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Musique douce Tic-tac
... ...
Soupir
...
Tic-tac rapide
...
Soupir
...
-Je sais plus quoi faire.
...
Musique triste
...
Elle pleure.
...
Sanglots
... ...
Elle toque à la porte.
...
-C'est aujourd'hui, c'est ça ?
...
...
Je te demande pardon.
Viens, entre.
Alors, t'en es où ?
Elle souffle.
-J'ai tout fait pour retrouver Zorin.
J'ai rien. L'assassin de mon père est un putain
de fantôme.
Je mise tout sur une montre et des prédictions pour me ramener
en 2024.
Sinon mon père meurt ce soir.
-Ma bichette...
-J'avais une mission. J'ai tout foiré. Je pensais
que foutre
3 billets dans un lavomatique
le sauverait...
-Quel est le plan ? T'en as toujours un.
Alors, c'est quoi ?
-Un Russe va appeler papa ce soir pour le rancarder,
il ira au cinéma Paradiso et se fera tuer à 22h.
-J'ai dit qu'il te croirait pas si tu disais la vérité.
Dis-lui la vérité.
-Il me croira pas.
-Tu vas lui dire !
-Toute la vérité ? -Toute la vérité !
Quand y a plus rien, il reste juste ça.
On le tente. Elsa, tu le tentes.
Tic-tac rapide
Scintillements
*-JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE, ELSA,
-La plus jolie fille du monde qu'on aime.
Joyeux anni... Attends ! Fais coucou à la caméra.
Joyeux anniversaire, Elsa !
Joyeux anniversaire !
*-Regarde.
*-Faites coucou. Comme vous êtes belles !
*-Non, chéri, me filme pas. Je suis horrible.
*Rire
*-Ouais !
Claquement de porte
C'est à cette heure-là que tu rentres ?
Où t'étais ? -Avec une copine.
-Fous-toi de ma gueule... T'as recommencé tes conneries ?
-Lâche-moi !
-Je te lâche si je veux ! -Lâche-moi.
-Mais ça va pas !
Mais enfin... -Il rentre à 8h, et tu m'engueules ?
-On peut se parler sans crier ? C'est l'anniversaire de la petite.
-T'as de la chance... Mais t'es pas à l'hôtel !
-Dès que je peux, je me casse !
-Baisse d'un ton.
-File !
-Va d'abord souhaiter un bon anniversaire à ta soeur.
On en parle plus tard.
Musique rythmée
...
-Dès que je l'ai découvert, je vous ai appelés.
-Le corps est à l'infirmerie ? -Oui.
-Josselin. -C'est pas trop tôt !
Tu faisais la grasse mat' ? -Non, petite nuit, désolée.
-Je vois ça.
M. Vauban, le proviseur. Elsa Beyoncé.
-Bonjour. Sonnerie
-Je peux te parler ? -Pas maintenant.
On va voir le corps d'un gosse. Vous pouvez nous en dire plus ?
-Lucas Saint-Ange, en terminale. Un ado de 16 ans apprécié de tous.
L'homme de ménage l'a découvert. ...
-C'est pénible, votre truc.
-C'est vraiment le feu. Je vous laisse là, d'accord ?
L'infirmerie est au fond du couloir. Je dois gérer les parents d'élèves.
-OK. -Merci.
-Je dois te parler. -Beyoncé... Deux minutes.
Un môme est mort. Et ici, c'est le bahut de mon fils.
Je mélange pas le pro et le perso, si tu vois ce que je veux dire...
-Oui.
-Vous foutiez quoi ? Je vous attendais.
-Vois ça avec Beyoncé.
Faudrait lui acheter un réveil.
-Regarde. Josselin siffle.
Eh beh...
-Faites gaffe, il y en a partout.
-Ouah, ouah,
ouah...
Alors, qu'est-ce que tu dis ?
-Blessures,
entailles, hémorragie,
qui a sans doute provoqué la mort.
Euh...
-Les gants,
c'est pas que pour les jardiniers ! L'autre... Procédure.
-T'es vraiment à côté
de tes pompes aujourd'hui.
-D'après la rigidité cadavérique...
et l'opacification
de la cornée, la mort est récente.
-Par exemple ? -Entre 4h
et 6h.
-OK. Question à mille balles :
que foutait-il là en pleine nuit ?
-Hm... -Hm...
-Regarde. Viens là, toi. Hop.
