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On va fermer ta gueule, putain !
Viens ici !
On va fermer ta gueule, vas-y !
C'est qui ? C'est qui ? Raoul ! Raoul,
viens, il va sortir, je te dis !
Putain,
Raoul !
Qu'est-ce que t'as encore fait ? Hein ?
Sale gamin de merde ! T'es un enculé ! Tu
mérites une claque dans ta gueule ! T'es
beau qu'Ă faire des conneries, putain !
Oh, oh, oh ! Qu'est-ce que tu fais, toi ?
On a la police, maintenant. Ils rentrent.
Qu'est-ce t'as encore fait, toi ?
Oh ! Qu'est-ce t'as encore fait ?
Oh ! Qu'est-ce t'as encore fait ? Vas-y,
ils rentrent. Ils rentrent, s'il te plaĂźt.
Doucement, doucement, doucement. On l'a
encore attrapé à voler dans les vesteurs
de la piscine ? Excusez-moi, vous me
parliez ? Oui, il faudrait penser Ă
surveiller votre enfant, monsieur. On va
faire quoi ? On va enfuiser sa chambre,
encore une fois ? Ben non, vous pouvez pas
visiter sa chambre, il est mineur. On
respecte la loi dans cette maison. Donc on
va rien faire. Vous ĂȘtes venus pour rien
faire. Fabuleux, votre métier. ChÎmeur.
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge ! Bouge !
Bouge ! Bouge ! Bouge Oh
! Chortier, putain ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! C'est pas
possible !
Non, non, non.
Tu comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire ? Tu
comprends ce que je veux dire Non, Luigi,
attends, je me change, OK ? Je pense que
ce sera un grand plaisir de faire cette
musique. Moi, ça me fait beaucoup plaisir.
Merci. Je vais y aller. Salut, Luigi. Je
vais faire un tour. Attends, tu me dis oĂč
tu es allé. J'ai fait la comptabilité,
papa. Non, non, non. Gina, attends.
Gina ! Ma folie ! Tu veux venir ? Ma
folie, tu sais oĂč tu es allĂ©. Ciao. Gina,
c'est comment ? Lui, il est en train de
lavare et de guider ce moteur. Qu'est-ce
qu'il s'est passé ? Qu'est-ce qu'il s'est
passé ?
C'est quoi, l'H.P.O.? C'est des sorties?
...
...
...
Je peux t'aider,
moi ? Non, je peux pas te payer. C'est pas
grave, aprĂšs tout ce que ta parent fait
pour moi. Oh putain, tu m'as fait peur !
Tu t'es fait quoi ? Ăa va ? Ouais, c'est
le toubib qui a pris des plombs, désolé
d'ĂȘtre en retard. Pourquoi ? Ăa t'a fait
mal ? Non, ça t'a fait pas mal. Il s'est
passé quoi ? On le dit, tu l'as vu
? C'est Gina qui m'a décidé de me
l'épouser, refais-toi le nez, c'est un
minimum. C'est pour le mariage, c'est pas
les photos. C'est mieux, c'est mieux. Je
sens que c'est un peu moche. Merci.
C'est une blague. C'est une blague, hein,
Ludivine ? Ăa va ? Ben ouais.
Je suis en train de pulveriser. Elle est
en train de me pulveriser ? Je te préviens
tout de suite, on perd pas. Parce que lĂ ,
je te connais bien. Hé, hé,
hé ! Non, non, non, non, non !
Non ! Non, il passe pas, il passe pas.
Vas-y. Chut ! Chut ! LĂ , lĂ ! C'est lĂ ,
le son. Cécile et Elina n'ont que 7 et 8
ans. Leur disparition inquiĂšte les
enquĂȘteurs qui n'Ă©cartent aucune piste.
Et toi, c'est qui le pĂšre d'Elina ? Le
calabrĂ© ? Oui. Ăloigne-toi de ton pĂšre,
ici en haut, quand il est arrivé en
Belgique. C'est lui ? Bah ouais.
Pardon, monsieur, vous ĂȘtes lĂ pour quoi ?
On est tous lĂ pour faire le travail de la
police, parce qu'on constate qu'il se
passe rien. Quand on leur dit que les
petites n'apparaĂźtront pas assis, ils nous
disent qu'elles ont juste fugué. Putain,
on devrait pas rebouger un peu les flics,
lĂ ? C'est la police judiciaire qui a le
dossier entre les mains. Qu'est-ce qu'on
fait de plus Ă la gendarmerie ? Une balle
dans la tĂȘte, et basta. Tu t'entends ?
C'est pas eux ? T'entends ce que tu dis ?
C'est pas n'importe quoi.
Qu'est-ce qui vous motive, madame ? Nous
voulons aider la famille, tellement que la
famille, elle est surmergée. C'est pas
possible, il faut les aider, ces gens-lĂ .
Et le faire ça, tout de suite, parce
qu'elle peut pas attendre. Il y a urgence.
Il faut l'aider.
En quoi cette action vous touche,
personnellement ? Ăa montre un grand
talent de solidarité, et ça nous soude,
et je pense que ça nous donne de l'espoir
aussi. Et aux parents aussi ? Et aux
parents, surtout. Merci beaucoup,
monsieur. Comme vous pouvez le constater,
il rÚgne ici une grande solidarité pour
retrouver Cécile et Elina.
ArrĂȘte ! Je t'enferme si
tu fais ça. ArrĂȘte. C'est bon. Qu'est-ce
qu'il nous a fait ? Qu'est-ce qu'il nous a
fait ? ArrĂȘte ! Elina ! Quoi ?
Faut que j'aille voir mon pĂšre vite fait.
Non, non. T'as pas le droit de dormir ici.
Tu m'attends ? Partant. Listo.
Je te dis au revoir.
Alors, Chartier ?
Faut esquiver. Faut passer en dessous,
pas avec le nez. Attention, la porte !
Chartier, ça vous embĂȘte pas d'attaquer 10
minutes plus tĂŽt, aujourd'hui, lĂ , tout de
suite ? Pas de problĂšme. Merci, Chartier.
Je voulais vous dire aussi que votre
intervention d'hier m'oblige Ă arrĂȘter un
rapport, et j'aime pas ça. La gendarmerie
de Charleroi, c'est pas Miami Vice.
LĂ , il y a un client
pour toi. Putain, il a fallu
du temps. T'es nouveau,
toi ? Léon, oui, qui ça ? Oui. Né le 24
janvier 1952 Ă Notre-Dame, Charleroi.
Vous résidez toujours rue de la
Champignonnaire, au numéro 122,
célibataire et sans enfants. On se connaßt
? Vous avez une information Ă dĂ©clarer Ă
la gendarmerie, monsieur ? Marcel de Dieu,
rue Basse-Sambre. De Dieu le faire
ailleurs ? Le faire ailleurs, ça, c'est ce
qu'il veut bien faire croire. Marcel, un
marchand de riquettes. Non, le gars, il
fricote avec les Santos, tout ça, le
trafic de cochonails, toutes ces faux pas
de Dieu. Vous venez déposer une plainte
contre Marcel De Dieu, c'est ça ? Non, je
vais pas déclarer une plainte parce que je
suis pas tout rose, moi non plus. Tu
trouveras mon nom dans des vieilles
galÚres, tout ça. Faux papiers, toutes des
histoires. Monsieur Wick, dites-moi
clairement pourquoi vous ĂȘtes lĂ . DĂ©jĂ ,
ça fait plaisir d'ĂȘtre rappelĂ©, monsieur.
Parce que tes collĂšgues, ici, ils m'ont
souvent manqué de respect. Des fois, ils
notent mĂȘme pas ce que je leur raconte.
Alors, tu vois, Marcel, l'autre jour,
on Ă©tait avec Marcel, on fĂȘtait
l'anniversaire d'Ottonio, on était au café
de la gare, on buvait des pots, et aprĂšs,
on rentre chez nous avec la camionne de
Marcel, voilĂ , on est sur la route, Ă un
moment donné, il y a deux gamines qui
passent le trottoir, le gars, il s'arrĂȘte
Ă leur hauteur, et puis, soudainement, il
dit, on les chope.
Regarde-moi un peu. Putain, tu déconnes ?
Non, comme Tonio a des dettes, si on les
embarque, on aura 150 000 francs par fil.
Bizarre, quoi.
Il vous a
proposé ça sérieusement ou il avait bu ?
Sérieusement, tu parles. Il était
complÚtement furax. à un moment donné, il
me prend comme ça, il met la main sur la
bouche pour montrer comment on fait. Et
puis, à un moment donné, moi aussi, je
pĂšte un cave, je lui dis, mais non, mais
va te faire foutre, je ferai jamais ça Ă
des gamines, mĂȘme pour la mienne. Ăa, M.
Wick, précisément, c'était avant ou aprÚs
la disparition de Cécile et Lina ?
Justement, c'était le mois passé, ça fait
quoi ? Ăa fait deux, trois semaines, elle
a tout cassé. Tu sais, un autre truc,
Marcel, lui, il fait des travaux dans ses
caves, il fait des rénovations, mais
depuis deux, trois ans. Réparer des caves
pendant deux ans. Pourquoi, Ă ton avis ?
Je sais pas. Bah, tu sais pas. C'est moi
le gendarme, c'est toi. OK. M. Wick, j'ai
noté tout ça. On va certainement vous
reconvoquer aprÚs avoir vérifié tout ce
que vous avez dit. Donc merci beaucoup
pour votre temps. Bon, ça va, de toute
façon, j'ai assez dit. Voilà , parfait. Et
toi, tu... T'as pas quelque chose pour
moi, toi ? Allez, M. Wick. Allez, c'est Ă
lui d'envoyer, c'est pas... Non, mais
c'est à moi, c'est à lui que ça l'envoie.
Allez, s'il te plaĂźt, s'il te plaĂźt.
Comme tu prends des jolies notes, hein.
Ouais, il note tout, hein. Il est sérieux,
hein. C'est bien, en mĂȘme temps, ils font
connaissance.
C'était lors du canaphi, c'était Kennedy.
