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Merci, Paul. Tout est en ordre. Tu es toujours là pour filer un coup de main.
Antoine, tu nous donnes maintenant notre argent. Tu n'en as pas besoin d'autant.
D'accord. Je n'ai pas besoin de tant d'argent.
Et là tu l'as !
- Tu casques, sinon tu es mort ! - Tu en veux encore !
Lâche ce porc !
À deux vous avez plus de courage !
Prudence, quelqu'un vient !
Barrez-vous ! Sinon je vous attrape par la peau du cou !
On se retrouvera !
Salauds !
Ils ne vous ont pas fait de cadeaux. Est-ce que ça va ?
Je crois que oui. Merci.
Ces salauds essaient toujours avec le même truc.
Je vais rester encore un peu. S'ils reviennent peut-être.
C'est fort possible.
- Tenez. - Merci.
C'est compris dans le service.
Alors, on ne m'a jamais battu.
- Voilà,c'est mon bateau. - Très beau.
- Est-ce que tu en veux une ? - Merci.
Tu as du feu ?
Tu as de l'argent liquide ? Tout va bien ?
Ça pourrait être mieux côté finances.
Si je m'étais imaginé ça.
Prends ça pour l'instant. Et encore une fois merci.
Toujours secoué ?
- Tu sais piloter un bateau ? - Mais bien sûr...
Alors emmène-moi à la maison et tu gagnera quelques dollars de plus.
- Comment t'appelles-tu ? - Alain.
- Comment tu es arrivé ici ? - Avec un billet de bateau, de Caracas.
- Qu'est-ce que tu veux faire maintenant ? - Gagner un peu d'argent et continuer.
Il suffit donc de s'en sortir.
Je connais cela.
Vous passez tellement quelques jolies années, et puis vous êtes rompus par la fatigue.
C'est possible. Mais c'est bien de trainasser, aussi.
Tu t'en sors avec le bateau ?
Sûrement.
Ah, c'est là. Maintenant tu vois la maison.
C'est un peu loin. Mais je n'aime pas vivre en ville,
et ici on se sent à l'aise.
Je loue des bateaux aux touristes. Pour aller pêcher et pour des virées.
Mais en ce moment, aucun touriste.
Ça ne fait rien. Ici, il y a toujours quelque chose à faire.
Si tu cherches un job. Tu peux travailler chez moi.
- Il y a à faire. - Alors c'est bon.
- Le bateau t'appartient aussi ? - Oui.
- Parfait le bateau, non ? - Oui.
Il m'a procuré beaucoup de joie.
Quand je suis arrivé ici, j'y ai vécu avant de trouver la maison.
- Alors, tu dis quoi maintenant ? - Bon dieu.
Ce n'est pas une péniche, il peut contenir 20 tonnes de poissons.
La cale est réfrigérée.
Quelques bons treuils pour haler les filets.
Parce qu'il y a un diesel en duo là-dessous.
On a 10 noeuds comme un rien.
Viens. Il y a encore à voir.
C'étaient des cabines pour 8 personnes.
Plus 4 couchages supplémentaires au salon.
Habituellement, j'en emporte encore plus. Alors, ceux-ci dorment sur le point.
- Une bière ? - Oui, merci.
Tu devrais voir les touristes,
si nous partons aux Bermudes,
comment alors les filles sont agitées.
Elles font dans leur culotte durant le grand voyage.
Et alors elles voient le sang le pont.
Parce qu'elles sont si exitées que s'en est presque indécent.
Naturellement je les calme en racontant que le requin devient de la nourriture pour chats.
Sauf quand il est passé en contrebande comme Le thon sur le marché.
C'est une affaire formidable.
Les agences sont heureuses, les touristes sont heureux.
Je suis heureux de la façon dont les choses se passent.
Pas exactement une fortune, mais...
Bonjour, princesse. C'est Alain.
Il reste un moment chez nous.
Il va m'aider avec les bateaux pour la prochaine saison.
Peut-être il en pilotera aussi un pour moi.