-C'est quoi ? -Un cheveu roux.
-Certainement celui
d'une jeune fille.
Et peut-être celle qui a écrit ce mot,
trouvé
dans son blouson.
"Tes yeux me font parler comme Molière,
"120 battements par minute..."
C'est joli.
-A la fin des cours,
il donne rendez-vous ici à une gonzesse, histoire de...
-Faire des bisous comme ça.
-Sauf que lui veut plus.
Mais elle veut pas.
Alors ça dégénère, ça se bagarre, elle attrape un objet contondant...
-Et le plante. -Chef.
La mère du gamin est là.
Il souffle.
-Ouais...
J'arrive.
-Ca va ?
T'as mauvaise mine. T'es sortie, hier soir ?
T'as fait la fiesta ?
La prochaine fois, appelle-moi. Je suis...
toujours chez moi.
-Je sais. -Seul.
-Je sais aussi.
Laisse-moi passer. -Oui.
Pardon.
-T'es lourd...
-Bonjour, Mme Saint-Ange.
Josselin Le Tellier. Inspecteur principal à la PJ.
Je dois vous poser des questions
pour comprendre ce qui est arrivé.
-Je vous écoute.
Excusez-moi, je ne supporte pas la fumée de cigarette.
-Bon...
A-t-il passé la soirée chez vous ?
-Je crois. Oui.
-Vous êtes pas sûre ?
-J'ai organisé un cocktail pour le lancement
d'une succursale de ma boîte.
Je n'étais pas à la maison.
-Quand vous êtes rentrée, votre fils était couché ?
Il dormait ?
-Je ne suis pas allée dans sa chambre.
-On a retrouvé
ce poème sur lui.
Avez-vous une idée de la personne qui aurait pu lui écrire ?
-C'est...
C'est l'écriture de mon fils.
-Vous êtes sûre ?
Sanglots -Je la reconnaîtrais entre mille.
-Pour qui il l'aurait écrit ? Il avait une copine ?
-Je ne sais pas.
-Bon...
Je vous embête pas plus. Merci beaucoup, Mme Saint-Ange.
-Pas contre...
La semaine dernière, j'ai surpris une discussion
entre Lucas et une copine du lycée.
Il insistait pour la voir.
Mais elle ne pouvait pas, elle avait une compète de gym.
Il avait l'air très déçu.
-C'est noté.
Merci beaucoup.
Perdre un gosse
de 16 ans, j'ose même pas m'imaginer...
Bon, tu voulais me dire quoi ? -Ca va te paraître absurde...
-Tu te drogues ? -Non.
-Si, ça se voit. Tu trembles, t'es à l'ouest, t'as une tête...
C'est pas Ibiza, la PJ.
Pas de ça chez moi. Pas de ça chez moi !
-T'y es pas du tout, là. -Attends...
On va trouver son casier.
Lucas, Lucas, Lucas...
Regarde l'artiste. Tu vas voir ce qu'est un policier français
au sommet de son art. Laisse faire papa.
-Justement, ce que je veux te dire...
-Voilà.
-Je suis...
-Ecoutez ça. "Bisous baveux",
de la part de Solène.
"Tu veux sortir avec moi ? Coche la bonne case. Gwendo."
On a aussi :
"Je t'aime. Jessica."
Ah, les amourettes de lycée... Les corps qui changent,
les hormones, les vestiaires, les odeurs...
Hein ?
Tiens, j'ai trouvé ça dans les affaires de Lucas.
Le beau gosse ultra sportif du lycée.
-Eh ben, voilà !
Kelly Diallo.
C'est elle, notre gymnaste.
Musique intrigante
-Lucas ?
Il m'écrit des poèmes, il m'appelle. Pourquoi ? C'est interdit ?
-Et vous...
Bah, vous...
-On ?
-Vous fricotez ?
-Ouh là ! Pas du tout. C'est lui qui est à fond sur moi.
-Pas toi ?
-Tu l'aimes pas,
le prince charmant ?
-Le prince charmant ? Pas du tout. C'est pas un mec bien.
-Pourquoi ?
-Du genre à bizuter les élèves. C'est pas ma came.
-Il fait ça ? On peut savoir qui il a bizuté ?
-Je sais pas. C'est juste des rumeurs.
-T'es sûre ? -Hm.
D'ailleurs, je l'ai pas vu en cours ce matin. Un souci ?
