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...
Claquement de porte ...
Claquement de porte
-Bonsoir.
Tu n'es pas obligée de ranger si tard.
Ca va, toi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ca s'est mal passé, le resto ?
On était au Bombay Palace.
Ca te dit un truc ?
-Un des meilleurs tandooris du coin.
-Avec la crème... -Je suis au courant !
Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
-J'estimais que ça n'en valait pas le coup.
J'avais peut-être peur de ta réaction.
-Je te connais depuis 30 ans, Coco.
Pourquoi tu t'es rapprochée de moi, après la mort de mon père ?
-Alors, Elsa...
-Me touche pas ! -On se calme.
Il y a mes mômes...
-T'as couché avec mon père !
Ca a duré combien de temps ?
C'est lui qui est parti ?
-On s'en fout.
-Putain...
C'est peut-être toi
qui a fini par le... -"Par le" ?
-80 % des homicides sont commis par les proches.
Tu serais pas la première à buter son amant.
-Elsa, c'est moi, Colette, que tu connais si bien.
-Comment tu as pu faire ça ?
T'es tellement égoïste...
-Elsa, tu vas poser ton sac,
on va parler, tu...
-Vous faites tous chier.
Je veux retourner d'où je viens.
Claquement de porte
-Eh ben, ma jolie ?
Nous voilà potes de galère.
T'as plus de chez-toi ?
-Je ne sais pas où c'est chez moi, ni quand c'est.
C'est vraiment la merde, mon Gégé.
-C'est pas comme ça que tu vas rentrer.
Ton bras. -Quoi,
mon bras ?
-La montre.
C'est un billet retour en première classe, ma jolie.
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-Sauve ton vieux, le 7 avril, à 22h.
Pouf !
-Pouf ?
-Ouais, pouf !
-Pouf...
Mais...
Musique mystérieuse
...
-Non, papa n'a pas fini de me raconter. C'est mon anniversaire !
-La petite aiguille,
quand elle sera sur le 10
et la grande sur le 12, papa revient.
-Papa !
Sonnerie de téléphone -Putain !
Musique dans le style années 90
...
-Qu'est-ce que tu nous caches ? -C'est une fausse poche.
-J'ai rien...
-Putain, la voilà ! -Hein ?
-Mets un gant. -Pour quoi faire ?
-Parce que procédure...
Rigidité cadavérique ! -Quoi ?
-Oh, Beyoncé !
-Salut.
-C'était sympa
chez Nadir, hier ?
Vous avez lu le Code pénal ?
Rire Quoi ?
-C'était instructif... -On l'aime, Nadir.
C'est un bon jeune.
Il a tendance à exagérer, mais bon,
c'est son côté méditerranéen.
-Toi, Josselin, t'as tendance à la connerie,
c'est le côté Auvergne ou Rhône-Alpes ?
-Allez, vas-y ! -Rhône-Alpes.
-Quoi ? -Arrête.
-On a quoi ? -Gilbert Maleck.
43 ans, domicilié à Vaulx-en-Velin.
-Pousse-toi. -Oui.
-A mon avis... -Il est pas mort ici.
Si on observe
les blessures
de toute la partie subcrânienne,
région usuellement abondante d'un point de vue sanguinaire...
En clair, ça pisse le sang. Or, si on observe
la région du sol
ainsi que l'herbe,
aucune trace d'hémoglobine :
le corps a été déplacé.
CQFD !
-Oh ! -Il est blessé comment ?
-Je ne sais pas, je viens d'arriver.
Je n'aime même pas bu de café.
J'ai peut-être une piste.
Plutôt une trace.
Trace de pneu Michelin, off-road, 80/100.
Ca équipe des bécanes, et pas pour flâner,
c'est pour faire des jumps.
Le seul endroit pour faire du cross, c'est juste à côté.
Voilà, c'est carré. CQFD.
Des questions ? -Il est fort !
Musique rock
...
-C'est lui, là-bas, celui qui vient de sauter.
...
-Salut, les jeunes !
Tu peux couper ?
On veut discuter. Coups d'accélérateur
...
OK, tu peux couper ?
On veut discuter !
Voilà !
Ils sont pas très malins, Tic et Tac !
On a trouvé un corps
sur le terrain vague.
Vous avez vu quelque chose ?
-Vous vous appelez comment ?
-J'ai l'impression que Tic et Tac
jouent au "roi du silence". D'accord...
Elle est belle, ta bécane.
Ca coûte bonbec, ça.
Ca fait 3 Noëls que mon fils
en veut une.