Tu peux dormir ici. Les toilettes sont dans le jardin. Pour se laver à la mer.
Ce n'est pas comme au Hilton.
Tu pourras manger avec nous. La princesse cuisine très bien.
Je viens de dire à Alain qu'il peut manger avec nous.
Ohé, attends donc une seconde !
Tu as peur de brûler les toasts ?
Tiens, s'il te plaît.
C'est quelqu'un comme elle ou seulement les touristes qu'on traine sur la mer ?
Qu'est-ce que tu entends par "quelqu'un" ?
Alors, j'entends... Quelqu'un à l'instar de moi ?
Tellement bizarre, si quelqu'un de si loin vit dehors dans la solitude.
Alors, ton imagination, jeune homme, t'épargne.
J'ai seulement eu un peu de chance parce que j'ai choisi ce que je voulais.
Je peux t'affirmer qu'il n'y a personne qui atteint un grand destin.
Avant j'étais chauffeur de taxi à Manhattan.
Et alors j'ai voulu savoir comment on peut se faire 1 million.
Eh bien, un jour j'ai atterri ici.
Et si tu veux savoir la vérité.
Je ne suis pas plus heureux qu'avant.
Un putain de jeu.
Tu as besoin seulement d'un gros compte en banque, sinon rien.
- Vraiment ? - Oui, mon gars. Et qui a disparu.
Donc il a encore fallu recommerncer une nouvelle fois ?
- L'affaire touriste. - Oui, ça marche admirablement.
Maintenant je bourlingue les gens dans le bateau, à l'instar d'avant dans le taxi.
L'unique différence est la région.
Et les moustiques.
Et les femmes ? Qu'est-ce que tu vas faire avec ça ?
Je pense à l'amour et... ça me paraît assez à partir de là.
Tu peux travailler chez moi, mais plus c'est impossible.
Alors pas de conneries ! Compris ?
Bien sûr.
Espérons-le.
- Tiens ! - Non, merci.
- Est-ce que tu ne bois plus ? - Seulement pas de choses plus dures.
Je deviens saoul avec ces trucs. Ensuite, il y a des problèmes.
Donc j'ai cessé avec cela.
Cependant, ça demande beaucoup de volonté.
Je fais seulement ce je veux. Et j'atteints la but.
Magnifique pour toi.
Comment ça avance de ton côté ?
J'ai presque fini. Si tu veux, on peut tout de suite l'essayer.
Plus tard peut-être. Ce n'est pas urgent.
Princesse...
... Tu ne veux pas me dire, ce qui se passe ?
Depuis qu'il est ici, tu ne dis pas un mot. Qu'est-ce que tu as contre lui ?
C'est un fainéant. Il profite seulement de toi.
Simplement ne t'occupe pas de lui.
Ce qui est important, il est un bon mécanicien.
Encore meilleur que moi. J'ai besoin de lui.
Et s'il te trouble, tiens-toi éloignée.
Sors de son chemin.
Ton premier salaire hebdomadaire.
Alors, il fonctionne bien. Il résonne presque comme un neuf.
Si tu veux, vas en ville et dépense ton argent.
Pour se faire de cogner, je ne paie rien.
Tu es encore jeune, moi je suis un vieillard.
Je te conseille d'y aller maintenant. J'ai besoin de toi demain.
Merci, mais je le préfère aller nager.
C'est "princesse" ton nom ?
Un nom amusant.
Très rare.
Tu es de Trinidad ?
Ben oui, question stupide.
Tu ne parles vraiment pas beaucoup.
- C'est toi, Alain ? - Oui !
Qu'est-ce qui se passe ?
Maudits voleurs !
C'est la troisième fois qu'ils viennent.
Peut-être nous pourrions les attraper à nous deux.
Viens par là !
Ce n'est plus utile.
Merde !
Comment ne les as-tu pas entendu parler ?
J'étais de l'autre côté dans la maison. Cependant tu étais éloigné seulement de 20 mètres.
Mais je l'ai entendu. Explique-moi ça.
Tout à fait simple. J'ai dormi.