-Tu faisais quoi, hier soir ?
-J'étais avec... -Avec moi.
-Ah, Hugo.
-Salut, toi.
-On sort ensemble.
-Ah, la fameuse copine...
-C'est moi.
-Ah...
Tu t'emmerdes pas. -Non, non, non.
On en est encore là, sans déconner ?
-C'est juste que...
Je l'imaginais pas aussi... -Aussi ?
-Noire ?
Canon ?
Sympa ?
-Gymnaste.
T'aimes les gymnastes ? C'est nouveau.
-Vous êtes exactement comme je l'imaginais.
-Ca veut dire quoi ?
Sonnerie
...
Musique intrigante
...
Qu'est-ce qu'il fabrique, lui ?
...
M. le proviseur. Qu'est-ce que vous magouillez ?
-Rien.
-Il y a quoi, derrière cette porte ?
-Je sais pas. -Ouvrez.
-OK. C'est...
J'aide un gamin qui traverse une mauvaise passe.
Il dort parfois là.
-Il y a quelqu'un là-dedans ? -Je venais vérifier s'il était là.
-Ouah...
Comment tu t'appelles, bonhomme ?
-Ezra. Il s'appelle Ezra Mortimer.
Musique inquiétante
Tic-tac rapides
-Mortimer !
...
...
-Ah ouais, carrément...
La drogue.
Tic-tac
...
-Coco...
Coco...
Musique intrigante
...
-Tiens, tu vois ? C'est toi qu'elle réclame.
C'est bizarre. -Il s'est passé quoi ?
-Elle doit écouter beaucoup de reggae.
Tu vois ce que je veux dire ? -N'importe quoi. Elle est fatiguée.
-Fatiguée...
Hé.
Ca va ? Hein ?
Allez !
Ouh ouh !
Ca va mieux. Bon...
Je vous laisse entre gonzesses. J'ai un interrogatoire à mener.
-Comment ça va ?
Tiens, bois un peu.
Que s'est-il passé ?
-Le rouquin qu'on vient d'arrêter, c'est celui qui me poignarde
dans 30 ans.
-Et qui veut tuer Josselin ?
-Ca peut pas être une coïncidence.
Tout ça est lié à la mort de papa, c'est sûr.
Aide-moi à me relever.
Il nous reste moins de 10 heures. Je suis pas dans la merde.
-Ezra Mortimer.
Déjà, pour commencer, qu'est-ce que tu foutais
dans un cagibi de ton bahut ?
-Ca va aller. Tu peux lui dire.
-J'étais en galère.
Et M. Vauban...
m'a aidé.
-Un père
violent et une mère internée.
J'ai fait une demande à l'ASE, mais c'est long.
-On peut dire
que t'as pas été gâté par le père Noël.
Il s'est passé quoi, cette nuit ?
-Je pionçais.
Quelqu'un a tambouriné à la porte, et ça m'a réveillé.
-C'était Lucas ?
Il voulait quoi ?
-Il hurlait devant la porte : "Ezra, je sais que t'es là !"
J'ai ouvert la porte.
Et il pissait le sang. -Attends.
Il était blessé ?
-Couvert de sang.
-T'es sûr de ça ? -Certain.
Il disait des trucs zarb,
qu'il y avait eu un cambriolage,
que je devais planquer son fric.
J'ai tout fait pour le sauver.
Mais j'ai pas réussi. -Hm.
Sauf qu'on a interrogé tes camarades de classe.
Et Lucas était pas tendre avec toi.
T'étais un peu son souffre-douleur.
C'est vrai, ça ?
Et ça s'appelle un mobile.
T'avais une raison de vouloir le tuer.
-Elsa, j'ai du lourd. -Quoi ?
-On a fouillé la chambre de Lucas.
Il avait de l'oseille sous son matelas.
Nos billets, marqués par Bébert,
utilisés aux lavomatiques. -Mais non ?
-Si. -Ca veut dire que...
-Ca a marché.
-OK. Donc... l'argent de Lucas a forcément transité
par Zorin. -Ouais.
Le môme était connecté à la mafia russe.
-Attends. Avant de mourir, Lucas a parlé d'un cambriolage.
Il aurait piqué du pognon à Zorin ?
-Ou alors, il bossait pour eux. Et Zorin le payait en cash.
-Ouais...
-Tu vois ? Bravo, inspectrice. -On avance de ouf, là.
