- Un flic ne juge pas... - Je parle d'humanit�.
D'accord.
Essayez de le voir tel qu'il �tait.
Il ne donnait rien d'autre que de la peine.
Ne m�ritait-il pas sa mort ?
Ce n'est pas une logique accepatble.
Vraiment, Joe ?
Qu'importe si un type est une plaie.
Je dois trouver son assassin.
D'autre d�cideront s'il m�rite une m�daille ou la mort.
Et en tant qu'�tre humain ?
C'est pareil.
La premi�re fois que je vous ai vu, j'ai senti des choses...
Pas vous ?
J'ai aim� votre maillot de bain.
C'est tout ?
Oui, c'est tout.
Qu'allons-nous faire ?
Je ne sais pas.
Tu ne peux pas abandonner l'affaire ?
Je pourrais...
N'est-ce pas mieux ainsi ?
Oui...
Raconte-moi comment tu as fait.
Jette-le dehors !
- Et ta r�ponse ? - Elle a dit dehors.
Vous seriez plus adapt� � la circulation.
Vous n'avez pas entendu ? Dehors.
Pourquoi pas...
Vous avez r�veill� mon b�b� !
Le pauvre n'a pas ferm� l'oeil.
Sortez d'ici !
Oui, madame.
Tous les deux ! Vous parlez d'un tapage !
On dirait un camping. J'appelle la police.
C'est lui la police.
Quel est votre nom ?
- Attendez... - Joe Warne.
Vous devriez avoir honte, tous les deux !
Filez ! Ouste !
D�sol� pour votre b�b�, madame.
Pensez donc ! D�ranger les honn�tes gens la nuit !
Je veillerai � ce que �a ne se reproduise plus !
Torp, j'ai quelques questions � vous poser.
D'abord, que faisiez-vous l� en pleine nuit ?
Le b�b� ne nous entendra pas d'ici.
- Qui t'a tabass� ? - Un b�b� de 6 mois.
Le lait en poudre fait des miracles.
Vous garderez le visage marqu�.
Tant que je garde mon visage...
- Un autre client, Doc. - Accident ?
- Non, un passage � tabac. - Bon.
- �a devrait suffire. - Merci.
Pas de quoi.
Doucement...
Voil�, la belle.
Joli maquillage.
- Vous la connaissez ? - C'est Susan Flanders.
Elle est fich�e.
- O� �tait-elle ? - Dans une ruelle peu confortable.
Qui a fait �a ?
Dites-le au lieutenant, ma belle.
C'�tait Torp ? Pour vous �loigner de Frances ?
Laissez-moi tranquille.
Laissez-la se reposer.
D'accord, Doc. J'attendrai dehors.
il me faut de la Novoca�ne.
- Bonjour, Joe. - Qu'est-ce qui t'a tir� du lit ?
Toi. Tu dois venir � la centrale.
- Pourquoi ? - Le chef te demande.
Cette fois, c'est pour des bris de meubles.
Ils se sont bien d�fendus...
Gratz, j'ai encore une piste � suivre.
Disons que tu ne m'as pas vu.
- Toujours ton faux suicide ? - Toujours, oui.
Alors ?
C'est trop risqu�.
Tu me mets dans l'embarras.
Je t'aime bien, mais le chef...
D�sol�. Je t'aime bien aussi, Gratz.
Les bonnes choses ne durent jamais,
mais je remercie mon pass�
et si nous devons nous s�parer,
ton souvenir
dans mon coeur restera grav�.
Je comprendrais que tu veuilles...
Reprends. Essaie d'attaquer apr�s moi.
D'accord.
Je comprendrais
que tu veuilles �tre libre. � quoi bon t'aimer
si tu ne m'aimes plus ?
Si tout est fini,
pourquoi jouer la com�die ?
Le public va adorer.
- Merci. - On repeint la ville en rouge ?
C'est moi qu'on a repeint.
- Votre assistant est l� ? - Torp ?
Nous avons un compte � r�gler. Il est l� ?
Le vendredi, il est en cong�.
- Toujours ? - Officiellement.
Il n'a pas fait d'entorses, mardi ?
- Il �tait l� toute la soir�e. - Vous en �tes certain ?
Ou alors, son jumeau l'a remplac�
jusqu'� la fermeture.
- Et vous ? - J'aurais remarqu� son absence.
Sauf si vous �tes sortie aussi.
Ce n'est pas le cas. Demandez � Fingers.
Pourquoi ces questions ?