Rôdeurs et voleurs ! C'est du pareil au même !
- Tu as prévu quelque chose ? - Antoine !
Contiens-toi ! Tu me fais rire.
Je regrette. C'est juste parce que c'est la troisième fois.
Excuse-moi.
Encore une fois je ne les ai pas attrapés.
Alors, allons au lit.
Alain !
Alors, ça te plait que je sois ici avec toi ?
Tu peux parler. C'est surprenant.
Et tu peux même sourire.
Oui. Et je peux aussi encore plus.
Merci.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Pourquoi est-ce que tu me fixes ainsi du regard ?
Tu es tellement belle.
Tu connais sans doute la moitié du monde ?
Pendant 2 ans, j'ai fait le tour du monde. J'ai presque été partout.
- Alors tu es certainement allé à Rio ? - Oui, aussi. Une ville merveilleuse.
Des routes merveilleuses, la Copa, c'est Rio.
J'y étais il y a 5 ans. C'était une époque merveilleuse, alors.
Tu voudrais y retourner ?
Pour la vie, volontiers.
Belle princesse.
Tu nous laisses un moment seuls, d'accord ?
Alain ! Tu vois ce qu'il y a à faire, tu remets tout en ordre !
Quand est-ce que tu reviens ?
- N'importe quand ! Je ne le sais pas encore ! - Alors, d'accord. Au revoir !
Est-ce que tu as encore quelque chose à laver ? Tu peux le donner.
J'ai toujours lavé moi-même mes affaires.
- Antoine était encore avec toi ? - Oui.
- Et ? Vous l'avez fait ? - Est-ce que ça te fait quelque chose ?
Ah, on est nouveau ici ?
Oui. Je ne veux pas me mêler de ça.
Qu'est-ce que tu veux boire ?
Rien du tout. Où est Madeleine ?
- Dans sa chambre. - D'accord, j'ai compris.
Qui est là ?
C'est Antoine. Tu as encore bu ?
Non. Et en quoi ça te concerne ?
Je ne veux pas que l'établissement devienne un tripot.
Parce que la gérante se laisse aller. Y a encore un nouveau barman.
Oui, parce que le vieux barman vient juste de partir.
Tu sais s'il n'est pas ici pour nous voler ?
Antoine, des petits criminels il y en a partout.
Même les barmen. Ah, Antoine...
... tu sais mais qu'ils ont besoin d'argent.
Ce n'est pas une raison pour moi, pour pénétrer la nuit dans la maison.
Je paierai quand la saison commencera.
Et si d'ici là ils n'ont rien à gagner ?
- Très bien, qu'ils crèvent ! - Non ! Attends, Antoine !
Pour une fois, essaie de comprendre !
Les gens d'ici sont encore dépendants de quelques avantages.
Tu le sais, Antoine. Je ferai tout pour toi.
Je ne peux pas perdre mes meilleurs clients !
Une hôtesse a autant de dignité dans le corps comme un guide touristique !
Tu es un sale amerloque ! Va à la maison ! Laisse-moi tranquille !
Fais-le avec ta négresse !
- Du sucre ? - Oui.
Antoine.
Excuse, princesse. Je suis navré. Je me suis aussi fâché.
Moi, un sale amerloque. Selon ce qu'on m'en a dit.
Ils veulent me finir, les salauds.
Eh bien, c'est ainsi...
Ici on n'installe pas un magasin d'une façon sûre.
Ça attire les toursites dans cette zone déserte,
afin que l'argent se partage entre les gens,
et alors ils n'ont pas le temps d'attendre et ils cassent tout.
Apporte-moi quelque chose à boire.
- Voilà. Tu veux un verre ? - Je bois à la bouteille. Donne.
- Laisse-moi me saouler. - Qu'est-ce qui se passe ?
Ça te concerne en quoi sale négresse ?
Si tu commences maintenant à devenir curieuse.
Je sais depuis longtemps que tu es mariée avec elle.
- J'ai toujours été là pour toi - Négresse, alors tu l'as su ?
Viens, mon enfant. Je vais t'accorder un crédit...