Il s'était fait kidnapper par les
extraterrestres ? T'as tapé combien ?
T'as payé avec ta petite douche ? C'est
comme ça que t'as fait ? Le trésor des
Touaregs. Le pro du renseignement en
attention à ... exclusivité.
Il dit qu'il a refusé 150 000 balles pour
enlever deux fillettes. Et que c'était
avant Cécilie Lina. Oh... Ah bah...
C'est ça. Ăa y est, le dossier est pliĂ©.
Ăcoute, on a fermĂ© la gendarmerie, on va
te laisser là . Apparemment, Dodieu aménage
ses caves depuis deux ans.
Ăa, c'est une information intĂ©ressante.
Oubliez que c'est un fabulateur notoire,
ce gars-lĂ . De Dieu, vous le connaissez ?
Pas personnellement. Je vous explique.
Il a déjà été condamné pour viol sur
mineurs. Je pense qu'il a peut-ĂȘtre enlevĂ©
Cécile et Elina. J'ai monté une opération
pour en avoir le cĆur net. L'opĂ©ration
Maldoror. Je vais en attendre. Mais vous
passez quand mĂȘme des examens pour rentrer
Ă la police judiciaire. La gendarmerie
n'est pas Ă la hauteur de vos feuilletons
américains. Adjudant, si j'ai choisi cet
uniforme, c'est pour faire bouger les
choses. Je veux qu'on ramĂšne la petite Ă
leurs parents. Parce que moi, je ne suis
pas un planqué comme les deux gros du
fond. Mais vous allez me laisser parler
quand mĂȘme, oui ? Oui, adjudant. Merci.
C'est la premiĂšre fois que je vois
qu'Athano maquille un rapport. Il vous a
vraiment à la bonne. Non, mais ça s'est
passé vraiment comme il l'a dit. C'est pas
la peine de vous enfoncer, Chartier. Rien
ne m'échappe. Et c'est aussi votre cas,
je crois. Juste des détails qui sautent
aux yeux. Des détails ? On peut dire que
votre dossier n'en manque pas.
Qu'est-ce que j'avais vu ? Oui. Viré de
trois collÚges, allergique à l'autorité,
Entre la baston dans les bordels de la
gare et les aframes armées de votre
paternel, on peut dire que vous revenez de
loin, Chartier. Mais rassurez-vous, parce
que moi, tant que vous obéissez aux
ordres, votre passé ne m'intéresse pas.
Sauf si vous pouvez connecter le clan
Santos à Marcelle de Dieu, évidemment.
Mais votre connexion chez eux, c'est
vraiment du solide ? Les Santos, oui, je
les connais trĂšs bien. Alors trĂšs
important, j'ai pas de juge d'instruction
et pas un balle à dépenser. Alors vous
comprenez bien dans quoi vous vous
apprĂȘtez Ă plonger ? L'APJ pense comme
vous. L'opération Maldoror, c'est Catano,
vous et moi. C'est tout. On va le choper
rapidement. On ne chope personne sans
preuve. D'accord, mais il y a quand mĂȘme
moyen de parquisitionner sa maison.
Ăcoutez-moi bien. Mal Doror est une
opération de surveillance exclusivement.
Vous allez lui coller au basque et le
choper en flagrant délit, mais pas avant.
Alors trĂšs important, c'est pas le moment
d'ĂȘtre la risĂ©e des autres services. La
réforme des polices est imminente et on
sait déjà que la communale va sauter. La
gendarmerie pourrait réussir un gros coup
en prenant un multirécidiviste comme De
Dieu la main dans le sac, vous comprenez ?
Et entre vous et moi, je compte pas non
plus finir ma carriĂšre ici, vous savez.
Laisse-moi !
Laisse-moi ! Tu vas voir, c'est pas
chouette ! Oh ! Vous ĂȘtes qui, messieurs ?
Il vient ! Non ! Monsieur ! Il y a de la
mĂȘlĂ©e !
Je peux prendre, s'il te plaĂźt ?
Ouais. C'est quoi ? Police communale.
Pose-le dans la banette, je regarderai
aprĂšs. Ouais.
Tu veux pas m'aider, Laura ? Putain. Tu
peux me dire ce qu'il y a ou pas ? Tu peux
me dire ce qu'il y a ? Rien. Mon amour,
qu'est-ce qu'il y a ? Vas-y,
tu peux me parler. Y'a rien, je te dis.
Bah dis-moi. Bah c'est juste que hier,
y'a les parents d'Elina qui sont venus me
manger et je me suis cachée dans la
réserve. Je sais pas, je me sens trop
nulle. Ouais,
je comprends. Ăa va aller, on va les
retrouver.
Tu vas les retrouver, je te le promets.
Personne n'a
mal ?
Non. Maman !
Maman ! Tu peux
rester sur tes pieds ? Alors, les parents
sont contents ? Elle a trouvé... Bon,
c'est pas un Sicilien, mais quand mĂȘme,
il est bien. J'en ai déjà entendu quelques
bruits. Mais j'apprends l'italien.
On s'est rencontrés dans une bibliothÚque.
On venait là à étudier tous les deux. Et
puis, à un moment donné, je l'ai repéré.
Entre deux pages. Et du coup, je cherchais
des bouquins qui étaient juste à cÎté
d'elle. Et puis vraiment, quand je me suis
aperçu que c'était sur le jardinage, je me
suis dit, je vais me faire goûter, quoi.
Et finalement, j'ai réussi à l'aborder.
L'amour prend patience. L'amour rend
service. Moi, je pensais que tu venais que
pour me voir, en fait. Je savais mĂȘme pas
que t'étudiais.
Mais non, je le savais. Je savais qu'on
allait se marier.
L'amour ne jalouse pas.
Il ne se vante pas. Il ne se gonfle pas
d'orgueil. Il ne fait rien d'inconvenant.
Il ne cherche pas son intĂ©rĂȘt. Il ne
s'emporte pas. Il n'entretient pas de
rancune. Il ne se réjouit pas de ce qui
est injuste, mais il trouve sa joie dans
ce qui est vrai. Il supporte tout. Il fait
confiance en tout. Il espĂšre tout. Il
endure tout. L'amour ne passera jamais.
Parole du Seigneur. Ce que je voulais
vous dire Ă tous les deux, c'est que,
franchement, ayez confiance.
Le mal existe bien sûr autour de nous,
mais le Seigneur nous dit qu'il a vaincu
le mal. Et donc, soyons dans la joie,
soyons toujours dans cette recherche du
bonheur qui est à portée de la main.
Jeanne, veux-tu ĂȘtre ma femme ?
Oui, Paul. Je veux ĂȘtre ta femme. Et toi,
veux-tu ĂȘtre mon Ă©poux ? Oui, je veux ĂȘtre
ton époux. Je te reçois comme époux et
me donne à toi. Je te reçois comme épouse
et me donne Ă toi. Pour nous aimer
fidĂšlement, dans le bonheur et les
épreuves, et nous soutenir l'un à l'autre
tout au long de notre vie.
La Marseillaise OĂč
vas-tu ? OĂč vas-tu ? OĂč vas-tu ? OĂč vas-tu
? OĂč vas-tu ? OĂč vas-tu
?
de l'émotion, qu'est-ce que c'est que
cette chanson ? Je la vois, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l'entends,
je l'entends, je l'entends, je l Bravo
! Bravo ! Bravo !
J'ai aimé ! Encore une fois ! Et vive
l'amitié ! Encore une fois ! Encore une
fois ! Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois ! Encore une fois !
Encore une fois !
Hip, hip, hip! Hurra!
VoilĂ , on n'a plus
qu'une coupure ! Salut ! Salut ! Salut !
Salut ! Salut ! Salut ! Salut ! Salut !
Salut ! Salut !
Salut ! Salut ! Salut !
Qu'est-ce que tu fais lĂ ? T'es beau.
Qu'est-ce que tu fais lĂ , Rita ? T'es
beau. C'est Nicole, ton chef. Il m'a
appelée, il m'a posé plein de questions.
Quelles questions ? C'est lui qui m'a
appris la nouvelle.
T'inquiÚte. Je lui ai dit qu'on n'était
plus ensemble.
Reste pas lĂ , Rita. Quelqu'un va te
ramener, s'il te plaĂźt. Rita, s'il te
plaĂźt, quelqu'un va te ramener. S'il te
plaĂźt, Rita. Je veux ĂȘtre lĂ . Je veux ĂȘtre
lĂ . Je veux ĂȘtre lĂ . S'il te plaĂźt. T'as
pas honte de te porter le jour de mon
mariage ? Me touche pas, me touche pas.
Elle m'attaque. Comment ça, touche pas
? Comment ça, touche pas ? S'il te plaßt.
Quelqu'un va te ramener. Rita ! Non, je
reste lĂ , je reste lĂ . Je reste avec toi,
me touche pas. Je vais nettoyer ! Je vais
nettoyer ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
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Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde Je
suis personne. Je suis sa maman. Je suis
sa mĂšre. Je suis si fiĂšre de toi. Je suis
si fiĂšre de toi. Attends, s'il te plaĂźt,
arrĂȘte. Je suis fiĂšre de toi. Je suis
fiĂšre de toi. Non, Gina, attends.
Pourquoi t'as
pas invité ton pÚre aussi ? Tu sais trÚs
bien qu'il est en taule, mon pĂšre.
Pourquoi tu dis ça ? Ben non, Paul, je
sais pas. Tu sais pas, tu joues les
orphelins, je me trompe pas sur ta mĂšre
comme ça. Légalement, c'est pas ma mÚre.
La juge l'a déclarée inable. C'est pas ma
mĂšre. Je t'ai pas menti, mon amour. On
peut rentrer ? Putain, mais... Mais... On
peut rentrer ? Pourquoi tu m'as rien dit ?
Mais qu'est-ce que tu veux savoir ?
Qu'est-ce que tu voulais que je te dise ?
J'ai pas de famille, moi. J'ai rien. Je
comprends pas pourquoi tu me l'as pas dit,
en fait.
Je suis désolé.