-Bon... A tout'.
Soupir de soulagement
Maintenant, Ezra...
je ferai tout pour t'éviter la taule,
et tu deviendras un mec bien.
Josselin, toi, je vais te sauver.
Après, je me sauve.
Fastoche.
C'est l'enfer.
Musique mystérieuse
...
-Dans quoi tu t'es foutu, mon fils ?
Elle toque.
-Je peux te parler ? -Ah, jambes en mousse...
Vas-y, entre.
Assieds-toi.
Alors ?
Tu voulais me dire quoi ?
Tu te drogues, c'est ça ?
Fumette ? LSD ?
Ecstasy ? C'est quoi ?
Je vois bien
que t'es louche. Je le vois depuis le début.
-Papa...
-Papa ?
-Papa, c'est...
-C'est une énigme ? "Papa", c'est quoi ?
-Zorin a tué papa.
Léger rire
Il rit.
...
-C'est quoi, cette connerie ?
D'où tu connais Zorin, d'abord ?
-J'enquête sur les Russes, pour prouver
que Zorin a tué mon père.
-Quand a-t-il tué ton père ?
-Quand j'étais très jeune.
-Et pourquoi il l'aurait tué ?
-Il était en mission. Il était flic, comme toi.
-Ton père était flic ?
Tu te fous de ma gueule ?
Comment tu veux que je te croie ?
Tu nous mens depuis 3 mois.
Tu te fais passer pour une Canadienne.
Je t'ai pas crue une seconde. -Je sais.
Si tu savais, tu m'en aurais empêché.
-Ah, oui.
Ca, pour le coup, t'as raison. Zorin, c'est trop gros pour toi.
Quoi ? T'as fait quoi ?
-J'ai balancé des billets marqués par Bébert dans ses lavomatiques.
-T'as pas fait ça, putain ? Mais t'es complètement tarée !
Zorin, c'est trop dangereux.
Faut pas s'approcher de ces gens-là !
-On a trouvé les billets
chez Lucas. Il est lié à Zorin.
Ca lui a coûté la vie.
Ezra y est pour rien. Il est innocent.
-On s'en fout d'Ezra.
Zorin, pas Zorin... C'est lui, le suspect.
Pourquoi t'as fait ça ?
J'aurais préféré que tu te drogues.
Qu'est-ce que t'as dans la peau ?
Tu te devais l'aimer, ton papa, pour faire ça.
-Ouais.
Musique douce
...
-La mère Saint-Ange connaît tout le gratin lyonnais.
Je suis comme une bouilloire sur le feu attendant de siffler.
J'essaie
d'arrêter de fumer !
Dites-moi que vous avancez. -Oui, on avance.
C'est Ezra Mortimer le coupable.
Mais Beyoncé s'entête et veut qu'on creuse une autre piste.
-Je pense
à un cambriolage qui a mal tourné, dans le quartier du lycée,
au vu des blessures de Lucas.
-Aucune plainte n'a été déposée, mais on a un signalement
datant d'hier soir.
-Quel genre ? -Une retraitée
a appelé le 17.
Elle aurait aperçu des silhouettes louches
du côté de la rue Molière.
Mais je me fie pas
au témoignage d'une vieille folle alcoolique qui vit avec des chats
et sent le pipi.
-T'as dit quoi ?
-Elle sent le pipi. Infernal.
-Non. Molière ?
-Rue Molière.
Musique intrigante
-Je peux ?
...
"Tes yeux me font parler
"comme Molière,
"120 battements..."
Et si c'était un message codé ?
-Une chasse au trésor ? -Ou une adresse
de cambriolage.
-Ah... -120,
rue Molière ?
-Oui.
-Je connais. C'est le domicile du préfet de Lyon.
Le préfet Ramay.
Un ancien de régiment.
On a fait l'Algérie ensemble.
On a quelques souvenirs là-bas.
Qui s'oublient pas.
-Eh bah... Allons-y. Hein, Josselin ?
On y va ?
-C'est un vrai con.
L'emmerdez pas trop. -Bien.
-Le Tellier...
-Je suis plus dans votre bureau.
M. le préfet, bonjour.
Inspecteur Le Tellier. Désolés de débarquer à l'improviste.
-Inspecteur. Mademoiselle. -Madame.
On a des questions à vous poser. -Que se passe-t-il ?
-Rien. Tout va bien ?