Je vais pouvoir la lui offrir,
quand je te la confisquerai, pour pièce à conviction.
Si vous voulez pas rentrer à pied :
comment vous vous appelez ? -Etienne Mangin.
-Emmanuel Mangin. -Vous êtes frères ?
-Oui.
-Vous étiez où, hier soir ? Au terrain vague ?
-Non, chez nous. -Mauvaise réponse !
Tic et Tac, vous n'êtes pas forts en question.
Vous êtes les seuls à avoir des Michelin off-road 80/100.
C'est leurs traces qu'on a retrouvées.
C'est con, on va être obligés de vous inculper pour homicide.
Alors, dites-nous la vérité.
-On y était, mais juste pour faire les cons.
-Vous n'avez rien vu ?
-Il faisait nuit, on voyait rien. Hein, Manu ?
-Juste, avant qu'on se casse,
une bagnole s'est garée, mais...
elle roulait sans phares.
C'était zarbi. -Eh ben, voilà.
-Attendez...
On veut pas de problèmes.
-Couleur et modèle du véhicule ?
-Donc on cherche
un break de couleur claire, bien avancés...
-Autant chercher une aiguille dans une motte de beurre.
Je vais demander à Lefèvre
de demander au voisinage, mais j'y crois moyen.
-C'est vrai que ton fils veut une bécane ?
-Tu plaisantes ?
Anouk est déjà flippée du vélo sans petites roues...
Eh non, je les ai baratinés !
-Evidemment, le mensonge, c'est ton truc, hein ?
-J'ai du neuf :
la femme de la victime a signalé sa disparition.
D'une, il était marié, de deux, tu as quelqu'un à interroger.
-Bien joué, Benoît.
C'est pro, ça.
C'est efficace, c'est carré, c'est français.
Reste plus qu'à annoncer que...
son mari ne rentrera pas ce soir.
Ni demain. -Ah oui.
-Pas facile, mais...
si on le fait pas, elle va pas savoir.
-Elle saura pas.
-On est flics, mais pas moins hommes.
Consciencieux, humains...
-C'est beau, mais c'est chiant !
(-Benoît.)
-Oui ?
Manger ? (-Dans mon bureau !)
-Ah, dans ton bureau ?
-Chut ! -J'avais pas compris, moi.
-Viens.
-Quoi ? -Chut !
-Oh, le mystère !
-T'es tout bizarre. -Chut !
-Oh, un jeu !
C'est un rébus, je suis très fort.
C'est un animal...
Une tortue ?
Un castor, un cerf...
Un caribou !
C'est un caribou !
Ca c'est quoi ? Une vache, caribou...
"Interville" !
J'ai ?
Caribou, IGP...
Une boeuf-carotte !
-Chut ! -Une boeuf-carotte ?
La police des polices, ici ?
-Elle veut ma peau. -Merde...
-Comment j'ai fait pour ne pas voir ?
-Elle a des trucs ?
-J'espère que non. -Oh là, là.
-On dit
ce qu'elle veut.
Maintenant, on fait
dans le carré. -Carré.
-Vous étiez ensemble depuis quand ?
-20 ans. On venait de fêter nos noces de porcelaine.
-Vous pouvez nous parler de lui ?
-Gilbert, c'était un amour...
Un papa merveilleux...
Je ne sais pas.
Il faisait les trois-huit.
Et il trouvait du temps pour les enfants,
amener les petites à la danse.
Il a tout sacrifié pour nous.
-C'est-à-dire ?
-Son rêve, c'était la photo.
On voulait prendre du temps, plus tard...
Du temps pour nous.
Mais bon, maintenant...
je ne sais pas comment on tiendra avec mon salaire.
-Madame Maleck...
On doit vous poser des questions, c'est la procédure
de la police française.
Quelqu'un en voulait à votre mari,
au point de le tuer ?
-Pas que je sache.
On menait une vie tranquille.
On s'entend avec nos voisins, je ne sais pas...
-Hier soir,
vous étiez où ?
-J'étais ici, à la maison, pourquoi ?
-Simple question.
Quelqu'un peut confirmer ?
Non, les filles étaient chez des copines.
-Bien.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Un truc coincé
entre mes dents ?
-Non, je regardais juste
ton survêtement. Ca te va bien.
-Merci. -J'aime la couleur.
C'est bleu ?
-C'est du bleu. Bien vu.
Raclement de gorge
-Est-ce que tu as trouvé ce que tu devais... trouver ?
-Absolument, inspecteur.
Tiens... Tenez !
-C'est édifiant ! -Qu'y a-t-il ?
-On a encore fait mouche.