... et te montrer maintenant comment on aime une vénus noire.
Allons-y.
Princesse !
Entre, le repas est presque prêt.
Tu peux m'aider un peu ?
Princesse ! Je meurs de faim !
Et voilà que tu as sali ta chemise.
Si tu la retires, je la lave cet après-midi.
Alors, vous deux. On dirait que ça va mieux ensemble.
C'est une bonne raison pour boire un coup.
- Tu sais qu'Alain ne boit rien. - Ah oui, tu as raison.
Je ne devrais rien boire aussi pendant la journée.
Ca serait mieux si tu ne buvais rien du tout.
Sinon si tu bois tous les jours, tu vas en mourir.
Rien ne changera ici.
Qu'est-ce qui devrait changer ici ? Tu ne te plais plus ici ?
- Pas vrai, Alain ? - Oui.
Ma chemise. Tu as pensé à quoi, quand tu l'as lavé ?
Arrête tes plaisanteries stupides !
Occupes-toi plutôt de ton travail !
Si Antoine revient à la maison, et que rien n'a encore été fait...
Tu es seule ?
- Je ne sais pas encore. - Alors je vais le chercher.
Tu ne peux plus vivre probablement sans lui ?
Nanu. Qu'est-ce que tu as ce contre cela ?
Donne-lui son argent et tu le renvoies.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? - Rien.
J'en ai juste assez de l'avoir toujours autour de moi.
- Il t'a embêté ? - Non.
Mais depuis qu'il est là, nous avons tousles deux des querelles ensemble.
Mais tu sais que la saison touriste commence maintenant.
Tu ne le rencontreras pas si souvent.
- Et ramène aussi quelque chose à boire. - Encore ?
- Oui, il n'y en a plus. - Déjà tout a été vidé ?
- Et tout ce dont nous avons besoin. - D'accord, bière et sucre.
Je n'oublierai rien, madame.
Peux-tu me rapporter une paire de chaussures ?
Hey, princesse, tu ne portes jamais de chaussures.
Maintenant je voudrais bien changer.
D'accord. Si c'est seulement ce que tu veux.
Tu veux quoi comme chaussures : talons hauts, sandales ?
- Ca m'est égal. - Alors on te fera une surprise.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Qu'est-ce qui ne va plus avec toi ?
Oublie ce qu'il y a eu entre nous. D'accord ?
- Pourquoi est-ce que je le devrais ? - Si Antoine l'apprend.
Ensuite, il est avec nous deux.
- Jamais. - Ne me touche pas !
Je te préviens!
Si tu essaies, tu reçois ce couteaux entre les côtes !
- Princesse, pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? - Tu es une poule mouillée, mais pas un homme.
Eh bien, tu permets alors.
Si tu étais un homme, tu ne laisserais pas...
Antoine me traiter comme la dernière des saletés.
Pourquoi est-ce que nous ne partons pas d'ici ?
Ainsi tu partirais avec moi ? Est-ce que tu es sérieux ?
Mais où que nous allions, Antoine nous trouverait.
Alain.
Est-ce que tu m'aimes ?
Tu le sais.
Tu ne me l'as jamais dit.
- Si tu m'aimes tellement tu ferais tout pour moi ? - Oui.
Alors tu dois tuer Antoine.
Viens, Alain.
Nous avons seulement quelques heures.
- C'était la dernière fois. Je ne coucherais plus avec toi. - Pourquoi ?
Parce que tu es trop lâche pour faire ce dont nous avons discuté. - Que veux-tu dire ?
Tu le sais très bien.
Tue le cochon, ou tu ne me retrouveras plus jamais.
Pourquoi tu détestes autant cet homme ? Qu'est-ce qu'il t'a donc fait ?
Et tu me demandes encore ? Il a détruit ma vie !
- Il a fait de moi une prostituée ! - Pas encore, princesse.
Il est pire qu'un animal sauvage. Il est écoeurant.
Je n'en peux plus. Je ne peux plus le supporter.
- Ce que ce type fait avec moi est dégueulasse. - Calme-toi.