-Oui. Merci.
-Super. On n'abuse pas plus de votre temps.
Merci. On y va. -On vous a cambriolé hier, non ?
Vous n'avez
rien entendu ? -Rien. J'ai bien dormi.
-Pas de cambriolage. On y va. -Je vois que vous avez des caméras.
On peut en voir
les bandes ? -Vous avez une autorisation ?
-Evidemment, non. On repassera.
-C'est la procédure.
-Alors on va dire au juge que vous avez refusé d'obtempérer.
Bonne journée.
Au revoir.
-Attendez.
Très bien. Faites votre travail.
-Merci.
-Merci. Excusez-la, elle est jeune.
-C'est sur cet écran.
-Passez-nous les images d'hier soir.
Merci.
Musique intrigante
...
-Tu vois bien qu'il y a rien. -Attendez. Vous permettez ?
Il souffle.
...
Là.
...
Mais c'est Kelly.
Josselin, viens voir.
Elle s'est bien foutue de nous.
...
-Euh, M. le préfet, on...
On doit réquisitionner ces images.
-Allez-y.
-Merci, M. le préfet. -On vous a vraiment
rien volé ? -Rien.
Ces voyous font ça pour s'amuser. Ils mériteraient la maison
de correction.
Mais on laisse tout passer à notre belle jeunesse.
-Merci. Restez joignable. -Bien sûr, comptez sur moi.
-T'étais au courant ?
-J'ai pas envie d'en parler.
-Laisse-moi t'aider.
-Tu peux pas m'aider.
Et pourquoi tu m'aiderais ?
T'es ni mon copain ni même ma collègue.
-Derrière ces santiags, je sais qu'il y a un mec bien.
Et j'ai envie de l'aider. Voilà.
-Un mec bien...
Mais un mauvais flic.
-C'est Hugo pendant un autre cambriolage ?
-Des autres cambriolages. Ca fait longtemps qu'il déconne.
Mais le vrai problème,
c'est qui a pris et m'a envoyé ces photos.
Zorin.
Il m'a menacé
de tout balancer si je l'aidais pas.
Depuis, je fais disparaître des scellés,
des plaintes, des preuves...
des pièces à conviction.
C'est quoi, ta solution miracle pour m'aider ?
Laisse-moi deviner. Le respect de la procédure ?
C'est ça ?
-Tout à fait.
-Non.
Même pas en rêve. Je suis allé trop loin.
Je peux pas rattraper ça.
-T'as pas le choix.
-Pourquoi ? -Nadir monte un dossier
sur toi pour les boeuf-carottes. Il s'apprête à tout balancer.
-C'est Nadir,
le boeuf-carotte ? -Oui.
Rire léger
Il rit.
-Eh ben, merde...
-Tu vas aller tout dire à Perroni, avant que Nadir
le fasse.
Prouve-lui ta bonne foi. Il va t'écouter.
-Et mon fils ?
-On interroge Hugo à la PJ, dans les règles de l'art.
-Bien sûr. -Et on le sort de tout ça.
-Et si on l'en sort pas ?
-Fais-moi confiance, s'il te plaît.
Musique intrigante
...
Fais-moi confiance.
-Au point où j'en suis...
Tu lâches jamais.
-Non. C'est de famille.
-Hm.
Vrombissement
Kelly, Kelly...
Tu te fous de nous.
Lucas et toi voliez
pour le compte
de Zorin.
-Qui ça ?
-Kelly et toi braquiez pour Zorin.
-De quoi tu parles ?
-On vous a détronchés sur les vidéos.
-Je vois pas de quoi vous parlez. -OK.
Soit tu te mets à table,
soit tu vas aller faire
de la gym en prison pour le meurtre de Lucas.
Ca te va, comme deal ?
-Maintenant,
tu parles ou je te coffre.
-Je t'écoute.
Kelly soupire.
-Lucas s'est mis à recruter au bahut
pour des casses chez des bourges.
Payés cash.
-Je voulais aider Kelly. Je lui donnais ma part.
-Pourquoi ?
-Sa daronne.
-C'était soit ça, soit la rue avec mon petit frère.
-Qui faisait quoi ?
-Lucas, c'était le cerveau.
Il spottait les baraques avec les adresses de sa mère.
-Hugo, le roi de la serrure. Rien ne lui résistait.
-Petit con.
-Et toi ?