Je suis vraiment désolé. Avant toi,
il n'y avait rien.
Ăa va, les gars ? Ăa va bien, c'est bon ?
Ouais, ça va.
La renarde, qu'est-ce que t'attends ?
Viens chercher. Viens chercher.
Viens voir papa.
Laisse-les sous la table, Jackie. Allez,
viens chercher. Viens chercher. Putain.
Putain.
Fais pas le con, putain ! ArrĂȘte ! J'te
jure, ça fait chier, merde ! Tu me dis les
mĂšches, t'es... ArrĂȘte, fais simple !
Allez, donne ! Viens, mon gros lapin !
Viens chercher, putain ! ArrĂȘte, putain !
Les mÚches, ça fait chier, putain !
Qu'est-ce que t'y as fait, moi ? Putain,
arrĂȘte ! EnculĂ©, merde ! Qu'est-ce que je
t'ai fait ? ArrĂȘte ! Donne-moi juste les
clés ! Bon, allez.
Enculé, t'es...
Raclure de bidet. Ăa y est, c'est bon.
Elle est lĂ , ta mĂšre ? T'as pas compris
que t'as plus rien Ă foutre ici, lĂ , Ă
part faire sauter mes PV ? Casse-toi, lĂ .
Elle ne parle pas comme ça en 4-3. Je te
parle exactement comme au gros fils de
pute que t'es, lĂ . MĂȘme si, bon, ta mĂšre,
elle est plus rentable, maintenant.
Putain, ma mÚre, elle a jamais bossé ici,
t'as toujours pas compris, toi, hein.
Elle faisait ses nuits au 22, au 27,
Rita. Jusqu'en 78. Elle a fini au 119
quand ta mÚre a expulsé le mec qui
gueulait pendant tout le match ouverture
de la Coupe du Monde en 82. Ah ouais ?
L'annĂ©e oĂč on vous a dĂ©foncĂ© le cul avec
l'Argentine ? Vous avez perdu 1-0 sur un
but de Van Der Berghe. La
soixante-deuxiĂšme. T'es vraiment le seul
con de souvenir de ce genre de trucs.
La laplicaima. Bonjour, madame Santos.
Roberto, mi amor. Laisse-nous, s'il te
plaĂźt.
Reste pas planté là . Viens m'embrasser.
Assieds-toi.
Tu lui manques, tu sais.
T'as besoin d'argent ? Non, c'est gentil,
merci. Je viens pas pour ça.
T'as vraiment une gueule de petit con,
avec tes cheveux comme ça. Une vraie
gueule de flic. Merci. Si Alberto avait
eu tes capacités, je lui aurais fait faire
des études, il serait devenu quelqu'un
d'important.
Justement, je sors ma premiĂšre vraie
affaire, lĂ . Marcel De Dieu.
Tu cherches les petites ? C'est lui
? Ce fils de pute est en taule depuis des
années pour viol sur gamine. Non, il est
en conditionnel surveillé, là . Depuis
mars. Surveillé ?
Je me demande bien par qui, alors. Ce que
je peux te dire, c'est que les remords,
c'est pas trop son truc, au Marcel. Ă
cause de ce pervers que je travaille plus
avec les passeurs.
Mme Santos, si vous avez des infos ou
n'importe quoi qui pourrait me faire
avancer, vous savez oĂč me trouver
? Tu rends parfois visite Ă ton pĂšre ?
Non. J'ai rien Ă voir avec lui,
moi.
On n'échappe pas à son sang.
Elle est mignonne ? Qui ? Qui ?
Ouais. Ben, c'est Céliane.
Je vais devoir prier pour toi,
alors. C'est pas parce
que tu m'avais pas rendu ça. C'est pas que
t'as envie de faire
l'argent de mariage. Non, j'ai pas envie
de faire l'argent de mariage. T'as pas
besoin d'un argent. Tu vas t'y perdre, tu
vas t'y perdre.
Regarde-moi. Mais non, c'est ma capote,
c'est ma capote, c'est ma capote. C'est ma
vie, quoi. Au revoir, madame. Bonne nuit
chez toi. Non ! Quoi ?
Police communale, Lili Pardo, j'écoute.
Oui, bonjour, monsieur. Paul Chartier de
la Gendarmerie, tiens le droit au
téléphone. Je vous appelle concernant la
circulaire 1139 que vous avez envoyée en
date du 25 juin. Une Mercedes blanche.
Eh, les gars, vous ĂȘtes des flĂšches.
J'envoie que les plus d'objets, et ça fait
un bout de temps en dehors. Est-ce que...
AllĂŽ ? Ouais, est-ce que vous savez si
l'institutrice a mémorisé la plaque
d'immatriculation ou pas ? Mais, ça fait
combien de temps ? Je vous envoie un fax.
Monsieur, je dĂ©couvre votre fax Ă
l'instant, et c'est vraiment urgent, donc
si vous avez de l'information... Le
dossier n'est plus chez moi. Vous avez des
informations ou pas ? Surtout quand on me
le demande comme ça. Allez, ciao. AllÎ ?
AllĂŽ ? Il est malade,
lui. On raccroche comme ça.
Mathilde !
Mathilde !
Ah oui,
c'est au sujet du numéro de plaque, c'est
ça ? Exactement. C'est suite au fax en
fait. Oui, j'ai le rapport ici, voilĂ .
Mais la liste est super longue et lĂ je ne
vois pas du tout le numéro de plaque que
vous m'avez donné. Donnez, je vais voir
s'il y a. Désolée, mais je préfÚre qu'il y
soit lĂ . C'est lui qui nous a
dit de passer et il n'est pas lĂ .
Désolée, mais je peux l'appeler si vous
voulez. Non, ça ne sert à rien. On ne va
pas le déranger. On va l'attendre.
OK. Soni, tu n'auras pas une cigarette,
s'il te plaĂźt ? Non, j'ai arrĂȘtĂ©. Comment
faut-il le dire ? Excusez-moi,
je peux vous prendre une cigarette, s'il
vous plaĂźt ? Oui, ce sont des menthols,
par contre. Ce n'est pas grave, je t'aide
de tout. Merci.
Alors ? Mademoiselle va t'accompagner,
peut-ĂȘtre ? Il faut lui excuser. Depuis
qu'il est marié, il appelle tout le monde
mademoiselle. C'est son grand truc.
C'est pas grave. Il peut trĂšs bien. Je ne
suis pas mariée, donc... C'est vrai ?
Ăa change tout.
Ricardo. Enchanté.
Enchantée. Moi, c'est Laetitia.
On se croirait Ă l'asile avec ce truc.
Comme dans le film, avec le cannibale.
Vous le faites super bien. Laetitia, je
vais manger ton poids avec un verre de
cannebis. C'est pas possible. Avec les
phénomÚnes qu'on gÚre ici, on a vraiment
besoin de ça. J'imagine.
Laetitia, vous voulez m'accompagner pour
fumer ? Non.
Juste devant, alors, parce que je suis
toute seule. Ouais, on fait vite. Et
pendant ce temps-lĂ , dites-moi, les
toilettes sont oĂč ? C'est juste derriĂšre
vous. Par contre, la premiĂšre porte du
couloir est fermée, donc il faut aller
chez les femmes.
Paul, ça va ?
Qu'est-ce que tu fous ?
Tu as retenu les plaques ?
J'en ai 19, mais il m'en manque 2.
Combien ?
Combien ? C'est bon, j'ai tout. Comment
ça, t'as tout ? J'ai les 21. Tu fous de ma
gueule ? Non, c'est bon. Passe le carnet.
La commune est remontée jusqu'à un garage
qui fait aussi du leasing Ă Onnel. C'est
oĂč, ça ? Ă la frontiĂšre française. C'est
pour ça qu'il y a pas mal
d'immatriculations françaises dans la
liste, alors. Combien de plaques
françaises sur les 21 ? Neuf, pourquoi ?
Avant-derniĂšre ? 118 Ă U63.
C'est pas Sonic Rocket que j'aurais dĂ»
taper, toi. C'est Redman. Je sais pas, si
je vois un truc, je le retiens. T'es genre
d'homme Ă Charlotta. Bon, il reste plus
qu'Ă checker avec notre liste Ă nous. On
va occuper les numéros. J'ai une nouvelle
plaque, lĂ . Nouvelle plaque ? Ouais. Un
nouveau suspect. Un petit séché que
j'avais jamais vu entrer chez deux dieux.
T'aurais pas le numéro de Laetitia, aussi
? Non, j'ai que sa plaque
d'immatriculation, moi. Sérieux ? Non, je
sais pas. Non, j'ai rien.
Tu les connais vraiment, les Santos ?
Je les connais, ça fait 4 fois que je te
le dis.
D'oĂč ? Parce que ma mĂšre a travaillĂ© avec
eux. Avec Roberto Santos, on a
été élevés ensemble. C'est comme mon
frÚre, Roberto. T'es sérieux ? T'as grandi
dans un bar Ă putes ? Et t'es devenu
gendarme ? Un jour, une des filles nous
parle d'un de ses réguliers. Un petit
flicard de merde qui prétend avoir défoncé
la gueule d'un braqueur Ă coups de crosse.
Le mec rigolait, il disait, j'ai défoncé.
C'était qui, le braqueur ? à ton avis
? Mon pÚre. Du coup, le juge l'a laissé
pisser, parce que c'était un flic. Si le
mec n'avait pas été de la maison, il
aurait tout perdu pour ce qu'il a fait Ă
mon pÚre. Roberto a réussi à choper
l'adresse du flic. Il voulait y aller pour
le défoncer. En fait, moi, j'y étais le
lendemain, mais tout seul, sans rien dire
à Roberto. Je suis allé le matin. J'étais
voir le mec et je lui ai dit, comment on
fait pour devenir gendarme ? Il voulait
ĂȘtre du bon cĂŽtĂ©, quoi.
Sans matĂ©riel d'Ă©coute, on sert vraiment Ă
rien ici. Tu m'étonnes.
C'est quoi, ça ? Pour moi, c'est la petite
de la communale. Quoi ? Elle veut mon
corps en bouche, la fusion des polices.