Que pense-t-on de Chantal,
qui pleure son gentil mari ?
-Que son gentil mari ne s'est pas fait défoncer le crâne pour rien.
-Il avait un compte bancaire... -Secret.
-Depuis 1 an, Gilbert Maleck avait un compte caché à sa femme.
Et dessus, un paquet d'oseille qui venait de son employeur.
On a eu l'employeur
et cet argent, c'était ses... -Indemnités de licenciement.
-Bam ! -Pfiou !
-Gilbert a été licencié ?
-Oui, licenciement économique.
-Et les chèques de 1 200 F, tous les mois,
on connaît le destinataire ? -Pas encore.
-On va le savoir. -C'est sûr.
-Vous avez bossé, là. Champagne.
-On ne fait que notre boulot. -Notre métier de flic.
Parce qu'on l'aime, ce métier. -Oh, oui !
-On l'aime, même si ce n'est pas toujours facile.
Mais, voilà. C'est un sacerdoce.
Bref, on a d'un côté, les gentils Maleck qui galèrent.
-De l'autre, le gros magouilleur.
-Exact.
Monsieur Nadir aurait l'amabilité
de relancer la banque pour connaître
le destinataire des chèques ?
Je vais cuisiner notre pauvre veuve, devenue suspecte numéro 1.
Benoît, tu passes dans mon bureau ?
Je voudrais parler... du métier de policier.
-Me voilà, inspecteur. -Alors...
-Ils ont quoi ? -Je ne sais pas. Le printemps ?
-D'ailleurs, on s'est plantés sur le restaurant.
Moi qui pensais choper Zorin.
On a rien chopé du tout.
On se retrouve avec Le Tellier qui essaie de choper Coco.
T'imagines ?
Les 2 à "oilpé".
-Nadir, j'ai compris.
Stop !
Je vais prendre un café.
-Qu'est-ce qui vous arrive, à tous ?
-Viré de l'usine ?
Il n'avait plus de salaire ?
Je n'ouvre pas le courrier. C'est lui qui gérait.
-Bien sûr.
Jusqu'à votre visite surprise à l'usine, et là...
vous découvrez la vérité.
-Votre mari était un imposteur.
-Oui.
Quand j'ai compris que Gilbert me mentait...
mon monde s'est écroulé.
Au début je me suis dit qu'il avait honte.
J'ai rien dit pour ne pas le blesser.
Mais il rentrait tard et puait l'alcool
ou le parfum d'une autre.
Là, j'ai compris que...
-Que pendant que vous trimiez pour à peine remplir le frigo,
et nourrir vos filles,
lui, ce salopard,
menait la belle vie.
Avec une autre femme, en plus.
-Vous le suivez, vous craquez,
vous le tuez et vous le balancez aux ordures.
-Vous ne comprenez pas, j'étais blessée,
mais je ne l'aurais jamais tué, je l'aimais tellement.
-Je... -Madame Maleck.
personne ne peut confirmer votre alibi
et vous avez un sacré mobile.
On vous place en garde à vue
pour le meurtre de votre mari. -Non !
-Merci d'être venue, ça me touche beaucoup.
-C'est normal.
Cet entretien, c'est pour quel job ?
-Pour assister une fleuriste, à mi-temps.
Mélissa m'a eu le plan.
J'ai le trac, ça me...
-Anouk, tout va bien, là.
On fait juste un CV. Il doit être clean.
Après, on verra. Chaque chose en son temps, OK ?
Bruits au plafond
-La petite dort ? -Ca doit être Hugo.
La petite s'est écroulée.
T'aurais vu ça. -Cool.
Après le bac, t'as fait quoi ?
-J'ai fait 2 ans de botanique.
Parce que les fleurs, la nature, les plantes,
c'est mon truc depuis toujours.
-Bo... ta... nique...
Trop stylé. -Et puis...
je ne sais pas quoi mettre d'autre.
Parce qu'après, Hugo est venu.
Avec Josselin, on s'est dit qu'il fallait que je me sacrifie...
Enfin, qui m'en occupe. -Te sacrifier ?
-Oui. Enfin je m'en suis occupé.
J'ai dit une bêtise ?
-Non, ça me fait penser à une mère
en garde à vue.
On pense qu'elle a tué son mari,
suite à un adultère.
-La pauvre...
C'est les hommes, hein ?
Ils sont formidables.
Ils passent leur vie à nous blesser.
Et à nous reblesser !
Trop gentille !
Et tout le monde s'étonne qu'on les tue.
-Quoi ? -C'est drôle.