-J'escaladais. On devait s'introduire
chez des personnalités, voler des documents compromettants.
-Pour Zorin ?
-Mh.
Il les corrompait et poursuivait son business sans emmerdes.
-Sauf que cette nuit, ça a foiré.
-Zorin a tué Lucas ?
-Non, pas Zorin.
-Qui ? -Aucune idée.
Le proprio ?
Il nous a surpris, sabre à la main.
On s'est enfuis. Je pensais que Lucas aussi.
-Le préfet Ramay, l'ordure.
-Je peux y aller ?
-Non, ma chérie.
Oublie les cours.
Cambriolage en bande organisée,
tu vas pas y retourner.
Ni toi...
ni Hugo.
(-Désolée.)
-Allez.
Elsa souffle.
-Tu me le laisses deux minutes ? -Bien sûr.
-Ca va ?
-Je veux pas te parler. -Arrête. Viens là.
Je suis là, mon grand.
-J'ai peur, papa.
-Je sais.
J'ai pas toujours été à la hauteur, mais je suis là, t'inquiète.
-Il va se passer quoi ?
-T'inquiète pas.
On va s'en sortir. Je te le promets.
Tu comprends ?
Pas de répit... -Pour les braves.
-Allez, sois fort.
Désolé.
-Nadir ?
Je pars chez le préfet.
Du nouveau ? -Je tape le procès-verbal.
Le Tellier semble protéger son fils.
Faut agir.
(-Je sais pas.)
(-Prévenons l'IGPN.)
-Tu sais quoi ?
Le balance pas tout de suite.
Il va le faire lui-même.
-Comment ça ?
-Plus tard, faut que j'y aille. OK ?
J'y vais.
Musique intrigante
...
Allez, disparais.
Coups à la vitre
-On y va.
-Mh, j'arrive.
...
Musique pesante
-Eh !
J'ai trouvé ça dans la cave.
Un grand couteau de pirate. Il est couvert de sang.
-Monique
confirmera, mais ça correspond.
-On a trouvé l'arme du crime. -Bien joué, Benoît.
-Bon... -Préfet Ramay,
je vous place en garde à vue.
-Ma famille était à côté, je devais la protéger.
-Le gamin avait 17 ans. -C'était une racaille.
-T'es plus au front.
-Toi, t'as changé. En Algérie, t'hésitais pas.
-Ravi d'avoir changé. Et tu sais quoi ?
Le monde aussi a changé, sauf toi.
On va prendre tes aveux. Embarquez-le.
J'espère que le juge le ratera pas.
-Il va pas en rater un autre.
-Venez.
-Elsa ?
Un mot ?
-Pas là.
-30 secondes ?
-15. -J'ai quelque chose pour toi.
Tiens.
C'est un concombre.
-Tu veux que j'en fasse quoi ?
-Comme en ce moment, t'as mauvaise mine,
alors que d'habitude, t'es jolie,
j'ai pensé que tu pourrais te mettre des tranches sur les yeux.
-Tu me dragues comme ça ?
-Je te drague pas. -Mh...
-C'est un concombre, pas une invitation au restaurant.
-Tu as réservé, c'est ça ?
-Non...
Ce soir, 20h ?
Elsa rit.
-Non, je suis occupée.
-Demain ? Après-demain ? -Stop.
-Oui...
-J'y vais.
-A plus tard !
-Ouais...
Bien sûr, je comprends, monsieur le juge.
Il soupire.
Je transmets.
Mh. Au revoir.
Il raccroche.
Bon...
Vous allez pouvoir passer votre samedi en famille, Le Tellier.
Soupir de soulagement
-Pour de vrai ?
-Hugo est mineur. Il est impliqué,
mais il a coopéré, rien n'a été dérobé.
Le juge passe l'éponge, pour cette fois.
-Il recommencera pas. J'en fais une affaire personnelle.
-Vous m'avez épaté. Efficacité, professionnalisme.
Intégrité. C'est la police
que j'aime.
Si je pouvais, je sortirais le crémant.
Vous bossez bien.
(-Vas-y.)
-Il se passe quoi ?
-A propos d'intégrité...
je dois vous parler d'un truc.
-J'y vais.
-Oui ?
Musique intrigante
...
L'explication va suivre ?
Conversation distante
... Musique merveilleuse
(-C'est pas vrai...)
(Je l'ai fait.)
...
Elsa rit.