Tu me lùches ? C'est toi le bénévole.
Bonne soirée.
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
C'est quoi cette merde ? Je suis détendu !
On s'en occupe. On s'en occupe. Non, il va
ĂȘtre intĂ©rĂȘt. Tu comprends ce que je te
dis? T'inquiĂšte, t'inquiĂšte. J'ai
l'impression que tu ne comprends pas.
Fais-nous confiance, toi. Allez.
Jacky Dolman, domicilier Ă La Hulpe. Il a
plusieurs affaires, dont une dans les
Ardennes. Et on retrouve son nom dans le
scandale SOS Africa. Ouais, je sais qui
c'est. Et lui, lĂ ? Lui, c'est Didier
Renard. Il est tombé plusieurs fois pour
trafic de stupéfiants. Il consomme autant
qu'il vend. Il vit au crochet de Marcel De
Dieu. Et ce garage, lĂ , c'est une vraie
plaque tournante. C'est Ă Onnel. Et on est
allés voir le statut... En fait, Dolman
est l'administrateur de la société
Edelweiss, mais c'est Renard qui en est le
gérant, alors que ça colle pas du tout
avec le mec. Voilà . Et moi, j'ai appelé
hier, et la personne au téléphone n'avait
pas l'air du tout de connaĂźtre Didier
Renard. Vous avez appelé ? Ouais. Enfin,
sans Qui a pris cette photo,
lĂ ? C'est moi.
Attendez, parce que je suis un peu perdu.
En fait, pour que ce soit plus clair,
c'est la police communale qui nous a mis
sur la piste du garage. Et ces deux-lĂ se
retrouvent le soir chez Marcette de Dieu Ă
Charleroi. Et il y a également une autre
personne qu'on n'a pas encore identifiée
et qui se trouvait sur les lieux. Et lui,
on ne l'a pas identifié, il n'a pas de
photo, mais il fait un bon 90, 80 kilos
d'aprÚs moi, et il était en claquette. Et
oĂč est le rapport avec les gamines
disparues ? On pense que la police
communale s'est trompée au sujet des
Mercedes blanches. En fait, ça serait Ă
chaque fois le mĂȘme vĂ©hicule dans toutes
les dépositions, mais avec des plaques
différentes. Donc une, au moins,
reviendrait du garage. Voilà . Et ça, ça,
c'est les plaques en question. Et on a une
photo de la voiture ? Non, non. La
camionnette signalée pour l'enlÚvement de
Cécile et Elina. C'était pas une Mercedes
? Non, mais... Honnel, Charleroi, ça fait
quoi ? 100 kilomĂštres ? Non, 82. Mais
c'est le mĂȘme rĂ©seau. Il est connectĂ© aux
Ardennes et Ă De Dieu. Donc c'est
cohérent, ça correspond... Je vous demande
de faire de la surveillance devant la
maison d'un suspect local. Et vous jouez
les Columbo dans toute la Belgique ? Non.
Vous allez me débarrasser de tout ce
bordel. J'ai de plus en plus de mal Ă
justifier vos emplois du temps Ă tous les
deux. Alors s'il vous plaĂźt, restez
lucide. Marcel Dedieu est un petit joueur
en conditionnel surveillé. Il n'a ni les
sommes, ni les moyens que vous lui prĂȘtez
pour le grand banditisme. Ah, du danger ?
Non, non, Chartier. Je vous rappelle que
Maldoror n'existe pas. Alors, ne m'obligez
pas à tirer la prise de cette opération.
Parce que, croyez-moi, je le ferai avant
qu'elle se retourne contre moi. C'est ce
que c'est,
ça ? C'est du sang, bordel ! Qu'est-ce
qu'il nous faut de plus Ă lui ? Il a dĂ©jĂ
risqué sa gueule une fois, pas deux. Quoi
? Il lui est arrivé quoi ? Il faisait ses
courses avec sa femme. Il y a des
braqueurs qui sont arrivés. Il a voulu
jouer au héros. Résultat, ils ont pris sa
tĂȘte. Ils ont Ă©clatĂ© la vitrine des
surgelés avec. Ah ouais ? Alors crois-moi,
les risques, c'est pas son choix.
Putain, c'est Rodin ! Vas-y, on le chope
! La plaque française, là ! C'est une
plaque française, c'est impossible ! On le
chope !
J'ai coupé le moteur, monsieur. Papier du
véhicule. Tes identités,
permis de conduire. Qu'est-ce qui vous est
arrivĂ© Ă la tĂȘte, lĂ ? C'est pas dans la
voiture, monsieur. Hein ?
J'ai posé une question, là . J'ai fait une
blessure, monsieur.
Non, c'est une Citroën, grise, BX,
over. Ok,
merci, over. Carte d'identité périmée,
permis illisible.
Max, si je te donne un numéro de chùssis,
tu peux me dire à quel véhicule il
correspond, over.
C'est bidon, son truc, lĂ .
Non, on peut pas le laisser partir comme
ça. Le certificat est bidon, j'l'ai devant
moi. Pourquoi ? Y a un ordre derriĂšre ?
Over. Ordre vincle.
Over. Putain ! Si l'autre il s'en tire
comme ça, là , c'est le meilleur moyen
d'envoyer un message Ă des dieux.
Message pour message.
Joyeux anniversaire
Lili !
Joyeux anniversaire Loulou
! Joyeux anniversaire Loulou ! Joyeux
anniversaire ! T'as vu ?
Ouais !
C'est pas possible !
Monsieur, nom, prénom, date de naissance,
s'il vous plaĂźt. Gorine Vladimir, 23
janvier 1952. Je peux le démonter
? Oui, vous pouvez.
On sait depuis combien de temps il est
coffré ? Deux-trois jours, mais ils vont
pas le garder longtemps. C'est notre
prĂ©texte. Vous savez pourquoi vous ĂȘtes lĂ
? Ouais, on rentre, on retourne tout.
Non. Le mandat de perquisition que j'ai
réussi à vous obtenir mentionne un délit
bien circonscrit par la juge
d'instruction. Catano. VoilĂ avec violence
vos selles et vol qualifié. C'est ça.
Donc vous ne touchez Ă rien en dehors du
garage. Et vous me posez aucune question
sans rapport avec le dit délit. C'est
compris ? Elle est oĂč la cave ?
Quelle cave ? Quand j'ai interrogé Wheat
le 25 juin 1995, il a mentionné les caves
qu'on se faisait de Dieu. Elle est oĂč ?
Elle est oĂč, la cave, dans le plan ? Vous
voyez bien qu'il a raconté n'importe quoi.
Il n'aurait plus eu d'autre chance comme
ça.
Allez, sors. Si y a un souci, tu vas Ă
couple au coup.
Gendarmerie de Charleroi
! Gendarmerie, ouvrez !
Pourquoi ? Nous avons un mandat de
perquisition délivré par le parquet de
Charleroi et la juge Remac pour fouiller
le domicile de Marcel De Dieu. Il vit bien
ici ?
Non, il n'est pas lĂ . On va rentrer quand
mĂȘme. Excusez-nous.
Ăa va durer longtemps ? Si vous coopĂ©rez,
ça devrait aller vite. Vous cherchez quoi
? Des papiers de voiture, des clés. Vous
pouvez me montrer
le garage, madame ?
Luc ? Luc,
descends ! Si ils ont montré,
moi, je vais venir manger Ă celui-lĂ . Mon
collĂšgue va l'accompagner. J'ai pas peur
que vous l'utilisiez. Pas de téléphone.
Je pars en toute la perquisition.
Bonjour. Tu peux
me montrer le garage ?
C'est Ă toi,
ce vélo ? C'est un
vélo rose ? Tu vas me montrer ta chambre,
aprĂšs. Tu veux
bien me montrer la cave ?
Tu me montres la cave ou pas ?
Vous avez une cave ici ? Vous pouvez me la
montrer ? On n'est pas là pour ça. La
petite culotte, c'est quoi ? C'est Ă
qui, ça ? Ăa peut vous faire...
Tu me fais une photo de ça,
s'il te plaĂźt ? Pourquoi il y a une
plaquette contraceptive ? C'est avant ou
pendant la grossesse ? C'est aprĂšs ?
Ăa me regarde pas. DĂ©cidĂ©ment, vous savez
pas répondre à grand-chose. Tu me fais une
belle photo de ça, s'il te plaßt ? Vas-y !
Oh, calme-toi, calme-toi. On n'a pas le
droit de faire ça. Il faudrait pas
l'expliquer Ă la juge. Dictionnaire
franco-bulgare. Pourquoi faire ? Vous
apprenez le bulgare ? Ăa n'a rien Ă voir
avec l'enquĂȘte, c'est un chartier. Faut
passer pour bulgare, pas mal. Ăa aussi,
prends photo. Tu dormiras plus tard, faut
y aller, les photos lĂ . DeuxiĂšme plat
contre-inceptives, pour une femme qui
vient d'accoucher.
C'est quoi ? C'est quoi ça, madame ?
C'est le dessin de qui, ça ? On n'a pas le
droit de faire ça. Vous pouvez me
répondre, madame ? C'est un vieux dessin.
C'est un vieux dessin ? Calme-toi.
Calme-toi, tu vas nous foutre dans la
merde. Le passeport, on sait que c'est une
photo. Faut pas attendre que j'arrive,
faut sortir et tout. Faut prendre les
photos, lĂ . Faut prendre les photos, lĂ .
Calme-toi.
Oh ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! Pose ton appareil
photo, viens m'aider ! J'appelle Lincoln.
HĂ© ! Touche pas Ă ce toki, je te jure que
je te défonce ! Pose ce toki ! Allez
putain, viens m'aider !
Tu fais n'importe quoi lĂ , Chartier,
arrĂȘte ! Tu fais ce qu'on te demande,
c'est quand mĂȘme pas sortier ! La cave est
pas dans les plans, espÚce de débile !
Qu'est-ce que tu fais lĂ ? Bouge pas !