Une bouilloire siffle.
...
La tisane arrive.
Musique oppressante
-Ah ! Comment j'efface ça ?
Mais non ! Sonnerie de téléphone
Merde.
Le Tellier, j'écoute.
Accent russe *-C'est moi.
Notre ami t'as attendu longtemps, hier soir.
Ca va, mon Josselin ?
-Oui, mais ne m'appelle pas ici, Vladimir. J'ai eu un contretemps.
*-Tu n'oublies pas ce qu'on t'a demandé ?
-Non, je n'oublie pas.
Il y a juste une gonzesse qui met son nez dans mes affaires.
*-Tu veux qu'on s'en occupe ? -Surtout pas.
Je connais vos méthodes, je gère.
*-Ok, mais rappelle-toi : on compte sur toi.
-Je sais, camarade.
Je vais sortir ton dossier, laisse-moi le temps de...
*-Josselin ? -T'es là ?
-Oui, je suis là.
C'est mon bureau, en fait.
-Je te dérange ? -Non.
J'étais en train de bosser, de passer des coups de fil,
en tapant le dossier Maleck, pour Perroni.
Je m'implique !
-Tu fais de la paperasse ? -Eh oui.
On est pro ou on l'est pas.
Flic jusqu'au bout des ongles.
Et je peux t'aider ?
-Non.
Non, non. -Je sais pas.
Tu débarques dans mon bureau. Tu cherches quelque chose ?
-Je passais, je me suis dit : "Je vais lui faire coucou."
-"Faire coucou" ? -Oui.
-Ecoute... Coucou.
-Coucou !
-Bonne soirée, Josselin. -Oui.
Musique de suspense
...
Merde.
...
Tic-tac de la montre
...
Elle toque.
-Oui ?
-Elsa ? -Surprise !
Je te dérange ?
-Pas du tout...
Je peux t'aider ?
-Je ne sais pas où dormir. Est-ce que tu peux me dépanner ?
Je suis dans la merde. -Bien sûr.
Vas-y, entre !
-Merci, Nadir. -Je t'en prie. Pas de quoi.
-Notre imposteur de mari, depuis 1 an, il mettait 1200 F
pour louer un appart' ici.
-C'est plus facile pour les rencarts avec sa maîtresse, non ?
-Oui. C'est là.
Numéro 7.
Attends, je vais pas entrer avec ma clope.
Je vais la mettre dans ma poche, pas par terre.
326,327...
328...
329, c'est là.
-OK, super. Comment on entre ?
-Je te montre un secret pour ouvrir les portes...
-Magnifique.
-On demande au juge une commission rogatoire.
On l'aura dans 3 heures, on va boire un café ?
-C'est bon, vas-y !
-Ah non, moi, en général...
je suis carré.
-En général, oui.
Je t'en prie, ouvre.
-Ta responsabilité.
Ba, ba, ba... -Oh, la vache.
-C'est du studio photo...
On sait où passait l'argent de son licenciement.
C'est allumé.
Il avait pas prévu de mourir ici.
Pas de traces d'effraction ou de lutte...
Pas de traces de sang.
Il est pas mort ici. -On va vérifier.
-Pas sans les gants !
-Quoi ?
Benoît, tu peux venir 7 rue Tronchet avec ma lampe à UV ?
Merci.
-Quand tu as ça dans la cuisine, tu veux pas aller au resto.
-Elle se noiera pas, t'as vu la taille des bouées ?
-Chut !
-C'est drôle, cette façon
de parler qui te rend idiot.
Rire forcé
-J'ai pas compris.
-Arrête.
Ton machin, ça sert à quoi ?
-A trouver du sang. -Et alors ?
Ca trouve ?
-RAS, tout est clean.
-Ca a l'air efficace, ton truc.
C'est mieux en boîte, ça !
-Arrête !
-Oui, Pierrick ?
-J'ai rien dit. -Si.
-Vas-y.
-Pardon. Le boulot.
-Tu ne trouves pas bizarre qu'il n'ait pas de chambre noire.
Suis-moi.
On va voir ça.
Musique inquiétante
La voilà, sa pièce secrète.
-OK. -Ah, oui.
-C'est nettement moins habillé, ici.
Il siffle.
-Alors, ça nous dit quoi ?
-Putain ! Oh, la vache !
-Voilà notre scène de crime.
-Fais voir.
-On a l'impression que...
Il s'est fait massacrer là,
ça a giclé contre le mur.
Et après,
il a dû être traîné dehors.
-Josselin, là. -Oui ?
-Regarde ça.
Musique de suspense
...