Je viens de trouver la r�ponse.
Torp n'a pas tu� Vincent. Il ne le connaissait pas.
Qu'en savez-vous ?
On a parfois travaill� ensemble.
- Vous n'en avez rien dit hier. - Vous n'avez rien demand�.
Vous avez collabor� souvent ?
Trois fois. C'est la derni�re.
Il n'aimait pas avoir mon nom � c�t� du sien.
Il m'a cong�di�.
�a vous a bless� ?
Bien s�r que �a m'a bless�.
- Je lui en voulais � mort. - Fingers !
Avec quel calibre ?
Un 45.
C'�tait un 38.
Qu'en avez-vous fait ?
Je l'ai cach�.
Vous l'avez laiss� l�-bas.
Et pour simuler le suicide ?
Attendez. Je n'ai rien fait de tout �a.
C'est � vous de savoir tout �a.
Si vous pouvez...
Continuez et je vous fais manger votre piano.
Un peu soupe au lait, non ?
Joe est encore sur cette histoire de musicien ?
Il s'y consacre enti�rement
depuis qu'il est en cong�...
Dommage qu'il n'accepte pas l'id�e d'un suicide.
On ne tue pas de cette fa�on.
Combien de gens avez-vous tu�, Mme O'Rourke ?
Personne, certes...
Mais les tests balistisques prouvent que sa propre arme a tir�.
Quelqu'un aurait pu placer l'arme apr�s coup.
Du sucre ?
Trois morceaux. Et les empreintes, alors ?
Joe dit qu'on peut les �changer.
- Du g�teau ? - Non, merci.
D'accord, on peut truquer les empreintes.
Gingers Rogers faisait �a dans un film.
Qu'est-ce qu'elle �tait joli !
Revenons-en au meurtre, Mme O'Rourke.
- Bien s�r. - Joe dit que la vraie question
est comment sa tempe a-t-elle des traces de br�lure,
et sa main, des traces de poudre ?
Ils ont fait les tests ?
La police sait ce qu'elle fait.
L'assassin a peut-�tre mis
- le pistolet... - Le revolver.
Un pistolet c'est autre chose.
Je disais �a comme �a.
Le tueur lui a peut-�tre mis l'arme en mains...
et l'a forc� � tirer.
Il y aurait des traces de lutte.
Et les empreintes seraient m�l�es.
Regardez...
- Quel beau revolver ! - C'est celui de Joe.
Manche en ivoire, viseur...
Vous parliez des empreintes.
Ah oui. Levez-vous.
Posez votre tasse et approchez-vous.
Essayez de me forcer � me tirer une balle.
- Soyez un peu plus... - Vous voulez mourir ?
Tu es devenu fou ?
Moi, fou ? Qu'est-ce que vous faisiez ?
Je montais � Mme O'Rourke comment Vincent n'a pas �t� tu�.
On ne joue pas avec les armes !
Ne sois pas ridicule, il est charg� � blanc.
� blanc !
Maman...
Tu es g�niale !
- Vous aussi, madame. - Et ton petit d�jeuner !
Je le prendrai avec une tueuse.
Une tueuse !
- O� se tourne Simbad ? - Plateaux 9 et 10.
Merci.
- Votre laissez-passer ! - Brigade criminelle.
Silence, silence !
Donnez le signal et fermez cette porte.
Derni�re r�p�tition.
Silence, tout le monde !
Bon, on y va.
Sois dur avec elle, c'est une esclave, n'oublie pas.
Bon, action !
- Le son ? - C'est bon.
On va faire une prise. V�rifiez vos costumes.
Au moins, on ne joue pas avec nos v�tements.
C'est bien vrai.
Une tasse de Java.
- Encore vous ? - On dirait bien.
Vous �tes un champion d'opini�tret�.
- � plus tard. - Salut.
Opini�tre et indestructible.
Parlez-en � votre ami Torp, il pense le contraire.
- O� est-il, au fait ? - Au club, j'imagine.
Pas aujourd'hui, mais il y �tait mardi.
Voil� votre caf�.
- C'est combien ? - 10 cents, posez-les l�.
Vous pensiez qu'il m'aidait � tuer Vincent ?
Quelque chose de ce genre.
Vous pi�tinez, je vois. Ou vous �tes fou de moi ?
- J'ai de bonnes raisons... - Lesquelles ?
Tout ce que vous faites me fascine.
Comme cacher votre photo, inventer un alibi...