Bouge pas ! Putain ! Je prends pas un
plein pour toi, t'as compris ? Casse-toi !
Tu veux foutre ta carriĂšre en l'air,
c'est ça ? Fous-la en l'air, ta carriÚre,
vas-y. Fais-toi bien plaisir.
Chartier !
Ăa va ? T'es content ?
Bravo, hein ? Sacré travail de gendarme,
ça. C'est du A1 cap.
Avec des conserves, des petits pois,
super. Si on fait pas la une des
journois... Taisez-vous ! Bravo,
super. Ăa allait le coup.
T'as rien entendu ? Non.
Quoi ? Des chuchotements d'enfants.
C'est le bébé qui pleure là -haut.
On a trouvé des dessins d'enfants, des
petites copures, permis de conduire, du
liquide, des clés de voiture, des faux
passeports. Probablement un trafic,
comme on le pensait. J'ai pris un maximum
de photos, mais comme je devais faire du
babysitting, c'était un petit peu plus
compliqué que prévu. Et c'est dans le map
du fond, celui-ci, pas commode,
que j'ai trouvé le road null.
Sortier ? J'ai entendu des chuchotements.
Pardon ? J'ai entendu des chuchotements
d'enfants. J'ai rien entendu du tout.
C'est les enfants de Dieu qui jouent dans
le sable. Non, je suis sûr que c'est des
femmes. Ta gueule ! Ferme ta gueule !
Ferme ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule !
Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta
gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule
! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta
gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule
! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta
gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule
! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta
gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule
! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta
gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule
Je me demande d'en croire. Regardez, il
n'a mĂȘme pas cadrĂ© l'oreille de Loll.
Darden a suivi mes ordres, vous n'avez pas
Ă l'insulter. Vous auriez dĂ» envoyer
Katano. Il a fait son travail.
D'ailleurs, Ă partir de maintenant,
considérez-le comme votre supérieur
direct. Il vient d'ĂȘtre promu marĂ©chal de
l'élogie-chef. Alors toute désobéissance
sera réprimandée. J'ai entendu, je suis
pas fou. Vous avez ignoré le cadre de la
perquisition. Maintenant, il y a une
plainte et c'est sur moi que ça retombe.
Adjutant-chef, les étiquettes sur les VHS.
24 juin 1995, 27 juin 1995, 18 avril 1989,
17 avril 1989... Ăa suffit, Chartier, lĂ .
Oui, 18 avril 1997... ArrĂȘtez de me
réciter le calendrier comme un ordinateur,
Chartier. Vous voulez en venir oĂč ? Des
enregistrements télévisés. Tous
enregistrés les semaines d'enlÚvement
d'enfants. Vous ĂȘtes
sûr ? Je veux qu'on y retourne.
TrĂšs bien, je vais transmettre votre
rapport incidentel au bureau central des
renseignements. Oui, et ensuite ?
Ensuite, on laisse faire le BCR, c'est
leur boulot, la coordination. Mais votre
témoignage devrait faire la différence,
effectivement. Dites-leur qu'il n'y a pas
une seconde Ă perdre si les petites sont
encore dans
la maison. Bonjour, Axel. Charles Hinkel
pour la juge Romacle, s'il te plaĂźt.
Oui Nadine, c'est encore moi, je te
dérange pas trÚs longtemps, c'est pour une
simple extension de mandat. Oui c'est ça,
nous pensons que le prévenu filmait les
véhicules volés pour son réseau de
clients, alors j'aimerais organiser une
seconde visite pour saisir les quelques
cassettes vidéo identifiées sur zone. Cet
aprĂšs-midi, cet aprĂšs-midi.
On peut regarder celle-lĂ juste aprĂšs ?
Attends, il n'y a plus de place.
Dans mon coffre. Quoi ? Dans mon coffre.
Paul. Regarde, ça va prendre mille ans.
Il y a une télé, un lecteur, mille
cassettes. De toute façon, elles partent
demain au centre audiovisuel. Avec le
guignol qu'ils ont, ils vont jamais rien
regarder. Prends-en, j'en prends, on
ramĂšne demain. Mais non, mais c'est pas
notre boulot. Putain, c'est un truc de
fou. Tu veux pas lĂącher tes poufiasses une
nuit ? Allez, je t'offre des capotes,
viens. Putain, va te faire foutre.
Qu'est-ce que
tu fais ? Elle est pleine de la maison.
Y avait la place pour une 2e cave ou une
porte. ArrĂȘte. Viens te coucher.
Y avait une 2e planque derriĂšre la cache.
ArrĂȘte. C'est pas dans les plans. ArrĂȘte.
Viens te coucher. DerriĂšre les cartons.
Tu dors pas, tu manges pas.
Viens. J'y retourne demain, de toute
façon. Faut que je... ArrĂȘte, Paul. Tu
peux rien faire.
Je croyais que tu connaissais la famille
d'Elina. Ăa te fait rien
? Hein ? Je suis enceinte.
On va ĂȘtre parents ?
Je vais pas y arriver toute seule. Tu vas
t'occuper de nous, maintenant. Tu
comprends ? Tu vas ĂȘtre lĂ . Tu me promets
?
Bonjour.
Bonjour. Bonjour Ă maman. Tenez la maman.
C'est bien gentil. Et ma tante. Bonjour.
Enchantée. Merci. Merci beaucoup. Encore.
Je vais te dire ça. C'est trÚs, trÚs bon.
Merci. Qui c'est qui cuisine chez vous ?
C'est maman. Maman. Merci. MĂȘme des tous,
elles sont pas bonnes. Non, merci. Merci
beaucoup. De l'eau ? Oui, s'il te plaĂźt.
Alors, Ă la salute ! Salute ! Salute !
Salute ! Salute ! Salute ! Salute !
Salute ! Salute ! Salute ! Salute !
Salute ! Salute ! Salute ! Salute !
Salute ! Salute !
Elle est gentille. Elle est belle aussi.
C'est la plus belle. Elle a pris de sa
maman.
pas de Alors,
le bureau central des renseignements
confirme qu'un témoin aurait vu les jeunes
filles monter volontairement dans une
voiture prĂšs du casino d'Austan. Elles ont
quitté la soirée à 22h pile ? La PG n'a
rien communiqué de plus. Mais ils ne font
aucun lien avec Cécile et Elina. Et Dolman
? On peut ouvrir vers lui, il peut payer
150 000 balles par fille. Ouais, non,
j'entends bien, mais les PG ne collaborent
pas. Alors on ne va pas s'embourber dans
votre thĂ©orie des rĂ©seaux. Mais de Dieu Ă
des complices ! Affaire ailleurs, comme
lui, jamais il a accĂšs Ă des centres comme
ça. Son réseau, c'est notre seule chose,
de retrouver les petites vivantes.
Ouvrons ! Adjudant-chef, vous ĂȘtes lĂ ?
C'est votre intuition. Ben oui, de loin,
il a le profil. Des plans aux as, ce mec.
Ăcoutez, l'opĂ©ration n'est pas concluante
malgré plusieurs mois de surveillance.
Vous le voulez votre gros coup pour la
gendarmerie ? Donnez-moi quatre hommes de
plus et du matériel d'écoute. Et moi,
j'appelle la PJ pour ajouter nos moyens en
leur, OK ? Non, Kiné, Maïté sont beaucoup
plus ùgées que Cécile et Elina. Si ça se
trouve, elles sont dans un lit quelque
part avec des garçons. Plus j'y pense, et
plus on s'éloigne de votre théorie.
Théorie ? Mais quelle théorie ? Je vous
parle de petite, lĂ ! D'un trafic de
pĂ©dophiles dont on connaĂźt mĂȘme pas
l'ampleur ! Faut lui dire en quel an, ce
bordel ! Chartier, faites attention Ă vos
prochaines paroles et au temps que vous
allez leur donner. On va pas arrĂȘter
maintenant quand mĂȘme, on va pas les
laisser. Si Dédue a un rapport avec tout
ça, je veux pas qu'on nous accuse de
l'avoir laissé faire sous nos yeux. C'est
compris ? Non, on n'arrĂȘte pas maintenant
! On gĂšle tout et c'est un ordre. Non,
mais non ! Mais putain ! Merde !
Merde !
Les enquĂȘteurs auraient privilĂ©giĂ©
l'hypothÚse de la fugue malgré la
conviction des parents qu'il s'agissait
d'un enlĂšvement. Selon le papa de Tina Van
Bart, les recherches n'ont commencé que
dix jours seulement aprĂšs la disparition
des jeunes filles. Il affirme qu'aucun
témoignage récolté par la famille pendant
ces dix jours n'a été pris au sérieux par
la gendarmerie.
Ce n'est qu'aprĂšs ce temps-lĂ que la
police a enfin commencĂ© Ă
fouiller, creuser et retourner le sable
sans aucun résultat.
Pourquoi refusez-vous de partager les
Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte avec les parents des
victimes ? C'est pourtant leurs filles,
pas les filles de l'Ătat. Permettez-moi
d'ignorer l'aspect démagogique de votre
question. Nous sommes dans un Ătat de
droit, et je suis désolée de rappeler aux
journalistes et aux parents que dans un
Ătat de droit, ce ne sont pas les citoyens
qui mĂšnent l'enquĂȘte. Et selon vous,
est-ce que vous pensez que les
disparitions de Tine et Maïté sont
rattachées à celles de Cécile et Rina ?
Je suis juge d'instruction, je n'ai pas de
boule de cristal qui me permettra de
rĂ©pondre. Si des connexions devaient ĂȘtre
faites entre les deux enquĂȘtes, la justice
s'en chargera en temps et en heure.
Merci.
Martin !
Mais t'Ă©tais oĂč, hein ? T'as la cassette ?
Justement, tu prends combien pour la vie ?
Quoi ? Tu veux me baiser, c'est ça ?
C'est ça que t'essayes de faire, Marcel ?
Qu'est-ce qui t'excite chez moi ? C'est
mon petit cul ? C'est ma bouche de pute ?