Un bout de l'arme du crime ?
-Tu le croiras pas,
j'ai sympathisé avec le voisin,
-Attention ! -Tu marches dans le sang !
-Désolé, j'aurais mis des gants de pieds.
Je savais pas. -Et sinon, Benoît ?
-Le voisin a dit que c'était un moulin, ici.
Il a entendu Maleck se disputer avec une femme.
-Quoi ?
-On a sa description ? -Absolument.
D'après le voisin, elle serait très grande,
très mince et très belle.
-Oh, le châssis. -Ah, oui.
Et souple, hein !
Ca doit gratter, tout ce sable.
-Tiens, des négatifs.
-Ah, super !
-C'est pas une vraie blonde. -Pardon.
Et pour les filles ?
-Tu nous as pris pour des bleus ? J'ai le Rolodex de Gilbert.
On va les identifier. -On va faire ça carré.
On va d'abord la convoquer, elle.
-Ah ! -Regarde cette tête de suspect
qu'elle a.
Elle aussi, tu convoques, et avec des vêtements.
En fait, convoque-les toutes.
-Et oui. -Voilà !
-Elles ne doivent pas
passer au travers, elles sont toutes suspectes.
-Et la veuve ?
-Bah, on ne la convoque pas.
-Bah, oui.
-C'est vrai, on va la relâcher.
Elle a pas pu bouger le corps.
Il n'y a pas de sang chez elle.
On ne va pas la garder
au mépris d'un emploi du temps surchargé.
-Je vais la faire surveiller et si elle s'échappe... Bam !
On la serre, direct ! -Dans le respect
-DE LA PROCEDURE.
-Je vais chercher Elsa, c'est mon moment.
-J'ai tant de souvenirs.
-Ah bon ?
-Le Canada. Les lacs, les espaces... -Ah, oui.
-Tiens, j'ai imprimé tes CV. -Merci.
T'as dû broder, parce qu'il n'y avait pas grand-chose. Merci.
J'ai tellement
envie d'avoir ce job. -Anouk, je...
Non... -Dis-moi ce qu'il y a.
-Rien, je repense
à cette femme trahie par son mari...
Ca me met en colère. -En colère ? Mais non.
Il faut prendre du recul.
C'est pas ta vie, hein ?
-Toi, par exemple, si Josselin te trompait, tu te battrais ?
-Les combats, c'est pour les films. Dans la vie c'est...
plus nuancé.
-Je crois surtout que
celles qui restent sont lâches, c'est courageux de partir.
-Lâches ? -Oui.
-C'est tout le contraire, il faut le vivre pour comprendre.
Quand ton mari te trompe
à 17 ans de mariage,
tout s'écroule, tu as envie de crever.
Tu repenses à ce que tu as construit,
ce que vous avez partagé,
et les mômes, évidemment.
Tu te dis que cette femme est de passage.
Elle n'est rien.
Tu décides que ce que vous avez,
c'est plus fort que le reste.
Tu es toute fissurée à l'intérieur,
mais tu souris à tout le monde, et c'est ça, le vrai courage.
Josselin, je l'aime, c'est mon bonhomme.
Mais j'oublierai pas ce qu'il m'a fait.
Je te paye une glace.
-Moi, c'est vanille-citron vert. -Non !
-Si. -Comme Elsa ?
-Ah !
Elle a mauvais goût.
Roxette : "The Look"
...
Rires
-Qu'est-ce qu'il se passe, ici ?
-C'est vrai. C'est quoi, ce bordel ?
Messieurs ! Allez, ça retourne bosser !
Allez interroger ces dames. Franchement.
Salut, Beyoncé. C'était bien, ce déjeuner ?
C'est sympa. Content de te voir.
-Entrez, installez-vous.
-Bonjour.
-Bonjour.
-Votre nom ?
-Alice. -Lola.
-J'ai connu une Corinne. -Dites-moi.
-Il a toujours été très pro,
sans problèmes.
-Avec Gilbert...
-Très sympa !
-C'est pas son genre.
-Jamais.
On prenait la pose.
-Comme ça. -Sur le côté aussi.
-Très bien.
Musique entraînante
...
-Monsieur ?
Votre café.
Au revoir.
-Alors, l'affaire de photographe ? -Mis à part
que les filles ont rencontré Maleck dans des soirées VIP,
on a pas beaucoup avancé.
-Par contre son ascension dans la mode, c'est chelou.
-Pourquoi ? -Parce que...
On toque. -Oui ?
-Pour un ouvrier...
-J'ai reçu les pellicules développées.