Nier que vous �tiez chez Vincent mardi soir.
Faire croire que vous n'avez pas souffert.
- �a vous suffit ? - �a pourrait,
si vous saviez qu'il a �t� tu� et comment.
Je sais. Une balle � blanc.
- Tu es dans la prochaine sc�ne. - J'arrive.
- Une balle � blanc ? - Exactement.
On s'en procure facilement.
Une balle dans la t�te,
tir�e � distance.
Le tueur nettoie l'arme, la lui met en main,
et tire contre sa tempe.
Une charge � blanc.
Attention, le coup pourrait partir !
- C'est un accessoire. - Reposez-le quand m�me.
C'est cens� m'�clairer ?
Le coup laisse les traces sur la tempe
- et sur la main. - Et la balle ?
Elle est retir�e sans effacer les empreintes,
et le barillet est remis � sa place.
- Alors ? - Vous lisez trop de polars.
Non, j'ai parl� � ma m�re. Vous avouez ?
D'accord, j'en ai marre de ce cirque.
Passez-moi les menottes.
On s'est disput�, j'ai tir� !
Allons � la centrale.
Vous croyez que je raconterai �a ?
- Je le raconterai. - Et moi, je nierai.
Et qui sera dans le p�trin ?
Moi, ou le flic suspendu ?
Allez voir ailleurs si j'y suis. Je dois �mouvoir.
O� �tais-tu pass� ?
� droite et � gauche... je r�fl�chissais.
- Et ta meurtri�re ? - Elle m'a pos� un lapin.
Ce n'est pas tr�s poli. Tu as d�n� ?
Je n'ai pas faim.
Mais bien s�r que si. Je te pr�pare quelque chose.
Tu veux le journal ?
Ouais, je regarderai les petites annonces.
Allons, on a eu de pires moments.
Comme quand ton p�re a perdu l'argent du loyer au jeu.
Des oeufs ?
Pourquoi pas.
Maman...
Oui ?
Si j'�pousais une meurtri�re...
�a me va, tant que c'est une gentille fille.
- Toast ou baguette ? - Toast.
- Tu as eu de la visite. - Ah oui ?
Oui.
M. Gratz, avec un autre policier.
Ils semblaient en col�re.
�a ne m'�tonne pas.
Le chef veut te mettre la main dessus.
Acc�l�re les oeufs.
- Ils ne reviendront pas. - Pourquoi �a ?
J'ai dis que tu �tais au Mexique.
C'est le pompon.
Je croyais que tu voulais continuer l'enqu�te.
�a risque d'�tre dur, depuis le Mexique.
Je voulais dire, ce soir.
M. Shawn a appel�, il a des nouvelles importantes.
Le photographe ?
Il veut te voir � son studio � 22h00.
Il est 21h55 !
Et ton d�ner !
Si je ne rentre pas, envoie-le � la prison.
Shawn !
22h00 LIEUTENANT WARNE, GL 0906.
FRANCES RANSOM, CR 54124.
11h00 FRANCES RANSOM, TIR
Logan, Murphy, surveillez l'arri�re.
Allons voir en bas.
- Venez. - Oui, monsieur.
Il doit trouver la vue meilleure de l�-haut.
Vous avez le num�ro du coroner ?
Frances !
Tu vas bien ?
Joe...
Laisse tomber les "Joe".
Je veux que tu me dises tout.
Tu m'entends ?
Shawn est mort. Tu comprends ? Mort !
Je veux toute l'histoire.
C'EST BIEN FAIT POUR VINCENT, MAIS SHAWN...
J'AI PERDU LA T�TE... JE NE PEUX PAS CONTINUER.
All� ?
On m'a signal� du bruit chez vous.
Quelque chose de cass� ?
Oui, la fen�tre.
Il dit que c'est une fen�tre.
- Une fen�tre ? - La police !
On aurait dit une explosion.
Regardez la fen�tre.
- Que faire ? - Un docteur.
Il doit y avoir un bless�.
Carol Page est l� ?
- Est-ce que je sais ? - Moi non plus.
Essayez sa loge, au fond du couloir.
Tu n'y couperas pas, cette fois.
Que vous est-il arriv� ?
Rien de grave. Vous m'offrez � boire ?
Ce serait avec plaisir, mais c'est ferm�.
Vous savez, je vous pr�f�rais avant.
Comment �a ?
�a allait mieux avec vos yeux gris.
Qu'en pensait Vincent ?
Je ne vous comprends pas.