Ne bouge pas. Ne me traite jamais de
pédale. Alors, saute pas, m'enculé ! Oui,
pourquoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
C'est moi qui traite avec Jackie,
maintenant. Non, non. T'as vu ta gueule ?
C'est moi qui ai le contact. C'est moi qui
deal. C'est comme ça. Alors, t'auras rien
du tout. Quoi ? Quoi ? Je n'ai rien du
tout ? Tu vas me donner la cassette tout
de suite ! Avoue la cassette tout de
suite, connard ! Fais-moi le
malin, alors, hein ! Fais-moi le malin !
Eh ! Tiens, fils de pute ! Je vais te
couper le bras ! Tu diras Ă Jackie
que je ne partage pas !
J'y vais
!
Justement, on va la rejoindre. On va
prĂȘter sa voiture pour venir te chercher.
Vas-y, monte. On va oĂč? Vas-y, monte. Il
m'a dit de venir te chercher. Monte,
monte.
Oui. C'est qui,
lui? Lui, c'est Nelly, le pote
Antonio. Il va pas bien. Il a besoin de
sucre.
Tu veux
une glace? Non. Non ?
Un calipo, tu veux pas un calipo
? Ăa veut dire que c'est impossible un
calipo, toi ? Si vous avez envie de
baiser, c'est pas gratuit. C'est Tonio qui
paye pas.
Bon, on va faire comme tu dis. Et puis
aprĂšs, on se fera une bonne glace tout
ensemble, OK ?
Il est
oĂč, Tonio ?
Si vous regardez tendrement J'aurais
bien voulu vous parler Mais
le courage m'a manqué.
J'aurais voulu vous amener.
Faire quelques pas à mes cÎtés.
Sans tout cela imaginer.
Imaginer un tas de choses. Attends,
attends, attends. Attends.
Vas-y, donne-moi la cassette.
Quoi? La cassette. Tony m'a dit que tu
savais oĂč elle est. Non, j'ai pas les
cassettes. Ah bon?
Tu l'as pas? Non, c'est pas moi qui ai les
cassettes. La cassette. J'ai pas. C'est
pas moi qui fais les chantages.
C'est vrai?
Oui.
Bon, c'est pas ça.
Pas grave. Vas-y, va me chercher deux
glaces. Dans le coffre.
Il en manque deux glaces et un calipo ?
Hein ?
Suce ! Suce les calipos ! Suce les calipos
! Suce ! VoilĂ ! Suce les calipos ! Suce
les calipos !
Je t'aime bien, le calipo !
J'adore ça ! Ouvre ! Et alors, le calipo
? Non !
Vas-y !
Juge, le calipo, t'as tout !
Vas-y, comme ça ! Comme ça ! J'ai peur !
J'ai peur !
Je peux
pas, je peux pas, je peux pas ! Je peux
pas !
Votre femme est en salle d'accouchement.
Il y a un léger problÚme. Un siÚge ou un
cordon. J'attends la nouvelle du
gynécologue, alors je vous préviens.
C'est-à -dire un siÚge ? C'est le bébé qui
est un peu mal placé. Mais ne vous
inquiétez pas, le gynécologue est là . Il
verra bien ce qu'il va décider. Soit on
reste en salle d'accouchement ou en salle
d'opération. Rien de grave ? Rien de
grave. Rassurez-vous. Tout va bien se
passer. C'est court. Qu'est-ce qu'il y a ?
Je suis occupé. Ne vous inquiétez pas.
J'attends des nouvelles. Non, pas sans
moi. Attends. Je reviens tout de suite.
Paul ! Paul ! Paul ! OĂč tu vas ? Si je ne
l'ai plus vu, je ne sais plus combien de
temps. C'est la derniĂšre
fois qu'on est Ă la plage ensemble. Un an
passé. C'est super.
C'est pas bien, ça. Il est guignol. Il
manquait plus que. On va rue Basse-Sambre.
On rejoint l'arrestation ? Ah ouais,
l'arrestation. C'est l'APJ qui gĂšre ici.
On est sur l'affaire depuis des mois, on
peut rentrer ou pas ? C'est seulement
maintenant que vous intervenez. C'est
aujourd'hui l'arrestation. Propre copain,
gendarmes, dégagez. Dégagez ! Non,
non, mais on doit passer lĂ . Vous ĂȘtes
sourds, vous comprenez pas ? Faut télécom
maintenant. Enfui d'arsĂšne. Faut se
findre. Allez !
HĂ© ! LĂ , on a pas besoin
de soutien. Bernie. Je t'écoute.
Il y a un gendarmerie qui arrive.
Appelle Lincoln. Je l'ai déjà eu au
téléphone. Les Pégistes nous ont baisés.
Ils arrĂȘtent de Dieu sans nous.
AllĂŽ ? Oui. Je vous le
passe. C'est l'hĂŽpital. Non, je le
rappelle plus tard. On va passer par la
chapelle. Tu vas aller oĂč, lĂ ? On passera
pas. VoilĂ . Qu'est-ce qu'on fait,
maintenant ? On va passer par la chapelle.
Mais non, c'est mort, lĂ . Vas-y, c'est pas
grave. Retourne en arriĂšre.
Vas-y, passe par la chapelle. Ăcoute, ça
suffit, lĂ ! On va passer par la chapelle,
lĂ . Y a ton pote qui est en train
d'accoucher, je te ramĂšne. On arrĂȘte les
conneries, lĂ . Stop ! Stop !
ArrĂȘte-toi ! Putain, Paul ! Tu vas oĂč, la
merde ? Cartier, reviens ici
! Tu fais quoi,
là ? Oh, je t'ai posé une question. T'as
pas le droit de faire le manĆuvre.
Je l'avais
vu. Non, pas moi. Je n'en peux
plus. Je n'en peux plus. Je n'en peux
plus. Je n'en peux plus.
Qu'est-ce que
c'est que ça ?
Sous-titrage Société Radio-Canada
Sous-titres réalisés para la communauté
d'Amara.org Les
premiÚres analyses effectuées à bord de la
camionnette qui a servi Ă enlever Patricia
confirment la présence de Didier Renard,
le complice toxicomane qui nie cependant
avoir abusé de la victime durant sa
séquestration, comme le prétend Marcel De
Dieu. De Dieu qui s'est montré
collaboratif depuis son arrestation,
n'hĂ©sitant pas Ă guider les enquĂȘteurs
jusqu'à la cache diaboliquement dissimulée
dans la cave de son domicile, rue
Bassambre. Le ministre de l'Intérieur a
salué toute la finesse et la diligence des
enquĂȘteurs de la police judiciaire
qui sont parvenus à libérer
Patricia dans les plus brefs délais. Je
tiens Ă saluer la coordination et
l'efficacité de la gendarmerie dans cette
arrestation exécutée par la police
judiciaire. Pouvez-vous nous en dire plus
sur l'opération Maldoror ? Oui, alors j'ai
engagé ma responsabilité, celle de la
gendarmerie, en montant une opération qui
a grandement facilité l'arrestation de
Marcel De Dieu et de tous ses complices.
Mais je ne suis pas autorisé à vous en
dire davantage, dĂ©solĂ©. Merci, merci Ă
tous. Ăa sera tout pour aujourd'hui. Nous
ferons un communiqué officiel. Pourquoi
vous n'avez pas transmis mon rapport sur
De Dieu ? Qu'est-ce qui vous prend,
Chartier ? La cave, lĂ ! J'les ai entendus
me mettre en courant Ă coups ! HĂ©,
vous ĂȘtes des cons ! LĂąche-le, lĂąche-le !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
On va aller mettre la main au-dessus de
ses fesses pour le faire remonter un petit
peu.
C'est tout, chouchou.
VoilĂ .
Ăa va ? Pas mal ? Non ?
C'est trĂšs bien, chouchou. VoilĂ , c'est
super.
Elle est vieille comme il t'aime bien.
C'est bon. C'est trĂšs bien, chouchou.
Mesdames, messieurs, bonjour. L'horreur.
Il n'y a pas d'autre mot pour exprimer ce
que les enquĂȘteurs ont dĂ©couvert au
domicile de Marcel Dedieu Ă Marcinelle.
Les corps de CĂ©cile et Lina, de mĂȘme que
le corps d'un complice, elles pourraient
ĂȘtre mortes de faim. C'est en tout cas ce
que Marcel Dedieu lui-mĂȘme a racontĂ©,
mais il a fait d'autres aveux. Il a
reconnu avoir séquestré Tine et Maïté,
ces deux jeunes flamandes qui avaient
disparu Ă la mer du Nord l'an dernier.
Monsieur, s'il vous plaĂźt. C'est un peu
brillant pour le bébé et trÚs stressant
pour la maman. Je vais vous demander de
sortir. Pardon, excusez-moi. Ce sera plus
tard que pour la maman et le bébé. Gina,
reviens tout de suite, mon amour,
excuse-moi. Je reviens. C'est quoi,
lĂ ? Doucement. Oui, on y va. Oui,
doucement. Doucement. Bonjour Rita.
Les deux petites filles enlevées ont été
amenées à Marcelle de Dieu. Celui-ci a été
arrĂȘtĂ© le 6 dĂ©cembre pour vol de voiture
et qu'il a alors chargé Monique Marini,
son épouse, de s'occuper des deux petites
filles. Seulement Monique Marini ne s'en
est pas occupée et quand, au mois de mars,
Marcelle de Dieu est sortie de prison et
est rentrée chez lui, il a trouvé les deux
petites mourantes. L'une des deux était
encore en vie mais elle est morte dans ses
bras, semble-t-il. La procureure générale
Nathalie Moucron a encore ajouté que la
mort des deux jeunes filles remontait sans
doute à un trÚs long délai. Les proches et
un psychologue de la gendarmerie entourent
la famille. Ăcoutez, pour l'instant, je ne
peux rien vous dire... Excusez-moi,
l'autopsie est encore en cours ?