-Cool, merci. -Je te laisse regarder.
-Josselin, viens voir. -Oui ?
Ah. Bah, d'accord.
Il s'emmerdait pas, Gilbert.
-C'est quoi ? -Du porno.
-Fais voir.
-Regarde qui c'est. -Oh, la vache !
-Océane.
-Herbert ?
-Oui !
-Elle n'était pas dans l'agenda.
-Pourtant, là, elle le connaît.
-Excusez-moi, on parle de qui ?
-Océane Herbert, top modèle mondiale !
The one and only.
La fierté de la région.
-Non, on va bosser et se concentrer.
On arrête d'être obsédés.
-On n'est pas obsédés, on regarde des pièces à conviction.
-On fait notre job. -On va faire mieux :
on la convoque immédiatement. -A vos ordres, chef. Voilà.
Musique de suspense
...
Claquement de porte
-Bonjour.
-Il y a déjà
assez d'inspecteurs. -Je suis de la police.
Je pensais peut-être...
Léger cri
C'est vrai, c'est assez étroit.
C'est vite rempli, oui.
-Mlle Herbert, commissaire Perroni.
Voici mon équipe.
Je suis très admiratif
de votre travail.
-Pourquoi suis-je convoquée ici, commissaire ?
-Le nom Gilbert Maleck vous évoque-t-il quelque chose ?
-Ca devrait ?
Soupir
-Et cette photo, ça vous rafraîchit la mémoire ?
Musique de tension
...
-Et ces photos ?
Vous voulez qu'on en parle ?
...
-OK.
Je vous raconte, si ces photos
disparaissent. -On fera pour le mieux.
-Je n'étais pas connue, je devais faire mon photobook.
Gilbert n'était pas cher, j'ai accepté.
A la fin de la séance, il m'a offert un verre.
Puis encore un verre, puis encore un autre verre...
-Et ?
-Et j'étais...
complètement bourrée.
Je me suis retrouvée nue
face à lui.
Il me prenait en photo dans des positions
dégueulasses.
-Excusez-moi, Océane.
Vous étiez consentante à faire ces photos ?
-C'est-à-dire ?
-Hum...
Gilbert Maleck
vous a forcée ?
Vous aviez envie de faire ça ?
-De faire ça ? Jamais.
-Bon, votre carrière
prend une envergure internationale en quelques mois.
-Vous essayez d'oublier
ces photos.
Mais Gilbert Maleck, non. C'est ça ?
-C'est ça. Cet enfoiré m'a fait chanter.
Pour que je le pistonne. -Il en voulait toujours plus.
Ca vous a fait craquer ? -On est allés le voir
avec mon garde du corps pour lui foutre la pression.
-Son voisin a entendu
une dispute violente.
-Il ne voulait rien entendre, alors on l'a...
-Tué.
-Attendez...
Il est mort ?
...
-Direction mon bureau.
-Pauvre nana. -Oh, ça va...
C'est que des photos, il l'a même pas touchée.
-Photographier une femme sans son consentement,
c'est violer sa dignité. -Tout de suite les grands mots.
-Et si c'était ta fille ?
-Quoi ? -Si on prenait ta fille en photo
dans des positions dégueulasses, tu ferais quoi ?
-J'étranglerais le type de mes propres mains. Tu comprends ?
-Tu sais quoi ?
Pense que chaque femme pourrait être ta fille, tu verras.
-J'ai bien bossé.
Océane était à Milan le jour du meurtre,
pour une séance photo.
Son "déménageur" était avec elle.
-Bon, va prévenir Perroni.
On la libère. -Et les autres ?
-Tu crois quoi ?
On a vérifié et elles ont toutes ont un alibi.
On est mieux que les Américains.
On fait les trucs carrés, nous.
-Procédure. -Ouais !
-C'est bon, ces conneries.
Ca me fait voyager, t'as pas idée.
Je repensais aux lavomatiques, comment ça marche ?
-Avec des jetons.
-Tu mets des billets et ça te rend de la monnaie ?
-Oui. Pourquoi ?
-Ca, c'est la face légale.
-Ouais. -Si on veut
choper Zorin,
il faut remonter son vrai business, celui qui lui rapporte un max.
-Exactement. On fait ça comment ?
-En injectant dans son business
des billets marqués qu'on va tracer.
Et pour ça, c'est Bébert qui va pouvoir nous aider.
-Hein ?
-Je t'explique.
L'homme a l'accent russe. -UNE, DEUX, TROIS, QUATRE.
-C'est la dernière ?
-Mes beautés !
-Ah, chéri !