Assure-toi de cela cette nuit.
Je laisse les rideaux ouverts.
Alors tu pourras le voir toi-même.
Je ne le ferai pas. Je ne peux pas.
File alors, tu es un lâche ! Je ne veux plus te voir !
Oui, tu es un lâche !
Qu'est-ce qui ne va plus chez toi ? Tu n'as plus d'appétit ?
Non.
Ça vient du fait que tu travailles trop.
Il est temps que tu prennes une fille.
C'est le meilleur truc pour se détendre.
Tu veux aller à Port d'Espagne ?
Oui, tu peux. Reste en boite toute la nuit.
Va droit au but. Va bouger tes fesses.
Alors à demain !
Un moment. Il y a un bistrot à proximité des Forts.
Le bistrot s'appelle "L'amitié". Demande Madeleine.
Elle aura certainement une fille pour toi.
Il dit, demande à son épouse.
- Je la connais. - Vraiment ?
- Tu connais déjà Madeleine ? - Oui.
- Le premier jour, elle m'a offert une boisson au bar. - Rien d'autre ?
Qu'est-ce que tu entends par là ?
- Rien d'autre. - Au revoir.
J'ai arrêté de boire.
Je veux que ça soit clair, quand... Tu comprends ça.
Alain !
Alain ! Ce sont encore les mêmes.
Bon dieu, Alain ! Où est-ce que tu es ?
Alain !
Alain !
Qu'est-ce qui se passe ?
Encore ces voleurs ! Mais maintenant on est pris au piège.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Regarde le quai.
Si ça s'éclaire, nous l'aurons.
Je ne peux pas l'expliquer.
J'ai entendu quelqu'un mettre le moteur en marche. Et on a tiré sur moi.
Ils sont venus sûrement avec un autre bateau. Peut-être une barque ?
Et après les coups de feu, ils ont encore filé.
Peut-être que tu as raison.
Tiens regarde ! Le bateau !
Il parait être vide.
Peut-être quelqu'un est sur le pont et est blessé.
Alors nous allons vérifier.
Bah, on laisse tomber. Ca ne mène à rien. Ce qui m'importe c'est de les attraper.
Ce que je voulais dire : Être la cible n'est pas du tout drôle.
Je voudrais que tu viennes avec moi en ville, on va informer la police.
Ah ! princesse.
Je vais en ville.
Je dois emmener Alain comme témoin.
N'est-ce pas Alain ? Tu es prêt à cela ?
Oui.
Viens, assieds-toi avec nous.
Madeleine, c'est Alain. Mais vous vous connaissez déjà ?
Oui, il est venu une fois ici. Puis il a soudainement disparu.
Compréhensible. Tu le voulais sûrement comme les barmen.
- Je regrette, mais il travaille pour moi. - Vraiment ?
Ce gars est tout le temps dans ta maison avec elle ?
Oui, naturellement. Où est-ce qu'il irait habiter sinon ?
Donne-lui à boire. La langue lui pend déjà dehors.
Charles ! Apporte-lui une limonade.
- S'il n'a pas changé ses habitudes de consommation. - Non, je n'ai pas changé.
Alors, qu'est-ce que nous célébrons ?
La nuit dernière on a essayé de nous faucher les bateaux.
A la différence que cette fois il avait un pétard.
Et en plus de ça, il a tiré.
Les balles ont rasé mon crâne.
Ça m'a emporté la barbe.
Oui, on m'a pas manqué.
Peut-être ce n'était pas un voleur.
Si ils ne viennent pas pour faucher, pourquoi est-ce qu'ils viennent alors ?
Parce qu'on voulait te tuer.
Qui voulait me tuer ? Pourquoi ?
Demande donc à ta douce négresse.
Ça frise l'idiotie. Princesse ? Jamais !
Cette chienne noire est capable de tout.
Nous devrions y aller maintenant. C'est l'heure.
Le flacon n'est pas encore vidé.
Viens, je vais la porter au bateau.
Tu ne veux tout de même pas me mettre à la porte.