C'est vrai.
Vincent ne vous a jamais vu en blonde.
Vous avez chang� apr�s l'avoir d�gomm�.
Vous l'avez bien d�gomm�, non ?
Pourquoi croyez-vous �a ?
� cause de �a.
�coutez...
D'accord, c'est vrai, j'�tais l�.
Je voulais le voir pour parler de nous.
Il m'a parl�, durement.
Oui, j'aurais pu le tuer si j'avais eu une arme.
- Mais non. - Qui �tait-ce ?
Je croyais que vous saviez. Il s'est suicid�.
Et Shawn, alors, et cette photo ?
Frances a voulu me sauver la mise.
�a tient presque la route.
Mais j'ai un air en t�te, qui d�range � tel point
que Shawn �tait pr�t � tout d�baller.
C'�tait cens� passer pour un suicide aussi ?
Du calme, ma belle.
Je suis d��u.
- Pas d'arme... - Shawn serait mort ?
Je l'ai vu.
Il se balancait �l�gamment au bout...
- Frances ! - C'est une surprise, non ?
Assieds-toi.
On s'en prend � sa propre soeur ?
- Frances, je n'ai pas... - Une bonne com�dienne.
35% de choc, et 65% d'innocence.
Mais le public des jur�s sera implacable.
Je me demande juste comment vous avez hiss� Shawn l�-haut.
Torp vous a aid�, comme avec moi ?
Ou avec la domestique de Vincent ?
Ou �tes-vous une de ces dames...
J'attendais �a depuis longtemps.
Mais il y a encore des zones d'ombre.
- Nous sommes mari�s. - Je sais.
En 1942, � New Rochelle.
- Vous �tiez jaloux de Vincent. - Il voulait me prot�ger.
J'aurais accept� qu'il l'�pouse.
Je me serais retir�.
Quand il l'a l�ch�e, comme les autres,
j'ai vu rouge.
Comment l'avez-vous su ?
J'y �tais ce soir l�.
Comme par hasard.
Mais vous y aviez pens�, vous aviez pr�par�
le coup de la balle � blanc.
C'est fou qu'un mari
tienne au bonheur de sa femme avec un autre.
J'aurais pu intervenir, mais elle devait comprendre.
Il a �t� clair.
Si parfait que c'en �tait presque dr�le.
Il n'a m�me pas daign� arr�ter d'�crire.
J'ai attendu jusqu'� ce qu'elle ait r�alis�.
Elle a eu peur.
Le coup de feu dans son dos... Elle me croyait loin.
Elle a attendu que j'arrange tout et on est partis.
Frances vous a couverte.
- Je lui avais avou�. - C'�tait mon id�e.
Et le reste ?
Shawn, et la tentative sur Frances...
J'ai paniqu� quand Shawn a voulu parler.
Frances n'aurait pas tenu apr�s cette mort-l�.
Voyons les choses comme �a:
j'ai fait une ou deux erreurs.
- Mais c'est fini. - La centrale s'en r�jouira.
Vous n'�tes pas en service, en ce moment.
Je devrais vous laisser filer ?
Passer sur deux meurtres et une tentative ?
Autant l�cher un serpent dans une materni�.
Je m'y attendais.
Allons-y.
Non !
�a part tout seul, vous savez.
Sauf que j'ai retir� les balles.
Je vais attendre encore longtemps ?
Alors, et cette surprise ?
- La voil�. - Qui est-ce ?
Celui qui a suicid� Vincent.
Ah oui ?
Et voil� sa femme.
Comment avez-vous fait ?
Il te le dira au poste.
En voiture.
Y'en a un autre dans la loge.
Vas-y, Gratz.
Allez, vous deux.
- Moi aussi ? - Pourquoi ?
Il n'y a pas de loi contre les couvertures ?
Tout d�pend qui tu as couvert.
Sans le savoir, tu �tais dans mon camp.
"Casa Marina, Vera Cruz, Mexique.
Ch�re Frances, et dire que Vincent s'est tu�
pendant qu'on en parlait � l'a�roport.
Il devait �tre...
d�rang�.
Profite de l'appartement,
mais ne perds pas le vison.
� dans un mois. Ginger."
Je l'ai eue d�s le d�but.
Et comment ?
Le facteur croit qu'on est mari�s.
Vraiment ! Tu as un sacr�...
Ma m�re est impatiente de te conna�tre.
Sous-titrage: CDI Traduction: Karine Olejnik
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