Yes !
Pardon.
Musique pesante
...
Clocher
-JOYEUX ANNIVERSAIRE,
ELSA !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
-Fais un voeu ! -Ouais !
-Un voeu.
Tu l'as fait ? Souffle !
-ENCORE !
Acclamations
Musique mélancolique -Les cadeaux !
-LES CADEAUX !
...
*Musique rythmée
...
-Bravo, ma championne !
-T'avais raison, la vérité paye toujours.
-Josselin est chanceux d'être ton père.
-J'ai juste aidé le destin, c'est pas grand-chose.
-La prochaine fois, ramène les numéros du Loto.
J'aurai besoin d'aide aussi !
-OK, c'est noté.
(Trop forte !)
-Là, papa attrape une grande poêle, comme celle des crêpes,
et boum, un coup dans la tête du méchant !
-Et il va en prison ? -Direct !
Je continue mon chemin et je tombe sur un ninja avec un shuriken.
Il me l'envoie en pleine tête.
Je le rattrape in extremis avec deux doigts.
Je le cogne dans les coucougnettes.
Il imite un cri de douleur.
Alors que je pensais en avoir fini avec les méchants,
j'en vois un en face de moi
avec un giga hyper gros bazooka.
Il me vise.
C'est sûr, il va me tuer. Comment je m'en sors ?
Je me souviens que j'ai un couteau.
Je vais pour l'attraper... *Sonnerie de téléphone
Il soupire.
*Sonnerie de téléphone Qui ça peut être ?
... Je reviens, ma chérie.
-Papa... -Je me dépêche.
-Finis l'histoire. -Deux minutes.
-Papa !
... -Allô ?
Accent russe *-Le Tellier.
Musique de tension
...
-Vladimir.
*-J'ai su que le gosse était mort et que ton fils était impliqué.
-Tu veux quoi ?
*-Il ne faudrait pas que les flics remontent jusqu'à Zorin,
parce qu'on les aurait aidés.
On est liés à la vie, mon ami. Jusqu'à la mort. Jusqu'à ta mort.
...
Josselin ?
-J'ai une idée.
Mais on doit se voir.
*-Pourquoi ?
-Au téléphone, c'est dangereux.
Le cinéma Paradiso, dans une heure.
*-Viens seul, ou tu le regretteras.
-Evidemment.
Il raccroche.
...
-Un dernier pour la route !
Tiens, Coco, regarde.
Les aiguilles tournent.
-Oh, la vache !
-C'est dingue. -Et maintenant ?
-Bah, maintenant, on attend 22h, et pouf.
-Pouf ? -Pouf.
-Pourquoi 22h ? -C'est la mort de papa.
-C'est vrai.
-Il s'est pas planté, ton Gégé ? -J'espère pas, sinon je rentre pas.
-Et le livret s'est effacé ? -Ouais.
Elle siffle. Allez, ciao. Regarde.
C'est quoi, ce bordel ?
Il a fait quoi ?
Non, non, non, non, non.
Oh, putain...
Il faut que je fasse quelque chose. -Vas-y.
Vas-y.
Va.
-Merci pour tout. Je me grouille.
Oh, le con !
Musique de tension
...
Allez, on improvise.
...
-Beyoncé. Oh !
Calme-toi, c'est moi ? Pourquoi t'es là ?
-Pour t'empêcher de faire une connerie.
-Je viens juste pour discuter.
-Ton flingue, c'est de la déco ?
Ces mecs-là
déconnent pas.
Tu vas te faire buter. -Je sais.
Ca remue des trucs par rapport à ton père, mais j'ai pas le choix.
-Non. -Laisse-moi, je dois en finir.
Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ?
-Sinon, tu vas mourir.
-La vie de ma famille importe plus.
Je les aime plus que tout.
-On t'aime aussi.
-OK...
Euh... Merci.
Ton papa doit être fier... Tu fais quoi ?
Non ! -Désolée.
-Rends-moi ça.
Rends-moi ça !
Mon arme !
Putain !
Détache-moi ! Cri de rage
...
*Dialogue en anglais ...
... ...
...
-J'ai failli attendre, Le Tellier.
...
Il t'arrive quoi, Josselin ?
-Josselin peut pas venir.
-T'es la gonzesse qui bosse avec lui et qui fout la merde, c'est ça ?