-Papa est rentré.
-Ton collègue d'Interpol est là, on t'attend au salon.
Hyper sympa. -Interpol ?
Qu'est-ce que tu racontes ? Rires
-Donc, il y a quoi ? Une cinquième.
-Vladimir. -Mon Josselin.
Elle est trop mignonne, ta petite.
Vas-y. -Il y a quoi dedans ?
-Hop ! -Une autre !
-Tu as vu ?
Génial. -Il y en a toujours une.
Je suis très content de te voir.
Tu as bonne mine.
-Va te brosser les dents. -Non.
-C'est l'heure de se coucher.
Anouk, s'il te plaît. -Je reviens.
On y va.
-A tout de suite.
-On y va, au pas de charge.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-On n'avait pas de nouvelles, on s'inquiétait.
-J'avais des problèmes.
Tout va rentrer
dans l'ordre, OK ?
Musique pesante
...
-Très content d'apprendre qu'on va à nouveau collaborer.
Notre ami appréciera.
Na zdarovié.
-Bon, écoutez,
on va passer à table.
Restez dîner, j'ai fait
du poulet basquaise. -Notre ami
a une famille, lui aussi.
-Madame,
j'adore manger du poulet.
Mais votre mari a raison.
Ma famille
m'attend, moi aussi.
-Oh, revenez
quand vous voulez. -Avec plaisir.
Mon ami, tu as une famille en or.
Alors, prends-en soin.
...
-Bonjour.
-Salut.
Bonjour, tout le monde.
-Patron ? Pardon de vous déranger.
Du nouveau sur le photographe.
-Pour une fois...
-Dans la paperasse, j'ai trouvé une facture
d'un mois, une vente de photos.
-Adressée à ?
"Pile ou fesse".
-Je connais ! Une revue
de paris sportifs
et de photos porno.
Avec les poils.
-Evidemment.
-Je l'achète pour les résultats du tiercé.
Je suis très
courses. -Bien sûr.
-Il faisait chanter
les gonzesses et revendait les photos à des magazines cochons.
Chouette personnage. -Le magazine
me faxera les photos de Gilbert dans...
Un fax arrive.
...
-L'efficacité de la police française.
Tu veux un fax ? Bam ! On reçoit un fax.
Efficacité.
Carré.
Je la reconnais, cette petite.
Beyoncé,
avec moi.
Pas de répit pour les braves. A plus tard.
-Tu l'as reconnue ? -Oui.
Deux secondes.
Salut, Titi. Ca va ?
Deux paquets de Manhill,
s'il te plaît. Je la connais.
-C'est pour la maison, comme d'hab'.
-Merci. -Non, qu'est-ce que tu crois ?
Pas du tout. Je le vois, ton petit manège.
Je suis incorruptible. C'est ça, la police française.
C'est carré et tu gardes la monnaie.
Salut, Titi. -Merci, au revoir.
-Ouais, je la connais. Je l'ai déjà vue en photo.
-Je ne veux pas savoir. -Habillée. Ca va pas, ou quoi ?
Elle pourrait être ma fille.
-Je vous ai dit tout ce que je savais.
-Et cette fille, là, avec vos deux enfants ?
Qui est-ce ?
-Vous voulez
la jeter en prison ? -Je suis
désolé.
C'est pour peut-être élucider le meurtre de votre mari.
-C'est Mélanie, sa filleule.
-Sa filleule ?
Mélanie comment ?
-Mélanie Lopez. -Où est-elle,
Mélanie Lopez ? On doit lui parler.
-Ca va être dur. -Ah ?
-Elle est en hôpital psychiatrique. Elle a tenté de se suicider.
-Quel hôpital ?
Musique de suspense
...
Salut, Mélanie.
On est de la police.
On a quelques questions à te poser. Tu veux bien nous parler ?
-On est venus te parler de Gilbert Maleck.
Et des photos qu'il a faites de toi.
-Prends ton temps. On est là pour ça.
-Quand j'ai vu l'annonce, j'étais trop heureuse.
Je rêvais de faire un book.
Quand j'ai reconnu mon parrain, j'en revenais pas.
-C'est lui qui t'a dit de te dénuder ?
-Il disait que ça m'aiderait à aimer mon corps.
Que les photos resteraient entre nous.
Moi, je l'ai cru.
-C'est pas de ta faute, Mélanie.
Qu'est-ce qui s'est passé après ?
-Les photos sont sorties dans un magazine porno.
-Sans ton...
-Consentement. -Sans ton consentement ?
(-Non.)
Un type de ma fac m'a reconnue.