L'autopsie est en cours. L'autopsie des
deux petits corps exhumés dans le jardin
devrait confirmer qu'il s'agit bien de
Cécile et Elina, et que les fillettes sont
mortes de faim. La gendarmerie aurait
inspecté la cave au moins à deux reprises
sans rien rapporter d'anormal. Madame la
procureure, la BSR de Charleroi a
perquisitionnĂ© deux fois chez De Dieu Ă
Marcinelle, et Ă ce moment-lĂ , est-ce que
les petites fillettes étaient toujours en
vie ? Il y a eu des perquisitions qui ont
Ă©tĂ© menĂ©es, mĂȘme Ă deux reprises, mais ces
perquisitions n'étaient pas menées dans le
cadre du dossier de Cécile et Elina.
Elles ont été menées pour justement
trouver les éléments à charge de Marcel Le
Dieu. Malheureusement, ces perquisitions
n'ont mené à rien. De nombreuses cassettes
vidéo ont été saisies lors de ces
perquisitions. Parmi ces cassettes, il y
avait pourtant des Ă©lĂ©ments troublants Ă
charge de Marcel De Dieu. Ces images,
ainsi que d'autres plus explicites encore,
proviennent de ces cassettes qui ont été
ensuite restituées à Marcel De Dieu lors
de sa sortie de prison, faute de matériel
et de temps pour les visionner. Rappelons
que Marcel De Dieu, 53 ans, possĂšde un
lourd casier judiciaire, vol, viol,
agression, séquestration de mineurs,
Comment ils ont pu passer juste à cÎté
comme ça ?
Schifo della giustizia. A che secondo si
a? A che secondo? Chi l'ha ammazzato
questo qua? L'ha ammazzato la polizia e
l'ha ammazzato tutto, perché loro lo
sapeva. Polizia, gendarmeria, perché qua
c'Ăš la gendarmeria. Polizia, ne capisci
piĂč un cazzo. Scusati, tutti sti
magistrati. Non servono a niente.
Essere belgo per me adesso Ăš una
schifezza. HĂ© ! HĂ© ! ArrĂȘtez !
Ăa va, beau gosse ?
Ăa va. Vous me retirez tout ça aujourd'hui
ou demain, t'inquiĂšte pas. Lina, elle est
pas lĂ ? Elle est avec Gloria, au
deuxiĂšme, chez le pĂ©diatre. Ăa va
? Ouais. Y a-t-il du nouveau ? Fais voir.
Ils ont retrouvé les corps de Tinie Maïté
sous la terrasse d'un certain Tony
O'Claude. C'était le type coupé en deux
qu'on a retrouvé enterré à cÎté de Cécilie
et Lina. On sait pas pourquoi De Dieu lui
a fait la pauvre. Je le reconnais,
lui.
Et qu'elle t'a chargé ?
De ? Insubordination.
Négligence. Et nos rapports, alors ?
Y a plus de rapports, y a plus rien. Il a
gardé aucune trace de mal d'aurore. T'es
viré. T'auras le droit à rien. Attends que
je sorte, cet enculé. Toi et moi, on va...
Non, non, y a pas de toi et moi, lĂ . J'ai
demandé ma mutation à Marchand FamÚne. Y a
un poste d'adjudant qui se libĂšre lĂ -bas.
J'arrĂȘte les frais, je suis dĂ©solĂ©, Paul.
Non, je peux pas me laisser faire, j'ai
des droits. Ăcoute, les journalistes sont
comme des chiens enragés, là . Ils ont
déterré tes antécédents familiaux. C'est
moi, lĂ ? Faut que tu te fasses oublier,
lĂ . Hein ? C'est moi ? Il vaut mieux que
tu te fasses discret, tu comprends
? Aidez-moi Ă sortir. Gina ! Non, non,
faut que tu restes allongé, là . Ouais.
Gina, aide-moi Ă sortir du lit.
Paul,
viens. Viens retourner Ă la chambre.
Paul, viens.
Non,
on va pas rentrer comme ça. Si l'autre
connard prétend que j'ai jamais mentionné
les chuchotements, je vais lui donner ma
version des faits. Ils vont pas t'écouter.
Pourquoi t'impliques au chĂŽmage ta parole
à l'ingradé ? Il n'a rien fait. Ils
savaient. Ils ont rien fait. Ils vont
payer maintenant.
T'as pas l'impression que c'est moi et ta
fille que tu pions depuis le début ?
Tu les sauveras plus, Paul. Quoi ?
Les responsables, ils sont en prison.
C'est fini. Faut que tu penses Ă autre
chose. De Dieu, c'est qu'un pauvre type.
Mais qu'est-ce que t'en sais ? AprĂšs des
annĂ©es d'enquĂȘte, qu'est-ce que tu sais de
tout ce que les médias disent ? Une petite
alimentaire, raison. Mais t'as pas de
preuves. Je crois pas. Tu sais mĂȘme pas
s'il faisait partie d'un réseau. Tu sais
rien sur elle. C'est juste qu'elles sont
mortes. Oh, elle, elle, elle, c'est qui,
elle ? Cécile, Lina, Tine, Maïté...
T'arrives mĂȘme pas Ă prononcer leurs noms,
regarde-toi. Moi, je vis jour et nuit avec
leur chuchotement Ă la tĂȘte, tu comprends
ça ? Moi, je me suis pas caché dans la
réserve quand la mÚre d'Elina est venue.
Paul, t'es sĂ©rieux ? Peut-ĂȘtre que si tu
m'as pas retenu cette nuit-lĂ , j'y serais
retourné et j'aurais trouvé la cache.
Quoi ? Ouais, t'as trĂšs bien compris.
Moi, je voulais y retourner. Et si j'avais
trouvĂ© la cache, mĂȘme vide, j'y serais
retourné le lendemain et personne n'aurait
pu m'arrĂȘter, mĂȘme pas toi. C'est toi !
C'est toi, Dina, qui m'as supplé de
laisser tomber. Et lĂ , droit dans les
yeux, tu me demandes de commettre la mĂȘme
erreur ? T'as pas le droit de me dire ça.
Si j'ai le droit ! T'as pas le droit. Oui
j'ai le droit, bien sûr que j'ai le droit
! Parce que tu les as laissés crever de
faim !
Aaaaaaah !
Vite.
Charles, nous avions rendez-vous. J'ai
essayé plusieurs fois, mais on dirait que
ton service évite mes appels. Je t'ai
laissé un message hier matin, tu l'as pas
eu ? C'est possible, je suis débordée.
J'ai d'ailleurs que cinq minutes Ă
t'accorder. Alors vas-y, dis-moi vite.
Jackie Dolman.
Tu le connais ? Il aurait travaillé à ton
ancien cabinet Ă Bruxelles. Pas comme
juriste, j'imagine. C'est Ă quel sujet,
au juste ? J'entends ici et lĂ que Dolman
a le bras long comme le Danube, mais son
dossier est vide. Tu peux peut-ĂȘtre
m'expliquer pourquoi ?
Ce que je sais, c'est qu'il travaille dans
l'automobile, et qu'il a un carnet bien
fourni en industriel et en politique. Et
en magistrat ?
Tu réponds pas à ma question ? J'étais
persuadée qu'aprÚs ce que tu avais vécu,
t'avais un plan de carriĂšre, Charles.
C'est fou comme les gens changent tout de
mĂȘme. Ăcoute, je suis venu chercher une
information. Pas un dĂźner aux chandelles.
Mon dieu, ce matin, je suis désolée que
t'aies fait le déplacement pour si peu.
Merci, Charles. Il nie tout. Jackie Dolman
avoue ne rien savoir d'un quelconque
rĂ©seau pĂ©docriminel qui le connecterait Ă
Marcel Dedieu et ses complices. Ă ce stade
de l'enquĂȘte, le prĂ©sident de la cour a
levé sa détention préventive, autorisant
ainsi l'homme d'affaires Ă rentrer chez
lui. Alors, comme dit et répété depuis
l'entame de l'instruction dans ce dossier,
aucun élément objectif du dossier ne
permet de relier M. Dolman Ă l'affaire
Cécile et Elina. Il n'est pas non plus lié
Ă Marcel De Dieu. Il a donc Ă©tĂ© mis fin Ă
la détention préventive et M. Dolman peut
à présent rentrer chez lui. La détention
fut particuliÚrement compliquée vu son
état de santé. C'est un soulagement qu'il
puisse rentrer aujourd'hui. La procureure
l'a pourtant cité à comparer pour
clarifier l'origine du véhicule qui a
servi Ă enlever Patricia, non ? Alors,
l'audience d'aujourd'hui est totalement
...
...
...
...
...
ou de traĂźner dans la boue quelqu'un parce
que j'ai la gueule de l'emploi. Je demande
que la justice fasse son travail et que
vous autres, les rapaces, vous arrĂȘtiez de
vous en prendre à donner de commerçants
pendant que ton scrapule passe sous les
radars. Vous avez devant vous un homme
Ă©cĆurĂ© par certaines de vos pratiques. Un
homme indigné, voilà .
...
Bonjour, vous ĂȘtes bien chez Palutina,
laissez-moi un message et on vous
rappelle. Salut !
Paul ? Qu'est-ce que
tu fais ? Pourquoi tu réponds pas ?
Je t'ai appelé 20 fois. Faut qu'on se
parle. Tu peux pas rester lĂ . Je peux pas
passer ma vie chez mes parents. La petite,
elle a besoin de toi.
Jeanne, s'il te plaĂźt. Faut que tu partes.
Action !
T'as le rapport d'autopsie ? Non, j'ai
rien. Je sors plus rien du poste, c'est la
merde. Mais dis-moi au moins si c'est une
femme. J'ai trouvé les cheveux d'une femme
dans la fosse. Tout le monde se tire dans
les pattes, lĂ , t'as pas compris ?
AmĂšne-moi le rapport, s'il te plaĂźt. Non,
non, non. Attends,
j'ai besoin de savoir s'il te plaĂźt.
C'est une femme ? Au moins, dis-moi si
c'est une femme. J'ai besoin de savoir,
dis-moi ! Faut que tu te reposes, lĂ ,
hein. Faut tout arrĂȘter,
hein. Oublie Dolman, oublie tout ça.