-C'est ça, alors écoute : tu vas dire à Zorin que maintenant,
il fout la paix à Josselin, ou je les défonce tous.
-Pas sûr que Zorin aime.
-Ecoute bien, Bolchoï.
J'ai traversé le temps, j'ai plus rien à perdre.
Si vous touchez à un cheveu de Josselin, ou à sa famille,
je vous traque jusqu'en enfer, entendu ?
-Oh, c'est beau, ça !
Bravo. Il rit.
-T'as pas compris.
-Si, si.
Pas facile de tuer quelqu'un comme ça, les yeux dans les yeux.
Mh ?
Tu peux essayer.
Un conseil : vise le coeur
et tire
plusieurs fois
au cas où je ne meure pas du 1er coup.
Vas-y.
Tire.
*Coups de feu
Gémissements
Musique pesante
C'est dur, la 1re fois.
Après, on s'y fait.
Je vais te montrer.
Après, je m'occuperai
de la famille Le Tellier.
Vladimir jure en russe.
Grognements
...
Respiration haletante
Il crache.
Respiration haletante
... -Ah, ça fait mal.
Beyoncé ?
-Josselin ?
-Beyoncé, ça va ? Doucement.
Tout doux, ma belle.
Tout doux.
-J'ai réussi. -C'est ça, ouais.
A te faire trouer la peau. -J'ai réussi.
(J'ai réussi.)
-Oh, la vache !
Musique dramatique
C'est rien.
-Il faut que je te dise au revoir. -Non.
J'appuie, là.
Je vais chercher les secours. Je reviens, OK ?
(-Je veux dire au revoir.)
-Tu vas pas me dire au revoir, je pars pas, je reviens.
-Josselin, promets-moi...
-Tout ce que tu veux, si tu gardes les yeux ouverts.
Reste avec moi.
-Promets-moi que tu mettras une charlotte
sur la tête
et que t'arrêteras d'être un beauf misogyne.
-Ce que tu veux, sauf la charlotte, c'est pas possible.
Même là, t'es chiante.
De toute façon,
on parlera de ça demain, Elsa.
Appuie bien fort.
-C'est la 1re fois que tu m'appelles Elsa.
-Garde les yeux ouverts. Tu te bats.
Je reviens. Je compte sur toi.
-Pas de répit pour les braves.
Elsa respire difficilement.
... ...
Musique pesante
...
Et pouf.
-Madame ?
Madame ? Ca va ?
Madame ?
Mince...
Allô ? J'ai une dame allongée...
Profonde inspiration
Respiration lourde
Ca va ?
Je peux vous aider ?
Rire léger
-Ouah...
J'ai réussi. ...
Elsa souffle.
Papa...
Ouh là ! -Ouh...
-Ca va.
-Vous êtes sûre ? -Ouais. Ca va.
Merci.
Bonne journée. Elsa rit.
-Ah !
...
Bonne journée.
Musique douce
...
Cloche
-Papa ? -Ah, c'est pas trop tôt.
...
Rire léger
Ma chérie ! -Je suis ravie de te voir.
-Ah. Bah, moi aussi. ...
-Oh, mais qu'est-ce que t'es vieux !
-Ca, c'est pas gentil. ...
C'est un gros câlin. -Bah, ouais !
-Je t'ai attendue, hier. -Ah, ouais ?
-J'ai une surprise pour toi. Je reviens. Je me dépêche.
...
-La déco a changé ? -De quoi tu parles ?
T'as fait quoi, hier ?
-Si tu savais...
-Joyeux anniversaire,
Elsa
Joyeux anniversaire,
Elsa
Joyeux anniversaire,
ma fille d'amour que j'aime
Joyeux anniversaire !
Josselin applaudit.
Fais un voeu et souffle.
Il se réalisera.
-C'est mon plus bel anniversaire. -Merci.
Je t'aime, ma puce.
Allez, souffle.
-Non, on les attend. -Qui ça ?
-Maman et Hugo. -C'est pas drôle.
-Maman, Hugo ! -Elsa, c'est pas rigolo.
-Ils sont où ? -Arrête.
-On les attend ?
-C'est pas l'occasion pour cette blague.
-Je comprends pas. -C'est dur
pour nous deux.
Ils sont partis depuis longtemps.
Laisse-les avec les anges. Ils sont bien, là-haut.
Musique pesante
...
-OK, je dois y retourner.
Sous-titrage EVA France ST'501
...
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