Je suis devenue la salope de la promo.
Même Manu, mon chéri, il a...
Il a rien pu faire pour m'aider.
J'en pouvais plus, c'était trop difficile.
-C'est pour ça que tu as essayé de...
Merci, Mélanie. -Au revoir.
-La signature du registre. Il faut mettre l'heure
et signer. -Ouais.
Quelqu'un a rendu visite à Mélanie tous les jours depuis son arrivée.
Emmanuel Mangin, Emmanuel Mangin...
-Un des deux frères du motocross.
Elle a parlé d'un Manu. C'est son mec ?
-Ils se sont bien foutus de notre gueule.
Alors, Tic et Tac ?
On siffle une petite mousse au comptoir, tranquillou bilou ?
Entre frérots ?
On pensait à un truc.
C'est vachement beau, la loyauté fraternelle. Ah, ouais.
On se protège mutuellement, on ment aux parents et à la police.
Et surtout,
quand l'un merde, l'autre le couvre.
Et ça, c'est émouvant.
Il siffle.
T'as vu ça ?
C'est du casque de compète !
Fais voir.
Bah...
Il est cassé, là.
Qu'est-ce que tu as fait ? -Il a peut-être défoncé un truc.
-Genre un crâne ?
-Par exemple.
-Merde, putain. Je suis même pas chaud.
Musique pop rock
Putain ! -Tu restes là, toi.
...
Police ! Réquisition de votre véhicule !
...
Je vous arrête pour le meurtre de Gilbert Maleck.
-Elle a failli mourir. Et moi je l'aime, Mel.
Il le méritait. -Laisse-toi faire.
-Je regrette rien. -D'accord.
-Rien, t'entends ? -OK.
On tape sur une machine à écrire.
Voilà.
On toque à la porte. Oui ?
-Alors, champion,
on se met à la procédure ? -Admire.
Ca, c'est du bon boulot.
Quand je pense que cet enfoiré de Maleck
a détruit la vie de cette gamine pour 2 000 balles.
Quand les hommes sont cons,
ils sont vraiment cons. -Je te le fais pas dire.
Qu'est-ce que
tu baragouines ?
-Comment t'en es arrivé là, sérieux ?
-Tu parles de quoi ?
Il ferme la porte.
Et toi ?
Comment t'as fait pour bosser
pour les boeuf-carottes ? -Je suis pas une boeuf-carotte.
-T'enquêtes sur moi, je le sais.
-T'y es pas du tout, Josselin.
-Je suis un bon flic.
C'est dur, mais je suis un bon flic.
Je te laisserai pas détruire ma carrière.
-Je bosserais jamais pour l'IGPN ! -T'es pas une boeuf-carotte ?
OK.
T'es pas canadienne.
Mais alors, t'es qui ? Qu'est-ce que tu fous ici ?
Hein ? Qu'est-ce que tu cherches ?
Pourquoi tu me tournes autour ? Qu'est-ce que tu caches ?
-Et toi, tu caches quoi ?
-Je cache rien du tout. -Non.
Rien à personne.
Même pas à Anouk ?
-Ma femme ?
Quel rapport ?
-Ta femme que tu trompes avec Coco.
-Comment tu sais ça ?
C'est pas tes oignons.
Tu vas faire quoi, avec ta solidarité féminine ?
Ah ! Me balancer
à ma femme ? -Elle le sait déjà.
-N'importe quoi.
-T'as tout pour être heureux, tout.
T'as une femme formidable et tu lui fais mal.
-C'est quoi, ce psychodrame ? -Tu fais du mal à ta fille...
-Laisse-la en dehors de ça !
Mêle-toi de ta vie, reste
hors de la mienne
et dégage de mon bureau, merci.
Non, mais sérieusement. Prends des antidépresseurs.
Occupe-toi de ta vie, surtout.
(-Et je suis censée sauver ça.)
-Allez.
(-Tocard.)
Musique de suspense
...
-Alors ? -C'est passé crème.
-Bien joué.
On attend que les billets réapparaissent chez les Russes.
Le Tellier sera foutu
pour de bon.
Allez, plus qu'une dizaine de lavomatiques.
...
-Tiens.
Avez ça, Zorin peut dormir tranquille.
Je t'avais dit que tu pouvais compter sur moi.
-Ca me fait plaisir de te retrouver comme avant, mon Josselin.
-On reprend les bonnes vieilles habitudes si tu veux,
mais ne viens plus chez moi.
-Ne me raccroche plus au nez. D'accord ?
Je te recontacterai.
Sous-titrage EVA France ST'501
...
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