Tu n'as probablement rien contre ça que je reste chez toi.
Aussi longtemps que tu veux, bébé.
- Est-ce que je viens te chercher demain ? - Non. Tu lui dis...
Je reste quelques jours.
Pourquoi est-ce que tu travailles pour lui ?
Est-ce que je ne le peux pas ?
Si j'étais lui, je ne te ferais pas confiance.
Pourquoi pas ?
Parce que tu peux tout gagner et ne rien perdre.
Alors, qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?
Antoine, je n'ai jamais vu qu'une demie bouteille de rhum t'abatte.
Ohé, tu ne dois pas être ivre pour me prendre.
Qu'est-ce qu'il y a ? Je veux le savoir.
- Si tu continues ainsi, j'y vais. - Non, reste ici.
- Plus de questions ? - Plus de questions.
Qu'est-ce qui est arrivé à Antoine ?
Il était tellement ivre, qu'il n'a pas pu rentrer.
Pourquoi la nuit dernière tu n'as pas fait ce qui était convenu ?
Je l'ai visé.
Mais je n'ai pas eu le courage de le tuer.
Lâche !
Princesse ! Écoute-moi !
Je vais t'expliquer !
Nous ne pouvons pas le tuer !
Partons d'ici. Loin.
Avant qu'il soit trop tard, princesse!
Est-ce que tu es là ?
Laissons le bateau ici.
Et alors ? Tu reconnais ?
Je ne le sais pas exactement. Je ne crois pas mais...
Eh bien, formidable, femme.
On prend à droite. C'est correct ?
Je regrette. Mais ça fait longtemps que j'étais ici.
J'ai soif.
Tu vas chercher quelque chose à boire ?
Une noix de coco, s'il vous plaît.
Vous êtes cette reine de beauté... Ca devait être il y a 5 ans.
- Je ne m'en souviens pas exactement. - Non, ils se trompent.
Non, je ne suis pas folle. Je me souviens bien de la princesse.
- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? - Rien. Rien du tout.
- Est-ce que tu en veux aussi ? - Non. Continuons, s'il te plaît.
Je n'aime pas cet endroit.
Oui ! Il faut tourner à gauche.
Pas très engageant.
Cet endroit a connu des jours meilleurs, je dirais.
J'espère que nous ton oncle est toujours ici.
Il y a encore quelqu'un qui vit ici.
- Où est-ce que sont donc les habitants du lieu ? - Ici, il n'y a plus personne.
- Je suis seul ici. - Ah bon ? Sinon personne ? - Personne.
Je suis le seul qui reste pour surveiller encore cet endroit.
Alors c'est comme ça. Nous pouvons rien faire de plus.
On repart.
Parce que là-bas... Londres, Paris...
Nous devons traverser l'océan.
Mais nous avons besoin d'argent pour cela. Où est-ce qu'on pourrait le prendre ?
C'est un rêve, Alain.
Non, je n'en veux pas. Merci.
Je suis encore un peu ivre.
Le pire gueule de bois que j'ai jamais eu.
Va au lit, cuver.
Oui, tu penses m'endormir.
Alors tu veux que je ferme les yeux encore une fois...
Alors bon, alors je vais donc dormir après la tournée.
Qu'est-ce que c'est ?
Qu'est-ce que tu as à faire ici ? Tu ne m'as pas demandé.
Je devais demander la permission ?
Je voudrais savoir ce que tu fais ici.
Je cherche la peinture pour le bateau.
- D'accord, mais la prochaine fois tu demandes. - Oui.
- Est-ce que tu as trouvé quelque chose ? - Non. Et toi ?
Non. Rien.
Il a sûrement tout sur un le compte en banque.
Certainement pas. L'argent est caché quelque part.
- Donc il faut chercher ailleurs. - Espérons qu'il n'a encore rien remarqué.
A quoi tu penses ?
Depuis qu'il est allé en ville, il se comporte d'une curieuse façon.
- Alors à l'ex ! - Santé !
Quand tu es arrivé ici, tu as dit que si tu buvais, cela créait des difficultés.