Mais si je connais son identité, je
pourrais peut-ĂȘtre la relier Ă Dolman et
faire tomber le réseau. Bon, OK.
Il y a une rumeur qui dit que Jackie
Dolman serait un indique non-codé des
pégistes. Il y a quatre ans, il les a
aidés à niquer un trafic venant
d'Angleterre et la pégile a payé en
pilules. VoilĂ . Et une calette
dans le cou ? Tu ne parles qu'Ă ... Il est
forcĂ©ment dans le cou ou pas ? Ăa pue, lĂ
! Tu n'as pas idée comme Dolman est
protégé. C'est l'ancien cabinet de la juge
Romac qui représentait Dolman à l'époque.
Tout Dieu payait les enlĂšvements avec les
digues de renard. Ils ont tout mis sur son
nom pour lui faire porter le chapeau.
Mais ce que les juges n'ont pas compris,
c'est que c'est les flics qui ont financé
le réseau de Dolman avec leurs pilules.
Tu comprends ? Mais Dolman, il est
intouchable ! Intouchable, tu comprends ça
? C'est terminé, Chartier, là ! Non,
c'est pas terminé. Louis, tu vas pas me
lĂącher maintenant. On y est presque. Je
n'aurai jamais dĂ» le dire. Je n'aurai
jamais dĂ» le dire ! Tu n'as pas le droit
de me lĂącher maintenant ! Tu ne me lĂąches
pas maintenant ! LĂąche-moi ! Louis !
LĂąche-moi !
Jeanne ! Jeanne ! Gina !
Gina !
Gina ! Tu veux quoi,
Paul ? Bonjour. Bonjour. Je voudrais juste
voir ma femme, s'il vous plaĂźt. OĂč que tu
partes, c'est pas possible. Non, je veux
juste la voir cinq minutes, s'il vous
plaĂźt. OĂč que tu partes, Paul. Je veux
juste la voir cinq minutes. C'est pas
possible, Paul. Il faut que tu partes.
Non. Luigi, tu peux m'appeler, s'il te
plaĂźt, Gina ? Gina !
Paul. Gina, je veux juste te voir !
Viens, s'il te plaĂźt ! Est-ce que vous
pouvez appeler Gina, s'il vous plaĂźt ? Je
veux juste parler. Cinq minutes Ă calme.
Je veux juste lui donner ça. Non, s'il
vous plaĂźt. Elle n'est pas lĂ . Tu reviens
demain quand tu seras plus calme. Comment
ça, elle n'est pas là ? Elle est là ?
Oui. Mais oui, elle est lĂ . Gina !
Gina !
Dis-leur ! Je veux la voir 5 minutes !
Calme-toi ! Dis-lui de descendre, Luigi !
Pourquoi tu me parles pas ? Pourquoi tu me
parles pas ? Je suis quoi ? Pourquoi tu me
parles pas ? Rien voir, je suis quoi ?
Calme-toi !
Calme-toi ! ArrĂȘte, Luigi ! Pourquoi tu
fais ça ? Je veux juste la voir ! Tu
reviendras la prochaine fois.
Vas-y, donne-lui sa pompe. Et maintenant,
bĂąton !
J'ai demandé à un pote là -bas qu'est-ce
que t'as ? Il s'est oublié un peu le
chantier. Tu me dis n'importe quoi.
Comme partout, ça, hein ? Eh oui, mais
alors, ça s'est fini, hein ? Ah non, je
vois le genre. Je vois le genre. C'est un
peu compliquĂ©, quoi. Tout le temps ĂȘtre
vigilant, aller leur demander de bouger un
peu, les éditorialistes, c'est bien.
Pratique, non ?
⊠âŠ
Matisse !
C'est bon.
C'est pas possible !
Musique douce C'est
toi qui as choisi, non ? Je trouvais ça
sympa.
Merci. J'ai trouvé un nouveau boulot, je
te rembourserai trĂšs vite. Mais silence,
ton mari m'a déjà remboursé.
Et Roberto ? On a des enfants impulsifs,
toi et moi. Dans l'intĂ©rĂȘt du tien, je
préfÚre que le mien ne sache rien.
Je suis arrivé prÚs du palais de justice.
J'ai vu Marcel De Dieu commencer Ă
s'enfuir du palais avec le feu au cul. Il
y avait un policier qui lui courait aprĂšs
pendant un moment. Et au bout d'un moment,
je l'ai perdu de vue. Le détenu a profité
d'un moment d'inattention des brigadiers
pour s'Ă©vader du palais de justice, lĂ oĂč
il avait l'habitude de consulter son
dossier. Marcel Dedieu est armé. Un
pistolet de la gendarmerie est considéré
comme dangereux. Le fugitif a braqué le
conducteur du véhicule à bord duquel il a
quitté les lieux avant d'abandonner la
voiture pour s'évaporer dans la nature.
Il est demandé à la population de rester
calme et de ne pas ouvrir Ă des inconnus.
Je pense que c'est encore un belgicisme.
Enfin voilĂ , c'est encore une histoire
belge, mais ça ne doit jamais arriver
nulle part. Nulle part, nulle part. S'il
était badé, c'est parce qu'il avait les
portes ouvertes. Il a Ă©tĂ© aidĂ©. Ăa, je
l'ai toujours dit, il a été aidé. Il avait
quand mĂȘme pas mal de connaissances dans
des hauts lieux. Je ne suis pas sourdi,
c'est un scandale. Ăa ne doit pas arriver,
des choses comme ça, c'est fait exprÚs,
ce n'est pas possible. Je ne vois rien
d'autre. Oui, j'ai honte. J'ai honte
d'ĂȘtre belge. Ăa doit pas arriver, des
choses comme ça. AprÚs tout ce qu'il a
fait. C'est dur, hein ? C'est impossible
qu'on s'Ă©vade. Si t'as rĂ©ussi Ă
disparaßtre, tu vas réussir aussi. Et les
politiques, ils font quoi ? Ils font rien.
La police non plus. Je crois que je vis
dans un pays dingue, en fait. C'est
l'homme le plus recherché, le plus
dangereux. Moi, j'ai des enfants, j'ai pas
envie qu'ils touchent Ă mes enfants. Vous
comprenez, ça ? Non, c'est pas
possible, quoi.
J'ai pas le temps de t'expliquer. Faut que
je sache oĂč ta mĂšre a fait faire ça.
Le mec
il s'occupe de ce genre de truc pour nous,
c'est un gars du coin. Il est en weed.
Sors de
chez moi, putain ! T'as mĂȘme pas de mandat
! Laisse-moi tranquille ! Regarde-moi !
Est-ce que t'as tué qui t'a appelé ? Je
sais pas. Il est oĂč ? Il m'a demandĂ© mon
passeport. C'est dans le frigo, putain !
Vas-y, descends.
Merci.
Tiens. C'est bien. On peut avancer ça.
Non ! Non !
Les gamines,
elles étaient dans ta cave en janvier 1996
? Oui, Ă moi !
Réponds-moi !
Elles étaient dans ta cave ou pas
? Réponds-moi ! Réponds-moi ! Réponds-moi
!
Je te reconnais ! Je te reconnais, t'es le
flic ! T'es le
flic ! Tu peux rien me faire !
C'est toi ! Taisez-vous !
Taisez-vous ! C'était toi ! Hein ? Tu peux
rien me faire !
Vas-y ! Ferme ta gueule ! Tu peux pas me
tuer ! T'es flic ! T'es flic ! Tu peux
rien me faire !
Ha ha ha !
Qu'est-ce que tu fais en bas
?
...
...
...
...
...
Oh, oh, oh, c'est toi Je me demande I
can't scarcely
move, but oh, my breath can't ...
...
...
...
...
C'est bon,
je vais
le faire.
Je vous emmĂšne visiter le parloir,
monsieur.
Vous pouvez
y aller.
Bonjour, Paul. Ăa fait longtemps ?
Je suis le commissaire divisionnaire.
Appelez-moi Charles. Ăa me fait un choc de
vous voir comme ça. C'est pas votre place.
Vous savez, le bon cÎté de la réforme des
polices, c'est que je déjeune
réguliÚrement avec le procureur fédéral.
Je lui ai demandé de réexaminer votre
dossier, et les premiĂšres conclusions sont
plutÎt réjouissantes.
Je vous parle d'une réduction de peine
conséquente et de la liberté
conditionnelle dans deux ou trois ans si
vous maintenez votre comportement
exemplaire. Je vous écoute.
Jackie Dolman est décédé il y a deux jours
dans un accident de chasse.
Ce matin, plusieurs unités de la police
fédérale ont reçu des cassettes vidéo
incriminant différentes personnalités que
Dolman faisait chanter. Vous avez visionné
ça ? Je suis le seul à avoir reçu une
cassette vierge. Elle porte le nom du
commissaire général. Cette cassette
représente certainement celle que vous
prétendiez avoir trouvée chez Mathilde
Witzel. J'ai ici
une photo de l'homme que vous devriez
avoir vue sur la cassette.
J'aimerais que vous l'identifiez.
Est-ce que vous le reconnaissez ?
J'ai oublié. Je suis dans une impasse,
Chartier. Il n'y a que vous qui puissiez
m'aider, s'il vous plaĂźt. Et je sais que
rien ne vous échappe.
Dommage. Vous auriez pu prendre sa place.
On n'est pas trÚs différents, vous savez.
Moi aussi, je sais ce que c'est de tout
perdre en voulant changer les choses.
J'ai fini.
Un chartier, s'il vous plaĂźt.
Musique douce ...
...
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage Société Radio-Canada
Sous-titrage Société Radio-Canada c'est
Et si
un jour tu deviendras maman Tu comprendras
ce que j'ai vécu pour toi Et avec
l'habit de mari tu seras la plus belle
d'entre nous c'est
Une cicada sur l'arbre S'est
réveillée à l'intérieur de la plage Tout
le monde sent une odeur sereine Que
papa chante pour toi L'arbre du fleuve
arrive au mer Si ma voix t'arrive
lĂ -haut Papa, ce soir je t'excuserai Si tu
n'as pas joué c'est
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