Pourquoi est-ce que tu recommences maintenant ?
- Seulement mon humeur du jeu. - Ah, voilà pourquoi. D'accord.
Il y a seulement une règle : On doit dire la vérité.
Un pose les questions, les deux autres répondent.
Tiens, un exemple :
Avec qui aimeriez-vous mieux aller au lit ?
Ma réponse :
De préférence avec ma Madeleine.
Qu'en penses-tu ?
Ta réponse ?
- Avec elle. - Ah.
Et toi, princesse ?
Seulement avec lui.
Et maintenant on boit un coup.
- Tu y vas maintenant ? - Oui.
- Sur l'honneur et la conscience... - D'accord.
Qu'est-ce que tu souhaites avoir ?
Je veux dire quelque chose que tu n'as jamais eu.
Ma réponse :
L'amour.
La même chose vaut pour moi. Et toi ?
Attends...
Voir quelqu'un de mort.
C'est une bonne raison pour boire !
L'amour...
... et la mort. - Ces deux-là vont toujours ensemble.
Tu es y, princesse ?
Maintenant je vais te demander un devoir.
Oui! Naturellement. Allons-y.
Chacun de nous devrait dire à l'autre, ce qu'il ressent quand il le regarde.
L'amour.
Le dégoût.
La maladie.
La chance.
Antoine ?
Avec un mot : Copa.
Tout est dit, non ?
À votre santé !
Venez !
Et c'est parti !
Tiens ! Bois !
- Buvons à notre amitié ! - Oui, à nous !
Le jeu n'est pas encore terminé. Je suis prêt pour la suite.
Oui !
C'est l'heure de la vérité pour vous deux.
Je vais vous dire, ce que je veux.
Si vous aviez le choix, qui vous préfériez tuer ?
Alors, princesse ?
Aucune réponse. Et toi, mon garçon ?
Alors je répondrai pour vous deux. D'accord ?
Tu dois disparaitre, mon garçon ! Il y a deux possibilités...
... soit tu sautes par dessus le bord ou tu reçois une balle entre les yeux.
Saute ! Allez à l'eau !
Qu'est-ce que tu attends ?
Il y a seulement quelques milles. Dégage !
Si tu nages vite, les requins ne t'attraperont peut-être pas.
Alors attend, toi le merdeux !
Si tu ne veux pas sauter toi-même, alors je vais t'y aider !
Non !
N'y vas pas, Alain ! Laisse-le !
Je ne peux pas nager !
Laisse-le ! S'il te plaît !
A l'aide ! Aidez-moi !
Oh ! Alain !
Princesse ! Aidez-moi !
Ne me laissez pas en plan !
Aucune cartouche.
Maintenanttu vas en ville et tu fais comme si tu cherchais Antoine.
Tu dis qu'il est parti et qu'il n'est pas encore rentré.
Ne t'inquiète pas. Il ne refera pas surface. Les requins l'ont bouffé.
Charles, tu nous laisses seuls ?
- Regardez donc... - Hello.
S'il vous plaît un verre rhum.
Alain... Je n'ai pas vu Antoine depuis longtemps.
Depuis quelques jours il a disparu.
Et...
... il t'a laissé seul avec la prostituée noire ?
Pourquoi est-ce qu'il ne devait pas ?
Ou Antoine a changé. Ou il est un voyage sans retour.
Sans retour ?
T'as pas dit une fois que tu ne supportes pas le rhum ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Je voudrais te faire une proposition.
Quelle proposition ?
Comment tu peux gagner un paquet d'argent.
Nous ne pouvons pas en parler ici. Allons dans ma chambre.
En dehors de ça, c'est quoi la fabuleuse affaire ?
Alors dépêche-toi sinon tu ne l'auras pas.
Entre tout d'abord.
Assieds-toi.
Je ne savais pas qu'un homme puisse sourire ainsi.
Alain, je sais que tu as tué Antoine.
Oh, n'essaie pas de le nier. Je le sais, j'en suis certaine.
De quoi est-ce que tu parles ? Tu es folle !
Oh, n'aie pas peur.
Fie-toi à moi sans problème. bien que la preuve du crime est...
.. ici.
Si tu te souviens de la nuit où Antoine est resté ici ?
Eh, il a été convaincu qu'aucun voleur n'était au travail.
Mais que toi et la prostituée noire voulait le tuer.
Et il a noté ça ici.
Ce n'est qu'une copie.
L'original est en place sûre.
C'est l'histoire folle qu'a trouvée un ivrogne !
Ce truc n'est pas une preuve !
Jusqu'à aujourd'hui, Antoine n'est pas réapparu.
Si ça ne devrait pas suffire pour la police pour engager des enquêtes ?
Je t'ai dit qu'Antoine est allé quelque part.
Pourquoi t'emportes-tu donc ainsi ?
S'il est parti, il reviendra.
Alors toi et la négresse, pas besoin d'avoir des soucis.
Regarde, c'est tout simplement comme ça :
Si je peux prouver, qu'il est mort,
Je suis veuve et seule héritière...
... des 100.000 dollars.
Qu'est-ce que tu veux de moi ?
Ne pose pas de question idiote. Je suis prête à partager avec toi.
Je ne vais pas m'accuser d'un meurtre rien que pour tu touches ton argent !
Pas toi ! Mais elle !
Pourquoi est-ce que tu la hais ?
J'ai toute mes raisons pour cela.
Tu ne sais probablement pas qu'elle utilise tous les gars mis dans son lit ?
Alors comme toi aussi.
Il ne te reste aucun choix.
J'ai pensé qu'Antoine l'a forcée.
Forcée ?
Tu étais toute la journée dans la ville. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Rien. Il ne s'est rien passé.
- Tu as dit partout qu'Antoine est parti ? - Oui, je l'ai fait.
- Tu es allé aussi chez Madeleine ? - Oui. J'étais au bar.
Elle t'a demandé quelque chose ?
Elle sait tout.
Ce n'est pas possible.
Elle a dit qu'elle ira à la police. Elle a une lettre d'Antoine.
- Il nous soupçonne dedans. - Ah ! Je comprends !
Vous faites cause commune ! Je devrais être probablement la responsable ?
On doit s'évanouir vite, Alain !
Très loin !
Avant que quelqu'un vienne nous chercher ici !
N'aie pas peur, princesse. Personne ne te fera rien.
Moi, je ferai attention.
- Tu as fouillé tous les sacs ? - Oui, mais ils sont vide tous.
Viens voir, l'autre.
Cherche dans la cuisine !
C'est pas croyable que tu ne saches pas où est son argent !
Je l'ai !
Il y a à peu près 2000 dollars.
Je veux passer quelques jours à Londres Si j'y reste, le billet est valable longtemps ?
Oui, mon monsieur. Vous avez temps pour le vol du retour, 2 semaines.
- 2 billets pour Londres, classe économique. - Est-ce que vous avez réservé ? - Non.
Nous venons juste de décider.
Je dois d'abord vérifier. Un moment.
Oui, nous avons encore 2 places de libre.
- Merci. - Vos passeports, s'il vous plaît.
Elle arrive.
Ça fait 900 dollars.
900 dollars, monsieur.
Vos billets d'avion, s'il vous plaît. Porte numéro 1.
Vos passeports, s'il vous plaît.
- Votre passeport, s'il vous plaît. - Excusez-moi.
- Votre passeport, s'il vous plaît. - Merci.
- Comment c'est son nom ? - Alain Breton.
Ah, alors nous le crions.
- Je peux aller le chercher aussi. - Merci.
Monsieur Breton !
Le moment s'il vous plaît !
Attendez !
Ola ! Où est-ce qu'il coure comme ça ?
Revenez ! Vous ne pouvez rester là !
Alain !
Arrêtez-vous !
Alain ! Non !
Il est mort.
Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?
Je ne le sais pas non plus. Il avait seulement oublier sa carte d'embarquement.
Quand je l'ai appelé, il a soudainement filé.
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